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30/08/2019

"Salvini passe à l’offensive."

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Italie. Revue de presse.

Les tractations de G. Conte, chargé par le Chef de l’Etat de former un gouvernement, avec les différents partis font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite reprend notamment le discours de G. Conte fait au Quirinal, anticipant un exécutif « de nouveauté » avec une « orientation euro-atlantique ». Les observateurs soulignent dans l’ensemble la « dure épreuve » de Conte dans son choix sur les ministres avec la nécessité de maintenir un équilibre entre les deux partis de majorité M5S-PD : « Conte, une mission avec des épines » - ‘’Négociations difficiles avec le M5S et le PD. Salvini annonce une manifestation’’ (Corriere della Sera), « Conte, moins 5 jours à l’aube » - ‘’Craintes du Quirinal sur le programme’’ (La Repubblica), « Conte promet l’unité » - ‘’Mais c’est le bras-de-fer PD-M5S sur l’Europe et le Trésor’’ (La Stampa), « Conte : un gouvernement ouvert à l’Europe » (Sole 24 Ore), « Conte démarre entre les fissures du M5S » (Il Messaggero)

Journaux télévisés : Les tractations de G. Conte en vue de former un nouvel exécutif, le débarquement d’une partie des migrants (enfants et femmes) présents sur le navire Mare Jonio et les manifestations à Hong-Kong font l’ouverture des JT ce matin.

ARTICLE La Stampa, F. Schianchi, « La métamorphose du président du Conseil : de ‘’peuple’’ à ‘’citoyens’’. Parmi les priorités, de nombreux thèmes de centre gauche. Pas un mot sur les migrants » : « Le costume est comme toujours sur mesure, impeccable. Le ton professoral est bien celui que nous connaissons. Giuseppe Conte s’est présenté au Quirinal tel que nous le connaissons, mais quand il a commencé à parler, annonçant qu’il avait accepté sous réserve la mission confiée par le Chef de l’Etat, on comprend qu’il a changé de posture, de mot d’ordre. Il n’est plus tout d’abord ‘’l’avocat défenseur du peuple italien’’ : par le passé orgueilleusement populiste, le mot ‘’peuple’’ a disparu hier. Le peuple devient ainsi ‘’les citoyens’’, souvent cités. C’est pour eux qu’il garantit que le pacte PD-M5S deviendra un ‘’gouvernement placé sous le signe de la nouveauté’’. Il ne le définit pas de ‘’rupture’’ comme l’a dit Zingaretti, mais il insiste sur le concept de nouveauté. Parmi les thèmes abordés, l’Europe : ‘’nous sommes à l’aube d’une nouvelle législature européenne et devons récupérer le temps perdu pour permettre à l’Italie de jouer un rôle de protagoniste’’, une critique à Ligue mais aussi une autocritique – le temps a été perdu aussi par le gouvernement qu’il guidait. Il fait appel également aux valeurs de la Constitution évoquant un ‘’nouvel humanisme, horizon idéal pour le pays tout entier’’.  Salvini de loin attaque : ‘’il ne manque que la paix dans le monde et la repousse des cheveux’’. Pour ce qui est des omissions dans son discours : toute référence au thème de l’immigration brille par son absence. L’an passé, Conte évoquait la réforme du droit d’asile, et dans ses paroles pour obtenir la confiance du Sénat, il parlait clairement de ‘’mettre fin au business de l’immigration’’. Hier, pas un mot sur ce thème qui, après des mois de rhétorique de ports fermés et d’attaques aux Ong, pourrait faire se heurter les nouveaux alliés PD-M5S. Il promet seulement l’ouverture d’une ‘’nouvelle saison plus juste, plus solidaire, plus inclusive’’. Celle qu’il y a deux jours invoquait Zingaretti au Quirinal ».

ARTICLE Il Messaggero M. Conti « Le Quirinal veut un exécutif politique. Focus sur les 5 ministères les plus en vue » : « Un gouvernement très politique avec un Président du Conseil prêt à revendiquer, Constitution à l’appui, son rôle. C’est avec cette attitude que G. Conte s’est présenté hier devant les journalistes après son colloque avec Sergio Mattarella. Conte a promis au Chef de l’Etat des délais courts pour boucler le programme et la liste des ministres. Conte tiendra ainsi informé Mattarella des noms qu’il choisira, notamment pour les ministères de poids tels les Affaires Etrangères, l’Economie, l’Intérieur et la Justice, sur lesquels le Quirinal sera très attentif. Toutefois, le délai pour marquer un tournant net par rapport au passé est très court. Surtout si les deux partis qui le soutiennent ont la majorité au Parlement mais pas dans les sondages ».

EDITORIAL La Repubblica M. Giannini « Ces distances qu’il faudra combler » « G. Conte est en train d’accomplir sa transformation miraculeuse, entre les velléités d’un ‘’nouvel humanisme’’ et les ambiguïtés de la vieille politique.  Jadis ‘’pantin’’ des deux patrons M5S-Ligue, il se retrouve malgré lui le grand homme d’Etat ‘’prêt-à-porter’’. Avec un discours plein de sophismes et de transformismes, il clôt la saison du ‘’gouvernement du changement’’ et ouvre celui ‘’sous le signe de la nouveauté’’. Difficile de dire ce que cela signifie mais il peut néanmoins compter sur l’appui de Trump, Bill Gates, Merkel et von der Leyen. Le gouvernement n’ayant pas le temps ni la culture de faire des ‘’contrats à l’allemande’’, les noms des ministres deviendront de fait son programme et révèleront sa crédibilité ainsi que le gré d’implication des deux partis PD et M5S. Le M5S a une occasion très importante pour sortir de son irresponsabilité d’adolescent. Quant au sens de responsabilité du PD, il s’agit de tenter de durer une législature ».

SONDAGE Institut Piepoli, N. Piepoli, La Stampa, « 55% des Italiens contre le gouvernement PD-M5S, mais sept sur dix sont contre les élections » : « Ce sondage a été mené avant que G. Conte ne soit chargé par Mattarella de faire un nouveau gouvernement. Conte est en effet parmi les plus recherché comme président du Conseil à 38% contre 20% pour M. Salvini. Le seul des partis ayant enregistré un changement important dans les intentions de vote est la Ligue qui passe de 36 à 32%, mais maintient un bon score. »

ENTRETIEN de Matteo Renzi, ancien Président du Conseil et ancien secrétaire du Parti Démocrate « La durée du gouvernement dépendra aussi de la qualité de ses ministres » (Il Messaggero): « ‘’A mon sens, la législature durera 5 ans. Ce gouvernement y parviendra selon la qualité des ministres qui seront choisis. J’espère que le Président du Conseil placera les meilleurs, surtout à l’Intérieur et à l’Economie. L’unité du PD dans cette phase a été vraie. Difficile, certes, mais vraie. La proposition de Grillo sur des ministres techniciens ? Celui qui fait le ministre n’est jamais simplement un technicien. Mais j’aime l’idée de Grillo sur le choix sur des personnes de grande qualité. Le prochain rôle de Di Maio ? C’est lui, avec Conte et Zingaretti, qui en décideront. Mais qu’il n’aille pas à l’Intérieur : il faut là un professionnel. Di Maio serait alors l’ennemi idéal pour Salvini. Pour Bruxelles je vois bien Gentiloni ou Delrio’’ ».

ARTICLE Il Messaggero S. Canettieri « Di Maio prévient Conte : ‘’c’est la plateforme Rousseau qui en décidera’’ » : « Di Maio et ses fidèles continuent à envoyer au locataire du Palais Chigi des messages qui sont de véritables avertissements. Le premier vient du Blog du Mouvement : ‘’l’avis des inscrits est pour nous fondamental’’. C’est une façon de faire pression sur Conte pour que ce dernier ne soit pas trop indépendant dans ses choix car ‘’ce seront nos députés et nos sénateurs qui voteront la confiance au Président du Conseil’’. Dans cette phase, Di Maio se retrouve face à l’interventionnisme de Grillo, en axe avec Conte. La pique du ‘’Garant’’ a fait mal à Di Maio, qui a fait dire par ses chefs de groupe au Parlement que l’hypothèse de techniciens n’est pas une méthode universelle car ‘’il faut de la politique’’ ».

ARTICLE Corriere della Sera C. Zapperi: « Salvini passe à l’offensive » : « Salvini n’épargne personne : ‘’je suis déçu par Mattarella. Je m’attendais à ce qu’on fasse voter les Italiens’’. Après les tentatives tardives de renouer avec l’ancien allié Di Maio, Salvini est persuadé qu’une nouvelle phase est en train de s’ouvrir ‘’quelques mois d’opposition, saine et forte, et nous reviendrons victorieux : nous gouvernerons sans cages et pendant des années, pour redonner fierté et richesse au peuple italien’’. Deux manifestations ont été annoncées : celle du 15 septembre à Pontida, comme chaque année, et celle du 19 octobre à Rome. Une semaine avant les élections régionales en Ombrie. ‘’Une grande journée d’orgueil national’’ assure-t-il ».

ARTICLE La Repubblica A. D’Argenio « Les 5 Etoiles courtisent Macron pour entrer parmi les libéraux de l’Union » : « Le mariage ferait sensation : Luigi Di Maio et Emmanuel Macron pourraient s’allier en Europe. C’est du moins ce qu’espèrent les 5 Etoiles six mois après le soutien controversé au mouvement des ‘’gilets jaunes’’ et les nombreuses querelles sur la liaison Lyon-Turin. S’il est trop tôt pour parler de fiançailles, le vice-président du Parlement européen, F. M Castaldo a entamé toutefois un dialogue avec S. Gozi, l’ancien Secrétaire d’Etat pour l’Europe de M. Renzi et qui fait désormais partie de la formation macronienne à Strasbourg. Mais les Verts s’y opposent ‘’le changement d’alliance en Italie n’est pas suffisant. Il faut une discontinuité’’. Toutefois, les 5 Etoiles, qui se sont libérés de Salvini et qui peuvent revendiquer d’avoir été décisifs dans la nomination d’U. Von der Leyen, lancent leurs hameçons ».

ENCADRE, Corriere, « Parlement européen. Macron, Verts et gauche, le M5S peut maintenant rouvrir le dialogue » : « Le divorce entre le M5S et la Ligue pourrait permettre aux 5 étoiles de trouver un groupe au Parlement européen ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

29/08/2019

Evolution dans l'affaire de la vidéo d'Ibiza.

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Autriche. La Justice renonce aux poursuites individuelles contre Heinz-Christian Strache et Johann Gudenus dans l’affaire de la vidéo d’Ibiza, car à l'époque des faits, ces deux personnes n’exerçaient pas des fonctions leur permettant d'attribuer des avantages de la part de structures étatiques. Les autres enquêtes portant sur eux se poursuivent.

Rhénanie du Nord-Westphalie : près de 40 % des personnes responsables d’attaques au couteau sont étrangères.

Allemagne. Rhénanie du Nord-Westphalie. Près de 40 % des personnes responsables d’attaques au couteau, au cours de la première moitié de l’année 2019, sont des étrangers, alors que ces derniers représentent 12,8 % de la population.

[Les individus qui disposent de deux ou de plusieurs nationalités sont répertoriés en tant qu’« Allemand » au sein des statistiques. Ces dernières n’indiquent pas, non plus, combien, parmi les auteurs de faits « Allemands », sont d’origine étrangère.]

