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13/09/2019

"Orgueil italien! Le samedi 19 octobre 2019 à Rome."

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Italie.

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Matteo Salvini. "Orgueil italien ! Le samedi 19 octobre 2019 à Rome."

"Le gouvernement allemand désire prendre 25 % des migrants arrivant en Europe."

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Italie et Allemagne. Selon des médias italiens, le gouvernement allemand désire prendre 25 % des migrants arrivant en Europe. L’Italie devra en accueillir 10 %.

(https://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/500226/Italie...)

"Conte promet un accord pour la redistribution automatique des migrants sauvés."

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Italie. Revue de presse.

Le grand plan de relance de la BCE fait les gros titres des médias transalpins. La plupart des quotidiens saluent la dernière action de M. Draghi en faveur de l’économie européenne : « La BCE relance la croissance » (Corriere della Sera), « Le plan de Draghi contre la crise » (La Stampa), « BCE, plus de liquidité sans limites de temps » - (Sole 24 Ore), « Croissance, Draghi secoue l’UE » (Il Messaggero), « Le dernier coup de pouce de Draghi » (Il Mattino).

Le quotidien La Repubblica titre en Une l’entretien avec le nouveau ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, qui annonce un changement d’approche avec les institutions européennes : « ‘’Plus jamais de guerre contre l’Europe’’ » - ‘’Nous revenons à Bruxelles pour avoir un rôle. Une nouvelle phase s’ouvre’’ (La Repubblica).

Journaux télévisés : La décision de la BCE d’adopter des mesures en faveur de la croissance et les négociations en Europe sur la redistribution des migrants font l’ouverture des JT, ce matin.

ANALYSE, La Repubblica, L. Manconi « Le mystère salvinien » : « Souvent, comme l’expliquait Machiavel, la chance détermine le destin d’un leader. Le goût du hasard marche si l’on utilise avec parcimonie. Or, quand Salvini a demandé, dans le délire du dancing de Milano maritima, ‘’allons immédiatement au Parlement pour prendre acte que la majorité n’existe plus’’, il a montré une chose : la politique surexcitée produit du stress, montrant ainsi sa faiblesse. Même la formidable arme à agiter la peur s’est révélée être une ressource peu solide, qui ne peut pas être renouvelable à l’infini. Il n’est pas possible de produire une tension pérenne d’alarme, en temps de paix, avec le risque d’user le système nerveux de la société. C’est une stratégie qui peut marcher (elle a marché, elle pourra le refaire encore) mais elle est destinée à s’épuiser. C’est ce qui s’est passé avec Salvini, en le précipitant dans une sorte de spirale : le consensus jusque-là obtenu était le produit d’un état d’âme et pas une orientation rationnelle. Son apparat rhétorique et iconographique posait sur des racines très fragiles, confiées à une émotivité élémentaire et donc éphémère. Et puis il y a le facteur humain, celui qui a porté Salvini, le 8 août au soir, à décider de se faire exploser avec un gilet de sauvetage plein d’explosif ».

ARTICLE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « Les querelles internes qui anticipent le risque d’un système proportionnel » : « Rééquilibrer la représentation au Parlement, dans le cadre du projet de réduire le nombre des élus et des sénateurs, n’est pas la seule nécessité. Il y a aussi la tentation de créer une sorte de mesure « antisalvinienne » : avec une loi proportionnelle, il lui sera plus difficile d’atteindre le 51% des voix. L’idée est donc de rendre plus difficile les ‘’pleins pouvoirs’’ invoqués par le leader léghiste. Toutefois, en ce moment, pour la nomination des secrétaires d’Etat, le M5S et le PD agissent dans une logique de courants internes, voulant ainsi mettre un maximum de nom dans les cases. C’est une logique qui ne disparaitra et qui serait même encouragée par un système proportionnel, pouvant ainsi provoquer des scissions internes au sein du PD et du M5S ».

ARTICLE Il Messaggero, E. Pucci « Rencontre Salvini, Meloni et Berlusconi. Et au sein de Forza Italia, le front de ceux qui ouvrent à Conte est en croissance » : « Au sein de la Ligue, à commencer par Giorgetti, l’idée est qu’il ne faut pas ‘’rester isolés, Matteo doit recommencer à parler avec Berlusconi’’. C’est leur refrain. Pour le moment, Salvini a juste donné son accord pour une coordination commune des actions au Parlement. L’offre de Berlusconi serait ‘’à prendre ou à laisser’’. Meloni, de Fratelli d’Italia, elle, fera opposition au gouvernement et entend s’allier uniquement en ce sens. Au sein de Forza Italia l’affrontement est ouvert. Désormais, de plus en plus nombreux sont ceux (au Sénat aussi) qui observent les actions du gouvernement (sur loi de finances et proportionnelle) et celles de Renzi, et se concentrent aussi sur Conte (qui rencontre les parlementaires FI sur divers thèmes). »

ARTICLE, La Repubblica, T. Ciriaco « Migrants, Conte compte sur Macron » : « Au lendemain de sa mission à Bruxelles, G. Conte promet aux deux partis de majorité, le M5S et le PD, un accord pour la redistribution automatique des migrants sauvés. ‘’En Europe, nous sommes sur la bonne voie. J’aimerais clore le tout le 23 septembre à Malte mais je ne suis pas sûr d’y arriver. Tout dépend de la rencontre avec Macron’’. Qui est prévue, elle, le 18 septembre. Au Palais Chigi, tout raisonnement tourne autour d’un objectif : vider la propagande de l’ancien ministre de l’Intérieur Salvini en se montrant concrets. Le ministre de la Culture Franceschini résume bien la stratégie ‘’moins on en parle et plus nous agissons, mieux nous nous porterons’’. Il invoque également des couloirs humanitaires. Le but est de baisser la température et investir de manière médiatique sur d’autres dossiers, comme le suggère N. Zingaretti à Conte. Toutefois, en attendant un accord européen sur la thématique, il faudra agir rapidement face aux futures crises. Le navire « Viking » avec 82 migrants à bord attend toujours une réponse pour pouvoir débarquer à Lampedusa. Toutefois, la décision politique a déjà été prise : d’ici 24 heures ils recevront le feu vert, sous la coordination de la nouvelle ministre de l’Intérieur Lamorgese alors que Conte a négocié pour la répartition des migrants avec l’Allemagne, la France et l’Irlande (qui ont donné leur disponibilité) mais il faudra que d’autres fassent autant. Le plan que Conte veut soumettre à Macron est le suivant : activer un mécanisme automatique pour obtenir des pays volontaires, dirigés par la France et l’Allemagne, avec l’indication des ‘’quotas d’hospitalité’’. Difficile toutefois que cela concerne tous les migrants : ce sera le cas plutôt les cas humanitaires. Pour les autres, l’Italie espère en un système de rapatriements plus efficace. Tout cela est peut-être bien peu et la réforme du traité de Dublin est encore loin. Toutefois, cela représente un pas en avant comparé au derniers 14 mois avec des enfants et des femmes à la merci d’un slogan ».

COULISSES Il Messaggero M. Conti « Migrants, Conte : ‘’l’UE gérera la répartition’’ » : « Bruxelles coordonne la répartition des migrants de l’Ocean Viking et G. Conte exulte. Hier matin, il a raconté à Di Maio et Franceschini, chefs de délégation, et aux ministres de l’Intérieur, Défenses, et Infrastructures (Lamorgese, Guerini, De Micheli) à quel point la ‘’musique’’ de Bruxelles a changé depuis la naissance du nouveau gouvernement.  Son objectif premier est de dégonfler le problème qua Salvini a tant exalté en faisant sa propagande et de le ramener à ses dimensions réelles. Dans le nouveau climat, Conte insère les visites de E. Macron et F-W. Steinmeier la semaine prochaine. Sur le dossier migrants, Paris soutient l’Italie et l’a fait savoir. Bien qu’il ne soit passé que huit mois de la visite aux gilets jaunes de Di Maio et de la polémique sur le franc africian, il semble que Di Maio se soit calé dans le rôle de ministre des Affaires étrangères qui, comme c’est la tradition dans la diplomatie italienne, a la nécessité absolue d’avoir des rapports avec son homologue français, qui lui a d’ailleurs envoyé une lettre à sa nomination ».

