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22/03/2024

Des géants de la vente des publications de presse ne diffusent plus le magazine Compact.

Allemagne. Des géants de la vente des publications de presse, actifs notamment dans les gares et les aéroports, ont décidé de ne plus diffuser le magazine patriotique Compact, qui s’écoule à 40.000 exemplaires.

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(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/03/14/la-...)

L’AfD a, une nouvelle fois, échoué à obtenir le poste de vice-président de la Chambre des députés auquel elle a droit.

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Allemagne. L’AfD a, une nouvelle fois, échoué à obtenir le poste de vice-président de la Chambre des députés auquel elle a droit. Cette fois, Gereon Bollmann est le candidat recalé. La situation perdure depuis que l’AfD est entrée pour la première fois en 2017 à la Chambre des députés.

"Un deuxième mandat d’Ursula von der Leyen ? Nous l’apprécions, elle s’est éloignée des socialistes", Lollobrigida et le tournant de Fratelli d’Italia."

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Italie. Revue de presse. 

Le Conseil européen, et les différentes crises abordées de l’Ukraine à Gazafait les gros titres des quotidiens : « Défense de l'UE, tension sur les fonds » (Corriere della sera), « Russie : Orban divise l’Europe » (Repubblica), « Russie : les dossiers qui inquiètent l’UE » (Messaggero), « L’hypothèse terrible : le Conseil Européen évalue la possibilité d’une guerre » (Avvenire), « Le plan d’urgence pour une attaque et la nouvelle liste de courses de Zelensky » (Fatto Quotidiano), « Les 27 unis pour demander une trêve à Gaza » (Sole 24 Ore). Repubblica consacre encore sa Une à la commission d’enquête demandée par la majorité sur des soupçons d'infiltration mafieuse dans la municipalité de Bari « Les voix des clans mafieux à la droite » (Repubblica). 

ARTICLE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « Les doutes sur l’idée de faire de la réforme du « Premierato » un argument électoral » : « Ce sont les aiguilles de la montre électorale qui détermineront le caractère prioritaire de la réforme du « Premierato » et pas celles du Parlement. Hier nous avons assisté à un renvoi de responsabilités entre la majorité et les oppositions sur le parcours parlementaire de la réforme. Or, la question est de savoir si Meloni veut en faire un argument politique et donc la soutenir en tant que cheffe de file aux élections européennes. Il s’agirait alors d’une sorte de test préparatoire en vue du référendum qui se tiendrait en vue de l’adoption de la réforme. Fratelli d’Italia considère la candidature de Meloni pour acquise, du moment où cette dernière a fixé comme objectif la barre des 26% de voix. Certains estiment qu’elle s’est tenue bien en deçà par rapport aux sondages qui créditent Fdi de 28% des voix. D’autres y voient une certaine prudence en raison d’une usure inévitable après un an de gouvernement. Quoi qu’il en soit, quand on fixe un objectif, il faut ensuite l’atteindre. Cela laisse croire que Meloni lèvera bientôt le voile au sujet de sa candidature. Le « Premierato » pourrait ainsi devenir un cheval de bataille électoral, en raison aussi de l’absence d’autres mesures-phare. D’autant plus que le déficit s’avère plus élevé (7,2%) par rapport à celui que le gouvernement avait prévu (5,3%). Toutefois, il y a certains arguments qui pourraient pousser Meloni à éviter un pari aussi risqué. Les derniers sondages montrent que le front du « non » au Premierato se renforce et il serait donc prématuré d’en faire un cheval de bataille. L’autre point s’appelle la paix : Salvini, Conte et une partie du PD évoqueront largement le spectre d’une guerre alors que les sondages montrent que l’opinion publique italienne est fortement inquiète. Enfin, la réforme institutionnelle prévoit de fait un affaiblissement des pouvoirs du Quirinal. C’est un aspect délicat, dans un moment de tension institutionnelle entre la Présidence de la République et le Palais Chigi provoquée par les récentes violences policières contre les étudiants de Pise. Evoquer le « Premierato » lors des meetings politiques serait inévitablement une allusion aux pouvoirs du Quirinal. Une réflexion s’impose. » 

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco « A la Ligue, un manifeste qui confirme le conflit avec l’Europe » : « S'il ne s'agit pas du manifeste d'un parti tant de gouvernement que d'opposition, cela y ressemble. Matteo Salvini a officialisé hier que la campagne électorale de la Ligue se placera non seulement en concurrence, mais presque en conflit avec ses alliés, et avant tout sur la politique étrangère. La trêve (avec Meloni, ndlr) de ces derniers jours n'est qu'une façade derrière laquelle s'accentuent les divergences. Il se peut, comme l'affirme la majorité, qu'il ne s'agisse que de divisions liées à la campagne européenne. Mais cela ressemble moins à une stratégie qu’à un jeu des rôles sans scrupules, tant l'image internationale que renvoie cet exécutif risque de pâtir de chaque prise de distance de Salvini : Meloni est désormais contrainte de compenser les sorties de l'un de ses deux vice-présidents non seulement sur l'Europe et l'Ukraine, mais aussi sur les États-Unis. Lorsque Salvini affirme, comme il l'a fait hier, qu'il espère qu’il y aura une victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines de novembre parce qu'elle “apporterait la paix“, il s'en prend à la relation entre le gouvernement et la Maison Blanche de Joe Biden, en laissant entendre que lorsque les démocrates gouvernent, les États-Unis glissent toujours vers les guerres. Des propos qui, dans la bouche non pas d'un chef de parti, mais du numéro deux du gouvernement, suscitent au moins un certain embarras. Si l'on ajoute à cela les jugements acerbes à l'encontre d'Ursula von der Leyen, le fossé qui le sépare de G. Meloni est évident. "Pour nous, il est impensable de voter pour l'actuelle présidente de la Commission européenne, qui a créé tant de dégâts et de problèmes ces dernières années", estime-t-il. Et ce alors que les berlusconiens insistent pour que von der Leyen soit, au contraire, confirmée. Pour l’heure, les positionnements de la Ligue n’ont jamais conduit à un vote s’opposant au soutien à Kiev au parlement, bien que les partis europhobes, réunis par Salvini demain à Rome, confirmeront leur volonté de légitimer et de donner la parole à une droite extrémiste. » 