(https://jungefreiheit.de/kultur/gesellschaft/2019/knapp-4...)

Joachim Herrmann plaide pour la création, en Afrique, de centres de retour.

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Allemagne. Bavière. Le ministre CSU de l’Intérieur de Bavière Joachim Herrmann plaide pour la création, en Afrique, de « centres de retour » : « Qui vient d'Afrique et se place en situation de détresse maritime sera ramené en Afrique. », avant d’ajouter : « Si nous appliquons cela, très bientôt l’idée ne viendra plus à personne d’être mis sur un canot pneumatique par des passeurs. »

"Les conditions de Mattarella pour le Conte-bis."

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Italie. Revue de presse.

La décision du Chef de l’Etat, qui a été formalisée ce matin, de confier à G. Conte la mission de former un nouvel exécutif avec une majorité M5S-PD fait les gros titres des médias transalpins. La presse écrite fait part d’un accord ‘’en territoires inconnus’’ (Corriere), d’un ‘’défi difficile’’ (Repubblica) mais aussi d’une ‘’convenance réciproque’’ (Stampa) des deux partis d’aller de l’avant afin de maintenir la Ligue dans l’opposition. Les observateurs soulignent également un renforcement de Conte (désormais interlocuteur privilégié du PD) au sein du M5S, aux dépens de Di Maio : « Le gouvernement dans les mains de Conte » - ‘’Aujourd’hui la mission lui sera confiée par le Chef de l’Etat’’ (Corriere della Sera), « Courage Conte, ce ne sera pas facile » - ‘’Deux visions différentes, le programme et le nœud du vice-président seront les premiers écueils’’ (La Repubblica), « Les conditions de Mattarella pour le Conte-bis » - ‘’Le Chef de l’Etat veut un programme détaillé’’ (La Stampa), « Gouvernement, accord pour un Conte-bis » - ‘’Les bons de l’Etat à leur plus bas’’ (Sole 24 Ore), « Conte-bis, duel sur les ministres techniciens » - ‘’Grillo : pour les ministères-clé je veux des non-politiques’’ (Il Messaggero).

Réseaux sociaux Sur Twitter c’est l’hashtag #GovernoConte2 (en référence à G. Conte qui s’est vu confié par le Chef de l’Etat la mission de former un nouveau gouvernement) qui domine.

ARTICLE Corriere della Sera M. Breda « Le choix du Quirinal, Mattarella confiant sur un gouvernement qui ne naitra pas dans le noir » : « Le choix a été fait dans un climat tendu. Même si le Quirinal ne parle pas des sentiments du Président, il est probable que ce dernier ait été assez ennuyé. Le tout s’est fait en parallèle avec l’annonce de consultations en ligne, de manifestations dans la rue en signe de protestation, de rappel au peuple ou de blessures à la démocratie. Le mandat que Mattarella confèrera à Conte sera plein car les conditions pour garder la législature en vie sont réunies : une majorité assez large au Parlement, l’existence d’une entente sur une base de programme, une convergence sur le nom de Conte comme successeur de lui-même. A partir d’aujourd’hui, tout sera dans les mains de Conte. Il entamera un parcours à obstacles, notamment pour la formation de son équipe, dans le respect de l’équilibre des actionnaires de majorité et avec l’harmonisation des plans A et B, outre les différentes ambitions personnelles ».

ARTICLE Sole 24 Ore L. Palmerini « Mattarella confèrera un mandat plein et demandera des délais courts » : « Il est vraisemblable que le Chef de l’Etat veuille maintenir le rythme imprimé à cette crise aoutienne en demandant que la réserve d’acceptation soit levée en peu de jours, voire au début de la semaine prochaine. Pour sa part, Mattarella pourra dire que les conditions qu’il avait posées ont été respectées. Toutefois, il a pu constater des tons bien différents de la part des deux leaders : Zingaretti plus prudent et réfléchi, Di Maio plus décidé et optimiste. Ce dernier n’a pas fait allusion à la consultation en ligne sur la plateforme Rousseau au Chef de l’Etat. Signe que les 5 Etoiles ont voulu rester dans le périmètre de la Constitution, offrant à Conte un rôle de véritable Président du Conseil ».

COULISSES, M. Conti, Messaggero, « La demande de Mattarella : ‘’président du Conseil et pas garant’’ » - « Le Quirinal suggère à Conte un changement par rapport à l’expérience M5S-Ligue » - « Le chef de l’Etat veut présenter au pays un gouvernement solide et lié à l’Union européenne » : « Mattarella ne souhaite pas que Conte ait le rôle de garant d’un accord ou contrat, comme dans le précédent gouvernement, mais joue pleinement son rôle de président du Conseil. A partit d’aujourd’hui, la partie est entre les mains de Giuseppe Conte. Il doit choisir l’équipe des ministres et se présenter face aux Chambres pour le vote de confiance ».

COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Il faut maintenant un sursaut » : « Mettre en place ce gouvernement Conte-bis est un pari risqué et plein d’inconnues. Il faudra s’attendre, vu le peu de temps à leur disposition, à une grande rhétorique pour couvrir le peu d’idées et de solutions du soi-disant ‘’programme partagé’’. Le choix des ministres sera un aspect intéressant. Il n’est pas exclu que Conte en profite pour se renforcer ultérieurement aux dépens des 5 Etoiles et des démocrates ».

ARTICLE La Repubblica G. De Marchis « Les discours opposés des deux leaders » : « L’heure est à la phase des ‘’convergences parallèles’’. Le langage, la vision, les valeurs sont différentes. ‘’Nous sommes post-idéologiques, droite et gauche n’existent plus’’ répète Di Maio en sortant des consultations avec le Chef de l’Etat. ‘’Nous avons la force d’une identité, avec une histoire à défendre dans la construction d’une alliance’’, souligne en revanche Zingaretti. Une majorité où un parti (PD) se remet en discussion et un autre (M5S) ne dément rien et relance ‘’notre objectif reste celui de mettre en œuvre le même programme du 4 mars voté par 11 millions de citoyens’’. Différents sur tout, donc. Di Maio fait tout son possible pour rester vice-président du Conseil, ministre et leader du M5S. Zingaretti, en revanche, est en train de résister à la pression d’une bonne moitié de son parti. Il veut rester en dehors de ce gouvernement.  Zingaretti transpire et s’essuie le front avec un mouchoir. Di Maio non, il ne transpire pratiquement jamais, du moins pas devant les caméras, comme un robot. Ces deux seront les protagonistes de la nouvelle alliance, ceux qui devront démêler les problèmes et trouver les solutions ».

EDITORIAL La Repubblica E. Mauro « Le partenaire réticent » : « Sur le terrain de bataille ne reste qu’un Salvini solitaire et qui apparait comme le seul perdant. Le débordement institutionnel tenté par Salvini, frôlant le tabou de l’autoritarisme bonapartiste, a sans doute été l’une des circonstances qui ont déterminé non seulement le début de la crise mais aussi sa résolution. Le ministre de l’Intérieur, en invoquant des élections qu’il prétendait de la part du Quirinal, a trouvé une réaction immédiatement opposée, coalisant des intérêts différents et des objectifs différenciés. Nous pourrions dire qu’avec Salvini, le populisme a tenté de réaliser en Italie la séparation concrète entre démocratie et principes libéraux ».

ARTICLE La Repubblica G. De Marchis « Rousseau : Di Maio songe à une question floue pour verrouiller le pacte » : « Il y a encore l’obstacle du référendum en ligne annoncé, où les inscrits M5S devront confirmer l’entente avec le PD. La date n’a pas encore été décidée car il faut attendre les délais pour la formation du nouveau gouvernement. Selon Di Maio, au final, ce sera le oui qui l’emportera, car la question posée aux inscrits 5 Etoiles sera floue, liée plus à la mise en place du programme qu’à l’alliance en elle-même ».

ARTICLE Corriere della Sera L. Ippolito « Un choix kamikaze : le Royaume-Uni risque gros » : « C’est un risque sans précédent, celui décidé par Boris Johnson : cela pourrait lui permettre d’obtenir un ‘’Brexit’’ selon ses souhaits ou bien infliger un coup mortel à l’équilibre constitutionnel sur lequel se tient le Royaume-Uni. Sans doute, Johnson n’avait-il pas d’autre choix, les oppositions s’étant accordées pour tenter de bloquer au Parlement un éventuel ‘’no deal’’. Mais c’est le levier que Boris souhaite justement utiliser pour convaincre l’UE à revoir les termes de l’accord : la menace d’une rupture traumatique ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

28/08/2019

Herbert Kickl désire devenir ministre de la Protection de la patrie.

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Autriche. L’ancien ministre de l’Intérieur FPÖ Herbert Kickl désire capter de nombreuses voix de préférence lors des élections législatives et devenir « ministre de la Protection de la patrie ». Il pose comme condition à la participation du FPÖ à un gouvernement avec les sociaux-chrétiens de l’ÖVP le fait que l’Intérieur soit attribué au FPÖ. [L’ÖVP avait posé auparavant la revendication inverse.]

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Herbert Kickl

Accord entre le Parti Démocrate et le M5S pour former un gouvernement.

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Italie. Le Parti Démocrate [centre-gauche] et le M5S ont trouvé un accord afin de former ensemble un nouveau gouvernement.

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Dernières consultations M5S-Parti Démocrate.

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Italie. Revue de presse.

Les négociations entre le M5S et le PD, en vue des dernières consultations au Quirinal prévues cet après-midi, font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite fait part notamment de la décision, hier soir, du leader 5 Etoiles L. Di Maio de faire voter la base du parti, par le biais de la plateforme ‘’Rousseau’’, pour accepter ou pas une alliance de gouvernement avec les démocrates. Les observateurs soulignent une négociation ‘’difficile’’ à l’issue "incertaine". Le M5S a fait monter les enchères, alors que le Chef de l’Etat doit décider ce soir même de confier la mission à un gouvernement solide (éventuellement M5S-PD avec G. Conte à la Présidence du Conseil) ou de dissoudre le Parlement. Pour la plupart des quotidiens, L. Di Maio est ‘’fortement affaibli’’ au sein de son parti. « PD-M5S, négociations à obstacles » - ‘’Conte et Zingaretti au travail mais Di Maio insiste sur la vice-présidence’’ (Corriere della Sera), « Le Conte-bis est prêt » - ‘’Di Maio dernier obstacle à la naissance d’un gouvernement M5S-PD’’ (La Repubblica), « Conte tente de former un gouvernement » - ‘’Le match décisif se jouera sur Di Maio’’ (La Stampa), « Gouvernement, possible mission à Conte » (Sole 24 Ore), « Défi de Di Maio, gouvernement en difficulté » - ‘’Le PD ouvre à Conte mais rejette l’hypothèse de Di Maio comme vice-président’’ (Il Messaggero).

Journaux télévisés : Les négociations entre le M5S et le PD, avec les nouvelles consultations au Quirinal, et le naufrage d’un navire près de la Libye font l’ouverture des JT ce matin.

Réseaux sociaux Sur Twitter, après l’habituel hashtag du jour, c’est l’hashtag #Rousseau (en référence à la décision du M5S de faire exprimer sa base sur l’éventuelle nouvelle majorité) qui domine.

