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29/03/2019

"La légitime défense devient loi."

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Italie. Revue de presse.

Les interrogations du Quirinal sur la commission d’enquête instituée à la suite de la banqueroute de certains instituts bancaires font les gros titres des médias transalpins : « Banques, les craintes du Quirinal » (Corriere della Sera), « Stop de Mattarella » - ‘’Doutes sur la loi instituant la commission’’ (La Repubblica), « Commission des banques, l’alerte du Quirinal » (La Stampa), « Commission des banques, le Quirinal freine » (Il Messaggero).

L’adoption définitive par le Sénat de la réforme de la légitime défense est aussi largement reprise : « Liberté de faire feu, Salvini exulte » - ‘’Les juges : inconstitutionnelle’’ (La Repubblica), « La légitime défense devient loi, la majorité perd des voix » (Il Messaggero), « La légitime défense, enfin » (Il Giornale).

Réseaux sociaux : Ils traitent principalement de la légitime défense et du congrès mondial de la famille à Vérone. Sur Twitter, le hashtag le plus utilisés est #LaFamiglia.

ARTICLE Corriere della Sera F. Fubini « Mattarella défend la Banque d’Italie » : « Le noyau du problème, selon le gouverneur de la Banque d’Italie, Ignazio Visco, n’est pas le choix sur l’économie ou le budget, ni les banques, ni la politique. Ce sont les institutions : leur indépendance et leurs relations. C’est ce qui a poussé ce dernier à se rendre au Quirinal pour parler à Mattarella. Cette même préoccupation avait poussé le chef de l’Etat à convoquer séparément, hier, les Présidents des deux Chambres. C’est la pleine autonomie des autorités monétaires et de vigilance, qui ne répondent pas aux gouvernements. C’est le principe qui gouverne aussi Bruxelles ou Francfort. Pour la même occasion, les nominations des dirigeants de la Banque d’Italie étaient elles aussi sur la table. C’est à la banque centrale italienne d’indiquer des profils, sans qu’il y ait d’interférences de la part du pouvoir politique. Les craintes du gouverneur se basent sur une expérience concrète : pendant deux mois, le Conseil des ministres a retoqué la candidature de Luigi Federico Signorini au directoire. Le gouvernement n’a pas droit de véto, mais il doit donner son avis (non contraignant) au Président de la République. C’est la paralysie. L’attention des marchés sur l’équilibre institutionnel et sur la séparation des pouvoirs commence par s’intensifier ».

ENTRETIEN de Luigi Di Maio, vice-président du Conseil : « ‘’ Décret pour les arnaqués, non à des reports, ceux qui ont les voix décident. Flat tax ? Il faut beaucoup d’argent ’’ » (La Repubblica) : « ‘ Le décret croissance doit être adopté d’ici lundi. Il existe une question de cohésion au sein du gouvernement, nous devons savoir si la Ligue est avec nous parce qu’il faut prendre une décision tout de suite sur la commission d’enquête sur les personnes « arnaquées » par les banques. Il ne s’agit pas de convaincre le ministre Tria (Indépendant), mais plutôt d’exprimer clairement la position de ceux qui ont des voix au Parlement. Nous demandons la signature depuis des semaines. La flat tax est un objectif du gouvernement mais elle coûte beaucoup plus cher que les deux milliards alloués pour la mini-Ires (impôt sur le revenu des sociétés). Il faut adopter le décret croissance rapidement pour débloquer les investissements et les lignes de crédit pour les entreprises, pour augmenter le PIB. J’ai été en mission aux Etats-Unis et j’ai expliqué à nos alliés américains que l’Italie avait fait la bonne chose en signant, en tant que premier pays du G7 le mémorandum avec la Chine, qui nous donnera la possibilité de récupérer du point de vue commercial. Et j’en ai eu la certitude quand j’ai vu Macron signer des accords avec Xi Jinping, pace que France et Allemagne exportent beaucoup plus que l’Italie. Nous voulons avoir des relations fructueuses avec les Etats-Unis, nous voulons rester dans l’OTAN et continuer dans l’harmonie qui existe déjà entre le président Trump et Giuseppe Conte. J’ai précisé aussi que notre gouvernement ne reconnaît pas Maduro et qu’il faut organiser des élections libres le plus vite possible. Les relations avec Alessandro Di Battista sont très bonnes et il n’y a aucun problème. Il a fait un choix de vie il y a un an et demi que je respecte mais il sera toujours le bienvenu ».

ARTICLE, Corriere della Sera G. Sarcina « Di Maio rencontre Bolton. Les doutes américains pour les choix sur la Chine et le Venezuela » : « Di Maio en est certain : ‘’l’administration Trump comprendra notre accord avec la Chine, qui n’a qu’une nature commerciale et qui n’aura pas de répercussions en terme de sécurité nationale’’. Toutefois, le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo a ouvertement dit être ‘’déçu par l’adhésion de l’Italie à la Route de la soie’’. Le conseiller pour la Sécurité, John Bolton, se serait limité à prendre acte des explications offertes par Di Maio. Les Etats-Unis sont toujours préoccupés et les réserves sur le mémorandum signé par l’Italie et la Chine demeurent. La Maison Blanche, le Département d’Etat et le Pentagone se réservent le droit de voir, dans les faits, les contremesures que l’Italie prendra pour assurer la sécurité du nouveau réseau 5G. Quant au Venezuela, les propos de Di Maio ‘’nous ne reconnaissons pas Maduro et nous sommes pour des élections immédiates’’ représentent trop peu pour les Etats-Unis, qui font pression sur le gouvernement M5S-Ligue pour qu’il soutienne de manière explicite Guaidò, comme l’ont déjà fait les principaux pays européens ».

ARTICLE, Il Sole 24 Ore, R. BARLAAM “Di Maio : nous favoriserons les négociations sur l’accord commercial USA-UE” « Le vice-Président du Conseil et ministre du Développement économique Luigi Di Maio concentre son action sur la tutelle automobile et les pièces détachées italiennes. Aussi, Di Maio soutient donc avec vigueur les négociations entre l’Europe et les Etats Unis. Il l’a réaffirmé hier, lors de sa rencontre avec le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross. C’est un véritable changement de cap par rapport à la position tenue jusqu’ici par les Cinq Etoiles. En effet, encore fin-février, le parti s’est prononcé contre l’ouverture des négociations entre l’Europe et les Etats Unis, lors d’un vote à la Commission du commerce au Parlement européen. La position des Cinq Etoiles était alors diamétralement opposée à celle soutenue hier, devant le gouvernement américain. Le vice- Président du Conseil affirme avoir ‘’rassuré le gouvernement américain sur l’accord de la Route de la Soie. J’ai expliqué que ce n’était pas une alliance géopolitique avec la Chine mais une occasion commerciale pour les entreprises italiennes’’ ».

