Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/02/2020

"Renzi est en train d’essayer de nous user. / Meloni accuse Salvini."

M5S.jpg

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

Italie. Revue de presse.

La politique intérieure, notamment la réforme de la prescription et le vote au Sénat pour autoriser l’enquête sur M. Salvini (Ligue) pour l’affaire du navire « Gregoretti » sont également en Unes : « Prescription, Italia Viva vote avec l’opposition » (Corriere della Sera), « CSM : stop aux réformes qui ne sont pas impartiales » - ‘’Le président Ermini prône pour des solutions partagées’’ (Il Messaggero), « Salvini risque la prison » - ‘’Le Sénat se prononce aujourd’hui’’ (Il Giornale).

Le rapport faisant état d’une baisse du taux de natalité est aussi largement commenté, après les appels du Président de la République à une réponse de la part du gouvernement : « Mattarella : Aidons les familles » (La Repubblica), « L’Italie se dépeuple, le Sud encore plus » (Il Mattino).

Sur Twitter, les hashtags #iostoconsalvini (je suis avec Salvini) et #Gregoretti (en référence au vote au Sénat pour autoriser ou non l’enquête sur M. Salvini pour séquestration) dominent.

COULISSE, Repubblica, G. De Marchi : « Conte contre Renzi ‘’Assez d’arrogance et de diktats ‘’ » : « Il y a eu un changement de stratégie au Palais Chigi : ne plus rester observateur tandis qu’on se bagarre dans la majorité. Giuseppe Conte attaque : ‘’La politique ne peut pas avoir le visage de l’arrogance‘’. Le président du Conseil ne donne pas de nom. Mais il parle de la prescription, du rôle d’Italia Viva qui semble être un parti de lutte et non pas de majorité. Cette fois-ci, Conte ne se soustrait pas à la confrontation. Le Conseil des ministres de demain devra permettre de trouver une harmonie et une solution. Le climat de guerre risque d’emporter les nouvelles normes sur la prescription et le projet de loi sur le procès pénal. Renzi savoure ce qu’il considère être une victoire : ‘’Je suis satisfait – dit-il à ses collaborateurs les plus fidèles – tout le plan du PD contre nous s’est écroulé misérablement ‘’. Voici le point. Au-delà de la résilience de Conte et avec des effets directs sur le gouvernement, se consomme, désormais au grand jour, le conflit entre le PD et Italia Viva. »

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « La troisième voie des “renziens” : non au gouvernement mais sans aller aux élections anticipées » : « C’est le timing qui est erroné dans la bataille menée par M. Renzi sur la prescription. Toute l’attention est concentrée sur le coronavirus et il y a un risque que toute cette polémique sur la justice ne soit considérée que comme une énième dispute entre alliés. Il y a donc l’impression que derrière ce problème de tempo, il y ait une conviction cachée : la cohabitation avec le gouvernement Conte est en train d’affaiblir le parti de Renzi. L’objectif ne serait donc pas celui de rester mais de se défiler. L’ancien Président du Conseil serait en train de sortir de la coalition et du gouvernement sans pour autant provoquer d’élections anticipées, qui par ailleurs lui infligerait un score autour de 4-5% avec un nombre de parlementaires divisé par deux. Renzi a été l’architecte de ce gouvernement Conte II pour freiner Salvini et devenir le « Macron italien ». Cet objectif est encore loin ».

COULISSES, Corriere, M-T. Meli, « Zingaretti : l’exécutif doit être défendu. Renzi est en train d’essayer de nous user » : « Pour Zingaretti la coupe est pleine. Il parle au téléphone avec Conte qui l’avertit qu’il prononcera des mots très durs envers Matteo Renzi, mais change d’avis car la Chambre est sans dessus-dessous. Sur la prescription, le PD et le M5S ont prévu de faire adopter la loi avant l’été. Le secrétaire du PD est certain que Renzi a une ‘’stratégie précise pour nuire au gouvernement’’ : ‘’Il espère recueillir ainsi des voix mais il se trompe car les Italiens ne veulent pas de polémiques mais des faits concrets’’. Il est cependant inquiet, étant sûr que Renzi continuera ainsi ».