RETROSCENA (Coulisses) Corriere della Sera M. Breda « Mattarella demandera au Président du Conseil d’être le vrai homme aux manettes de l’alliance PD-M5S » : « Le Président de la République a commencé ses nouvelles consultations hier après-midi avec davantage d’attentes, bien que tout puisse changer d’un moment à l’autre. Le moment de vérité aura lieu cet après-midi, quand les deux principaux partenaires potentiels, Zingaretti et Di Maio, se rendront au Quirinal. Afin d’éviter que Mattarella ne déclenche le coup d’envoi à un exécutif électoral, ils devront lui expliquer plusieurs choses : le périmètre de majorité qu’ils ont en tête et des bases de programme. Mattarella demandera à Conte de revenir à la tradition constitutionnelle, selon laquelle c’est le Président du Conseil qui s’engage à mener son exécutif à bon port. Le schéma de l’année passée, d’un chef de gouvernement ‘’avocat du peuple’’ signant un contrat écrit à 4 mains par d’autres et incluant même la composition des ministères, sera donc à mettre de côté. Au Quirinal, on considère que si Conte veut vraiment jouer son rôle de Président du Conseil, surtout après avoir encaissé le soutien de Trump hier, il devra mener le navire dès le début. Un petit coup de pouce a été donné par le PD qui a fait pression sur le M5S pour éviter le modèle du double vice-président. Conte a bien compris et il a pris ses responsabilités, donnant une autre allure à la journée ».

ARTICLE, La Stampa, U. Magri, «Ultimatum de Mattarella : sans accord, un gouvernement technique pré-élections sera nommé ce soir » : « Stop aux contrats stipulés entre partis, que le Parlement et le gouvernement subissent, passivement. Cette anomalie, introduite l’an passé, doit cesser très vite. Et si G. Conte, comme on s’y attend, devait mener le nouveau gouvernement, le Président de la République s’attend à ce qu’il prenne le gouvernail immédiatement, en traçant le parcours programmatique et en choisissant l’équipe des ministres : ce n’est pas le Quirinal qui le dit mais l’article 95 de la Constitution (le président du Conseil ‘’dirige la politique générale du gouvernement et en est responsable’’). Le Quirinal ne le pressera pas, s’il a besoin de quelques jours supplémentaires pour monter son équipe, aucun problème. Une semaine paraît raisonnable, pour marquer également la fin du gouvernement Ligue-5 étoiles et l’avènement de celui alliant PD et M5S. Le spectacle sans noblesse aucune offert au pays sur les bagarres autour du nom de Di Maio vice-président du Conseil ou non a, dit-on, déconcerté le Président. L’avidité pour les sièges de prestige montre que les protagonistes n’ont rien appris. Selon une source du Groupe mixte reçu hier au Quirinal, Mattarella aurait exprimé ouvertement sa désillusion et ses regrets face à de tels comportements. Et si l’accord ne se faisait pas, il mettrait en place, dès ce soir, un gouvernement technique ».

COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Un psychodrame pour Di Maio » : « Le chemin vers le gouvernement le plus faible et contradictoire de l’histoire récente italienne est influencé par l’affaire Di Maio. C’est lui le dernier obstacle alors que toute l’attention était focalisée sur la question ‘’ Conte oui ou Conte non ?’’. Si cette question est désormais résolue, après le placet de Macron, Merkel, von der Leyen et même le roi des souverainistes, Trump, c’est l’affaire Di Maio qui demeure. L’homme pose des conditions et travaille pour lui-même. En réalité, nous nous retrouvons face à un psychodrame : celui qui réclame la vice-présidence, unie à un ministère de premier plan, est affaibli au sein de son Mouvement. S’il ne parvient pas à sortir de cette crise avec un rôle prestigieux, son sort sera tracé. C’est évident : il appartient à la saison passée, celle du pacte avec la Ligue. Par ailleurs, Di Maio est soupçonné de maintenir un dialogue avec Salvini et d’être sensible aux propositions, tardives, de ce dernier. Son insistance sur le rôle de vice-président est emblématique. Il voudrait revenir à la période d’or. Or, tout a changé. Le M5S ne soutient plus les ambitions de Di Maio ».

ARTICLE Fatto Quotidiano, P. Zanca « Di Maio dans le collimateur et Grillo fait un pas de côté » : « Après des jours de confrontations, Di Maio a dû céder encore une fois la place à Conte. Les stratèges de ‘’Rousseau’’ savent bien que la seule manière de convaincre les inscrits à donner le feu vert à la nouvelle majorité est de la cacher derrière le visage du Président du Conseil Conte, la personne qui a actuellement le plus de popularité auprès des Italiens. Quant à la consultation en ligne, il a été estimé que la faire pendant les consultations aurait pu démentir en direct les décisions du Chef de l’Etat. Mieux vaut alors le faire en fin de semaine, quand la mission à Conte sera formalisée et toute l’entente définie ».

ANALYSE La Repubblica C. Tito « L’anti-salvinisme ne suffira pas » : « Les pactes avec les adversaires ne sont pas exclus à priori. Ils font partie de l’histoire des hommes. Toutefois, il faut les remplir de contenus. Un nouveau gouvernement ne peut pas se baser sur une simple addition d’intérêts personnels : la peur des élections, la préparation pas encore mûre à une scission ou la recherche d’un rôle important. Il faut que le centre gauche soit conscient qu’il ne sera pas jugé à travers la loupe de l’antisalvinisme mais pour ce qu’il fera. Raison pour laquelle les slogans ne servent pas. Il faut des idées, des programmes et des visions ».

SONDAGES Corriere della Sera M. Rebotti « La cote de popularité de Salvini en chute, ceux qui demandent un gouvernement prévalent » : « Selon le sondage Ispos pour le Corriere, c’est l’arbitre de cette crise aoûtienne, Sergio Mattarella (57%), qui devance les autres acteurs en termes de popularité, suivi de G. Conte (passé de juin à août de 54 à 52%). En revanche, les deux leaders de l’ancienne majorité ont vu une baisse de popularité considérable : Salvini est passé de 54 à 36% en trois mois, Di Maio de 54 à 28%. La Ligue paye ainsi le prix d’avoir déclenché la crise, même si sa demande d’élections anticipées est partagée par 33% des sondés. Toutefois, la majorité demande des solutions différentes : 21% souhaite un gouvernement M5S-PD, 11% une réédition de l’ancienne alliance, 11% pour un gouvernement institutionnel pouvant adopter la loi de finances ».

ARTICLE, La Stampa, P. Mastrolilli« Gifle à Salvini, Trump est pour Conte – tweet du Président américain espérant qu’il reste président du Conseil » : « Derrière ce soutien via twitter, il y a certes l’estime personnelle pour le président du Conseil italien (‘’qui a représenté l’Italie de manière énergique au G7’’) mais aussi (au-delà l’erreur dans son prénom ‘’Giuseppi’’ au lieu de ‘’Giuseppe’’), des  doutes persistants sur la Ligue de Salvini, mais aussi des questions très concrètes, comme l’aide que notre pays a donné sur la Libye, ou l’espoir qu’il maintienne les engagements pris par le passé sur des programmes comme celui de l’achat de nouveaux avions de chasse F35 ».

 ARTICLE, Stampa, L. Anello, « Méditerranée, des dizaines de migrants morts » – « Naufrage au large de la Libye, 40 victimes au moins sont à déplorer. Trenta et Toninelli arrêtent le bateau d’une ONG allemande avec 101 personnes à bord» : « Alors que le gouvernement se meurt et qu’un autre va naître, Salvini, encore ministre de l’Intérieur, exulte pour l’entente retrouvée sur le thème migrants. Il le fait après que Trenta et Toninelli (qui avaient pris leurs distances de Salvini lors de l’affaire Open arms) aient contresigné son refus d’entrée dans les eaux italiennes d’une autre embarcation, ‘’Eleonore’’, avec 101 réfugiés à bord. Au même moment arrivent la nouvelle d’un nouveau naufrage, au large des côtes africaines, avec au moins 40 victimes, et les protestations du maire de Lampedusa, Martello, avec un centre d’accueil surpeuplé, où 182 migrants sont là depuis des jours. Si vraiment le nouveau gouvernement PD-M5S devait naître, toutes les contradictions des 5 étoiles sur ce thème émergeraient. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

27/08/2019

Saxe : l'AfD donnée deuxième à 25 %.

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Allemagne. Saxe. Un sondage INSA, en vue des élections du 1 septembre 2019 pour le Parlement de Saxe, donne l'AfD deuxième à 25 %.

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CDU : démocrates-chrétiens

die Linke : post-communistes

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

FW : électeurs libres

Sonstige : autres

Brandebourg : l'AfD donnée première à égalité avec le SPD.

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Allemagne. Brandebourg. Un sondage INSA, en vue des élections du 1 septembre 2019 pour le Parlement de Brandebourg, donne l'AfD première, à égalité avec les sociaux-démocrates du SPD.

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SPD : sociaux-démocrates

CDU : démocrates-chrétiens

die Linke : post-communistes

AfD : patriotes

Grüne : écologistes

BVB/FW : électeurs libres

FDP : libéraux

Sonstige : autres

Le M5S et le PD tentent de former un gouvernement.

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Italie. Revue de presse.

Les négociations entre le M5S et le PD en vue d’une possible coalition de gouvernement font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite fait part d’un possible accord sur le nom de G. Conte au Palais Chigi, malgré les distances qui demeurent sur la répartition des autres ministères et sur le programme politique : « Tension sur le nouveau gouvernement » - ‘’Réunion entre Di Maio et Zingaretti, négociation tendue’’ (Corriere della Sera), « Crise d’un gouvernement qui doit encore naitre » - ‘’Aujourd’hui les consultations au Quirinal, qui veut des garanties’’ (La Repubblica),  « Entente sur Conte, bataille sur les vice-présidents » (La Stampa), « Oui à Conte, bataille sur les ministres » - ‘’Zingaretti et Di Maio d’accord sur Conte. Consultations au Quirinal’’ (Il Messaggero, Il Mattino), « Conte-bis, le retour » - ‘’Zingaretti cède à Di Maio sur le Président du Conseil’’ (Fatto Quotidiano).

Journaux télévisés : Les négociations entre le M5S et le PD, le début des nouvelles consultations au Quirinal et le G7 de Biarritz font l’ouverture des JT ce matin.

Réseaux sociaux Sur Twitter, après l’habituel hashtag du jour, c’est  l’hashtag #Conte2 (en référence à la possibilité d’une confirmation du président du conseil sortant à la tête du nouveau gouvernement) qui domine.

COMMENTAIRE Corriere della Sera M. Franco « Des pas en avant et des inconnues » : « Avec prudence, méfiance, et une rapidité forcée, une majorité M5S-PD est en train de se former autour du Président du Conseil sortant. Reste l’inconnue de la signification que le Mouvement de Grillo et le parti de N. Zingaretti voudront lui attribuer. A ce stade, impossible de savoir s’il s’agira d’un exécutif voué uniquement à éviter les élections anticipées (demandées maladroitement par le chef léguiste Salvini) ou s’il est destiné à durer, avec une vie toutefois litigeuse et stérile ».

COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Un jeu politique sans scrupules » : « Nous savons maintenant que l’éventuel gouvernement Conte-bis ne sera de législature que s’il parvient à éviter les pièges des trois prochaines années. Sinon, il subira le même sort que le précédent. Plus que sur le programme, on s’est concentrés surtout sur les noms, chose typique au moment où le vrai nœud retombe sur la répartition du pouvoir. Ce n’est donc pas le meilleur des premiers pas pour une aventure clairement vidée de passion civique. Sa fonction est ouvertement anti-Salvini et anti-élections (l’arme que le leader de la Ligue a tenté maladroitement d’utiliser). Cette majorité inédite PD-M5S a tout intérêt à durer le plus longtemps possible. Il faut aussi renforcer les rapports avec la nouvelle Commission de von der Leyen, définir une nouvelle loi électorale proportionnelle après la réduction des parlementaires et préparer le terrain pour l’élection du prochain chef de l’Etat. Les deux probables gagnants seraient alors Renzi (qui n’a plus besoin de créer un parti à lui, vu comment il détermine les mouvements du PD) et G. Conte, auteur d’une pirouette politique extraordinaire ».

ARTICLE Corriere della Sera M. Galluzzo « Le retour de l’Avocat, félicité en Europe » : « G. Conte, par respect aussi du Président de la République, a fait du silence son mantra. Grâce à ces mots bien choisis prononcés à l’encontre de Salvini au Sénat, l’‘’avocat du peuple’’ semble ne rien avoir loupé. Un succès qui prime les qualités jusque-là méconnues de cet outsider venu du monde universitaire. Contrairement à il y a 14 mois, cette fois-ci Conte pourra se prononcer sur la composition du nouveau gouvernement. Car s’il doit le présider, il voudra une équipe qui représente en quelque sorte ses idées et il ne restera pas muet face à la division des postes des deux partis ».

ARTICLE Sole 24 Ore L. Palmerini « L’attention du Quirinal sur les postes-clé » : « Tous les signaux arrivés au Quirinal laissent voir clairement une négociation importante, raison pour laquelle le calendrier des consultations a tenu compte du dégel en cours entre le PD et le M5S. La méthode du contrat (et de ses longues négociations) semble définitivement révolue. Cette fois-ci, Mattarella commencera par charger le Président du Conseil et s’attendra à ce que ce dernier définisse l’équipe et lui remette la synthèse des lignes de programme d’un gouvernement qui doit durer, selon les attente du Quirinal, jusqu’à la fin de la législature. Le Quirinal fera très attention à l’équipe que le Président du Conseil lui présentera, surtout les cases décisives pour affronter la nouvelle saison européenne ».

RETROSCENA La Stampa Ugo Magri « Aujourd’hui les consultations, demain peut-être la charge : la loupe du Quirinal sur l’équipe et le programme » : « Le Président prend acte que le M5S et le PD tentent sérieusement de former un gouvernement. Les consultations commenceront dans l’après-midi et se termineront demain à 19h avec la visite de la délégation des 5 Etoiles. Dans la soirée, Mattarella pourrait même donner le nom de celui qui sera chargé de présider le Conseil des ministres. Conte devra surtout rédiger un programme ayant les garanties demandées jusque-là par Mattarella comme condition pour le ‘’nulla osta’’. Telles les propositions économiques devant saisir l’opportunité du tournant qui s’envisage au niveau européen : croissance et pas seulement coupes ».

ARTICLE Corriere della Sera A. Trocino « Casaleggio et Di Battista, les grands perdants » : « L’entrepreneur Davide Casaleggio et l’ancien député Alessandro Di Battista auraient préféré les élections anticipées. C’est en fait la ligne de Beppe Grillo qui passe. Jusqu’au bout, Casaleggio tente d’expliquer que ne pas consulter la base par le biais de la plateforme Rousseau pourrait représenter un boomerang. Mais les délais seraient trop courts. Quant à Di Maio, il est en train de travailler durement pour gagner le match et monter les enchères de la négociation avec le PD. Si le gouvernement devait naître, Di Maio aura gagné son match, évitant l’effondrement de son parti et revenant sur la scène de cette nouvelle phase ».

ARTICLE Il Messaggero B. Acquaviti « La capitulation de Salvini, qui déplore un ‘’retournement de veste’’, mais le Nord prépare son procès » : « Les hommes de Forza Italia proches de la Ligue sont certains qu’il s’agisse d’un bluff, une tactique pour faire patiner à la dernière ligne droite le mariage PD-M5S. Pourtant, l’aile 5 Etoiles qui croit encore à une réédition de la vieille majorité, aurait demandé un signal à Matteo Salvini. Signal qui est arrivé par le biais de G. M. Centinaio ‘’nous renouvelons aux 5 Etoiles notre disponibilité à ouvrir une confrontation pour arriver à un accord de législature’’, avec l’offre à Di Maio de la Présidence du Conseil. Toutefois, après la journée d’hier, Salvini semble lui aussi se résigner au banquet qui se prépare au Palais Chigi. Au Nord, un peu de partout, ce sont les critiques qui commencent à circuler et qui pourraient se transformer en véritable ‘’procès’’ contre le leader de la Ligue. Ce dernier aurait demandé à Fontana et à Zaia de ne pas hausser le ton. Parmi les déçus, plusieurs regardent vers Giorgetti qui, récemment, aurait renoué avec Roberto Maroni [ancien secrétaire de la Ligue, fondateur historique et représentant de l’aile ‘’modérée’’, ndt.]

ARTICLE Il Messaggero J. Orsini « Italie lanterne rouge du G7, l’OCDE ‘’il faut un sursaut fiscal’’ » : « L’économie des pays les plus industrialisés perd du terrain et ralentit. L’Italie passe en queue du peloton dans le deuxième trimestre de 2019. L’Italie, comme déjà anticipé par l’Istat, affiche une économie à croissance zéro. Toutefois, le secrétaire général de l’OCDE, Gurria, affirme ‘’j’ai confiance, Rome a des marges de manœuvre pour adopter de nouvelles stimulations pour l’économie’’ ». 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Interview de Lionel Baland à propos de Pierre Nothomb et de l’histoire du nationalisme belge.

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Belgique. Ouvrage sur Pierre Nothomb et l’histoire du nationalisme belge :

http://eurolibertes.com/histoire/pierre-nothomb-paladin-d...

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L'AfD donnée à 15 %.

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Allemagne. L'AfD donnée à 15 %.

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CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

Grüne : écologistes

Sonstige : autres

26/08/2019

"Le PD ouvre, Di Maio sceptique."

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Italie. Revue de presse. 

La crise de gouvernement fait les gros titres des médias transalpins. La presse écrite fait part des vétos croisés entre le M5S et le PD en vue d’une éventuelle majorité parlementaire pouvant éviter des élections anticipées. Les observateurs évoquent un certain ‘’enlisement’’ (Repubblica) dans les négociations. La possibilité que G. Conte puisse être reconfirmé au Palais Chigi (option non souhaitée par le PD) et espoirs d’accord dominent (Corriere, Stampa, Messaggero) : le leader démocrate Zingaretti semble ‘’tenté’’ par cette solution en échange de l’effacement du décret-sécurité voulu par la Ligue et d’un candidat démocrate pour le poste de commissaire européen. En l’absence d’une position claire des deux partis d’ici le second tour de consultations au Quirinal, prévu mardi, la voie aux urnes serait alors ouverte : « Le PD ouvre, Di Maio sceptique » - ‘’Les contenus prioritaires pour Zingaretti. Les 5 Etoiles insistent sur Conte’’ (Corriere della Sera), « fumée noire, avenir gris » - ‘’Encore bras-de-fer entre les deux leaders, pourtant exhortés au dialogue par leur entourage’’ (La Repubblica), « Le PD dicte les conditions sur Conte » - ‘’Zingaretti orienté vers un oui mais impose son véto à Di Maio’’ (La Stampa), « Le PD tenté par un Conte-bis » - ‘’Zingaretti ne veut pas de remaniement, premières ouvertures en échange de ministères-clé et d’un commissaire européen’’ (Il Messaggero), « Conte-bis, la stratégie du PD » (Il Mattino).   

RETROSCENA (coulisses) Il Messaggero « Des ministres-clé et un siège à l’UE, les conditions des Démocrates » : « Le PD exige que la composition du gouvernement sortant soit complètement revue. On ne veut donc pas de ‘’gros remaniement’’ avec un simple remplacement des ministres de la Ligue. Les démocrates veulent un changement fort pouvant donner un sens de nouveauté. Pour le secrétaire du PD Zingaretti, le passage est compliqué sans l’éloignement de G. Conte, alors que nombreux sont ceux qui font pression pour le garder, notamment les renziens. Du coup, si Conte devait être maintenu à son poste, le PD voudrait en échange les ministères qui comptent : l’Economie, l’Intérieur et les Affaires Etrangères. Di Maio pourrait rester au sein du gouvernement, mais il perdrait  le ministère du Travail et du Développement économique. Et même en cas de pas en arrière, Di Maio pourra toujours s’attribuer le succès de l’opération : Conte au Palais Chigi. Le Quirinal attend, d’ici ce soir, des signaux concrets avant de commencer le second tour de consultations ce mardi».

SONDAGE Sole 24 Ore de dimanche, R. D’Alimonte, « Les électeurs favorables à une union avec le PD pourvu qu’elle soit temporaire. La Ligue en chute dans les sondages » : « Il était normal que cette crise de gouvernement se traduise en une perte de consensus pour Salvini et de son parti. Cela est confirmé par le sondage de Winpoll-Sole 24 Ore. La Ligue, attestée à hauteur de 38,9% le 30 juillet, est maintenant à 33,7% - soit moins 5 points. Il est tôt pour dire si cela n’est qu’un coup d’arrêt passager ou bien la fin d’un cycle. La résolution de la crise sera décisive, de même que les politiques qui émergeront pour un éventuel nouveau gouvernement. Selon les sondages, le M5S, attesté à 14,8% en juillet, est maintenant à 16,6%. Le PD passe de 23,3 à 24%. Quant à une réédition de l’alliance jaune-verte, seuls 7% de la Ligue et 16% des 5 Etoiles l’estiment possible. En revanche, 43% des 5Etoiles veulent un gouvernement avec le PD, 22% préférant les élections. 41% des Italiens souhaitent des élections anticipées (34% est favorable, 8% souhaite une réédition M5S-Ligue et 8% ne se prononce pas) ».

ARTICLE La Repubblica G. Vitale « L’OPA des renziens pour reprendre le PD en misant sur Conte » : « Il n’y a pas que les fidèles de l’ancien président du Conseil Renzi : le secrétaire démocrate Zingaretti est assiégé pour qu’un gouvernement avec le M5S avec Conte au Palais Chigi se fasse. Même R. Prodi fait pression pour cette solution. Dans les cauchemars de Zingaretti il n’y a pas uniquement la rupture ou la crainte d’une perte de cohérence face à une composition gouvernementale critiquée jusqu’à hier et à un nom (Conte) rejeté dès le début. Il y a la crainte de finirisolé s’il était opposé à un renouvellement de G. Conte à la Présidence du conseil. Il craint une sorte de placement sous tutelle par Renzi. Si ce dernier devait réussir à imposer sa ligne, il le ferait non seulement par le biais des groupes parlementaires qu’il contrôle déjà, mais aussi au sein du parti. Ses proches affirment la satisfaction du Sénateur Renzi. Un succès qui comporte également un gel de la scission qui avait été imaginée en cas de retour aux élections anticipées ».

