Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/04/2024

Voïvodies polonaises : le PiS obtient 34,27 % et la Confédération 7,23 %.

PiS.jpg

Konfederacja.jpeg

Pologne. Lors des élections du 7 avril 2024 pour les assemblées des 16 voïvodies, les conservateurs du PiS (Droit et justice) obtiennent 34,27 % et les nationalistes de la Confédération 7,23 %. Le PiS décroche ainsi 239 sièges sur 552 au sein de ces assemblées et la Confédération 6.

(https://wybory.gov.pl/samorzad2024/en/sejmik_wojewodztwa/...)

Procédure disciplinaire à l'encontre d'un pasteur candidat sur les listes de l'AfD.

AfD.jpg

Allemagne. Saxe-Anhalt. Le pasteur Martin Michaelis, qui avait été révoqué de ses fonctions de pasteur par le conseil du district paroissial, car il figurera, en tant que candidat indépendant, sur la liste de l’AfD lors des élections municipales à Quedlinbourg en juin 2024, est désormais frappé par une procédure disciplinaire émanant de l'Église évangélique d'Allemagne centrale, ce qui a pour conséquence qu’il lui est interdit d’administrer le sacrement et de prendre la parole en public.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/03/25/un-...)

Slovénie : le SDS donné à 35 % et le SNS à 4 %.

SDS.jpg

SNS 2.jpg

Slovénie. Le SDS de Janez Janša est donné premier à 35 % et le SNS est donné à 4 % au sein d’un sondage Mediana.

09/04/2024

Arrivé en Suède enfant, il doit être expulsé après 35 ans.

DS.jpg

Suède. Un homme de 36 ans, qui vit en Suède depuis 35 ans et qui a menacé plusieurs personnes avec une arme à feu, doit être expulsé de Suède après avoir purgé une peine de prison. Cette expulsion est le résultat d'un changement dans la législation qui permet désormais l'expulsion de personnes arrivées en Suède alors qu'elles étaient enfants. La Suède est gouvernée par un gouvernement de centre droit soutenu de l’extérieur par le parti patriotique Démocrates suédois.

"Discussion de plusieurs mesures financières."

FI-AN.jpg

Ligue.jpg

M5S.jpg

Italie. Revue de presse. 

Le conseil des ministres aujourd’hui où la discussion de plusieurs mesures financières est prévue, relatives à la loi de finances, au PNRR et aux droits de succession, fait la une de plusieurs quotidiens : « Le gouvernement à l'épreuve des comptes » (Corriere della Sera), « Giorgetti et la loi de finances à l'aveuglette : "nous attendons les règles européennes » (Stampa), « PNRR, Giorgetti demande un report des échéances » (Messaggero), « Les donations et les successions seront plus simples » (Sole 24 Ore, Giornale). La crise au Proche-Orient fait aussi la une : « Israël met Rafah dans son viseur, les universités italiennes dans le chaos » (Avvenire), « Retour à Khan Younès où l’avenir de Gaza est mort » (Repubblica). Enfin, l’éclipse solaire en Amérique et le texte du Saint-Siège condamnant l’avortement et la GPA sont aussi cités. 

COULISSES, Corriere della Sera, de F. Fubini, « Le déficit italien devrait se situer en 4,3 et 4,8% de PIB, mais ce sont les mesures et les aides exceptionnelles de l’Etat qui pèseront le plus dans la balance » : « Si le gouvernement confirme le choix de ne publier que les chiffres sur les tendances des comptes publics -et non ses objectifs- dans son Document d’économie et de finances (DEF), ce sera un fait assez exceptionnel, puisque cela n’est arrivé que deux fois depuis que l’euro et le Pacte de Stabilité existent. Mais dans les deux cas – sous Paolo Gentiloni en 2018 et Mario Draghi en 2022- il s’agissait de gouvernements démissionnaires suite à des élections qui avaient complètement renversé le cadre politique. Dans le cas actuel, il s’agit d’un gouvernement bien installé, ayant encore trois ans et demi devant lui. Si c’est confirmé, le Document d’économie et de finances présenterait des trajectoires en partie semblables à celles présentées il y a six mois. Les observateurs des autres capitales européennes et les marchés commenceraient à la minute même à se demander comment interpréter les chiffres publiés officiellement par Rome. Il sera évident que le Document d’économie et de finances présenté aujourd’hui en Conseil des ministres ressemble à plusieurs égards à la Note de mise à jour du Document d’économie et de finances (NADEF) approuvée à l’automne dernier par le même gouvernement, notamment concernant la trajectoire du déficit public, ce qui suppose donc que cette année et celles à venir, aucune des lois ayant un impact sur les finances publiques ne changeraient. Sur la base de cette note, le déficit se situerait donc autour des 4,3% de PIB cette année,  3,4% l’année prochaine et 3,1% en 2026. Des niveaux somme toute contenus et en baisse, surtout par rapport au 8% de déficit en 2023 et les années précédentes. Aujourd’hui, les chiffres devraient être semblables à ceux de septembre, probablement légèrement supérieurs, entre 4,3 et 4,7% de déficit pour 2024. Il faut donc comprendre ce qu’implique véritablement une trajectoire budgétaire à législature inchangée aujourd’hui en Italie. La Loi de Finances actuellement en vigueur pour 2024, et donc liée au déficit pour cette année, contient en effet une série de mesures et d’aides fiscales aux familles, aux entreprises et aux ménages qui, sur le plan légal, arriveront échéance à partir de décembre prochain. Autant de mesures exceptionnelles qui ont une couverture financière seulement pour cette année et dont l’impact sur le déficit devrait disparaitre en 2025. Un Document d’économie et de finances ne présentant que les chiffres et les tendances sans changement de législation élimine ainsi l’impact sur le déficit et sur la dette de toutes les mesures en vigueur seulement pour 2024. Le gouvernement s’est pourtant engagé politiquement à les reconduire en 2025. Or l’ancien président du bureau parlementaire chargé du budget estime ces mesures à 19 milliards d’euros, soit près d’1% de déficit en plus par rapport au PIB. » 

