Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/07/2022

"Les ouvriers sont plus proches de la Ligue, les travailleurs indépendants plus proches de Fratelli d’Italia."

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

M5S.jpg

Italie. Revue de presse.

L’annonce de l’interruption de la fourniture de gaz depuis le gazoduc Nord Stream 1 par le Kremlin, ainsi que le plan italien pour faire face à la pénurie énergétique à partir de l’automne, font les gros titres de la presse italienne. Les commentaires soulignent la nécessité d’adopter des mesures de sobriété énergétique ainsi qu’un fonds pour aider les ménages et les entreprises : « Gaz russe, le risque d’une interruption totale » - L’alerte pour l’interruption des fournitures se répand en Europe, aujourd’hui le gazoduc Nord Stream 1 s’arrête. Paris et Berlin préviennent : il faut se préparer au pire. L’Italie mise sur le charbon et sur les économies de chauffage (La Repubblica), « Gaz, voici le plan d’austérité » - Le gouvernement prévoit des interventions graduelles sur la base des exigences énergétiques allant de la baisse du chauffage à la limitation nocturne de la fourniture d’électricité (Il Messaggero). Les tensions au sein de la majorité sur les sujets économiques, et notamment l’annonce du M5S de ne pas voter le décret sur les aides économiques au Sénat si le gouvernement ne devait pas donner des assurances sur le maintien du revenu de citoyenneté, sont aussi largement citées: « L’emploi et Conte, les deux épines pour Draghi » - La rencontre avec les syndicats est prévue pour demain, le Président du Conseil proposera un fonds pour les salaires et lance un ultimatum au M5S : s’ils quittent la salle lors du vote au Sénat, j’irai au Quirinal pour démissionner (La Stampa), « Charges salariales, une première baisse est prévue » - Les revenus les plus bas seront prioritaires et pourraient bénéficier d’un allègement fiscal. (Il Messaggero), « Selon le Corriere, les vrais problèmes viendraient du bonus pour la rénovation énergétique des habitations et du revenu de citoyenneté » (Fatto Quotidiano).

ARTICLE, La Repubblica, T. Mastrobuoni « Face à l’interruption de la fourniture du gaz, l’Europe prépare les rationnements » : « Le gazoduc qui assure la fourniture énergétique pour 26 millions de familles européennes restera fermé. L’explication officielle fournie par les Russes fait état de travaux de maintenance. La guerre de la Russie contre l’Ukraine s’enrichit d’une stratégie élaborée par le Kremlin pour augmenter la pression sur l’Europe. Si Poutine devait fermer complètement les robinets, l’Europe devrait alors se préparer à réduire ses consommations à hauteur de 15%. Poutine est en train de lentement étrangler le Continent. Berlin ne se fait pas d’illusion sur la réalité d’une reprise des fournitures dès le 21 juillet. Le ministre de l’économie R. Habeck l’a dit clairement : ‘’il faut se préparer au pire’’. Son homologue français, B. Le Maire, a expliqué que la nationalisation du colosse énergétique EDF servira, justement, à agir plus rapidement face à une crise qui risque de devenir ‘’un problème considérable, l’interruption totale de la fourniture de gaz [étant] le scénario le plus probable’’. Les mois qui nous séparent d’un hiver qui s’annonce rigoureux sont cruciaux, notamment du point de vue des provisions. En Italie, le secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil, R. Garofali, lance l’alarme sur une ‘’crise énergétique très grave’’ pouvant générer des ‘’risques très élevés pour l’hiver’’. L’Italie est en train d’accumuler rapidement les réserves : ‘’nous avons 16 milliards de mètres cubes de stock face aux 70% que nous consommons. Nous devons arriver à 90% avant le début de l’automne’’. »

ARTICLE, La Repubblica, R. Castelletti « Les jumelages de Poutine, l’argent des villes russes pour la reconstruction » : « Le président russe, en personne, a conçu un système de « parrainage » pour le Donbass. Un jumelage entre régions russes et villes ukrainiennes sous le contrôle de l'armée russe qui s'avère être un système de « mécénat » pour financer la reconstruction et fidéliser la nouvelle administration favorable au Kremlin. Si « au début, le mécénat était volontaire, aujourd'hui il est semi-obligatoire », a expliqué une source de l'administration Poutine à Meduza, un média russe basé à Riga. C’est « un moyen d'attirer l'attention du président et de faire preuve d'enthousiasme et de loyauté ». Ainsi, le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Aleksandr Beglov, a proposé de reconstruire Marioupol, dans l'espoir de s'attirer les faveurs du chef du Kremlin. Alors que le programme ne couvre que le Donbass et exclut pour l'instant les zones occupées par les Russes dans les régions de Kharkiv, Kherson et Zaporizhzhia, il reste tout de même très onéreux. Les régions russes devront non seulement construire des logements, des routes et des écoles dans l'est de l'Ukraine, mais aussi envoyer de la main-d'œuvre aux fonctionnaires pour mettre en place des administrations fidèles au Kremlin. »

ARTICLE, La Repubblica, L. Pagni « Voici le plan italien : les réverbères éteints et deux degrés de moins dans les habitations» - voici le plan si Moscou devait fermer les gazoducs. L’étau se resserrera aussi sur les entreprises : « Des trois niveaux d’alerte prévus, l’Italie se situe, à ce stade, au premier. Toutefois, si la Russie devait suspendre de manière définitive les fournitures de gaz envoyées à l’UE, le gouvernement italien serait contraint de déclencher la phase d’urgence. Le plan prévoit une série d’interventions allant du ‘’rationnement’’ du gaz pour les entreprises énergivores (celles du ciment, de l’acier et celles produisant les vitrocéramiques) à une utilisation plus soutenue des centrales à charbon pour la production de l’électricité. Une politique d’austérité en matière de consommation serait également mise en place prévoyant une baisse du chauffage et des économies sur l’éclairage public. Les centrales à charbon ont déjà été mises en marche et couvrent actuellement 8% de la demande énergétique, soit quasiment le double par rapport aux années précédentes. Le gouvernement, par le biais de sa participation au capital d’ENI, s’est déjà assuré une série de fournitures alternatives. Cependant, cela pourrait ne pas suffire, raison pour laquelle le plan d’urgence prévoit une réduction sensible des consommations. L’austérité a déjà commencé : le chauffage, dans les bureaux publics, ne devra pas dépasser 19°C en hiver et la climatisation, 27°C, en été. L’exécutif est prêt à étendre ces mesures au secteur privé.  »

COULISSES, Il Corriere della Sera, M. Guerzoni : « La ligne de Draghi : sans le soutien du M5S, ce gouvernement ne sera plus » : « Les « réponses claires » que G. Conte attend, et qu’il fixe comme condition au maintien du M5S dans le gouvernement, devraient être données prochainement. En effet, la plupart des 9 points évoqués dans la lettre du dirigeant 5 Etoiles ‘’font partie de l’agenda du gouvernement’’. Toutefois, Draghi ne veut pas se laisser embarquer par la dynamique des ultimatums car cela donnerait l’impression que le gouvernement est prisonnier du chantage des partis. Une autre entrevue entre Draghi et Conte serait prévue d’ici jeudi. Ce qui compte pour Draghi, c’est l’aspect concret des mesures et leur adoption au vu de l’urgence imposée par la guerre et la pandémie. La semaine sera cruciale : une majorité déjà fissurée pourrait enclencher une crise de gouvernement, si les 5 Etoiles décidaient de retirer les trois ministres restés après la sécession de Di Maio. Contrairement à la Chambre, le vote du décret comprenant tous les points (y compris celui de l’incinérateur) se fera, au Sénat, lors d’un scrutin unique. Les 5 Etoiles pourraient déserter la salle. Ce serait un geste plein de conséquences. Toutefois, le Palais Chigi ne veut pas s’inquiéter et préfère expliciter l’importance d’adopter un décret allouant 23 milliards d’aides aux ménages et aux entreprises. Sans les 62 sénateurs du Mouvement, la confiance sera tout de même obtenue grâce aux voix des parlementaires qui ont suivi Di Maio – à condition que les partisans de Conte n’utilisent pas ce précédent pour affirmer que le gouvernement pourrait aller de l’avant sans eux. Sur ce point, Draghi ne veut pas transiger : c’est la raison pour laquelle il a déclaré que ‘’sans les 5 Etoiles ce gouvernement n’existe pas’’. Le Mouvement devra alors assumer la responsabilité de laisser un pays sans gouvernement dans un moment aussi difficile. »