ARTICLE, Corriere della Sera, A. Arachi : « En Italie, jamais si peu d’enfants. Mieux au Nord, record à Bolzano » : « Le rapport démographique annuel de l’ISTAT fait état d’une baisse du taux de natalité en Italie qui est devenu, après le Japon, le pays le plus vieux du monde. Les données de l'ISTAT soulignent que les femmes qui deviennent mères sont de plus en plus âgées : l’âge moyen du premier accouchement est passé à 32,1 ans. A contre-courant des données nationales, le Nord de l’Italie, et en particulier le Nord-Est, a eu une croissance supérieure au reste du pays : 3,4 pour mille en plus en Lombardie tandis qu’à Bolzano la croissance est encore supérieure, + 5 pour mille. Le Président de la République Mattarella, préoccupé par ces chiffres, a lancé un appel pour aider les familles et éviter que le pays ne se dépeuple et ne s’affaiblisse par un taux de natalité parmi les plus bas du monde ».

ANALYSE, Corriere della Sera, F. Fubini : « Il n’y a pas seulement la dénatalité : beaucoup quittent le Sud » : « L’Italie est en train de se réduire et c’est à la fois la cause et l’effet de sa stagnation. Beaucoup de jeunes préfèrent émigrer parce qu’ils ne voient pas des perspectives d’emploi, ni de revenu satisfaisants. La baisse de la population qui en découle provoque l’érosion de la consommation, de la productivité et même des perspectives de croissance qui pourraient servir aux jeunes s’ils décidaient de rester en Italie. Il s’agit d’une spirale auto-alimentée, même si la crise démographique italienne est composée par deux histoires totalement différentes : une tenue discrète au Nord, et encore mieux au Nord-Est, et un effondrement au Sud du pays. Les données publiées hier par l’ISTAT ne laissent aucun doute : il y a eu une forte baisse du taux de natalité mais la population a augmenté, en 2019 dans le Nord, de 0,14 %, soit 36 000 personnes, grâce surtout aux entrées nettes de personnes du reste de l’Italie ou de l’étranger ».

RETROSCENA La Stampa A. La Mattina « Meloni accuse Salvini : ‘’stop aux agressions’’ » : « Une partie de Fratelli d’Italia a attaqué ouvertement leur allié, la Ligue, lors d’une réunion : elle ne supporte pas les « provocations » continues. Il s’agit d’une véritable « guerre » à basse tension. A commencer par cette prétention d’avoir un candidat dans les Pouilles. En général, le parti de Giorgia Meloni se sent relégué au rôle de roue de secours. Mais Salvini doit accepter que Fratelli d’Italia soit le seul parti en train de croître à échelle nationale. Meloni a dû calmer les choses mais elle ne fait pas marche arrière sur son candidat pour les Pouilles, R. Fitto. Et elle veut à tout prix que Salvini indique son candidat pour la Toscane, cela aussi pour éviter toute rumeur « d’accord caché » avec Matteo Renzi. Bref, le chaudron de Fratelli d’Italia est en ébullition » ;