ARTICLE, Sole 24 Ore, G. Trovati « Giorgetti (Ligue), demande à revoir l’échéance de 2026 pour le PNRR » : « Lors de son intervention au forum « Selecting Italy 2024 » de Trieste, le ministre de l’Economie a parlé sans détour des inconnues du PNRR : ‘’cette obligation de terminer tout d’ici juin 2026 ne va pas exactement dans le sens de l’efficacité des interventions. Je le dis de manière sereine, je souhaite qu’il y ait une réflexion sur ce point car, si les pressions pour faire vite sont légitimes, il faut aussi faire bien’’. Pour G. Giorgetti, le PNRR reste ‘’une occasion unique pour l’Italie’’ mais il devrait toutefois faire l’objet de réflexions quant aux modalités de réalisation des projets. Parmi les points à revoir, on retrouve ce que Giorgetti qualifie de « tabou » soit, la date butoir :  ‘’un terme qu’on me suggère de ne pas prononcer’’. Or, le ministre décide d’en parler clairement, demandant ouvertement une réflexion sur le calendrier, qui serait justifiée par les chocs de l’inflation et des guerres : ‘’nous avons perdu des années pour des raisons qui vont au-delà des responsabilités relevant des gouvernements ou des Etats, non ne pouvons plus l’ignorer’’. A vrai dire, ce « tabou » de la date avait souvent été évoqué lors des différentes réunions ministérielles, mais toujours de manière sous-jacente. C’est aussi le cas à Bruxelles, malgré les discours publics où on le mentionne uniquement pour s’assurer que le terme de 2026 ne sera pas modifié, comme l’a répété le vice-président de la Commission Dombrovskis. Giorgetti ajoute :‘’les transitions numérique et écologique nécessitent l’intervention du secteur public en même temps que les capitaux privés’’. Il cite alors le rapport sur la compétitivité de Mario Draghi qui met en lumière ‘’les difficultés du marché des capitaux, et le décalage important entre les objectifs d’investissements demandés par ces transitions et la capacité effective de mobiliser des capitaux privés’’ en Europe. » 

SONDAGE, Messaggero, de M. Ajello, « Le Parti démocrate et le Mouvement 5 Etoiles n’ont jamais été aussi proches dans les sondages, et Giuseppe Conte rêve de dépasser le PD aux européennes » : « On assiste jusqu’à présent à une lutte dure et téméraire de Giuseppe Conte contre la secrétaire démocrate Elly Schlein. Une stratégie qui, d’après les sondages, s’avère payante. D’après la dernière étude d’Euromedia, les démocrates italiens ne remporteraient qu’un siège de plus que les 5 Etoiles à Bruxelles et à Strasbourg, et la distance entre les deux partis se réduit de plus en plus : le Parti démocrate obtiendrait 19,3% des voix et le M5S 17,5%. D’ici le 9 juin, le leader 5 Etoiles fera tout pour dépasser le PD, et il est même prêt à retirer son conseiller régional de la présidence des Pouilles, région dirigée par l’élu du PD Michele Emiliano. Des membres du Parti démocrate affirment que Conte aurait promis à certains téno.rs du parti, dont Dario Franceschini [ancien ministre de la Culture sous Conte et Draghi], qu’après la compétition sans pitié dans le cadre des européennes, il y aurait un ‘’pacte de non-agression’’ avec E. Schlein pour la construction d’une coalition contre la droite en vue des législatives de 2027. Mais l’entourage de la secrétaire démocrate ne sait pas s’il faut croire à ses bonnes intentions. Il semble que Conte veuille dépasser le PD, faire aussi bien ou en tous cas ne pas être à plus de deux ou trois points derrière aux Européennes, en misant sur la rhétorique 5 Etoiles de fidélité à ses idées et de refus du compromis, et en promouvant les mesures de la gauche sur le salaire minimum et les embauches dans le secteur de la santé publique. Après quoi, il devrait tenter de s’imposer comme le leader du front unitaire progressiste et comme le candidat symbole de l’unité démocrate-5 Etoiles comme lors des élections en Sardaigne. Le PD s’inquiète car Conte oriente toute sa campagne de façon à soustraire des voix au PD. Il mise en outre sur des thèmes comme la précarité des jeunes au Sud et le pacifisme sur le plan international, ce qui fonctionne bien actuellement. Sur ces sujets, les démocrates semblent tentés de suivre avec difficulté. Les détracteurs de Conte lui reprochent de jouer sur deux tableaux : d’un côté il veut être libre de ses mouvements et pouvoir attaquer le PD s’il le souhaite, d’un autre il veut préserver la possibilité d’un rapprochement avec E. Schlein après juin. Si son comportement pourrait pousser le PD à renouer le dialogue avec l’aire centriste de Calenda et Renzi (ou avec l’un des deux, au regard de la bataille qu’ils se mènent), Schlein n’y semble toutefois pas encline. La Présidence du Conseil reste l’obsession de Conte, pour laquelle il s’estime bien mieux armé qu’Elly Schlein, invoquant sans cesse sa gouvernance à l’époque du Covid et la conquête des 209 milliards du PNRR. »

(Traduction : ambassade de France à Rome) 

08/04/2024

Brandebourg : les nationalistes de l'AfD sont donnés à 27 % et la gauche anti-immigration du BSW à 9,5 %.

AfD.jpg

BSW.jpg

Allemagne. Brandebourg. Les nationalistes de l'AfD sont donnés à 27 % et la gauche anti-immigration du BSW à 9,5 % pour les élections pour le Parlement du Brandebourg du 22 septembre. (Seuil électoral : 5 %)

AfD 1.jpeg

SPD : sociaux-démocrates

AfD : nationalistes

CDU : démocrates-chrétiens

Grüne : écologistes

Die Linke : post-communistes

Électeurs libres

FDP : libéraux

BSW : gauche anti-immigration

Andere : autres

L'AfD lance sa campagne électorale pour les élections européennes.