PREMIER PLAN, La Repubblica, de S. Mattera, « Plus de 10 milliards d’euros mobilisés pour les salaires et les taxes ; le gouvernement compte sur des recettes supplémentaires imprévues » : « Le gouvernement italien devrait proposer un décret ‘’conséquent’’ d’ici la fin du mois de juillet afin de limiter les effets de l’inflation sur les familles et les entreprises. Une nouvelle réduction des taxes sur l’essence et une intervention sur les salaires sont attendues. Le gouvernement peut déjà compter sur 8 milliards de recettes supplémentaires par rapport à ce qui était initialement prévu, grâce à la dynamique positive du début d’année. Le financement de ce décret estival pourrait même aller au-delà des 10 milliards prévus, si les résultats du PIB (attendus dans les prochains jours) étaient effectivement meilleurs que prévu. Draghi recevra demain les représentants syndicaux pour discuter la question des salaires, à la lumière des dernières données sur l’augmentation de la pauvreté, y compris chez les travailleurs. Le gouvernement est déterminé à mener une action coordonnée pour soutenir le pouvoir d’achat grâce aux différents leviers à sa disposition : salaire minimum, charges sociales, revenu de citoyenneté, mesures pour encourager la natalité. Il faudra assurer la médiation entre les partenaires sociaux et une majorité de plus en plus divisée sur ces différents thèmes. Le ministre du Travail, Andrea Orlando, propose que les salaires minimums soient fixés au niveau des conventions collectives négociées par les syndicats. La proposition devrait rencontrer moins d’obstacles que celle des 5 Etoiles qui prévoit un tarif horaire à 9€. Pour le PD, la réduction des charges sociales doit, par ailleurs, permettre de dégager une mensualité supplémentaire pour les revenus bas et moyens. Une partie des mesures est attendue dès la fin du mois, notamment sur les prix de l’énergie et la hausse des factures. Le décret pourrait être plus ambitieux encore, tout dépendra de la croissance. » 

ARTICLE, La Repubblica, E. Lauria : « Les craintes de Salvini sur les élections de 2023 : “Ils pourraient travailler à un nouveau gouvernement technique” » : « Alors que l’on attend de découvrir les réactions du M5S sur le décret-loi sur les aides, le chef de la Ligue décide de faire monter la pression. S’il demande, avant tout d’instaurer une paix fiscale, la liste des requêtes adressées au gouvernement est encore longue : « D’ici la fin de l’année, déclare Salvini, nous devons dépasser l’injuste loi Fornero (…), puis mettre en place en une compensation efficace pour les professionnels libéraux, et avancer sur l’autonomie régionale, à laquelle il ne manque que le feu vert de Draghi. Dans un contexte de crise, je suis d’avis que prendre des mesures anti-libérales, comme limiter le paiement en liquide ou obliger à utiliser la carte de crédit, n’a pas de sens. » Comme annoncé, Salvini est prêt à livrer bataille contre le cannabis et le Jus scholae. Le leader de la Ligue dit qu’ « il y a, dans le parti, une intolérance croissante à l’égard de l’attitude de la gauche, mais aussi vis-à-vis de certains retards du gouvernement ». Elever la voix sert à empêcher Conte de monopoliser l’espace médiatique ainsi qu’à apaiser certains mécontentements internes après la défaite de la Ligue aux élections locales. Un groupe de militants de la vieille Ligue du Nord a lancé une bataille pour « décongeler » le parti et lui rendre une fonction politique, en l’utilisant comme un outil pour revenir à la ligne initiale des Lombards (mot d’ordre : autonomie) et en le relançant dans les compétitions électorales. » 

SONDAGE, Corriere della Sera, de N. Pagnoncelli, « Les ouvriers sont plus proches de la Ligue, les travailleurs indépendants plus proches de Fratelli d’Italia et le PD l’emporte auprès des employés » : « On observe aujourd’hui de profonds changements dans les tendances politiques des différentes catégories sociales. Les partis doivent prendre acte des mutations de leur électorat et on perçoit la difficulté à formuler des propositions et à mettre en place une stratégie de communication efficace. Le profil-type de l’électeur du Parti démocrate est un homme de plus de 50 ans, au niveau d’éducation élevé et aux revenus économiques moyens voire élevés. Un tiers de l’électorat démocrate est retraité, et les employés et les cadres sont plus nombreux que la moyenne alors que les ouvriers ou les chômeurs sont sous-représentés. Parmi les électeurs de Fratelli d’Italia, les hommes sont, là aussi, plus nombreux et les tranches d’âges centrales prévalent (entre 35 et 64 ans), le niveau d’éducation est légèrement plus élevé que la moyenne nationale et 35% des électeurs sont issus des classes moyennes, essentiellement des employés ou des travailleurs indépendants. Si les classes dirigeantes votent à 24,2% pour le PD, Fratelli d’Italia n’est pas très loin derrière avec 22,5% de leur suffrage, suivi par la Ligue et Forza Italia. Auprès des ouvriers, traditionnellement de gauche, c’est désormais la Ligue qui remporte le plus d’adhésion avec 23,1%, suivi de Fratelli d’Italia puis du M5S.  Chez les plus jeunes, 18-35 ans, le PD est en tête mais l’écart entre les partis est très réduit. L’abstention, qui atteint 42,5%, devenant ainsi le ‘’premier parti’’, concerne les personnes aux revenus économiques les plus bas (ou moyens), les femmes au foyer, les plus de 65 ans, la population du sud de l’Italie, les chômeurs et les personnes ayant fait moins d’études. Le facteur économique apparait donc déterminant pour l’abstention dans la mesure où les catégories les plus fragiles renoncent souvent à leurs droits de vote, après plus de 30 ans de politique italienne où se sont succédé toutes les formules de coalition et toutes les forces possibles. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

10/07/2022

Article-reportage de Lionel Baland sur le poète Stefan George qui a inspiré Claus von Stauffenberg.

EL.png

Allemagne. Article-reportage sur le poète Stefan George :

https://eurolibertes.com/histoire/sur-les-traces-de-stefa...

1 - Büdesheim, maison natale de Stefan George.jpg

La maison natale de Stefan George à Büdesheim

2 - Büdesheim, maison du grand-oncle de Stefan George.jpg

La maison du grand-oncle de Stefan George à Büdesheim

3 - Bingen, rue Stefan George.jpg

La rue Stefan George à Bingen

4 - Bingen, plaque à l'endroit où se trouvait la maison au sein de laquelle Stefan George a passé sa jeunesse.jpg

La plaque apposée à Bingen à l'endroit où se trouvait la maison qui a abrité Stefan George lors de sa jeunesse. Elle a été détruite pendant la guerre.

5 - Bingen, bâtiment qui accueille le musée  Stefan George.jpg

La statue de Stefan George devant la maison qui abrite le musée qui lui est consacré.

6 - Bingen, monument de Stefan George.jpg

La statue de Stefan George

7 - Bingen, dans l'entrée du musée Stefan George.jpg

L'entrée du musée Stefan George

8 - Vue sur le Rhin,  près de Bingen.jpg

Le Rhin vu depuis un endroit situé près de Bingen.

L'AUR organise une caravane en Moldavie.

AUR.jpg

Roumanie et Moldavie. Le parti roumain AUR organise, du 11 au 20 juillet 2022, un tour de Moldavie, sous la dénomination « Ce que veulent les Roumains. »

AUR 1.jpeg

09/07/2022

Pays-Bas : le gouvernement désire forcer les municipalités à accueillir plus de demandeurs d'asile.

PVV.jpg

Pays-Bas. Le dirigeant du PVV Geert Wilders dénonce le fait que le gouvernement néerlandais désire forcer les municipalités à accueillir plus de demandeurs d’asile, alors que l’argent nécessaire à cela pourrait servir, selon Geert Wilders, à améliorer le pouvoir d’achat des Néerlandais.

(https://www.rtlnieuws.nl/nieuws/politiek/artikel/5319978/...)

08/07/2022

"L’idée de Conte serait de quitter le gouvernement en septembre."

M5S.jpg

Ligue.jpg

Italie. Revue de presse. 

