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02/07/2022

Le FPÖ de l'État de Salzbourg distribue des cartables aux enfants qui entrent en première année.

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Autriche. État de Salzbourg. Les enfants qui entrent en première année peuvent recevoir gratuitement leur premier cartable.

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"La grande action de cartables."

01/07/2022

"Changer gratuitement de sexe, au maximum une fois par an."

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Allemagne. Le gouvernement, regroupant les sociaux-démocrates du SPD, les écologistes et les libéraux du FDP, planifie le fait de permettre de changer gratuitement de sexe, au maximum une fois par an, simplement en se rendant dans un bureau de l’administration, « sans procédure judiciaire, sans contrôle et attestations obligatoires discriminatoires. »

L’AfD dénonce cette volonté.

Viktor Orban demande un cessez-le-feu en Ukraine.

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Hongrie, Ukraine et Russie. Le Premier ministre Viktor Orban à la radio ce matin : « Plutôt que d'imposer des sanctions, il faut parvenir à un cessez-le-feu, et les parties doivent s'entendre sur le cadre des pourparlers de paix. »

"Draghi : je ne gouvernerai pas sans le M5S."

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Italie. Revue de presse.

Les déclarations de M. Draghi en conférence de presse hier, réaffirmant que le gouvernement tiendra seulement avec le M5S en son sein, et les coulisses de sa rencontre avec le Président S. Mattarella, font les gros titres de la presse italienne. « Draghi : je ne gouvernerai pas sans le M5S » - Le Président du Conseil, après avoir consulté Mattarella, met fin à « l’affaire Grillo » (Corriere della Sera), « Mattarella verrouille le gouvernement » - Le Quirinal obtient l’engagement de G. Conte qu’il ne sortira pas de la majorité. Draghi exclut toute autre majorité pouvant le soutenir (La Repubblica), « Draghi met en sécurité le gouvernement : j’irai de l’avant exclusivement avec les 5 Etoiles. Mattarella parvient à désamorcer la crise (La Stampa), « Draghi neutralise Conte » - L’assaut au gouvernement a été déjoué, Draghi a mis Conte devant ses responsabilités (Il Giornale). L’annonce de nouvelles mesures contre la flambée du prix de l’énergie est aussi citée : « Le gouvernement annonce 7 milliards pour freiner la hausse des prix de l’énergie sur les factures et le stockage de gaz » (Sole 24 Ore).  

PREMIER PLAN, Il Foglio, « L’Italie s’arme en vue de la contre-offensive en Ukraine » : « […] Le gouvernement italien affirme être en mesure de remplir à 90% les réservoirs de gaz d’ici novembre mais serait surtout prêt à faire passer une mesure d’urgence pour l’ ‘’extraction d’une partie des 90 milliards de mètres cube de gaz se trouvant dans l’Adriatique’’, une mesure très largement approuvée, hormis par le M5S. […] » 

COULISSES, La Repubblica, T. Ciriaco et C. Vecchio : « Draghi et Mattarella prennent Conte en étau pour empêcher un saut dans l’inconnu » : « Avec le chef de l’Etat, Draghi choisit la seule stratégie possible de dissuasion contre le délitement déjà en marche : après le gouvernement actuel, le seul choix restant serait des élections. ‘’Je n’accepterai pas de conduire un ’autre gouvernement que celui-ci’’ déclare-t-il. Le Quirinal approuve. Draghi doit rendre ce message public de manière à laisser à Conte tout le poids de sa décision éventuelle [de quitter la majorité] sur les épaules : le Mouvement est trop important pour envisager de le laisser sortir. Traduction : si tu provoques la rupture, tu le fais contre un pacte d’unité nationale, contre l’Europe, contre les alliés engagés dans une guerre. La forme est aimable, mais le fond est sans pitié. Draghi est plus qu’irrité : il est furieux. Il a dû quitter un Sommet de l’OTAN historique pour une polémique née d’un coup de téléphone auquel un sociologue a fait allusion et qui est remonté jusqu’au Quirinal. Draghi a tenu Mattarella au courant de l’issue des Sommets et de l’agenda des prochains mois, donnant ainsi l’impression de vouloir poursuivre son engagement – à ses propres conditions. Et c’est le message qu’entend transmettre le chef de l’Etat au monde politique : il n’y a pas d’autres solutions envisageables. L’isolement de Conte devient une perspective politique : une crise de gouvernement et un appui seulement extérieur à la majorité signifierait la fin de l’alliance avec le PD. Le retrait du M5S est, en outre, inacceptable pour Draghi car Matteo Salvini profiterait de l’occasion pour marquer aussi sa différence. Si Draghi affiche une image d’assurance, personne ne pense que l’histoire ne s’arrêtera là. Le bruit court que le leader du M5S pourrait décider de quitter la majorité malgré tout. Deux moments seront particulièrement périlleux : le décret interministériel sur les armes des prochains jours et l’arrivée du décret sur les aides à la Chambre. L’alerte reste élevée : pour voter en octobre, il faudrait consommer la rupture d’ici début août. »

COULISSES, Il Corriere della Sera, M. T. Meli : « Letta parle à Conte : si vous partez, on va tout de suite au vote et c’est chacun pour soi » : « Aucun doute pour Enrico Letta : dans la querelle Draghi-Conte, il prend parti pour le premier et critique le second. Cela fait un moment que les relations entre le PD et le M5S ne sont plus idylliques, elles sont encore plus distendues ces jours-ci. Letta est agacé par les sorties de l’ancien Premier ministre et il le lui a dit. « Les rapports entre Draghi et Conte se sont détériorés et les Cinq-Etoiles pourraient avoir la tentation de sortir du gouvernement en septembre » disent, inquiets, les membres du PD. C’est la raison pour laquelle Letta a expliqué au leader du M5S que « parler d’appui extérieur est inopportun et absurde ». Puis, il lui a exposé ce raisonnement : si vous optez pour devenir un « appui extérieur » à la majorité, on va tout droit aux élections, et chacun pour soi. Letta a annoncé que le PD n’appuiera pas d’autres gouvernements que l’actuel tandis que Draghi se dit indisponible pour guider une autre majorité que celle-ci. Les deux discours se superposent et montrent que le temps où les Démocrates couraient après les Cinq-Etoiles est fini. Cela ne veut pas dire que le PD ne s’alliera plus avec le M5S mais il le fera à ses conditions – et uniquement si le système électoral ne change pas. En privé, Letta explique : ‘’La proportionnelle favoriserait toutes les forces dans l’action politique’’. » 