AfD.jpg

Allemagne. L'AfD lance sa campagne électorale pour les élections européennes lors d'un rassemblement organisé à Donaueschingen dans le Bade-Wurtemberg le 27 avril 2024 avec le candidat de tête du parti pour les élections européennes et les deux co-présidents fédéraux du parti.

AfD 2.png

Duel télévisé entre Björn Höche et Mario Voigt.

AfD.jpg

Allemagne. Le candidat de tête de l'AfD en Thuringe Björn Höche et celui de la CDU Mario Voigt s'affronteront sur le plateau de Welt-TV le jeudi 11 avril 2024.

AfD 1.jpeg

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/03/04/un-...)

"Conte veut la paix avec le PD mais seulement après les élections [européennes]."

FI-AN.jpg

Ligue.jpg

M5S.jpg

Italie. Revue de presse. 

Le débat au sein de la coalition de gauche à la suite d’une enquête sur l’achat présumé de voix dans la municipalité de Bari fait aussi la une : « Schlein : « il faut arrêter le chantage des courants internes » » (Repubblica), « PD, Schlein veut un code éthique pour les candidats » (Stampa), « Conte : « nous sommes loyaux, le futur de la coalition dépend de Schlein » » (Corriere), « Conte : « Schlein doit changer le Parti démocrate autrement l’ancien Parti démocrate la changera » » (Fatto), « Conte veut la paix avec le PD mais seulement après les élections [européennes] » (Domani). 

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de M. T. Meli, «‘’On n’avance pas avec des ultimatums’’ dit Elly Schlein, et [le PD] se donne de nouvelles règles pour ses candidats » : « Elly Schlein ne se fait pas d’illusion, la secrétaire du Parti démocrate sait bien que d’ici les élections européennes Giuseppe Conte lui donnera du fil à retordre. A vrai dire, on s’attend à ce que ce chaud-froid perpétuel du leader 5 Etoiles sur la possible construction d’une alliance se poursuive même après les élections. ‘’On ne peut pas avancer avec des prises de distances brusques et des ultimatums’’ s’est plaint E. Schlein ces derniers jours. Elle est toutefois consciente qu’au bout du compte, d’une manière ou d’une autre, les oppositions formeront une coalition en vue des élections législatives puisqu’il n’y a ‘’pas d’autres voie possible si nous ne voulons pas à nouveau mettre le pays entre les mains de la droite’’. Mais cela rend encore plus inflammable la campagne des européennes, qui a commencé très tôt. Les élections de juin seront déterminantes pour définir les rapports de force au sein de la future alliance, et la répartition des collèges uninominaux se fera sur la base du score remporté par les partis d’opposition. Selon les démocrates, Giuseppe Conte ne cessera donc pas de s’en prendre au PD. Le M5S entend bien talonner le PD afin qu’il ne puisse pas revendiquer le leadership de la coalition. Un membre haut placé du PD affirme que Conte continue de briguer la Présidence du Conseil. Tout cela rend d’autant plus délicate la formation des listes. Au PD, personne ne sait où et selon quelles modalités Elly Schlein se présentera et le comité qui doit décider n’a pas encore été convoqué. Pour le choix des candidats démocrates, le critère moral sera très important, comme dans le Piémont où le favoris, visé par une enquête, a accepté de se retirer de la course pour les régionales. E. Schlein avait chargé le commissaire de Campanie, A. Misiani, de définir un ‘’code des candidats’’ qui vaudra pour tous les démocrates de toute la Péninsule. Ils devront, entre autres, présenter un certificat faisant état de leur casier judiciaire, signer un code éthique et s’engager à dénoncer ‘’tout éventuel cas d’échange de voix, tentative d’intimidation, corruption ou concussion dans le cadre de leur mandat’’. Cela ne suffit pas à dissiper les doutes pour le parti démocrate mais c’est déjà une tentative. Le premier secrétaire met en garde Schlein face à un autre risque lié à une large coalition avec le M5S : ‘’ce qui compte ce n’est pas combien l’alliance est large mais qui la compose, et avec le populisme, elle risque de perdre son identité’’. » 

ENCADRE, La Repubblica, « Rome-Paris-Berlin : « il faut immédiatement un plan pour relancer l’industrie européenne. » 

