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11/01/2021

"Vers un gouvernement Conte III."

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Italie. Revue de presse.

Les tensions au sein du gouvernement font les gros titres des médias italiens. Les observateurs soulignent notamment la pression du Quirinal pour que le gouvernement surmonte la crise et adopte au plus vite le Plan de relance national : «Le Quirinal : trop tard, il faut adopter le Plan de relance » -  Le PD négocie pour un remaniement et un gouvernement Conte III (La Repubblica), « Le Quirinal demande de geler la crise afin d'adopter le Plan de relance » - Mattarella convoque Renzi et lui demande de calmer ses ministres (La Stampa), « Le gouvernement Conte III débloquera la crise » - Démission de Conte - gelée par Mattarella - et nouveau gouvernement  (Il Messaggero), « Renzi sans issue, contraint à reporter la crise » (Il Fatto Quotidiano), « ''Faites vite''»  - L'appel de Berlusconi pour éviter l'enlisement du pays (Il Giornale).   

COULISSES, Il Messaggero, de M. Conte, « Vers un gouvernement Conte III. La crise surmontée grâce à l’apport du Quirinal » : « Quelque chose bouge, malgré mille prudences. La négociation entre les partis va de l’avant sous le regard attentif du Président de la République Mattarella. Le seul objectif de ce dernier étant de faire en sorte d’éviter que l’Italie se retrouve face à une crise de gouvernement en pleine nouvelle vague pandémique. Conte a promis un ‘’renforcement du gouvernement’’ ce qui ne signifie pas un simple remaniement mais un passage prévoyant une crise de gouvernement, avec une démission ''contrôlée''. Les précédents ne manquent pas pour le Quirinal. Le processus semblerait contenter les deux rivaux : un nouvel exécutif avec un nouveau programme. La négociation avec les renziens est gérée surtout par Dario Franceschini (PD). Sous la pression du PD et du Quirinal, la crise devrait ainsi être surmontée d’ici une semaine.» 

ENTRETIEN, La Stampa, de Stefano Patuanelli (M5S), ministre pour le Développement Économique « Si le gouvernement Conte devait tomber, il y aurait des élections anticipées » : « ’’Je vais répondre à M. Renzi avec des faits : nous avons alloués  supplémentaires 120 milliards, financés par le déficit, nous sommes parmi les premiers pays de l’Union pour le nombre de vaccins administrés, proportionnellement à sa population, nous avons sauvé du désastre l’usine sidérurgique Ilva et la compagnie aérienne Alitalia, nous avons résolu 30% des crises des entreprises, nous avons réactivé les mesures pour relancer l’innovation des entreprises. Mardi devrait se tenir le Conseil des ministres qui adoptera le Plan de relance national. Suivra la discussion au Parlement, où il sera possible d’insérer de nouvelles modifications. Le texte détaillé du Plan arrivera en Conseil des ministres. L’Italie ne veut pas de crise de gouvernement en ce moment, nous serions considérés alors comme des extraterrestres. Une crise en ce moment ne bloquerait pas seulement le Plan de relance mais aussi l’adoption d’autres mesures importantes. Quant à l’hypothèse d’un remaniement, le M5S est satisfait de ses ministres. Nous n’avons ni la nécessité d’en augmenter le nombre ni de le diminuer. Si les autres veulent le faire, cela sera leur choix. Cette législature se terminera avec Conte : aujourd’hui ou en 2023. Si Conte devait tomber, il y aurait des élections anticipées. Il n’y a pas d’autres possibilité pour une majorité différente. C’est une évidence, ce n’est pas moi qui le dit. Sur la question des écoles, la ministre L. Azzolina a raison : il faut les rouvrir. Il faut que les présidents des régions aient davantage de courage’’ ».

ENTRETIEN Il Giornale, de Silvio Berlusconi, dirigeant de Forza Italia « faites vite » : «‘’Personnellement, je ne crois pas que le gouvernement finira par tomber. Si jamais cela devait arriver, la chose la plus probable serait un autre exécutif dans le cadre de la même majorité. Cela ne me réjouit pas, bien entendu. Mais je souhaite lancer un appel : faites vite. Alors que la pandémie fait des victimes chaque jour, l’économie est à genoux, le pays est enlisé, il y a une campagne de vaccination sans précédent à organiser et il faut préparer un plan de relance crédible. Comme toujours, Forza Italia est disposée à collaborer mais pas à entrer dans cette majorité’’».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

10/01/2021

Pays-Bas : les patriotes donnés ensemble à 32 sièges.

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Pays-Bas. Au sein du sondage Maurice de Hond du 10 janvier 2021, le PVV de Geert Wilders est donné à 25 sièges sur 150, le Forum voor Démocratie de Thierry Baudet à 4 sièges et JA21 à 3 sièges.

08/01/2021

Marine au Portugal.

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Portugal et France. Marine Le Pen est à Lisbonne au Portugal avec André Ventura de Chega!, candidat à l'élection présidentielle du 24 janvier 2020.

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André Ventura et Marine Le Pen

"De Salvini à Meloni, la voie tactique prévaut ; les dirigeants ne désavouent pas Donald."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE, La Stampa, de F. Grignetti, « De Salvini à Meloni, la voie tactique prévaut ; les dirigeants ne désavouent pas Donald » : « Mercredi, les images défilaient et pendant ce temps nos politiques gardaient le silence. Ils pensaient à ce qu’il fallait dire et à ne pas faire de faux-pas. Pour Salvini il s’agissait de laisser tomber Trump, après des années passées à le suivre obstinément. Et même son message, pourtant impersonnel, sans attaque ouverte, a été mal digéré par certains de ses partisans. Giorgia Meloni, elle, n’a pas sourcillé et son soutien reste infaillible. Le vieux Silvio Berlusconi, quant à lui, après s’être accordé une nuit de réflexion est celui qui s’en sort le mieux, ne perdant pas l’occasion pour lancer une pique à une partie du centre-droit. Giovanni Toti est le seul à assumer une véritable auto-remise en question, admettant que sa prise de position initiale pro-Trump était une erreur. Même Giuseppe Conte s’est montré modéré dans sa réaction. Les commentateurs n’y voient rien de surprenant, puisque dans la politique italienne, c’est la tactique qui prévaut : personne n’a réellement pensé à ce qui se passait à Washington, mais plutôt à ce qui pourrait leur arriver à eux, à Rome. Parmi les amis de Trump, la tactique défensive a ainsi prévalu : mieux vaut s’en tenir aux généralités. Ou alors en profiter pour régler ses comptes. En effet le chœur d’Italia Viva dirigé contre Conte était frappant. On peut citer le député IV Michele Anzaldi à titre d’exemple : ‘’Le timide tweet de Conte contre l’assaut contre le Congrès des Etats-Unis risque de porter préjudice à l’Italie vis-à-vis de la présidence Biden’’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

07/01/2021

"7 janvier, anniversaire du Tricolore."