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « Une guérilla sans issue » : « La stratégie de Giuseppe Conte est la suivante : maintenir un haut niveau de tension sans jamais arriver à un point de rupture, mais les modalités et les résultats de ce schéma sont assez prévisibles. Conte avait besoin d’un « accident » pour sortir de l’impasse où il se trouvait en raison de l’effritement du Mouvement 5 Etoiles et pour répondre à l’hostilité évidente de Beppe Grillo. L’opération a été conçue pour créer un maximum de désordre possible : au moment où le Président du Conseil se trouvait à l’étranger aux prises avec la réorganisation de l’Otan en période de guerre. Il faut reconnaitre toutefois qu’il s’agissait d’une tempête dans un verre d’eau. La majorité a tendance à s’effriter en raison non seulement des difficultés intérieures du M5S mais aussi à cause de la crise de leadership de Matteo Salvini au sein de la Ligue. Ces deux tensions risquent de se cumuler et de s’alimenter réciproquement. Quant au retour anticipé de M. Draghi du sommet de l’Otan, on doit le lire comme un geste d’attention envers ces partis pour lesquels il avait gardé jusque-là une certaine distance. Il s’agit aussi un message adressé à l’étranger : il est le seul à pouvoir garder sous contrôle cette politique italienne en ébullition. Aujourd’hui comme hier, Draghi et Mattarella sont la meilleure garantie aux yeux des partenaires étrangers. » 

ENTRETIEN, La Nazione, d’Enrico Letta, dirigent du Parti démocrate « Pour nous, ce gouvernement est le dernier de la mandature » : « ‘’Je ne vois pas de gros risques pour le gouvernement. Je vois plutôt la nécessité de comprendre comment nous parviendrons à imprimer un tournant social nécessaire à l’Italie pour les prochains mois qui s’annoncent difficiles du point de vue économique pour les ménages et les entreprises. Le gouvernement est né avec cette équipe et avec cette majorité. Pour nous, la mandature se terminera avec cet exécutif et cette équipe. Draghi lui-même a dit qu’il n’était pas intéressé par d’autres majorités. En même temps, il est fondamental que les partis ne superposent pas leurs propres batailles à l’agenda de gouvernement. Quant à l’ultimatum de la Ligue sur le « Ius Scholae » autorisant l’accès à la citoyenneté pour les étrangers ayant étudié en Italie, c’est un geste tout-à-fait déplacé. Les thématiques sociales relèvent de l’agenda parlementaire. Du reste, quand la Ligue a torpillé la loi Zan [contre la transhomophobie, ndt.], nous n’avons pas fait tomber le gouvernement.’’ »

ENTRETIEN, La Stampa, de Riccardo Molinari, chef de groupe de la Ligue à la Chambre « La gauche garde une posture suicidaire. En agissant ainsi, le PD finira par faire tomber le gouvernement » : « ‘’La gauche veut proposer au Parlement deux textes clivants sur le cannabis et sur le Ius Scholae, qui sont inconciliables avec les positions de la Ligue. Cela va contre le pacte qui nous permet ensemble de soutenir un gouvernement d’unité nationale pour affronter les urgences. Si les textes devaient être adoptés, cela constituerait un problème politique. Par ailleurs, il est faux de dire qu’un mineur étranger à moins de droits qu’un citoyen italien. En temps normal, le gouvernement est assuré de passer l’été sans crise, or, dans le contexte actuel, on risque d’aller vers l’irréparable. Si cela devait se produire, la gauche devra en assumer la responsabilité.’’ »

PREMIER PLAN, Il Messaggero, de M. Evangelisti, « La lutte contre le Covid ; les hospitalisations sont en hausse ; contre la nouvelle vague, le port du masque FFP2 à nouveau recommandé au travail. » 

ARTICLE, Corriere della Sera, S. Montefiori « Sur les terroristes, Macron est aux côtés de l’Italie : il faut vérifier la possibilité d’un recours. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Interview de Geert Wilders par Lionel Baland.

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Pays-Bas. Entretien avec Geert Wilders :

https://www.breizh-info.com/2022/07/01/188938/geert-wilde...

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Geert Wilders (photo prise par l'auteur lors de l'entretien)

30/06/2022

Les propos de Filip Dewinter sur le Grand Remplacement inquiètent une partie des députés néerlandais.

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Belgique et Pays-Bas. Le secrétaire d’État néerlandais Gunay Uslu a demandé au coordinateur national pour la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité d’ouvrir une enquête, à la demande d’une majorité des députés, contre le média patriotique néerlandais de réinformation Ongehoord Nederland, suite aux déclarations du député du Vlaams Belang (Belgique) Filip Dewinter à propos du Grand Remplacement. Ce coordinateur doit décider si la diffusion de tels propos est nuisible à la sécurité nationale.

(Mon reportage lors d’une conférence de Filip Dewinter sur le Grand Remplacement :

https://eurolibertes.com/politique/filip-dewinter-denonce...)

Aux Pays-Bas, la population a augmenté de 200.000 habitants en un an.

Pays-Bas. « Les chiffres actuels de l'augmentation du nombre d'habitants sont sans précédent. Entre le 1 juin 2021 et le 1 juin 2022, la population a augmenté de près de 200.000 (98 % sont dus à l'immigration). »

(https://twitter.com/JanLatten/status/1542470350008721411)

Matteo Salvini : "Protéger les terroristes qui ont tué en Italie est une honte, un dégoût."

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Italie. Le dirigeant de la Ligue, Matteo Salvini, déclare à propos du rejet de l’extradition de dix ans anciens terroristes italiens : « Protéger les terroristes qui ont tué en Italie est une honte, un dégoût » :

https://www.la-croix.com/France/justice-rejette-lextradit...

"La Ligue et le M5S ont entamé ensemble l'opération de désengagement du gouvernement."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne titre largement sur les tensions au sein de la majorité, alors que Giuseppe Conte aurait accusé Mario Draghi de s’immiscer dans les affaires internes au M5S : « Gouvernement, haute tension » - Draghi anticipe son retour du sommet de l’OTAN pour convoquer un Conseil des ministres extraordinaire. Conte déplore un complot contre lui mais le Palais Chigi dément toute pression (Corriere della Sera), « Le gouvernement est assiégé » - Conte se rend au Quirinal et accuse Draghi d'avoir fait pression sur Grillo pour le chasser mais le Palais Chigi dément. Salvini s'oppose aux réformes sur le cannabis et le droit de citoyenneté pour les étrangers ayant étudié en Italie (La Repubblica), « Le bras-de-fer entre Draghi et Conte met le gouvernement en danger » - Salvini menace de sortir de la majorité si la réforme du droit de citoyenneté devait être adoptée (Stampa), « Draghi a demandé à Grillo d'isoler Conte et de suivre Di Maio » - Après le scoop de notre quotidien, Conte se rend chez Mattarella et déplore de graves interférences (Fatto Quotidiano). La décision de la Cour d'appel de Paris rejetant les demandes d'extradition de dix brigadistes italiens est aussi largement citée en Une et en pages intérieures, les commentaires évoquant en général un « affront » aux familles des victimes ainsi qu'une décision « inattendue » : « La France s'oppose à l'extradition de Piersanti et de 9 brigadistes » (Corriere), « Années de plomb, l'affront de la France à l'Italie » (Repubblica), « L'affront aux familles des victimes » (Il Messaggero),« Les 10 terroristes sauvés et l'humiliation des Italiens » (Il Giornale).