ARTICLE, La Repubblica, de C. Tito, « Macron, Scholz et Tusk, un pacte pour isoler von der Leyen et Meloni » : « Une nouvelle alliance, en mesure de déterminer les rapports de pouvoir au sein de l’Union européenne et ses nouveaux dirigeants, à commencer par la Commission européenne, et donc de réduire les chances de réélection d’Ursula von de Leyen et reléguer à la marge la droite dont fait partie Giorgia Meloni. Le triangle de Weimar est en train de devenir plus qu’une simple alliance pour la coopération, mais un trio capable de guider et d’orienter l’UE sur le plan politique, qui ne porte pas vraiment dans son cœur la direction de la Commission européenne et qui nourrit de nombreux soupçons vis-à-vis du gouvernement Meloni. Le triangle Draghi-Macron-Scholz né il y a deux dans le train pour Kiev a été oublié depuis et l’Italie ne fait plus partie du bloc du leadership européen. Un changement conséquent pour Rome. Ce n’est pas un hasard si le triangle de Weimar se réunit à nouveau après une pause de treize ans, les trois leaders actuels réinvestissant un vieil accord en mesure de créer un nouvel équilibre en Europe, sur la guerre en Ukraine comme sur tous les autres sujets. ‘’Nous misons sur nos complémentarités’’ a affirmé le Président Emmanuel Macron le mois dernier. C’est notamment dû au fait que la Pologne est en train de devenir un point de référence pour l’OTAN en Europe. Elle est l’un des seuls partenaires à aller au-delà de la cible des 2% du PIB aux dépenses militaires, si bien qu’en proportion, avec ses 3,92% de PIB, Varsovie contribue plus que les Etats-Unis. Les ministres des affaires étrangères des trois pays signaient la semaine dernière un éditorial commun affirmant ne ‘’pouvoir permettre aucune zone grise’’ et appelant à lutter contre les droites pro-Poutine du vieux continent. Les trois gouvernements portent donc la ligne majoritaire en Europe jusqu’à présent, celle des libéraux, des socialistes et des populaires, nourrissant peu de sympathie pour U. von der Leyen. Le Président français, qui l’avait soutenue il y a 5 ans, s’est senti trahi par ses dernières actions et souhaite un candidat qui ait davantage de ‘’poids’’ pour les 5 prochaines années. Lors du dernier Conseil européen il avait même dressé le portrait-robot d’un véritable ‘’technicien’’. Le chancelier et leader su SPD allemand sait que sans Von der Leyen, il pourrait offrir une place de commissaire à ses alliés Verts. Le Premier ministre polonais tolère mal les concessions faites par la Commission à certains leaders de droite, à commencer par Meloni, car elle n’a pas coupé les ponts avec les forces politiques pro-russes comme Orban. La Présidente de la Commission a commencé à comprendre que la ligne suivie jusqu’à présent pourrait compromettre sa réélection. Hier, elle était en Grèce pour le lancement de la campagne électorale, et s’en est prise aux ‘’amis de Poutine en Europe qui voudraient réécrire notre histoire et saboter notre avenir’’ citant notamment l’AfD ou le Rassemblement National. ‘’Nous ne permettrons jamais que cela advienne’’ a-t-elle assuré. Mais sa relation avec la Présidente du Conseil italienne, cultivée à des fins tactiques en vue de sa réélection, s’avère contre-productive. Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères et membre influent des Populaires européens, se veut prudent. Giorgia Meloni aussi, qui avait misé sur l’amitié avec la présidente sortante de la Commission, est en train de comprendre que celle-ci pourrait ne pas être la bonne candidate sur laquelle miser. Au contraire, sa mise à l’écart dans les processus décisionnels à Bruxelles devient alarmante, comme en témoignent les récentes protestations du Parlement européen suite aux accords signés avec la Tunisie et l’Egypte. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

07/04/2024

La Werteunion lance sa section de Thuringe.

Werte Union.png

Allemagne. Thuringe. La Werteunion a fondé ce dimanche sa section de Thuringe. L’ancien député fédéral démocrate-chrétien CDU Albert Weiler est élu président de la Werteunion de Thuringe et candidat de tête du parti pour les élections du 1 septembre pour le Parlement de Thuringe. Le dirigeant du parti au niveau fédéral Hans-Georg Maaßen est disponible pour le poste de ministre-président de Thuringe. La Werteunion discutera avec tout le monde, aussi avec l’AfD.

Albert Weiler et Hans-Georg Maaßen.jpg

Albert Weiler et Hans-Georg Maaßen

Canton de Thurgovie : les partis patriotes obtiennent 49 sièges sur 130.

UDC.jpg

UDF.png

Aufrecht.PNG

Mass-Voll!.jpg

Suisse. Canton de Thurgovie. Élections pour le Parlement du canton. Les patriotes de l’UDC (SVP) sont premiers avec 42 sièges, les conservateurs patriotes de l’UDF (EDU) ont 6 sièges, les patriotes coronasceptiques d’Aufrecht 1 et ceux de Mass-voll! 0.

T 1.jpg

SVP = UDC : patriotes

Mitte : démocrates-chrétiens

SP : socialistes

FDP : libéraux

Grüne : écologistes

GLP : libéraux écologistes 

EVP : démocrates-chrétiens évangélistes

EDU = UDF : conservateurs patriotes

Aufrecht : patriotes coronasceptiques

Canton de Thurgovie : l'UDC conserve deux sièges au sein de l'exécutif.

UDC.jpg

Suisse. Canton de Thurgovie. Lors des élections pour l’exécutif du canton, l’UDC (SVP en allemand) conserve deux sièges sur 5.

UDC 1.jpg

Mitte : démocrates-chrétiens

FDP : libéraux

SVP : patriotes

SP : socialistes

(https://www.srf.ch/news/schweiz/wahlen-kanton-thurgau-bis...)

Péter Magyar réunit plusieurs dizaines de milliers de manifestants à Budapest.

Hongrie. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce samedi contre le gouvernement de Viktor Orban à l'appel de Péter Magyar, l’ex-mari de l’ancien ministre de la Justice Judit Varga. Péter Magyar lance un nouveau parti.

H 1.jpg

(https://telex.hu/belfold/2024/03/15/magyar-peter-3)

Le maire de Tübingen estime que le milieu universitaire n’est pas un bon endroit pour l’AfD.

AfD.jpg

Allemagne. Bade-Wurtemberg. Tübingen. Le maire ex-écologiste de Tübingen Boris Palmer estime que le milieu universitaire n’est pas un bon endroit pour l’AfD.

Le social-démocrate souverainiste Peter Pellegrini est élu président de Slovaquie.

Slovaquie. Le social-démocrate souverainiste Peter Pellegrini, dont le parti prend part au gouvernement avec l'autre parti social-démocrate et avec les nationalistes du SNS, emporte le second tour de l'élection présidentielle face au candidat libéral pro-UE.

Slovaquie 2.jpeg

Peter Pellegrini

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/03/25/lor...)

06/04/2024

Dominik Nepp est réélu président du FPÖ de Vienne.

FPÖ.jpg

Autriche. Vienne. Dominik Nepp est réélu président du FPÖ de l’État de Vienne/municipalité de Vienne.

FPÖ 1.jpg

Dominik Nepp

Riikka Purra tient un meeting à Kuopio.

Vrais Finlandais.jpg

Finlande. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances Riikka Purra tient un meeting à Kuopio.