ARTICLE, La Stampa, G. Tomasin « La Croatie contre l’Italie : ‘’la statue de D’Annunzio à Trieste, une offense’’ » : « Le Président croate a déclaré que ‘’avec cette œuvre, on célèbre l’irrédentisme et l’occupation’’ et que les rapports entre Italie et Croatie ‘’se basent aujourd’hui sur des valeurs qui sont en totale opposition avec tout ce qu’a fait celui à laquelle est dédiée cette scandaleuse statue’’. Le maire de Fiume rétorque : ‘’cette polémique me semble incroyable. D’Annunzio a des places et des écoles dans toute l’Italie ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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Inauguration d'une statue de D'Annunzio à Trieste.

12/09/2019

Gohrisch : groupe CDU-Verts-AfD au sein du Conseil municipal.

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Allemagne. Saxe. Gohrisch. Deux élus démocrates-chrétiens (CDU), un élu sur les listes écologistes (die Grünen) mais non-membres de ce parti et un patriote (AfD) ont décidé de former ensemble un groupe au sein du Conseil municipal. Le parti écologiste dénonce cette situation et demande à l’élu sur les listes écologistes de quitter ce groupe.

Conte : "Nous serons encore plus rigoureux sur l’immigration clandestine par rapport au gouvernement précédent."

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Italie. Revue de presse.

Le déplacement de G. Conte à Bruxelles fait les gros titres des journaux et l’ouverture des journaux télévisés italiens. Les commentateurs notent « l’ouverture de l’Europe vis-à-vis de l’Italie » (Corriere della Sera) et soulignent un « changement de climat » (Stampa). Ils relèvent les propos du Président du Conseil Italien qui souhaite une réponse européenne à la question des migrants, tout en notant que les négociations sont encore dans une situation « précaire » (Repubblica)  : « Conte : ‘’Migrants, voici ce qui changera’’ » - ‘’Conte : des pénalités pour ceux qui n’accueilleront pas’’ (Corriere della Sera), « Migrants, l’Europe est dure d’oreille » - ‘’Conte présente son plan mais l’entente n’est pas encore au rendez-vous’’ (La Repubblica), « Migrants, ouverture de l’UE » - ‘’Conte : des pénalités pour les réticents’’ (Il Messaggero), « Fonds UE, le plan pour le Sud de Conte » (Il Mattino).

Journaux télévisés : Le déplacement du Président du Conseil G. Conte à Bruxelles et le débat sur la répartition des migrants, toujours au niveau européen, font l’ouverture des JT, ce matin.

Réseaux sociaux Sur Twitter, outre l’habituel hashtag du jour #12settembre (12 septembre, sur des thèmes très variés), à signaler aussi #dodici09FR (en référence au débat sur les migrants, avec des commentaires, pour la plupart positifs, sur le changement de cap du gouvernement, qui a décidé d’affronter la question au niveau européen).

ENTRETIEN, Dario Franceschini, Ministre de la Culture Repubblica, « Alliance avec le M5S dès les prochaines élections régionales » : « ‘’Le thème des migrants est une urgence. Je suis sûr qu’il y aura bientôt des résultats’’. Sur le « non » à la Liaison Lyon-Turin (TAV) du M5S : ‘’Comme dans toutes les coalitions, il y a des thèmes qui mettront le PD en difficulté et d’autres le M5S. Il me semble que la décision sur la TAV a été prise avant la création de ce gouvernement’’ ».

EDITORIAL, Repubblica B. Giovara « L’automne triste de Salvini qui cherche sa revanche » : « Le Salvini des selfies heureux n’existe plus, il a du mal maintenant à rester dans sa machine à selfies qu’il fait désormais les dents serrées. Il a disparu en un souffle, comme les vols d’Etat qu’il ne pourra plus prendre, la Papeete plage, etc, un style passé. Son large consensus télématique est en train de s’écrouler, et selon F. Nicomedo, ancien conseiller communication de Renzi et Gentiloni, le taux de croissance de ses followers est divisé par deux et ce sont uniquement des gens de la Ligue. A la télé, il perd aussi : à ‘’Porta a porta’’, Rai 1, l’émission en sa présence a perdu 5-6 points de parts de marché par rapport à celle de 2018, se plaçant loin derrière La7 et Canale 5. La route est longue, le temps joue en sa défaveur. Mais dire qu’il est fini est exagéré ».

ARTICLE La Stampa F. Sforza « La stratégie de Conte pour modifier le traité de Dublin : ‘’ce qui est contraire devra payer » : « Le Traité de Dublin sera modifié mais les temps pour y arriver ne seront pas courts. Entretemps G. Conte a présenté à von der Leyen une alternative en mettant ensemble une coalition d’Etats membres volontaires, disposés à un mécanisme temporaire. Conte a été explicite ‘’il y a une grande disponibilité à trouver un accord immédiat, bien que temporaire, pour la redistribution des migrants sauvés en mer’’. Bref, il s’agit de trouver une entente entre 6 voire 7 pays afin d’éviter que chaque navire s’approchant des côtes italiennes ne se transforme en cauchemar. Le gouvernement italien peut déjà compter sur le soutien de la France et de l’Allemagne et est en train de négocier pour s’assurer celui d’Espagne, du Portugal, du Luxembourg et de la Roumanie. L’accord, qui devrait être défini dans les détails lors du prochain sommet des ministres de l’Intérieur le 23 septembre à Malte, se base sur deux points cardinaux : a) définition d’un pourcentage d’accueil des pays volontaires. b) distinction entre réfugiés et demandeurs d’asile. Cela permettrait de surmonter un des obstacles du traité de Dublin. Selon Conte, ‘’le mécanisme sera ensuite stabilisé, modifié et perfectionné, mais il faut absolument sortir de la gestion d’urgence des cas qui retombent exclusivement sur l’Italie’’. Et pour les pays qui devraient s’y refuser, Conte envisage ‘’ils en ressentiront les conséquences sur le plan financier, de manière consistante’’. La réaction de la Présidente von der Leyen a été positive. A l’avenir, les rapatriements seront gérés directement par la Commission. Selon des sources italiennes cela se fera ‘’dans deux-trois mois’’. Dans l’ensemble, l’Italie a donné l’impression d’avoir un agenda clair. La Commission a montré une grande ouverture face à un gouvernement décidément ‘’ami’’ par rapport au précédent. La France et l’Allemagne sont en première ligne pour soutenir l’Italie. A Paris, Macron a parlé d’une ‘’alliance historique pour modifier Dublin’’. A Berlin, Merkel se dit prête à une conférence pour la stabilisation de la Libye, où l’Italie aura un rôle de protagoniste ».