PREMIER PLAN, Il Corriere della Sera, C. Zapperi : « Conte contre Draghi. Un coup de téléphone et le leader du M5S se rend au Quirinal » : « Les pressions présumées de Mario Draghi sur le fondateur du M5S, Beppe Grillo, pour faire en sorte que ce dernier évince l’ancien Premier ministre, G. Conte, révélées au sociologue De Masi et à divers parlementaires par Grillo lui-même, ont été à l’origine d’une des journées les plus agitées de la relation entre Draghi et Conte. Dans la soirée, Conte s’est rendu au Quirinal pour un dialogue de plus d’une heure avec le Président Mattarella. L’ancien Premier ministre, après avoir précisé ne pas vouloir mettre à risque le gouvernement, a exposé ses préoccupations au chef de l’Etat. « Je trouve sincèrement grave qu’un Premier ministre technicien (…) s’entremette dans la vie des forces politiques qui le soutiennent ». La journée a été fatigante parce que les « révélations » sur Conte se sont entremêlées avec la présence, à Rome, de Grillo et ses rencontres frénétiques avec les parlementaires. Il y a deux dilemmes à résoudre : celui du soutien au gouvernement et celui de la limite des deux mandats. Conte a répété qu’aucun changement de stratégie n’est prévu vis-à-vis du gouvernement : une ligne partagée par la ministre Fabiana Dadone et Grillo lui-même, bien que ses révélations sur les pressions présumées de Draghi aient créé une sorte de court-circuit. Quant à la question de la dérogation à la limite du double mandat, Grillo a fini par l’empêcher. C’est le sous-secrétaire aux Infrastructures, Giancarlo Cancelleri, qui, le premier, en a fait les frais. » 

ARTICLE, La Repubblica, F. Bei « La réaction de la Ligue et du M5S, les grands perdants des élections » : « La réaction des perdants des élections locales est arrivée avant l'heure. Et l'on s'étonne de la symétrie avec laquelle la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, qui sont sortis meurtris des élections municipales, ont entamé ensemble - bien qu'avec des motivations différentes - l'opération de désengagement du gouvernement Draghi. Nous avons donc plongé dans une situation de tension interne à la majorité sans précédent depuis seize mois, au point d'avoir obligé le Président du Conseil à avancer précipitamment son retour à Rome, quittant le sommet de l'OTAN un jour plus tôt, après avoir appris que Conte était monté au Quirinal. C’est une journée à oublier, où le vacarme des querelles italiennes est venu couvrir les résultats du sommet de Madrid. C'est comme si, en fin de mandature, les deux populistes qui se sont unis en mariage en 2018, donnant naissance à l'un des pires gouvernements depuis l'après-guerre, se retrouvaient encore ensemble pour faire tomber Draghi. Et peut-être qu'ils y parviendront. Comme dans le conte de Swift, les Lilliputiens ont réussi à ligoter Gulliver pendant son sommeil, et maintenant ils veulent le condamner à mort. Malgré le fait que le géant ait éteint le feu dans le palais royal. »

ARTICLE, La Stampa, M. Sorgi « La tempête qui peut provoquer une crise » : « Que les relations entre Draghi et son prédécesseur n'étaient pas bonnes, on le savait déjà et on a pu le constater il y a un an et demi, lors des consultations que le Président du Conseil avait tenues avant de lever la réserve. Conte avait refusé de rejoindre le gouvernement en tant que ministre des affaires étrangères et n'avait pas caché qu'il s’était senti blessé par la façon dont il avait été expulsé du Palais Chigi (le fameux "Conticide"). Conte, contrairement à l'aile la plus radicale de ses députés, n'a pas l'intention d'ouvrir une crise. Mais il a besoin de visibilité et de pouvoir dire qu'il a persuadé/forcé Draghi à faire des concessions. Les négociations, annoncées par le président du Conseil, qui reprendront aujourd'hui entre les deux, donnent au leader du Mouvement 5 étoiles un avantage. Si Draghi ne le rejoint pas à mi-chemin sur les armes à l'Ukraine et l'usine d’incinération de déchets à Rome, sujets sur lesquels les groupes parlementaires 5 Etoiles sont toujours en ébullition, Conte pourra justifier le départ de son parti du gouvernement, tout en accusant Draghi de ne pas tenir compte des besoins de son parti, voire d'avoir manigancé pour pousser Di Maio à la scission. Quand il parle d'"interférence" de la part du "Président du Conseil technique", Conte veut dire exactement cela. Surtout, pour Draghi, le temps où il pouvait se passer de l'avocat du peuple, après les révélations de Grillo, est révolu : maintenant, soit il peut trouver un compromis avec Conte, soit il risque une rupture avec ce qui reste du Mouvement 5 étoiles. »

ARTICLE, La Stampa, de D. Ceccarelli, « Une gifle assénée à l’Italie » : « A l’annonce de la sentence de la Cour d’Appel de Paris hier, les dix anciens terroristes rouges laissent éclater leur joie. Le souvenir des arrestations menées au mois d’avril 2021 dans la capitale lors de l’opération ‘’Ombres rouges’’ est encore fort et après des mois de renvois, ils vont retourner à leurs vies de tous les jours. Pour les autres, c’est une défaite inattendue. Le député léghiste Daniele Belotti venu avec une délégation et certains représentants de l’Association des Carabiniers de Bergame dit toute son indignation, accusant la France de continuer à défendre ces assassins terroristes avec une sentence honteuse. Un recours en Cassation du Procureur reste toutefois possible, souligne un des avocats de la défense. Pour lui, il y a une évidente ‘’volonté politique de la part de l’Italie et de la France pour que l’extradition ait lieu mais la justice française a montré son indépendance’’. L’avocate Irène Terrel explique elle aussi que c’est la ‘’justice qui fait obstacle à la raison d’Etat’’ et qu’il n’y a aucun recours possible selon elle. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Article de l'OJIM : "Hongrie : les félons du Jobbik purgent leurs médias."

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Hongrie. L'OJIM (Observatoire du journalisme) publie un article sur les médias du Jobbik :

https://www.ojim.fr/hongrie-medias-jobbik/

Des élus de l'AUR se rendent au Royaume-Uni afin d'y rencontrer des Roumains.

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Roumanie et Royaume-Uni. Des élus de l'AUR se rendent au Royaume-Uni, à Londres et à Coventry, afin de rencontrer des Roumains qui y vivent.

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Geert Wilders dénonce le fait que les citoyens à la bourse vide ne sont pas aidés.

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Pays-Bas. Le président du PVV Geert Wilders dénonce le fait que des milliards sont disponibles pour l’asile et pour le combat contre l’azote, mais rien pour aider des millions de personnes avec des bourses vides. Il ajoute que, pendant ce temps, les politiciens  du gouvernement  s’étonnent que les gens sont de plus en plus en colère.

29/06/2022

Kristian Thulesen Dahl quitte le Parti du Peuple danois.

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Danemark. L’ancien dirigeant du Parti du Peuple danois Kristian Thulesen Dahl quitte cette formation politique.