VF 1.jpeg

Hans-Christoph Berndt sera la tête de liste de l’AfD pour les élections pour le Parlement du Brandebourg.

AfD.jpg

Allemagne. Brandebourg. Le chef de file des élus de l’AfD au sein du Parlement du Brandebourg Hans-Christoph Berndt sera la tête de liste de l’AfD pour les élections de septembre 2024 pour le Parlement du Brandebourg.

AfD 1.jpeg

Hans-Christoph Berndt

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/04/04/bra...)

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/03/16/ren...)

05/04/2024

Allemagne : des procédures disciplinaires ou des enquêtes sont en cours à l’encontre de minimum 400 policiers soupçonnés d’idées nationalistes ou complotistes.

Allemagne. Des procédures disciplinaires ou des enquêtes sont en cours à l’encontre de minimum 400 policiers soupçonnés d’idées nationalistes ou complotistes.

Allemagne 1.jpg

L'AfD donnée à 16 sièges, le BSW à 11 et le BD à 1 pour les élections européennes.

AfD.jpg

BSW.jpg

BD.png

CSU.jpg

Allemagne. Pour les élections européennes, les patriotes de l'AfD sont donnés à 16 sièges sur 96, la gauche anti-immigration BSW à 11 sièges, les patriotes conservateurs du Bündnis Deutschland à 1 siège et les sociaux-chrétiens bavarois de la CSU à 5 sièges au sein d'un sondage Prognos. Les conservateurs patriotes de la Werte Union ne se présentent pas.

Le programme du PVV de Geert Wilders pour les élections européennes ne prévoit pas la sortie des Pays-Bas de l’Union européenne.

PVV.jpg

FvD.png

BVNL.png

Pays-Bas. Le programme du PVV de Geert Wilders pour les élections européennes ne prévoit pas la sortie des Pays-Bas de l’Union européenne, mais seulement moins d’Union européenne et moins d’asile.

Le BVNL désire un référendum dont le résultat lie l’exécutif sur la sortie des Pays-Bas de l’Union Européenne et le Forum voor Democratie est pour la sortie des Pays-Bas de l’Union européenne.

(https://www.pvv.nl/images/2024/EP/PVV-Verkiezingsprogramm...)

Publicité électorale de l'AUR.

AUR.jpg

Roumanie.

AUR 1.jpg

"Arrestations à Bari, le M5S rompt l’alliance avec le PD."

FI-AN.jpg

Ligue.jpg

M5S.jpg

Italie. Revue de presse.

La proposition de la Ligue d’un décret spécifique pour les modifications de travaux non conformes pour les logements fait la une de plusieurs quotidiens : « Le contre-pied de Salvini [qui prend de court Meloni] » (Repubblica), « Logement : l’hypothèse d’un mini-moratoire » (Sole 24 Ore, Giornale), « Le moratoire s’invite à la maison » (Avvenire). Les suites de l’enquête sur l’achat présumé de voix dans la municipalité de Bari fait aussi la une : « Arrestations à Bari, le M5S rompt l’alliance avec le PD » (Corriere), « Achat présumé de voix pour le PD, Conte rompt l’alliance » (Fatto). Enfin, la question migratoire est aussi en une : « Le navire « Jonio » sauve des migrants mais les Libyens ouvrent le feu » (Messaggero), « Migrants, le droit d’asile souvent violé et les tirs contre le navire « Jonio » » (Avvenire). 

Les JT couvrent essentiellement l’enquête sur l’achat présumé de voix dans la municipalité de Bari et la rupture conséquente de l’alliance électorale locale entre le M5S et le PD, l’entretien de Giorgia Meloni à l’émission « Porta a Porta ».

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « Les raisons d’une étrange conversion de Salvini » : « Arrivé au bord du précipice politique, Matteo Salvini s'est arrêté et a changé de direction. Dans l’entretien accordé à "Libero", le vice-président du Conseil a critiqué Poutine pour son invasion de l'Ukraine. Il a déclaré que les relations avec Russie unie étaient terminées et, surtout, il a évité de répéter les propos enthousiastes, même récents, qui avaient fait de lui l'homme politique d'Europe occidentale le plus proche du Kremlin. On dira que ce n'est pas tout à fait vrai, car en France il y a Marine Le Pen, jusqu'à hier tout aussi pro-russe et à la tête d’un parti qui a le vent en poupe face à une Ligue en perte de vitesse. Marine a toujours été le phare politique de Matteo, sa source d'inspiration. Non pas pour des raisons idéologiques, mais par désir de suivre ses traces et donc le chemin de la réussite. En Italie, la droite qui réussit est celle représentée par Giorgia Meloni. Le leader de la Ligue se retrouve alors avec le rôle de l'extrémiste maximaliste. Est-ce que tout est soudainement terminé ? Sommes-nous devant un nouveau Salvini? C’est peut-être la preuve que la perte de popularité constatée dans tous les sondages a permis un miracle. Le ministre des Infrastructures a même organisé un G7 consacré à la reconstruction de l'Ukraine, invitant l’homologue de ce pays. Là aussi, Salvini est arrivé en retard. Sur le terrain de l'opportunisme, Marine Le Pen l'a battu. Reste à savoir si cette conversion soudaine profitera au leader de la Ligue sur le plan électoral. Dans l'entretien, le nouveau Salvini envoie plusieurs signaux. Le premier est adressé à Umberto Bossi, l'ancien dirigeant, à qui sont adressées des paroles mielleuses. C'est le signe que les rêves d'une Ligue entièrement salvinienne se sont réellement effondrés et que le risque d'une révolte interne au Nord est bien réel. L’autre signal, sans doute le plus important, est adressé à Giorgia Meloni : on y voit une offre de collaboration voire même la fin des rivalités dans la coalition. On sait que Salvini n'est pas un exemple de cohérence. Toutefois, si cela devait être vrai, la fin de la division sur la politique étrangère serait une nouveauté importante pour la majorité de droite. Elle rendrait peut-être plus solide le leadership de Meloni et laisserait à l’opposition, soit le PD et le M5S, le soin de résoudre ses contradictions en politique internationale ». 