ARTICLE Il Messaggero A. Gentili « Mais la majorité perd des voix. Soupçons de Matteo sur Conte » - « 142 sénateurs pour la majorité, 6 absents injustifiés parmi les 5 étoiles et 10 ‘’en mission’’ » - « Les tensions se font désormais sentir sur tout. Et pour le chef de la Ligue Di Maio mène le jeu » : « Après le ‘’oui’’ à la loi sur la légitime défense, Salvini a exulté, mais cette ‘’magnifique journée’’ ne l’a pas été pour la majorité car sur les bancs, aucune trace des ministres du M5S et très peu d’applaudissements des sénateurs du M5S à cette annonce. C’est un scénario récurrent désormais. La tension monte d’une part entre L. Di Maio et G. Conte et d’autre part, Conte et Salvini. Le chef de la Ligue considère que Conte n’est plus « super partes ». ‘’Il s’est mis à de nombreuses reprises du côté des 5 étoiles, de la TAV à l’autonomie régionale’’. Dans le Nord surtout, la pression sur Salvini est forte pour qu’il fasse cesser cette ‘’drôle d’alliance’’, une pression qu’il freine : ‘’grâce à l’alliance avec le M5S nous sommes centraux même au niveau international’’ dit-il. La guerre à coup de ‘’feu ami’’, l’affrontement entre les deux oppositions internes a commencé. Reste à savoir combien de temps tiendra le gouvernement, attendu à l’automne par une loi de finances monstre ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

28/03/2019

Thierry Baudet fait la "Une" d'Elsevier.

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Pays-Bas. Le dirigeant du Forum voor Democratie Thierry Baudet fait la « Une » de l’hebdomadaire néerlandais à grand tirage Elsevier, qui s’intéresse aux personnes qui gravitent autour de lui.

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"Les 100 de Thierry Baudet. Le réseau du gagnant des élections."

Des associations refusent de recevoir de l'argent d'une entreprise qui finance l'AfD.

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Allemagne. Rhénanie du Nord-Westphalie. Cologne (Köln). Un club de hockey, un club de tennis et l’association théâtrale die Freie Volksbühne Köln refusent désormais de recevoir des dons de l’entreprise immobilière Wolfgang von Moers qui finance aussi l’AfD.

"La croissance en berne complique la situation du gouvernement."

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Italie. Revue de presse.

Les prévisions négatives de croissance de l’économie italienne diffusées hier par le patronat Confindustria font les gros titres des médias transalpins : « Les industriels : l’Italie est à l’arrêt » - ‘’Le leader de la Ligue rejette l’alerte des entrepreneurs, Di Maio préoccupé’’ (Corriere della Sera), « Economie année zéro » - ‘’Confindustria : pas de croissance en 2019. Le gouvernement reporte l’adoption du décret relançant la croissance’’ (La Repubblica), « La croissance en berne complique la situation du gouvernement » - ‘’Le document économique et financier reporté’’ (La Stampa), « Confindustria : l’Italie est à l’arrêt et la dette hors de contrôle » (Sole 24 Ore, Il Messaggero), « PIL, l’alerte des industriels » (Il Mattino), « Le gouvernement en faillite » (Il Giornale).

Réseaux sociaux : Ils traitent principalement du navire détourné par des migrants et qui est arrivé à Malte.

EDITORIAL, La Repubblica M. Giannini « Les jumeaux du déficit sans limites » : « Tous le savent, en Italie et dans le monde. Seul le gouvernement fait semblant de rien, avec Salvini qui touche pathétiquement du bois et Conte qui parjure de manière grotesque avec des métaphores météorologique. Le leader de la Ligue évoque des ‘’porteurs de poisse’’, clairement en proie au syndrome du complot qui fut jadis celui de Renzi et qui est normalement le prélude de la chute des gouvernements. Quant au ‘’budget du peuple’’ de Di Maio et Salvini, il s’est révélé être une facture sans fin, que le peuple, devra payer. Maintenant, l’Italie se retrouve à faire face à la crise les mains nues, avec un trou de 40 milliards cumulé pour 2020. Le gouvernement, qui est une sorte de troupe en ordre dispersé, présentera le 10 avril prochain un document économique financier qui sera le miroir du désastre, sans la stratégie pour l’éviter ».  

ARTICLE, Corriere della Sera, F. Verderami : « Ces craintes sur le PIB en berne et sur l’export qui freine. Le siège des chiffres réels » : « Les actions comptables et législatives pour réajuster les chiffres virtuels du DEF (Document Economique et Financier) ne seront pas suffisantes pour ignorer les chiffres réels qui arrivent du pays. Les données économiques du gouvernement signalent une régression ainsi qu’une prévision d’une baisse ultérieure du PIB pour le premier trimestre (- 0,2 %). Même derrière les bonnes nouvelles on peut trouver de très mauvaises nouvelles et donc la baisse record des factures n’est pas du tout un succès. Elle est due à la diminution de la consommation industrielle et à une forte réduction de la demande interne. Voilà donc la récession qui pénètre dans le tissu productif du pays et la situation de l’Italie qui est à l’arrêt. Il n’y a aucun doute que l’économie mondiale a ralenti et que la locomotive allemande aussi est plus que jamais à l’arrêt. Si même l’exportation commence à être affectée, cela signifie que le danger devient encore plus menaçant ».

ARTICLE, Messaggero, A. Bassi, « Def : plan anti loi de finance bis. Décret croissance, bagarre sur les fonds » - « Duel entre Ligue et M5S sur la destination des 2,2 milliards, de l’abolition de la mini-Ires ». : « Les prévisions des tendances économiques du document économique et financier devraient indiquer une croissance de 0,1% pour 2019. Ainsi, le gouvernement s’apprêterait à certifier le coup d’arrêt de l’économie. Cette fois-ci, le Trésor décide un niveau du PIB plus bas par rapport aux prévisions de Bruxelles, qui a une estimation à 0,2%. L’explication serait la suivante : il n’existe aucune règle européenne imposant une correction automatique des comptes. Et donc le DEF ne devrait pas prévoir ni de coupes à la dépense, ni de nouvelles taxes ».