Ces derniers jours, quatre députés éminents du parti ont démissionné pour protester contre la direction de Morten Messerschmidt : Dennis Flydtkjær, Jens Henrik Thulesen Dahl, Peter Skaarup et Søren Espersen.

Plus tôt cette année, six autres députés avaient quitté le parti pour la même raison.

Certains pensent que Kristian Thulesen Dahl rejoindra l'ancien ministre des Affaires étrangères Madame Inger Støjberg, qui vient de lancer son nouveau parti, les Démocrates danois (Danmarksdemokraterne).

Les députés ex-Parti Populaire danois  Peter Skaarup, Jens Henrik Thulesen Dahl (le frère  de Kristian Thulesen Dahl), Bent Bøgsted et Hans Kristian Skibby ont annoncé vouloir rejoindre les Démocrates danois.

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Kristian Thulesen Dahl

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Inger Støjberg

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2021/12/21/ing...)

(https://danmarksdemokraterne.dk/parti/)

Viktor Orban : "Nous ne soutenons aucune proposition qui entraînerait l'OTAN et la Hongrie dans la guerre."

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Hongrie et OTAN. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a déclaré, en marge du sommet de l’OTAN à Madrid : « Nous ne soutenons aucune proposition qui entraînerait l'OTAN et la Hongrie dans la guerre, c'est une guerre russo-ukrainienne et l'OTAN est une alliance de défense. »

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Le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto, le Premier ministre Viktor Orban et le ministre de la Défense Kristof Szalay-Bobrovniczky au sommet de l’OTAN à Madrid.

28/06/2022

Jürgen Elsässer appelle Sahra Wagenknecht à fonder son propre parti.

Allemagne. La figure de proue de la tendance populiste du parti post-communiste die Linke Sahra Wagenknecht critique l’élection à la tête du parti de Janine Wissler et Martin Schirdewan : « Après ce congrès, il y a à peine de l’espoir que die Linke arrête sa chute. »

Le rédacteur en chef du magazine patriotique Compact Jürgen Elsässer appelle Sahra Wagenknecht à fonder son propre parti et à en assumer la direction. Il estime qu’elle est la seule à pouvoir conduire une tendance de gauche patriotique.

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Sahra Wagenknecht

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Jürgen Elsässer

(https://www.bvoltaire.fr/allemagne-le-populisme-de-gauche...)

(https://www.bvoltaire.fr/en-allemagne-laile-populiste-du-...)

"Le règlement de comptes au sein du centre droit."

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Italie. Revue de presse. 

La presse italienne titre largement sur le débat politique au lendemain des élections municipales marquées notamment par la défaite de la coalition de centre droit ayant perdu plusieurs bastions historiques comme Parme et Vérone : « Centre droit, c’est le règlement des comptes » - Meloni critique Salvini pour le revers à Vérone et demande une réunion en vue des élections législatives. Le PD exprime des craintes pour la survie du M5S. Grillo s’est rendu à Rome pour voir les siens et affirmer le soutien au gouvernement Draghi (Corriere della Sera), « Le règlement de comptes au sein du centre droit » - Un dur échange a eu lieu entre les dirigeants après le désastre électoral. Meloni demande une réunion, Berlusconi rappelle l’importance de choisir des candidats modérés, Salvini offre un pacte avec le courant de la Ligue fidèle à Draghi (La Repubblica), « Enrico Letta : une nouvelle alliance de gauche pour freiner le populisme » - Entretien du dirigeant du PD qui plaide pour la hausse des salaires, la baisse des charges sur les salaires et le droit de citoyenneté pour les étrangers ayant fait leurs études en Italie (La Stampa), « Les maires gagnants sont ceux qui sont loin des partis » - Le PD se félicite mais les électeurs ont plutôt élu des candidats indépendants (Fatto Quotidiano), « Le PD se réjouit sans gagner » - Le paradoxe des démocrates qui perdent 4 maires alors que le centre droit a tout gâché (Il Giornale). 

ANALYSE, Corriere della Sera, « Le sentiment d’insécurité et les soupçons qui minent le centre-droit », par Massimo Franco : « Le retour encombrant de Silvio Berlusconi sur le devant de la scène est un mauvais signe pour le centre-droit. Que le fondateur du parti qui a remporté les élections en 1994 réapparaisse sous la forme d'un médiateur entre Fratelli d'Italia et la Ligue, souligne le chaos et les tensions entre alliés. Selon Berlusconi, ces résultats font de ses alliés des "extrémistes" à modérer. La fébrilité est manifeste en Lombardie, la Ligue cherchant à empêcher l’avancée de Fratelli dans son fief. Les accusations de Meloni à Salvini pour le ‘manque de soutien’ à son candidat à Vérone est le signe de la fragilité de cette coalition. Et le problème ne se limite plus à la compétition entre Meloni et Salvini pour le leadership, mais il s’agit désormais de la survie d'une coalition divisée, dont la Ligue est en train de devenir l'un des maillons les plus faibles. »

ANALYSE, La Repubblica, « Un centre-droit à refonder », par Stefano Folli : « Le vote de dimanche montre au centre-droit que rien n’est acquis. Bien sûr, il y avait eu les succès de Palerme et de Gênes. Et aujourd'hui encore, le sentiment moyen du pays tend vers le centre-droit, comme le rappelle Roberto D'Alimonte. Mais alors ? Seul un entêté incurable pourrait croire que l'étrange alliance Meloni-Salvini-Berlusconi n'a pas besoin d'être refondue. Il ne s'agit pas de dire "arrêtez de vous battre", comme s'il s'agissait d'une classe de vilains garçons. Ça aussi, sans doute. Mais le problème concerne l'absence totale de projet pour le pays, le refus obstiné d'exprimer une vision de l'avenir. Peut-il y avoir une droite dans l'Italie d'aujourd'hui qui ne soit pas au moins partiellement libérale ? Qui ne sait pas s'adresser, sinon par des slogans, au monde productif, aux professions libérales ? Qui n'a pas une idée novatrice de la relation entre l'État et le citoyen ? On dira que cette critique est excessive car en réalité le centre-droit est crédité de 48 à 50 % des intentions de vote, avec Giorgia Meloni en tête. Mais c'est une illusion, comme l'ont montré les élections municipales. Sans un leadership clair et reconnu, sans un thème fort à proposer à l'électorat, et disons même sans une classe politique crédible, les sondages sont comme une drogue subtile : ils donnent par moments un sentiment d'euphorie et le lendemain matin on se réveille avec la gueule de bois. Et cela signifie s'inspirer des penseurs libéraux-démocrates européens, qui veulent répondre à la crise de la démocratie par une idée positive de l'Europe, sans retomber dans le nationalisme. Après tout, en temps de guerre aux frontières orientales de l'Union, la première mesure d'une droite au pouvoir devrait être de rechercher la cohérence dans la politique étrangère et militaire. »