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Italie.

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"7 janvier, anniversaire du Tricolore. Vive l'Italie. Vive notre Tricolore !"

"Conte ne veut pas présenter sa démission, craignant que Renzi ne tienne pas sa promesse."

Italie. Revue de presse.

COULISSES, Corriere della Sera, de M. Guerzoni, « Nouveau Plan de Relance et ‘’équipe plus forte’’ ; le Président du Conseil tenté par l’épreuve du Sénat » : « Conte ne veut pas présenter sa démission, craignant que Renzi ne tienne pas sa promesse. Après une période de silence et de passivité, le Président du Conseil doit, lors de la rencontre avec les chefs de délégation, demander à Italia Viva d’abattre ses cartes. Face à l’incompréhension de l’opinion publique et aux pressions du Parti démocrate, il a décidé de mettre fin à ce jeu au plus vite. Mais la rigidité des deux figures qui s’affrontent a réduit les issues possibles à la crise : le remaniement ou alors le décompte des soutiens au Sénat. Conte présentera demain en Conseil des ministres la nouvelle ébauche du Plan de Relance dans laquelle ont été intégrées la quasi-totalité des critiques de son adversaire. A travers ce nouveau coup, il s’agit donc de viser l’arme la plus puissante que Renzi brandit contre lui, démasquant le véritable objectif de celui-ci s’il s’obstinait dans ses attaques au gouvernement. Conte, quant à lui, évite les polémiques et se concentre sur le fond. Pourtant, Conte semble aussi s’être résigné au remaniement tant redouté. Mais il n’ira pas plus loin et ne se fiera pas à Renzi au point de tenter un Conte-III. Les renziens attendent de voir ce qu’il en est, effectivement, de la nouvelle version du Plan de Relance. Des voix disent que Conte se sentirait plus fort, et serait même prêt jouer le va-tout en se soumettant à l’épreuve fatidique du Sénat, en espérant qu’il lui renouvelle bien sa confiance, et en pointant du doigt Renzi comme le fauteur de trouble en cette période cruciale pour le pays, entre pandémie et Plan de relance. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

06/01/2021

"Soutiens l'AfD, sinon nous perdons notre patrie."

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Allemagne.

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"Soutiens l'AfD, sinon nous perdons notre patrie."

05/01/2021

La CSU reste sur les hauts scores qu'elle a récupérés dans les sondages grâce à la crise du virus.

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Allemagne.  Bavière. La CSU reste sur les hauts scores qu'elle a récupérés dans les sondages grâce à la crise du virus.

(Wahlumfragen zur Landtagswahl in Bayern (Sonntagsfrage #ltwby) (wahlrecht.de))

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CSU : sociaux-chrétiens

Grüne : écologiste

Freie Wähler : électeurs libres

AfD : patriotes

SPD : sociaux-démocrates

FDP : libéraux

die Linke : post-communiste

Bayernpartei : parti bavarois

Sonstige : autres

Matteo Renzi se définit comme un patriote.

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Italie. La dirigeante de Frères d’Italie Giorgia Meloni déclare qu’entendre Matteo Renzi [centre-centre-gauche] se définir comme un patriote, et donc reprendre ce qui définit Frères d’Italie, est un victoire pour Frères d’Italie.

"Bras de fer sur une démission de Conte."

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Italie. Revue de presse.

La remise en cause de la réouverture des écoles, prévue le 7 janvier, et les mesures restrictives décidées en conseil des ministres hier soir font les gros titres des journaux italiens : « Conseil des ministres dans la nuit pour le décret sur les restrictions : week-ends oranges. Londres referme tout. » - « École, le chaos de la réouverture ; oppositions au sein du gouvernement, hypothèse d’un report au 15 janvier. Les régions procèdent chacune de leur côté. » (Corriere della Sera), « École, le gouvernement fait volte-face. Dans la nuit le CdM, suite aux pressions du PD, reporte au 11 janvier les cours en présence dans les lycées. Maintenant, cest aux régions de décider. » (La Repubblica), « Virus, Les nouvelles restrictions enclenchées » (La Stampa), « École, report suite à la dispute ; Restriction sur les déplacements » (Il Messaggero), « Au nord, écoles fermées et pistes de ski ouvertes » (Il Fatto Quotidiano).

L'hypothèse, entre autres, d'un remaniement au sein du gouvernement, suite aux demandes de M. Renzi (IV), est largement évoquée : « ‘’Je suis prêt à renforcer mon équipe’’ : les tentatives de Conte » (Corriere della Sera), « Bras de fer sur une démission de Conte » (La Repubblica), « Conte, dernier piège, Renzi exige le MES » (La Stampa), « Hypothèse dun Conte-III et MES à hauteur de 12 milliards » (Il Sole 24 Ore).

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de M. Guerzoni, « Le Premier ministre dit oui à un remaniement, non à dautres opérations » : « Le scénario de la crise de gouvernement nest pas exclu, mais celle-ci serait « pilotée » afin d’éviter les risques. Giuseppe Conte a fait tout son possible afin dengager le dialogue et trouver une entente, souhaitée également par Zingaretti et le Parti démocrate, afin d’éviter une crise gouvernementale dans le contexte actuel. Mais pour le chef de file dItalia Viva, les retouches ne suffisent pas : Renzi veut obliger Conte à se présenter au Quirinal pour une révision complète de lexécutif et l'avènement d'un Conte ter, au sein duquel Italia Viva aurait davantage de poids, voire un rôle à la vice-présidence du Conseil. Les partis de la coalition devraient renouveler auprès du Chef de lEtat leur volonté de conserver Giuseppe Conte comme Président du Conseil des ministres, le seul actuellement à même de pouvoir garantir lunité des 5 étoiles et un pacte avec le Parti démocrate. Mais Conte nest pas serein, redoutant les pièges et les incidents de parcours ainsi que lincompréhension des Italiens. Il veut donc prendre son temps et attend avant de fixer la date du Conseil des ministres où sera abordé le plan de Relance, dans lequel il a par ailleurs tenté dintégrer les propositions et critiques des différents partis, dont Italia Viva. Pour autant, il ne veut pas fléchir face à Renzi. La marge de manœuvre est donc très étroite et la partie très serrée pour les partisans de la médiation, comme Di Maio. Ceux qui veulent éviter la crise gouvernementale craignent de perdre le contrôle de la situation et au fond tous redoutent les élections. »