La presse italienne titre largement sur la démission du Premier ministre britannique Boris Johnson et souligne les motifs invoqués dans son discours de départ, fustigeant une campagne médiatique qui lui aurait été défavorable :  « Johnson, l’heure de la reddition » - Scandales et mensonges, le Premier ministre présente sa démission mais reste à Downing Street, c’est le chaos (Corriere della Sera), « Boris Johnson, le Premier ministre populiste tombe » - La base des conservateurs mise sur Wallace pour le remplacer (La Repubblica), « Johnson reste seul : je donne ma démission » (Il Messaggero). Les tensions au sein du gouvernement italien à l’occasion du vote sur le décret accordant des aides économiques afin de contrer la flambée des prix énergétiques est également citée. Les commentaires soulignent la possibilité qu’une partie des sénateurs 5 Etoiles, les plus orthodoxes, puissent voter contre le décret après  les nombreuses défection hier à la Chambre : « Le M5S vote le décret sur les aides à la Chambre : nous verrons par la suite » (Corriere della Sera), « Le vote de confiance passe à la Chambre mais c’est l’inconnue du vote 5 Etoiles qui pèsera  au Sénat » (La Repubblica), « Le M5S ne veut pas voter la confiance au Sénat » - Draghi vacille. Jeudi, ce sera le « jour J » du Président du Conseil (Fatto Quotidiano). 

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco « Un « effet domino » populiste de fin mandature » : « La conviction générale est que tôt ou tard, le leader du Mouvement 5 étoiles sera contraint par sa composante la plus extrémiste de rompre avec la majorité. D'autre part, la lecture que fait le Mouvement de l’entretien avec le Président du Conseil est si discordante qu'elle justifie toute issue. Ce qui est décrit comme un puissant désir de sortir de l'exécutif est, en réalité, freiné pour l'instant. Hier, la Chambre, y compris les 5 Étoiles, a voté la confiance pour le décret contenant 23 milliards d'euros pour soutenir les entreprises et les familles. La crainte d'être montré du doigt comme les trouble-fêtes d'un gouvernement Draghi considéré comme le dernier recours, avant que l'Europe n'exige pas une facture pour notre dette publique, a pesé lourd. En outre, les représentants les plus avertis du M5S savent qu'une rupture avec le Palais Chigi conduirait presque par inertie à la fin de tout simulacre d'alliance avec le Pd d'Enrico Letta ; et donc à une nouvelle réduction des sièges disponibles. Hier, le ministre de la Ligue Giancarlo Giorgetti, à la question si il était possible d’aller de l’avant sans le soutien du M5S, a répondu ‘’il faut le demander à Draghi’’, puis il a ajouté que les 5 Etoiles pourraient sortir ‘’exactement pour les mêmes raisons que la Ligue reste. Et vice-versa’’. Il s’agit de variables qui proposent à nouveau la possibilité d’un « domino populiste » en fin de mandature, dans le désir d’arrêter l’hémorragie de leur électorat. » 

RETROSCENA (coulisses), La Repubblica, T. Ciriaco « L’idée de Conte serait de quitter le gouvernement en septembre, mais Mattarella ne veut pas d’imprévus et l’hypothèse d’un Draghi-bis n’est plus un tabou » : « Si l’on voulait aller voter début octobre, il faudrait dissoudre les Chambres avant le 3 aout. C’est un scénario qui préoccupe Draghi, qui se verrait prisonnier au Palais Chigi alors que sa majorité s’effrite petit à petit. Salvini pourrait suivre l’exemple de Conte et les populistes se retrouveraient tous dans l’opposition. A vrai dire, Conte songerait à sortir de la majorité plutôt en septembre, au moment où le spectre d’élections anticipées serait évité. Conte pourrait prendre comme prétexte un sujet social, évitant ainsi de passer pour un irresponsable, lui qui a passé trente mois au Palais Chigi. Mario Draghi est disposé à faire des concessions, notamment sur le front social, mais il est conscient du fait que les chausse-trappes posés par les 5 Etoiles ne font que commencer et pourraient se reproduire au moment où il faudra adopter le 4e décret sur l’envoi d’armes à Kiev. Draghi l’a répété à plusieurs reprises : je reste si je suis mis en condition de gouverner. Il est conscient du fait que les défis de l’automne, allant de la guerre à l’inflation, en passant par la pandémie et le Plan de relance, nécessitent une unité de vues. Draghi sait qu’il est considéré comme le garant de la stabilité par Washington et par Bruxelles. Il connait par cœur le réseau de protection qui serait activé afin d’éviter des sauts dans l’inconnu ou des accélérations électorales. Enrico Letta a dit hier ‘’si les 5 Etoiles devaient sortir de la majorité, il faudrait alors évaluer l‘hypothèse d’un Draghi-bis.’’ Et le Quirinal serait prêt à soutenir cette idée. Un Draghi-bis représente aussi le rêve secret du M5S. Il est probable qu’en cas de crise, Mattarella invite l’ancien banquier de la BCE à sonder l’existence d’une majorité. Les conditions sont réunies. Cela a toujours représenté la boussole du Chef de l’Etat : vérifier cette possibilité auprès du Parlement. Il faut voir maintenant si Mattarella pourra convaincre Draghi de rester au Palais Chigi. C’est une possibilité qui sera évaluée ensemble. C’est du moins le raisonnement qui se fait au Palais du Quirinal. »

ARTICLE, Corriere della Sera, F. Verderami « Le Palais Chigi s’inquiète sur l'autre front. Les revendications de la Ligue pèsent sur les comptes » :« Il y a deux écoles de pensée au sein du Conseil des ministres. La première théorise que Draghi travaille pour être son propre successeur lors de la prochaine législature ; la seconde que Draghi veut écourter son séjour au Palais Chigi. La discussion au sein de l'exécutif s'est enflammée suite à la scission entre de Di Maio et le Mouvement 5 étoiles. Cependant, la cause de cette agitation est liée à d'autres facteurs : au fil des sondages qui soulignent une baisse de popularité de certains partis, ceux-ci ressentent le besoin de se différencier. Le Président du Conseil, après sa rencontre avec Conte, est convaincu qu'il peut parvenir à un accord avec le Mouvement 5 Etoiles sur certaines des questions soulevées. Il s'inquiète en revanche des projets proposés par la Ligue, qui, dans leur ensemble, auraient un lourd impact économique. Le paradoxe est qu'alors que le M5S menace d'une rupture immédiate avec le Palais Chigi, la Ligue se contente pour l'instant, de l'assiéger avec de propositions. Salvini n'a aucun intérêt à faciliter la situation pour Letta, qui est mis en difficulté par les manœuvres de Conte et donc incapable de construire une alliance de centre-gauche compétitive. Mais il finit ainsi indirectement par corroborer la thèse de ceux qui pensent que Draghi se prépare à faire ses adieux. Impossible d'en avoir la preuve, mais avant-hier, le ministre Franceschini a demandé à ses services de vérifier si les députés avaient déjà liquidé leur pension, dernier obstacle à un vote anticipé. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

07/07/2022

Ongehoord Nederland TV reçoit une amende de 93 000 €, suite à la diffusion d'une interview de Filip Dewinter.

VB.jpg

Pays-Bas et Belgique (Flandre). Le diffuseur indépendant néerlandais Ongehoord Nederland TV reçoit une amende de 93 000 €, pour « violation du code journalistique », suite à la diffusion d'un entretien avec Filip Dewinter (Belgique) à propos du Grand Remplacement.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2022/06/30/les...)

"Le M5S se donne jusqu’à la fin juillet pour décider s'il restera dans la majorité."

M5S.jpg

Ligue.jpg

Italie. Revue de presse. 

La presse italienne titre largement sur la « trêve » dans la crise politique qui agite la majorité, après la rencontre entre le Président du Conseil M. Draghi et le dirigeant du M5S G. Conte qui menaçait de quitter la coalition. Pour plusieurs journaux,  « la crise est reportée », le M5S se donnant jusqu’à la fin juillet pour décider s'il restera dans la majorité en fonction des « signes » adressés par le président du Conseil, notamment sur le revenu de citoyenneté, réforme phare des 5 Etoiles. « Conte reporte la rupture » - Le dirigeant 5 Etoiles dresse une liste de neuf mesures à réaliser et réclame un changement de cap. Draghi se dit prêt à discuter mais n’acceptera pas qu’on lui dicte ses conditions. Le mécontentement règne dans le Mouvement (Corriere della Sera), « Une toute petite entente » - L’entrevue Conte-Draghi ne donne pas de résultats concrets. Le gouvernement décide d’engager la confiance sur le décret sur les aides économiques. La Ligue est en ébullition (La Repubblica), « La trêve de Conte divise le M5S » - Conte remet une liste d’objectifs à Draghi mais les élus 5 Etoiles penchent pour sortir de la majorité (La Stampa), « Des réponses sont attendues d’ici la fin de juillet » - Mais la communauté du M5S se considère déjà dans l’opposition (Fatto Quotidiano). Les tensions internes autour de Boris Johnson au Royaume-Uni, après le départ de plusieurs ministres et conseillers, sont aussi citées avec large couverture photographique en Une. 