ARTICLE, La Repubblica, « Pourquoi le centre-droit divisé a perdu sa domination dans les villes » par Ilvo Diamanti : « Si nous voulons utiliser le concept de "champ large", inventé par Enrico Letta, pour définir la convergence des électeurs et de l'électorat dans de larges coalitions, nous pouvons dire qu'il y a eu un équilibre substantiel dans ces élections locales. Du moins dans les (142) plus grandes municipalités de plus de 15 000 habitants, où des votes ont été exprimés. Certes, le Centre-gauche, avec le M5S, l'a emporté dans 51 municipalités, tandis que le Centre-droit s'est arrêté à 48. Même chiffre que celui qu’il détenait avant les élections. Cependant, la balance semble équilibrée, par rapport à la situation précédente. La seule force politique "en chute" est confirmée comme étant le M5S.  En ce qui concerne les chefs- lieux de district, le rééquilibrage est plus clair. La plupart reste certes au centre-droit, mais pas de beaucoup : 13 contre 10, alors qu'auparavant la différence était beaucoup plus grande : 17 contre 5. Le centre-droit a perdu des villes importantes. : Vérone, Lodi, Alessandria, Piacenza et Catanzaro. Le Centre-gauche, en revanche, a perdu à Lucques et, surtout, à Palerme. L'impression est que l'abstention, à l'occasion des scrutins, a surtout pénalisé le Centre-Droit. Qui, au premier tour, avait obtenu de meilleurs résultats. A cette occasion, d'ailleurs, les logiques politiques " nationales " semblent avoir compté presque autant que les logiques " locales ". Alors que, traditionnellement, la figure du candidat prévalait sur toute autre raison. Les divisions nationales entre les partis et les dirigeants ont eu un impact significatif sur le vote dans les villes. Surtout au centre-droit, avec la concurrence entre Salvini et Meloni qui a pénalisé leurs scores. A gauche, en revanche, pas le même phénomène, malgré les profondes divisions qui ont traversé le M5S, surtout car le mouvement n'a pas un enracinement particulier sur le territoire. »

ARTICLE, La Repubblica, « Les scrutins relancent l’idée d’une grande coalition avec le centre mais l'accord pd-centristes reste encore un rêve lointain » par G. Casadio : «  Pour Enrico Letta, le "grand champ" est le pari de l'unité des forces politiques progressistes, pro-européennes, réformistes et écologistes, qui, là où elle est réalisée, fonctionnerait, comme le vote de dimanche l’aurait prouvé. Après la scission au M5S, la stratégie du "camp large" a le vent en poupe. La ligne de fracture entre les M5S et ceux qui ont rejoint le groupe "Ensemble pour l'avenir" de Di Maio, les libéraux-démocrates et les nouveaux centristes, est profonde. Mais certaines figures de ce nouveau camp refroidissent les esprits : Carlo Calenda est contre, et Matteo Renzi propose de gagner au centre avec des candidats modérés sur le modèle de Monza, où Berlusconi a été battu sur ses terres, après avoir soutenu à Viterbe une candidate de la société civile face à celle du centre-gauche. »

ANALYSE, La Stampa, M. Sorgi « Une non-victoire qui profite à plusieurs partis » : « Une analyse attentive ne peut que confirmer les difficultés au sein deux coalitions existant bien avant ces élections municipales. Cela fait craindre que, si rien ne change – et cela apparait assez improbable – il est facile de prévoir une issue des élections de 2023 semblable à celles de 2013 et 2018 : une « non-victoire » des deux coalitions. Si le centre droit gagne quand il est uni, et il ne l’est presque jamais, le centre gauche gagne parfois même quand il ne fait pas preuve de grande unité. A condition que le centre droit soit désuni. Si cela sert à assurer à Draghi une stabilité afin de pouvoir terminer son travail, et si cela peut être utile aux partis pour se régénérer, la « non-victoire » est la bienvenue. »

ANALYSE, Il Foglio « La politique de la protestation n’a pas d’avenir » : « Le paradoxe de la coalition de centre droit est que les deux partis qui se trouvent dans la majorité ont une posture bien plus critique sur la politique internationale de Draghi par rapport à celle du parti (Fratelli d’Italia) qui a voulu rester dans l’opposition. Et cela explique clairement la confusion qui règne au sein du centre droit. Pour attirer un électorat plus large, il faudra avoir cette capacité à interpréter les exigences de celui-ci, en donnant des réponses crédibles et pas purement démagogiques. A ce stade, on voit juste une insistance à demander une baisse des charges sur les salaires sans pour autant expliquer comment le faire en gardant la dette sous contrôle. Une coalition qui veut gouverner ne peut pas se limiter à recueillir et à amplifier le mécontentement. »

EDITORIAL, Il Giornale, A. Minzolini « Les masochistes et les malins » : « Les résultats des élections municipales ne secouent pas l’exécutif mais devraient inquiéter fortement le centre droit. Surtout parce que la coalition a été battue là où elle aurait dû gagner. On a l’impression que le centre droit ressent comme un plaisir à se faire du mal : c’est là un masochisme qui n’est pas caché et qui peut porter au harakiri. L’échec repose beaucoup sur l’image ternie du dirigeant de la Ligue, Salvini, qui paie le prix de la perte de vitesse du souverainisme. Comme le M5S est en train de payer pour celle du populisme. »

ANALYSE, Domani, G. Merlo « Le centre droit découvre qu’il n’a pas de classe dirigeante sur le territoire » : « Dans les régions du nord, la Ligue, Fratelli d’Italia et Forza Italia ont produit par le passé une classe politique dirigeante et de référence. Or maintenant, ils se retrouvent avec un réservoir vide et contraints à présenter des candidats issus de la société civile qui n’ont pas d’expérience politique. Quelque chose s’est brisé. Cela s’explique notamment par l’affaiblissement progressif de Forza Italia, mais aussi par la compétition de plus en plus ouverte pour le leadership de la coalition. C’est une compétition qui se reflète sur le choix des candidats. Des candidats de la société civile ou de vieilles gloires, c’est le choix inexorable auquel le centre droit semble désormais se résigner. »

ENTRETIEN, La Stampa, d’Enrico Letta, dirigeant du PD « C’est une victoire contre le populisme mais maintenant il faut travailler pour créer une nouvelle coalition sur le modèle de l’Olivier » : « ‘’Dans l'année qui vient, nous devons élaborer un projet, un nom, un programme et un contenu pour une nouvelle coalition. Il y a de nombreuses familles impactées par l’inflation, la flambée des prix énergétiques et par la précarité de l’emploi. Nous devons donner un signal à ceux qui n’arrivent pas à boucler leur fin de mois, sinon nous nous retrouverons avec les gilets jaunes italiens. Pour gagner les élections législatives de 2023, il ne faut pas miser sur les divisions internes au sein du centre-droit. Je n'ai jamais pensé un seul instant que je pourrais recevoir des cadeaux inattendus de leurs divisions. L’Olivier a toujours été un modèle parce qu'il a été une grande force de mobilisation et d'expansion allant au-delà de la classe politique. Le nom de la nouvelle coalition sera le fruit d'un travail commun. Mais il faut de la solidité, du sérieux et de la responsabilité. Quant à la réforme sur le droit à la citoyenneté pour les étrangers ayant étudié en Italie, le « jus scholae », il arrive maintenant à la Chambre et il est prioritaire de l'adopter. Parmi les autres mesures à adopter, il y a celle de la question salariale, qui devrait être résolue par le salaire minimum, avec une baisse des charges salariales qu’il faudra insérer dans la Loi de finances. Mais faisons en sorte qu'elle soit effective avant 2023" »