ARTICLE, Corriere della Sera, G. Sarcina : « Etats-Unis, Di Maio promet la ‘’ phase 2 ‘’. Mais il défend l’accord avec la Chine » : « Luigi Di Maio essaie de lancer la ‘’ phase 2 ‘’ de l’action de gouvernement devant les investisseurs de Wall Street. Et il se prépare à expliquer à l’administration de Donald Trump que l’accord avec la Chine ‘’est uniquement de nature commerciale et qu’il ne change rien dans les relations avec les alliés‘’. Naturellement, même la communauté financière américaine est au courant de la situation économique italienne ainsi que du rapport catastrophique publié hier par Confindustria : pas de croissance en 2019 et emploi à l’arrêt, l’Italie est en récession technique. Ainsi Luigi Di Maio part d’une situation objective et déclare que les préoccupations de Confindustria sont les mêmes que celles du gouvernement et il souligne qu’il y a un ralentissement en Europe, en particulier en Allemagne, qui conditionne aussi l’économie italienne. Il ajoute qu’à ce stade, il faut un grand effort pour soutenir les exportations et que le gouvernement est en train de travailler pour l’adoption rapide du décret relançant la croissance. Il est sûr que l’Italie remontera de ses positions de lanterne rouge en misant sur les investissements et sur les mesure pour débloquer les chantiers ».

ARTICLE Il Fatto Quotidiano A. Massari et V. Pacelli « Après l’affaire Diciotti, Sea Wath : Salvini encore en danger » : « Le Parquet de Rome évalue la possibilité d’un délit de séquestration dans le dossier du navire allemand bloqué pendant 12 jours devant le port de Syracuse. Le dossier a été ouvert et il pourrait relever de la compétence du tribunal des ministres. Il y a donc la possibilité qu’une nouvelle ‘’affaire Diciotti’’ puisse éclater. Le Sénat s’était prononcé contre la poursuite de l’enquête contre Salvini. Une procédure qui pourrait se répéter même dans ce cas ».

REPORTAGE La Repubblica A. Ziniti « Lampedusa, port ouvert d’Italie » - « Ils arrivent avec des petites barques depuis la Tunisie ou sur des canots provenant de navires de passeurs depuis la Turquie. 166 migrants ont débarqué sur l’île de Lampedusa en 10 jours. Les volontaires affirment que les naufrages ne font qu’augmenter. Le Maire de l’île déplore ‘’nous avons été abandonnés par le gouvernement et on nous a même éliminé les allégements fiscaux. Lampedusa a été effacée de l’horizon politique européen et italien’’. Lampedusa est désormais la frontière oubliée de l’Italie, c’est du moins la sensation de ses habitants. Un phare éteint qui avait été jadis la frontière européenne, visitée même par le Pape, et qui avait fait face aux grands flux migratoires ».

ARTICLE, La Stampa, F Martini « Zingaretti contre Salvini : Le challenge dans les fiefs rouges compte autant que les européennes » :« Cinque villes, cinq forteresses rouges, qui portent en elles le destin politique des deux leaders : Nicola Zingaretti et Matteo Salvini. Si personne n’en parle pour le moment, le 26 mai auront lieu les élections dans 3841 communes autour de ces villes, dont la valeur symbolique est très forte. Ces élections entre les deux hommes politiques auront lieu quasiment pendant les prochaines élections européennes.  Ces villes, agitées par les idées progressistes depuis des décennies, pourraient basculer : Florence, Emilie, Ferrare, Modène et Reggio. C’est le cas d’une ville comme Livourne, un temps rouge, qui a perdu ses idées progressistes pour les Cinq Étoiles. Mais que la gauche compte récupérer. Si la Ligue était depuis des années le parti le plus régional, aujourd’hui il constitue un grand parti national. Un parti différent, bien que proche en termes de valeurs, est le PD (Parti Démocrate). Quel que soit la ville qu’il a gouvernée, le Parti Démocrate l’a gouverné longuement. Depuis 48h, les sondages les plus fiables démontrent un nouveau blocage : le PD est désormais coude à coude avec les 5 Étoiles. Matteo Salvini a décidé de jouer avec la partie des « forteresses rouges » d’une façon scientifique. La partie la plus décisive se jouera à Florence, la capitale de la gauche italienne, communiste, socialiste, post-communiste. A Livourne, on ne connaît toujours pas le candidat du centre droit. Salvini, pour le moment, fait profil bas. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Suède : deux partis acceptent des discussions aves les Démocrates suédois.

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Suède. Le 22 mars 2019, la dirigeante des démocrates-chrétiens Ebba Busch Thor a annoncé que son parti cherche de nouveaux partenaires au sein du Parlement et désire discuter avec tous les partis, y compris les Démocrates suédois.

Le président des Modérés (un parti conservateur-libéral) a exprimé la même idée.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/03/15/sue...)

27/03/2019

"Chaque vote pour l'UKIP est un vote pour le Brexit."

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Royaume-Uni. "Chaque vote pour l'UKIP est un vote pour le Brexit."

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Manfred Weber exige que les partis politiques ennemis de l’UE ne reçoivent plus d’argent.

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Union Européenne. Le candidat du PPE à la présidence de la Commission européenne Manfred Weber (CSU) exige que les partis politiques ennemis de l’Union Européenne ne reçoivent plus, dans le futur, d’argent de cette institution.

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"Les partis européens dont le but est de détruire l'Union Européenne, comme l'extrême-droite de Le Pen ou une grande partie de l'AfD, doivent, dans le futur, ne plus recevoir d'argent des caisses de l'Europe."

Giorgia Meloni : "Le centre droit recommence par nous et la Ligue. Nous sommes en compétition avec Forza Italia."

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Italie. Revue de presse.

L’adoption définitive, par le Parlement européen, de la directive droits d’auteur fait les gros titres des médias transalpins. La presse italienne relève que les députés du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue ont voté contre : « L’UE réforme le copyright » - ‘’Tutelles pour les éditeurs et les artistes’’ (Corriere della Sera), « Tournant de l’Europe, un bouclier pour les droits d’auteur » (La Stampa), « Copyright, tournant à Strasbourg » (Il Messaggero), « Le web paiera désormais les droits d’auteur » (Sole 24 Ore, Avvenire).