PROPOS, La Repubblica, de Francesco Lollobrigida, ministre de l’Agriculture, par L. De Cicco, « ‘’Un deuxième mandat d’Ursula von der Leyen ? Nous l’apprécions, elle s’est éloignée des socialistes’’, Lollobrigida et le tournant de Fratelli d’Italia » : « D’après Matteo Salvini, Ursula von der Leyen est ‘’l’une des responsables du désastre européen’’, comme il le répètera demain à la convention de la Ligue à Rome. En revanche pour Francesco Lollobrigida (Frères d’Italie), la présidente de la Commission européenne doit être ‘’appréciée’’ pour son action. Elle a su ‘’prendre ses distances vis-à-vis des socialistes sur plusieurs points’’ et elle a ‘’compris le message de Giorgia Meloni’’ sur l’Afrique. Il y aurait donc les ‘’bases pour un avenir en Europe dans lequel la droite aurait un rôle de premier plan’’. Giorgia Meloni voudrait amener sa famille des Conservateurs européens à faire partie de l’exécutif européen, et ce sous l’aile d’Ursula von der Leyen. Mais à entendre les autres alliés européens du groupe des Conservateurs, on comprend que leurs rangs ne sont pas si serrés. Les Polonais de PIS se disent sceptiques quant à l’entrée du groupe de Viktor Orban soutenu par Meloni, les Français de Reconquête ne veulent pas entendre parler d’un rapprochement de Marine Le Pen et Vox annonce clairement qu’il ne votera pas pour von der Leyen. Même Marcello Pera, ancien président du Sénat et aujourd’hui parlementaire de Fratelli d’Italia, lâche : ‘’les sondages ne sont plus aussi favorables, Meloni est compétente mais il manque une classe dirigeante, personnellement j’enlèverais la flamme [du symbole du parti]’’. Francesco Lollobrigida, lui, reste concentré sur les Européennes. Bien que la plupart des analystes soutiennent le contraire, il reste convaincu qu’une majorité pourrait émerger au Parlement européen sans le PSE, qu’il accuse d’être ‘’le plus grand responsable de la déchéance de l’Europe’’. Il félicite donc Ursula von der Leyen pour s’être « désolidarisée des socialistes » sur plusieurs sujets, comme l’immigration, au profit des accords de Meloni avec Saied en Tunisie et al-Sissi en Egypte. A la question ‘’von der Leyen est-il le plan A des Conservateurs pour la présidence de la Commission ?’’ Lollobrigida répond qu’elle a ‘’compris le message de Meloni en parvenant à mener certains projets comme le partenariat avec l’Afrique, et qu’elle a accompagné le parcours italien, le rendant européen’’. Les Conservateurs vont toutefois devoir trouver un cap. Lollobrigida ne se prononce pas sur Orban : ‘’concentrons-nous sur les forces qui font partie du groupe actuellement, ce n’est pas moi qui m’occupe des relations avec les autres leaders et je ne m’occupe pas de la Hongrie’’. Idem concernant Marine Le Pen. Concernant les récentes déclarations de Salvini sur Poutine, tout en évitant soigneusement de mentionner le vice-Président du Conseil, il rappelle que la ligne des Conservateurs ‘’est très claire : la guerre d’agression menée en Ukraine par la Russie est un problème pour les Ukrainiens, mais aussi pour tous les Européens, et la résistance des Ukrainiens vaut autant pour eux que pour nous’’.

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Francesco Lollobrigida

PREMIER PLAN, La Repubblica, de T. Ciriaco, « Vents de guerre, l’UE cherche à se mettre à l’abri, la France et l’Italie envisagent ‘’l’hypothèse des eurobonds’’ » : « Le spectre d’une guerre globale qui impliquerait directement l’Europe fait irruption dans les discussions du Conseil européen. Pour la première fois depuis plusieurs décennies, les leaders européens réunis à Bruxelles ont évoqué des scénarios encore inimaginables il y a peu : un conflit direct avec la Russie sur le sol européen, une économie tendant vers l’économie de guerre et un réarmement de haut niveau. Les discussions sont très concrètes. Dans le document de conclusion, un passage sur la nécessité de préparer les civils au risque de crise disparait puis réapparait. Josep Borrell se veut rassurant et affirme que ‘’la guerre n’est pas imminente’’ en Europe, mais cela n’est pas très efficace et ne suffit pas à rassurer l’opinion. Au même moment, un rapport de l’ISW (Institute for the Study of War) affirme que des indicateurs financiers, économiques et militaires montrent que la Russie se prépare à un conflit de grande envergure avec l’OTAN avec des armes conventionnelles. D’un autre côté, les chefs d’Etat et de gouvernement européens se divisent sur le chapitre le plus sensible, à savoir comment soutenir militairement l’Ukraine et comment réunir les ressources afin de relancer et intégrer l’industrie militaire européenne. Le président Zelensky est intervenu en visioconférence pour appeler à aller au-delà du Fonds d’aide à l’Ukraine de 5 milliards d’euros. Une entreprise ardue pour les 27. Viktor Orban se dit prêt à réfléchir à une possible utilisation des revenus issus de fonds souverains russes gelés en Europe pour la reconstruction de l’Ukraine, et félicite au même moment V. Poutine pour sa victoire à la présidentielle. Emmanuel Macron de son côté cherche à gagner des appuis autour d’une lettre qui évoque ouvertement, parmi les options possibles, l’émission d’eurobonds pour financer la défense. L’idée divise : Rome y est favorable mais pas l’Allemagne et les Pays-Bas par exemple. ‘’Nous n’y sommes pas encore mais c’est la bonne direction’’ déclare Paolo Gentiloni. Cette solution, de même qu’une plus grande implication de la BEI dans les dépenses militaires et l’utilisation des revenus issus des avoirs russes, seront examinées par la Commission d’ici juin. Lors d’un déjeuner entre les chefs d’Etat et de gouvernement et Antonio Guterres avant le Conseil, le Secrétaire général de l’ONU a rappelé qu’il fallait assurer ‘’la paix en Ukraine et la paix à Gaza, sans doubles standards’’. Giorgia Meloni s’est dite ‘’particulièrement inquiète’’ de l’annonce d’une opération terrestre israélienne à Rafah. Dans la soirée, le président du Conseil européen Charles Michel a exprimé la demande européenne pour ‘’une pause humanitaire immédiate permettant un cessez-le-feu durable’’ à Gaza. » 

