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21/08/2021

"Listes communes, la rencontre avec Berlusconi. L’idée de Salvini et les limites de Forza Italia."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE, Corriere della Sera, « Listes communes, la rencontre avec Berlusconi. L’idée de Salvini et les limites de Forza Italia » : « Sans être un parti unique mais en étant un peu plus qu’une simple fédération, l’idée de l’union du « centre-droit de gouvernement » poursuit son chemin pendant l’été. Jusqu’à présent on entendait plutôt parler d’un rapprochement des groupes parlementaires, avec des porte-paroles communs. Après réflexion sur la possibilité de revoir la loi électorale, Salvini et Berlusconi se rendent compte de l’improbabilité de cette option, et pensent maintenant à une union des listes pas seulement pour l’élection dans les circonscriptions uninominales mais aussi pour le vote par liste à la proportionnelle. Mais l’idée de Salvini, qu’il présentera en visite au leader de FI dans sa villa en Sardaigne, suscite beaucoup de doutes au sein du parti de Berlusconi. Les listes uniques seraient en effet un moyen pour Salvini de récupérer le leadership au détriment de Giorgia Meloni, devant dans les sondages mais pour qui il deviendrait difficile de disputer une liste d’union des deux autres partis de centre-droit. Pour Berlusconi en revanche la priorité est de tenir ensemble sa coalition. C’est de cela et d’autres sujets que les deux leaders discuteront ce soir lors de leur rencontre cruciale, pour l’un comme pour l’autre.

ARTICLE, La Stampa, F. Capurso, « Pour Conte, les Talibans sont plus souples, oui à un dialogue rapproché » : « Pour le moment seule la Chine a franchi le pas du dialogue avec les talibans tandis que les pays européens continuent à s’interroger sur les meilleurs moyens pour résoudre la crise actuelle. Le leader du M5S aussi, Giuseppe Conte, fait sienne la priorité d’ouvrir des couloirs humanitaires, mais a ajouté depuis Salerne, où il se trouve en soutien de la campagne électorale de la maire M5S, qu’ « il faut maintenir un dialogue rapproché avec le nouvel Émirat islamique qui fait preuve, au moins dans ses paroles, d’une attitude plus tolérante ». Les propos de Conte ont rapidement rencontré une vive résistance de la part du gouvernement et des autres forces de la majorité. Di Maio a ainsi été le premier à réagir, affirmant que « nous devons juger les talibans sur leurs actions, et non sur leurs paroles » et ajoutant que « l’Italie a à sa disposition plusieurs leviers sur eux, à l’instar de l’isolement international et des programmes d’aides au développement accordés jusqu’ici ; nous devons donc maintenir une position ferme sur les droits de l’Homme ». La ligne de Conte, leader du M5S, est donc mise à mal par le ministre de son propre parti qui est considéré depuis plusieurs mois comme son principal rival. Le PD n’est pas en reste, Enrico Letta ayant déclaré qu’un dialogue « semble franchement très difficile » et la responsable des affaires étrangères du parti, Lia Quartapelle, ayant même déclaré que « l’Italie ne dialogue ni avec les terroristes ni avec ceux qui commettent des crimes contre l’humanité ». Les proches de Renzi ont aussi marqué leur désaccord par la voix de la cheffe de groupe de la Chambre des Députés, Maria Elena Boschi : « dire que l’on doit dialoguer avec les talibans, c’est prouver que l’on s’y entend peu en politique étrangère et qu’on ne comprend rien aux talibans ». Si bien que le leader du M5S a été obligé de rectifier son tir par un post Facebook où il précise qu’ « il est nécessaire que la communauté internationale exerce une pression sur les talibans afin qu’ils soient obligés d’accepter les conditions pour garantir les droits de l’Homme et les libertés fondamentales ». Beppe Grillo, enfin, est venu complexifier encore la ligne du parti en critiquant la politique suivie par tous les ministres des affaires Étrangères italiens jusqu’à aujourd’hui les traitant de « Yes Men », y compris Luigi Di Maio. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