COULISSSES, Corriere della Sera, de M. Guerzoni, « Draghi veut sauver cette majorité ; il est ouvert au dialogue sur le revenu de citoyenneté et le superbonus » : « Lors de la rencontre d’hier avec Mario Draghi, Giuseppe Conte a exprimé son mécontentement et exigé des réponses à ses propositions, mais sans pour autant rompre avec le gouvernement. Pour le Président du Conseil c’est bien l’important. ‘’Ca s’est bien passé’’ estime-t-il à l’issue de l’entretien au cours duquel il a voulu se montrer à l’écoute des revendications présentées point par point par Conte, et ouvert au dialogue afin de mitiger l’âpreté du leader 5 Etoiles. D’abord, il a une nouvelle fois dû démentir avoir demandé à Beppe Grillo de se défaire de lui, et la question serait désormais close. Sur les mesures proposées par le M5S, Draghi se veut pragmatique, il souhaite que le gouvernement dure. Il s’est dit prêt à les prendre toutes en considération - avec un seul bémol sur la question des impayés fiscaux - peut-être même d’ici la fin du mois. Mais attention, la majorité est large et il est attentif à ne pas éveiller les jalousies ou les appétits d’autres partis, en particulier de la Ligue qui menace aussi de se rebeller. Son objectif est donc de sauver la majorité, cette majorité-là, et il le partage avec Sergio Mattarella. Malgré le nombre confortable de députés au Parlement, Draghi a été clair : ‘’Sans le 5 Etoiles, ce gouvernement prendra fin’’. L’objectif est de diluer la crise au moins jusqu’en septembre, après quoi le M5S pourrait céder à la tentation de se présenter aux élections en Sicile ‘’les mains libres’’, comme parti d’opposition. Draghi a confirmé son intention de trouver une solution concernant le Superbonus en amendant le projet qui ‘’ne fonctionne pas en l’état’’. Sur le revenu de citoyenneté aussi Draghi semble disposer à faire des concessions au M5S. En revanche, Conte a surpris Draghi en ne mentionnant pas la question de l’envoi d’armes à l’Ukraine parmi les points soulevés. Mais le plus déstabilisant reste la variation incessante du ton adopté par Conte, qui continue à osciller entre conciliant et belliqueux même après l’entrevue d’hier. »

COULISSES, La Repubblica, T. Ciriaco « Personne ne nous écoute », La colère de l'avocat assiégé par les faucons » : « "La ligne du Conseil national est de rester dans le gouvernement, Président. Cependant...".Pause. "Mais Di Maio m'attaque et le palais Chigi laisse faire“. “Mais les réunions de consultation des représentants des partis ont disparu et elles doivent reprendre, sinon le Mouvement n'a pas de ministres qui participent à la décision. Cingolani est un technicien, il ne nous parle pas. On ne connait même pas l'heure du Conseil des ministres deux heures avant sa convocation...". Les revendications de Conte à Draghi laissent un sentiment étrange. N’avait-on pas parlé d'une éventuelle crise ? Draghi comprend que l'ultimatum redouté n’est plus. L'ancien banquier tend la main : "Il y a matière à trouver un point d'accord, à travailler dans la même direction“. Pour la deuxième fois en une semaine, Conte menace de catastrophe alors que le premier ministre est en mission à l'étranger. D'abord Madrid, maintenant Ankara : cela devient une habitude. Mais Draghi s’interroge : s'il ne veut pas de rupture, quel point de chute a-t-il en tête ? Cette histoire cache en fait une blessure brûlante : la scission de Di Maio.  Draghi observe Conte qui se plaint du ministre des affaires étrangères. "Il m'attaque, dit que je ne suis pas atlantiste, prétend des choses qui n'existent pas.“ Draghi rassure : "Nous ne pouvons pas penser à gouverner sans une force aussi importante que le Mouvement". “Nous voulons une nouvelle répartition des tranches d'imposition, Président“. Et Draghi : "Très bien, nous y travaillons, nous avons convoqué les partenaires sociaux pour cela aussi". Sur le superbonus, “Ce n'est pas facile, mais on peut trouver une solution", répond-il. Mais les faucons du M5S rodent : « Draghi doit nous donner de bonnes raisons de rester ». Heureusement qu’il n’a pas de voyage à l’étranger prévu prochainement ». 

ARTICLE, La Repubblica, G.Vitale « C'est le coup de froid entre le PD et le Mouvement 5 Etoiles. Conte : « De la loyauté, mais pas du suivisme ». Et le malaise monte chez les démocrates » : « Le Secrétaire du Parti Démocrate, Enrico Letta, demande à ses collaborateurs de ne pas hausser le ton, mais l'irritation se répand. Alors que Conte venait d'annoncer qu'il était prêt à dialoguer avec Draghi, la grande crainte ressentie en début de matinée a laissé la place à un arrière-goût amer d'embarras et d'agacement face à un allié « en proie à des convulsions qui ne s'arrêteront certainement pas là ». Ce n'est plus seulement l'exécutif qui est en danger maintenant, mais aussi l’alliance entre le Parti Démocrate et le Mouvement 5 Etoiles qui risque l'implosion. Plus personne ne fait confiance à personne, nous sommes dépendants des « caprices » des membres du Mouvement 5 Etoiles. « Nous devons au contraire faire preuve de plus de détermination : même au prix de la rupture d'une alliance qui commence à montrer toutes ses contradictions ». Un dilemme tourmente les parlementaires démocrates : que faire si le psychodrame sur le décret sur les Aides économique devait se répéter ? « Comme d'habitude, au sein de la DP, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour stabiliser le cadre, mais il est impensable de le faire à chaque étape », conclut Orfini. » 

ARTICLE, La Repubblica, S. Folli « Un automne marqué par les mécontentements » : « A l’instar d’un mauvais livre noir, il est possible de comprendre dès le début comment l’histoire se terminera. L’entretien entre Draghi et Conte n’a pas donné de résultats, comme cela était prévisible. Seule une floue « rupture » a été évoquée, réflexe des vieilles habitudes de la Première République.  Les points les plus clivants qui auraient provoqué une crise – à savoir l’envoi d’armes à l’Ukraine et l’incinérateur – ont disparu de la liste de Conte. Ce qui signifie qu’il n’y aura pas d’obstacles lors de la confiance sur le décret sur les aides économiques. Il est possible de qualifier cela comme un rétropédalage de responsabilité. Conte sait très bien que son avenir et celui de ce qui reste du Mouvement dépendent de l’alliance avec le PD. Et la condition mise par les démocrates est de ne pas sortir de la majorité. Préparons-nous alors à une longue guérilla au Parlement. La trêve d’août arrivera bientôt. Mais en septembre, Conte devra montrer à ses électeurs que les 5 Etoiles ne sont ni inconsistants ni indécis. La préparation de la Loi de finances s’annonce difficile : alors que Draghi ne semble pas disposé à faire trop de concessions, le front du mécontentement, celui de Conte et de Salvini, sera en pleine campagne électorale et il fera en sorte que tous s’en aperçoivent. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Herbert Kickl : "Nous ne sommes pas neutres lorsque nous conduisons une guerre économique contre la Russie."

FPÖ.jpg

Autriche.

FPÖ 1.jpeg

Herbert Kickl, président du FPÖ : "Nous ne sommes pas neutres lorsque nous conduisons une guerre économique contre la Russie."

06/07/2022

Frères d'Italie opposé à l'impunité pour des terroristes gauchistes.

FI-AN.jpg

Italie. Frères d’Italie dénonce le fait que, le 29 juin 2022, la cour d'appel de Paris a refusé l'extradition de 10 anciens terroristes italiens qui avaient fui en France. Frères d’Italie affirme : « Pas d'impunité pour ces criminels ! »

Márton Gyöngyösi est élu président du Jobbik.

Jobbik.jpg

Hongrie. Lors du congrès qui s’est tenu ce 2 juillet 2022 à Budapest, Márton Gyöngyösi a été élu, par les délégués, président du parti.