ENTRETIEN, Repubblica, de Anna Maria Bernini (Forza Italia, autrefois Alliance nationale), ministre des Universités : « L’antisémitisme progresse dans les salles de classe. La gauche doit nous aider » par Viola Giannoli : «  ‘’C'est un moment délicat pour les universités, marqué par une escalade d'épisodes intolérables. Les universités sont des espaces où l’on n’acquiert pas seulement des connaissances mais où l’on devient un citoyen. Il est dans l'intérêt du pays de préserver ces lieux de démocratie. ». Le niveau d’alerte n’est pas à sous-estimer, « mais ne dramatisons pas. Il y a une prise de conscience. Il est essentiel que la politique joue son rôle. La pluralité de positions est une richesse. Le véritable point intolérable est la violence. Empêcher quelqu'un de s’exprimer est tout le contraire de la démocratie.  Je lance formellement un appel à la gauche. Il est vrai que nous partageons sur la crise au Proche-Orient la volonté de "deux peuples, deux États" et avons le même avis sur la réaction disproportionnée de Netanyahou, mais nous devons également faire face à ceux qui confondent cette critique avec de l’antisémitisme. J'espère que la gauche, qui a dans son ADN la lutte contre l'extrémisme, saura réagir. Nous n’avons pas recouru à l’interdiction des manifestations. C'est un signal fort pour les universités. Il leur appartiendra, en toute autonomie, de prendre des mesures pour s'assurer que d'autres cas d'antisémitisme ne se reproduisent pas. La seule façon d'avancer est de combiner liberté d'expression et sécurité. Séparer les manifestants des étudiants, pour éviter que ces incidents ne se reproduisent, c'est garantir la liberté et la sécurité. A propos du choix de ne pas participer à un regroupement pour une collaboration entre l’Italie et Israël à l'Université de Turin, je considère qu'il s'agit d'une décision profondément erronée, même si formellement légitime. La diplomatie scientifique est un instrument de paix . Je crois que dans les universités il y a des signes inquiétants [sur l’antisémitisme], auxquels la première réponse doit être politique et culturelle. De la critique de Netanyahou, nous passons à l'inversion de la réalité : les raisons des massacres du 7 Octobre disparaissent et l’antisémitisme va de pair avec la haine anti-occidentale.  Les classes dirigeantes ont le devoir de protéger les universités en tant que "fabriques de la pensée et de l’avenir ».

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Anna Maria Bernini

(Traduction : ambassade de France à Rome)

21/03/2024

Le Parti du Peuple danois estime que l’Union européenne a gaspillé l’argent des Danois en envoyant des sommes importantes à la Turquie.

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Danemark. Le Parti du Peuple danois estime que l’Union européenne a gaspillé l’argent des Danois en envoyant des sommes importantes à la Turquie. 

TikTok a fortement restreint la portée du compte de la tête de liste de l’AfD pour les élections européennes.

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Allemagne. TikTok a fortement restreint la portée du compte de la tête de liste de l’AfD pour les élections européennes Maximilian Krah.

Au sein du Conseil municipal de Dresde, le pare-feu anti-AfD est brisé.

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Allemagne. Saxe. Dresde. Au sein du Conseil municipal de Dresde, le pare-feu anti-AfD est brisé : les démocrates-chrétiens de la CDU, les libéraux du FDP et les Électeurs libres ont voté la proposition de l'AfD d'introduire des cartes de paiement pour les demandeurs d'asile.

44 % sont favorables à une interdiction du parti patriotique AfD et 41 % contre.

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Allemagne. Un sondage INSA montre que 48 % des personnes estiment qu’il est probable que l’Office de protection de la Constitution, qui a l’AfD dans son viseur, est utilisé à des fins politiques et 31 % que cela est improbable.

44 % sont favorables à une interdiction du parti patriotique AfD et 41 % contre. Les électeurs du parti de gauche anti-immigration BSW sont plutôt contre une interdiction, alors que ceux des écologistes et des sociaux-démocrates du SPD sont pour une interdiction. Curieusement, 9 % des électeurs de l’AfD sont pour une interdiction de l’AfD.

Demandeurs d'asile : la Bavière remplace l'argent liquide par une carte de paiement.

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Allemagne. Bavière. L'introduction de cartes de paiement pour les demandeurs d'asile permet à ces derniers d'effectuer des paiements dans les magasins, mais pas en ligne, et limite le retrait possible d'argent à un distributeur automatique.

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Allemagne : l'agriculteur qui avait placé des affiches contre les écologistes a été acquitté par le tribunal.

Allemagne. L'agriculteur qui avait placé des affiches contre les écologistes devant chez lui a été acquitté par le tribunal.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/02/19/un-...)

"Giorgia Meloni et Matteo Salvini affichent la paix, s’étreignant face aux caméras."

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Italie. Revue de presse. 

