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02/11/2019

Réservez cette date : je serai en séance de dédicaces à la Nouvelle Librairie à Paris ce 6 novembre 2019 de 18 à 20h.

France.  Lionel Baland en dédicace le mercredi 6 novembre 2019, de 18 à 20h, 11 rue de Médicis, à Paris, VIème :

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Le Parti du Peuple danois désire que le Danemark quitte le Conseil de l’Europe.

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Danemark. Une nouvelle proposition du Parti du Peuple danois engendre des réactions négatives au sein du monde politique. Un porte-parole politique du parti libéral Venstre estime que cela pourrait même conduire, dans le futur, à l’impossibilité d’une collaboration gouvernementale entre les deux partis.

À la suite de sa lourde défaite électorale, le Parti du Peuple danois a décidé de mettre en place une commission qui doit renouveler la ligne politique de cette formation. Cette instance propose désormais que le Danemark quitte le Conseil de l’Europe, ce qui aura pour conséquence que le Danemark ne sera plus obligé de se soumettre à la Convention européenne des droits de l’homme et que les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme ne s’y appliqueront plus.

Le Forum voor Démocratie rend hommage au cinéaste Theo van Gogh.

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Pays-Bas. Le Forum voor Démocratie de Thierry Baudet rend hommage au cinéaste Theo van Gogh assassiné, par un islamiste, il y a juste quinze ans.

Geert Wilders est sous protection permanente depuis 15 ans.

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Pays-Bas. Depuis l’assassinat, le 2 novembre 2004, du cinéaste Theo van Gogh à Amsterdam, le dirigeant du PVV Geert Wilders est placé sous protection policière permanente.

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Geert Wilders et des gardes du corps

01/11/2019

Les rassemblements électoraux de VOX en vue des élections législatives du 10 novembre 2019 font le plein.

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Espagne. Les rassemblements électoraux de VOX en vue des élections législatives du 10 novembre 2019 font le plein. Cette fois, à Santander :

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Le leader de Vox Santiago Abascal harangue ceux qui n'ont pas pu entrer

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Meeting de la Ligue à Bologne le 14 novembre 2019.

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Italie. Après la victoire en Ombrie, la Ligue de Matteo Salvini conduit la campagne électorale pour les élections régionales du 26 janvier 2020 en Émilie-Romagne.

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"Assez du PD [Parti Démocrate, de centre-gauche] ! L’Émilie-Romagne est à tous"

Le Forum voor Democratie est aussi un institut de formation.

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Pays-Bas. Le Forum voor Democratie de Thierry Baudet n’est pas seulement un parti politique, mais est aussi un institut de formation. En conséquence, le bureau scientifique du Forum voor Democratie, l’Institut Renaissance, organise deux écoles d’hiver de formation en janvier.

Italie : les deux partis patriotiques donnés ensemble à 44 %.

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Italie. Un sondage donne la Ligue à 34,3 % et Frères d’Italie à 9,8 %. Il s’agit d’une conséquence positive, au niveau national, de la victoire de ces deux partis patriotiques lors des élections en Ombrie.

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PD : Pardi Démocrate : centre-gauche

Ligue : patriotes

Forza Italia : conservateurs

Frères d'Italie : patriotes

M5S : anti-système

31/10/2019

Premier tour des municipales en Bulgarie.

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Bulgarie. Lors du premier tour des élections municipales de ce dimanche 27 octobre 2019, les nationalistes se sont présentés désunis à Sofia, la capitale du pays, alors qu’ils participent au gouvernement national ensemble sous l’étiquette des Patriotes unis (VMRO-FNSB-Ataka) :

Élection du maire :

Angel Dzhambazki (VMRO) : 3,9 %

Volen Siderov (Ataka) : 1,44 %

Élection du Conseil municipal :

 VMRO : 4,82 %

Ataka : 1,87 %

 

 Villes au sein desquelles un candidat nationaliste obtient un résultat significatif :

 Plovdiv

 Slavcho Atanassov (VMRO-FNSB) arrive troisième avec 16,15 % des voix

Varna

Le nationaliste Kostadin Kostadinov (Revival) arrive deuxième avec 14,3 % et affrontera au second tour le candidat du centre-droit. Le candidat du VMRO atteint 1,96 %.

Roussé

Le candidat Galin Grigorov (VMRO-FNSB) obtient 15,98 %.

(http://results.cik.bg/mi2019/tur1/rezultati/0103.html)

Thuringe : les libéraux du FDP ne sont pas certains d'avoir des sièges au Parlement.

Allemagne. Thuringe. Le parti libéral FDP dispose, après des corrections, seulement d’une voix en plus du seuil des 5 % nécessaires afin d’obtenir un élu. Le fait que ce parti obtienne des élus ou pas n’est pas encore certain. Les résultats définitifs seront donnés le 7 novembre 2019.

(https://www.bvoltaire.fr/allemagne-deroute-electorale-pou...)

"Habitation, factures et cigarettes, les nouvelles taxes du budget PD-M5S."

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Italie. Revue de presse.

La loi de finances fait encore les gros titres des médias transalpins. La presse fait état d’une ultime réunion entre les partis de majorité pour adopter le budget : « Budget, mesures et tensions » - ‘’Impôts sur les cigarettes, tensions sur Radio Radicale’’ (Corriere della Sera),  « Migrants et information, bras-de-fer entre le PD et Di Maio » - (La S

tampa), « Les nouvelles taxes du budget » - ‘’Accord sur les professions libérales, familles mais aussi de nouvelles taxes’’ (Il Messaggero), « Hausse d’impôt sur les voitures de société » (Sole 24 Ore), « Habitation, factures et cigarettes, les nouvelles taxes du budget PD-M5S » (Il Mattino).