ARTICLE Corriere della Sera F. Basso « Conte : ‘’un pacte sur les migrants : nous serons rigoureux mais humains’’ » : « A Bruxelles, Conte promet ‘’nous ne maintiendrons pas que la rigueur, nous serons encore plus rigoureux sur l’immigration clandestine par rapport au gouvernement précédent’’. Comptes en ordre et solidarité partagées, ainsi Conte, à la tête du gouvernement jaune-rouge, rencontre les institutions européennes. Si auparavant il pouvait compter sur la sympathie et l’estime personnelle, maintenant il y a aussi le soutien politique qui se traduit en une grande attente à l’égard de l’Italie. Rome a dit clairement ‘’notre objectif est l’automaticité de la redistribution’’. Et pour qu’il n’y ait pas d’équivoques, il précise ‘’si 100 personnes arrivent en Italie, il est évident qu’une partie resteront chez nous et que le reste ira aux autres pays’’. Il ne s’agira donc plus de négocier au cas par cas, après des bras-de-fer entre diplomatie et secouristes. Le bilan de cette mission semble positif. Le fait de choisir Bruxelles comme première sortie internationale représente un signal important de retour dans la maison européenne en un moment fragile pour le futur de l’Union. L’entourage de von der Leyen a parlé de ‘’bon échange’’ de vues sur ‘’la nouvelle situation politique en Italie, sur l’immigration et sur l’économie’’. Maintenant que la Ligue a quitté le gouvernement, Bruxelles compte sur une relation moins conflictuelle avec Rome ».

ARTICLE, Messaggero, C. Mangani « L’Italie est prête à permettre les débarquements, uniquement après une répartition préventive » : « Ils se disent prêt à réformer Dublin, à trouver une solution concrète pour la répartition des migrants dans les Etats-membres, en renforçant Frontex et en accélérant les rapatriements. Si l’on écoute les commentaires en marge du voyage à Bruxelles de Conte, on dirait presque un succès, avec Paris et Berlin qui poussent pour que la solution, cette fois, arrive vraiment, et von der Leyen qui semble particulièrement sensible au thème. En Italie, la ministre de l’Intérieur Lamorgese a démontré à plusieurs reprises qu’elle préfère les solutions humanitaires. Mais si l’on rouvrait les ports (comme le demande par exemple Sassoli) on risquerait de bloquer toute la négociation avec Bruxelles. Les pactes doivent être d’abord très clairs.  Les conditions sont que l’on s’accorde sur une répartition préventive : oui aux débarquements, mais uniquement si les Pays qui doivent recevoir ces migrants sont prêts. Si cette volonté existe dans l’UE, on pourrait le savoir dès demain lors de la préparation du sommet de La Vallette le 23 septembre. Bien que Macron soit en train de reproposer les thèmes de la ‘’coalition des gens de bonne volonté’’, l’écueil des pays du pacte de Višegrad demeure ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

11/09/2019

L'ex-chancelier autrichien Kurz reprend un slogan utilisé par Jörg Haider.

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Autriche. L'ex-chancelier social-chrétien (ÖVP) Sebastian Kurz utilise un slogan du parti patriotique FPÖ dans le cadre de la campagne électorale pour les élections législatives de septembre 2019, alors que le chef de file des élus FPÖ à la Chambre des députés et ancien ministre de l'Intérieur FPÖ Herbert Kickl place également ce slogan sur ses affiches.

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"Un, qui parle notre langue. C'est mon chancelier. Voter ÖVP. Le nouveau parti populaire."

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"Herbet Kickl. Un, qui parle notre langue. Voter FPÖ. Le parti social-patriotique."

 

Dans le passé :

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"HC Strache : Le seul, qui parle notre langue. L'allemand est un devoir pour les migrants. L'allemand d'abord, ensuite l'école. Arrêter l'immigration illégale."

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Jörg Haider : "Un, qui parle notre langue. Simplement humain. FPÖ."

 

Ouvrage de Lionel Baland sur Jörg Haider (Quelques exemplaires sont encore disponibles) :

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(https://editions-cimes.fr/search?controller=search&or...)

 

Reportage sur Jörg Haider réalisé par Nicolas de Lamberterie pour TVLibertés et réalisé sur la base de l'ouvrage de Lionel Baland « Jörg Haider, le phénix » :


Affiches du FPÖ pour les élections législatives.

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Autriche. Affiches du FPÖ pour les élections législatives du dimanche 29 septembre 2019 :

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"Norbert Hofer. Juste. Social. Fidèle à la patrie. Poursuivre la coalition pour notre patrie. Voter FPÖ." et "Herbert Kickl. Avec sécurité pour l'Autriche. Poursuivre la coalition pour notre patrie. Voter FPÖ. "

Le nouveau groupe des élus de l'AfD au Parlement de Saxe.

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Allemagne. Saxe. Le nouveau groupe des élus de l'AfD au Parlement de Saxe :

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Pour l'ÖVP, l'interdiction des identitaires est une condition pour une coalition avec le FPÖ.

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Autriche. Alors que les sociaux-chrétiens de l’ÖVP exigent la dissolution des Identitaires, les patriotes du FPÖ estiment que cette idée relève de la dictature mentale. L’ÖVP prétend que cette interdiction, qui ne sera pas votée avant les élections, sera une condition sacro-sainte pour la formation d’une future majorité.

Ce mardi 10 septembre 2019, le chef de file de l’ÖVP Sebastian Kurz a présenté le « paquet sécurité » du programme de l’ÖVP : moins de prestations sociales pour les migrants, sanctions pour les parents des élèves qui ne suivent pas les cours, limitation de l’immigration, cours d’instruction civique. Des idées proches de celles du FPÖ.

"Migrants, le pacte européen de Conte."

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Italie. Revue de presse.

Le vote de confiance obtenu hier par gouvernement au Sénat (par 169 voix contre 133) fait les gros titres des médias transalpins. Les médias italiens soulignent notamment le revirement européen de l’exécutif et la nomination de l’ancien Président du Conseil P. Gentiloni au poste de Commissaire pour les affaires économiques : « Oui au gouvernement, négociations avec l’UE » - ‘’Aujourd’hui Conte rencontre von der Leyen pour demander plus de flexibilité’’ (Corriere della Sera), « L’heure est à la refonte de l’Europe, voire aussi de l’Italie » - ‘’Le jour des deux gouvernements’’ (La Repubblica), « Migrants, le pacte européen de Conte » - ‘’Entente avec la France et l’Allemagne sur les relocalisations’’ (La Stampa), « Confiance froide, Conte au banc d’essai de l’UE » - ‘’Feu vert au Sénat, querelle Conte-Salvini. Aujourd’hui mission bruxelloise sur le budget’’ (Il Messaggero).

Il Sole 24 Ore titre sur la visite du Président de la République à Rome, le 18 septembre et indique, en page intérieure, que cette visite comprendra une rencontre avec Conte mais également avec S. Mattarella : « Italie-France, coup d’envoi à la nouvelle ère. Macron chez Conte » (Sole 24 Ore).

Journaux télévisés : Le vote de confiance obtenu au Sénat par le gouvernement Conte II,  la nomination de P. Gentiloni à Commissaire européen et l’anniversaire du 11 septembre 2001 font l’ouverture des JT, ce matin.

ARTICLE Corriere della Sera D. Martirano « Duel Conte-Salvini au Sénat, confiance avec 169 voix » : « Le professeur Conte, côtoyé par L. Di Maio (Affaires étrangères) et L. Lamorgese (Intérieur) obtient le feu vert au Sénat avec deux voix d’écart en moins par rapport au gouvernement Conte I. A remarquer l’absence de 5 sénateurs de Forza Italia, dont D. Conzatti qui reconnait ‘’j’ai entamé une réflexion politique...’’. A noter aussi l’absence pour maladie de G. Napolitano (qui avait annoncé son vote favorable) et de deux sénateurs de la majorité, l’un du PD, l’autre du M5S, ainsi que l’abstention des trois sénateurs du Sud-Tirol qui ont assuré vouloir voter au cas par cas les propositions du gouvernement. La proposition de réduire le nombre de parlementaires a été reportée à octobre ».