ARTICLE, Repubblica, G. Vitale, « Schlein-Meloni : pour contourner les contraintes du temps de parole imposé par la campagne, l'idée d’un débat sur Instagram » : « Le débat télévisé entre Giorgia Meloni et Elly Schlein "aura lieu". Pour "parler de sujets concrets et de l'Europe", promet-on. Reste à savoir quand - le plus près possible du jour des élections, c'est le souhait commun - et surtout où. Dans l’émission sur la RAI de Bruno Vespa, comme le souhaite Meloni, ou dans une émission (et sur une chaîne) jugée moins tendancieuse par le leader de l'opposition. Une autre hypothèse circule déjà, dans le secret le plus absolu : elles pourraient s'affronter en direct sur les réseaux sociaux, où il n'y a pas de « par condicio » (loi applicable sur le temps de parole politique dans les médias en période électorale, ndrl). Peut-être sur Instagram, un média jeune et innovant, que toutes deux utilisent souvent pour "dialoguer" avec leurs followers.  Et si Vespa réitère ses invitations, l'entourage de la leader démocrate ne cesse de lui rappeler la fameuse confrontation télévisée entre Silvio Berlusconi et Romano Prodi en 2006, où il a donné le dernier mot au Cavaliere : ‘’quand ce dernier a annoncé qu'il supprimerait l’Ici (ndr : taxe municipale sur les biens immobiliers), il a gagné 5 points", s'est souvenu récemment Prodi : "Il était établi que je serais le dernier à répondre, on m'a trompé". Une accusation immédiatement renvoyée à l'expéditeur par le présentateur : "Je suis profondément désolé que Prodi continue à m'attribuer une très grave irrégularité que je n'ai jamais commise", a répondu Vespa. Schlein n’est cependant pas rassurée. En tous cas, la « par condicio », qui prendra effet d'ici une dizaine de jours, n'est pas un obstacle à la bataille cathodique des deux femmes. La nouvelle résolution adoptée par l'AgCom, actuellement examinée par l'Autorité de vigilance, a en effet confirmé la loi sur les débats télévisuels :  le média choisi pourra accueillir le duel Meloni-Schlein, à condition qu'il "garantisse une égalité de traitement effective" entre tous les acteurs politiques. » 

ENTRETIEN, Il Messaggero, de Carlo Nordio (Frères d’Italie), ministre de la Justice, « Deux Italiens sur trois sont de notre côté sur notre proposition de tests pour les magistrats : ils ne font pas confiance aux juges » par Barbara Jerkov : « D’après un sondage sur la justice mené en Italie, 37,1% des Italiens sont favorables à l’introduction de tests psychologiques et d’aptitudes pour les juges et 22% voudraient même qu’ils soient étendus à tous les fonctionnaires ou hommes politiques ayant des responsabilités. Le résultat du sondage est même encore plus sévère puisque 16% d’Italiens souhaitent que la responsabilité civile des magistrats soit engagée. Plus des deux tiers des personnes interrogées sont donc sur la même ligne que nous. La magistrature ne bénéficie plus de la confiance de la majorité des citoyens, ce qui n’était pas le cas à l’époque où je suis moi-même devenu juge. Il est très grave que les magistrats protestent contre ce test, désormais obligatoire pour quiconque occupe des fonctions importantes. Le procureur est le chef de la police judiciaire pour laquelle ces tests sont déjà en vigueur. Les magistrats ont droit au port d’arme alors que les autres citoyens doivent se soumettre à des examens rigoureux pour cela. Ce genre de tests existent déjà dans de nombreux pays. Si les juges se mettaient en grève comme menace de le faire l’Association nationale des magistrats, les Italiens ne le comprendraient pas. Cela raviverait les vieilles polémiques injustifiées mais bien ancrées sur les hauts salaires et les privilèges de classe. La totalité du processus sera géré par la Conseil supérieur de la Magistrature, ce qui aurait dû suffire à dissiper tout soupçon d’ingérence gouvernementale. Il y aura une commission spécifique comprenant toujours un expert universitaire et présidée par un magistrat. Pour moi il n’y a pas lieu de parler d’humiliation. Mais notre programme contient d’autres mesures et entre avril et mai nous présenterons le projet de loi constitutionnelle concernant la séparation des carrières. Les délais seront brefs mais quoi qu’il en soit la majorité est solide et la législature laisse assez de temps pour mener aussi bien la réforme de la justice que celle dite du ‘’premierato’’ [sur la modification des modalités de désignation du Président du Conseil, ndlr]. Sur l’obligation de l’action pénale aussi, il faut une réforme constitutionnelle car ce principe qui devait assurer l’égalité de tous les citoyens devant la justice a été dévoyé et est devenu arbitraire. Il faudrait définir un critère de priorité confié à un organe tiers. [Face au problème de surpopulation carcérale en Italie sur lequel a alerté le Président Mattarella lui-même], le décret Nordio introduit d’importantes limites à l’incarcération avant le procès afin de réduire le pourcentage de détenus en détention préventive, qui s’élève aujourd’hui à 20%. Il faut aussi intervenir sur la durée des procès et sur la détention des personnes dépendantes aux drogues. Nous venons d’allouer 5 millions d’euros supplémentaires pour les services d’assistance psychologique et lutter contre les suicides. Le gouvernement italien envisage en outre de passer des accords avec les pays d’origine dans le cas de détenus étrangers, notamment d’origine africaine], il s’agit d’une étape historique car la plupart des détenus en Italie sont d’origine étrangère. Des accords dans ce sens existent déjà, nous devons les élargir et veiller à leur bonne application. Il revient au gouvernement de juger si le pays en question est sûr ou non, pas aux juges. Sur la question des écoutes téléphoniques et la saisie des téléphones portables dans les enquêtes, nous mènerons une réforme radicale. Dans l’affaire Ilaria Salis, la réponse du gouvernement hongrois sur le fait que toute action de l’Italie pour défendre la cause de la détenue italienne ne servira à rien aurait été la même de la part de n’importe quel autre gouvernement. Les protestations politiques et l’emphase autour de cette affaire n’aident pas et crispent davantage les autorités hongroises . » 