INTERVENTION de Nicola Zingaretti, secrétaire du PD, Corriere della Sera : « ‘’Stop aux conflits, le PD doit être refondé ’’ » : « ‘‘ Salvini est très fort surtout pour sa présence sur le territoire et parce que la droite a été capable, beaucoup plus que nous, de saisir le désarroi des Italiens, le déracinement des anciens liens et la peur de la fragmentation. La mondialisation crée des opportunités mais aussi des fragilités et des incertitudes. Le PD n’a pas été capable de parler aux sentiments des gens, il doit être refondé pour pouvoir reconstruire une communauté ouverte. Pour cette raison, à Bologne, au mois de novembre, nous voulons engager un grand dialogue politique et culturel sur les perspectives des années 20 du nouveau siècle ‘’».

COMMENTAIRE, La Repubblica, C. Tito : « Le M5S dans un cul-de-sac » : « Ce qui est en train de se passer, ces jours-ci au sein du gouvernement, est en suscite une question assez urgente. Le chef politique du Mouvement est en train de miner systématiquement la base du gouvernement que lui-même a contribué à faire naître et où il joue un rôle crucial : la direction de la Farnesina. Il est en train de mettre à dure épreuve la survie de l’exécutif et propose chaque jour des terrains de bataille. Hier, il a dit qu’il n’y avait pas d’accord sur le Budget, et ensuite qu’il n’accepterait pas d’autres alliances avec le PD, puis il s’est opposé au renouvellement du financement à Radio Radicale, qui offre un service public en Parlement depuis des années. Qui est plus, il n’est plus reconnu comme le chef indiscuté du M5S. Et ce n’est pas un hasard si Beppe Grillo est entré en route de collision contre Di Maio. Cela retombe sur le gouvernement Conte II, enlisé sur l’indécision. Toutes ces questions représentent l’essence la plus explosive pour la droite de Salvini ».

COMMENTAIRE, La Stampa, M. Panarari « La parabole descendante des leaders M5S » : « Le dimaismo (de Di Maio) a été une tentative de réaliser une transition historique pour le Mouvement 5 Etoiles : de parti de protestation et mouvement anti-establishment à parti de gouvernement. Luigi Di Maio a essayé de créer un parti à moitié entre le personnel et le digital-maoïste, en démontrant aussi une certaine propension pour l’accumulation de postes de pouvoirs. Après la catastrophe électorale en Ombrie, il était inévitable que le chef finisse sur le banc des accusés. Di Maio est en train de réagir aux difficultés avec son hyper-activisme habituel. Mais l’impression est que sa ‘résilience’ se situe le long d’une voie sans issue, et que le manque d’harmonie avec Grillo est devenu irréversible. »

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, V. Piccolillo : « Le malaise anti-souverainiste parmi les modérés de Forza Italia » : « Des bruits circulaient hier, au Parlement, sur le fait qu’un groupe de parlementaires de Forza Italia aurait fait parvenir un document à Silvio Berlusconi pour le convaincre de ne pas céder au souverainisme de la Ligue. Il s’agirait de la tentative d’un groupe, dirigé par Mara Carfagna, de rompre avec le centre droit pour soutenir le gouvernement, peut-être de l’intérieur du parti de Matteo Renzi. Mara Carfagna a démenti, en soulignant qu’il n’y avait aucun document mais qu’une grande réflexion est en train d’être menée sur les valeurs à défendre qui sont totalement différentes que celles de Salvini. Un grand malaise anti-souverainistes s’installe parmi les modérés de Forza Italia convaincus que Berlusconi a décidé d’aligner le parti sur Salvini, l’homme fort du moment ».

ANALYSE, Il Foglio, C. Cerasa : « Ce qu’il faut faire compte davantage par rapport à ceux avec qui il faut rester. Tous les cadeaux que les ennemis de Salvini ne peuvent plus se permettre de faire à « l’ancien Truce (ndr : mauvais et cruel) » » : « Le problème, au fond, est simple : d’un côté il y a un modèle de leadership qui marche, de l’autre il y a un ensemble de leaderships qui, pour le moment, ne marche pas du tout. D’un côté, il y a Salvini, leader indiscuté du centre droit, incroyablement plus institutionnel aujourd’hui en tant que chef de l’opposition, qu’hier en tant que chef caché du gouvernement. De l’autre côté, il y a une situation compliquée au sein de la majorité de gouvernement parmi quatre leaderships très différents et à la recherche d’un anti-Salvini qui, pour le moment, n’existe pas. La caractéristique de ce gouvernement est une synthèse des faiblesses symétriques entre Luigi Di Maio et Nicola Zingaretti, qui sont les leaders des deux partis de gouvernement les plus importants mais qui ont de graves problèmes liés à leur leadership. Di Maio est otage du modèle Rousseau qui lui a donné le pouvoir par une démocratie numérique (« un vaut un »), mais il n’arrive pas à trouver un accord pour élire un chef de groupe du Mouvement à la Chambre par une volonté générale qui, en effet, n’existe pas. Zingaretti a un problème identique en termes de déficit de leadership, il se trouve dans une situation difficile et il a besoin d’être à nouveau légitimé par le PD. Mais il sait bien qu’il ne peut pas être perçu comme le véritable anti-Salvini, en ayant choisi, lui-même, le rôle de l’anti-leader. Ces deux faiblesses spéculaires auraient pu renforcer le leadership de Conte mais l’avenir du président du Conseil dépend totalement de ce que le M5S voudra lui faire faire. L’anti-Salvini n’existe pas aujourd’hui parce qu’il n’y a personne capable de jouer une vision populaire antithétique comme celle de ‘’ l’ancien Truce ! ‘’ et parce qu’il faut comprendre que, pour créer une véritable alternative à Salvini, l’identité compte beaucoup plus que la synthèse, et ce qu’il faut faire compte davantage par rapport à ceux avec qui il faut être. Les souverainistes sont populaires et ont un leader naturel. Les anti-souverainistes ne sont pas populaires et n’ont pas de leader naturel. De bonnes raisons pour prendre un peu de temps et ne pas aller aux élections tout de suite, pour pouvoir donner à l’Italie une bonne loi électorale proportionnelle capable de brider le nationalisme dans le réseau du compromis ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

30/10/2019

Burgenland : les élections auront lieu le 26 janvier 2020.