ENTRETIEN, Il Corriere della Sera, d’Andrea Orlando, ministre du Travail (PD), par M. Guerzoni: « Au centre, c’est la cohue. Nous devons miser sur les thèmes sociaux et sur des réponses plus radicales » : « Toute proportion gardée (en raison de l’abstention), le résultat des élections locales me semble positif et encourageant pour le centre-gauche. Une coalition ouverte, plus que large, capable d’inclure la société civile, est compétitive au niveau local et peut compter sur une sélection plus efficace de la classe dirigeante. Il me semble que le centre-droit, en revanche, paye cher ses tentatives de ‘’mélonisation’’. Un PD qui ne pose pas d’ultimatum et reste ouvert est un schéma qui pourrait fonctionner au niveau national. Il est vrai que le centre-droit peut être uni aux prochaines élections législatives, mais il doit aujourd’hui, et pour la première fois, composer avec une union dont le dynamisme vient des extrêmes. Il faut viser à élargir le plus possible le centre-gauche en partant non pas d’un modèle idéologique mais des circonstances et des demandes pressantes de la société, qui seront toujours plus fortes comme l’a démontré le vote français. C’est sur les priorités telles que les salaires, la lutte contre la précarité, la transition écologique, l’attention à la santé publique qu’il faut mesurer les distances et les points forts des protagonistes potentiels d’une ‘’grande alliance’’. Je crois que Conte a été au centre d’une agression (y compris médiatique) non justifiée. La réflexion sur les alliances privilégiées doit venir de toutes les parties qui entendent rejoindre l’alliance progressiste ; la scission contraindra le M5S à clarifier ses positions. Je vois un certain embouteillage au centre. Il risque d’y avoir plus de leaders du monde modéré que d’électeurs. Si nous regardons vers la France, nous voyons que le vote a tendance à se polariser fortement. Le centre-gauche doit se demander comment envoyer un message de radicalité. Si le centre-droit veut éviter la dynamique lepéniste, il doit se remettre en question. Sans quoi, nous aurons le paradoxe d’une force d’extrême-droite devenue le point de référence de la coalition. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Alexander Gauland estime que tout doit être fait pour maintenir l'Allemagne hors de la guerre.

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Allemagne, Hongrie et Ukraine. Le président d'honneur du groupe des élus de l'AfD à la Chambre des députés Alexander Gauland estime que la position de la Hongrie à propos de la guerre en Ukraine est proche de celle de l'AfD. Tout doit être fait pour maintenir l'Allemagne hors du conflit.

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Alexander Gauland : "La guerre en Ukraine n'est pas notre guerre !"

"Les sanctions nous touchent....et pas Moscou !"

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Autriche. Le FPÖ estime que les sanctions contre la Russie nous atteignent, mais ne touchent pas la Russie.

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"Les sanctions nous touchent....et pas Moscou !"

27/06/2022

Frères d'Italie monte encore dans les sondages, au détriment de la Ligue.

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Italie.

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Frères d'Italie : patriotes

Parti démocrate : centre-gauche

Ligue : patriotes

M5S : anti-système

Forza Italia : conservateurs

Azione + Europa : libéraux

Thierry Baudet à propos des mesures contre les agriculteurs.

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Pays-Bas. Le dirigeant du Forum voor Democratie Thierry Baudet déclare, à propos des mesures prises par le gouvernement à l’encontre des agriculteurs en vue de limiter les émissions d'azote : « Si les émissions d'azote aux Pays-Bas doivent être considérablement réduites, comme le prétend le gouvernement, pourquoi amenons-nous 100 000 personnes aux Pays-Bas chaque année ? »

Résultats des municipales en Italie.

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Italie. La presse présente le centre-gauche comme le vainqueur des élections municipales qui se sont déroulées dans 971 communes :

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Italie-Le-cen...

Le centre-droit conteste cependant cela.

En fait, le centre-gauche gagne dans les chefs-lieux de provinces, alors que le centre-droit progresse au total des 142 villes supérieures qui englobent aussi ces chefs-lieux de provinces :

  • dans les 26 communes chefs-lieux de provinces, le centre-droit en emporte 14 (soit -2) et le centre-gauche 10 (soit +6).
  • dans les 142 communes supérieures, le centre-droit en obtient 58 (soit + 4) et le centre-gauche seul 38 (soit -10) et le centre-gauche+M5S 15 (soit + 15) alors que le M5S seul en obtient 1 (soit -7).

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    (1er tour / 2ème tour / total / avant le scrutin)

    CDX : centre-droit

    CSX : centre-gauche

    CSX-M5S : centre-gauche-M5S

(https://www.tuttitalia.it/elezioni-italiane/elezioni-comu...)

Hongrie : élections partielles locales emportées par le Fidesz.

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Hongrie. Le Fidesz a remporté plusieurs élections locales partielles ce dimanche 26 juin 2022, avec de larges majorités, même à Budapest.

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Le PVV soutient les agriculteurs.

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Pays-Bas. Le PVV de Geert Wilders soutient les agriculteurs.

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"Le PVV soutient nos agriculteurs."

Municipales en Italie : "La défaite du centre droit est cuisante."

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Italie. Revue de presse.

Les résultats du second tour des élections municipales, marquées par le succès de la coalition de centre gauche, font les gros titres de la presse italienne. Les observateurs relèvent dans l’ensemble un taux d’abstention important (seul 42,2% des inscrits se sont présentés aux urnes) et la défaite du centre droit, qui s’est présenté désuni à ce rendez-vous électoral « Le centre gauche gagne dans les villes » - La coalition s’empare de Vérone, Parme, Piacenza, Monza, Alessandria et Catanzaro. Le taux d’abstention demeure élevé. Letta exulte, le centre droit est le grand perdant (Corriere della Sera), « Le PD de Letta s’impose » - La grande coalition remporte son pari dans plusieurs grandes villes, dont Parme après 25 ans. La défaite du centre droit est cuisante notamment en raison de la perte de plusieurs bastions historiques au Nord (La Repubblica), « Le centre gauche gagne, Tommasi est le maire de Vérone » (La Stampa), « Elections municipales : la gauche remonte et gagne » (Il Messagero), « Le dernier Harakiri du centre droit » - Un suicide politique à Vérone et à Catanzaro ; une défaite à Parme et Piacenza. Un revers qu’il faudra analyser (Il Giornale). 