ARTICLE Messaggero, E. Pucci « La majorité avec deux votes de moins que le gouvernement M5S-Ligue. Chasse aux ‘’responsables de Forza Italia’’ pour la loi de finances » : « A la fin, au Sénat, le gouvernement PD-M5S a eu 169 voix (2 de moins que le précédent gouvernement en 2018). C’est satisfaisant mais pas rassurant. Sur la loi de finances, Di Maio a dit qu’il accepterait l’aide de Forza Italia. Le PD comme le M5S parient sur l’implosion du parti de Silvio Berlusconi : certains pourraient passer à la Ligue, d’autres avec Toti.  Mais ceux qui ne veulent plus entendre parler de Salvini, pourraient s’allier avec la majorité, sur la loi de finances et la loi électorale ».

ARTICLE La Repubblica. A. Cuzzocrea « Di Maio : l’ascension prodigieuse du caméléon 5 Etoiles maintenant aux Affaires Etrangères » : « Revenu après des défaites cuisantes, le caméléon a devant lui un challenge qui n’est pas des moindres : se mettre dans la condition de rencontrer le ministre des affaires étrangères russe Lavrov (quelqu’un qui par exemple a été au Sri Lanka et a appris le cinghalais) ou le Secrétaire d’Etat américain Pompeo (qui a été chef de la CIA) en faisant oublier un CV parsemé d’impairs sur le front international. Avant toute chose, il devra renouer avec la France d’Emmanuel Macron, le pays qui a été le plus frappé par ses propos de campagne électorale comme ceux, jamais oubliés, sur le franc colonial considéré comme la source de toutes les migrations ».

ARTICLE Fatto Quotidiano L. De Carolis « La Farnesina pour ne pas se laisser écraser, les plans de Di Maio aux Affaires Etrangères » : « Le chef politique 5 Etoiles qui n’est plus vice-président du Conseil doit rester au centre du jeu, tenter d’être protagoniste ou du moins être déterminant afin de ne pas se faire effacer par G. Conte qui, lui, veut faire de la politique. Raison pour laquelle Di Maio veut être un ministre des Affaires étrangères actif sur plusieurs fronts. Il veut éviter que les navires pleins de migrants n’arrivent en Italie, comme on l’explique au Mouvement. Aussi pour ne pas laisser de l’espace à Salvini. Di Maio entend réduire la voix de Salvini en renouant, à moyen terme, les liens avec les Etats-Unis sur la Libye. Des sources qualifiées nous parlent d’un ‘’péché originel’’ : ne pas avoir prévenu Washington de l’accord commercial avec la Chine. Raison pour laquelle Di Maio prendra toute les compétences sur le commerce actuellement dans les mains du ministère de l’Economie. Il a l’intention de renouer définitivement avec la France, là où il est encore vu comme celui qui négociait avec les gilets jaunes. Or, pour travailler sur la Libye, une trêve s’impose. Conte le sait très bien et le 18 septembre il rencontrera à Rome le président français. Il n’est pas encore clair si Di Maio sera lui aussi présent ».

ARTICLE Corriere della Sera M. Galluzzo « Conte redémarre depuis Bruxelles et demandera plus de flexibilité » : « Le président du Conseil se présentera aujourd’hui à Bruxelles pour rencontrer la nouvelle présidente de la Commission, ainsi que le nouveau président du Parlement européen et le Président désigné du Conseil européen. La première visite que recevra le ‘’nouveau’’ Conte sera celle du 18 septembre à Rome avec le Président français E. Macron. Ce sera sous le signe du changement, l’Italie souhaitant revenir dans les mécanismes institutionnels de l’UE. La toute récente nomination de P. Gentiloni à Commissaire aux Affaires économiques est sans doute un succès dont Conte peut se vanter au niveau international : un pivot d’une relation avec la nouvelle présidente de la Commission qui ne pouvait pas être davantage fructueuse. Les premiers échanges bruxellois de Conte ne se limiteront pas aux aspects économiques mais aussi à ceux migratoires, à partir de la réforme de Dublin ».

ANALYSE La Repubblica. A. Bonanni « Ursula sera l’arbitre de nos comptes » : « L’Italie a obtenu le portefeuille des affaires économiques, un objectif pour lequel elle s’est beaucoup dépensée. Mais est-ce là une vraie victoire ? La réponse dépend des relations entre les motivations de Gentiloni, qui a fortement voulu ce poste, et la présidente de la Commission. Gentiloni, fort d’un CV de très haut niveau. Il a fait son choix. Les affaires économiques. Un signal qui veut faire comprendre au monde que l’Europe et les marchés ont retrouvé la confiance à l’égard d’une Italie post-Salvini. Quant à favoriser la révision du pacte de Stabilité de manière expansive, qui est présent dans le programme du gouvernement Conte et fait partie des souhaits du Président Mattarella, il faudra voir. Au-dessus de Gentiloni, von der Leyen a voulu nommer un représentant du Nord partisan de la rigueur, Dombrovski. Ce qui freinera les enthousiasmes italiens. Du coup, ce sera justement von der Leyen le vrai arbitre de ce match et qui pilotera la réflexion sur la révision du Pacte de stabilité, une fois que Berlin et Paris auront trouvé un point d’équilibre ».

EDITORIAL Il Messaggero, P. Balduzzi « L’occasion croissance en compagnie du faucon » : « Nous pourrions dire en résumé que si l’Italie souhaitait une influence majeure et du pouvoir au sein des institutions européennes, elle l’a obtenue. Et c’est paradoxalement grâce à la sortie de scène de la Ligue. En une demi-saison, notre pays garde la présidence du Parlement européen, et reçoit l’appui de diverses et influentes chancelleries, suite à la proposition de Mattarella de revoir les règles du pacte de stabilité. Et elle occupe même la délicate et stratégique position des Affaires économiques au sein de la nouvelle Commission. Mais espérons que ce tapis rouge qui nous est déroulé sur le papier ne soir pas demain une façon de nous lier les mains avec le vieux rigorisme de certains pays d’Europe du nord, en nous reprochant le manque de vertu en matière de dette publique. Toute référence au rôle fort, pour ne pas dire d’hégémonie, du faucon Dombrovskis, est voulue. Raison de plus pour ne pas louper l’occasion – sans doute la dernière – qui nous est donnée  ».

ENTRETIEN, Vincenzo Amendola, ministre pour les Affaires européennes, Stampa, « Il faut changer Dublin et créer des couloirs humanitaires » : « Le gouvernement ne naît pas de la volonté de gouvernements étrangers, c’est ridicule. Il faut accélérer les investissements pour la croissance et le changement environnemental. Il faut un engagement pour changer le Traité de Dublin et il faut de nouveaux instruments pour l’immigration, comme les couloirs humanitaires. En Italie, l’euroscepticisme est réel, je ne le nie pas, dans certaines tranches populaires, mais nous devons être conscients que pour défendre l’intérêt national nous n’avons pas d’alternative au processus d’intégration. Nous sommes à mi-chemin : les souverainistes voudraient revenir en arrière, à nous de démontrer, en le complétant, que nous pouvons revenir dans une dynamique de croissance ».

ARTICLE Corriere della Sera S. Montefiori « Des pouvoirs importants à Goulard, du marché à l’industrie » : « La Française Sylvie Goulard obtient un portefeuille-clé, aux dimensions inédites, et elle voit récompensée sa carrière d’ ‘’Européenne passionnée et convaincue’’, comme l’a souligné von der Leyen. Goulard, qui a soutenu Macron dès la première heure, a un CV qui a peu de rivaux en Europe. Elle parle couramment l’allemand, l’anglais et l’italien ». 