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Autriche. Burgenland. Les élections pour le Parlement du Burgenland, un État autrichien dirigé par une coalition regroupant les sociaux-démocrates du SPÖ et les patriotes du FPÖ, auront lieu le 26 janvier 2020.

Lors de l’affaire de la vidéo d’Ibiza, ayant touché le président fédéral du FPÖ de l’époque Heinz-Christian Strache, il avait été décidé d’avancer les élections prévues initialement en mai 2020, tout en préservant la coalition SPÖ-FPÖ en place jusqu’aux élections.

17:31 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0)

L'AfD première au total des scrutins en Saxe, au Brandebourg et en Thuringe.

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Allemagne. Résultats cumulés des partis lors des élections pour les parlements de Saxe, du Brandebourg et de Thuringe de 2019 :

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AfD : patriotes

CDU : démocrates-chrétiens

Die Linke : post-communistes

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

Sonstige : autres

Thuringe : l'AfD surperforme chez les ouvriers et indépendants.

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Allemagne. Thuringe. Lors des élections de ce 27 octobre 2019 pour le Parlement de Thuringe, le parti patriotique AfD a obtenu de bonnes performances chez les ouvriers (29 %) et chez les indépendants (26 %). Par contre, cette formation politique récolte de moins bons résultats chez les employés (18 %) et les fonctionnaires (14 %).

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(ouvrier, employé, fonctionnaire, indépendant)

 

Die Linke : post-communistes

AfD : patriotes

CDU : démocrates-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

FDP : libéraux

Grüne : écologistes

Sonstige : autres

"Si le gouvernement tombe, on vote et le référendum peut sauter."

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Italie. Revue de presse.

L’adoption de la prochaine loi de finances et les interrogations sur la tenue du gouvernement M5S-PD font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite fait part de la réunion des partis de majorité, au lendemain de la défaite électorale en Ombrie, pour avancer dans l’adoption du budget : « Moins d’impôts dans le budget » - ‘’Réunion après la défaite’’ (Corriere della Sera), « Faites la paix ou élections » - ‘’Les préoccupations du Quirinal, Conte propose la réduction des impôts avec un horizon de 3 ans’’ (La Repubblica), « Les 5 Etoiles critiquent Di Maio » - ‘’Modifions le statut qui le rend intouchable’’, la base s’insurge, le leader se tait’’ (La Stampa), « Danger élections, trêve sur le budget » - ‘’Accord pour allouer 600 millions aux familles’’ (Il Messaggero), « PD-M5S, trêve sur le budget » (Il Mattino).

COMMENTAIRE Corriere della Sera M. Franco « La tentative des alliés de limiter les dégâts » : « On a d’abord évoqué une ‘’entente d’ensemble’’ sur le budget, puis une ‘’pleine entente politique’’, avec une autre réunion afin de déterminer les derniers détails. Ce langage peut soulever des doutes sur l’accord atteint hier au Palais Chigi. Il y a, en réalité, la tentative et la nécessité d’essuyer la défaite électorale de dimanche en Ombrie par un simulacre d’union, alors que les tensions qui demeurent. En partant des mesures économiques, la coalition est en train de récupérer un peu de collaboration et de crédibilité auprès de l’opinion publique. C’est peut-être la raison pour laquelle le Palais Chigi se concentre sur des mesures vouées à favoriser les familles et à donner une impression de baisse des impôts. Il y a aussi un désir de faire trésor d’une élection qui a durement rappelé le gouvernement à la réalité ».

ARTICLE, La Repubblica, C. Vecchio : « Si le gouvernement tombe, on vote et le référendum peut sauter. Voilà la ligne de Mattarella » : « Si le gouvernement PD-M5S tombe, il faut aller aux élections anticipées, « aucune autre formule politique n’est possible ». La ligne du Quirinal est claire, il n’y a pas de possibilité d’un gouvernement technique et les élections devront élire 945 membres du Parlement avec la vieille loi électorale. Ainsi, le référendum confirmant la loi sur la coupe des parlementaires pourrait sauter. Voilà le scénario politique après les élections régionales en Ombrie et la défaite de l’alliance de gouvernement PD-M5S. Les tensions au sein du gouvernement Conte sont très fortes, mais aucune crise n’est toutefois possible avant l’adoption de la loi de finances par cet exécutif. Pour Sergio Mattarella, le budget a la priorité absolue ».