ENTRETIEN, La Stampa, de Mattia Santori, co-fondateur du mouvement des « Sardines » : « La manifestation des 5 Etoiles est une erreur. Plusieurs de nous sont contre la coupe des parlementaires » : « ‘’[La rencontre d’hier avec le ministre pour le Sud, Provenzano] fait partie d’une double approche : lundi nous étions dans la rue de Padoue, hier au ministère. Il faut une composante territoriale et une autre nationale, permettant un poids majeur. Le ministre Provenzano nous a parlé de son plan pour le Sud. Nous lui avons proposé une rencontre entre experts internationaux à Tarente, pouvant impliquer l’UE sur la relation environnement-santé-emploi. Et puis l’idée d’un Erasmus intra-national entre le Nord et le Sud. La manifestation du M5S de samedi ? J’ai l’impression qu’il s’agit là d’une erreur. Cela fait sourire qu’un parti de gouvernement manifeste, en plus sur la thématique des rentes des parlementaires alors que le pays entier discute des décrets sur la sécurité. Quant à la réforme constitutionnelle sur la coupe des parlementaires, il y a une sensibilité diffuse qui est contre. Nous devons comprendre si cela représente la multitude. La formation d’un parti ? Je l’exclus. Nous voulons trouver quelque chose qui soit à mi-chemin entre la politique et les citoyens. Ce qui nous intéresse, c’est d’être un rempart contre le populisme’’ »

ENTRETIEN, La Repubblica, de Luigi Di Maio, Ministre des Affaires Étrangères : « Au Caire il faut un ambassadeur pour Zaky et Giulio » : «  ‘’Sur le cas de Patrick Zaky l’ambassade est en train de mener toutes les actions nécessaires pour avoir le maximum d’informations et activer tous les organismes de garantie. Sur le cas de Giulio Regeni l’objectif que nous nous sommes donnés depuis la naissance de ce gouvernement est la réactivation du dialogue entre les parquets, qui était interrompu depuis un an. Ce sera la preuve de la réelle volonté de collaborer. Je ne suis pas Alice au Pays des Merveilles, je sais que ce ne sera pas simple mais je m’attends à des faits concrets. Nous voulons que les coupables soient identifiés et punis. Mais ce processus de connaissance des faits et de demande de justice ne peut se faire que si un Ambassadeur est présent au Caire.  Sur les frégates Fremm, le gouvernement n’a pris aucune décision ; aucune vente n’a été approuvée pour le moment. L’Égypte est cruciale pour la stabilisation de la Méditerranée et pour la question énergétique. En Libye, la mission européenne doit mettre en acte un embargo réel des armes à l’égard des deux factions qui combattent ; les armes arrivent surtout par voie aérienne et par la terre. La loi de la mer qui prévoit le sauvetage des migrants doit être respectée mais les migrants doivent être accueillis par le pays d’appartenance des navires».

ARTICLE Sole 24 Ore B. Romano « Allemagne, la crise politique bloquera les réformes en Europe » - Berlin aura la présidence tournante à partir du 1er juin, c’est surtout le perfectionnement de l’union bancaire qui est en péril: « C’est avec prudence que l’establishment communautaire suit les évènements allemands. Le séisme arrive juste au moment où un renouvellement institutionnel et politique est en cour  en Europe. Le moment est délicat. Les diplomates à Bruxelles se demandent si les prochaines campagnes électorale pousseront la CDU à une attitude plus rigide pour prendre ses distances des Verts et tenter d’éviter une perte de voix à droite ou bien à des positions plus proches aux thématiques environnementales pour tenter de créer une nouvelle coalition avec les « grünen ». Selon Eric Maurice, représentant de la Fondation Schumann à Bruxelles ‘’je crains que dans cette phase, Berlin sera peu disposée à faire des avancées sur l’union bancaire’’ ».

ARTICLE, La Repubblica, S. Folli « L’instabilité à Berlin et celle à Rome » : « Les données de la production industrielle en chute libre suscite une sorte de parallèle entre les deux nations. Même sur le plan politique, nous assistons à une Allemagne instable qui n’est plus construite autour d’un centrisme démocrate-chrétien mais qui est lacérée par une fuite vers les extrêmes. A ce stade, la « grande coalition » semble tenir. Mais jusqu’à quand ? Cette question intéresse tous ceux qui estiment que Berlin soit essentielle au projet européen. Chose qui est par ailleurs vraie.  La faiblesse de notre principal partenaire peut être insoutenable pour une Italie renfermée dans son immobilisme et incapable de réagir aux données du PIB ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

11/02/2020

Jura : le candidat UDC à l'exécutif arrive troisième.