EDITORIAL, M. Valensise, Messaggero, « Le défi en Italie pour le ratifier, gouvernement opposé » : « Cette victoire fait honneur à la vieille Europe. Les éditeurs européens (dont Carlo Perrone est président de fédération) peuvent pousser un soupir de soulagement. Reste l’inconnue de la procédure législative. Une fois approuvée et publiée sur la Gazzetta ufficiale [le JO, ndt.], la directive doit être adoptée dans les deux ans par les parlements des Etats-membres de l’UE. Il faut espérer que, malgré l’opposition du gouvernement italien, notre parlement trouve une majorité pour protéger le travail sur le web aussi. »

COULISSES, Il Messaggero, M. Conti « Trêve entre les vice-présidents du Conseil pour éviter une loi de finances rectificative ».

ENTRETIEN de Giorgia Meloni, fondatrice et présidente de Fratelli d’Italia « Le centre droit recommence par nous et la Ligue. Nous sommes en compétition avec Forza Italia » : « ‘’Il n’y a que deux partis qui croissent d’élections en élections : Fratelli d’Italia et Ligue. C’est un fait qui doit faire réfléchir du point de vue de la coalition et du gouvernement national. Nous travaillons (et espérons) pour une droite rénovée. Je ne crois pas que le vieux schéma puisse être reproposé. Dans la compétition européenne, Fratelli d’Italia et Forza Italia sont rivaux, en ce moment. Nous voulons changer radicalement l’idée d’Europe. Forza Italia accepte et partage l’idée de l’Europe actuelle. Les élections européennes seront un tournant fondamental car tous les problèmes sont désormais remontés à la surface : dans le contrat Ligue-M5S il y a tout et son contraire. Sur plusieurs sujets comme la famille et la légitime défense, Salvini aun peu trop subi les choix du M5S’’ »

ARTICLE La Stampa, article, Marco Bresolin « La mission Sophia se poursuit pour six mois sans les bateaux à la mer » « L’opération ‘’Sophia’’ va de l’avant encore pendant six autres mois, mais, à cause des élections européennes, les opérations de sauvetage des migrants dans la Méditerranée seront suspendues. Et la conséquence de cette décision sera qu’il n’y aura plus de débarquements sur les côtes italiennes. Cette décision a été prise hier pendant la réunion des ambassadeurs de l’UE, réunis au sein du Comité politique et de sécurité. Si l’Europe affirme que « pour le moment » l’Italie maintiendra le commandement de l’opération, que peut-on imaginer derrière cette expression « pour le moment » ? Il pourrait s’agir d’une invitation à rediscuter la question plus tard, puisque ça ne déplairait pas à la France de prendre la place de Rome. Mais ce n’est pas encore la question pour le moment. Et c’est à l’Italie de contrôler la mission Sophia, d’avoir à disposition d’importantes informations relatives à la Libye et aux trafics d’êtres humains. C’est une des raisons pour lesquelles, Matteo Salvini a toujours fait son possible pour éviter de fermer la mission. Ce compromis semble concilier les exigences du gouvernement italien : faire avancer la mission mais stopper les arrivées en Italie.  Federica Mogherini, avait proposé de mettre fin à Sophia et de faire repartir une nouvelle opération avec un mandat réduit, mais avec un commandement qui ne reviendrait plus automatiquement à l’Italie »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

26/03/2019

Henk Otten renonce au siège de conseiller provincial.

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Pays-Bas. Henk Otten, dernier de liste dans la province de Drenthe sur la liste de Forum voor Democratie lors des élections provinciales du 20 mars 2019, été élu conseiller provincial grâce à ses voix de préférence. Il dirigera le groupe des élus de son parti au Sénat, après l’élection des sénateurs par les conseillers provinciaux, et désire se concentrer sur cette fonction. Il renonce, en conséquence au poste de conseiller provincial.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/03/16/rep...)

Annabel Nanninga choisit la province de Hollande du Nord.

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Pays-Bas. Annabel Nanninga, qui dirige le groupe des élus du Forum voor Démocratie au sein du conseil municipal d’Amsterdam, a obtenu assez de voix de préférence lors des élections provinciales de ce 20 mars 2019, afin de siéger, soit au conseil provincial de la province de Hollande du Nord, soit de la province d’Utrecht. Elle renonce au siège de conseiller provincial à Utrecht et sera conseillère provinciale en Hollande du Nord. [Amsterdam se trouve en Hollande du Nord.]

Elle figure en troisième position sur la liste du Forum voor Démocratie pour le Sénat. Si elle est élue [par les conseillers provinciaux] sénatrice, elle cumulera les trois fonctions.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/03/16/rep...)

Thierry Baudet renonce au poste de conseiller provincial.

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Pays-Bas. Le dirigeant du Forum voor Démocratie Thierry Baudet renonce au poste de conseiller provincial. Ayant été élu à la fois dans la province de Hollande du Nord (56.154 voix de préférence) et de Hollande du Sud (77.035 voix de préférence) alors qu’il était dernier sur les deux listes, il avait la possibilité de siéger dans l’une ou l’autre de ces provinces.

[Thierry Baudet est député national]

Flevoland : un élu de Forum voor Democratie déménage.

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Pays-Bas. Province de Flevoland. Lors des élections provinciales de ce 20 mars 2019, le Forum voor Démocratie a obtenu 8 élus dans la province de Flevoland. Or, seulement 7 candidats étaient domiciliés dans cette province et les 3 autres dans la province de Hollande du Nord. Un de ces derniers, Maxim Gortworst, vient de déménager vers la province de Flevoland et peut donc devenir conseiller provincial. [Un conseiller provincial doit habiter dans la province.]

HC Strache à propos du versement d'argent réalisé par l'assaillant de Christchurch.

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Autriche. Alors que le domicile du dirigeant des identitaires Martin Sellner a été perquisitionné car il aurait reçu dans le passé un virement de 1.500 euros, sans l’avoir rencontré, de l’auteur des attaques de Christchurch en Nouvelle-Zélande Brenton Tarrant, le vice-Premier ministre FPÖ Heinz-Christian Strache écrit sur Twitter que toute la lumière doit être faite sur le séjour de Brenton Tarrant en Autriche et que, grâce au gouvernement en place, l’Autriche est un État de droit qui fonctionne avant d’ajouter : « L'extrémisme de gauche, de droite ou religieux n’a pas sa place dans notre société. »

Le portable, l’ordinateur et la carte de banque de Martin Sellner, ainsi que les appareils de sa copine, l’écrivain Brittany Pettibone, ont été saisis.