Péter Jakab, qui exerçait cette fonction depuis 2020, avait été réélu au printemps 2022, puis a démissionné le 8 juin, agacé par des querelles internes.

153 délégués ont voté pour Márton Gyöngyösi et 65 pour István Földi

Márton Gyöngyösi a souligné que les membres du parti veulent que le Jobbik se rétablisse en tant que véritablement national et conservateur. Cependant, une coopération avec la gauche est dans le futur toujours possible.

Márton Gyöngyösi.jpg

Márton Gyöngyösi

Interview du président du parti estonien EKRE Martin Helme par Lionel Baland.

Breizh-info.png

Ekre.jpg

Estonie. Entretien avec le président de l’EKRE et ex-ministre des Finances Martin Helme :

https://www.breizh-info.com/2022/07/06/192085/martin-helm...

Martin Helme 1.jpg

Martin Helme

"Jeu tactique parallèle entre le M5S et la Ligue."

Ligue.jpg

M5S.jpg

Italie. Revue de presse. 

La presse italienne titre largement sur la visite du Président du Conseil Mario Draghi à Ankara. Dans l’ensemble, les commentaires soulignent l’importance des accords stratégiques signés entre l’Italie et la Turquie, notamment dans le domaine énergétique et de la défense, et une convergence dans le souhait de favoriser le déblocage du blé en Ukraine et le retour de la stabilité en Libye. Les déclarations du chef de gouvernement sur la question migratoire pendant la conférence de presse sont aussi citées : « Draghi-Erdogan, le pacte du blé » - Un sommet s’est tenu à Ankara pour trouver des solutions à la guerre en Ukraine. (La Repubblica), « Draghi : l’Italie est ouverte aux migrants mais nous avons atteint la limite » (La Stampa), « Le pacte Italie-Turquie sur le blé » - Une entente a été trouvée entre Draghi et Erdogan sur les corridors alimentaires : une réponse de Moscou est attendue d’ici dix jours. Une entente a été trouvée également pour stabiliser la Libye (Il Messaggero), « Erdogan, un dictateur gentil » - Draghi fait l’éloge d’Erdogan au détriment des Kurdes (Fatto Quotidiano). Les tensions au sein de la majorité sur l’adoption du décret pour les aides économiques contre la hausse des prix énergétiques, dont la discussion a été suspendue, sont aussi citées : « La bataille des vétos » - C’est le bras-de-fer sur le décret devant allouer 15 milliards d’aides. Conte demande un renforcement du fonds pour la rénovation des bâtiments, les 5 Etoiles menacent sinon de sortir de la majorité. Le gouvernement reporte à aujourd’hui la décision d’une motion de confiance au vu des oppositions croisées (La Repubblica), « La majorité se divise sur le décrets pour les aides économiques » - Draghi fait des ouvertures au M5S : trouvez une entente et je ne demanderai pas le vote de confiance. Salvini déplore une attitude trop conciliante et menace à son tour de quitter le gouvernement (La Stampa). 

COULISSES, Corriere della Sera, de M. Galluzzo, « Gaz, frontières, Ukraine, mais l’objectif d’Ankara reste l’accord de défense sur [Samp-t]» : « Lors du Sommet italo-turc, la question du gaz et notamment de la coopération entre l’Italie et la Turquie sur le gisement de Sakarya a largement été évoquée de même que d’autres projets communs. Pourtant, malgré les efforts de discussion des deux délégations, des questions épineuses persistent notamment sur les frontières maritimes entre Chypre, la Turquie et la Grèce. Pour le moment les tensions et les incertitudes sont encore trop grandes pour que l’hypothèse de faire transiter le gaz du grand gisement israélien par la Turquie avant de le convoyer vers l’Europe ne se concrétise. La sensation est que les relations et les consultations seront plus étroites suite à ce sommet et que la Turquie continue à vouloir jouer un rôle stabilisateur, notamment pour ce qui est de l’énergie. Mais les querelles entre les trois pays ralentissent et bloquent le secteur. La perspective d’adhésion de la Turquie à l’UE, gelée depuis des années, a également été évoquée lors de ces rencontres et Mario Draghi admet avoir fait pression sur Erdogan concernant le respect des droits de l’homme. Une série d’accords ont toutefois été signés par la délégation italienne constituée des ministres de l’Intérieur, Luciana Lamorgese (Indépendanre), des Affaires étrangères, Luigi Di Maio (M5S), de la Transition écologique, Roberto Cingolani (Indépendant), du Développement économique Giancarlo Giorgetti (Ligue) et de la Défense, Lorenzo Guerini (APrti Démocrate). Un de ces accords porte justement sur la protection des informations classées dans le domaine de l’industrie de la défense. L’Italie protège son savoir-faire et élabore un système de sécurité pour les échanges de secrets militaires car l’entrée de la Turquie dans le périmètre du projet franco-italien Samp-t accélère. Dotée de l’une des artilleries les plus modernes au monde, l’hypothèse est qu’Ankara viennent ajouter son industrie à celle de la France et de l’Italie. Erdogan déclare en avoir déjà parlé avec Macron lors du sommet de l’OTAN à Madrid. Les diplomates italiens soulignent toutefois un point sensible, la Turquie serait encore plus liée aux systèmes de l’OTAN et de l’Europe mais cela implique aussi de lui demander de renoncer aux systèmes anti-missiles qu’elle achète à Moscou, une anomalie absolue pour un pays appartenant à l’OTAN. »

ARTICLE, Il Messaggero, F. Malfetano « Les corridors Draghi-Erdogan pour le blé.  Sur les migrants, pour Draghi l'Italie est au bord du gouffre ». « De la défense à la police de lutte contre l’immigration, deux accords, cinq protocoles et une série d'ententes techniques ouvrent un axe de plus en plus solide entre Rome et Ankara.  Les ministres de l'Intérieur italiens et turcs ont également l'intention d'intensifier leurs efforts sur le front de la gestion des routes migratoires avec la naissance d'un Joint Security Strategic Cooperation Committee (JSSCC). Il vise un échange fonctionnel pour partager des informations et stratégies. « Il y aura une plus grande présence de policiers turcs en Italie et italiens en Turquie », résume une source diplomatique. Il y a également une ouverture sur le projet commun de missiles avec la France, qui avait été suspendu. L'accord signé par Guerini pour la protection mutuelle des informations classifiées dans l'industrie de la défense semble être la réponse exacte aux exigences d'Erdogan sur le développement du système de missiles Stamp-t. Rome, forte de ce nouvel accord, pourrait désormais servir de médiateur entre Ankara et Paris, avec qui les relations restent tendues en raison à la fois des revendications chypriotes soutenues par les Français et de la vente d'avions Rafale à la Grèce. Le sentiment est que le sommet a une fois de plus légitimé le rôle des deux dirigeants. Celle d'Erdogan en tant qu'interlocuteur crédible non seulement pour l'Italie, mais aussi pour l'Europe, et celle de Draghi en tant que leader clé pour la médiation. » 

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco « La médiation est compliquée par des poussées extrémistes » : « Les dernières heures nous proposent à nouveau le paradoxe des deux populismes obsédés par le déclin et qui déversent sur Draghi leur propres tensions internes. Il y a comme un jeu tactique parallèle entre le M5S et la Ligue, visant à faire plier Draghi vers une médiation. C’est dans ce climat que se déroulera la rencontre entre G. Conte et le Président du Conseil. Il n’est pas clair, en raison des multiples avant-derniers ultimatums, si le chef du M5S a déclenché une dérive extrémiste qu’il n’arrive plus à contrôler et qui pourrait le pousser à présenter une liste de requêtes irrecevables. La prise de distance du M5S est le fruit d’une série de défaites et veut faire passer sur un deuxième plan les craintes d’une récession et de la guerre russe en Ukraine. Les marges de manœuvre sont bien étroites pour Draghi : il sait qu’il peut faire quelques concessions aux 5 Etoiles sachant que la Ligue peut à son tour en demander. Les propos du chef de groupe de la Ligue au Sénat « nous sommes responsables mais pas bêtes » ressemblent beaucoup aux avertissements des 5 Etoiles à l’encontre du Palais Chigi. Nous assistons à des calculs électoraux qui vont au-delà de l’intérêt national. Tout comme l’intérêt de ceux qui font vaciller le gouvernement. Cette situation n’est pas destinée à accroitre la crédibilité italienne en Europe. Cela pourrait porter de l’eau au moulin de Giorgia Meloni. Et cela ne peut faire que plaisir à V. Poutine qui voit en Draghi un obstacle à sa tentative de diviser l’Europe. » 