19/08/2021

" Meloni, quant à elle, tente même de dépasser le leader de la Ligue par la droite en affirmant que les réfugiés doivent être dirigés vers les pays d'Asie Centrale voisins de l'Afghanistan."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE, La Repubblica, de Michele Bocci « Les personnes vaccinées aussi se contaminent entre elles ; accélération en vue d’une troisième dose » : « En Italie, près de 90% des plus de 60 ans présentent un schéma vaccinal complet. On observe donc que des personnes vaccinées sont tout de même contaminées voire hospitalisées. L’Institut supérieur de Santé surveille leur taux et suit particulièrement la situation des premières personnes à avoir été vaccinées afin de mieux comprendre l’évolution de la protection dans le temps. Il est désormais sûr que la campagne de vaccination inclura l’administration d’une troisième dose, pour laquelle il serait possible de commencer dès octobre à avec les personnes les plus fragiles. Le commissaire Figliuolo s’est dit favorable, il y a encore des doses disponibles et de nouvelles commandes pourraient être passées si nécessaire. Ce sont les vaccins Pfizer et Moderna, à ARN messager, qui seront utilisés. Sur suggestion de certaines régions, le ministère de la Santé envisage également de mener une étude au sein de la population des plus de 80 ans sur leur immunité. »

ARTICLE, La Stampa, F. Capurso, « Conte : Les 5 étoiles prêts à se mettre d'accord pour l'accueil » : « Tandis que le président du Conseil Mario Draghi se tourne vers l'Europe pour affronter la crise humanitaire en Afghanistan, les partis de sa majorité continuent de s'entre-déchirer. D'un côté, les forces de gauche du PD, M5S et Leu qui lancent des campagnes de solidarité, appellent à ouvrir les portes aux réfugiés et à instaurer des couloirs humanitaires. De l'autre, au contraire, Matteo Salvini durcit la ligne de son parti : « portes ouvertes aux femmes et aux enfants mais pas à des milliers d'hommes, potentiellement terroristes ». Giuseppe Conte quant à lui a déclaré sur le sujet : « il faut intervenir avec la plus grande rapidité pour mettre en sécurité les personnes qui ont collaboré avec nous ». Un travail à poursuivre aux côtés de la communauté internationale, continue-t-il, et aux côtés du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et de l'Organisation Internationale pour les Migrations afin de créer des couloirs humanitaires. Un effort financier viendra s'ajouter aux actions diplomatiques : « je demanderai à ce que l'on destine un quota des redistributions des élus du mouvement au financement de ce couloir et à l'accueil des réfugiés ». Le PD aussi lancera ses propres initiatives solidaires, grâce à une souscription publique visant particulièrement les élus du parti comme le confirme Enrico Letta : « ce sera une souscription pour aider les ONG qui restent à Kaboul ». La proposition de Salvini renforce au contraire la divergence entre les opinions, alors même qu'il est évident qu’elle entre en contradiction avec le droit au regroupement familial et à la demande d'asile, garantis par la Constitution et ne faisant pas de distinction de genre. Meloni, quant à elle, tente même de dépasser le leader de la Ligue par la droite en affirmant que les réfugiés doivent être dirigés vers les pays d'Asie Centrale voisins de l'Afghanistan ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

18/08/2021

"Amour de la patrie."

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Allemagne.

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"Amour de la patrie."

La ligne dure de Salvini : "L’Italie ne peut pas accueillir plusieurs autres milliers de migrants."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE, Corriere della Sera « Candidatures, les tourments du Mouvement 5 étoiles. A Milan Giuseppe Conte intervient, c’est une course contre le temps » : « L’élection municipale de Milan risque de se faire sans candidat du M5S. La réunion d’hier n’a débouché sur aucun nom, alors que tous les signaux laissent entrevoir la possibilité de trouver un accord. Finalement la discussion n’a pas seulement porté sur le nom du candidat, mais aussi sur la capacité du Mouvement à prouver son ‘changement’ depuis l’arrivée de Conte. Il en reste que si l’absence de candidat M5S se confirme, la réélection de Beppe Sala, qui a par ailleurs exclu toute alliance avec le Mouvement, puisse se réaliser dès le premier tour. L’hypothèse d’une alliance de tout le centre-gauche pourrait en revanche refaire surface dans le cas d’un ballotage, et ne ferait qu’anticiper les discussions en vue des régionales de Lombardie prévues pour 2023. La Lombardie reste encore aujourd’hui une forteresse de la droite, et si Sala veut aussi remporter le défi de faire basculer la région pour la première fois en 29 ans, il devra réfléchir à élargir le plus possible sa coalition à Milan. »