UDC.jpg

Suisse. Canton du Jura. Ce 10 févier 2020, le candidat UDC Romain Schaer est arrivé troisième lors du premier tour de l’élection partielle pour l’exécutif.

(https://www.jura.ch/fr/Autorites/Elections-2020/Accueil/E...)

L’AfD reçoit un don de 100.000 euros.

AfD.jpg

Allemagne. L’entrepreneur berlinois Christian Krawinkel donne 100.000 euros à l’AfD de Thuringe en précisant, à la suite des événements survenus lors de l’élection du ministre-président de Thuringe, qu’il le fait pour « plus de démocratie dans notre pays ».

Le chef de file des élus du parti post-communiste en Thuringe désire "documenter" les votes.

Allemagne. Thuringe. Le chef de file des élus du parti post-communiste die Linke au sein du Parlement de Thuringe, Madame Susanne Hennig-Wellsow, veut que le candidat de son parti lors des prochaines élections [à bulletin secret] pour le poste de ministre-président de Thuringe exclue les voix des élus de l’AfD, c’est pourquoi elle désire que les voix soient « documentées ».

(Madame Susanne Hennig-Wellsow s'était distinguée en jetant un bouquet de fleurs aux pieds du ministre-président de Thuringe :

http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2020/02/05/thu...)

Le Forum voor Democratie est opposé au CETA.

FvD.png

Pays-Bas. Le Forum voor Democratie de Thierry Baudet dénonce le fait que les partis établis tentent de faire avancer le traité de commerce CETA. Thierry Baudet estime que celui-ci va à l’encontre des intérêts néerlandais. Le Forum voor Démocratie est, en conséquence, opposé au CETA.

"Conte à Renzi : si tu veux, tu peux t’en aller."

M5S.jpg

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

Italie. Revue de presse.

La réforme de la prescription est également reprise en Une. La presse s’interroge notamment sur la pérennité du gouvernement après l’intention d’Italia Viva de vouloir déposer une motion de défiance contre le ministre A. Bonafede (M5S) : « Renzi menace une motion de défiance pour Bonafede » - ‘’Colère de Conte qui ne veut pas de chantages’’ (Corriere della Sera, Il Messaggero), « Italia Viva défie Bonafede » - ‘’Conte à Renzi : si tu veux, tu peux t’en aller’’ (La Stampa).

COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Pourquoi Renzi ne peut plus faire marche arrière » : « La politique industrielle s’écroule : il ne peut pas y avoir de plus terribles illustrations des derniers soubresauts d’une politique frénétique dans son immobilisme. Le gouvernement Conte II donne de plus en plus l’image d’un lent délitement. La mosaïque jaune-rouge perd ses morceaux, un peu plus chaque jour. Si Renzi, le protagoniste de cette affaire, devait décider de se plier ou de perdre la face, l’amendement au décret « milleproroghe » [fourre-tout] pourrait représenter une solution. Toutefois, la réalité est plus compliquée. L’escamotage trouvé par le Palais Chigi présente trop de risques. A commencer par le soupçon qu’il s’agisse d’une réforme anticonstitutionnelle et qui pourrait ainsi exposer le Président de la République, appelé à avaler ou rejeter une mesure contestée par les avocats et un bon nombre de la culture juridique. Voilà pourquoi Renzi n’a pas hésité à dire non à la réforme de la prescription. Quant à la motion de défiance sur le ministre de la Justice Bonafede, ce serait amoindrir les bases du gouvernement Conte II, car il ne s’agit pas d’un politique mineur, il est le chef délégation du M5S au gouvernement. Il est de plus en plus évident que quelqu’un finira par perdre la face ».