EDITORIAL, Maurizio Molinari, directeur Stampa, « Défi commun pour Rome et Bruxelles » : « La coïncidence de calendrier entre la naissance de la nouvelle Commission européennes et celle du gouvernement Conte II offre l’occasion de répondre sur plusieurs fronts au défi du populisme qui est actif en Europe depuis le référendum sur le Brexit de 2016. Ursula von der Leyen et le nouvel exécutif italien ont trois éléments en commun : la genèse politique, les contenus du programme, et enfin, un facteur de convergence crucial : von der Leyen comme Conte sont conscients que la vague de protestation de la classe moyenne est très élevée, que le risque d’échouer est important. Si cela se produisait, populistes et souverainistes pourraient facilement imposer une avalanche à Rome comme à Bruxelles ».

ENCADRE, Messaggero, « Dégel avec Paris : Macron à Rome le 18 pour un Sommet » : « Emmanuel Macron sera à Rome vers la moitié de la semaine prochaine pour marquer la nouvelle phase des rapports entre les deux pays après la crise des mois derniers. La date n’a pas été fixée officiellement, mais Macron devrait voir Conte le 18 ».

COULISSES, Stampa, F. Grignetti « Migrants, pacte avec France et Allemagne : ‘’débarquements dans les ports sûrs et relocalisation’’ – 23/09 : la signature. Premier accueil en Italie et à Malte, puis redistribution en Europe. Les deux pays en prendront chacun 25%» : « Le 23 septembre, à Malte, les quatre ministres de l’Intérieur de l’Italie, Malte, la France et l’Allemagne, se rencontreront pour présenter le ‘’Temporary predictive riallocation programm’’, dont G. Conte parlera aujourd’hui à Bruxelles avec U. von der Leyen. Quinze jours après, à la réunion des ministres de l’Intérieur et de la Justice au Luxembourg, on espère que de nombreuses autres adhésions aient lieu pour partir sérieusement avec un élan européiste ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Viktor Orban reçoit le président du FPÖ Norbert Hofer.

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Hongrie et Autriche. Le Premier-ministre démocrate-chrétien hongrois Viktor Orban a rencontré, ce mardi 10 septembre 2019 à Budapest, le président du parti patriotique d'Autriche FPÖ Norbert Hofer. Bien que ne désirant pas s’immiscer dans la campagne électorale autrichienne, Viktor Orban a loué le travail du FPÖ au sein du précédent gouvernement et les bonnes relations que ce dernier a entretenu avec le gouvernement hongrois.

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Viktor Orban et Norbert Hofer

10/09/2019

Interview du "baron bleu" Norbert van Handel, candidat du FPÖ, par Lionel Baland.

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Autriche. Interview du « baron bleu » Norbert van Handel, candidat sur les listes du FPÖ pour les élections législatives :

http://eurolibertes.com/politique/baron-bleu-candidat-lis...

Le Sénat vote la confiance au gouvernement M5S-Parti Démocrate.

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Italie. Après la Chambre des députés, le Sénat a voté la confiance au gouvernement M5S-Parti Démocrate Conte II.

Norvège : recul du Parti du Progrès lors des élections des conseils de comtés.

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Norvège. Lors des élections des conseils de comtés du lundi 9 septembre 2019, le Parti du Progrès obtient 8,6 %, soit - 1,6 points par rapport à 2015 : https://valgresultat.no/?type=fy&year=2019

Norvège : recul du Parti du Progrès lors des élections municipales.

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Norvège. Lors des élections municipales du lundi 9 septembre 2019, le Parti du Progrès obtient 8,2 %, soit - 1,2 points par rapport à 2015 : https://valgresultat.no/

Herbert Kickl exige que les demandeurs d’asile nettoient eux-mêmes leur hébergement.

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Autriche. L’ancien ministre de l‘Intérieur FPÖ Herbert Kickl déclare que, s’il était toujours à ce poste, il aurait mis son veto au retour d’enfants de combattants de l’État islamique.

De plus, Kickl exige que les demandeurs d’asile nettoient eux-mêmes leur hébergement.

100 ans du Traité de Saint-Germain-en-Laye.

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Italie. Tyrol du Sud/Haut-Adige. Süd-Tiroler Freiheit dénonce, à l’occasion des cent ans du Traité de Saint-Germain-en-Laye qui a séparé le Tyrol en deux, le fait qu’une partie de celui-ci se trouve toujours en Italie.

Vote de confiance obtenu par le gouvernement à la Chambre. Salvini et Meloni dans la rue.

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Italie. Revue de presse.

Le vote de confiance obtenu par le gouvernement Conte II à la Chambre des députés -par 343 voix contre 263- fait les gros titres des médias transalpins. Les médias italiens soulignent le succès de G. Conte avant le vote au Sénat aujourd’hui mais relèvent un « climat de conflit » (Stampa) entre la majorité et l’opposition après les contestations dont a fait l’objet le Président du Conseil au sein de l’hémicycle et les manifestations de l’extrême-droite italienne : « Confiance à Conte, accrochages à la Chambre » - ‘’Le Président du Conseil : réformes et langage approprié. L’opposition réclame les élections. Gentiloni vers les affaires économiques de l’UE’’ (Corriere della Sera), « La colère noire contre le Conte bis » - ‘’Duel entre Conte et la Ligue. Les fascistes manifestent à Rome’’ (La Repubblica), « La Chambre et la rue, défi entre deux Italies » (La Stampa), « Confiance à Conte » - ‘’La réforme des retraites anticipées supprimée d’ici un an’’ (Sole 24 Ore), « Conte redémarre, querelle avec la Ligue » - ‘’Le défi du Président du Conseil : maintenant les réformes’’ (Il Messaggero).

Journaux télévisés : Le vote de confiance obtenu à la Chambre par le gouvernement Conte II et la fermeture du parlement britannique font l’ouverture des JT, ce matin.

Réseaux sociaux Sur Twitter, outre l’habituel hashtag du jour #10settembre (10 septembre, sur des thèmes très variés), à signaler aussi #Senato (#Sénat, en référence au vote de confiance qui a lieu aujourd’hui à la Chambre haute).

 ARTICLE Corriere della Sera D. Martirano « Conte obtient la confiance de la Chambre, aujourd’hui le test du Sénat » : « Trente-huit jours après l’arrêt imposé le 8 août dernier par M. Salvini au gouvernement M5S-Ligue (Conte I), la Chambre a accordé la confiance au gouvernement M5S-PD-LeU (Conte II) qui a vu hier le soutien également, de trois députés de +Europa et d’une partie du groupe mixte. 343 voix pour. 263 contre. Aujourd’hui, réplique au Sénat où la majorité a une marge plus étroite mais devrait toutefois l’emporter. Le climat pourrait être encore plus chaud par rapport à hier, une intervention de Salvini étant prévue (20 minutes) à laquelle suivra la réplique de Conte. Quant au match sur les secrétaires d’Etat, le PD a sa liste déjà prête. Le M5S se prononcera uniquement mercredi. On en reparlera la semaine prochaine ».