COULISSES, La Repubblica, de T. Ciriaco, "Conte travaille sur la réforme mais Renzi veut d'abord sa démission. Conte est prêt à un remaniement, mais il ne fait pas confiance au leader d'Italia Viva qui dit n'avoir rien obtenu jusqu'à présent. Le Quirinal très inquiet sur le risque d’une crise" : « Pendant une journée entière, la crise a fait les montagnes russes. Le matin, le remaniement semble à portée de main, l'après-midi, l'optimisme retombe : Matteo Renzi exige la démission de Giuseppe Conte. Le Quirinal craint qu'une crise ne s'ouvre dans le brouillard le plus total. Le président du Conseil envisagerait, à supposer qu'on le laisse faire, que le 7 janvier, le texte sur le Recovery fund soit envoyé aux Chambres après avoir été adopté (éventuellement sans vote) par le Conseil des ministres. Puis, le dimanche 10 ou le lundi 11 janvier, un remaniement. Des changements ciblés sont suggérés : Renzi comme ministre des Affaires étrangères et Luigi Di Maio au Viminale à la place de Luciana Lamorgese [ministre de l’Intérieur] (mais Di Maio rejette cette idée). Autres suggestions, Ettore Rosato à la Défense et Lorenzo Guerini à l'Intérieur ou encore, Andrea Orlando en tant que vice-premier ministre ou secrétaire d'Etat au plan de Relance et Maria Elena Boschi aux Infrastructures ou au sport. Sans crise ouverte, il semble complexe d'obtenir la démission des ministres. On en revient donc toujours à la démission de Conte, inévitablement. Malgré des sondages peu convaincants, la décision est principalement entre les mains de Renzi. C'est la guerre des nerfs mais si personne ne l'arrête, cela finira mal pour tout le monde. Zingaretti défend donc Conte, mais n’évoque pas les élections. Di Maio reste prudent, il estime que changer de président du Conseil est une folie, tout comme voter. Renzi dit, en fait, que même un "Conte ter" le convaincrait, mais sans plus. Et le président du Conseil ne semble pas non plus avoir complètement mis de côté le plan C, en cas d'échec du remaniement et de la crise pilotée : la même majorité mais sans Renzi, soutenu par quelques "responsables". Il en manquerait six, car trois ou quatre sénateurs d'Italia Viva semblent enclins à ne pas passer à l'opposition. Et dire que des mains ont été tendues : le quota d'investissements prévu dans le cadre du Recovery, par exemple, a augmenté. Et même sur le Mes, des signes laissent penser que l'exécutif pourrait en demander au moins une part, peut-être un tiers des 36 milliards. Mais le fond a une importance relative dans ce jeu. Au fond, la crise submerge l'exécutif juste au moment où la pandémie contraint la moitié de l'Europe à un confinement total ».

COULISSES, Fatto Quotidiano, G. Salvini, « ‘’Il s'est calmé ?’’, la terreur visible dans les échanges privés entre les renziens » : « "Que fait Matteo (Renzi) aujourd'hui ? Il est un peu plus tranquille ?". Dans les appels et messages des parlementaires d'Italia Viva on sent la terreur qui agite le parti de Renzi. La crainte est toujours la même : que Matteo aille jusqu'au bout, ne serait-ce que pour voir l'effet produit. Certains, comme cela se murmure du côté du sénateur Scandicci, estiment que "désormais Renzi ne peut plus voir Conte, et agit parfois de façon impulsive, sans savoir ce qu'il se passera après". Traduction : des élections, puis Renzi et Italia Viva qui disparaissent du Parlement. Mais surtout 48 députés et sénateurs non réélus. Il suffit que ce mot "élections" surgisse et les soldats de Renzi commencent à se raidir et à être plus aimables avec leurs collègues du PD et même du M5S. Si certains pensent que "Matteo finira par accepter le remaniement et la délégation aux services secrets", d'autres commencent à bouger, dans deux directions. D'abord avec leur chef lui demandant de bien réfléchir, puis de les protéger. Les renziens vivent donc au jour le jour : la négociation pour un Conte ter ou un mini-remaniement hier leur a donné de l'espoir, puis dans la soirée, nouvelle interrogation : ‘’A qui s'en prendra Matteo demain ?’’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

04/01/2021

Le chantage à bras ouverts, par l'amiral italien de division retraité Nicola De Felice.

Nicola De Felice, amiral italien de division retraité, écrit à propos de l’arrivée de bateaux transportant des migrants :

L'ONG espagnole OPEN ARMS débarque ses 265 « naufragés contre paiement » en Sicile, à Porto Empedocle. Une fois de plus, le chantage consistant à montrer aux médias les mineurs à bord du navire a déclenché la fausse solidarité - hypocrite et bon enfant - du faible gouvernement italien qui, malgré toutes les adversités de la pandémie et les difficultés dont souffre le peuple italien, maintient les ports ouverts en favorisant l'immigration incontrôlée d'immigrés clandestins. Malte a déjà refusé le débarquement alors que la Libye et la Tunisie, bien que beaucoup plus proches, n'ont même pas été sollicités. Après avoir débarqué une cinquantaine de mineurs, les clandestins seront transbordés sur le « Rhapsody », le bateau de croisière utilisé pour la quarantaine par le ministère de l'Intérieur. Malheureusement, les gouvernements européens de gauche radicale chic n'ont pas l'intention d'appliquer les règles internationales qui régissent ces cas. Les navires des ONG - avec leur approche des côtes libyennes - amplifient le facteur d'attraction en incitant les marchands d'êtres humains à réactiver leur activité criminelle en envoyant vers eux les barges remplies d'immigrants clandestins : les Bengalis, deuxième groupe ethnique en importance débarqué en Italie en 2020, paient jusqu'à 30 000 € par personne pour monter à bord des navires. Les ONG deviennent ainsi indirectement complices de la traite des êtres humains et de l'augmentation du nombre de morts en mer. Les navires des ONG enfreignent les règles internationales de sauvetage en mer (Convention de Hambourg) en ne demandant pas au coordinateur national de la zone de sauvetage (qui n'est pas l'Italie) l'attribution du « lieu de sécurité » le plus proche (par exemple, les ports tunisiens, avant Covid, pleins de navires de croisière occidentaux). Ils violent le droit de la mer des Nations unies en ne respectant pas les règles sur l'immigration illégale et le droit des États côtiers, ils enfreignent l'article 13 du règlement européen de Dublin, qui exige de l'État du pavillon (en l'occurrence l'Espagne) qu'il prenne en charge la protection internationale et les demandes d'asile politique.