ARTICLE, La Stampa A. Barbera « Naufrage souverainiste sur les débarquements. Trop de lois violées en Libye » : « Derrière le ‘’flop’’ de la ligne des ports fermés de Matteo Salvini se cachent des normes internes et internationales. Une série de tribunaux (Trapani, le Tribunal administratif de Rome, mais aussi le Parquet d’Agrigente) a évoqué des violations des normes internationales en matière de secours en mer et sur les droits des migrants à ne pas être repoussés vers des pays où ils risquent d’être torturés. Par ailleurs, l’institut pour les études internationales (Ispi) a montré que des 3 073 migrants arrivés en Italie depuis janvier, seul 248 ont été accompagnés par les ONG. Tous les autres ont débarqué par le biais de ‘’navires fantômes’’ ». 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

25/08/2019

"Norbert Hofer. Juste. Social. Fidèle à la patrie."

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Autriche. Affiche du FPÖ pour les élections législatives :

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"Norbert Hofer. Juste. Social. Fidèle à la patrie. Poursuivre la coalition [ÖVP-FPÖ] pour notre patrie. Voter FPÖ."

23/08/2019

Brandebourg : trois meetings en trois jours dans trois villes.

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Allemagne. Brandebourg. L'AfD est en campagne intensive en vue des élections pour le Parlement de Brandebourg du 1 septembre 2019. Trois meetings en trois jours dans trois villes : 

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LE FPÖ donné à 19 %.

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Autriche. Un sondage Research Affairs donne les sociaux-chrétiens de l’ÖVP à 35 %, les sociaux-démocrates du SPÖ à 21 %, les patriotes du FPÖ à 19 %, les écologistes à 11 %, les libéraux de NEOS à 8 %, les écologistes dissidents de Jetzt à 2 %.

"Nouveau gouvernement, 4 jours pour l’entente PD-M5S."

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Italie. Revue de presse.

Les consultations menées par le Président de la République après la chute du gouvernement Conte, dont la première partie s’est achevée hier soir, d’autres ayant été annoncées pour mardi, font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite souligne la décision du Chef de l’Etat de donner plus de temps aux partis pour vérifier la possibilité d’une nouvelle ‘’majorité forte’’ au Parlement. Les observateurs font part notamment de l’‘’irritation’’(Corriere, Stampa) voire de la ‘’déception’’ (Repubblica) de Sergio Mattarella face à l’attitude trop prudente et ambiguë des leaders, malgré l’exigence de délais courts : « Cinq jours pour l’accord » - ‘’Mattarella prône : ‘’soyez rapides et clairs.’’ (Corriere della Sera), « Les futurs mariés » - ‘’Hypothèse gouvernement 5Etoiles-PD. Mattarella donne 5 jours pour une entente. Salvini relance ‘’Di Maio Président du Conseil’’ (La Repubblica), « PD-M5S, une voie étroite pour le gouvernement » - ‘’Zingaretti : ‘’une base sur laquelle discuter’’ (La Stampa), « Nouveau gouvernement, 4 jours pour l’entente PD-M5S » (Sole 24 Ore), « Test de gouvernement avec un candidat tiers » - ‘’Di Maio ouvre à Zingaretti et pose 10 conditions » (Il Messaggero, Il Mattino).

Réseaux sociaux Sur Twitter, après l’habituel hashtag du jour, c’est #generatoreGoverni (générateur de gouvernements) qui domine (suite aux consultations au Quirinal et vu le rôle important du Président de la République).

COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « La fin de la crise est-elle encore loin ? » : « Il n’y a pas deux tables de négociation pour le M5S, à ce stade. C’est-à-dire que la table de réserve avec la Ligue n’existe pas. Voici les conclusions, plutôt modestes, de la longue journée au Quirinal. PD et M5S, donc : soit le périmètre des possibles solutions qui semble se limiter dans le cadre du centre gauche, du moment où l’ouverture de Salvini à ses anciens alliés est apparue tardive et irrecevable. Le problème est qu’à ce stade, on ne distingue pas une majorité politique comme demandé par Mattarella. Il y a une volonté claire du M5S d’éviter les élections anticipées. Quant aux points indiqués par Zingaretti à Di Maio, ils ont été vus plus comme une manière de pousser les 5 Etoiles à revoir la coupe des parlementaires plutôt qu’une main tendue. Zingaretti veut un gouvernement mais pas à tout prix, ce qui veut dire pousser les 5 Etoiles à renoncer à une partie de leurs chevaux de bataille (coupe des parlementaires par exemple) et à effacer une partie des lois adoptées sous Salvini. Autrement, ce sera la voie vers des élections. Ce qui a provoqué une réaction dure chez Renzi et les siens. Voilà pourquoi Mattarella est apparu tendu, hier soir. La voie pour le nouveau gouvernement a bien des obstacles à surmonter alors que c’est la course contre la montre ».

COMMENTAIRE La Stampa M. Sorgi « Crise : le retour de la politique des deux tables de négociation » : « L’ombre de la politique des deux tables de négociation, soit la vieille politique de la Première République, plane sur le bureau du Quirinal. La Ligue de Salvini, afin d’éviter de se faire virer à l’opposition, est prête à des concessions importantes. Et Di Maio affirme que les options pour ‘’les interlocutions afin de construire une majorité’’ restent ouvertes. Avec un cadre pareil, le tout apparait assez décevant pour le Chef de l’Etat. Au lieu de se présenter avec une partie du travail déjà fait, les leaders politiques appelés à trouver une solution à la crise sont restés au point de départ, quand Salvini a retiré sa confiance à Conte. D’où l’intervention brève et sèche d’hier soir du Président de la République ».

EDITORIAL Corriere della Sera, M. Franco « Interdiction de bluffer » : « Le Chef de l’Etat parviendra-t-il à donner une issue positive à une crise à haut risque ? Ce n’est pas clair à ce stade. Les partis lui ont demandé plus de temps. Mattarella leur donnera jusqu’à mardi prochain. Penser que le Chef de l’Etat soit disposé à suivre les tourments et les ambiguïtés dans un moment si tendu serait une erreur très grave. D’où l’espace étroit dans lequel le M5S et le PD devront négocier. S’ils devaient échouer, Mattarella est prêt à dissoudre immédiatement les Chambres »

EDITORIAL, La Repubblica, E. Mauro : « Les deux PD et une question pour les 5 étoiles » : « Les deux PD se sont rencontrés au Quirinal, armés l’un contre l’autre, avec le résultat de se paralyser, et risquer de s’annuler réciproquement. La crise affecte le Parti démocrate où les acteurs politiques sont finalement deux : Renzi et Zingaretti. La scission au sein du PD est permanente. C’est un état d’esprit et une façon d’être, une condition politique qui détermine un équilibre forcément instable. Ainsi, si d’un côté Renzi veut éviter les élections, Zingaretti gère le quotidien. Mais le secrétaire du Parti démocrate est conscient que l’accord avec les 5 Etoiles gêne ses électeurs. La seule solution pour qu’on puisse arriver à une entente entre les deux partis est la mise en place d’une liberté de débat, un niveau de transparence, de ‘’publicité’’, de démocratie interne. Tout ce que les membres du M5S n’ont jamais montré ».

ARTICLE Corriere della Sera, M. Breda « L’irritation de Mattarella sur les deux tables de négociation des 5 Etoiles et des leaders pas concluants » : « Le message d’hier soir de Sergio Mattarella a été peut-être le plus dramatique de son septennat. Il s’agissait d’un discours pour faire comprendre aussi aux Italiens un parcours politique qui apparait très compliqué. Car, en cas d’impasse, ‘’la voie sera celle des élections’’. Une décision qui ne peut pas être prise avec légèreté. Si les ambiguïtés devaient ne pas se dissoudre d’ici mardi ou mercredi, Mattarella devra alors nommer un gouvernement de garantie et dissoudre les Chambres ».

ENTRETIEN de Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 Etoile « L’entente avec les démocrates ? Réduisons les parlementaires. Je ne cherche pas de ministères pour mon avenir » : « Q. L’assemblée du M5S a donné son mandat pour négocier avec le PD. R. La confrontation est ouverte avec tous ceux qui veulent affronter nos thématiques. Hier, nous avons assisté à une journée très confuse sur la réduction des parlementaires. L’assemblée a donné son mandat pour faire lumière. Q. Êtes-vous disposés à réaliser une coupe en passant par une réforme du bicaméralisme comme demandé par le PD ? R. La réduction des parlementaires doit se faire tout de suite, elle ne peut pas être reportée, ce serait insensé. Pendant des années nous avons entendu le monde politique dire ‘’nous le ferons, nous le ferons’’. C’est l’heure de le faire maintenant. S’il y a une vraie volonté, il faut la faire immédiatement. Q. La législature ira-t-elle de l’avant ? R. Cela dépend des autres. Sachez que l’alternative est le risque d’une augmentation de la TVA pour des millions de familles et pour des milliers de travailleurs qui pourraient se retrouver sans un emploi. Nous n’échappons pas à nos responsabilités. Le M5S est là, avec des propositions sérieuses et concrètes. Mais, je le répète, on commence par la réduction du nombre des parlementaires. Il ne s’agit pas de discuter de sièges mais des dix conditions que nous avons posées’’ ».

ARTICLE, La Repubblica, M. Patucchi : « Tva, charge fiscale et salaire minimum : l’économie en commun » : « Convergences parallèles entre Parti démocrate et Mouvement 5 Etoiles. Après une relecture des programmes électoraux des élections européennes de mai dernier, on constate des affinités économiques entre les deux partis. Les questions budgétaires acquièrent un rôle de première importance en raison des échéances européennes et de la loi de finances. Ainsi, l’augmentation de la Tva couterait environ 540 euros de plus chaque année par famille. Entre Parti démocrate et M5S, il y a eu un partage aussi sur la question du développement durable ainsi que des impôts aux multinationales ».

ARTICLE La Stampa, M Cecchi De Rossi, « Selon les experts de sondages, la Ligue voit une baisse de consensus » : « En attente de la publication des intentions de vote qui n’arrivera pas avant une semaine, plusieurs experts concordent sur le fait que la crise ait généré une baisse de popularité pour la Ligue de Matteo Salvini. Le gouvernement ‘’jaune-rouge’’ (M5S-PD), en revanche, pourrait convaincre. Tout comme, pour certains, un exécutif qui accompagnerait aux élections. Selon R. Weber d’Ixé, cela est vrai ‘’dans le moyen terme’’. Selon N. Piepoli ‘’le pourcentage de ceux qui veulent un gouvernement stable était bien supérieur à ceux qui voulaient les élections anticipées’’. Selon R. Masia de Ipr Marketing, ‘’je prévois que Salvini n’en sortira pas renforcé car sa stratégie ne le récompensera pas’’. Selon A. Ghisleri, d’Euromedia Research, ‘’Il y a un élément de vulnérabilité chez Salvini qui a fait surface pendant cette crise. Il faut voir si cela est entré dans la tête des personnes’’ ».