ARTICLE La Repubblica A. Cuzzocrea « Les querelles des 5 Etoiles pèseront sur le vote au Sénat » : « Au Sénat, il faudra obtenir 161 voix. A ce stade, Conte peut compter sur 169 sénateurs. Toutefois, la tension demeure haute en raison de la distribution des postes de secrétaires d’Etat. Sur ce point, le match est encore ouvert. A commencer par le Palais Chigi, où le duel entre le président du Conseil Conte et le leader politique du M5S, L. Di Maio est tout sauf terminé. Dimanche, Conte aurait cédé sur Chieppa : impossible de nommer l’actuel secrétaire général du Palais Chigi à la place de Giorgetti. Di Maio fait pression pour y mettre son fidèle R. Fraccaro. Conte a fait tout son possible pour maintenir Chieppa mais ce dernier aurait lui-même renoncé, refusant que la querelle interne des 5 Etoiles se joue sur sa tête

ARTICLE Corriere della Sera A. Cazzullo « Les épreuves de Conte en tant que leader, métamorphose d’un avocat » : « Si 15 mois auparavant Conte s’était défini comme ‘’avocat du peuple’’ mais apparaissait plutôt comme le notaire d’un contrat impossible, hier il s’est présenté comme un leader politique. Sous-estimé aux débuts, il semblait destiné à être mis aux cordes par Salvini et Di Maio. En revanche, c’est lui qui, jouant avec le soutien de Bruxelles, Berlin et Washington, a fini par mettre les deux leaders dans sa poche. Il est logique que le Conte « antisalvinien » est destiné à devenir le point de repère commun des partis qui le soutiennent. Ce que Conte ne dit pas est que le match décisif se jouera en Europe. Il demandera à la nouvelle Commission de la flexibilité et la relance des investissements publics. La meilleure réponse à Salvini ne sera pas la réduction du nombre des parlementaires mais le rebond de l’économie, même celle du Nord qui se sent sous-représenté ».

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « L’abandon du souverainisme qui donne le vent en poupe à Gentiloni » : « Un discours très long, qui pourrait avoir battu plusieurs records, avec une liste articulée des choses à faire, certaines évidentes, d’autres plus proches de la sensibilité des 5 Etoiles, d’autres plus floues. Difficile d’y trouver un noyau politique stable à part celui de l’abandon du souverainisme. En effet, Conte a cherché l’affrontement direct contre Salvini. Il lui a non seulement reproché d’avoir provoqué la crise mais il a aussi marqué la discontinuité de son nouveau gouvernement sur des thématiques européennes. Du coup, l’opposition a exprimé, dans la rue et dans l’Hémicycle, un sentiment qui était surtout de frustration. Et si les affaires économiques vont effectivement à Gentiloni, cela représenterait une victoire du gouvernement Conte II ».

EDITORIAL La Stampa, M. Sorgi « Une dangereuse atmosphère de conflit » : « A la Chambre, tandis que les protestations montaient à l’extérieur, avec Salvini en nage faisant des selfies, Conte a porté un discours de renversement des choses. Sur le front européen, pro-atlantique, mais aussi par l’attention accordée aux inégalités générales de la globalisation, et sur l’immigration, la fiscalité etc. Bien que Conte y ait mis toute son énergie, le programme illustré point par point n’échappe pas àce constat : il s’agit d’une liste de choses à faire. S’il avait mieux précisé ses propositions, il serait apparu plus convaincant. »

ARTICLE Corriere della Sera M. E. Fiaschetti « Conte : ‘’Rome aura un statut de capitale’’ » : « Dans son discours devant la Chambre pour obtenir la confiance, le Président du Conseil a promis un nouvel engagement pour reporter la Capitale au centre de l’agenda politique. ‘’Le statut de la Capitale devrait être revu de manière profonde pour qu’il soit plus adéquat au rôle que la ville a en tant que siège des plus importantes institutions de la République’’. La maire de Rome, V. Raggi (M5S) s’en réjouit publiquement par le biais d’un tweet ».

ARTICLE La Repubblica C. Lopapa « Le blitz de Salvini dans la rue, entre saluts fascistes et têtes rasées » : « Des têtes rasées, tatouages celtiques et drapeau du tricolore. Pas d’étendard de partis politiques mais un slogan à caractères énormes ‘’voleur de souveraineté’’, écrit en style gothique, cher à la droite romaine. Des milliers se rassemblent, des gens communs, des retraités, environ 30 000 selon les organisateurs. Il n’y a pas beaucoup de place devant Montecitorio mais l’effet du siège a été atteint. Salvini se présente. Il ne montre aucun enthousiasme. Il ne voulait pas y participer puis il a changé d’avis à la dernière minute, dans le sillage de Giorgia Meloni. Du jamais vu. Le léghiste embrasse la cheffe de Fratelli d’Italia, l’alliée jamais aimée, qui le salue avec un sarcastique ‘’bienvenu à l’ami Matteo’’. Pour l’ancien ministre de l’Intérieur la traversée du désert ne fait que commencer. Il prend la parole ‘’là-dedans, il y a le régime qui est en train de tomber et qui fait comme Marie Antoinette en France. Saluons la vraie Italie qui est dans la rue’’. On aperçoit le n°2 de la Ligue Giorgetti, qui dit ‘’pauvre Matteo, c’était le seul qui voulait aller de l’avant alors que nous tous lui disions de rompre’’. Les propos de Berlusconi sont plus durs : ‘’dans le passé, on aurait dit que Salvini et Meloni sont en dehors du périmètre institutionnel. Ils devraient être mis à la porte. Celui-là (Salvini) n’est pas en train de travailler pour une nouvelle majorité de centre droit’’ ».

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Matteo Salvini et Giorgia Meloni

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ARTICLE La Repubblica A. D’Argenio « Commission Européenne, Gentiloni vers les affaires économiques » : « Paolo Gentiloni sera commissaire européen aux affaires économiques. Grâce à la force et à l’habilité de l’ancien président du Conseil et du PD, l’Italie endettée entre à Bruxelles dans les bureaux où sont contrôlés les comptes publics des pays de la zone euro. C’est le dernier revers européen à Salvini, qui aurait eu du mal à présenter un candidat léghiste. Dans sa course à obstacles, Gentiloni a obtenu non seulement le soutien des Premiers ministres socialistes Sanchez et Costa mais aussi celui de Macron et de Merkel. Par conséquent, l’opposition féroce de la Hollande, la Finlande, l’Autriche et des pays de Visegrad, les pays partisans de la rigueur, n’ont pas réussi à bloquer Gentiloni. Toutefois, une fois encaissé le succès politique et médiatique, ce ne sera pas facile pour lui : il devra se défendre de l’accusation de favoritisme au moment où il devra juger les comptes italiens ou des autres pays en difficulté sans tomber dans le piège de se montrer plus dur que les durs. Par ailleurs, il devra être en mesure de négocier toutes ses décisions avec le partisan de la rigueur Dombrovskis, qui restera vice-président pour l’euro (poste que Gentiloni aurait renoncé pour avoir celui aux affaires économiques) et qui est par conséquent hiérarchiquement au-dessus de lui. Gentiloni pourra adopter la même tactique de Moscovici : compter sur le soutien de von der Leyen comme le Français avait fait avec Juncker. La Française Goulard obtiendra le poste d’industrie et de défense, pour lancer la coopération chère à Paris ».

ARTICLE Il Messaggero, C. Mangani « Migrants, les ports restent fermés. Le Palais Chigi attend l’Europe » : « D’un côté la négociation avec l’Europe, de l’autre la gestion des flux en Italie. Le gouvernement Conte bis cherche le soutien de Bruxelles. La volonté d’ouverture est là mais concrètement ? Conte veut demander de dépasser Dublin et de retourner à un système de quotas pour une gestion partagée. Il faut, pour éviter que chaque secours en mer ne se transforme en urgence, que les gouvernements européens interviennent en se partageant les devoirs. Ce qui se dit à Bruxelles, c’est que l’hypothèse de recréer la ‘’coalition des états de bonne volonté’’, composée de dix états environ, comme suggéré par le Président Macron, revient sur le tapis. A Bruxelles, Conte verra d’abord Juncker, puis von der Leyen. Le palais Chigi insistera pour l’intensification des corridors humanitaires européens, que Conte a largement cité dans son discours hier. »

EDITORIAL Il Messaggero, A. Ciampi « La douceur ne suffit pas. Le pays a besoin d’une secousse » : « Pour résumer, en écoutant le discours de Conte hier à la Chambre, l’impression est qu’il cultive l’ambition rénovatrice d’E. Macron, qui est son phare idéologique. C’est une évidence surtout quand il parle de saison humaniste qui va s’ouvrir ou de la nécessité de dépasser les vieilles catégories politiques, ou encore, quand il fait de l’œil aux « techno-bureaucraties ». Cependant, il n’a pas la même force de projets que le Président français, et surtout la même légitimité politico-électorale. Le temps pourrait réserver des surprises, surtout si l’opposition devait choisir la voie stérile de la manifestation comme seule stratégie politique. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

09/09/2019

Procès contre Geert Wilders : interventions de haut-fonctionnaires auprès du parquet.