Celui d'Open Arms est le premier cas de migrants illégaux entrant en Italie via un navire d'ONG en 2021. L'ONG française « Sos Méditerranée » prépare déjà à Marseille le navire norvégien Ocean Viking, tandis que d'autres ONG, telles que l'italienne « Mediterranea Saving Humans » ou l'allemande « Sea Watch », s'apprêtent à lancer leur campagne d'invasion en Italie en 2021. La dernière réflexion est la suivante : s'il existe des règles internationales qui régissent ces cas, pourquoi les Européens ne les respectent-ils pas ? Pourquoi l'Europe n'entame-t-elle pas une fois pour toutes une activité de collaboration avec les États d'origine et de transit, en bloquant les départs à l’origine ? Cela a déjà été fait en Somalie contre les pirates avec d'excellents résultats. Au lieu d'inventer des opérations navales peu concluantes, l'UE devrait lancer une activité conjointe de surveillance et de patrouille euro-libyenne et euro-tunisienne dans les eaux territoriales libyennes et tunisiennes, en bloquant les barges avant qu'elles ne quittent le sol africain. Cela devrait être fait avant qu'il ne soit trop tard pour notre belle Europe

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Nicola De Felice

"Renzi donne trois jours à Conte."

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Italie. Revue de presse.

L’hypothèse d’une nouvelle répartition du territoire national en zones de différentes couleurs d’ici quelques jours, ainsi que les nouvelles restrictions qui l’accompagneront, font les gros titres des médias italiens. La question de la réouverture des écoles, prévue pour ce jeudi 7 janvier, est mise en avant : « L’Italie en zones de couleur, les nouvelles restrictions. - Débat concernant la réouverture des écoles. Et le week-end, nous serons à nouveau en zone orange » (Corriere della Sera), « L’école rouvre et l’Italie se transforme en Arlequin » (La Repubblica), « Le virus court, le week-end est verrouillé » (La Stampa), « École, la réouverture sur la sellette » (Il Messaggero), « ‘’Cessons de nous acharner sur l’école, sur les [causes des] contaminations il faut chercher ailleurs’’ déclare la ministre Lucia Azzolina » (Fatto Quotidiano).

Par ailleurs, le bras de fer entre Giuseppe Conte et le chef de file d’Italia Viva, Matteo Renzi, et l’éventuel remaniement du gouvernement sur lequel il risque d’aboutir sont également commentés : « Hypothèses de remaniement sur le bureau de Conte, ‘’Il faut des changements’’ dit Renzi » (Corriere della Sera), « Le Conte bis est en fin de course » (La Repubblica), « Renzi donne trois jours à Conte, les ténors du Parti démocrate tentent de faire entendre raison à Italia Viva » (Fatto Quotidiano).

Les JT ouvrent sur les « Mesures anti-Covid » avec lannonce de Conte dune réouverture des écoles le 7 janvier et la prolongation des mesures jusquau 15 janvier, évoquent une « semaine décisive pour le gouvernement », et les intempéries dans la péninsule.

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Matteo Renzi, chef de file d’Italia Viva, « Nous attendons Conte au Sénat ; Les élections ? Tout le monde sait que nous n’irons pas voter » : « Les ministres Bellanova, Bonetti et Scalfarotto sont au gouvernement pour leurs idées. Si ces idées ne plaisent pas, ils laisseront leur place. C’est donc au Président du Conseil de voir si nos propositions sont dignes d’intérêt ou non. Je ne partage pas l’impression qu’il ait changé d’attitude ou qu’il cherche à trouver un accord. Il ne s’est même pas présenté au Sénat lors de la discussion sur la loi de Finances. Nous l’attendons donc au Sénat. Ils ont tenté de trouver du renfort en faisant appel à la « responsabilité » du côté de l’opposition, mais la réponse sèche des groupes visés à affaiblit le projet. Le ministre Gualtieri, lui, a saisi la valeur de nos critiques et je suis sûr qu’il travaille à l’amélioration du Plan de Relance national, qui représente la dernière chance pour l’Italie et qui, dans l’état actuel, est une hérésie. Dans cette bataille, je me suis senti soutenu par ceux qui aiment ce Pays. Parmi les démocrates, beaucoup de maires m’ont sollicité afin que les dépenses se concentrent davantage sur les investissements que sur les primes. Dans l’ensemble, il y a des convergences avec le Parti démocrate. Ce n’est pas le cas avec Luigi Di Maio, nous avons peu de contacts et je ne comprends pas ses positions sur le MES. Ce n’est pas le nombre de portefeuilles au sein du gouvernement qui nous divise, mais la politique et le fond. Pourquoi, à nouveau, confier la gestion des vaccins à Arcuri ? Ce n’est pas superman. Je ne crains pas les élections, je n’ai pas peur de la démocratie, et il en va de même pour les dix-huit sénateurs d’Italia Viva qui savent faire de la politique et ont de l’expérience. Mais surtout, nous savons tous que les élections n’auront pas lieu. »

INTERVENTIONCorriere della Sera, de Luigi Di Maio, ministre des Affaires étrangères appartenant au Mouvement 5 Etoiles, d’E. Buzzi « Il faut trouver le juste équilibre, mais ce serait de la folie de remettre en cause le Président du Conseil » : « Le MS5 s’inquiète des tensions au sein de la majorité. Le ministre est un fervent partisan de la médiation est cette ligne semble redonner de la cohésion au mouvement. Des élections mettraient en danger les fonds européens pour la Relance, l’image renvoyée serait très négative et les marchés régiraient, portant préjudice à l’économie italienne. L’Italie ne peut être prise en otage pour ce genre de choses, avertit-il. Il insiste aussi sur le risque bien réel de laisser ainsi l’Italie aux mains du centre-droit. Di Maio est donc près à soutenir le Président du Conseil au nom de la stabilité politique et l’ensemble du MS5 n’est pas favorable à la solution des urnes. »