ARTICLE, Il Mattino, S. Canettieri : « Commissaire européen, plus de temps pour l’Italie. La question sera résolue par le nouveau gouvernement » : « Sur la question du commissaire européen, le nom devra être transféré à l’UE d’ici le 26 août. Cependant, Ursula von Der Leyen accordera un délai supplémentaire à l’Italie. Le président du conseil des Ministres sortant : ‘’Je reste à disposition seulement s’ils me le demandent’’.  Parmi les possibles candidats il y a l’hypothèse de deux anciens présidents du conseil des Ministres Paolo Gentiloni et Enrico Letta ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Brandebourg : l'AfD donnée première à 22 %.

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Allemagne. Brandebourg. Un sondage Infratest pour l'ARD donne l'AfD première à 22 %, à égalité avec les sociaux-démocrates du SPD, en vue des élections pour le Parlement du Brandebourg du 1 septembre 2019.

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SPD : sociaux-démocrates

CDU : démocrates-chrétiens

die Linke : post-communistes

AfD : patriotes

Grüne : écologistes

BVB/FW : électeurs libres

FDP : libéraux

Sontige : autres

22/08/2019

Giorgia Meloni estime que les élections anticipées sont la seule solution.

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Italie. Reçue par le président de la République, la dirigeante de Frères d’Italie Giorgia Meloni a déclaré que la seule solution à la crise politique actuelle est un retour aux urnes.

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"Pression de Mattarella sur le M5S et le PD : un nom d’ici lundi ou élections."

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Italie. Revue de presse.

Les consultations menées, depuis hier, par Sergio Mattarella, Président de la République italienne, suite à la chute du gouvernement, font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite souligne notamment le délai bref accordé par le Quirinal : une solution d’ici lundi ou les Chambres seront dissoutes. Les observateurs font part également des conditions adressées au M5S par le PD pour un exécutif ‘’de rupture’’. « Coup d’envoi des négociations PD-M5S » - ‘’Le Quirinal veut des délais courts : un exécutif politique ou élections’’ (Corriere della Sera), « Le PD sonde, la Ligue à genoux » - ‘’Coup d’envoi aux consultations, le Quirinal veut un pacte fort’’ (La Repubblica), « Pression de Mattarella sur le M5S et le PD : un nom d’ici lundi ou élections’’ » (La Stampa), « PD-M5S : la question du nom au Palais Chigi » - ‘’Le PD pose 5 conditions aux 5 Etoiles’’ (Il Messaggero, Il Mattino).

La Repubblica met en Une, avec photographie, un article reprenant les propos du Président de la République sur la crise italienne : « Macron : ‘’Di Maio est le vrai perdant’’ » - ‘’S’allier avec l’extrême-droite est toujours une erreur’’. ‘’Je fais maintenant confiance à Mattarella’’ » (La Repubblica).

Journaux télévisés : Les consultations au Quirinal et les déclarations du Président D. Trump sur le droit du sol font l’ouverture des JT ce matin.

Réseaux sociaux Sur Twitter, après l’habituel hashtag du jour, 22agosto (22août, sur des thèmes très variés), c’est #Meloni qui domine (la première représentante politique reçue ce matin au Quirinal).

ARTICLE Corriere della Sera, M. Breda « Le choix de Mattarella pour un gouvernement qui n’ait pas uniquement une fonction ‘’anti-élections’’ » : « Quelque chose commence à bouger dans le parcours difficile qui doit donner un nouveau gouvernement à l’Italie. Nous n’en sommes qu’au début. Un point est crucial : il faut un exécutif qui ne naisse pas uniquement pour éviter les élections anticipées, qui soit une entité institutionnelle soudée, avec une majorité numérique claire et un programme politique de longue haleine pouvant durer toute la législature. L’approche du Président de la République est par conséquent à mi-chemin entre espoir et scepticisme, et il est très prudent. Sa tâche sera d’enregistrer la volonté du Parlement. Pour deux raisons : 1) car en cas de situation d’urgence en août il faut qu’il y ait un gouvernement en charge 2) car plus le temps passe, plus les risques d’un exercice budgétaire augmentent, avec des conséquences sur les épargnes des Italiens ».

ARTICLE La Repubblica, C. Vecchio « Mattarella : ‘’sans un accord, il n’y a que les élections’’ » : « A l’occasion du premier jour de consultations, le Président a invité les partis à ‘’faire vite’’ afin d’éviter l’exercice provisoire. En cas de retour aux élections, un exécutif temporaire pourrait se créer. Il n’y aura pas de mandat exploratoire : il faut que les partis indiquent le nom du Président du Conseil et le programme d’ici la semaine prochaine. Aujourd’hui L. Di Maio et N. Zingaretti devront démontrer au Chef de l’Etat qu’ils veulent promouvoir sérieusement un nouveau gouvernement. Mattarella ne s’attend qu’à une chose : la conviction. Car, il l’a répété à plusieurs reprises, il est très pressé. La crise déclenchée par M. Salvini est certes folle mais elle est aussi très dangereuse, dans le contexte économique international. Raison pour laquelle il faut la résoudre sans hésitations.  Mattarella a ainsi expliqué ses critères : un gouvernement fort, de longue haleine, sinon ce sera les élections ».

ARTICLE, Il Sole 24 Ore, L. Palmerini : « Mattarella fait pression sur le Parti Démocrate et le M5S : « un Président du conseil d’ici lundi » : « Le Président de la République italienne, Sergio Mattarella, demandera à Luigi Di Maio et à Luca Zingaretti d’exprimer la volonté explicite de mettre en place un nouveau gouvernement. Ce sera aujourd’hui une étape-clé pour évaluer le pourcentage de succès que le pacte jaune-rouge pourra obtenir. La rencontre au Quirinal devra fournir au chef d’Etat des éléments clairs pour le convaincre à octroyer plus de temps. La raison de cette pression est compréhensible : ne pas laisser le Pays sans gouvernement en vue de la loi de finances et d’éventuelles situations d’urgence de tout type ».

COULISSES La Stampa, C. Bertini-I. Lombardo « (Candidats à la présidence du Conseil,) Di Maio insiste sur Conte et met son véto sur Fico : en échange Gentiloni au poste de Commissaire européen » :« Di Maio est incrédule. Zingaretti fait les trois premiers pas suivants : véto sur G. Conte, agenda de programme en 5 points, et ‘’oui à un poste de ministre’’ pour un chef politique du M5S. Di Maio ne s’y attendait pas, comme il ne s’attendait pas à un menu aussi bon pour le M5S. Mais il se tait, toute la journée, et son silence inquiète le chef du PD. La Ligue, elle, est certaine que le gouvernement jaune(M5S)- rouge (PD) est né. Le problème cependant reste le nom du président du Conseil. Tout tourne autour de Conte, que le M5S voudrait garder à son poste, alors qu’ayant gouverné avec la Ligue, il est difficile que le PD l’accepte. L’espoir de Di Maio réside dans le fait que ‘’si le Président de la République insistait, il serait difficile pour le PD de refuser’’. Dans le cercle du leader, il semble difficile de digérer l’avènement de Fico. Un avantage serait certain pour les Démocrates : il libèrerait la président de la Chambre pour Franceschini, ou, comme l’espèrent les renziens, pour Boschi. Di Maio a fait comprendre qu’il lui serait difficile d’accepter que son adversaire interne devienne président du Conseil. Au sein du PD, comme figure ‘’de garantie’’ reviennent sur le tapis les noms de Flick ou Giovannini. De là, c’est sûr, on saura comment remplir les autres cases et qui sera le Commissaire italien à Bruxelles. Le nom d’E. Letta circule pour arracher un ‘’oui’’ au Conte-bis. On parlait hier de Gentiloni. Mais la raison qui pousse le PD a rejeté le Conte-bis est qu’il serait dangereux en campagne électorale ensuite, quand on retournera voter, étant accrédité, depuis son intervention au Sénat, le leader le plus  influent du M5S. S’il devait devenir ministres des Affaires étrangères, par contre, Zingaretti ne s’y opposerait pas. Mais Conte a déjà dit qu’il n’avait pas de ‘’regrets’’ et qu’il redeviendrait avocat et professeur. Hier, il a parlé avec Merkel, et se prépare à ce qui pourrait être, à Biarritz, son dernier G7. Le PD et le M5S savent qu’aujourd’hui Mattarella les regardera droit dans les yeux, pour comprendre s’ils sont vraiment convaincus. Uniquement ainsi, il pourrait accorder un autre tour de consultations, que les deux partis espèrent pourvoir obtenir pour gagner du temps. Ce n’est pas sûr cependant. Le chef de l’Etat pourrait prétendre à un nom dès lundi, le jour où Der Leyen à Bruxelles attend les noms des deux candidats italiens pour l’UE ».

COULISSES La Stampa, A. Barbera « Trésor et Quirinal : accord avec l’UE pour faire reporter l’augmentation de TVA » - « Un décret pour le gouvernement tout juste installé ou un accord au Parlement en cas d’élections anticipées » : « Ce sera le grand obstacle des négociations PD-M5S et c’est une des raisons qui a fait que Salvini a quitté le gouvernement en plein mois d’août. Entre le Trésor, le Quirinal et la Commission européenne, c’est le thème brûlant de ces derniers jours : comment éviter au 1er janvier 2020 23 milliards d’augmentation de la TVA s’il n’y avait pas de solution à la crise. Si la solution à la crise n’a pas encore été trouvée, pour celui de la TVA nous y sommes. Entre Rome et Bruxelles, un plan B est prêt en cas d’élections en automne, un scénario inédit dans l’histoire républicaine. Deux hypothèses : 1. La plus optimiste, la naissance d’un nouveau gouvernement, et alors les fonctionnaires de la Commission ont fait savoir qu’ils ne s’opposeraient pas à un décret de celui-ci qui reporte le délai ; 2. Des élections, et une voie possible a été trouvée là encore par les techniciens : pour rendre légitime le décret sur la TVA, l’accord unanime des groupes parlementaires suffirait ».

ARTICLE, Il Messaggero, D. Pirone : « Avec l’appui des groupes mineurs, une majorité solide dans les deux Chambres » : « Une majorité M5S-Parti démocrate pourrait compter sur un nombre large de voix à la Chambre et au Sénat. Les deux partis seraient auto-suffisants à Montecitorio et au Palais Madama. Avec le soutien de groupes mineurs et d’une bonne partie des membres des deux groupes mixtes, l’axe Di Maio-Zingaretti aurait une vie parlementaire assez facile ».

ENTRETIEN de Nicola Zingaretti, leader du Parti Démocrate, Il Messaggero : « Aucun veto sur Di Maio. Renzi? C’est ma ligne qui passe » : « ‘’Soit le M5S accepte les 5 points proposés (ndr : loi de finances et croissance, centralité du Parlement, politique de développement économique et environnement, changement dans la gestion des flux migratoires, loyauté à l’UE), soit il fait sauter le gouvernement, en assumant ses responsabilités. Au moins c’est clair que de notre côté, en tant que Parti démocrate, il n’y a aucun type de subordination. Conte ne nous va pas. En cas d’entente entre M5S et Parti démocrate, le contrat de gouvernement ne marcherait pas : on l’a déjà constaté pendant cette triste expérience jaune-verte. Nous ne pouvons pas penser qu’il y ait 5 ministres qui s’occupent chacun de ses affaires et qui après se disputent pour tout. Les cinq points clairs sont la solution. Avec la loi de finances qui est prioritaire. Je n’ai pas de véto sur Di Maio au sein du gouvernement mais il n’est pas possible de faire jouer une équipe qui a déjà perdu. En tout cas, il est trop tôt pour donner des noms. Sur la scission au sein du Parti démocrate,  c’est une éventualité dont même Renzi ne se cache pas. On verra’’ ». 