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Pays-Bas. Selon RTLNieuws, des éléments montrent, une nouvelle fois, que des interventions de hauts-fonctionnaires du ministère de la Justice - dont le ministre de l’époque était un libéral de droite (VVD) - ont eu lieu auprès du parquet dans le cadre des poursuites intentées contre le dirigeant du PVV Geert Wilders, à la suite de sa déclaration à propos des Marocains.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2018/12/02/pro...)

(https://www.yabiladi.com/articles/details/82703/incitatio...)

Nouvelle attaque incendiaire contre un local du FPÖ.

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Autriche. Le local du FPÖ à Feldbach en Styrie a subi une attaque incendiaire le 8 et 9 septembre 2019 à 0h20. Les dégâts se montent à 1.000 euros.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/08/12/bas...)

Norvège : les enfants de migrants plus criminogènes que leurs parents.

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Norvège. Une étude récente conduite par Statistic Norway révèle que les enfants de migrants commentent plus de délits que leurs parents - alors que ceux-ci sont déjà surreprésentés dans la délinquance -, ce qui montre que l’intégration est une chimère.

L’étude indique que les hommes ayant entre 15 et 35 ans nés norvégiens et issus d’une famille somalienne sont 4,6 fois plus à même de commettre un délit violent. Pour ceux d’origine irakienne, il s’agit de 4 fois plus. Le nombre est de 3,2 chez les Norvégiens d’origine marocaine, de 2,8 chez les Norvégiens turcs et de 2,4 chez les Norvégiens pakistanais.

Les patriotes du Parti du Progrès estiment que cela montre que l’intégration ne se réalise pas automatiquement au fil du temps et que le gouvernement doit prendre des mesures appropriées.

"Migrants, le premier test de Conte."

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Italie. Revue de presse.

Le vote de confiance à la Chambre des députés fait les gros titres des médias transalpins. La presse relève les points principaux du programme gouvernemental que G. Conte présentera aux Députés, notamment la question migratoire et la croissance économique : « Migrants, les nouvelles règles » - ‘’Rome négocie avec l’Europe. Ouverture de Paris. Conte : ‘’réformes et croissance’’ (Corrire della Sera), « Conte : ‘’ce sera un gouvernement constituant’’ » (La Repubblica), « Migrants, le premier test de Conte » (La Stampa), « Plan pour les migrants, ouverture de la France » - ‘’Paris offre un axe à l’Italie. Conte devant la Chambre pour la confiance’’ (Il Messaggero), « ‘’Et maintenant silence et au travail’’ » - ‘’Haut-là de Conte aux éventuelles ingérences des ministres’’ (Fatto Quotidiano).

Réseaux sociaux Sur Twitter, outre l’habituel hashtag du jour #9settembre (9 septembre, sur des thèmes très variés), à signaler aussi #PapeeteInPiazza (en référence à la décision de M. Salvini de soutenir la manifestation organisée à Rome par Fratelli d’Italia pour protester contre l’installation du nouveau gouvernement, avec une approche ironique puisque la dernière manifestation publique de Salvini remontait à août dernier, devant un restaurant sur la plage, le Papeete).

ARTICLE La Repubblica A. Greco « Le dégel du patronat Confindustria : non à la flexibilité. Que l’UE finance les chantiers » : « Selon le président de Confindustria, Vincenzo Boccia ‘’la première chose est de ne pas aller à Bruxelles pour demander davantage de déficit. Demandons plutôt des fonds pour un grand plan pour les infrastructures’’. Au Forum Ambrosetti de Cernobbio, Boccia, comme presque tous les invités, a salué le tournant européen du gouvernement Conte 2 »

COMMENTAIRE La Repubblica I. Diamanti « L’antisalvinisme qui relance Salvini » : « Il n’est pas dit que Salvini soit pris de court par la sortie du gouvernement et le passage dans l’opposition. Certes, il aurait préféré des élections anticipées, vu le climat de l’opinion publique. Toutefois, rester au gouvernement lui aurait fait payer un prix plus élevé et aurait également apporté des risques majeurs : le prix que les familles et les entreprises devront affronter pour le coût de la prochaine loi de finances. Maintenant il a les mains libres et il pourra jouer au tribun du peuple contre le pouvoir qui demande des sacrifices aux citoyens. Par ailleurs, l’opposition est ce que Salvini connaît le mieux : il a fait cela même au sein du gouvernement. Cette condition pourrait alimenter un climat qui pourrait le favoriser. La vraie et seule base commune entre les partis du nouveau gouvernement semble l’opposition à Salvini. Or, l’antisalvinisme pourrait provoquer des effets imprévisibles : lui donner de la légitimité et de la visibilité. Bref, les nouveaux alliés ont plutôt intérêt à trouver les bonnes raisons du dialogue et de l’entente, sur le plan économique, social et sur l’Europe. Et se taire sur Salvini ».

ARTICLE Il Messaggero F. Pierantozzi « Migrants, Paris offre à l’Italie un axe dans l’UE » : « Sept mois après le post Facebook du vice-président du Conseil Di Maio du gouvernement Conte 1 pour commenter sa rencontre avec des représentants (et pas les plus modérés) des gilets jaunes, le ‘’vent du changement’’ traverse cette fois-ci vraiment les Alpes mais de l’autre côté. Le ministre des Affaires Etrangères n’a plus l’intention de rencontrer des personnages plus ou moins subversifs mais son homologue français, Le Drian. Sept mois auparavant, ce « vent du changement » avait provoqué le rappel de l’Ambassadeur et la crise la plus grave entre l’Italie et la France depuis l’après-guerre. Maintenant, il devrait apporter des relations « plus constructives » qui ont déjà un pilier : une politique « partagée » sur les migrants. Après les mots d’amitié prononcés à Cernobbio par le ministre de l’Economie Le Maire (« le nouveau gouvernement est une occasion unique pour donner un nouvel élan aux relations franco-italiennes dans le domaine économique et financier »), c’est le chef de la diplomatie française qui prononce des mots de rapprochement : « le nouveau gouvernement semble davantage ouvert à avoir avec la France des relations positives, davantage ouvert à mettre en acte des politiques partagées sur les migrants : nous sommes prêts à en parler. J’ai écrit à Di Maio en exprimant ma disponibilité ». La lettre est déjà arrivée à la Farnesina et Di Maio a déjà exprimé « sa volonté de rencontrer au plus vite » son collègue pour discuter « de manière positive et constructive des défis communs au niveau européen et international ». Le Drian considère comme étant un «un bon signe » la nomination de Gentiloni comme commissaire européen pour l’Italie. Le ministre français considère qu’il s’agit d’une « nouvelle donne » : « nous ne sommes plus dans la phase des insultes. Maintenant nous avons la volonté d’agir ensemble au sein de l’UE ». Il faudra entretemps fixer la date et le lieu de la rencontre entre Le Drian et Di Maio. Le prochain rendez-vous diplomatique devrait être la réunion bilatérale Italie-France. La dernière rencontre date de septembre 2017 à Lyon entre E. Macron et P. Gentiloni. Il fut alors décidé que les deux pays signeraient un traité de coopération, le Traité du Quirinal. Les techniciens des deux pays ont commencé à y travailler mais pour le moment il est resté dans les tiroirs ».