ARTICLE, La Repubblica, « Renzi marque un point mais agite encore le spectre de la crise” : « Pour l’ancien Premier ministre on se met enfin à réfléchir, mais il ne tiendrait compte que de trois scénarios : un gouvernement Conte-III, un exécutif dirigé par le PD ou par Draghi. Matteo Renzi pense avoir réussi à « cornériser » Conte. Le PD et Luigi di Maio ne l’ont peut-être pas suivi dans sa bataille solitaire contre le Premier ministre, mais ils ne l’ont certainement pas empêché. En tous cas, le leader d’Italia Viva ne voit pas d’autre issue que la fin du gouvernement Conte-II. L’hypothèse d’un vote anticipé n’existe pas et la preuve en serait le fait qu’aucun groupe de « responsables » ne se soit manifesté pour soutenir le gouvernement en cas de crise. Mais Renzi attend plus qu’un remaniement ou qu’un changement quelconque permettant d’aller de l’avant comme si rien ne s’était passé. Il a décliné l’idée qui a circulé ces dernières semaines de pouvoir augmenter le nombre de portefeuilles ministériels afin de prévoir 3 ministres et 2 secrétaires adjoints en plus. Il continue de dire que ses conditions restent celles qu’il a écrites dans sa lettre au premier ministre : le recours au MES sanitaire, même pour seulement 10 milliards plutôt que 36, la cession de la [nouvelle] autorité déléguée des services secrets à Ettore Rosato, ou à un démocrate comme Emmanuele Fiano ou Enrico Borghi, ou à la limite à Gianni de Gennaro, qui avait déjà exercé cette fonction sous le gouvernement Monti. Enfin, l’approbation par Conte des demandes d’Italia Viva sur le plan de relance. Les trois scénarios pour Renzi sont lessuivants : un gouvernement Conte-III, entièrement rénové, avec la démission du président du Conseil après que les ministres 5 étoiles sortent du gouvernement au prochain conseil des ministres, ou après leur refus du plan de relance dans son état actuel. Le nouvel exécutif pourrait à nouveau être dirigé par Conte mais devra être renouvelé en prévoyant un vice-premier ministre, par exemple du PD comme Zingaretti ou Franceschini, tandis que Conte ne prendrait pas un adjoint issu des 5 étoiles car c’est lui (selon Renzi) qui s’est mis de facto à la tête du mouvement. La deuxième hypothèse serait un gouvernement dirigé par le PD avec une figure des 5 étoiles en vice-premier ministre, probablement Di Maio. La troisième hypothèse serait celle d’un gouvernement Draghi, même s’il ne s’est jamais dit intéressé par ce poste, mais son nom reste évoqué comme symbole de la revanche des techniciens et de la faillite des politiques. »

COULISSES, Stampa, I. Lombardo, « ‘’Ok pour un gouvernement plus solide". Conte négocie le remaniement. Aujourd'hui, réunion entre leaders. Si le renzien Ettore Rosato allait à la Défense, Lorenzo Guerini passerait à l'Intérieur. L'hypothèse d’un Conte ter est également ouverte, mais une crise pourrait s’ouvrir avec un renouvellement de mandat » : « Toutes les conditions sont réunies pour négocier. Quelques jours de plus pour éviter de voir la situation s’aggraver, une réunion entre leaders pour compacter la majorité, une volonté plus explicite de Giuseppe Conte de raisonner sur le remaniement (ce qui n'exclurait d'ailleurs pas un Conte ter) et de freiner toute adoption-éclair du Plan de relance nationale. Avant le jour J fixé par Matteo Renzi le 7 janvier, Conte aimerait que les dirigeants se réunissent, et non pas les chefs de délégations, pour comprendre, devant témoins, les véritables projets du sénateur florentin à la tête d'Italia Viva. Après une journée de discussions intenses, Conte a déclaré qu'il avait "toujours été à l'écoute des forces gouvernementales" et qu'il avait lui-même lancé un débat politique avant Noël "précisément pour faire une synthèse qui pourrait consolider l'action gouvernementale". Mais en même temps, il s'est déclaré "favorable à toute initiative visant à renforcer la cohésion de la majorité et la solidité de l'équipe gouvernementale’’. Jusqu'à présent, le Premier ministre ne s'était jamais explicitement ouvert à un remaniement de l'exécutif : ce serait la solution la plus simple - même pour l'un des chefs les plus prudents et les plus attentifs du PD comme Dario Franceschini. Et selon des sources du PD, le projet pourrait conduire à offrir à Renzi la Défense, dont le portefeuille reviendrait à Ettore Rosato, pour éviter de donner à Iv un ministère très délicat comme l'Intérieur - Lorenzo Guerini s’y déplacerait. Mais dans les rangs du gouvernement et des partis majoritaires, on continue à penser que le Conte Ter est le résultat le plus réaliste, malgré les craintes de ceux qui pensent que c'est un gros risque, à commencer par Franceschini et Conte. Ce dernier a besoin de garanties. Dans les dernières heures frénétiques de suspense, à un millimètre du précipice, les réunions et les conversations téléphoniques se sont intensifiées. Surtout entre Conte et le PD. Conte a parlé à Nicola Zingaretti mais surtout à son Richelieu, Goffredo Bettini, l'homme qui dirigeait l'opération "responsables" au Sénat, le conseiller qui a hasardé une liste Conte alliée au PD et à M5S en cas de vote, sans trop penser au fait qu'elle minerait le consensus de ces deux bassins. Le résultat est une trêve de trois jours, trois jours d'oxygène pour un possible compromis, tandis que des rumeurs, pilotées, sur un éventuel gouvernement électoral confié à la constitutionnaliste Marta Cartabia, à la juriste Paola Severino ou à la présidente du Sénat Elisabetta Casellati se font jour. Une confusion face à laquelle le Quirinal a clairement indiqué qu'il ne laisserait pas trop de temps aux parties pour clore la crise ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

02/01/2021

Calabre : les régionales reportées à cause du virus.

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Italie. Calabre. Les élections régionales prévues pour le 14 février 2021 sont reportées à une date ultérieure par le président en fonction Antonino Spirlì (Ligue), à cause du virus.

01/01/2021

Le grand espoir des patriotes d’Europe en 2021 : la chute du gouvernement italien et l’arrivée au pouvoir des deux partis patriotiques Frères d’Italie de Giorgia Meloni et la Ligue de Matteo Salvini.

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Le grand espoir des patriotes d’Europe en 2021 : la chute du gouvernement italien et l’arrivée au pouvoir des deux partis patriotiques Frères d’Italie de Giorgia Meloni et la Ligue de Matteo Salvini :

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Bonne année 2021.

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31/12/2020

"Le gouvernement ne tient qu'à un fil."

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Italie. Revue de presse.

La tenue de l'exécutif, et notamment les propos du Président du Conseil G. Conte sur la nécessité d'une motion de confiance du Parlement si le parti Italia Viva sortait de la majorité suite à leur désaccord sur les projets prévus dans le Plan de Relance national, fait les gros titres des médias italiens.  « Conte prévient : stop aux ultimatum » (Corriere della Sera), « Le gouvernement ne tient qu'à un fil » (La Repubblica), « Conte : si la confiance d'un parti de majorité devait faire défaut, j'irai au Parlement » (Sole 24 Ore), « Le règlement de compte » - La crise approche, Renzi de plus en plus isolé (Il Fatto Quotidiano), « Conte défie Renzi » (Il Giornale).