Plusieurs sujets se partagent la Une ce matin : l'intervention de Giorgia Meloni hier à la Chambre pour présenter les principales positions de l’Italie en vue du Conseil Européen : « Russie, frictions à la Chambre » (Corriere della sera), « Frictions entre Meloni et Schlein à la Chambre » (Repubblica) ; la commission d’enquête demandée par des membres de la majorité sur des soupçons d'infiltration mafieuse dans la municipalité de Bari « Bari, un coup de main [de la majorité] » (Repubblica), « Bari, le maire Decaro en larmes demande à ce qu’on lui retire son escorte policière » (Corriere), « L’affaire de Bari fait maintenant peur à la gauche » (Giornale) ; et enfin la décision de l’université de Turin de suspendre les appels d’offre pour des collaborations avec les universités et entreprises israéliennes « Turin, une université sans paix  » (Repubblica), « Entre les universités et Israël, la tension monte » (Corriere della Sera). 

Les JT couvrent essentiellement l'intervention de Giorgia Meloni hier à la Chambre pour présenter les principales positions de l’Italie en vue du Conseil Européenl’enquête sur une possible infiltration mafieuse dans la municipalité de Bari, la mission au Proche-Orient du Secrétaire d’Etat américain A. Blinken et les manifestations de soutien aux parents des victimes de la mafia organisée par l’association Libera. 

Sur X les hashtags #Decaro (en référence au maire de Bari dans les Pouilles, Antonio Decaro) et #Bari domine suite à la création d’une commission pour vérifier les ingérences mafieuses dans l’administration de la ville, sur initiative du Ministère de l’Intérieur. 

COULISSES, Corriere della Sera, de M. Guerzoni, « Une réconciliation brève et affichée avant de nouvelles tensions et le froid avec Tajani (Forza Italia) » : « Interrogé par des journalistes juste avant les questions au gouvernement au Parlement, Antonio Tajani répète que ‘’la politique étrangère est définie par le Président du Conseil et le ministre des Affaires étrangères’’ et lorsque l’un d’eux souligne ‘’mais vous êtes de la même famille politique’’, le ministre répond ‘’Non ! Nous sommes dans la même coalition’’. Le même jour, Giorgia Meloni et Matteo Salvini affichent la paix, s’étreignant face aux caméras. On peut se demander combien de temps durera cette réconciliation affichée alors que mardi au Sénat Salvini avait déserté la séance de communications de la Présidente du Conseil en vue du Conseil européen. Il ne s’agit donc que d’une attitude de façade malgré que les membres de Fratelli d’Italia répètent en cœur à la presse et aux électeurs que ‘’les relations sont tout à fait sereines’’ entre les deux leaders. Certains disent même que s’il y a de la distance, c’est plutôt entre Salvini et Tajani. Du reste, lors des élections régionales en Sardaigne et dans les Abruzzes, Forza Italia a largement dépassé la Ligue et pourrait faire de même lors des élections européennes, dans lesquelles Salvini joue gros. En attendant, la Ligue a bloqué le projet de loi sur la cybersécurité que la Présidence du Conseil voulait pourtant faire passer au plus vite. Tout cela est lié au bras de fer entre la Ligue et Fratelli d’Italia sur leurs réformes phare respectives, l’autonomie différenciée des régions et la réforme de la loi électorale pour conférer davantage de pouvoir au Président du Conseil (‘’premierato’’). Le coup de frein de la Ligue sur le projet de loi cybersécurité présenté par Alfredo Mantovano (Indépendant, autrefois Alliance nationale) a évidemment agacé le secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil lui-même, ainsi que Tajani et Meloni qui entend faire de la protection des données personnelles et du web contre les attaques extérieures l’une de ses priorités du G7. Pourtant, Meloni a demandé à ses proches de dédramatiser, sachant bien que les tensions et les rivalités avec Salvini se poursuivront jusqu’aux élections de juin et qu’exaspérer les positions de chacun n’amènera pas de voix supplémentaires. La Présidente du Conseil italienne est entrée dans la modalité campagne électorale et poursuivra sur sa lancée jusqu’en juin, sans accorder trop d’importance aux coups portés par Salvini : ‘’Giorgia Meloni est en position de force alors que Salvini n’a en réalité pas d’autre choix que de rester accrocher au gouvernement’’ observe un membre du gouvernement italien. » 

COULISSES, Repubblica, G. Foschini « A Bari, le coup d’éclat en pleine campagne électorale planifié par le ministère de l'Intérieur qui court-circuite le Parquet et la préfecture » : « Dans la soirée du mardi 19 mars, certains des enquêteurs ayant participé au démantèlement du clan mafieux ‘’Parisi’’, ont reçu un message du maire de Bari annonçant la création d’une commission pour la dissolution de la mairie, pour cause d’infiltration mafieuse. Personne n'avait prévenu la police. Personne n'avait prévenu le Parquet. La nouvelle est tombée de cette façon, suite à une publication sur les réseaux sociaux. Le ministre de l'Intérieur, Matteo Piantedosi (Indépendant), a créé la commission d’enquête à l’issue de procédures pour le moins inhabituelles et forcées, et peut-être même d'abus. Il semble avoir été motivés par un seul objectif : la volonté politique de perturber la campagne électorale à Bari. C'est l'enquête menée par le district anti-mafia de Bari qui a alerté le ministère de l'Intérieur. Mais, ces dernières semaines, il n'y a eu aucun échange direct sur le sujet entre le préfet et le procureur. Il ne semble pas non plus que l'avis des magistrats et des forces de police ait été sollicité. Et surtout, le Comité d'ordre et de sécurité n'a pas été convoqué, comme il est normalement d’usage. Deux conseillères municipales de la mairie de Bari ont été arrêtées pour achat de voix en lien avec la mafia. Toutes deux avaient été élues sur la liste du centre-droit et avaient ensuite rejoint les partis de la majorité. A ce stade, il ressort qu'elles n'ont joué aucun rôle dans les processus décisionnels : leur vote n'a jamais contribué à une décision plutôt qu'à une autre au sein du Conseil municipal. Alors pourquoi, face à deux conseillères de l'opposition, qui n'avaient aucune influence sur la politique locale, a-t-on décidé de mettre en place une commission ? 24 heures après les arrestations, les députés de la majorité se sont précipités chez Piantedosi, pour demander au ministre de lancer la machine bureaucratique et la création de la commission d’enquête. Le préfet de Bari, Francesco Russo, est convoqué à Rome le 8 mars. Les experts du Ministère de l'Intérieur établissent une feuille de route tandis que les forces de police - d'après les informations des journalistes - sans l'autorisation du parquet, commencent à transmettre des documents. Francesco Paolo Sisto et Marcello Gemmato, deux membres du gouvernement originaires de Bari, sont les plus actifs. Ils évoquent déjà la candidature aux prochaines élections d'une ‘’personnalité garante’’, par exemple l'ancienne préfète Antonella Bellomo. Mais le président de Région, Michele Emiliano, est plus rapide : d'un coup de baguette magique, il vient de la nommer chef des inspecteurs sanitaires régionaux, suscitant la vive colère de la droite. Aujourd'hui, le nom qui circule est celui du magistrat Stefano Dambruoso, un procureur antiterroriste originaire de Bari, qui demande toutefois des garanties pour accepter. Une commission déjà installée serait peut-être un bon début. » 