ARTICLE, Sole 24 Ore, C. Dominelli « Selon Giorgetti (Ligue), le futur n’est pas exclusivement électrique » : « Le message lancé est très clair : la transition décidée par l’Europe, et qui vise à interrompre la production de moteurs thermiques à partir de 2035 pour avancer sur l’électrique, met en danger l’industrie européenne, y compris la filière automobile italienne. Ce sont environ 30% des industries concernant les composants qui seront impactées et environ 70 000 employés. Des conséquences très lourdes que le ministre du développement économique, Giancarlo Giorgetti (Ligue), a expliquées lors de l’assemblée de l’UNEM (Union pour la mobilité). Le ministre est persuadé que ‘’nous ne devons pas lier le futur des transports à la technologie électrique’’, ouvrant à d’autres solutions pouvant réduire immédiatement l’émission de gaz carbonique, comme les biocarburants, et qu’il est ‘’nécessaire de proposer à la Commission Européenne une révision du paquet « Fit for 55 » qui prévoyait l’application du principe de la neutralité technologique.’’ » 

ARTICLE, Corriere della Sera, d’A. Logroscino, « Covid, les contaminations sont au même niveau qu’en février ; les hospitalisations sont en hausse, y compris en soins intensifs. » 

ARTICLE, Corriere della Sera, F. Basso « Les couteaux sont tirés au Parlement Européen contre la candidature d’un Italien » : « Les couteaux sont tirés au Parlement Européen et la cible serait un Italien : Alessandro Ciocchetti, chef de cabinet de la Présidente Roberta Metsola. Ciocchetti pourrait devenir le prochain Secrétaire Général, ce qui représente un siège de prestige car il dirige toute la machine administrative. Un Italien à ce poste représenterait un exploit important pour l’Italie, car cela signifie aussi maintenir la charge pendant environ dix ans. Or, à Strasbourg, ce n’est pas un mystère que d’autres personnalités sont fortement intéressées : le socialiste Markus Minkler, qui n’a guère de chances, l’Espagnol Jaume Duch (Ppe), qui n’a pas le soutien de tout son groupe, la Polonaise Agnieszka Walter-Drop et la Finlandaise Leena Linnus. Les négociations sont encore en cours mais Ciocchetti aurait déjà le soutien du PPE, des Libéraux, de la gauche GUE, des conservateurs du ECR et probablement aussi des Verts. Mais c’est son passé qui le rattrape : comme l’explique le site politico.eu, Ciocchetti avait été l’assistant de Marcello dell’Utri, le politicien proche de Berlusconi qui a été condamné à 7 ans de prison pour ses rapports étroit avec la mafia sicilienne. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Pays-Bas : un policier tire sur un tracteur lors d'une manifestation d'agriculteurs.

Pays-Bas. Un policier a tiré sur un tracteur lors d'une manifestation d'agriculteurs.

NL 1.jpeg

05/07/2022

Thierry Baudet désire introduire un nouveau référendum.

FvD.png

Pays-Bas. Le député et président du Forum voor Democratie Thiery Baudet présente une proposition de loi pour l'instauration d'un référendum consultatif. Contrairement au référendum en Suisse, celui que prône Thierry Baudet n'est pas contraignant.

Les citoyens pourront eux-mêmes proposer des sujets, même ceux qui sont pratiquement irréalisables – les sujets contraires à la Constitution ou aux règles internationales – devront pouvoir être soumis, mais 200 000 signatures seront nécessaires. Il appartiendra ensuite à la Chambre des députés de voter sur la proposition.

Entre le 1er juillet 2015 et le 10 juillet 2018, il était déjà possible pour les citoyens de demander un référendum consultatif sur les lois votées. Le 6 avril 2016, ce référendum consultatif a été utilisé pour voter sur l'accord d'association avec l'Ukraine, contre lequel une majorité a voté. La loi référendaire a ensuite été abolie.

"La rencontre Draghi-Comte est repportée."

M5S.jpg

Ligue.jpg

Italie. Revue de presse.

La catastrophe du glacier de la Marmolada dans le Trentin-Haut-Adige continue de faire les gros titres de la presse italienne, qui s’interroge notamment ce matin sur le caractère prévisible ou non de la tragédie. Les propos du Président du Conseil, qui s’est rendu hier sur les lieux, sont largement repris : « Treize personnes encore sous le glacier » - Les secours ont repris malgré les difficultés. Draghi appelle à prévenir ce genre de tragédie (Corriere della Sera), « Nous sommes tous coupables » - Le responsable de la sécurité de la Marmolada évoque une responsabilité collective. Draghi se rend à Canazei : tout cela ne doit plus arriver. Le bilan est de 7 victimes et de 13 personnes disparues (La Repubblica), « Voici comment la montagne les a tous ensevelis » - Draghi se rend sur les lieux. L’Etat d’urgence a été déclaré pour 5 régions touchées par la sècheresse (La Stampa). Le report de la rencontre entre Mario Draghi et Giuseppe Conte au cours de laquelle ce dernier devra s’exprimer sur le maintien ou non du soutien du M5S au gouvernement est aussi cité : « La paix avec le M5S en échange du revenu de citoyenneté » - L’entrevue de Draghi et de Conte a été reportée, mais la médiation va de l’avant : les mesures restrictives sur le revenu de citoyenneté seront levées, l’incinérateur de Rome se fera (Il Messaggero). Enfin, la décision du Parquet général de la Cour d’appel de Paris de pourvoir en cassation après le refus de la Chambre d’instruction d’extrader dix anciens brigadistes italiens est reprise dans les pages intérieures de Repubblica « France, l’extradition des anciens brigadistes est à nouveau en jeu ».

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco « L’horizon d’une trêve rempli d’inconnues » : « La trêve, s’il s’agit bien de cela, a été reportée à demain. Le drame de la Marmolada a poussé le Président du Conseil Draghi à reporter l’entrevue avec le chef 5 Etoiles G. Conte, initialement prévue ce lundi. La crainte est que l’on arrive au constat que le contexte actuel n’autorise pas Conte à provoquer une rupture, reportant les tourments du M5S à plus tard avant qu’ils ne déclenchent le pire. Le soutien du M5S au gouvernement demeure une inconnue. Le Président du Conseil est pourtant disposé à tendre la main à Conte, notamment sur le revenu de citoyenneté, auquel presque toute la majorité s’oppose pourtant. Il est également disposé à trouver un compromis sur l’autre mesure controversée, à savoir celle du « superbonus » pour la rénovation  énergétique des logements. Or, c’est surtout le drame d’un mouvement sans boussole qui sera déterminant. Le M5S semble chercher un prétexte pour justifier l’effondrement de son électorat dont Conte devient l’emblème. Conte incarne ainsi ce désir de revanche pour masquer la baisse de ses électeurs. Le règlement de comptes semble ainsi freiné par une situation d’urgence où une crise n’est pas permise. La « libération » du gouvernement semble donc reportée à septembre. Tout comme celle de l’ « effet domino populiste » qui pousserait le léguiste Salvini à suivre Conte dans cette prise de distance. Toutefois, la volonté de trouver une stabilité au sein de la Ligue est en train de s’imposer sur les calculs de son dirigeant, obsédé par la droite d’opposition. » 

ARTICLE, il Fatto Quotidiano, « Rencontre reportée : mais les 5 Étoiles et Conte s’affrontent au sujet de la motion de confiance sur le décret « Aiuti » » : « Cet après-midi, le Palazzo Chigi va faire passer en force le texte et la motion de confiance. La première hypothèse serait que le Mouvement 5 Étoiles vote « oui » à la motion de confiance mais s'abstienne sur le texte, comme ses ministres l'ont fait en Conseil des ministres. Cela serait possible à la Chambre des députés, mais pas au Sénat, où il y aurait un seul vote sur la mesure et la confiance. D'autres options sont également envisagées, comme demander que le texte soit voté jusqu'à l'article 13, celui portant sur l'usine de valorisation énergétique des déchets, sans motion de confiance, et imposer ensuite la motion de confiance lors du vote sur la partie restante. » 