"17% des déçus du M5S ont voté pour le centre droit : la Ligue ‘’dévore’’ son allié."

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Italie. Revue de presse.

Les frictions au sein de la majorité gouvernementale  au lendemain des élections régionales en Basilicate font les gros titres des médias transalpins Les commentateurs évoquent une tension au sein de l’exécutif à cause de ce qui est présenté comme un « renversement du rapport de force » entre les deux partis de majorité : « Le vote agite la majorité » - ‘’Salvini dément la crise, Di Maio prétend des éclaircissements’’ (Corriere della Sera), « Le gouvernement en dette » - ‘’ L’Exécutif vacille après le vote en Basilicate‘’ (La Repubblica), « Le plan de Salvini : un pacte avec la droite pour abandonner le M5S » (La Stampa), « Di Maio, en crise, accuse Salvini » - ‘’Arrêtons les piques entre nous’’ (Il Messaggero), « Haute tension M5S-Ligue » (Il Mattino), « La Basilicate passe à droite, le M5S battu » (Avvenire).

Les aveux de Cesare Battisti sont abondamment repris avec large couverture photographique en Une.

ARTICLE Corriere della Sera M. Guerzoni « Salvini rassure les 5 Étoiles mais la tension augmente » : « Matteo Salvini vante le mérite de la victoire en Basilicate et, au-delà des proclamations, ne semble pas trop se préoccuper des répercussions déstabilisantes sur le gouvernement. D’ici les élections européennes, les querelles verbales et politiques ne pourront qu’augmenter. Salvini se voit contraint de continuer l’expérience gouvernementale, ‘’nous devons aller de l’avant nécessairement pendant 4 ans’’. A moins qu’aux élections du 26 mai, les 5 Étoiles n’obtiennent un score en dessous des 20%, barre sous laquelle l’adieu au gouvernement serait inévitable ».

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Des résultats qui se heurtent au pacte Salvini-Di Maio » : « Dans la dynamique des deux alliés, les voix au Parlement ne représentent plus celles exprimées dans le pays d’aujourd’hui. Entre les deux vice-présidents du Conseil, le rapport de force s’est inversé. Le Ministre de l’Intérieur voudra mettre son allié à l’épreuve en faisant démarrer la réforme des autonomies régionales (sujet épineux pour les 5 Etoiles) avant les élections européennes. A ce stade, les dilemmes pour le M5S devront être résolus : passer dans l’opposition ou bien rester au gouvernement en courant le danger de devenir une ‘’colonie’’ de Salvini ».

ARTICLE, La Repubblica, A. Cuzzocrea, M. Pucciarelli : « Di Maio, le leader en suspens, s’il obtient moins de 20 % aux élections européennes, le leadership serait en danger » : « Un leader fragile. Au lendemain des élections régionales en Basilicate, avec l’énième succès de la coalition de droite aux dépens du M5S, la tension reste très élevée au sein des deux partis de majorité. La position de Di Maio est fragilisée, même si le résultat de dimanche, avec 20,4 %, montre que le Mouvement est encore la première force politique en Basilicate. Mais la possibilité de nouvelles élections qui permettraient à la droite de prendre, seule, le pouvoir est de plus en plus évoquée. Le leadership de Luigi Di Maio est donc en danger, mais il est en danger depuis le premier jour de la formation du gouvernement. Si le M5S était en dessous de 20 % aux prochaines élections européennes, il serait impossible de dire que les chiffres ne sont pas comparables à ceux des élections politiques, pour justifier la défaite. Luigi Di Maio est au courant de cette situation et il est en train de tout essayer : il a freiné sur les nouvelles règles internes et a dit à Alessandro Di Battista, qui a refusé de le rencontrer pour lui donner une réponse sur sa candidature aux élections européennes, qu’il n’y avait aucun voyage à faire et qu’il fallait seulement travailler pour le Mouvement. En tout cas, la stratégie du M5S pour Strasbourg reste confuse ».

ANALYSE Il Messaggero D. Pirone « 17% des déçus du M5S ont voté pour le centre droit : la Ligue ‘’dévore’’ son allié » : « Les analystes de l’institut de sondage SWG fournissent les données sur les flux de voix de la nouvelle géographie politique de Basilicate par rapport à 2018. La donnée la plus éclatante est que le M5S a perdu la moitié de ses voix par rapport aux 44,4% d’il y a un an. Uniquement un électeur sur trois a confirmé sa voix au M5S. Pour les autres, 17 % sont allés au centre droit, 12% au centre gauche et 1% au candidat indépendant de gauche. Selon le directeur SWG, « ceci signifie paradoxalement que le M5S a subi un revers mais n’est pas en crise, son électorat ressemble à celui de Berlusconi par le passé, il disparaît dans un ‘’non-vote’’ mais revient en scène, s’il entend le rappel de la forêt’’.»

ARTICLE La Stampa, F. Martini « Le compte à rebours pour une nouvelle saison : vers une nouvelle liste unitaire Ligue-Meloni » : « Dans les jours précédents, Matteo Salvini avait lancé au gouvernement américain des signaux très importants : Rome avait préparé un accueil triomphal au Chinois mais le chef de la Ligue ne s’était pas associé à ces manifestations importantes et festives. C’est pour lui de donner des gages au gouvernement américain. De l’exprimer aujourd’hui et surtout demain, dans le cas toujours plus probable d’élections anticipées. Le leader de la Ligue veut donner naissance à un nouveau centre-droit souverain, avec Giorgia Meloni et, éventuellement, sans Berlusconi. Cette perspective est poussée par S. Bannon. Le gouvernement américain a été informé de l’intention de la Ligue d’arriver à un règlement de compte, avec le soutien des alliés 5 Étoiles. Un commentaire, à chaud, du leader de la Ligue fait suite aux résultats de l’élection de la gauche dans la région Basilicate. (« 7 à 0 ! ») Les attentes non déclarées de la Ligue et la surprise de cette victoire ne font qu’accroître l’échec des 5 Etoiles. Comme Salvini et ses pairs l’avaient imaginé. Il est tenté par l’idée de créer une grande coalition nationale-populiste, mais pour le moment, il joue encore sa carte de la « couverture ». Ayant organisé un sondage préliminaire avec G. Meloni, Salvini prend en compte l’hypothèse d’élections anticipées et s’y prépare. »