SONDAGE, La Repubblica, de M. Pucciarelli, « Les Italiens et la nostalgie de la Démocratie Chrétienne, [les partis] font la cour aux 37% d’électeurs catholiques » : « 37% des Italiens pensent qu’il faudrait un parti catholique ou alors le retour de la Démocratie Chrétienne, d’après une enquête d’opinion de Quorum pour Demos. Ce sont surtout les électeurs qui votent à droite qui expriment ce souhait : près d’un électeur sur deux de Fratelli d’Italia est convaincu qu’il manque en Italie un parti ‘’promouvant les valeurs chrétiennes et catholiques’’. Parmi ces 37% d’italiens, plus de la moitié (60%) votent actuellement pour la coalition au gouvernement et seulement 18% pour une hypothétique coalition du Parti démocrate, Mouvement 5 Etoiles, des Verts et des socio-démocrates, et de +Europa. Moins de 5% voteraient pour les centristes Matteo Renzi (Italia Viva) et Carlo Calenda (Azione). Ce souhait est plus fortement exprimé par les générations plus âgées, atteignant 45% parmi les électeurs de plus de 55 ans. Le secrétaire de Demos, Paolo Ciani, promu chef de groupe adjoint du PD à la Chambre par Elly Schlein, est très proche de la Communauté de Sant’Egidio. L’objectif est selon lui de ‘’construire un autre pan de coalition, un parti d’inspiration chrétienne qui ne soit ni centriste ni post démocrate-chrétien’’, ‘’un parti de gauche sur la paix, sur le refus des armes, mais aussi sur la défense des migrants et des détenus’’ tout en ayant des positions plus conservatrices ‘’sur la fin de vie ou la famille’’. Pour Ciani, ce serait une ‘’erreur de laisser ces voix à la droite ou à l’abstention alors que de nombreux chrétiens sont de gauche’’ et plaide. pour une candidature de Marco Tarquinio avec le PD aux européennes. Il y a deux jours, le Conseil pastoral du diocèse de Milan a rédigé un document intitulé ‘’un scrutin décisif : nous sommes appelés à relancer le rêve européen’’ adressé à toutes les communautés de paroisses et contre l’abstentionnisme. Les valeurs revendiquées sont ‘’la paix, la démocratie, la liberté, le développement, le système de protection sociale’’. » 

ARTICLE, Corriere della Serra, De P. Di Caro, « Santé, les régions protestent contre les coupes budgétaires, le recours devant la Cour constitutionnelle » : Sur le thème du financement de la santé, il n’est plus seulement question d'un affrontement entre majorité et opposition, mais d'un risque de conflit institutionnel entre les régions et le gouvernement. Hier, consultée sur les mesures prévues par le Pnrr, la Conférence des Régions (l’entité qui rassemble les régions indépendamment de leurs partis politiques) a sonné la sonnette d’alarme de l'exécutif : le texte doit être changé et les chapitres de dépenses qui ont été supprimés jusqu'à présent doivent être rétablis, ou la Conférence des Régions saisira la Cour constitutionnelle pour obtenir les financements perdus. Et ceci, même si la Première Ministre assure que son gouvernement a prévu un fonds pour la santé « le plus élevé de tous les temps » pour ensuite ajouter : « Avons-nous réduit les fonds dédiés à la santé ? Non, et ce n’est pas seulement nous qui le disons, les chiffres le prouvent ». Le ministre Raffaele Fito confirme : « Aucune réduction. Au contraire, le gouvernement s’engage fermement à garantir des hôpitaux plus modernes et plus sûrs pour le pays ». La demande des régions concerne en particulier l’abrogation du paragraphe 13 de l’article 1 du décret-loi Pnrr qui prévoit une réduction de 1,2 milliard d’euros, principalement liée à des travaux de sécurité sismique des installations hospitalières. Une autre alternative revient à demander un engagement formel du rétablissement de ces fonds. C'est ce qu'explique Massimiliano Fedriga, président (léghiste) de la région Frioul-Vénétie-Julienne : « Sur ce point, nous sommes plus que disposés à trouver un terrain d’entente avec le gouvernement, mais ces interventions, que nous considérons comme très importantes pour le système national de santé, doivent être refinancées ». Cette promesse se transforme en avertissement : « Nous utiliserons toutes les voies de la collaboration, et celles de la non-coopération, si nécessaire, pour protéger autant que possible le système national de santé ». Cependant, Fitto (Frères d’Italie) explique que l'argent est disponible mais que nous avons besoin de savoir l'utiliser : « Dans l’optique d’une utilisation efficace des ressources publiques, il n'est pas raisonnable d'allouer des ressources supplémentaires alors qu'il existe déjà des fonds disponibles pour les mêmes objectifs et qui ne sont pas utilisés ». Et la réponse de Meloni est venue dans la soirée : « Les chiffres ne sont pas une opinion. Le fonds pour la santé en 2024 atteint un niveau record : 134 milliards d’euros. Cela représente 6,88 % du PIB. C'est le pourcentage le plus élevé jamais atteint, à l'exception de l'année du Covid ». « Avons-nous résolu le problème ? Non. Il y a beaucoup de choses à faire. La seule thèse qui ne peut être soutenue est que nous aurions coupé des fonds », mais à ce jour « nous avons refinancé les plans régionaux de réduction des listes d'attente à hauteur de 500 millions d'euros supplémentaires, nous avons libéré, grâce à la fameuse révision du Pnrr, 750 millions d’euros pour la Santé, nous sommes en train de réviser les emplois du secteur de la santé et nous avons augmenté les heures supplémentaires des médecins et des infirmières dans notre système public. D'ailleurs, c'est nous qui mettons l’argent mais ce n'est pas nous qui le dépensons : ce sont les régions ». Le dirigeant de la région Emilie-Romagne Stefano Bonaccini, également président du Parti Démocrate, n’est pas d’accord : « Face au risque d'un système de santé déjà affaibli, l'exécutif ne veut pas nous écouter, alors qu’il écoute au moins un prix Nobel et les médecins et chercheurs qui travaillent chaque jour pour guérir et sauver des vies. » Les auteurs de l'appel lancé il y a deux jours « répètent ce que nous disons depuis des mois, sans être entendus : le gouvernement fragilise la santé publique au profit de la santé privée. On trouve de l'argent pour tout, sauf pour la santé : l'Italie ne dépensera que 6,2 % de son PIB en 2025, nous sommes les derniers en Europe, alors qu'il faudrait dépenser au moins 8 % comme dans les grands pays européens ».