RETROSCENA (coulisses) La Stampa I. Lombardo « La tentation de Conte : ‘’s’il veut, qu’il s’en aille’’ » : « Conte n’est pas quelqu’un qui réagit avec impulsivité. Du coup, il a fait filtrer sa stupeur pour ne pas donner à Renzi l’impression d’être apeuré : « voyons ce qu’il va faire, s’il ne bluffe pas ». Au Palais Chigi, on est convaincu que l’ancien président du Conseil a surtout faim de visibilité. Les sondages ne lui sont pas favorables. Pour Conte, au lieu de vivre chaque jour dans l’anxiété d’un allié/ennemi, il serait préférable de s’en débarrasser. La tentation serait d’ouvrir la porte aux responsables de Forza Italia, prêt à soutenir le gouvernement au nom de la pérennité de la législature. Conte ne l’avouera jamais mais c’est ce que font filtrer l’entourage des ministres. Une réflexion sérieuse pourrait s’imposer. Surtout si le Quirinal fait filtrer son mécontentement à la veille des nominations des grandes entreprises publiques. Faire tout sauter serait de l’automutilation et Renzi n’aurait plus le temps de redevenir essentiel pour un autre exécutif ». 

ARTICLE La Stampa A. La Mattina « Affaire Gregoretti, Salvini pourrait miser sur le secours de Renzi » « Sur la vague du « garantisme » et de sa bataille contre la loi de Bonafede, M. Renzi pourrait faire voter ses sénateurs contre l’autorisation pour juger Salvini. Et si l’on ajoutait ses voix à celles de Forza Italia et de Frère d’Italie, le leader de la Ligue pourrait même se sauver. Mais Salvini ne croit pas en l’aide de Renzi. Mieux vaut suivre les conseils de l’avocate Bongiorno. Et au moment du vote, les sénateurs de la Ligue sortiront de l’hémicycle ». 

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Cremonesi : « La stratégie de la Ligue, vote au Sénat pour éviter le procès à Salvini » : « Pour qu’il soit adopté, le texte a besoin aussi des voix de Italia Viva. ‘’ J’ai hâte de regarder ce juge dans les yeux et lui expliquer que défendre les frontières étaient mon droit et mon devoir ‘’, affirme Salvini. Il peut tout accepter, sauf passer pour celui qui fuit son procès ‘’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

L'AfD porte plainte contre Angela Merkel.

AfD.jpg

Allemagne. La direction de l’AfD porte plainte contre la chancelière fédérale CDU Angela Merkel pour délit de coercition à l’encontre du ministre-président libéral FDP de Thuringe Kemmerich. Le co-président de l’AfD Jörg Meuthen estime être face à un cas clair d’abus allant à l’encontre de l’égalité des chances entre partis.

10/02/2020

En Thuringe, l'AfD donnée stable à 24 %.

AfD.jpg

Allemagne. Thuringe. Un sondage réalisé entre le 7 et le 10 février 2020 donne l'AfD stable. Les post-communistes de die Linke passent de 31 à 39 %. La CDU perd 8 points et les libéraux 1. Les sociaux-démocrates du SPD progressent de plus d'un point. Suite à l'élection du ministre-président de Thuringe, l'AfD n'a donc pas, ni perdu, ni gagné de voix.

T 1.png

Die Linke : post-communistes

AfD : patriotes

CDU : démocrates-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

Sonstige : autres

Alexander Gauland voit désormais une possibilité de rapprochement entre la CDU et l'AfD.

AfD.jpg

Allemagne. Le co-président des élus de l’AfD à la Chambre des députés Alexander Gauland salue le retrait annoncé d’Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU), la dauphine d’Angela Merkel, et voit désormais une possibilité de rapprochement entre les deux partis : « Sa politique à l’intérieur du parti d’exclusion à l’encontre de notre parti démocratique, elle n’a plus pu continuer à l’imposer. ». Il ajoute qu’elle a conduit la CDU dans le chaos.

Gauland 1.png

Alexander Gauland

"Les préoccupations de Salvini par rapport à la montée de Meloni."