ENTRETIEN de Luigi Di Maio, leader 5 Étoiles, vice-président du Conseil et ministre du développement économique « Il faut un éclaircissement entre alliés. Nous n’avons pas besoin de Berlusconi » (Corriere della Sera) : « ‘’Il n’est pas possible de comparer des élections locales aux élections nationales de 2018. Ce qui s’est passé en Basilicate est évocateur : c’est un candidat de Berlusconi qui l’emporte et tous s’en félicitent. Nous, nous nous présentons seuls, les autres font des amalgames improbables. Plutôt que de gouverner avec Berlusconi, le M5S entrera dans l’opposition. Le M5S ne perd pas ses morceaux : Grillo reste le garant, Di Battista demeure le premier des activistes et puis il y a les parlementaires et les nouveaux élus : il y a un processus de croissance. Avec mon allié, il y a une confrontation mais pas de frictions. Quant aux remboursements aux victimes des faillites bancaires, le ministre de l’Economie Tria ne doit pas seulement signer les décrets dans de courts délais mais il devrait être content de le faire. Je lui parlerai, je m’occuperai personnellement de cette affaire. Le droit du sol ? Il n’est pas prévu dans l’agenda. Pourquoi on en parle tant que cela ? Parce que j’ai demandé la citoyenneté pour des mérites spéciaux à un jeune Egyptien qui a sauvé ses copains en alertant les Carabiniers ? Mais cela est prévu dans la loi italienne’’ ».  

ARTICLE, La Repubblica, R. Petrini : « Le gouvernement de la dette. L’augmentation est un record : six milliards par mois » : « Le FMI voit la nouvelle crise venir : la dette publique italienne bat tous les records et le gouvernement Ligue-M5S manque d’oxygène et semble bloqué. Depuis janvier 2018, l’augmentation, selon les données d’Unimpresa, a été de six milliards par mois, le double de l’année précédente. Cette avalanche de dettes risque d’écraser l‘économie, l’Italie revient au centre de l’attention parce qu’elle est le maillon le plus faible de la chaîne et le spread augmente à nouveau. Les marchés sont pessimistes. Le ministre de l’Economie Giovanni Tria doit tenter de résoudre ce problème en relançant de nouvelles mesures pour la croissance, pendant qu’il est dans le collimateur de Ligue et M5S, qui demandent des ressources pour le décret des banques et la flat tax ».

ENTRETIEN, Gian Marco Centinaio (Ligue), ministre du Tourisme, Messaggero, « Chine, Macron est envieux. Avec Pékin entente à égalité » : « ‘’Macron devrait se relaxer ou sans doute être moins envieux. Je ne vois pas pourquoi il se scandalise si nous essayons d’amplifier notre volume d’affaires. L’Elysée est peut-être irrité avec Rome parce que, habitué à arriver premier, nous l’avons cette fois pris de court, et les défaites sont difficiles’’. ‘’Nous avons été et nous sommes attentifs à la sécurité nationale, à l’utilisation du big data, à la protection de nos frontières, commerciaux aussi’’. ‘’Je ne vois pas où est le manque de réciprocité dont parle Macron’’. ‘’Nous devons maintenant trouver un accord sur le Lyon-Turin’’.  ‘’Les familles des victimes et le peuple italien doivent obtenir justice. D’autres retards sont inadmissibles’’».

ARTICLE La Stampa, F. Grignetti “La pression du Conte sur le président Macron. MS5 « Amenons-les en Italie » « Dépasser la doctrine Mitterrand : En France encore 15 fugitifs » « Du côté italien, la pression diplomatique s’accentue depuis des mois. Macron et Conte sont restés réunis à Paris et sont restés concentrés sur de vieux dossiers. La partie française a reconnu que beaucoup de demandes d’extraction sont restées bloquées, dans le passé, sans même les avoir présentées à un magistrat. Cette décision était exclusivement politique et en aucun cas, judiciaire. Battisti confesse s’être moqué de tout le monde. D’après Stefano Buffagni « Nous avons déjà entamé une discussion très franche avec Macron sur la nécessité de dépasser la doctrine de Mitterrand ». Les fugitifs, encore abrités en France, doivent trembler. Le ton utilisé par les « Cinq Etoiles » laisse penser qu’ils ne veulent plus que Salvini ait le champ libre, alors que depuis des mois, il les devance.

(Traduction : ambassade de France à Rome)

25/03/2019

D'où viennent les électeurs du Forum voor Democratie ?

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Pays-Bas. Une enquête Ipsos détermine pour qui avaient voté lors des législatives de 2017 les électeurs qui ont choisi lors des provinciales de 2019 le Forum voor Démocratie (FvD) :

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PVV : patriotes

FvD : patriotes

VVD : libéraux de droite

CDA : démocrates-chrétiens

SP : gauche de la gauche

50Plus : parti des plus de 50 ans

niet gestemd : abstentionnistes

D66 : libéraux de gauche

PvdD : parti pour les animaux

GL : écologistes

PvdA : travaillistes

Overige partijen : autres partis

Qui a voté pour le Forum voor Democratie ?

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Pays-Bas. Une enquête Ipsos montre que, parmi les électeurs du Forum voor Démocratie de Thierry Baudet lors des élections provinciales de ce 20 mars 2019, 64 % sont des hommes et 36 % sont des femmes.

Un tiers des électeurs de ce parti a plus de 65 ans et près de la moitié a entre 35 et 64 ans.

79 % des électeurs du Forum voor Democratie ont exprimé un vote contre le gouvernement national. La raison principale de ce rejet du gouvernement est le coût des règles climatiques, l’immigration et l’intégration mais aussi le coût des soins, la qualité de ces soins et les pensions.

Que penser des résultats du scrutin en Basilicate ?

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Italie. La Ligue obtenant plus de 19 % dans une des parties les plus méridionales du pays était autrefois un scénario impensable. Ce résultat montre que le changement de cap mis en place par Matteo Salvini fonctionne dans l’ensemble de l’Italie.