ENTRETIEN de Stefano Bonaccini, président de la Région Emilie Romagne : « ‘’ Salvini doit se résigner. A la Région, on ne décide pas du président du Conseil. Le M5S ne doit pas gâcher l’occasion ’’ » (La Repubblica) : « ‘‘ Ma campagne électorale ne sera pas nationale, j’ai travaillé cinq ans pour cette région et ici nous ne décidons pas sur le président du Conseil. Je ne ferai pas d’appels à l’antifascisme ou au cœur rouge de l’Emilie Romagne, les citoyens doivent me juger sur la base de ce que j’ai fait et sur la qualité des services fournis. Ici, le chômage a baissé de 9 à 5 %. Une alliance entre le PD et le M5S, aux prochaines élections régionales, pourrait être une véritable opportunité pour tous et les deux partis, qui gouvernent déjà ensemble, pourraient se légitimer encore plus en tant que force responsable pour le pays. Je remercie Nicola Zingaretti et Matteo Renzi pour leur soutien et je lance un appel aussi aux modérés, à la gauche et à tous ceux qui ne veulent pas céder aux remèdes faciles des souverainismes ‘’ ».

ARTICLE La Stampa I. Lombardo « Tous contre Di Maio, hypothèse de modifier le statut du M5S » : « Un après-midi à la Chambre et au Sénat, le Mouvement – qui ne suit plus son leader Di Maio – veut maintenant lui ôter ce bouclier qui lui assure les pleins pouvoirs. Le tout, sans que Grillo ne bouge un doigt en sa faveur. Un statut qui faisait penser à Di Maio de pouvoir diriger tranquillement, pendant une dizaine d’années, le Mouvement, est maintenant remis en cause. G. Trizzino a publié sur Facebook un document proposant une modification de ce statut. ‘’Je commence à avoir un grand nombre d’adhésions’’, assure-t-il. La défaite en Ombrie a alimenté encore plus le mécontentement au sein du M5S ».

ANALYSE Sole 24 Ore L. Palmerini « Les nœuds que Salvini doit dénouer : du PPE au leadership du centre droit » : « Emporter des élections régionales est une chose. Arriver au Palais Chigi sans résoudre des problèmes est autre chose. Il y a avant tout la collocation européenne des trois partis de l’alliance du centre droit : Berlusconi avec les Populaires, Meloni avec les conservateurs et Salvini avec les souverainistes. Pas seulement pour trouver un point de synthèse entre eux mais aussi parce qu’il serait compliqué de gouverner dans une condition d’isolement à Bruxelles. Hier, des bruits circulaient sur la tentative de Salvini de trouver un dialogue avec les Populaires. Et puis il y a le problème de prendre les décisions politiques ensemble. Malgré la victoire en Ombrie, hier Meloni s’est mise de travers sur le choix du candidat pour la ville de Rome. Sans compter les distinguos d’une partie de Forza Italia, représentée par Mara Carfagna qui demande à ses collègues de ne pas se ‘’limiter à jouer aux valets des souverainistes’’ ».

ARTICLE Il Messaggero M.C. « Libye, Rome vers le renouvellement de l’accord avec Serraj » : « Malgré les pressions des ONG, le gouvernement est prêt à renouveler le ‘’Memorandum’’ avec la Libye, signée il y a trois ans par le gouvernement Gentiloni et dont l’échéance est le 2 novembre prochain. Rome et Tripoli visent à résoudre certains points dont les répercussions sur l’immigration clandestine, la lutte contre le terrorisme, le trafic d’hommes et de carburant. La Farnesina serait donc orientée à confirmer cette politique. Au sein du gouvernement, certains membres de LeU (Palazzotto et Boldrini) fustigent les conditions de vie dans les centres de détention en Libye ».

ARTICLE, La Repubblica, A. Ziniti : « Port de débarquement à Pozzallo pour le navire Ocean Viking. Après 11 jours en mer, le oui de Paris et Berlin » : « L’Italie, la France et l’Allemagne ont finalement trouvé une solution pour les 104 migrants à bord de l'Ocean Viking. Le Viminal a expliqué que le navire humanitaire a été autorisé à accoster au port de Pozzallo, à la pointe sud de la Sicile et que 70 des migrants se trouvant sur l'Ocean Viking (navire de Sos Méditerranée et MSF) vont être accueillis par la France et l'Allemagne "sur la base du pré-accord conclu à Malte". Derrière la longue attente des migrants, 11 jours en mer, il y a le bras de fer interne à la majorité, avec le M5S toujours plus réticent à faire arriver tous les navires humanitaires ne Italie et le PD qui essaye de consolider un modus operandi pour éviter les normes du décret sécurité –bis. Il a fallu deux jours de pression de la part de Dario Franceschini sur le président du Conseil Conte ainsi que sur la ministre de l’Intérieur Lamorgese pour que le Viminal décide de mettre fin à la longue attente de l’Ocean Viking ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

29/10/2019

Le groupe des élus de l'AfD au Parlement de Thuringe.

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Allemagne. Thuringe. Le groupe des élus de l'AfD au Parlement de Thuringe, suite aux élections de ce 27 octobre 2019 :

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"Salvini et "la stratégie du piton". Une étreinte serrée jusqu’aux élections."

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Italie. Revue de presse.

Les tensions au sein de la majorité, après la défaite aux élections régionales d’Ombrie, font les gros titres des médias transalpins. Selon certains observateurs, le Quirinal préfèrerait attendre l’adoption de la loi de finances avant d’envisager la possibilité d’élections anticipées. « Di Maio : stop aux alliances avec le PD » - ‘’Tensions au sein de la majorité. Conte minimise’’ (Corriere della Sera), « Di Maio : je dois garder les 5 Etoiles loin de la gauche » - ‘’Le leader du Mouvement prend les distances après  la défaite’’ (La Repubblica), « Conte-Di Maio, bras-de-fer sur le PD » (La Stampa), « Echec de l’alliance, le gouvernement vacille » (Il Messaggero), « Flop de l’alliance, chaos dans le gouvernement » (Il Mattino), « Bye bye Giuseppi » - ‘’Le Président du Conseil doit faire face à une majorité qui implose et à des pépins judiciaires’’ (Il Giornale). 