ARTICLE, Sole 24 Ore, B. Fiammari, « Mattarella souhaite une position commune de l’UE sur Gaza ; Meloni s’oppose à une opération terrestre à Rafah » : « ‘’Sur la crise au Proche-Orient, il faut une prise de position ‘’commune’’ et il faut l’adopter maintenant, pendant ce Conseil Européen’’. C’est l’indication donné à l’issue du déjeuner habituel au Quirinal entre Sergio Mattarella, le Président de la République italienne, et une importante délégation du gouvernement dirigé par Giorgia Meloni. L’inquiétude demeure, notamment en raison de l’annonce par Israël d’une opération terrestre à Rafah et qui sera au cœur de la rencontre d’aujourd’hui entre les 27 et le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres. Au Parlement, la Présidente du Conseil a été explicite ‘’même dans l’intérêt d’Israël, il faut répéter notre opposition à une action militaire terrestre à Rafah qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques’’. L’activité diplomatique pour éviter l’escalade se poursuivra aussi dans les prochains jours. Après le déplacement au Caire en présence de von der Leyen, Meloni se rendra mercredi à Beyrouth. A cette occasion elle rendra visite au militaires italiens de la mission Finul, dans le sud du pays, près de la frontière avec Israël dans une zone contrôlée par le Hezbollah. Aujourd’hui, Meloni se rendra à Bruxelles avec le ministre de l’agriculture Lollobrigida. La nouvelle PAC sera au centre des discussions et l’hypothèse sur laquelle est en train de travailler la Commission ‘’reprend une bonne partie des propositions italiennes’’ assure la présidente du Conseil. » 

ARTICLE, Stampa, de G. Longo, « Université-Israël, l’alerte du gouvernement sur ‘’l'antisémitisme omniprésent’’ » : « ‘’Préoccupant’’, c’est ainsi que la présidente du Conseil Giorgia Meloni définit la ‘’vague d’antisémitisme omniprésente, y compris dans notre opinion publique. Je la considère préoccupante en particulier quand elle gagne nos institutions’’. Intervenant à la Chambre des Députés en vue du Conseil européen, la Présidente du Conseil a réaffirmé ses positions suite à ce qui s'est passé à Turin : ‘’Je considère que la décision de l'université de Turin de ne pas participer à un appel à la recherche avec Israël est grave et préoccupante’’. L’alerte lancée par le gouvernement enflamme le débat politique. La ministre de l'éducation, Anna Maria Bernini, commente : ‘’Je ne suis pas d'accord avec cette décision, car je reste convaincue que la diplomatie scientifique est une arme de paix. C'est pourquoi je pense que les universités doivent toujours être fidèles à elles-mêmes. En tout cas, j'ai le plus grand respect, et c'est la base de tout mon mandat, pour l'autonomie des universités’’. Sur l’indépendance, la cheffe adjointe du groupe Fratelli d’Italia à la Chambre des députés, Augusta Montaruli, ne partage pas la même idée : ‘’L'autonomie des universités doit être défendue, c'est pourquoi nous sommes préoccupés par la décision de l’université de Turin vis-à-vis d’Israël. Il ne nous échappe pas qu'il existe à Turin un problème d'ordre public lié à l'activité des opposants à l'intérieur et à l'extérieur de l’université ». Gianna Gancia, députée européenne de la Ligue, dénonce ‘’la dérive antisémite en cours en Italie en général, et dans les universités en particulier’’. Giuseppe Conte, chef de file du M5S, a lui aussi déclaré être ‘’profondément convaincu que les universités et la recherche scientifique ne peuvent pas se mêler des politiques gouvernementales. Il en a été de même lors de l'invasion de la Russie, ce que nous avons fermement condamné’’. Simona Malpezzi, sénatrice du PD, est partagée : elle met en garde contre la censure parce que ‘’c'est vrai, c'est une décision, discutable, qui peut plaire ou déplaire, mais elle a été prise par une université dans le cadre de son autonomie. Attention à ne pas censurer des choix faits démocratiquement’’. Des déclarations qui ne plaisent pas au chef de groupe d'Italia Viva au Sénat, Enrico Borghi, qui parle de « manipulation du PD avec une attitude manichéenne qui n'aide en rien à la solution, mais qui veut exploiter un drame à des fins hypocrites ». L’épisode de Turin est un « fait grave » selon Mariastella Gelmini, sénatrice et porte-parole d’Azione : « Les universités doivent rester des lieux de pluralisme, ouverts au dialogue et à l’échange. La coopération culturelle et scientifique a toujours caractérisé les relations bilatérales entre l'Italie et Israël, des relations qui ne doivent pas être boycottées, mais consolidées et cultivées avec plus d'engagement et de détermination ». La présidente des communautés juives Noemi Di Segni ajoute : ‘’C’est une escalade préoccupante dans les universités, avec des expressions de haines à l’égard des Israéliens et envers les juifs qui la semaine dernière ont atteint des niveaux très inquiétants’’».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

20/03/2024

La Bavière interdit l'écriture genrée.