M5S.jpg

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

Italie. Revue de presse.

ARTICLE La Repubblica, « Affaire Gregoretti, Salvini fait marche arrière, la Ligue désertera les votes au Sénat » : « L’avocate et sénatrice Giulia Bongiorno a réussi à convaincre tout le monde qu’un vote de la Ligue en faveur du procès pour séquestration serait une reconnaissance de responsabilité. Ainsi, Salvini a fait marche arrière et l’a fait savoir au chef de groupe de la Ligue au Sénat : les 60 sénateurs sortiront de l’hémicycle au moment du vote, laissant aux collègues du PD, d’Italia Viva, du M5S et de Leu la responsabilité du feu vert au procès. Dans la discussion qui s’ouvrira ce mercredi, Salvini prendra sans doute la parole. Il se défendra en tentant de démontrer l’implication du gouvernement et du Président du Conseil dans la décision de laisser au large les 131 migrants à bord du navire de la Garde côtière « Gregoretti ». En tout cas, Salvini sera jugé. Et le 27 février, la commission du Sénat devra se prononcer sur un fait analogue pour l’affaire Open Arms. Le cauchemar qui est en train de planer chez la Ligue est celui d’une série de condamnations pouvant faire déclencher le couperet de la loi Severino [l’inéligibilité, ndt.] sur le leader qui rêvait d’aller au Palais Chigi ».

ANALYSE La Repubblica I. Diamanti « La Ligue entre le Nord et le chef » : « En une dizaine d’année, la Ligue n’a pas seulement changé de leadership mais a également changé de stratégie et de message. Le « chef » a remplacé la référence au territoire. La Ligue se présente désormais comme un parti personnel : il a le visage et les mots de Salvini, qui retentissent sur tous les médias, des écrans aux réseaux sociaux. Mais même si elle s’est nationalisée, la Ligue a encore ses racines au Nord. Une autre chose a changé : son orientation politique. Elle est désormais nationale et de droite. Par ailleurs, le principal allié de Salvini en Europe est le Rassemblement National de Marine Le Pen. Il faut toutefois expliquer que Salvini récupère principalement les électeurs modérés de la droite. 37% des électeurs de la Ligue se placent au centre droit (sondage Demos de décembre 2019) et cela s’explique par le déclin de Berlusconi. La Ligue de Salvini a délaissé le territoire, la « Padanie » et a perdu ainsi l’identité. Le fédéralisme a été abandonné. Toutefois, Salvini a oublié que la « saison des chefs » a une durée limitée par rapport à l’histoire du territoire ».

RETROSCENA (Coulisses), La Stampa, A. La Mattina : « Les préoccupations de Salvini par rapport à la montée de Meloni : ‘’ Elle risque le syndrome Fini ‘’ » : « Depuis longtemps, Giorgia Meloni a compris qu’autour d’elle, l’opération ‘’ Fini en jupe ‘’ s’est mise en marche : être flattée par la télévision et la presse pour l’opposer à Salvini. La compétition pour le leadership est dans la nature de la politique et le leader de la Ligue voit le danger : ‘’ Le risque existe ‘’ a-t- il affirmé et il a ajouté avoir lu des entretiens dans l’Avvenire (quotidien proche des évêques et très critique à l’égard de l’ancien ministre de l’Intérieur) et dans certains journaux de gauche qui en font une femme d’Etat internationale. Salvini espère que le ‘’syndrome Fini‘’ n’atteindra pas Meloni et il met en évidence une série d’indices d’une évolution du leader de Fratelli d’Italia vers des formes excessives de compétition. Après les bons résultats de l’Emilie Romagne et de la Calabre, FdI veut atteindre, d’ici l’été, 15 % qu’AN (Alleanza Nazionale) avait en 1996. Salvini veut éviter l’affrontement frontal avec Meloni, il veut maintenir l’unité de la coalition et mise sur les voix modérées qui, jusqu’à ce moment, lui échappent dans les grandes villes. Le problème est que Meloni aussi va dans cette direction. Mais qu’est-ce qu’elle dit, Giorgia Meloni, du risque du ‘’syndrome Fini‘’ ? Elle a rassuré ses amis de la Ligue, en soulignant qu’elle ne se montera pas la tête, qu’elle ne fera pas la même erreur et tombera pas dans le piège. Elle a ajouté que Fini avait été manipulé par une certaine gauche sans le comprendre et que les femmes sont tout à fait différentes des hommes parce qu’elles ont les pieds sur terre ».