RETROSCENA (coulisses) Corriere della Sera M. Breda « Pour le Quirinal, la loi de finances est le vrai test. En cas de crise, élections anticipées » : « La débâcle de l’alliance de gouvernement aux élections en Ombrie inquiète le Quirinal. Du point de vue de la Constitution, le Président de la République ne peut pas retirer la confiance à un gouvernement en charge. Il ne peut que suivre les faits. L’adoption de la loi de finances sera le baptême de feu. A ceux qu’il a rencontrés récemment, Mattarella a fait savoir qu’en cas de crise, il ne chercherait pas à trouver des alternatives afin de prolonger cette législature tourmentée. Un retour aux urnes aurait lieu, a-t-il fait sévèrement savoir, sans tenir compte des calculs sur lesquels les forces de la Chambre et du Sénat élieront son successeur. Il est probable que le Chef de l’Etat veuille bientôt y voir clair dans les intentions des partis. L’Italie a trop de problèmes qui requièrent le sens de responsabilité ». 

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Le gouvernement otage du déclin du M5S » : « La question qui a été abordée dans toutes les réunions des partis composant la majorité est ‘’combien pourra encore durer le Conte II dans des conditions pareilles ?’’. Ce n’est pas uniquement le pacte entre d’anciens ennemis qui n’a pas marché. La fuite des électeurs du M5S a commencé bien avant et la tendance décroissante fait trembler le gouvernement. Le point est : combien de temps encore le groupe parlementaire 5 Etoiles parviendra-t-il à rester uni et à quel point le risque d’une scission est-il concret ? Par ailleurs, les élections en Ombrie ont mis en évidence qu’une bonne partie de l’électorat 5 Etoiles est passé à la droite de Salvini et Meloni. La loi de finances sera le premier test pour la tenue du Mouvement. Et puis il y a le PD de Zingaretti, pris au piège de son image de ‘’responsable’’, décidée lors de la création du gouvernement, qui ne peut pas s’y soustraire pendant l’adoption du budget ».

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli : « Trois questions pour un naufrage » : « Le jour après la débâcle des élections en Ombrie, on peut se poser trois questions : que deviendra le M5S ? Que deviendra le gouvernement Conte ? Et que deviendra l’Emilie-Romagne après les prochaines élections régionales en janvier ? Les trois réponses sont liées. L’histoire des Cinq Etoiles se termine ainsi, et leur ambition de construire un mouvement de lutte et de gouvernement, moitié antisystème et moitié enraciné dans le système - voire au sein du gouvernement, se termine aussi. Le M5S peut décider de devenir un courant externe du PD, en acceptant l’entente stratégique offerte par Dario Franceschini, mais l’Ombrie fait comprendre que les jeux politiques de pouvoir ne sont pas appréciés par les électeurs. Il n’existe plus cette aura magique que Beppe Grillo avait su créer autour du Mouvement, au début de cette aventure, le contrat avec Salvini d’abord, puis le pacte de gouvernement avec le centre gauche, ont produit des effets désastreux. Le résultat des élections en Ombrie, 7 %, ne permet pas au M5S la ‘’ troisième voie ‘’ : redevenir autonome. Conte aussi se trouve dans une position de faiblesse et de fragilité, après ces élections, on se demande comment il peut diriger le gouvernement, faire adopter la prochaine loi de finances et gérer une politique économique pour la croissance. Mais Conte pourra se servir de sa faiblesse précisément parce qu’il n’y a aucune alternative. Une chute du gouvernement ne concernerait pas seulement ‘’ l’avocat du peuple ‘’ mais plutôt toute la coalition, qui n’a jamais eu une vision politique commune. La troisième réponse, celle du résultat des prochaines élections en Emilie-Romagne, est claire : Bologne n’est pas Pérouse, une défaite du centre gauche serait une véritable catastrophe et ouvrirait un scénario sans précédents. Excluant le pacte M5S-PD, la seule voie praticable serait un accord sur le nom de Bonaccini (ndr : actuel président de la Région Emilie-Romagne) entre le PD et le parti de Matteo Renzi. Il ne s’agit pas d’un choix facile mais il est, peut -être, la seule possibilité pour construire un offre politique capable d’affronter le défi ».

EDITORIAL, Fatto quotidiano, M. Travaglio, – « Pulvis et Ombrie » : « Si les élections régionales en Ombrie tenaient lieu de test national – et elles le sont pour 2% de l’électorat – il faudrait les comparer aux Européennes du 26 mai : on découvrirait que le seul parti qui gagnait des voix est le FdI de Meloni, en les prenant à FI, alors que même la Ligue, triomphante, en perd 17 mille. Salvini avait déjà conquis l’Ombrie en mai et le PD avait perdu tout espoir, après 49 ans de gouvernance ininterrompue. L’effet ‘’char du vainqueur’’ a fait le reste. Le Mouvement 5 étoiles et le PD auraient pu donc donner l’Ombrie pour perdue et aller séparés à l’abattoir, enlevant chacun quelques points de plus, puis raconter que la victoire était le résultat de leur séparation et qu’il fallait s’unir dans des régions à prendre. Mais non, Di Maio, Zingaretti et Conte se sont présentés pour une photo de groupe ».