COULISSES, La Stampa, d’Alessandro Barbera, « La ligne dure de Salvini ‘L’Italie ne peut pas accueillir plusieurs autres milliers de migrants’’ » : « Salvini s’est entretenu par téléphone avec le l’Ambassadeur afghan à Rome et compte faire rapidement de même avec celui di Pakistan. Il risque de devenir la première victime politique des événements en Afghanistan, pris en étau entre la fidélité au gouvernement Draghi et sa ligne dure sur les migrants. Les conséquences de la tragédie humanitaire commenceront à produire leurs effets d’ici quelques semaines. Le secrétaire du parti démocrate appelle à ‘’une vaste mobilisation nationale pour l’accueil des Afghans menacés“ et a convoqué son parti pour une réunion spéciale. En somme, si Draghi est jusqu’ici parvenu à ne pas laisser la majorité se diviser autour de la question nord-africaine, il devra désormais éviter le pire avec la fuite des Afghans. Parmi les maires des grandes villes, une course à la solidarité s’est engagée : Beppe Sala à Milan ; Dario Nardella à Florence et Leoluca Orlando à Palerme ont déclaré leur souhait d’accueillir des réfugiés. Rien de tel pour enflammer la campagne dans les villes où les élections se tiendront le 3 octobre prochain ; rien de pire pour le gouvernement de large entente durant les mois qui précèdent l’élection du Chef de l’Etat. Entre le Parti démocrate et la Ligue, la question reste épineuse aussi bien pour le Mouvement 5 Etoiles, historiquement divisé sur les questions migratoires, que pour Forza Italia. Draghi risque de se retrouver coincé entre deux crises. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

17/08/2021

"Les 500 000 signatures pour le referendum sur l’euthanasie sont atteintes."

Italie. Revue de presse.

ARTICLE, Corriere della Sera, de C. Zapperi, “Les 500 000 signatures pour le referendum sur l’euthanasie sont atteintes : ‘’nous ne nous arrêterons pas’’ ; la colère du Vatican » : « La première proposition de loi sur l’euthanasie avait été déposée il y a 37 ans mais le Parlement n’a jamais fait passer aucune norme sur la fin de vie. Ce référendum pourrait bien donner l’élan décisif, les 500 000 signatures nécessaires ayant été recueillies. Mais le débat autour de ce thème si délicat sera très vif jusqu’au dernier moment. L’Eglise catholique a rapidement réagi, Monseigneur Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie, a notamment dénoncé une nouvelle forme d’eugénisme. Face à lui, on retrouve Marco Cappato, personnalité de la société civile en première ligne pour défendre les droits civils. Le referendum aurait pour objectif l’introduction de l’euthanasie légale à travers l’abrogation partielle de l’article du Code pénal condamnant l’homicide consenti. A ce jour en Italie, seule la possibilité d’interrompre des soins vitaux est reconnue par la loi. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

16/08/2021

"Afghanistan : moratoire sur l'asile maintenant !"

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Allemagne.

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"Afghanistan : moratoire sur l'asile maintenant ! Accorder le droit d'asile d'après le modèle danois ! Allemagne. Mais normal."

"Électricité, mazout, essence et gaz. En finir avec l'arnaque."

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Allemagne. Thuringe.

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"Électricité, mazout, essence et gaz. En finir avec l'arnaque.", "Tout pour notre patrie !"

Hambourg : 60 antifas attaquent un rassemblement de l'AfD.

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Allemagne. Hambourg. Vers 22h20, le samedi 14 août 2021, alors que la police avait en partie quitté les lieux, 60 gauchistes ont attaqué la fin d’un rassemblement de l’AfD. Lorsque les véhicules de police sont revenus, les gauchistes ont fui. La police a appréhendé deux individus figurant parmi les agresseurs.

Giancarlo Giorgetti : "La révolution verte doit être soutenable pour les plus fragiles."

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Italie. Revue de presse.