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Allemagne. Bavière. Les autorités interdisent l'écriture genrée dans le système scolaire et l'administration.

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L'initiative "Sauvegarder la neutralité suisse" passe le cap des 100.000 signatures.

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Suisse. L'initiative « Sauvegarder la neutralité suisse » passe le cap des 100.000 signatures :

https://www.rts.ch/info/suisse/2024/article/l-initiative-...

Carinthie : progression de la liste liée au FPÖ lors des élections pour la Chambre des travailleurs.

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Autriche. Carinthie. Lors des élections pour la Chambre des travailleurs, la liste du FPÖ obtient 18,6 % (soit + 5,5 points) et 13 mandats (soit + 4).

Haute-Autriche : progression de la liste liée au FPÖ lors des élections pour la Chambre des travailleurs.

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Autriche. Haute-Autriche. Lors des élections pour la Chambre des travailleurs, la liste du FPÖ arrive deuxième, derrière les sociaux-démocrates, avec 14,99 % (soit +3,8) et obtient 16 sièges (soit +5).

Le patron de Würth envoie une lettre anti-AfD à 25.000 employés.

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Allemagne. Le dirigeant de l’entreprise Würth, Reinhold Würth, a envoyé une lettre, de cinq pages, contre le parti patriotique AfD à plus de 25.000 de ses employés et déclare soutenir les manifestations contre le nationalisme.

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La CSU désire la fin des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

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Allemagne et UE. La CSU désire la fin des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

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La N-VA présentera des listes aussi en Wallonie lors des législatives.

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Belgique. Les nationalistes flamands de la N-VA présenteront aussi des listes en Wallonie lors des élections législatives de juin 2024.

(https://www.7sur7.be/belgique/drieu-godefridi-tete-de-lis...)

"Meloni dit non à l'hypothèse d’envoyer des troupes à Kiev."

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Italie. Revue de presse. 

L'intervention de Giorgia Meloni hier au Sénat, où elle a présenté les principales positions de l’Italie en vue du Conseil Européen, ainsi que l'absence du chef de la Ligue Matteo Salvini à cette séance, fait la une de plusieurs quotidiens : « Meloni : « en Russie, on a assisté à un simulacre d’élections » » (Corriere della sera),  « Meloni confirme son soutien à Kiev » (Giornale), « Meloni dit non à l'hypothèse d’envoyer des troupes à Kiev » (Avvenire),  « Russie, l'affront de Salvini à Meloni » (Stampa), « L'alliance Meloni-Tajani sur la Russie pour isoler Salvini » (Domani) . Les sujets économiques et européens sont aussi cités en Une  « Le PNRR est dans le viseur de la Cour des Comptes  » (Repubblica),  « La BCE s’en prend au Green Deal : selon elle, « il ralentit la productivité » » (Messaggero). 

COMMENTAIRE, La Repubblica, de S. Folli, « Les péripéties d’un Salvini en difficulté » : « Au fil des jours, il apparaît clairement que Matteo Salvini n'est pas qu'un politicien angoissé par ses récents revers. Tout d'abord, on comprend que les défaites ne lui ont rien appris. Et il n'a pas de plan B à déployer, si ce n'est d'accentuer la poussée vers une droite radicale et anti-européenne. Salvini ne sait rien faire d’autre que demander à se débarrasser de ce qui existe entre Bruxelles et Strasbourg. Et pour ce faire, il a noué des alliances avec le pire de l'offre politique au nord des Alpes. Même Marine Le Pen a des relations moins chaleureuses avec lui, après avoir décidé par convenance de se démarquer de la ligne de Poutine sur l'Ukraine. Le leader de la Ligue, non : il n'a pas eu le réflexe de faire de même, peut-être seulement par astuce tactique. En dehors de la Russie, ses relations internationales en Europe se limitent aux Allemands de l’AfD et à quelques extrémistes disséminés ici et là qui veulent, oui, la disparition de l'Union, mais avec la même crédibilité qu'un groupe de frustrés à la taverne. Mais à ce stade, les amis de la Ligue nationaliste sont loin d'avoir défini leurs objectifs. Et après tout, ce que veut vraiment le chef léguiste, c'est mettre des bâtons dans les roues de la rivale Meloni. L'idée de placer la Ligue en permanence à la droite de la droite, dans le but de gagner le soutien de ceux qui seront de toute façon exclus de la nouvelle mandature européenne, est un signe de faiblesse, peut-être même de désespoir.  Nous ne savons pas si Meloni votera pour la reconduction d'Ursula von der Leyen à la Commission ; nous savons cependant que ce ne sera pas Salvini qui l'en empêchera. Il n'est pas sûr que son leadership passe le test des urnes sans séquelles. La révolte de ce Nord qui se considère, à tort ou à raison, comme "trahi" par Salvini est un scénario qui se dessine, en attente d'une étincelle. »