RETROSCENA Il Messaggero M. Conti « ‘’Système proportionnel ou tout saute’’ : la mine du M5S met en alarme Conte » : « Le Palais Chigi tente de désamorcer les tensions de l’après-élection ‘’je laisse les leaders des partis faire leurs évaluations’’ a dit hier Conte, à l’abri du Palais Chigi en attendant que la tempête se calme. Pour Di Maio, le système électoral proportionnel est la seule voie pour redonner de l’espace au M5S. Il est persuadé que sur ce point la majorité avancera unie. Il sait qu’il peut compter sur Renzi et aussi sur une partie de Forza Italia, qui ne veut pas mourir en souverainiste. Toutefois, au sein du PD, demeure une vocation majoritaire, la tentative étant de nuire à Italia Viva de Renzi. Ceci dit, Conte vise des délais longs (avant les prochaines élections en janvier en Emilie-Romagne) et peut compter sur le soutien du Quirinal ».

RETROSCENA Il Messaggero A. Gentili « Le siège autour de Di Maio commence » : « L’écart entre le président du Conseil et le leader du M5S se creuse. En même temps, le sentiment de rébellion monte au sein du Mouvement. Tous demandent à Di Maio de faire une autocritique et de ne pas déverser les responsabilités sur Conte. Au sein du M5S la majorité semblerait soutenir Conte et l’alliance avec le PD. Quant à Grillo, il avait d’abord posté sur son compte twitter, après le résultat en Ombrie, un ‘’je pensais pire’’. Puis, ce post a été effacé pour être remplacé par un lien pas bien interprétable : la chanson ‘’Black Hole Sun’’ de Soundgarden ».

ARTICLE, La Stampa, F. Grignetti « Salvini et ‘‘la stratégie du piton’’. Une étreinte serrée jusqu’aux élections » : « Ce ne sera pas un Salvini déchaîné. La stratégie du Capitano prévoit des temps assez longs et il en a besoin pour faire cuire bien à point la majorité jaune-rouge. Il est convaincu que, désormais, plus personne n’arrêtera la vague léguiste. ‘’Prenez l’affluence de vote : 15% en plus par rapport à 2015, c’est un signal d’une envie de démocratie’’. Son plan pour conquérir le Palais Chigi prévoit un siège lent, en conquérant une région à la fois, jusqu’à ce que la majorité implose toute seule. Le coup de poing définitif pourrait être une victoire en Émilie-Romagne, qu’il considère maintenant possible. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 Etoiles, « Nous devons devenir autonomes, j’étais perplexe sur l’alliance » : « ‘’Je crois qu’il faut être humble, repartir sans attentes particulières et affronter les élections régionales ou locales avec l’esprit de ceux qui veulent offrir une opportunité aux citoyens de participer. Il n’y avait pas de mystère sur le fait que j’étais perplexe sur la formation du gouvernement mais l’approbation de la coupe des parlementaires, la prison pour les grands fraudeurs du fisc et le décret stabilisant les enseignants précaires me font croire que nous sommes en train de faire des choses justes pour les Italiens et il est juste d’aller de l’avant. Participer seuls aux élections locales a toujours été la position du M5S. Celle en Ombrie n’était qu’une tentative. Elle n’a pas marché, nous allons de l’avant. J’ai eu au téléphone Franceschini, j’aurai bientôt Zingaretti : on travaille bien avec eux (le PD), mieux qu’avec la Ligue. Dans les prochaines heures, je contacterai nos élus en Calabre et en Emilie-Romagne pour commencer un parcours. Les mesures que nous adopterons dans la loi de finances seront cruciales pour les Italiens. Les exit poll non’’. »

ENTRETIEN de Giorgia Meloni, leader de Fratelli d’Italia, « C’était un vote de confiance, ils ont perdu. Si nous gagnons en Emilie, les élections seront inévitables » : « ‘’Le succès en Ombrie montre un centre droit en pleine santé. C’est un paradoxe : plus le gouvernement reste en charge, plus il s’effondre dans les sondages. Mais le centre droit a le devoir et le droit de mettre en place un projet unifié et alternatif pour gouverner. Je ne peux pas donner de conseils au Chef de l’Etat mais il est clair qu’une réflexion s’impose de manière naturelle. Les électeurs nous ont primé car nous sommes unis et crédibles’’ ».

REPORTAGE, La Stampa, N. Zancan: « L’Émilie devient décisive. Le Pd local courtise les renziens » : « Ceux de gauche sont plutôt traumatisés. Les 5 étoiles se portent encore pire. La Ligue est en train de choisir son siège dans la périphérie de Bologne, pour lancer la campagne électorale de la sénatrice Lucia Bergonzoni. Tous savent parfaitement que le défi électoral pour la région Émilie-Romagne du 26 janvier 2020 sera décisif. C’est un jour d’inquiétude pour Bologne ‘’la rouge’’. Mais aussi pour le M5S. Aux dernières élections politiques de 2018 le résultat était 27.5% : premier parti. Le confronter aujourd’hui avec le 8% de l’Ombrie fait peur. ‘’Reproposer l’alliance avec le PD est impensable’’ fait filtrer le porte-parole régional M5S Massimiliano Patasso. Le gouverneur PD sortant et candidat aux prochaines élections régionales, Stefano Bonaccini, n’est pas du même avis : ‘’ Il y a un centre gauche ample qui s’ouvre au civisme. S’il y a accord, il sera sur les contenus et sur le projet’’. Il cherche aussi à ne pas perdre l’ami, plutôt défilé, Renzi qui lui a annoncé son soutien avant la grande défaite. ‘’La victoire en Ombrie est une prémice extraordinaire’’ dit la sénatrice candidate pour la Ligue, Lucia Bergonzoni. ‘’Le 26 janvier la Ligue peut gagner, l’Émilie-Romagne peut devenir la Bavière d’Italie. ’’ »

ARTICLE, La Repubblica, A. Ziniti : « Ocean Viking, dixième jour en mer. Appel à l’Europe : faites-les descendre » : « Les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF) ont lancé lundi un appel aux dirigeants européens pour qu'ils autorisent le débarquement des 104 personnes secourues par leur navire Ocean Viking au large de la Libye et bloquées en mer depuis 10 jours. L'Ocean Viking a pris contact avec les autorités maritimes italienne et maltaise, les deux pays les plus proches, pour trouver un "port sûr". Le dixième jour est passé et l’attente moyenne de la période où Salvini était au Viminal a été dépassée. Roberto Saviano a déclaré que de la part du gouvernement il n’y a aucun changement ni aucune discontinuité ».