ENTRETIEN, La Repubblica du dimanche 15 août, de Beppe Sala, maire de Milan (indépendant, Parti Vert Européen), « il n’y aura pas d’entente avec le Mouvement 5 Etoiles au premier tour ; Bernardo insulte Milan » : « Il n’y aura finalement pas d’alliance au premier tour avec le M5S, ils représentent l’opposition depuis 5 ans, et les accords politiques ne peuvent pas être passés selon ce qui arrange sur le moment. La porte n’est cependant pas définitivement fermée au dialogue, à l’avenir, avec le mouvement dirigé par Giuseppe Conte. Il y a en effet certains points de convergence entre nos deux visions dans le domaine du développement durable, de l’emploi et des PME. Aucune ouverture possible en revanche vis-à-vis de Luca Bernardo qui représente le centre-droit et qui, à travers ses propos sur le fascisme, insulte les valeurs de notre ville. De même pour Durigon. Notre devoir est de ramener le centre-gauche à la tête de la région Lombardie après plus de 30 ans. Il faut pour cela trouver une nouvelle formule. A l’échelle nationale, le M5S doit clarifier ses positions sur plusieurs points et j’espère qu’il continuera à s’inscrire dans l’aire du centre-gauche car nous en avons besoin. A Milan, nous lions le futur de la ville à la transition écologique. Le droit du sol est également une priorité ; un enfant de parents étrangers allant à l’école ne représente aucune menace, mais en revanche l’exclusion de certains citoyens peut freiner le développement économique. J’apprécie le travail que mène Enrico Letta, mais le chemin vers le renouvellement du parti est encore long, laissons-le faire son travail. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, Dimanche 15 août, de Giancarlo Giorgetti, ministre du développement économique (Ligue) : «  La révolution verte doit être soutenable pour les plus fragiles. Sur le plan de relance, il faut du concret » : « En Slovénie, lors de la réunion des ministres de l’industrie, j’ai dit clairement quelles sont mes inquiétudes sur le paquet « Fit for 55 ». Nous risquons de ralentir l’industrie européenne, tandis que d’autres grandes économies se fixent moins de limites et avancent. En réalité, sur la Chine, l’Inde ou la Turquie, s’il y aura une sorte de taxe aux importations des biens de productions polluants, la façon dont ces taxes sont conçues pèsera sur les importations et peut provoquer une guerre commerciale. Nous risquons de déplacer une partie importante des coûts de la transition écologique sur les petites et moyennes entreprises et sur les familles de revenus moyens et bas. Attention, car ces phénomènes peuvent diviser la société et provoquer des protestations. Une crise sociale pourrait entrainer à son tour une crise politique. J’ai à l’esprit qu’il faut maintenir le triangle entre soutenabilité économique, sociale et environnementale : si l’un des trois manque, les deux autres ne tiennent pas. J’ai découvert au ministère que nous n’avons pas de bureau à même de faire une analyse de la situation et de la capacité productive du pays. Le monde du travail risque en outre de se diviser davantage entre ceux qui seront capables de s’engager dans le smart working et les précaires des services. Il faudra aussi prévoir des milliers de spécialistes dans l’administration et la construction pour le déploiement des fonds du plan de relance. Les normes sont importantes, mais ce sont les personnes qui les traduisent en actes qui le sont plus encore ».