ARTICLE, La Repubblica, d’A. Ginori, « En France, l’extradition des anciens brigadistes est à nouveau en jeu ; le procureur fait appel » : « Le procureur général de Paris, Remy Heitz, a annoncé le pourvoi en Cassation contre la décision de la chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris refusant l’extradition de dix Italiens condamnés pour terrorisme lors des années de plomb en Italie. La Chambre de l’Instruction s’était appuyée sur les articles 8 et 6 de la Convention européenne des droits de l’Homme sur le respect de la vie privée et familiale et sur le droit à un procès équitable pour motiver sa décision. Seule exception, le cas de Giorgio Pietrostefani, ancien dirigeant de Lotta Continua condamné pour l’homicide de Luigi Calabresi, pour qui ce sont les raisons de santé mises en avant par ses avocats qui ont été retenues. Les magistrats ont en effet estimé que Pietrostefani pourrait souffrir de ‘’conséquences exceptionnellement graves’’ en cas d’extradition vers l’Italie. Pour les autres accusés, les magistrats ont contesté les condamnations par contumace, qui ne garantiraient pas les droits de la défense, bien que les anciens terroristes se soient volontairement soustraits à la justice italienne. Dans le droit français, les personnes condamnées par contumace ont toujours le droit à un second procès, alors qu’en Italie cette possibilité est soumise à une série de conditions. C’est Emmanuel Macron qui avait suggéré la possibilité d’un recours contre la décision de la Cour d’Appel, rappelant qu’il avait ‘’soutenu la demande d’extradition du gouvernement italien’’. Macron, sensibilisé au dossier notamment au cours de ses échanges avec le président Sergio Mattarella, avait opéré en 2021 un tournant sur la doctrine Mitterrand qui empoisonne depuis 40 ans les relations bilatérales. L’opération ‘’Ombres rouges’’ avait été longuement préparée en amont par les chancelleries des deux pays, tandis qu’un dialogue était engagé entre les ministres Eric Dupont-Moretti et Marta Cartabia. Une des avocates de la défense dénonce une ‘’violation de la séparation des pouvoirs’’ de la part du chef de l’Etat. De façon générale, la défense souligne un recours très politique et qui a peu de chance d’aboutir. La semaine dernière, la Chambre de l’Instruction avait rejeté en bloc les dix demandes après un examen long et approfondi du dossier transmis par l’Italie et au cours d’audiences auxquelles a participé un avocat représentant l’Etat italien. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Frères d'Italie monte encore et la Ligue descend.

FI-AN.jpg

Ligue.jpg

M5S.jpg

Italie. Frères d'Italie monte encore et la Ligue descend, au sein du sondage SWG.

Italie.jpeg

Frères d'Italie : patriotes

Parti Démocrate : centre-gauche

Ligue : patriotes

M5S : anti-système

Forza Italia : conservateurs

Azione +Europa : libéraux

04/07/2022

La Lituanie continuera à repousser des migrants.

Lituanie. Le pays ignorera le verdict de la Cour suprême de l'UE et continuera à repousser des migrants envoyés en Lituanie depuis le Belarus. Le ministre de l'Intérieur Agnė Bilotaitė dit que son pays continuera également à arrêter des migrants, pour des raisons de sécurité nationale.

Agnė Bilotaitė.jpg

Agnė Bilotaitė

L'AfD discriminée par les chaînes de télévision publiques ARD et ZDF.

AfD.jpg

CSU.jpg

Allemagne. Nombre de participations à des émissions de débat des chaînes publiques de télévision ARD et ZDF depuis les élections législatives du 26 septembre 2021 :

AfD 1.jpeg

CDU/CSU : démocrates-chrétiens/sociaux-chrétiens bavarois

SPD : sociaux-démocrates

écologistes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

AfD : patriotes

"''Geler pour la paix'', bientôt une réalité !"

AfD.jpg

Allemagne.

AfD 1.png

"''Geler pour la paix'', bientôt une réalité ! S'il y a moins de gaz : le gouvernement risque la défaillance de centaines de milliers d'installations de chauffage au gaz !"

L'UDC toujours donnée première en Suisse.

UDC.jpg

Suisse. Une projection réalisée par Gfs.bern donne l'UDC première en vue des élections législatives de 2023.

UDC 1.jpeg

SVP(=UDC) : patriotes

GP : écologistes

SP : socialistes

FDP : libéraux

Mitte : centre-droit

GLP : écologistes-libéraux

EVP : évangélistes

"Les démocrates lancent un ultimatum aux 5 Etoiles."

M5S.jpg

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

Italie. Revue de presse. 

La presse italienne titre largement sur l’effondrement d’un pan du glacier de la Marmolada dans le Trentin-Haut-Adige faisant une dizaine de victimes et plusieurs disparus. « Le massacre du glacier » - La canicule provoque l’effondrement d’un énorme bloc sur des randonneurs. Les secours ont été interrompus par crainte d’autres chutes de glace (Corriere della Sera), « L’enfer de glace » - Des températures record à la Marmolada provoquent le détachement d’une partie du glacier (La Stampa), « Le massacre dû au climat » - Avec une température de 10 degrés, un bloc du glacier s’effondre sur trois groupes de randonneurs (Il Messaggero). Les turbulences au sein de la majorité en vue de la rencontre aujourd’hui entre le Président du Conseil M. Draghi et le dirigeant du M5S G. Conte, au cours de laquelle ce dernier devrait s’exprimer sur le maintien ou non du soutien du M5S à l’exécutif, sont aussi citées en Unes : « Gouvernement : les frictions entre le PD et le M5S » - Les démocrates lancent un ultimatum aux 5 Etoiles : s’ils sortent de la majorité, c’est l’alliance électorale qui saute. Aujourd’hui, Draghi et Conte se rencontrent (Corriere della Sera), « Draghi-Conte, le Président du Conseil fera des concessions mais sans céder sur l’envoi d’armes » (La Repubblica), « Conte demandera à Draghi des fonds pour contrer la pauvreté et la flambée des factures » - La journée s’annonce décisive. Le conseil national du M5S se tiendra avant la rencontre au Palais Chigi (Fatto Quotidiano). 

PREMIER PLAN, Il Corriere della Sera, E. Buzzi : « Le leader du M5S exigera le “respect”. Grillo fait pression en faveur du revenu de citoyenneté » : « ‘’Respect’’ : voilà mot-clef répété presque jusqu’à l’obsession par la garde rapprochée de Conte. C’est ce respect que revendiquera Conte auprès de Mario Draghi aujourd’hui, en visant à une reconnaissance politique de l’action du Mouvement. Le spectre de la crise plane toujours. Conte tranchera les derniers doutes lors du Conseil national du Mouvement, mais les partisans de ce dernier ont déjà fait savoir que la rencontre sera ‘’franche et directe’’ et que ‘’la responsabilité ne peut pas être à sens unique’’. Un signe de dégel pourrait arriver au sujet de revenu de citoyenneté. Hier, Grillo a fait de cette mesure (qui avait déjà fait l’objet d’une discussion entre Draghi et lui en février 2021) un étendard. D’aucuns font l’hypothèse que Conte pourrait demander le blocage des modifications qui ne seraient pas partagées par le M5S. » 

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de G. Vitale, « Ultimatum de Franceschini, ‘’Si le Mouvement 5 Etoiles quitte le gouvernement ce sera la fin de l’alliance avec le Parti démocrate’’ » : « Le ministre de la Culture et membre du Parti démocrate Dario Franceschini, un des principaux théoriciens de l’alliance structurelle avec le Mouvement 5 Etoiles, a lui-même fini par se résigner. Malgré tous les efforts du ministre, Giuseppe Conte est de plus en plus tenté de sortir du gouvernement il ne peut pas faire grand-chose pour l’en empêcher. Le fossé entre l’ancien Président du Conseil et son successeur, Mario Draghi, semble trop difficile à combler. Dario Franceschini a donc lancé son avertissement à l’occasion des rencontres du courant démocrate AreaDem. ‘’Jusqu’aux élections, nous devons rester dans le même camp. En cas de rupture ou de prise de distance vis-à-vis du gouvernement, cela marquera la fin de notre alliance en vue des élections politiques’’ déclare-t-il à l’attention des 5 Etoiles. Le ton est dur pour énoncer la ligne à ne pas franchir, sinon ce serait à la fois la fin du gouvernement et la fin des relations avec le PD. Reste que, d’après un sondage SWG, la moitié des électeurs du M5S préféreraient que le Mouvement se présente seul aux élections, un tiers préférerait maintenir l’alliance avec le Parti démocrate, et très peu une alliance avec la droite. Le seul fait que le M5S ait demandé cette étude confirme que la possibilité de sortir du gouvernement est bien envisagée. Franceschini estime également qu’une ‘’aire modérée au centre-droit est fondamentale, nous devons aider à la faire naitre’’, un message adressé cette fois à Brunetta, Carfagna ou encore Gelmini. Il appelle aussi à une réforme de la loi électorale, se prononçant en faveur du système proportionnel pour ‘’plus de clarté’’. Pour lui, Salvini et Meloni peuvent être vaincus mais il faut pour cela miser sur un ‘’noyau M5S-LeU-Parti démocrate qui pourrait être élargi à ceux qui partagent le programme et les règles de la coalition’’. Il lance un appel à Bersani et Speranza pour qu’ils réintègrent le PD. En revanche ‘’il n’y a pas de place pour les choses rouges à la Mélenchon’’ souligne-t-il. » 