ENTRETIEN, Sole 24 Ore, de Matteo Renzi, leader d’Italia Viva « Nous ne serons pas complices de ce Plan de Relance, autant passer dans l’opposition » : « ’’Il n’y a pas de coulisses, ni de mystères : l’Italie dispose d’une somme énorme d’argent qu’il faut dépenser et je veux savoir comment nous allons le faire. Car s’il doit être gaspillé avec ce que M. Draghi appelle ‘’la mauvaise dette’’, qu’ils le fassent sans nous. J’ai été un allié pour renvoyer Salvini chez lui et obtenir les fonds européens : je ne serai pas complice du plus gros gaspillage d’argent public de l’histoire. Je suis favorable à dépenser tout cet argent, et bien. Quant à Conte, le problème est de savoir où nous voulons amener l’Italie d’ici les vingt prochaines années. Attention : nous ne voulons pas faire tomber Conte mais s’il ne prend pas en considération nos propositions dans l’écriture du texte le plus important de la législature, alors qu’ils gardent pour eux le document et nos ministères. Le passage devant le Parlement est légitime. Si après le Parlement veut gaspiller 300 milliards d’euros en bonus et subventions, qu’il le fasse mais sans Italia Viva. Nous, nous irons dans l’opposition. Italia Viva a remis ces dernières heures  au ministre de l’Economie Gualtieri un document avec 63 points dont nos propositions  de modification : priorité absolue aux investissements, aux infrastructures, aux politiques sociales, la culture, le tourisme et puis le grand absent : l’emploi des jeunes, qui se traduit par un investissement dans les écoles, la formation et les universités ».

ENTRETIEN, La Repubblica, de Matteo Renzi, leader d’Italia Viva « Draghi ou le PD, Conte hors du jeu ».

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de M. Franco, « Les choix difficiles du Palais Chigi, deux semaines pour éviter l’effondrement » : « Giuseppe Conte semble se sentir de plus en plus isolé au sein de sa propre majorité. Il tente donc de pointer du doigt le « parti des ultimatums » comme une cause potentielle d’instabilité et affaiblir ainsi l’offensive de Matteo Renzi. Il est conscient que le contexte lui est, malgré tout, favorable : ajouter des incertitudes et une crise de gouvernement à une situation déjà si critique. La pandémie et la question des fonds pour la Relance épuisent et terrorisent l’opinion publique et l’Europe reste attentive et perplexe. Pourtant, le refus répété du MES et la concession, au final, sur la direction des services secrets témoigne bien des craintes Président du Conseil quant à un possible affaiblissement personnel et un éloignement du MS5. Il a donné hier l’impression de ne pas exclure que le gouvernement soit mis à mal par les attaques d’Italia Viva. Ces deux semaines seront décisives pour empêcher que le scénario du remaniement ou des élections anticipées ne s’impose. Conte doit dissiper le doute sur une instrumentalisation de sa part de la pandémie : non pas comme une urgence réelle mais comme prétexte pour désarmer ses adversaires. Il doit conférer plus de cohérence à la coalition, à travers un projet clair, et abandonner les logiques de survie. Il doit convaincre ainsi ceux qui doutent de sa capacité à guider le pays dans cette phase cruciale. Ainsi, il mènera la vie dure à ceux qui, à travers des calculs de pouvoir, sont prêts à détruire le contexte favorable dans lequel évolue l’actuelle majorité, convaincus que l’on pourra ensuite recoller les morceaux. »

SONDAGES, La Repubblica, de I. Diamanti  « La popularité de Conte résiste, malgré tout» : « Le sondage Demos de fin d’année assoit la primauté de G. Conte sur les autres figures politiques italiennes. Malgré une année exceptionnelle, marquée par l’urgence pandémique, 46% des Italiens se disent satisfaits du fonctionnement de la démocratie : il s’agit là d’un des indices les plus élevés de ces dix dernières années. Il était inférieur de 10 points en 2018, au lendemain des élections politiques. La pandémie a légitimé la présence d’un ‘’dirigeant fort’’ alors que les oppositions sont du coup perçues comme une entrave, un obstacle, indépendamment de sa couleur politique. Giuseppe Conte est ainsi devenu un ‘’leader fort’’, grâce à la pandémie mais aussi grâce à son habileté : il a atteint son pic, 70%, entre mars et avril. Sa cote a baissé un peu, certes, mais il a creusé l’écart avec les autres personnalités politiques. A la question ‘’qui est le meilleur homme politique italien ?’’ Conte obtient 30% des intentions, devançant Salvini (8%), Mattarella (7%), G. Meloni (7%), S. Berlusconi (2%). Si on inverse la question ‘’Quel est le pire homme politique italien ?’’, le résultat change considérablement : M. Salvini figure au podium avec 35% des sondés, suivi de G. Conte (12%), L. Di Maio (8%), M. Renzi (4%) et G. Meloni (3%) »   

 SONDAGES, Corriere della Sera, de M. Pagnoncelli « En cas d’élections anticipées, le centre droit l’emporterait mais l’alliance entre le PD et le M5s Pourrait réduire l’écart » : « Les derniers sondages IPSOS, basés sur la loi électorale actuellement en vigeur, sont clairs :  les partis de centre droit obtiendraient 222 voix à la Chambre (dont 106 à la Ligue ) contre les 123 voix du centre gauche (dont 86 iraient au PD). Mêmes tendances au Sénat : le centre droit obtiendrait 115 voix contre les 58 du centre gauche. Toutefois, si le PD et le M5S devaient faire coalition, ils réduiraient l’écart, obtenant 10 députés et 6 sénateurs en plus ». 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Italie : le centre-droit donné majoritaire en cas d'élections anticipées.

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Italie. Un sondage donne le centre-droit (les patriotes de la Ligue et Frères d'Italie + les conservateurs de Forza Italia) majoritaire dans les 2 chambres en cas d'élections anticipées.

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M5S : anti-système

PD : Parti Démocrate : centre-gauche

30/12/2020

Matteo Salvini : "Le gouvernement Conte II est paralysé, voici nos projets pour gouverner."

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Italie. Revue de presse. 