EDITORIAL, Piero Sansonetti, directeur du Riformista (ndr : paru entre 2002 et 2012, alors sous la direction d’A. Polito (actuel directeur du Corriere rédaction de Rome), ressort ce 29/10) – « Ocean viking abandonné – Naufragés : s’il n’y a plus Salvini, il est inutile de les sauver » : « Maintenant que Salvini n’est plus ministre de l’Intérieur, le sort des naufragés n’intéresse plus personne semble-t-il. Le soupçon est légitime après onze jours entre Malte et Lampedusa avec 104 personnes à bord pour l’Ocean Viking : alors c’était uniquement une question politique et pas une conviction morale ou un élan humanitaire ? 90 autres sur l’Alan Kurdi. Silence ou distraction ? Ou l’émotion anti-xénophobe était seulement une mise-en-scène ? La ministre de l’Intérieur actuelle peut-elle nous répondre ? ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Article de Lionel Baland sur le triomphe de Salvini et Meloni en Ombrie.

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Italie. Ombrie. Raz-de-marée patriotique sur l’Ombrie rouge : Salvini et Meloni triomphent :

https://www.bvoltaire.fr/raz-de-maree-patriotique-sur-lom...

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Matteo Salvini et Giorgia Meloni

28/10/2019

Résultats des partis lors des élections pour le Parlement de Thuringe depuis 1990.

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Allemagne. Thuringe. Résultats des partis lors des élections pour le Parlement de Thuringe depuis 1990 [année de la réunification de l'Allemagne] :

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CDU : démocrates-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

Die Linke : post-communistes

FDP : libéraux

Grüne : écologistes

AfD : patriotes

Thuringe : l'AfD obtient 11 mandats directs sur 44.

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Allemagne. Thuringe. Lors des élections pour le Parlement de Thuringe de ce 27 octobre 2019, l'AfD a obtenu 11 mandats directs [scrutin majoritaire]. L'AfD est donc arrivée première dans 11 des 44 circonscriptions du scrutin majoritaire. [Les électeurs allemands disposent de deux voix : une pour le scrutin majoritaire et une pour le scrutin proportionnel de liste.]

Scrutin majoritaire :

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CDU : démocrates-chrétiens : noir

SPD : sociaux-démocrates : rouge

die Linke : post-communistes : rose

AfD : patriotes : bleu

 

Scrutin proportionnel :

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CDU : démocrates-chrétiens : noir

die Linke : post-communistes : rose

AfD : patriotes : bleu

Donatella Tesei de la Ligue élue présidente d'Ombrie.

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Italie. Ombrie. Lors des élections régionales de ce 27 octobre 2019, la candidate du centre-droit (Ligue, Frères d’Italie, Forza Italia) Donatella Tesei (Ligue) obtient 57,5 % et est élue.

Le candidat de l’alliance regroupant le Parti Démocrate de centre-gauche et le M5S Vincenzo Bianconi décroche 37,5 %.

Pour l’assemblée régionale, la Ligue obtient 37 % et 8 siège sur 19, Frères d’Italie 10,4 % et 2 sièges et Forza Italia 5,5 % et 1 siège. La Liste Tesei présidente obtient aussi 1 siège.

Le Parti Démocrate reçoit 22,3 % et 5 sièges, le M5S 7,4 % et 1 siège et une liste alliée 1 siège avec 4 %.

(https://elezioni.ilsecoloxix.it/2019/elezioni-regionali/u...)

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Donatella Tesei

"Ombrie, ko du pacte M5S-PD."

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Italie. Revue de presse.

Les élections régionales en Ombrie où la coalition de centre droit, actuellement dans l’opposition, l’emporte. Les observateurs soulignent, d’une part, l’écart important (environ 20 pts) de cette victoire, d’autre part l’effondrement du Mouvement 5 Etoiles (passé de 14,6% aux élections européennes à 7%) estimant que la longévité du gouvernement PD-5 Etoiles pourrait être compromise : « Salvini triomphe, un coup pour le gouvernement » (Corriere della Sera), « L’avalanche Salvini sur le PD et le M5S » - ‘’Victoire écrasante pour le centre droit’’ (La Stampa, Il Messaggero), « Il était une fois l’Ombrie ‘’rouge’’ » - ‘’Conte :  une défaite ne peut pas arrêter l’alliance M5S-PD’’ (La Repubblica), « L’Ombrie monte sur le char de Salvini » - ‘’Le M5S paie l’alliance avec le Pd’’ (Fatto Quotidiano), « Ombrie, ko du pacte M5S-Pd » (Il Mattino), « Ensevelis » (Il Giornale).