COULISSES, La Repubblica, de T. Ciriaco, « Revenu [de citoyenneté] et inflation ; Draghi se montre ouvert vis-à-vis de Conte mais ne cède pas sur la question des armes » : « Le Président du Conseil écoutera les instances du leader du Mouvement 5 Etoiles. Il s’est dit disponible et prêt à se mobiliser autant que possible sur les questions plus sociales, à commencer par le revenu de citoyenneté et des mesures en préparation contre l’inflation. Mario Draghi garantir à Giuseppe Conte, et en même temps au Parti démocrate et à la Ligue, un effort du gouvernement pour soutenir les plus faibles et désamorcer la dynamique de hausse des prix. Sur le plan international en revanche, il notifiera Giuseppe Conte qu’aucune négociation n’est prévue, en particulier sur le quatrième décret prévoyant l’envoi d’armes à l’Ukraine. Si le M5S cherche une excuse pour provoquer une crise de gouvernement, il a trouvé le point d’intransigeance du Palais Chigi. Mais Draghi n’a jamais vraiment compris où est-ce que son prédécesseur voulait en venir. Il prend des positions comme à l’opposition mais ne demande pas, ne propose pas. La sensation qui prévaut suite à la réunion entre Enrico Letta, Roberto Speranza et Giuseppe Conte est que ce dernier est vraiment au bord de la rupture, comme s’il savait qu’il n’avait pas d’autre choix, sans avoir pour autant le courage de franchir le pas. Draghi, en donnant toute sa disponibilité sur les questions sociales, prive Conte des sujets sur lesquels il pourrait faire scission. Révision du mécanisme du revenu de citoyenneté, interventions ciblées à l’intention des plus touchés par la hausse des coûts de l’énergie, plafonnement du prix du gaz pour lequel l’ex banquier mobilise toutes les forces possibles afin de mener la bataille à Bruxelles, recherche d’un accord avec les partenaires sociaux sur le pouvoir d’achat… Autant de dossier sur lesquels Draghi s’engage. Pas d’ouverture en revanche sur un quelconque chantage notamment pour évincer Di Maio du ministère des Affaires étrangères. Aucune flexibilité sur ces questions, d’autant plus que Draghi se rendra demain à Ankara, pour discuter notamment d’un accord sur le blé, soulignant toute l’importance des dynamiques diplomatiques. » 

PREMIER PLAN, La Repubblica, de C. Vecchio, « ‘’Un contrôle de routine pour Draghi’’ : Salvini tente de ressouder la Ligue » : « C’est l’autre source de mécontentement de la majorité, cette fois en provenance de la Ligue. Matteo Salvini est en difficulté, aussi bien au sein du parti qu’avec le gouvernement. Il tente d’une part de garantir la candidature pour un deuxième mandat à la tête de la région Lombardie pour les régionales de 2023, contrant ainsi les ambitions de Letizia Moratti. Salvini et Giorgetti en ont fait la promesse. Dans l’après-midi, il doit rencontrer les chefs de groupe au Sénat et à la Chambre, le chef de la délégation à Strasbourg, les ministres Giorgetti, Stefani, Garavaglia, les présidents de région Fedriga et Zaia. Ces deux derniers, les deux plus attendus, risquent de ne pas être présents. L’intention est de ressouder le parti suite à la déception des élections administratives, autrement il risque de se retrouver au même point qu’en 2010 : sous les 10%. On souligne le ‘’mécontentement trop important’’ et croissant vis-à-vis du gouvernement, ‘’Draghi doit faire une série de propositions sur lesquelles converger’’ explique un député qui se fait écho du sentiment de contrainte notamment chez les députés. Il y aurait un risque d’éclatement si Draghi ne permet à chacun de remporter de petites victoires sur les différents dossiers. Certains disent même que Salvini n’attend que la bonne occasion pour passer à l’opposition. Cela pourrait se jouer sur le ius scholae. En tous cas, il doit sortir avant les prochaines élections politiques, sinon il laissera un avantage trop important à Giorgia Meloni. » 

PREMIER PLAN, Il Corriere della Sera, P. Di Caro : « Jus scholae : ouvertures du côté de Forza Italia derrière le mur du centre-droit » : « L’opposition à la proposition de loi sur le jus scholae soutenue par le PD et le M5S devrait être partagée par tout le centre-droit. Pourtant, la mesure met en évidence les positions divergentes à l’intérieur de la coalition. En commun, demeure la colère contre une question considérée, à cause de la manière dont elle est posée, comme de la pure propagande électoraliste : « Ils voudraient faire voter ensemble la citoyenneté et la légalisation du cannabis, c’est une mesure purement électorale » proteste Antonio Tajani. Forza Italia, malgré tout, a présenté des mesures de médiation : « Nous avions demandé que, pour obtenir la citoyenneté, 8 ans soient nécessaires, soit deux cycles complets d’école et un diplôme, ou au moins un titre professionnel. Tous nos amendements ont été rejetés. » a-t-il ajouté. Aujourd’hui encore, des ouvertures en ce sens pourraient convaincre Forza Italia de reconsidérer sa position. Rien de la sorte du côté de la Ligue et de FdI. La Ligue s’agite : elle n’a aucune intention de concéder « quoi que ce soit » à ses adversaires. Au contraire, elle s’irrite contre le Premier ministre qui ne lui « concéderait rien » et en accorderait trop au PD et au M5S. La colère monte : rester au gouvernement est toujours plus épuisant, presque insupportable. FdI aussi s’oppose à la loi du ius scholae prévue par le texte. Pour F. Lollobrigida, « il y a d’autres urgences ». Pas d’ouvertures non plus, sur la proposition de médiation des 8 ans de scolarité. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Interview du président de Chega, André Ventura, par Lionel Baland.

Breizh-info.png

Chega.png

Portugal. Entretien avec André Ventura de Chega :

https://www.breizh-info.com/2022/07/04/191484/portugal-en...

André Ventura lors de l'entretien.jpg

André Ventura, lors de l'entretien

Résultats des partis patriotiques lors de deux élections législatives partielles au Royaume-Uni.

Reform UK.png

UKIP.jpg

Heritage party.png

For Britain.png

BF.png

ED.png

Royaume-Uni. Deux élections législatives partielles ont eu lieu en juin 2022, les résultats des partis patriotiques sont :

Tiverton and Honiton

Reform UK décroche 1,1 %, l’UKIP 0,6 %, Heritage 0,4 %, For Britain 0,3 %.

Wakefield

Reform UK obtient 1,9 %, Britain First 1,1 %, English Democrat 0,5 %, UKIP 0,5 %.

Saxe : l'AfD n'obtient pas de conseillers de circonscription.

AfD.jpg

Freie Sachsen.png

Allemagne. Saxe. Lors du deuxième tour des élections des conseillers de circonscription au sein de six circonscriptions, l’AfD n’obtient aucune de ces fonctions. L’AfD arrive deuxième ou troisième, selon les circonscriptions :

https://wahlen.sachsen.de/2-wahlgang-am-3-juli.php?landkr...

Résultats de l'AfD selon les circonscriptions :

Görlitz : 35,8 %

Bautzen : 27 %

Mittelsachsen : 24,1 %

Erzgebirgskreis : 16,3 % (Freie Sachsen, nationalistes : 9,8 %)

Zwickau : 19,1 % (die Basis, anti-vaccin : 1,8 %)

Vogtlandkreis : 26,4 %

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2022/06/13/sax...)

03/07/2022

L'AfD donnée à 11 %.

AfD.jpg

CSU.jpg

Allemagne.

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/insa.htm)

Allemagne.png

SPD : sociaux-démocrates

CDU/CSU : démocrates-chrétiens/sociaux-chrétiens bavarois

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

AfD : patriotes

die Linke : post-communistes

Sonstige : autres