LETTRE, Corriere della Sera, de Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue, « Le gouvernement Conte II est paralysé, voici nos projets pour gouverner » : « Nos propositions vont de la Santé, à l’emploi, en passant par l’école. La Ligue, et l’ensemble du centre-droit, ont su démontrer qu’ils étaient une opposition sérieuse et constructive. Mais la communication avec ce gouvernement est très difficile, d’autant plus avec les actuelles luttes de pouvoir. J’attends une rencontre avec le Président du Conseil depuis le 10 décembre. En attendant, nous travaillons sur notre propre proposition pour le Plan de relance, selon lequel davantage de fonds seraient alloués au secteur de la Santé, au moins 30 milliards, tout en excluant toujours le MES. Plusieurs mesures concernent l’emploi, et nous faisons du renouvellement générationnel et de la défense de la retraite à travers « Quota 100 » des priorités. La ministre Lucia Azzolina ne nous a jamais impliqué, pourtant nos propositions concernent également l’école : contre la précarité de certains enseignants, le renfort des transports publics par les privés, la meilleure répartition des élèves dans les espaces scolaires. Je veux aussi rassurer les lecteurs, nos rapports avec les gouvernements et les oppositions au sein du Vieux Continent sont bien réels, la droite n’est pas isolée. Nous travaillons à cela, comme le montrait notre projet de tour des capitales européennes qui sera repris au plus vite. En attendant, j’organise des rencontres avec les diverses catégories économico-productives. Du reste, le comportement de l’Allemagne quant au vaccin, qui a souhaité s’éloigner de l’accord commun, pourrait bien être défini souverainiste. Berlin a eu raison et l’Italie devrait faire de même. En tant que leader du premier parti du Pays, je souhaite impliquer l’ensemble du centre-droit, y compris les plus petits partis. Nous gouvernons 14 des 20 régions et des milliers de communes et, contrairement au gouvernement en place, nous avons des projets, du consensus et une réelle vision d’ensemble. Nous sommes prêts à gouverner. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

29/12/2020

Norbert Kleinwächter de l’AfD interviewé par Nicolas de Lamberterie de TV Libertés.

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Allemagne. Le député AfD Norbert Kleinwächter : « Les droits de l’Homme sont en danger en Allemagne » - Le Zoom de TV Libertés :

Frères d'Italie présent au sein de l'exécutif du Trentin - Tyrol du Sud / Haut-Adige.

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Italie. Trentin - Tyrol du Sud / Haut-Adige. Claudio Cia rejoint le parti Frères d’Italie. Il avait fondé AGIRE per il Trentino. Il est membre du législatif et de l’exécutif régional.

Alessandro Urzì, membre du législatif régional, avait rejoint, avec son Alto Adige nel Cuore, en juillet 2020 Frères d’Italie.

À la suite du changement de formation de Claudio Cia, le parti germanophone démocrate-chrétien SVP gouverne, au sein de l’exécutif du Trentin - Tyrol du Sud / Haut-Adige, avec la Ligue, Frères d’Italie et Forza Italia.

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Giorgia Meloni et Claudio Cia

"Vers une crise [politique] en janvier."

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Italie. Revue de presse.

Larrivée du vaccin anti-covid continue d’être à la une de la presse italienne, avec divers problèmes soulevés : polémique autour de la répartition des doses entre les différents pays, débat sur une éventuelle vaccination obligatoire ou encore le ralentissement de lapprovisionnement du fait des intempéries.  « Vaccin, divisions sur le caractère obligatoire », « Le Nord est sous la neige, larrivée des doses est retardée » (Corriere della Sera),  « Vaccin, opposition sur le caractère obligatoire. La neige retarde la livraison. » (La Repubblica), « Sileri, vice-ministre de la Santé : ‘’Le vaccin sera obligatoire dès lors quune personne sur trois le refusera’’ » (La Stampa), « Vaccins : lAllemagne augmente le nombre de doses hors accord UE, mais pas lItalie » (Il Sole 24 Ore), « Vaccins, lItalie est à la traine » (Il Messaggero), « Vaccin obligatoire, le M5S divise le gouvernement » (Il Giornale), « Vaccins, lItalie est déjà en retard » (Il Mattino). 

Par ailleurs, la Loi de finances, le débat autour du Recovery plan et le plan de Matteo Renzi, qui « secoue » la majorité, sont également évoqués : « Renzi hausse le ton et lon craint désormais pour la tenue du gouvernement » (Corriere della Sera), « Gentiloni alerte sur un ‘’risque Recovery’’‘’lItalie doit accélérer les réformes’’ » dans un long entretien au directeur de La Repubblica, « Gurria et le Recovery ‘’Utilisez-le pour lemploi’’, duel entre Renzi et Conte » (La Stampa), « Renzi dit ‘CIAO’ à Conte » (Il Giornale).  

ARTICLE, Corriere della Sera, d’A. Trocino, « Unis pour le vaccin ; de Conte a Salvini, les réponses des chefs de file à lidée du Corriere » : « Une photo collective des chefs de partis de la majorité et de lopposition pour dire aux Italiens quil est indispensable de se faire vacciner contre la Covid. Cest la proposition lancée par le directeur du Corriere della Sera Luciano Fontana, qui a reçu un grand nombre de réponses favorables, de la part de Zingaretti, de Renzi, de Crimi, de Fratoianni, de Toti, de Bonino Della Vedova, et de Berlusconi, qui prônent lunité et la collaboration en ces temps de crise. Encore une fois, ce dernier se distingue de lopposition forte de Matteo Salvini et Giorgia Meloni, qui nont pas adhéré à la proposition. »

ARTICLE, Messaggero, M. Conti, « Renzi, projet CIAO (ndr : Culture, Infrastructures, Environnement, Opportunités) : ‘’le plan de Conte est décevant’’. Vers une crise en janvier » « Matteo Renzi ne fixe pas le jour mais le mois : janvier. "S'il y a un accord, nous irons de l'avant, sinon ils se passeront de nous". La ‘’vérification’’ de la tenue de la majorité, commencée il y a une dizaine de jours, ne décolle pas et la crise gouvernementale est maintenant plus qu'une hypothèse. Le dirigeant d'Italia Viva démolit le plan de dépenses de 209 milliards d'euros de la Next Generation UE de, le jugeant "bâclé" et "sans âme", résultat d'un "collage" de propositions de ministères élaborées par des "bureaucrates". L'attaque renzienne sur le travail effectué par le Palais Chigi et le ministère de l'économie est lourde, mais les contestations enflant, les partis de la majorité ont présenté hier, chacun, leurs propres contre-propositions. 61 points que IV demande de changer avec trente pages de contre-propositions. Le nom du plan ‘’Ciao’’ (ndr ‘’Salut’’) fait immédiatement comprendre les intentions belliqueuses de l'ancien président du Conseil. Même le PD et Leu s’élèvent contre le plan du Palais Chigi : si les tons sont clairement différents, sur la nécessité d'activer le Mes, au moins en partie comme suggéré par Andrea Orlando, les trois partis se retrouvent. Aujourd'hui, les ministres Gualtieri et Amendola rencontreront les délégations M5S et PD. Demain, ce sera le tour d'IV et Leu, mais les marges de réparation sont minimes dans la majorité des cas. Une fois la loi de finance votée, Conte tentera de ressouder sa majorité. Le Quirinal, inquiet, s'efforce d'identifier au Parlement des solutions différentes qui soient en mesure d'assurer un gouvernement au pays. " IV fait des propositions de bon sens" dit Renzi, à qui il faut cependant reconnaître d'avoir ouvert - à sa manière - un débat sur l'utilisation des 209 milliards et sur l'avenir du pays. »