SONDAGES, Corriere della Sera, de R. Benedetto, « Les droites progressent (sans majorité) » : « D’après un sondage IPSOS réalisé pour Euronews, la droite radicale progresse en Europe. Lors des élections européennes de juin, la droite pourrait conquérir pour la première fois plus d’un cinquième des sièges du nouveau Parlement européen. Toutefois la vague ne devrait pas être assez forte pour renverser les équilibres à Strasbourg. D’après les chiffres qui émergent de ce sondage, une coalition large réunissant les Populaires, les socialistes et les libéraux sur le modèle de la ‘’majorité Ursula’’ reste le scénario le plus solide. Les deux groupes de droite plus identitaire au Parlement européen sont celui des Conservateurs et réformistes dont le premier parti sera Fratelli d’Italia, et Identité et Démocratie propulsé par le Rassemblement national et dont fait partie la Ligue. D’après cette étude menée par IPSOS dans les 27 pays membres, il émerge que dans six pays le parti arrivant en tête des intentions de vote appartient à l’un de ces deux groupes : les Conservateurs et réformistes en Italie et en Lettonie, Identité et Démocratie en France, au Pays-Bas, en Belgique et en Autriche. Le PPE reste le plus largement plébiscité, dans 12 pays sur 27 dont l’Allemagne, l’Espagne et la Pologne. Le groupe des Socialistes arrive en tête seulement dans les pays du Nord (Suède, Danemark, Lituanie) et à Malte. Identité et Démocratie se renforcerait par ces élections, avec plausiblement 81 sièges parlementaires contre 59 actuellement. Les libéraux de Renew Europe au contraire reculeraient à 85 sièges contre 102 actuellement. Le groupe des Conservateurs et réformistes passerait de 68 à 76 sièges. Le PPE resterait stable, se maintenant autour de 177 sièges, de même que les Socialistes et Démocrates (autour de 136 sièges). Les Verts reculeraient (55 sièges) et la gauche progresserait (42 sièges). En Italie, le mouvement le plus évident est le transfert de la Ligue à Fratelli d’Italia. ‘’Dans beaucoup de pays, la droite radicale progresse au détriment du PPE’’ observent IPSOS et Euronews, la tendance est lente et constante depuis une vingtaine d’années, ID et ECR passant à eux deux de 8,7% en 2004 à 21,8% en vue du scrutin de juin. Le PPE à l’inverse passerait de 36,6% en 2004 à 24,6% actuellement, et S&D de 27,3% à 18,9%. ‘’Seule une coalition entre les populaires, les socio-démocrates et les libéraux pourraient avoir une majorité stable, ce qui n’exclue pas des majorités alternatives ad hoc sur certaines mesures’’ explique IPSOS. La coalition dite ‘’Ursula’’ aurait 55% des sièges, et 62,9% avec les Verts. Il manquerait 23 voix à une coalition de centre-droit entre le PPE, les Libéraux et les Conservateurs pour atteindre la majorité. Idem pour une coalition plus à droite, avec ID mais sans les Libéraux, qui n’obtiendrait que 46,4% des sièges. D’après l’analyse d’IPSOS et Euronews, le PPE et Renew ‘’seront décisifs pour donner forme à la prochaine majorité européenne’’. Le groupe des ‘’Non-inscrits’’ constitue une forte inconnue, sur 68 au moins 28 tendent à droite, ce qui permettrait à une coalition ECR-PPE-ID d’atteindre la majorité, à une voix près. Si 2/3 des Européens estiment que l’appartenance à l’UE est positive pour leur pays, seuls 37% ont une bonne opinion de la politique de l’actuelle Commission. Les divisons concernent surtout le soutien à l’Ukraine et l’environnement alors que sur l’immigration l’insatisfaction domine. En Italie, à la question ‘’si les élections européennes se tenaient dimanche prochain, pour quelles listes voteriez-vous ?’’ 27% des personnes interrogées ont indiqué Fratelli d’Italia, 19% le Parti démocrate, 17,4% le Mouvement 5 Etoiles, 8,2% Forza Italia et la même proportion a cité la Ligue. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Article de Lionel Baland sur la répression idéologique à l'encontre d'une élève patriote dans une école en Allemagne.

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Allemagne. Un directeur d’école dénonce auprès de la police une élève qui a placé des messages patriotes sur TikTok :

https://www.breizh-info.com/2024/03/20/231198/les-schtrou...

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(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/03/18/des...)

19/03/2024

Un politicien de l'AfD est éjecté, en tant que patient, par son médecin de famille.

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Allemagne. Un politicien de l'AfD est éjecté, en tant que patient, par son médecin de famille : « En raison d'opinions politiques clairement différentes, je vous demande de trouver un autre médecin en qui vous avez confiance. »

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Thuringe : l'AfD donnée à 31 %, le BSW à 13 % et la WU à 1 %.

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Allemagne. Thuringe. Les nationalistes de l'AfD sont donnés à 31 %, la gauche anti-immigration du BSW à 13 % et les conservateurs patriotes de la WU à 1 % en vue des élections pour le Parlement de Thuringe du 1 septembre 2024. (Seuil électoral à 5 %)

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/landtage/thueringen.htm)

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Die Linke : post-communistes

AfD : nationalistes

CDU : démocrates-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

BSW : gauche anti-immigration

Werte Union : conservateurs patriotes

Sonstige : autres

Saxe : l'AfD donnée à 34 % et le BSW donné à 11 %.

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Allemagne. Saxe. Les nationalistes de l'AfD sont donnés à 34 % et la gauche anti-immigration du BSW à 11 % pour les élections pour le Parlement de Saxe du 1 septembre 2024. (Seuil électoral à 5 %)

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/landtage/sachsen.htm)

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CDU : démocrates-chrétiens

AfD : patriotes

Die Linke : post-communistes

Grüne : écologistes

SPD : sociaux-démocrates

FDP : libéraux

Électeurs libres

BSW : gauche anti-immigration

Sonstige : autres

Martin Sellner est interdit d’entrée en Allemagne pour une période de 3 ans.

Allemagne et Autriche. L’identitaire et écrivain autrichien Martin Sellner est interdit d’entrée en Allemagne pour une période de 3 ans, pour « des raisons d'ordre et de sécurité publics », car son séjour dans ce pays irait à l'encontre des principes des droits de l'homme et de la démocratie. Il a reçu un  courrier de 40 pages des autorités allemandes à ce propos, alors qu’il n’est accusé d’aucune infraction pénale.

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"Salvini met dans l’embarras Meloni."

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Italie. Revue de presse. 