LETTRE, Corriere della Sera, Samedi 14.08, de Silvio Berlusconi, président de Forza Italia“Actuellement, nous nous trouvons dans des circonstances exceptionnelles, mais le bipolarisme entre droite et gauche existe toujours" : « Sous la Première République, étant l’impossibilité de toute alliance alternative, nous avons connu 50 ans sans pratiquement aucun changement de classe dirigeante. C'est certainement l'une des causes de l'implosion de ce système. En 1994 - je vous le rappelle, grâce à mon entrée sur le terrain - deux partis ont été créés avec la légitimité de gouverner, l'un de centre-droit et l'autre de centre-gauche, qui depuis lors dirigent alternativement le pays. Non sans défauts, mais en Italie aussi, nous avons réalisé cette démocratie de l'alternance qui caractérise les modèles que j'aime regarder en tant que libéral, à commencer par les anglo-saxons. Même avec le gouvernement Draghi, qui a été créé dans des circonstances exceptionnelles et n'exprime pas une formule politique pour l'avenir, ce bipolarisme demeure : au Royaume-Uni, pendant la Seconde Guerre mondiale, les conservateurs et les travaillistes ont gouverné ensemble, mais pas pour cette raison, dès le jour où la guerre a pris fin, le système d'alternance bipolaire a échoué. La bipolarité ne signifie évidemment pas, à mon sens, une guerre tribale dans laquelle l'adversaire est délégitimé, diabolisé et si possible détruit. Au contraire, il s'agit d'un système mature dans lequel le sens de l'État et de la responsabilité institutionnelle commune unit les deux parties. C'est précisément le rôle que Forza Italia aspire à jouer au sein du groupement que nous avons fondé, le centre-droit. Un centre-droit auquel je revendique le mérite d'avoir toujours été loyal, au point de sacrifier souvent, lorsque je dirigeais le gouvernement, les raisons du parti à celles de la coalition.  Forza Italia, je le répète souvent parce que je veux que ce soit clair pour tout le monde, est la seule force politique qui peut se définir de manière cohérente comme libérale, chrétienne, pro-européenne et fiable. Ces quatre adjectifs se complètent et s'additionnent pour définir notre identité et notre rôle. Une identité et un rôle qui ne peuvent être exercés, non seulement en Italie mais dans toutes les démocraties occidentales, que dans une coalition de centre-droit. Une coalition qui comprend naturellement des forces très différentes de nous, en termes de culture, de traditions et de style politique, mais cela n'est pas du tout en contradiction avec la bipolarité, ni avec le bipartisme, si un jour nous arrivons - comme je l'espère - au parti unique de centre-droit.  Notre idée du "centre" n'est certainement pas le zentrum allemand de la République de Weimar, qui était en permanence au gouvernement parce qu'il était capable de s'allier indifféremment avec la droite et la gauche (d'ailleurs, ce schéma politique a abouti à la prise de pouvoir électorale d'Adolf Hitler). C'est au contraire le centre du Parti Populaire Européen, que nous représentons fièrement en Italie, une alternative à la gauche, comme le sont le Cdu en Allemagne, le Partido Popular en Espagne, et les Républicains en France. Mais contrairement à d'autres pays, en Italie, il n'y a pas de forces subversives ou irresponsables à notre droite, à l'exception de franges marginales ; il y a de grands partis démocratiques, différents de nous mais avec lesquels nous collaborons depuis 27 ans. Bien sûr, tout appel à consolider la vocation et l'identité de Forza Italia va exactement dans ce sens. Nous voulons renforcer le profil libéral et pro-européen d'un gouvernement de centre-droit, destiné à diriger le pays à partir de 2023, ce qui ne sera possible que dans ces conditions.

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Des migrants allument des feux de forêt à la frontière serbo-hongroise !

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Hongrie. László Toroczkai, le dirigeant du parti hongrois Notre patrie et maire d'Ásotthalom, un village situé à la frontière sud de la Hongrie, rend compte de l'augmentation de la violence des migrants illégaux qui tentent de rejoindre l'Ouest. La nouvelle façon de mener leur djihad est le feu : dans la nuit du 12 au 13 août 2021, ils allument des feux de forêt. D'après leur apparence, ils semblent venir du Pakistan, d'Afghanistan et d'Iran. 

László Toroczkai : "Depuis cinq ans, la Hongrie n'a pas connu de telles conditions à la frontière entre la Hongrie et la Serbie comme au cours des derniers jours et des dernières semaines. Il y a une nouvelle invasion et la frontière est attaquée de plus en plus violemment, maintenant les migrants attaquent en groupe, armés de pierres, de gaz lacrymogènes, ils assiègent la frontière."

Les dernières nouvelles auraient pu conduire à une catastrophe, tant pour la Serbie que pour la Hongrie, les migrants ayant mis le feu à la végétation. Le long de la frontière serbo-hongroise, des forêts denses s'étendent sur des dizaines de kilomètres. Cette année, il y a une grande sécheresse et tous les villages auraient pu être victimes des flammes si les pompiers des deux pays n'avaient pas pu arrêter les incendies.

Toroczkai et le peuple réclament le droit pour la police de tirer sur les intrus.

La vidéo montre des migrants illégaux arrêtés par la police, tous en âge de se battre. Ils sont tous habillés en vêtements occidentaux et ne portent qu'un sac à dos afin de rester aussi discrets que possible.

Qui les a amenés à la frontière, qui leur apprend comment se comporter ? Les ONG pro-migration sont impliquées dans cette invasion criminelle qui vise à tuer l'Occident.