ENTRETIEN de Maria-Elena Boschi (PD), ancienne secrétaire d’Etat du gouvernement Gentiloni « Le gouvernement avec les 5 Etoiles durera jusqu’en 2023 » (La Repubblica) : « ‘’Salvini a perdu tout ce qu’il était possible de perdre et maintenant il est au pied du mur grâce aussi à Renzi. Même les anti-renziens devraient le reconnaitre. Non, je ne serai pas ministre d’un éventuel gouvernement avec le M5S. J’aimerais qu’on reconnaisse à Renzi le mérite d’avoir agi pour le bien collectif. Arrêtons les reconstructions hasardeuses, les derrière les coulisses : notre soutien sera là tant que le nouveau gouvernement fera des choses utiles pour les Italiens. Mais je ne serai pas un ‘’ministre-otage’’. Personne ne le ferait’’ ».

ARTICLE La Repubblica, C. Sannino « Letta et l’hypothèse de Bruxelles : ‘’je fais autre chose’’ » : « ‘’Moi Commissaire européen ? Je suis concentré sur autre chose’’. Or, l’Europe est devenue le nouveau terrain politique d’Enrico Letta. A l’occasion de son 53e anniversaire, dans un tweet, il avait écrit ‘’l’Italie doit redevenir protagoniste en UE, pas seulement pour son propre destin et pour le rôle qu’elle mérite, mais aussi parce que les autres Etats sont conscients qu’une Italie plus forte est utile à tous’’. Enrico Letta le sait bien, il est la ‘’réserve’’ de demain et il est en train de construire sa carrière en tant que leader connu à Paris mais aussi ici au meeting de Rimini de Comunione e Liberazione (ndr : mouvement catholique). La foule l’acclame et sa destination pourrait-être un jour, peut-être, le Quirinal ».

ANALYSE, Il Messaggero, M. Ajello : « Maintenant avec l’Europe il nous faut plus de courage » : « Le résultat des dernières élections a montré que des deux partis pro-européens, Parti Démocrate et Mouvement 5 Etoiles, le premier a tenu à peine ses scores et l’autre a eu un véritable échec. Cependant, il faut éviter le danger de retourner à une sorte d’année zéro dans les rapports avec l’UE. C’est-à-dire reproposer le temps de la soumission italienne face au verbe sacré de Bruxelles. Cela pour deux raisons : respecter le résultat donné par les électeurs italiens et ne pas nous mettre dans des conditions de faiblesse dans les prochaines négociations avec l’UE sur la prochaine loi de finances ».

ARTICLE Corriere della Sera, P. Foschi « La machine de propagande de la Ligue s’apprête à une nouvelle offensive » : « Le site internet Ilpopulista.it proche de Salvini invite ses lecteurs à ‘’libérez la bête qui est en vous’’. C’est une sorte de déclaration de guerre au beau milieu de la crise gouvernementale. La machine de propagande de la Ligue, qui semblait enlisée dans l’attente exténuante de l’épilogue du gouvernement Conte, a repris à toute vitesse. L’objectif est d’entraver l’axe PD-M5S et de lancer la campagne. Le tout sous le contrôle de Luca Morisi, responsable de communication de Salvini. Et ils sont prêts à lancer des vagues qui n’ont pas peur de se heurter aux rochers du ‘’politiquement correct’’ ».

ARTICLE, Corriere della Sera, E. Dellapasqua : « Salvini (Ligue) et Trenta (M5S) se disputent sur les migrants : ‘’des combines’’, ‘’c’est faux’’ » : « Hier, Matteo Salvini a commenté sur Twitter, rouvrant la campagne électorale sur les migrants ‘’histoire de fous, ils n’ont pas perdu de temps, premières preuves techniques de la combine PD-M5S sur la peau des Italiens : rouvrir les ports et fermer un œil sur les ONG’’. D’après ce post, la ministre de la Défense Trenta aurait ‘’modifié unilatéralement les tâches confiées aux patrouilleurs des mers’’. Chose immédiatement démentie par la ministre ‘’trente-deux mineurs, dont deux de neuf mois, des vagues de deux mètres et demi, seize jours en mer : mais quel genre d’homme êtes-vous ?’’. La polémique est désormais déclenchée et elle touche également l’ONG Open Arms et l’Espagne ».

UNE-PHOTO-ARTICLE, La Repubblica, A. Ginori : « Macron et l’Italie : ‘’s’allier avec l’extrême droite ne marche jamais » - ‘’Le Président français ‘’s’allier avec l’extrême droite est toujours une erreur. Je fais maintenant confiance à Mattarella’’ : « Emmanuel Macron commente pour la première fois la crise politique italienne, durant un long entretien avec l’Association Presse Présidentielle. Le Président répond pendant une heure et demie sur l’actualité internationale en vue du G7 que la France organise à Biarritz. En réponse à une question de Repubblica, Macron se montre satisfait du fait que Salvini pourrait ne pas figurer dans le prochain exécutif italien - ‘’Je le souhaite’’ dit-il, direct - et il ne renonce pas à une pique contre le leader du M5S : ‘’je fais une simple constatation : qui était le premier parti aux dernières élections politiques ? Le M5S, qui a ensuite décidé de gouverner avec Salvini. Et maintenant qui est le grand perdant de cette dernière séquence ? Di Maio’’. La brève histoire d’amour entre Di Maio et les ‘’gilets jaunes’’ a dû laisser des traces à l’Elysée. Macron appuie de manière convaincue l’hypothèse d’un gouvernement de coalition pour isoler la Ligue, sur le sillage de ce qu’a dit M. Renzi, qui était par ailleurs invité sur des plateaux télé français. A la veille de l’arrivée en France du Président du Conseil démissionnaire G. Conte, Macron rappelle une fois encore son lien avec le Quirinal, décisif pour les relations diplomatiques entre Rome et Paris ».

ARTICLE, Corriere della Sera, E. Rosaspina : « Macron et la crise : ‘’l’Italie mérite des dirigeants à la hauteur’’ » : « Pas de question tabou à la rencontre traditionnelle de fin d’été que le Président de la République octroie à l’Association de la presse présidentielle. Pas même sur la toute récente crise de gouvernement à Rome. ‘’Je suis aux côtés du Président Mattarella’’ a-t-il immédiatement précisé, confirmant leur rapport privilégié. ‘’ L'Italie est un pays ami et un grand peuple, dont le destin est profondément européen". Il aurait pu s’en sortir ainsi, de manière diplomatique. Or, cette fois-ci le Chef de l’Elysée a décidé d’être direct et, tout en adoucissant sa pique, il a dit en souriant ce qu’il pensait : ‘’quand on s'allie à l'extrême-droite, à la fin c'est toujours l'extrême-droite qui gagne". En réalité, le message était adressé principalement à L. di Maio et au Mouvement 5 Etoiles. La leçon a pour Macron une valeur à usage interne également, pour l’électorat français, tenté par le Rassemblement National de Marine Le Pen, et les partis conservateurs nationaux, éventuellement tentés par des amitiés dangereuses ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

La Ligue donnée à 38 % et Frères d'Italie à 8 %.

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Italie. Un sondage Agorà / Rai 3 donne la Ligue à 38 % et Frères d'Italie à 8 %. Les deux partis nationalistes sont donc donnés ensemble à 46 %. De plus, 55 % des Italiens désirent des élections anticipées.

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Ligue : patriotes

Parti Démocrate : centre-gauche

M5S : anti-système

Frères d'Italie : patriotes

Forza Italia : conservateurs

LEU : gauche

Altri : autres

21/08/2019

Volkswagen désire que son nom soit caché lors du congrès de l'AfD.

Allemagne. L’AfD doit tenir un congrès fédéral en novembre à Brunswick, au sein du hall Volkswagen. Le constructeur automobile désire que son nom soit caché lors de ce congrès car, selon Volkswagen, l’AfD développe des valeurs contraires à celles du groupe automobile.

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Italie : les deux partis nationalistes donnés ensemble à 38 %.

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Italie. Un sondage Gpf donne le Ligue à 31 % et Frères d’Italie à 7 %. Les deux partis nationalistes sont donc donnés ensemble à 38 %. Le M5S est donné à 23 %. Le Parti Démocrate de centre-gauche est donné à 24 % et Forza Italia de Silvio Berlusconi à 6 %.

"Conte accuse Salvini et démissionne."

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Italie. Revue de presse.

La démission du Président du Conseil G. Conte domine les gros titres des médias transalpins. La presse écrite souligne notamment les courts délais imposés par le Quirinal pour trouver un éventuel accord (qui s’orienterait plutôt vers un accord M5S-PD) et éviter des élections anticipées rapides, qui seraient inévitables en cas d’enlisement   : « Conte accuse Salvini et démissionne » (Corriere della Sera), « Le dernier baiser » - ‘’Di Maio appelle Zingaretti pour un Conte-bis’’ (La Repubblica), « L’adieu envenimé de Conte » - ‘’Le Quirinal : entente M5S-PD ou élections’’ (La Stampa), « Conte démissionne, de courts délais pour la crise » (Sole 24 Ore), « Conte démissionne, gouvernement politique ou élections » (Il Messaggero), « Conte démissionne, M5S et PD négocient » (Il Mattino), « Le retour de la gauche » - ‘’Conte démissionne et appelle le PD’’ (Il Giornale).

Journaux télévisés : La démission du Président du Conseil, le placement sous séquestre du navire Open Arms à Lampedusa, ainsi que les tensions au Cachemire font l’ouverture des JT ce matin.

Réseaux sociaux Sur Twitter, après l’habituel hashtag du jour, 21agosto (21août, sur des thèmes très variés), c’est #consultazioni (consultations) qui domine (suite à la démission du Président du Conseil G. Conte et à l’ouverture des consultations, cet après-midi, par le Président de la République italienne).