L’autre parti patriotique, Frères d’Italie de Giorgia Meloni, obtient 6,3 %, contre 3,7 % au même endroit lors des élections législatives de 2018. Le parti n’était pas présent en tant que tel lors des élections régionales de 2013.

Le M5S est le premier parti lors de ce scrutin, avec 20,3 %. Lors du même scrutin en 2015, le M5S avait obtenu 13 % et lors des législatives de 2018 44,4 %. Le M5S, se présentant seul, n’est pas en mesure de s’imposer face aux coalitions de centre-gauche ou de centre-droit afin d'obtenir le poste de président de région. Le M5S décroche, cependant, le huitième meilleur score de son histoire lors d’un scrutin régional.

Le grand perdant est le Parti Démocrate de centre-gauche.

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Le M5S obtient le huitième meilleur score de son histoire lors d'une élection régionale.

Conseil régional de Basilicate : répartition des sièges.

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Italie. Lors des élections régionales de ce 24 mars 2019 en Basilicate, la Ligue obtient 6 sièges de conseiller régional sur 19, Forza Italia 3 sièges et Frères d’Italie 1 siège. Au total, le centre-droit obtient 13 sièges sur 21.

Le centre-gauche décroche au total 5 sièges

Le M5S reçoit 3 sièges.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/03/25/bas...)

Le sigle de Frères d'Italie pour les élections européennes.

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Italie. Le sigle de Frères d'Italie pour les élections européennes :

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Giorgia Meloni. "Souverainistes, conservateurs."

Appel au meurtre contre Thierry Baudet : une dame arrêtée.

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Pays-Bas. La police a arrêté une femme de 21 ans à la suite de l’appel au meurtre lancé à l’encontre du dirigeant du Forum voor Démocratie Thierry Baudet lors d’une manifestation.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/03/24/ams...)

"Basilicate, la Ligue s’envole, le M5S s’écroule."

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Italie. Revue de presse.

Les résultats des élections régionales en Basilicate font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite souligne la victoire du candidat de la coalition de droite , devant la gauche et  le M5S : « Le centre droit gagne encore » - ‘’Le M5S en perte de vitesse’’ (Corriere della Sera), « Coup bas pour le gouvernement, les 5 Étoiles s’écroulent » (La Repubblica), « Conte : le vote des régions ne menace pas mon gouvernement » (La Stampa), « Le centre droit s’impose, le M5S s’écroule » (Il Messaggero), « Basilicate, la Ligue s’envole, le M5S s’écroule » (Il Mattino), « Di Maio game over » (Il Giornale).

ENTRETIEN de Giuseppe Conte, Président du Conseil : « ‘’Les élections régionales ne menacent pas mon gouvernement » (La Stampa) : «’’Les compétitions locales ne peuvent pas conditionner l’expérience de gouvernement national. Ce sont deux choses qu’il faut garder séparées. Sinon, nous devrions faire un remaniement chaque mois. Ces derniers rendez-vous ont vu des performances pas très brillantes du M5S mais il faut garder la lucidité et les voir dans un contexte plus large. Le gouvernement est en train d’avancer rapidement. Les résultats sont en train d’arriver. C’est la chose la plus importante. La compétition est physiologique quand on s’approche des échéances électorales. Ceux qui ont la responsabilité d’un leadership doivent aussi penser à la sensibilité de ceux qui votent. La dialectique politique sert à marquer un espace politique. Salvini et Di Maio sont des hommes responsables et je n’ai pas de raison de penser qu’ils puissent remettre en question le maintien de l’action du gouvernement. Mettre fin à cette expérience de gouvernement serait une grave erreur que les Italiens, sans doute, ne pardonneraient pas. Une erreur qui rendrait les sondages d’aujourd’hui sans valeur. Un parti sous mon nom ? J’ai déjà été clair sur ce point. Je situe mes engagements institutionnels dans l’horizon temporaire de cette législature. Les accords avec la Chine ? Ce gouvernement assume l’engagement de défendre les intérêts des Italiens et sur cela je ne dérogerai pas. La relation euro-atlantique de l’Italie n’est pas remise en question. Nous devons éviter d’avoir une vision provinciale et dire et écrire que l’Italie est isolée. Allemagne et Allemagne ont des relations commerciales avec la Chine plus importante que la nôtre. L’Italie doit penser aux intérêts de ses propres entreprises, mais nous ne sommes pas disposés à mettre en danger notre sécurité nationale. Merkel et Macron m’auraient critiqué ? Des bêtises, ils ne l’ont pas fait et je ne le permettrai jamais. Nos relations sont cordiales. On est resté au bar jusqu’à 2 heures du matin et personne ne s’est permis de me dire : qu’est-ce que tu es en train de faire ?».

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Galluzzo : « L’avenir de Conte : ‘’ mon expérience au gouvernement se terminera à la fin de mon mandat ‘’ » : « Le président du Conseil Giuseppe Conte a démenti, hier, tous les rumeurs qui le voient comme une possible barrière à la crise du M5S ou en tant que candidat d’un nouveau mouvement politique pour un nouveau projet de gouvernement à la fin de son mandat actuel. En effet, Conte a déclaré : ‘’ Je n’ai aucune perspective de travailler pour une nouvelle expérience de gouvernement. Ma mission se terminera à la fin de mon mandat. Ce que nous devons faire jusqu’au dernier jour est de travailler sans répit et avec la plus grande concentration dans le but de sélectionner les intérêts des Italiens et de les poursuivre ‘’ ».

ARTICLE La Repubblicata, Giuliano Foschini, « La Basilicate passe au centre-droit tandis que les 5S s’effondrent et que la Ligue s’envole » « Vito Guardi, PDG à la retraite de la Garde des Finances, est le nouveau président de la Basilicate, élu avec plus de 42 % des votes. Choisi par Berlusconi, il conduira un gouvernement de droite. Et suivant le principe de la proportionnelle, ce sera la première fois, qu’au Sud de l’Italie, la Ligue sera le premier parti de la coalition. Si le centre-gauche perd sa place, après 24 ans de gouvernement ininterrompu, c’est surtout le parti Cinq Étoiles qui s’effondre, ne représentant plus que 20 % des votes. En effet, le parti paye ses promesses trahîses concernant la question du pétrole et des forêts. Le centre-gauche qui avait récolté, il y a cinq ans plus de 60 % des voix, n’a pas résisté au tsunami de l’arrestation du gouverneur, Marcello Pittella. De plus, il n’a pas trouvé en Carlo Trerotola, un pharmacien qui débute en politique, le profile capable de renverser les choses. « La Basilicate a choisi le bon gouvernement » affirme Berlusconi. Depuis aujourd‘hui, le centre-droit gouverne 10 régions contre les 9 du centre gauche. Le prochain défi sera dans le Piémont. En somme, la Basilicate est prise. Le reste doit encore commencer. »