COMMENTAIRE, Corriere delle Sera, M. Franco « Un signal fort adressé par les électeurs » : « Ce serait une erreur d’expliquer l’énième hausse du taux d’abstention comme le fruit d’une fuite vers les plages en raison de la canicule. Il s’agit davantage d’une réponse à une offre politique fragmentée et incohérente. Les résultats du second tour dans 65 communes peuvent aussi nous fournir des indications pour l’avenir. Les maires ont été choisis par des minorités plus restreintes par rapport au passé. Les coalitions qui les soutenaient ont transmis une image de fragilité, surtout car elles ne reflètent pas un système politique en pleine évolution. Deux facteurs sont à relever. Tout d’abord le renforcement du PD d’Enrico Letta : malgré le déclin des 5 Etoiles, le parti démocrate a obtenu de bons scores, assez homogènes le long de la « botte ». Deuxièmement, la défaite du centre droit, y compris dans certains bastions du nord. Cet épilogue souligne la crise évidente de la Ligue dans ses propres fiefs. Ces résultats ont nécessairement une importance nationale, car ils incarnent la lutte souterraine pour la primauté entre Salvini et Meloni. Et ce résultat amoindrit les ambitions de la droite de l’opposition, qui ne peut pas renoncer à l’apport des deux autres partis, la Ligue et Forza Italia. Il y a le danger d’une rupture pouvant rendre les élections de 2023 imprévisibles. Puis, il y a l’écroulement du M5S, qui a sans doute fait monter le taux d’abstention, et la conscience de la part d’E. Letta qu’il reste peu de temps pour construire une stratégie en vue de 2023. Bref, on a, encore une fois, constaté la difficulté d’adaptation du système des partis à une situation fluide et nouvelle, laquelle impose de sortir des schémas habituels et de faire face à une opinion publique consciente de la fin d’une ère dans laquelle il n’est plus possible d’offrir de vieilles réponses ». 

COMMENTAIRE, La Repubblica, F. Bei : « La leçon qui nous vient des villes » : « Au moment où nous écrivons, le centre-gauche semble avoir remporté les cinq défis-clefs, du point de vue politique et symbolique, de ce ballottage : Vérone, Parme, Plaisance, Alexandrie et Catanzaro. Dans d’autres villes, comme Lucques et Monza, le face-à-face est serré. C’est un résultat qui ne laisse pas d’ambiguïtés sur la victoire du projet politique d’Enrico Letta et qui permet au champ de forces européistes et démocratiques d’envisager, avec plus de confiance, le défi décisif des élections de 2023. Toutefois, ce succès ne doit pas faire oublier la force réelle du centre-droit dans notre pays. Lors des élections d’octobre dernier, à Rome et à Milan, le centre-droit a choisi de mauvais candidats ; lors de ces élections, il s’est imprudemment divisé : mais, en 2023, ce seront les leaders qui se présenteront et le centre-droit mettra de côté ses divisions pour se lancer ensemble dans la compétition. Une « large alliance » lui fera face, alliance rendue plus fragile par la scission du M5S et l’incompatibilité entre l’aire libérale-démocrate d’Azione-Più Europa et partisans de Grillo. Des villes émerge une demande de sérieux, de concret et d’efficacité pour affronter les temps difficiles que nous passons : il appartient au centre-gauche de ne pas décevoir cette espérance. » 

ARTICLE, Corriere della Sera, F. Verderami « La fragilité des coalitions ne change pas (à ce stade) l’agenda du gouvernement » : « Certes, il était clair dès le début que le résultat des élections administratives n’aurait pas impacté la stabilité et l’agenda de l’exécutif. Ni qu’il aurait résolu les problèmes des coalitions et des partis. Toutefois, les difficultés de ces derniers pourraient avoir un effet sur le timing et sur l’action du gouvernement, en rendant plus difficile la dernière partie de la mandature. Chaque parti est replié sur lui-même. Cela est vrai pour la Ligue où Salvini doit faire face à la crise de son projet national, du moment où la crise a été forte aussi dans le Nord. Berlusconi doit se lancer personnellement dans une longue campagne électorale pour calmer les tensions internes de Forza Italia et éviter d’autres hémorragies de parlementaires. Meloni constate quant à elle que son parti, pourtant accrédité dans les sondages, ne fait pas l’exploit. Bref, le centre droit, à ce stade, est inexistant. Idem pour le centre gauche. Le PD s’affirme mais après la scission du M5S, Letta a du mal à définir un point de repère pour passer d’une « large coalition » à un « nouvel Olivier » et certains ténors l’invitent même à se concentrer sur le parti. Face à un climat d’instabilité, qui ne peut qu’augmenter à l’approche du rendez-vous électoral de 2023, la ligne de Draghi peut se résumer par la phrase ce qu’il a prononcée lors du G7 : ‘’la crise énergétique ne doit pas favoriser un retour du populisme’’. » 

ANALYSE, Il Messaggero, G. Diamanti « Le signal que pour Draghi, il existe bel et bien un espace électoral » : « C’est la plus grande confusion qui règne dans le panorama politique italien. Et pourtant, selon certains, ce serait la condition idéale pour l’émergence d’un nouveau projet, centriste et libéral. On en parle depuis longtemps : d’abord M. Renzi dès la création d’Italia Viva, puis C. Calenda qui, est parvenu à fédérer son parti avec Più Europa, ensuite Giovanni Toti (coraggio Italia) qui est de plus en plus en rupture avec Brugnaro. On en a beaucoup parlé aussi avec  L. Di Maio et son nouveau groupe Insieme Per il Futuro, depuis sa scission avec le M5S. Ces élections municipales nous ont dit que dans certaines situations, si les conditions sont réunies, il y a un espace pour un projet centriste : de Parme à L’Aquila, de Palerme à Carrare. Mais pour qu’il y ait une certaine unité, il faudra se réunir autour d’un candidat fort. Draghi est un leader qui peut facilement fédérer, mais il est assez improbable qu’à ce stade il décide de choisir un camp. Il ne peut pas se mettre à dos le PD ou Forza Italia. Toutefois, la politique est l’art de tous les possibles et il n’est pas exclu qu’il puisse y avoir des coups de théâtre sensationnels. Les élections législatives sont plus proches que l’on ne croit. Et il y a une forte effervescence, notamment au centre. »

PREMIER PLAN, Il Corriere della Sera, M. T. Meli : « Letta : “C’est une grande victoire”. Le PD se porte mieux que sa grande alliance » : « “Au bout du compte, ce sont la constance et le sérieux qui l’emportent. Nous remportons la victoire parce que faire preuve de responsabilité l’emporte sur tout. La grande alliance a été moquée (…) mais cette stratégie a payé” explique Letta. En réalité, ces élections ont fait découvrir au PD que s’allier au M5S n’assure pas automatiquement la victoire. Au contraire. De ce point de vue, le premier tour a été parlant : l’alliance n’a pas réussi à arracher Gênes au centre-droit ni à conserver Palerme. Au second tour, la majeure partie des victoires les plus importantes (Cuneo, Parme, Plaisance et Monza) ont été remportées sans le Mouvement. Penser que le succès du test électoral de Vérone prouve à lui seul le succès de l’alliance serait hasardeux. Tout au plus, il s’agit de la démonstration que le Nord n’est plus, pour le PD, une terre perdue. “Le conflit entre Conte et Di Maio et la boite de Pandore qu’il a ouverte montre bien de que les Cinq-Etoiles ne sont pas intéressés par ces élections” murmure-t-on au PD. C’est pourquoi, petit à petit, le parti se libère de son “rapport privilégié” avec le M5S. Letta souligne aujourd’hui que “les programmes passent avant les alliances”, laissant entendre qu’il n’est pas certains que les primaires de coalition en Sicile se reproduisent dans le Latium et en Lombardie. Il imagine la “grande alliance” comme un “nouvel Ulivo” duquel le PD sera “le pivot”, dans la mesure où les élections locales ont confirmé qu’il était le premier parti. Et cette satisfaction atténue l’amertume d’avoir perdu Lucques. »