La polémique autour des déclarations de Matteo Salvini estimant que « ceux qui votent ont raison », en référence à la réélection de Vladimir Poutine, fait la une de plusieurs quotidiens : « La victoire de Poutine secoue la majorité » (Corriere della sera), « Poutine divise le gouvernement » (Repubblica), « Salvini rend encore hommage à Poutine » (Stampa), « Salvini met dans l’embarras Meloni » (Foglio). Le Messaggero consacre sa une à la lettre commune de 14 pays membres de l’UE à la Banque Européenne d’Investissement pour accélérer sur le financement de la défense européenne « Union Européenne, un appel pour la défense commune ; la victoire de Poutine alarme l’Europe ». Enfin, les accusations de racisme visant le joueur Francesco Acerbi sont aussi citées avec couverture photographique : « Racisme, Acerbi quitte l’entrainement de la sélection [italienne] » (Messaggero, Stampa). 

Les JT couvrent essentiellement la réaction de Giorgia Meloni suite aux déclarations de Matteo Salvini sur le résultat des élections présidentielles en Russie, le procès de l’homme politique Gianfranco Fini (ancien président du Mouvement Social italien, ancien ministre des Affaires étrangères sous Berlusconi) dans une affaire de blanchiment d’argent, l’opération menée par l’armée israélienne sur l’hôpital d’al-Chifa, et l’appel téléphonique entre Biden et Netanyahou. 

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, de M. Franco, « La déception du gouvernement italien face aux élans pro-russes » : « Le mécontentement du gouvernement italien était prévisible. Le vice-président du Conseil Matteo Salvini a appelé à ‘’prendre acte’’ du ‘’vote des Russes’’ et de la victoire électorale de Vladimir Poutine, ravivant la question qui se pose en vue des élections européennes, à savoir la présence d’un lobby pro-russe au sein de certaines forces politiques. Ce ne sont pas la nette prise de distance du ministre italien des Affaires étrangères, A. Tajani (Forza Italia), ou les critiques face au silence de la Présidente du Conseil G. Meloni (qui ne s’est exprimée que hier soir), qui frappent. On mesure la portée des propos de Salvini avec le communiqué diffusé par la Ligue et revenant en partie sur les propos du leader, puis l’invitation du PPE adressée aux ministres européens des Affaires étrangères réunis hier à Bruxelles à déclarer le caractère illégitime des élections en Russie et donc à ne pas considérer Poutine comme le président de la Fédération de Russie. Une position très dure, découlant en partie des images de militaires russes dans les bureaux de vote pour intimider les électeurs. La Présidence de la République italienne n’a pas adressé de message de félicitations à Moscou. Les déclarations de Salvini sont apparues d’autant plus en décalage : "les Russes ont voté. Quand un peuple vote, il a toujours raison", a-t-il déclaré. Mais peu après la Ligue a rectifié : ‘’nous n’émettons pas de jugement positif ou négatif, nous prenons acte [du résultat] et nous travaillerons (nous espérons tous ensemble) pour mettre fin à la guerre’’ a expliqué le parti. Le ministre Antonio Tajani a alors rappelé que ‘’la politique étrangère est faite par le ministre des Affaires étrangères’’ et que ‘’les élections [en Russie] ont été marquées par de fortes, voire de violentes, pressions. Alekseï Navalny a été exclu [de la course électorale] par un homicide. Nous avons des images de soldats dans les bureaux de vote’’. C’est ainsi que Tajani a aussi évité à la présidente du Conseil de manifester officiellement son mécontentement vis-à-vis de son allié. Mais le constat demeure qu’un des partis à la tête de l’exécutif italien est proche de Poutine. Les réticences du Mouvement 5 Etoiles qui critiquent de longue date l’OTAN et l’Ukraine passent au second plan, puisqu’eux ne sont pas au gouvernement. Pour la majorité en revanche, c’est un problème qui la divise en interne et en vue des élections européennes. La victoire de Poutine amène de l’oxygène aux ‘’souverainistes européens’’ convaincus de la victoire russe contre l’Ukraine et l’Occident, et soutenant Donald Trump pour les prochaines élections présidentielles aux Etats-Unis. La détermination des forces pro-européennes à lutter contre cette dérive s’explique par la montée de la propagande et de la pression venant de Moscou. La Russie s’appuie sur le pacifisme controversé des dirigeants catholiques, et sur le populisme de gauche et de droite qui ont en commun l’hostilité vis-à-vis des Etats-Unis et de cette Europe-ci. » 

SONDAGES, Italia Oggi, R. Manheimer « 61% des Italiens sont d’accord avec les propos du Pape » : « Les dernières déclarations du Pape sur la guerre en Ukraine ont eu un large écho en Italie et dans d’autres pays et ont suscité quelques polémiques. Si le porte-parole du Saint-Siège a récemment précisé la pensée du Pontife, il est vrai que des termes tels que le « drapeau blanc » ont une signification sans ambiguïté. Un récent sondage d’Eumetra pour l’émission « Piazza Pulita » fait le point sur la position des Italiens à ce sujet. 61% des Italiens seraient ainsi d’accord avec le Pape et jugent que l’Ukraine doit se rendre et négocier ; 15,7% est en désaccord et le reste ne se prononce pas. Concernant l’appartenance politique des sondés qui soutiennent la ligne du Pape, il y a tout d’abord les électeurs du M5S (72,3%) suivis de ceux de la Ligue (56,8%) et des partis du centre tels que +Europa, Italia Viva et Azione (52,3%). Enfin, quant à l’envoi d’armes à Kiev, seuls 33% des sondés sont d’accord pour continuer à aider l’Ukraine. L’ensemble de ces chiffres révèlent le souhait majoritaire d’arriver à une négociation. Ce point de vue qui caractérise l’opinion publique italienne s’étend également à l’autre confit en cours, celui au Proche-Orient : 60% des sondés souhaitent que l’on arrive à un cessez-le-feu inconditionnel. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

18/03/2024

L'AfD est donnée à 19,5 % et le BSW à 6,5 %.

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Allemagne. L'AfD est donnée à 19,5 % et le BSW à 6,5 %.

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/insa.htm)

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SPD : sociaux-démocrates

CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

AfD : patriotes

Die Linke : post-communistes

Électeurs libres

BSW : gauche anti-immigration

Sonstige : autres