COMMENTAIRE, La Stampa, F. Perina : « Le défi inhabituel entre deux droites solides » : « La compétition entre Giorgia Meloni et Matteo Salvini est un inédit absolu dans l’histoire italienne qui n’a jamais eu deux droites assez solides pour rivaliser entre elles. Mais la considérer comme un duel pour remporter la primauté dans la coalition ce serait une erreur. Le véritable problème est tout autre et se réfère à la prochaine réforme proportionnelle dont une chose est parfaitement claire : quand on se présente aux élections seuls et on négocie les accords après le vote, il est possible (en fait c’est arrivé plusieurs fois) que le parti le plus petit gagne le poste de Premier ministre. La force électorale, dans le monde du système proportionnel, pèse. C’est l’origine de cet affrontement frontal et des craintes de Salvini : courir tout seul pour atteindre une majorité relative et devoir, après, laisser le gouvernement à quelqu’un d’autre. C’est le cauchemar de Salvini sans lequel il pourrait remporter une victoire totale au Nord en laissant le Sud à Meloni. Les alliances nécessaires du système majoritaire ont permis, jusqu’à maintenant, les accords mais, si l’on change de système, le vassal peut devenir souverain. Et c’est pour cette raison que le terrain de compétition entre les deux a soudainement changé et le défi entre Meloni et Salvini a maintenant pris des termes différents, en devenant un jeu d’intelligence qui les poussent vers un repositionnement au centre, pour récupérer les modérés. C’est un jeu que les deux doivent forcement jouer, même s’ils ne l’aiment pas ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Sigmard Gabriel pronostique une fin avant terme du gouvernement fédéral et de nouvelles élections.

Allemagne. Suite au retrait de la dauphine de Merkel AKK, l’ancien chef du parti social-démocrate SPD Sigmar Gabriel pronostique une fin avant terme du gouvernement fédéral CDU-CSU-SPD et de nouvelles élections. Il estime que cette démission d’AKK est une conséquence logique des événements de Thuringe dont la CDU sort divisée.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2020/02/10/la-...)

La dauphine de Merkel tombe !

Allemagne. La présidente de la CDU Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK) ne sera pas candidate à la chancellerie et quittera la présidence de la CDU. Elle l’a annoncé à la direction de son parti c lundi 10 février 2020.

Elle explique qu’il existe une relation pas claire entre une partie de la CDU avec les patriotes de l’AfD et les postcommunistes de die Linke.

AKK 2.jpg

AKK

09/02/2020

Andreas Kalbitz à propos de l'élection du ministre-président de Thuringe.

AfD.jpg

Allemagne. Le chef de file de l’AfD au Brandebourg Andreas Kalbitz déclare que, depuis 1989 [époque de la chute du communisme], les habitants de Thuringe n’ont pas vu un tel mépris pour la démocratie de la part de hauts représentants politiques.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2020/02/08/tho...)

Le vice-chef de la CDU de Saxe-Anhalt n’y exclut pas un gouvernement minoritaire soutenu par l’AfD.

Allemagne. Saxe-Anhalt. Le vice-chef de la CDU de Saxe-Anhalt n’y exclut pas un gouvernement minoritaire en 2021 soutenu de l'extérieur par l’AfD. Il ajoute qu’on ne peut pas heurter 25 % des électeurs et que le sommet du parti dans sa tour d’ivoire doit le comprendre.