EDITORIAL La Stampa M. Sorgi « L’ombre du déclin sur Di Maio » : « Comme tout test local, et celui-ci en était un vraiment petit, cette élection anticipe les élections européennes et aura ainsi des conséquences à court et moyen terme. La marche vacillante du gouvernement, avec la guérilla quotidienne entre les deux vice-Présidents du Conseil qui se contredisent sur tous les sujets (de la TAV à la sécurité, de l’immigration à la politique étrangère) ne pourra que ressentir le contrecoup : les relations internes de l’alliance Ligue-M5S iront encore plus mal. L’inévitable soumission des 5 Étoiles (le sauvetage du ministre de l’Intérieur Salvini du procès pour séquestration des migrants sur le navire Diciotti) n’a guère aidé le M5S. L’enquête pour corruption sur le président du conseil municipal romain De Vito (M5S) encore moins. Et le revenu de citoyenneté, pensé comme étant la panacée du grand bassin électoral, semble ne pas donner les fruits attendus. L’automne et l’hiver ont déjà fortement affaibli L. Di Maio. Ce printemps ne s’annonce pas très salutaire pour lui ».

EDITORIAL, Il Messaggero A. Campi « Le retour à l’opposition, voie obligatoire » : « De la Chine à la Basilicate, le saut est long géopolitiquement mais les nouvelles l’imposent. Après avoir discuté d’équilibres mondiaux et de la manière dont le soft power permet aux grandes puissances d’étendre leur influence, parlons maintenant du vote en Basilicate. Il ne changera pas la face du monde, ni celle de l’Italie mais donne quelques indications sur notre avenir immédiat. Les données disponibles donnent vainqueur la coalition de droite, avec juste derrière le PD tandis que le M5S s’effondre. Les récentes élections locales photographient ce qu’est réellement le M5S : un parti qui vaut (peut-être) 20% des votants mais qui est surtout adapté à faire opposition et à canaliser les protestations dans les assemblées représentatives, plus que de se proposer comme un acteur du changement institutionnel et porte-drapeau d’une forme de démocratie inédite. Il semblerait qu’hier un nouveau pas en avant ait été fait, qui pourrait séparer les destins de la Ligue et du M5S, après les avoir uni pour un changement qui n’a pas eu lieu ».

ARTICLE La Repubblica L. Pagni « Tous contre Tria sur le défi du Document économique et financier » : « En vue des prochaines échéances financières du gouvernement et à l’approche des élections européennes, la Ligue et les 5 Étoiles reviennent avec force contre le ministre de l’Economie G. Tria. Ils le font de manière concertée : trop obséquieux avec l’Europe et les contraintes budgétaires pour les premiers, trop proche des banquiers et des intérêts des plus forts pour les seconds. Les partis sont prêts à aller jusqu’au bout, arrivant même à ‘’placer sous tutelle’’ le ministre. Ce n’est pas tant les remboursements des victimes des banques en faillite, mis en attente par Tria jusqu’au feu vert de Bruxelles, qui représentent le vrai sujet sensible. C’est plutôt l’écriture du document économique et financier (DEF), qui contiendra les indications pour le budget successif qui devra être adopté d’ici le 10 avril. Un contenu qui ne sera absolument pas secondaire, en vue de la campagne électorale européenne. La Ligue voudrait qu’une première esquisse de la ‘’flat tax’’ puisse y figurer. Le M5S ouvreront un match sur les entreprises à participation publique de la Caisse de Dépôts et Epargnes ».

ENTRETIEN de Marco Minniti, ancien ministre de l’Intérieur : « ‘’ Le gouvernement est en train d’attiser les tensions sur l’immigration, le PD doit se battre pour le droit du sol ’’ » (La Repubblica) : « ‘ Nous ne pouvons pas continuer avec l’obsession de l’étranger sans enfreindre les règles de la démocratie. Le PD doit se battre pour la nouvelle loi sur la citoyenneté, il s’agit aussi d’une bataille identitaire même s’il existe le risque de perdre des voix. Il faut laisser à Zingaretti la possibilité de travailler sur ce défi. L’affaire de Rami est un emblème et un signal positif, mais la citoyenneté ne doit pas être prodiguée du haut, c’est simplement inacceptable, elle est un droit ‘’».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Basilicate : le candidat du centre-droit est élu président de la région.

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Italie. Basilicate. Lors des élections régionales de ce 24 mars 2019, le candidat du centre-droit (Ligue, Frères d'Italie, Forza Italia) Vito Bardi est élu président de la région. La Ligue est le premier parti du centre-droit avec plus de 19 %. Frères d'Italie obtient 5,92 %. Le candidat du M5S Antonio Matta décroche plus de 20 %. 

https://www.corriere.it/elezioni-2019/risultati-regionali...

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Le dirigeant de la Ligue Matteo Salvini et Vito Bardi

24/03/2019

Article de la rédaction du Visegradpost : "Jobbik : brève histoire d’un virage à 180°."

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Hongrie. La rédaction du Visegradpost explique l’évolution du Jobbik :

https://visegradpost.com/fr/2019/03/24/jobbik-breve-histo...

Décès de Rafi Eitan à Tel-Aviv.

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Autriche et Israël. Le vice-Premier ministre et président du FPÖ Heinz-Christian Strache et le ministre des Transports et vice-président du FPÖ Norbert Hofer rendent hommage à Rafi Eitan, décédé ce 23 mars 2019, qui avait dirigé le commando qui avait enlevé Adolf Eichmann en Argentine.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2016/11/07/le-...)

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Allemagne et Israël. Beatrix von Storch, membre de la direction de l’AfD, rend hommage à Rafi Eitan.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2018/02/04/une...)

Le magazine français Éléments publie un entretien avec Santiago Abascal.

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Espagne et France. Le magazine français Éléments N°177 publie un entretien avec Santiago Abascal, le président de Vox (Espagne). 

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(http://www.revue-elements.com/elements-Les-36-familles-du...)