ARTICLE, Il Messaggero, De R. Troili, « Coups de feu sur le navire Mare Jonio : « Nous secourions des naufragés et les Libyens nous ont attaqués » » : Entre l’Italie et la Libye, le sauvetage désespéré s'est transformé en scène de guerre : coups de feu, menaces et noyades. Les réfugiés et les sauveteurs ont été pris pour cible. La mission venait juste de commencer quand le Mare Jonio, un navire battant pavillon italien de l’ONG Mediterranea Saving Humans a été attaqué par les garde-côtes libyens, au nord de Khoms. Il était en train de porter secours à des naufragés qui s’étaient échoués dans les eaux internationales. Le chef de la mission, Denny Castiglione, raconte : « Nous étions en train de distribuer des gilets de sauvetage quand un bateau de patrouille, soi-disant des garde-côtes libyens, est arrivé à vive allure, nous menaçant. A son arrivée, de nombreuses personnes se sont jetées à l’eau ». Cinquante-huit personnes ont été sauvées et « nous ne savons pas s’il y a des disparus, l’opération étant très complexe et encore plus compromise par cette intervention ». Le navire de l’ONG était parti mercredi de Syracuse. C’était sa seizième mission depuis 2018. L’attaque a eu lieu dans la zone SAR libyenne où des naufrages et des disparitions se sont déjà produits. « Nous nous étions rendus vers un endroit signalé par Alarm Phone, une embarcation dont le moteur était tombé en panne », mais l’intervention « dont l’information avait été donné par le Centre italien de coordination des sauvetages maritimes » a été brusquement interrompue. Castiglione poursuit : « Alors que nous étions en train de sauver plus d’une cinquantaine de personnes dans l’eau, le patrouilleur a commencé à tirer, dans un premier temps en l’air et ensuite en direction de nos canots de sauvetage, les frôlant plusieurs fois ». Le personnel de Mediterranea Saving Humans parle d’une « politique systématique de manquement au secours » et demande au « gouvernement italien d’intervenir immédiatement pour arrêter les comportements violents, dangereux et criminel des soi-disant garde-côtes libyens », tandis que le chef de mission dénonce : « Le résultat des politiques de l’Italie et de l’UE, ce sont 400 morts avérés et des naufrages fantômes ». La solidarité envers l’équipage et les personnes secourues a été exprimé par l’organisation Sea Watch qui a demandé : « Combien de temps encore l'Italie et l'Europe pourront-elles tolérer ce comportement criminel ? ». Selon les versions actuelles et officieuses, du côté libyen, le patrouilleur Fezzan serait intervenu pour secourir des navires en difficulté après une alerte de Frontex. Quand ils auraient vu le Mare Jonio s’approcher, ils lui auraient demandé par radio interposée de ne pas intervenir et de ne pas s’approcher des navires de migrants, et selon eux, mais les canots de sauvetage de l’ONG seraient quand même partis à leur secours. Les propos informels du centre de coordination des secours maritimes des garde-côtes libyens ne mentionneraient pas les « coups de feu de dissuasion ». Rentré à Tripoli avec les migrants à bord, le capitaine du Fezzan fera aujourd’hui son rapport détaillé au Mrcc, qui le communiquera aux garde-côtes italiens. Jusqu’à présent, les Libyens n’ont pas abordé la question de l’utilisation des armes. Le « Mare Jonio » était retourné en mer, en direction des côtes libyennes, après une mise à l’arrêt administrative en vertu du décret Piantedosi car il aurait refusé de coordonner un sauvetage récent avec les autorités libyennes. Pendant ce temps, la vague de débarquements vers l'Italie continue. Un bateau a coulé au large de Lampedusa, dans la zone SAR maltaise, une jeune fille originaire de Gambie est décédée. Un Ivoirien de 17 ans est porté disparu, il serait tombé à l'eau avant d'être secouru. Rien que depuis hier minuit, il y a eu 15 débarquements sur l'île (616 en une journée). »

Mare Jonio.jpg

(Traduction : ambassade de France à Rome)

04/04/2024

Finlande : la frontière avec la Russie restera fermée "jusqu'à nouvel ordre".

Vrais Finlandais.jpg

Finlande. Afin d’empêcher le passage de migrants, le ministre de l’Intérieur Mari Rantanen, des (Vrais) Finlandais, déclare que la frontière avec la Russie restera fermée « jusqu'à nouvel ordre ». De plus, la navigation des bateaux de plaisance aux points de passages maritimes entre les deux pays est désormais interdite.

La Hesse interdit l’utilisation par l’administration du langage "inclusif". 

Allemagne. Après la Bavière, la Hesse interdit l’utilisation par l’administration du langage « inclusif ». La Hesse est dirigée par les démocrates-chrétiens de la CDU et les sociaux-démocrates du SPD.