ARTICLE, La Repubblica, F. Merlo : « C’est fini » - « Conte démissionne et attaque Salvini : ‘’irresponsable et dangereux. Sur le Russiagate, il n’a pas éclairci les choses’’ » : « L’acte final du gouvernement Ligue-M5S a été interprété par le président du Conseil Giuseppe Conte : il a démissionné hier, devant le Sénat italien où il avait été convié à s'exprimer après la motion de défiance présentée par la Ligue, parti d'extrême droite, de Matteo Salvini, afin de renverser le gouvernement auquel ce dernier appartient. Son adieu a été venimeux : il a accusé Salvini d’avoir déclenché cette crise politique au plein milieu de l'été, à un moment charnière dans le fonctionnement des institutions italiennes ; il a déclaré que Salvini a obéi à des intérêts personnels et partisans et qu’il a été irresponsable, déloyal, opportuniste, autoritaire et sans aucune culture institutionnelle. La journée d’hier a montré la fragilité du succès de Salvini, le néant désespéré sur lequel sa requête de pleins pouvoirs se basait et, de fait, les sondages sont déjà en baisse. Hier, Salvini n’était pas du tout ce type louche, symbole du racisme créatif, qui était apparu en couverture du Time. Après avoir été secoué par Conte, il a même proposé, dans un discours décousu, de continuer, comme si rien ne s’était passé, pour faire ensemble les réformes déjà prévues, la coupe des parlementaires et la loi de finances. Mais Conte a rejeté ce dernier volte-face et lui a reproché de ne pas avoir le courage d’assumer ses responsabilités, en ajoutant que lui, il l’avait, ce courage, et qu’il allait présenter sa démission au Président de la République. Quand, hors du Sénat, sans la foule habituelle qui attend toujours  Salvini, les membres du M5S ont demandé à Giorgetti, collaborateur malin et très fidèle du leader de la Ligue, de l’abandonner, il a répondu : ‘’ En famille, on ne s’aime pas mais on s’aide‘’. Salvini est parti en dénonçant une magouille déjà existante, ‘’un accord entre le Mouvement et le PD déjà convenu’’. En vérité, les applaudissements de la gauche ne sont pas allés aux reproches de Conte à Salvini mais plutôt à la phrase précise : ‘’ Le gouvernement s’arrête ici ‘’. Enfin, si Renzi a vu juste quant à la situation, sur Salvini, sur lui-même et sur l’Italie, le ‘’capitaine‘’ pourrait ne pas remporter les prochaines élections et continuer de tomber et tomber encore. Nous verrons si les louanges passé, il sera hué. »

COMMENTAIRE Corriere della Sera M. Franco « Des marges de manœuvres étroites » : « La crise est ouverte et il faudra des jours, voire des semaines, pour comprendre quelle sera son issue : élections anticipées en automne avec un gouvernement assurant les affaires courantes ou bien une relance de la législature sur de nouvelles bases en termes d’alliances et de programme. La seule chose hautement improbable serait une réédition du gouvernement M5S-Ligue dirigé par G. Conte. Maintenant on entre dans une terre inconnue aux horizons inédits. Aux différences entre les différents partis s’ajoutent les contrastes à l’intérieur de ceux-ci. Mattarella veut éviter de tenir l’Italie en suspens. Deux scénarios sont alors possibles : un gouvernement marquant une rupture, pour arriver jusqu’à l’élection du Chef de l’Etat en 2022, ou un exécutif qui conduise à des élections anticipées s’il y a impossibilité de trouver une majorité qui dure ».

COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Crise : des marges étroites, une solution encore loin » : « Le Sénat aurait pu vivre hier une journée mémorable de vie parlementaire, or, nous avons assisté à un spectacle plutôt médiocre. Une page controversée qui est destinée toutefois à rester dans l’histoire, surtout parce que peu de personnes croient que le populisme disparaitra en quelques mois uniquement en voyant Salvini à l’opposition. Le sort politique est entre les mains du Président de la République. Du coup, les espoirs du Président du Conseil sortant sont pendus à un fil. Et il est improbable que le Parti Démocrate, malgré la cacophonie interne, puisse accepter un Conte-bis. Personne ne croit que l’opération puisse se faire aussi facilement. Au sein du PD, il existe un sentiment croissant de froideur à l’idée d’un mariage avec le M5S. Par ailleurs, cela ne convainc pas entièrement les 5 Etoiles. Raison pour laquelle Salvini, après un discours maladroit, répétitif, et aux accents de campagne électorale, a ressenti le besoin de tendre la main au 5 Etoiles en se disant disposé à une entente brève (loi de finances et réformes) avant les élections. Opération invraisemblable. Toutefois, si la crise devait se compliquer, toutes ces bizarreries reviendront sur le tapis. Voilà pourquoi les délais accordés par Mattarella seront très courts et aucune temporisation ne sera tolérée ».

ARTICLE, La Stampa, U. Magri : « Le Quirinal à la recherche d’un gouvernement fort » : « Le président de la République Sergio Mattarella n’a pas intention de perdre du temps. On peut le comprendre étant donné le rythme serré des consultations : elles commenceront aujourd’hui et se termineront dès demain. Sergio Mattarella sollicitera de la clarté de la part des partis, en vue d’éviter le prolongement des consultations. D’après le Président de la République, deux solutions sont envisageables. En cas de manque de propositions pour sortir de la crise, Sergio Mattarella mettrait en place un gouvernement provisoire, composé de membres neutres, ayant comme finalité exclusive d’accompagner le pays aux élections au plus vite. Cependant, un autre scénario est possible. Dans le cas d’une entente entre Nicola Zingaretti et Luigi Di Maio, il est probable que le Président de la République puisse leur accorder quelques jours en vue de former une nouvelle majorité M5S-PD. De toute façon, il faut trouver une solution au plus vite pour mettre en sécurité l’Italie en cas d’élections. Plus vite l’on votera, et plus le futur gouvernement disposera de temps pour rédiger la loi de finances et bloquer l’augmentation de la TVA. De plus, un parcours rapide et ordonnée vers les urnes réduira le danger d’une spéculation financière qui pourrait arriver sur notre pays. Au Quirinal, personne ne le dit, mais certaines craintes subsistent ».

RETROSCENA (coulisses) Corriere della Sera F. Verderami « En coulisses, les négociations pour le Quirinal 2022 - La recherche d’un nom fort pour un gouvernement pouvant durer mène à Mario Draghi, et certains le voudraient au Palais Chigi » : « L’enjeu ne concerne pas seulement le gouvernement mais aussi l’élection du prochain Chef de l’Etat. Faire un gouvernement uniquement pour le faire, cela signifierait favoriser Salvini, lui permettant de transformer la défaite d’hier au Sénat en une victoire, demain, dans le pays. C’est notamment au sein du PD qu’existe la nécessité d’avoir au Palais Chigi ‘’une personnalité pouvant affronter la complexité des problèmes italiens liées également à la fragilité du système européen’’. Ce qui se traduit par le profil de Draghi ‘’dont le nom vaut à lui cent points de spread. Reste à voir si cela sera accepté par les 5 Etoiles’’. Mais il faut du temps pour qu’une hypothèse se traduise en un projet faisable. Le nom de Draghi circulait dans les dernières semaines uniquement dans les conciliabules privés des ténors des partis, mais depuis hier, il circule aussi parmi les sénateurs présents au débat, et de manière bipartisane. L’idée qui traverse le Parlement serait une réédition du ‘’schéma Ciampi’’, dans le périmètre des institutions  allant de la Banque d’Italie au Palais Chigi en passant par le Quirinal. Car le véritable enjeu est le suivant : qui élira le prochain Chef de l’Etat ».

EDITORIAL du Directeur Il Messaggero V. Cusenza  « La synthèse ayant échoué, il ne reste plus que l’intérêt du pays » : « A part le final pyrotechnique digne de la commedia dell’arte plus que d’une confrontation solennelle à la hauteur de l’histoire du Sénat, le résultat a été un grand équivoque, né par ruse plus que par nécessité. Le pays vivote depuis trop longtemps, et cela pas uniquement à cause du gouvernement M5S-Ligue. Et éviter les élections en pleine session budgétaire ne doit pas devenir un alibi pour la création de majorités qui ne soient pas une réédition des vieux compromis en sauce démo-sociale. Le PD, divisé, retrouvera-t-il l’unité pour affronter ce défi ? Les 5 Etoiles sont-ils assez préparés à un revirement aussi brusque ? Il faut croire que c’est difficile, voire impossible. C’est la seule consolation pour Salvini, qui est le vrai perdant ».

RETROSCENA (coulisses) Il Messaggero A. Gentili  « M5S-PD, appel entre les leaders, un exécutif de législature en pente ascendante » : « Luigi Di Maio et Nicola Zingaretti se seraient parlés. Le leader 5 Etoiles aurait demandé au chef démocrate des assurances pour un gouvernement de législature, lui demandant : ‘’peux-tu m’assurer que Renzi ne débranchera pas tout d’ici quelques mois ?’’. La réponse de Zingaretti aurait été : ‘’je ne peux te donner aucune garantie, personne ne sait ce qu’il a dans la tête’’. Di Maio poserait la condition d’‘’un Conte-bis ou rien’’. Mais Zingaretti s’y oppose, voulant une forte ‘’discontinuité’’ ».

ARTICLE Sole 24 Ore « Zingaretti freine sur l’hypothèse d’un Conte-bis, hypothèse Enrico Letta comme Commissaire européen » : « Zingaretti pose la condition d’une rupture. Toutefois, les émissaires du dialogue entre le PD et le M5S continuent de donner Conte comme une solution possible, surtout si cela Mattarella devait approuver. L’hypothèse d’un troc se fait jour : la nomination de l’ancien dirigeant démocrate Enrico Letta au poste de Commissaire européen. Et, en cas de désaccord sur le nom du candidat président du Conseil, c’est le nom de Raffaele Cantone (ancien responsable de l’autorité anticorruption) et celui d’Enrico Giovannini (ancien président de l’Istat) qui sont évoqués ».

ENTRETIEN de Andrea Marcucci, Chef de groupe PD au Sénat, La Stampa : « Entente seulement si crédible et à long terme. Nous n’avons pas peur des élections » : « ‘’ Nous avons apprécié l’intervention de Conte, mais notre jugement sur son gouvernement est extrêmement critique. Nous sommes heureux que ce gouvernement se soit conclu et qu’à partir de demain s’ouvre un nouveau chapitre qui passe par le Parlement. Nous sommes conscients des difficultés au sujet d’un possible accord avec le M5S. Si les conditions existent, il faudra tenter cela dans l’intérêt du pays. Sinon, les élections ne nous font pas peur ’’ ».

ARTICLE, La Repubblica, F. Ceccarelli : « Harakiri d’un leader » : « ‘’ Qui trop embrasse mal étreint ‘’. Et ainsi Salvini, comme Berlusconi et Renzi, après avoir atteint le sommet, est devenu ennemi de lui-même. En quelques jours, le leader de la Ligue a commis toutes les erreurs possibles, avec un véritable délire d’omnipotence. ‘’La Bête’’ souverainiste a totalement sous-estimé les devises de la sagesse populaire, pas du tout favorables au déclenchement d’une crise de gouvernement en plein mois d’août depuis la plage. Erreur fatale pour Salvini qui s’est retrouvé les mains vides ».

ENTRETIEN de Nick Romaniuk, chef de la mission de SOS Méditerranée » : « ‘’L’Europe doit arrêter de nous ignorer ’’ » (La Repubblica) : « ‘‘ Nous sommes bloqués depuis douze jours, après avoir sauvé 350 personnes. Nous ne pouvons pas résister à l’infini, quelqu’un doit décider de nous donner un port sûr, ce n’est pas notre travail, nous sommes ici pour sauver des vies de migrants en Méditerranée et nous ne pouvons pas décider où les faire débarquer. Il est absurde que personne ne donne de réponses en Europe, que personne ne coordonne la situation et ne prenne ses responsabilités. Nous sommes disposés à amener les gens dans n’importe quel port, sauf en Libye. Les pays européens ne sont pas en train de respecter les conventions internationales qu’ils ont signées et qui les obligent au sauvetage des personnes en mer ‘’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)