EDITORIAL Il Messaggero A. Campi « Une défaite qui pousse la majorité à une cohabitation à terme » : « L’Ombrie aura-t-elle anticipé l’Italie sur la voie d’un bipolarisme renouvelé ? Il y a eu une forte participation électorale qui, contrairement aux attentes, a favorisé largement la droite : une course aux sièges électoraux dans le signe de la discontinuité. Mais les citoyens vont voter aussi pour des motifs différents de ceux avancés par les analystes. Ceux qui voyaient essentiellement un référendum pour ou contre Salvini ont oublié l’impact sur l’opinion publique du scandale politique et judiciaire lié à la gestion de la Santé publique, qui a explosé il y a quelques mois (et où la présidente de la région, du PD, était impliquée). Par ailleurs, les habitants de la région craignent aussi une marginalisation de leur territoire (comme l’attestent tous les indicateurs statistiques). Il y avait donc une grande envie, transversale et bien enracinée, d’un vrai tournant. Après une hégémonie d’environ 50 ans de la gauche, on a fini par préférer la droite. Du coup, le PD et le M5S devront trouver les raisons cohérentes pour rester ensemble. Les résultats en Ombrie nous disent que l’avenir sera plein d’obstacles et que la défaite pousse les deux partis de majorité à une union à terme uniquement ». 

COMMENTAIRE, La Stampa, M. Sorgi « La politique éloignée des citoyens » : « Le Président du Conseil G. Conte a beau jeu de dire que les électeurs de la région, 700.000, étaient moins nombreux que ceux de la province de Lecce. Les électeurs de l’Ombrie ont voté pour que leur cri parvienne jusqu’à la Capitale, jusqu’au Palais Chigi. Les résultats nous disent essentiellement deux choses. Tout d’abord, la majorité des citoyens est contre la coalition qui soutient le gouvernement. Deuxièmement, les gens votent essentiellement sur deux arguments : l’immigration et la sécurité. La coalition PD-M5S a voté séparément au Parlement européen, favorisant de fait le front anti-immigration où Salvini domine. Et l’actualité sur l’homicide d’un jeune romain à l’extérieur d’un pub a servi d’arrière-plan à la campagne électorale. Le centre droit a le vent en poupe et a aussi la chance d’être à l’opposition d’un gouvernement qui ne gouverne pas. ».

RETROSCENA (Coulisses), Corriere della Sera, M. Guerzoni : « Un coup pour le gouvernement mais Conte résiste : arrêter l’alliance est une erreur » : « On peut dire que ce n’est pas un test national et que rien ne change pour l’exécutif jaune-rouge, mais il s’agit d’une véritable débâcle qui va au-delà des prévisions les plus pessimistes et qui oblige tout le gouvernement à réfléchir sur cette victoire de la droite de Salvini. Même si Conte a essayé de séparer le sort des élections en Ombrie de celui de Palais Chigi, il est affaibli par ce premier test politique et sa présence n’a pas apporté de valeur ajoutée à l’alliance M5S-PD-Leu. Maintenant, non seulement la tenue du gouvernement est en jeu mais aussi la transformation de la jeune coalition au pouvoir, ainsi que la construction d’une coalition pour l’avenir. Conte défend son projet et déclare qu’interrompre cet essai serait une erreur, la région Ombrie comptant uniquement 2 % de la population nationale. Di Maio, de son côté, classe immédiatement l’alliance avec le PD pour d’autres élections régionales, tandis que ce dernier s’interroge sur le ko du pacte M5S-Pd ».

ENTRETIEN, Il Messaggero, de Donatella Tesei, future Présidente de la Région Ombrie, « Maintenant retroussons nos manches, majorité et opposition, pour redémarrer » : « ‘’Lors de ma campagne électorale, j’ai eu des retours positifs des citoyens, des associations, des entrepreneurs. J’ai perçu un grand désir de changement. Nous devons tous, chacun avec son rôle, majorité comme opposition, entreprises, partenaires sociaux, citoyens, nous retrousser les manches. Nous nous engagerons pour l’économie, qui relancera aussi l’emploi. Il faut que l’Ombrie demeure dans les radars des médias, pas pour des polémiques stériles mais comme exemple de région vertueuse, qui soit séduisante pour le tourisme et pour l’entreprenariat’’ ».

ARTICLE La Repubblica C. Vecchio « Le fief rouge est tombé. Zingaretti explique les conséquences de l’ ‘’héritage Renzi’’ » : « Le secrétaire démocrate se défoule avec les siens ‘’L’Ombrie actuelle est l’héritage que m’a laissé Renzi’’. Plusieurs villes sont passées à droite, ces dernières années. Un nombre important. Il s’agit d’une région petite, mais riche de symbolisme pour la gauche et l’on perçoit bien la fin d’une époque à jamais révolue. Le 10% des électeurs qui avaient voté pour le PD en mars 2018 est passé à la Ligue. Comme l’explique un professeur universitaire ‘’c’est la région qui a récupéré le moins de la crise économique de 2008’’. L’avancée de la droite est ainsi le fruit d’un ressentiment ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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Donatella Tesei et Matteo Salvini : "L'Ombrie est libérée."

Article de Lionel Baland sur les élections en Thuringe.

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Allemagne. Déroute électorale pour Angela Merkel et percée des nationalistes en Thuringe :

https://www.bvoltaire.fr/allemagne-deroute-electorale-pour-angela-merkel-et-percee-des-nationalistes-en-thuringe/

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Björn Höcke a conduit l'AfD de Thuringe à la victoire

Thuringe : l'AfD première chez les 18 à 60 ans et troisième chez les plus de 60 ans.

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Allemagne. Thuringe. Lors des élections pour le Parlement de Thuringe de ce 27 octobre 2019, l’AfD arrive première chez les 18 à 60 ans et troisième chez les plus de 60 ans.

(http://www.fdesouche.com/1285189-nouvelle-poussee-de-lext...)

Giorgia Meloni : « Nous avons libéré l'Ombrie. Libérons maintenant l'Italie. »

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Italie. Après la victoire des patriotes en Ombrie, la dirigeante de Frères d'Italie Giorgia Meloni écrit : « Nous avons libéré l'Ombrie. Libérons maintenant l'Italie. »

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