ARTICLE La Repubblica A. Ginori « Paris, détente avec Di Maio, pardonné pour les gilets jaunes » : « Après être venu pour soutenir les gilets jaunes, Luigi Di Maio retournera en France en tant que ministre des Affaires Etrangères. Les contacts bilatéraux avec son homologue français sont déjà là et une rencontre est prévue d’ici là. Le Drian à décider de tendre la main à son collègue, souhaitant « des relations plus constructives ». On tourne la page donc, du moins du côté français où l’intention de collaborer avec le nouvel exécutif est claire. Depuis l’Elysée, la ligne dictée par le Président est la nécessité de renouer les relations avec Rome après une année de crises répétées. Un des premiers effets de cette détente devrait reposer sur un accord pour la répartition des réfugiés qui débarquent en Italie. Macron propose depuis longtemps un « mécanisme de solidarité » afin de soulager le poids des flux vers l’Italie avec la redistribution dans une dizaine de pays européens volontaires. Cette proposition, boycottée par Salvini, pourrait voir le jour puisque Conte a intérêt à calmer un climat d’urgence constante sur les débarquements ».

COULISSES La Stampa, F. Grignetti « La ligne des ports fermés bloquée, l’Italie met ses espoirs dans l’Europe » : « Le nouveau sauvetage, effectué par Ocean Viking, représente le baptême du feu pour le nouveau gouvernement et le nouveau ministre de l’Intérieur, Luciana Lamorgese. Elle se retrouvera sous le feu des polémiques souverainistes dès qu’elle donnera son feu vert au débarquement. M. Salvini l’a promis hier encore : « A Rome nous ferons opposition s’ils tentent de rouvrir les ports ». La vérité est qu’avec son départ du Viminal, la guerre aux ONG et la rhétorique des ports fermés est finie. Et même ses décrets Sécurité devraient mal finir. De très fortes pressions de l’Eglise se font sentir sur Conte et des dirigeants catholiques du gouvernement. Mais même avant toute révision des lois, il semble improbable que Lamorgese (Intérieur), Guerini (Défense), De Micheli (Infrastructures), signent ensemble une interdiction d’entrée d’un navire humanitaire dans les eaux territoriales. Le gouvernement espère que des nouveautés arrivent d’Europe. Les mots du ministre français Le Drian, qui hier a souhaité des « rapports plus constructifs » sont apparus comme un soutien, vu que le nouveau gouvernement italien « apparaît plus déterminé à avoir des relations positives avec la France, plus ouvertes également à mettre en œuvre des politiques migratoires partagées ». C’est l’espoir italien : que sur la gestion de l’immigration un nouveau cours partagé avec les partenaires européens débute ».

COULISSES, La Stampa I. Lombardo « ‘’Miser sur l’Afrique et le Commerce extérieur’’ – Di Maio à la Farnesina ouvre une troisième voie » : « Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Di Maio, devra se débarrasser de sa sympathie pour Maduro, de son flirt avec les gilets jaunes, de ses réminiscences pro-russes. Faire oublier ses sorties sur le franc colonial, les légitimations du Hamas que le M5S donna il n’y a pas si longtemps. Et puis il y a la grande question chinoise. Certaines blessures sont déjà en train de se refermer : après la pire crise diplomatique de l’après-guerre avec Paris, son homologue français Jean-Yves Le Drian lui a envoyé une lettre et ils se verront bientôt. Pour compenser sa fragile préparation, il ne craint pas de se mettre dans les mains de collaborateurs comme America ou Rubei (ex porte-parole à la Défense), mais aussi ceux qui l’accueillent à la Farnesina : Di Stefano ou Belloni. »

RETROSCENA (coulisses) Il Messaggero M. Conti et V. Errante « Le dossier italien à Bruxelles : des ports ouverts mais la relocalisation avant le débarquement » : « Il s’agit d’un objectif ambitieux : un accord prévoyant la redistribution des migrants avant le débarquement dans tous les pays de premier abord. En échange, les ports resteront ouverts. Le dossier de Conte est l’énième tentative de modifier le Traité de Dublin. L’intention est d’y inclure non seulement les réfugiés politiques mais aussi les migrants économiques, de manière à partager avec les pays membres également la question épineuse des rapatriements. Outre l’Espagne et la Grèce, d’autres pays pourraient adhérer : la France et l’Allemagne, voire la Pologne et la Suède. Les espoirs de réussite ne sont pas très élevés, malgré le soutien de la France qui semble vouloir soutenir l’initiative italienne. Ces derniers jours plusieurs représentants du gouvernement français ont tendu la main à l’Italie. Mais il faudra aller dans le concret pour en vérifier la solidité ou voir s’il ne s’agit pas du « désir » habituel de la France de constituer, une fois avec l’Espagne, une autre fois avec l’Italie, le front pour contenir Berlin ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Tom Van Grieken se marie.

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Belgique. Flandre. Le président du Vlaams Belang Tom Van Grieken (32 ans) s’est marié avec Félice Palmen (27 ans).

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"Mariage en cercle intime. Tom Van Grieken en coalition pour la vie avec Félice."

L’ambassadeur de Hongrie en Allemagne proteste contre la propagande anti-hongroise de la chaîne de télévision publique allemande ZDF.

Hongrie et Allemagne. L’ambassadeur de Hongrie en Allemagne proteste contre la propagande anti-hongroise de la chaîne de télévision publique allemande ZDF lors de la diffusion d’un programme ce 4 septembre 2019 à propos de la crise des migrants de 2015. L’ambassadeur dénonce les informations fausses diffusées au sein de ce programme à propos de la Hongrie et de son chef de gouvernement Viktor Orban.

(https://vera-lengsfeld.de/2019/09/06/ungarischer-botschaf...)

Ursula Stenzel du FPÖ participe à une marche aux côtés des identitaires.

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Autriche. La participation d‘Ursula Stenzel du FPÖ à une marche aux côtés des identitaires, célébrant l’anniversaire de la fin du siège de Vienne en 1683 par les Ottomans, a entraîné la demande, par le Parti social-chrétien ÖVP, du retrait de cette dame de son poste au sein de l’exécutif de la ville et de l’État de Vienne. [Les postes au sein de ces exécutifs sont attribués proportionnellement aux résultats obtenus lors de l’élection du conseil municipal/Parlement de l’État de Vienne. Le FPÖ, qui n’est pas dans la majorité, dispose de postes au sein de l’exécutif, mais sans attribution(s).]

Ursula Stenzel, qui a pris la parole au cours de ce rassemblement, déclare qu’elle ne savait pas que cette marche était liée aux Identitaires.

Le secrétaire général du FPÖ Harald Vilimsky estime qu’Ursula Stenzel n’est pas proche des identitaires et met en avant le fait qu’elle est de confession juive.

Les sociaux-démocrates du SPÖ, les libéraux de NEOS, les écologistes dissidents de Jetzt et les écologistes des Grünen exigent l’exclusion de Stenzel du FPÖ et son retrait du poste au sein de l’exécutif de la ville et de l’État de Vienne.

Ursula Stenzel est convoquée ce lundi 9 septembre 2019 au FPÖ.

[Ursula Stenzel était autrefois une élus de l’ÖVP.]

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"Libération de Vienne 1683. Défense de l'Europe !"

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Ursula Stenzel