EDITORIAL, Stampa, M. Sorgi, « Matteo (Renzi) hausse dun ton et dans le collimateur il y a maintenant le Parti démocrate » : « Il nest pas nécessaire dexaminer les 50 arguments proposés par Renzi pour comprendre que le leader dItalia Viva vise désormais non seulement Conte, mais aussi le PD. Cest comme sil disait à Zingaretti : vous pouvez continuer à penser et à dire que je veux une crise, que si je continue il y aura des élections anticipées où vous irez avec une coalition guidée par Conte ou dalliés dune liste du parti de Conte, mais sans IV ; vous savez très bien que ce nest pas la vérité : perdre loccasion de se présenter au rendez-vous unique des aides européennes avec un vrai projet pour la reconstruction, et non avec une liste médiocre mise au point par les ministères, serait un délit. Il est évident que Zingaretti a mis en garde Conte, avant Renzi, sur la nécessité de monter ensemble le projet de la gestion des 209 milliards affectés à lItalie par la Commission européenne. Et si le PD a évité de remettre la question sur le tapis, cest par souci de garder de bonnes relations avec Conte. Ouvrir une crise en pleine pandémie pourrait se révéler être une folie. Mais si justement lobjectif du PD était d’éviter la dissolution des Chambres, pourquoi le PD a-t-il commencé à raisonner sur comment y faire face, et sur la manière den arriver là, qui soit la plus dommageable pour Renzi ? Le leader dIV a tenté de sinsérer dans cette dynamique, avec quels effets, nous le verrons ».

ENTRETIEN, La Repubblica, de Stefano Patuanelli, ministre du Développement économique, « Après Conte seules les élections sont possibles ; et pour le M5S la voie à suivre est lalliance avec le Pd et Leu » : « Sil y avait un retour aux urnes avec cette loi électorale, le seul moyen de le faire serait en coalition avec le Pd et Leu. La pandémie ne peut pas devenir un prétexte pour ne pas aller voter. Selon moi, il faudrait un nouveau camp innovateur commun et un chef de file comme Conte. On ne peut pas raisonner comme si le mode de scrutin était proportionnel. Il est clair que si une crise éclate et quil y a des élections parce quune force politique a décidé de ne plus croire en cette majorité, ce parti restera en dehors dune future coalition. Sur le Plan de relance, limportant est de trouver une synthèse dans lintérêt du pays. Une structure de contrôle pour le Fonds de relance est nécessaire : toute entreprise qui réalise un investissement conséquent en crée. »

(Traduction : ambassade de France)

28/12/2020

"Le point le plus important de l'accord est qu'il mettra fin à l'hystérie anti-Brexit."

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Royaume-Uni.

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Nigel Farage : "Le point le plus important de l'accord est qu'il mettra fin à l'hystérie anti-Brexit qui a défini notre nation depuis 2016. Il n'y a pas de retour en arrière."

Le Vlaams Belang propose que celui qui dispose d’un bien immobilier à l’étranger ne puisse pas louer une habitation sociale.

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Belgique. Flandre. Le Vlaams Belang propose que celui qui dispose d’un bien immobilier à l’étranger ne puisse pas louer une habitation sociale. Le parti désire que les ressortissants de pays qui n’autorisent pas les contrôles ne puissent plus obtenir une habitation sociale.

L’ancien groupe des élus du Forum voor Democratie au sein du Conseil provincial d’Utrecht rejoint JA 21.

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Pays-Bas. Province d’Utrecht. L’ancien groupe des élus du Forum voor Democratie au sein du Conseil provincial d’Utrecht rejoint JA 21.

Giorgia Meloni : "La droite est une force de gouvernement et en Europe nous ne sommes pas seuls."

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Italie. Revue de presse.

Le lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19 et les premières injections en Italie font les gros titres de lensemble des médias italiens.  « La course pour vacciner les Italiens, la campagne de masse ne commencera quen avril, le commissaire Arcuri mise sur 80% de la population vaccinée à lautomne » (Corriere della Sera),  « Vaccin, cest le début dun nouveau départ » (La Repubblica), « Dici fin mars, 13 millions de personnes vaccinées » (La Stampa), « Vaccins, la chasse à de nouveaux approvisionnements » (Il Messaggero),  « Les vaccins arrivent : avec le feu vert dOxford il y en aura pour tout le monde » (Il Fatto Quotidiano), « Le petit malin du vaccin, De Luca (gouverneur de Campanie) coupe la file » (Il Giornale),  « Dici trois mois les hôpitaux seront sûrs » (Il Mattino).  

COULISSES, La Repubblica, d’A. Cuzzocrea : « Dans le bras de fer sur les Services, Renzi barre la route aux democrates » : « Matteo Renzi na aucune intention de revenir sur sa requête concernant les services secrets pour que le président du Conseil Conte en partage la direction avec une personne qui aurait sa confiance, cest une des conditions pour continuer à soutenir le gouvernement. Renzi considère que le PD contrôle déjà la Guardia di Finanza et larmée avec les Carabinieri : ils doivent donc faire un choix et ne peuvent pas prendre le contrôle également des Services secrets. Renzi voudrait un remaniement pour arriver à la formation dun Conte ter. Cest pour cela que les ministres du Pd et les leaders du M5S parlent d’élection en cas de crise, dune part pour lui faire peur, d’autre part parce quils savent quil serait très compliqué de trouver un nouvel équilibre. »

LETTRE OUVERTE, Corriere della Sera, de Giorgia Meloni, à la tête de Fratelli dItalia, en réponse à larticle dA. Panebianco (Corriere, dimanche, « Que la droite accepte lEurope »), « La droite est une force de gouvernement et en Europe nous ne sommes pas seuls » « « Selon A. Panebianco, en bref, nous serions les ‘’imprésentables’’ qui, s’ils la gouvernaient, porteraient l’Italie aux marges de l’UE. D’où le conseil de nous allier avec ceux qui ‘’comptent le plus en Europe’’. Ce qui, j’imagine, signifie Macron et Merkel. Si sa théorie était exacte, comment expliquer que j’ai été élue à la tête des Conservateurs européens, qui comptent 40 partis européens et occidentaux ? Nous revendiquons encore clairement ce qui était le rêve de De Gaulle qui parlait d’une communauté d’Etats libres et souverains.  C’est l’Europe des patries que la droite a toujours incarnée et que Fratelli d’Italia interprète. Ce qui nous caractérise n’est pas un nationalisme hostile, comme on tente de le raconter aux autres états européens. Nous dénonçons une structure européenne centrée désormais sur un axe franco-allemand qui mine progressivement la cohésion entre états et pénalise en particulier l’Italie ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)