PREMIER PLAN, Il Corriere della Sera, M. Cremonesi et P. Di Caro : « Quand ils se défient entre eux, les alliés du centre-droit perdent tous : il est temps de faire les comptes » : « Au bout du compte, le désastre inattendu du second tour frappe tous les leaders du centre-droit. Meloni perd dans la mesure où son candidat n’est pas parvenu à conserver la mairie de Vérone. Berlusconi perd : en dépit de deux victoires à Gorizia et à Lucques, il subit une humiliation dans son fief de Monza. Salvini perd lui aussi, car la Ligue n’est plus une force dynamique au Nord, où la coalition ne remporte qu’un seul chef-lieu sur huit. C’en serait assez pour se réunir en conclave, faire un mea culpa général et repartir sur de bonnes bases ; pour l’heure cependant, ce sont les récriminations, les accusations et les phrases assassines qui prévalent. Il n’y a qu’une seule chose sur laquelle les leaders sont d’accord : pour le dire avec les mots de Tajani : “Nous gagnons là où nous sommes unis, nous perdons où nous sommes divisés”. La vérité, c’est que le centre-droit a perdu dans toutes les configurations possibles, comme si les électeurs avaient perçu une rupture profonde, un manque d’harmonie. La Ligue et Forza Italia mettent en cause Giorgia Meloni. Depuis Milan, d’aucuns prophétisent : “Le souverainisme est mort”. Il faut maintenant comprendre d’où repartir : le cas de la Sicile enflamme les esprits. Giorgia Meloni insistera-t-elle pour que Musumecci soit de nouveau candidat ou cèdera-t-elle, en sentant l’odeur de brûlé ? Unis pour de bon ou divisés : il est temps de décider. »

PREMIER PLAN, Il Corriere della Sera, M. Pucciarelli : « Grillo cède : la dérogation à la règle des deux mandats passe au vote » : « Le M5S a vingt-quatre heures pour se décider. Beppe Grillo sera aujourd’hui à Rome et l’on raconte que le leader serait déjà (presque) convaincu : il donnerait son accord pour faire voter une dérogation à la règle des deux mandats. Il est, en effet, urgent d’arriver à une conclusion : d’ici jeudi, le Mouvement devra décider quel sera le candidat à concourir pour les primaires en Sicile, aux côtés du PD et de la gauche. Tout est lié au destin de Giancarlo Cancelleri. Si tout va comme prévu, l’annonce du vote pourrait être faite demain sur le site du Mouvement et le vote intervenir après-demain afin de donner un feu vert à Cancelleri jeudi. Après le départ de Di Maio, les derniers sondages donnent le M5S sous le seuil psychologique des 10%. Au-delà du destin de Cancelleri, l’impression générale est la suivante : perdre en Sicile serait une mise-en-bouche pour le désastre de 2023. » 

ARTICLE, Corriere della Sera, « Draghi et Biden sont d’accord pour plafonner les prix du pétrole et du gaz et ne plus dépendre de Moscou. »

ARTICLE, La Repubblica, « A Kiev, le retour des missiles qui tuent des civils : " Un avertissement au G7", par Paolo Brera : « Des missiles à nouveau sur Kiev, et plus de sang civil. Les Russes visaient une usine militaire, mais ils ont frappé un jardin d'enfants et tué une famille : le jardin d'enfants était vide, le bâtiment éventré. Hier, les superpuissances avaient réuni le G7 (qui accueillera à distance Zelensky aujourd'hui) pour discuter des nouvelles sanctions contre la Russie, et Moscou a répondu par des missiles : nous n'avons peur de rien, nous allons frapper fort partout. Depuis deux jours, l'Ukraine est à nouveau confrontée à une tempête de missiles telle qu'on n'en a pas vu depuis le premier mois de l'assaut. Même hier matin, il en pleuvait des dizaines. Les Russes attaquent en force des cibles stratégiques liées à la logistique militaire. Ils ont de nouveau attaqué Desna, dans la région de Chernihiv (au nord de Kiev), et pour la première fois, ils ont frappé Cherkasy, faisant un mort et cinq blessés : ils tiraient sur le pont sur le Dnepr, stratégique pour toute la logistique sur la route est-ouest. Les Russes cherchent mètre par mètre les armes qui arrivent de l'Ouest, en essayant de les empêcher de se mettre en travers de leur chemin maintenant qu'ils accélèrent l'assaut dans le Donbass. Après avoir pris Severodonetsk, ils frappent très fort Lysychansk pour achever le travail dans la région de Lougansk, et massent des troupes pour la bataille décisive : Slaviansk, puis la très proche Kramatorsk, la capitale régionale du Donbass ukrainien depuis la chute de Donetsk en 2014. Depuis deux jours, le scénario a changé : Moscou a augmenté la pression, élargissant le conflit en tentant d'impliquer le Belarus dans la guerre, menaçant les pays baltes au sujet de l'enclave de Kaliningrad, et sapant les prétentions de l'Ukraine à tenir bon avec le soutien de l'Occident. C'est pourquoi Kiev est de nouveau sous le feu des critiques. »

ARTICLE, La Stampa. G. Longo « Alerte Lampedusa » : En six mois, on a enregistré 26 000 arrivées, soit +28% par rapport à 2021. Les ouvriers bengalis sont en fuite de la crise du bâtiment en Libye et c’est le début des afflux de réfugiés en raison de la famine provoquée par le blé bloqué en Ukraine : « Nous sommes au début de l’été mais nous assistons déjà à des arrivées record sur nos côtes, notamment siciliennes. La situation la plus délicate est celle de Lampedusa, qui voit 450 migrants accueillis sur les 350 places disponibles. Ce sont les données diffusées par le Ministère de l’Intérieur. Ce qui exaspère Lampedusa est le Traité de Dublin, qui déverse sur le pays de premier passage les responsabilités de la gestion des migrants. Certes, l’accord de coopération européenne entre 18 pays membres pour un mécanisme temporaire de solidarité est un premier pas en avant. Il s’agit d’une redistribution par quota annuel sur la base du PIB et de la population. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Article de Lionel Baland sur le Sommet patriotique européen à Anvers.

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UE. Le Sommet patriotique européen à Anvers :

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(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2022/06/24/con...)