Le président du FDP déclare qu’il a sous-estimé le manque de scrupules de l’AfD.

Allemagne. Le président fédéral du parti libéral FDP Christian Lindner déclare qu’il a sous-estimé le manque de scrupules de l’AfD dans le cadre de hautes fonctions d’État lors de l’élection du ministre-président de Thuringe.

Angela Merkel aurait fait pression sur le FDP pour que Kemmerich démissionne.

Allemagne. Selon l'ancien dirigeant de l'Office de protection de la Constitution Hans-Georg Maaßen, des voix issues du parti libéral FDP disent que Merkel a fait pression sur le FDP pour obtenir le départ du ministre-président FDP Kemmerich, en menaçant de mettre fin à des coalitions avec le FDP dans d'autres États d’Allemagne.

08/02/2020

Malgré sa démission du poste de ministre-président, Kemmerich reste ministre-président faisant fonction.

Allemagne. Thuringe. Selon la législation, le ministre-président libéral FDP de Thuringe Kemmerich reste, malgré sa démission du poste de ministre-président, ministre-président faisant fonction jusqu’à l’élection d’un nouveau ministre-président.

T 1.png

La démission de Kemmerich est arrivée chez la présidente du Parlement de Thuringe.

Allemagne. Thuringe. La déclaration de retrait du ministre-président libéral FDP Kemmerich est arrivée chez la présidente du Parlement de Thuringe.

Décisions de la coalition fédérale CDU-CSU-SPD à propos de la Thuringe.

Allemagne. La coalition fédérale CDU-CSU-SPD a imposé à Kemmerich de quitter immédiatement sa fonction de ministre-président de Thuringe, désire l'élection d'un nouveau ministre-président de Thuringe + de nouvelles élections en Thuringe.

Dorothee Bär prétend qu’elle avait twitté par erreur.

CSU.jpg

Allemagne. Le ministre de la Digitalisation CSU de Bavière Madame Dorothee Bär avait félicité Kemmerich sur Twitter après son élection au poste de ministre-président de Thuringe avec les voix de l'AfD, puis avait effacé son Tweet. Elle prétend qu’elle avait twitté par erreur.

Dorothee Bär.png

Dorothee Bär

Conséquences de la démission du ministre-président de Thuringe Kemmerich.

Allemagne. Thuringe. Suite à la démission du libéral FDP Kemmerich, des élections ne peuvent plus être décrétées suite à une question de confiance posée au Parlement, mais seulement par une majorité des 2/3 au Parlement. Le Parlement peut cependant élire un nouveau président.

La coalition fédérale CDU-CDU-SPD demande des élections immédiates en Thuringe.

Allemagne. La coalition fédérale CDU-CDU-SPD demande des élections immédiates en Thuringe.

Le retrait du ministre libéral FDP Kemmerich en 4 jours.

Allemagne. Thuringe. Le retrait du ministre libéral FDP Kemmerich en 4 jours :

Jour 1 : se laisser élire avec les voix de l’AfD, accepter le poste et le soir défendre sa position à la TV

Jour 2 : annoncer son retrait

Jour 3 : déclarer que le retrait immédiat n’a pas été présenté

Jour 4 : retrait immédiat

Thomas Kemmerich démissionne.

Allemagne. Thuringe. Le ministre-président libéral FDP Thomas Kemmerich annonce, ce samedi après-midi, son retrait immédiat de son poste. Il reversera les indemnités perçues dans cette fonction à l'Etat.

07/02/2020

Björn Höcke à propos des élections en Thuringe.

AfD.jpg

Allemagne. Le chef de file de l’AfD en Thuringe Björn Höcke écrit que la chancelière Merkel montre, par son intervention dans la formation du gouvernement de Thuringe, une conception problématique de la démocratie : « Quand les élections ne sont plus décisives, mais sont corrigibles, nous ne vivons plus encore que dans une simulation de démocratie. »