Découvrez plus de détails dans cette vidéo très actuelle :


"La situation à la frontière entre la Hongrie et la Serbie dégénère lentement en une guerre. 20 personnes franchissant illégalement la frontière du côté serbe viennent d'attaquer des policiers hongrois dans la zone frontalière de Bácsalmás. Ils se sont couverts le visage d'un masque ou d'un foulard et ont attaqué les policiers des frontières hongrois avec des briques ; ces derniers ont répondu à leur tour par des gaz lacrymogènes. Le 27 juillet, un groupe plus important de soldats hongrois gardant la frontière à cet endroit a également été attaqué au gaz lacrymogène par la partie serbe à Ásotthalom. Quelques soldats hongrois ont été blessés, mais l'attaque a été repoussée. La "police de terrain" mobile, avec l'aide de la police, a intercepté les frontaliers et les migrants qui avaient pénétré sur le territoire hongrois. Il est clair que la situation s'aggrave. Les dernières nouvelles d'aujourd'hui : ils veulent mettre le feu à notre pays. Les broussailles sur le territoire serbe ont déjà été incendiées par les migrants et le feu s'est propagé du côté hongrois, ici à la frontière, où les pompiers serbes et hongrois ont combattu le feu ensemble pour éviter une catastrophe à la frontière. Dans la région frontalière, ici aussi dans la zone d'Ašotthalom, il y a d'énormes forêts contiguës et en période de sécheresse, ces forêts pourraient prendre feu comme en Turquie ou en Grèce, ce que nous avons vu ces dernières semaines et qui a entraîné un terrible désastre et même des morts. Notre installation ici près de la frontière pourrait brûler complètement si quelque chose comme ça se reproduit ici. Ce n'est que grâce à la rapidité et au travail des pompiers hongrois et serbes qu'une catastrophe majeure a pu être évitée. Mais le problème n'a pas disparu : ces migrants deviennent de plus en plus agressifs dans leurs attaques contre les soldats et les policiers hongrois qui gardent la frontière. Notre mouvement "Notre patrie" demande que dans tous les cas où des groupes violents attaquent les gardes-frontières hongrois avec des briques, des morceaux de pierre, des gaz lacrymogènes, des couteaux ou toute autre arme, la police et les soldats hongrois soient autorisés à faire usage de leurs armes et qu'ils répondent à ces attaques avec des balles réelles, car ces attaques sont clairement des attaques de groupes armés, qui ont souvent lieu la nuit et mettent immédiatement les gardes-frontières hongrois en danger de mort. Nous demandons donc l'ordre de pouvoir ouvrir le feu à la frontière et nous exigeons que les soldats et les policiers hongrois soient armés de balles réelles pour pouvoir répondre à des attaques aussi violentes."

Cet article a d'abord été publié sur unser Mitteleuropa., notre partenaire au sein de la COOPERATION MEDIAS EUROPEENS.

15/08/2021

Márta Demeter rejoint le Jobbik.

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Hongrie. Le député Márta Demeter rejoint le Jobbik en vue des élections législatives de 2022. 

Membre du groupe socialiste MSzP jusqu'au début 2017, elle siège ensuite comme non-inscrite avant de rejoindre fin 2017 le groupe écologiste LMP.

En 2014, elle a été élue député socialiste et en 2018 député écologiste.

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Márta Demeter

(https://demetermarta.hu/)

Article de Tamás Fricz : "Il est temps de parler de Huxit."

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Par Tamás Fricz 

Je sais que c'est tabou, mais il faut bien que quelqu'un écrive ce mot, et pour la première fois, pas nécessairement à titre dissuasif : huxit - la sortie volontaire et souveraine de la Hongrie de l'UE (comme le Brexit). Un huxit est-il vraiment nécessaire, surtout après la série d'attaques sans précédent et coordonnées par l'UE et l'Occident contre la loi hongroise sur la protection de l'enfance ? 

Ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est qu'en juillet 2021, il est temps d'envisager sérieusement une éventuelle sortie d'une alliance d'États qui saigne de mille blessures, montre des signes d'empire et traite les États membres d'Europe centrale et orientale avec une condescendance et une arrogance spectaculaires. Car nous avons atteint la ligne de démarcation : l'élite financière mondialiste et les institutions européennes qu'elle contrôle - la Commission, le Parlement, la Cour de justice et, dans une certaine mesure, le Conseil européen - sont déterminés à nous donner une leçon. Et pas seulement ça : pour nous punir. Mais plus que cela : nous rendre la vie impossible si nous ne prenons pas les mesures qu'ils prescrivent. Et l'instrument ultime, bien sûr, est de collecter des fonds. C'est ce qu'a déclaré l'une des vice-présidentes de la Commission, Katarina Barley (aux côtés de George Soros et de ses partisans, bien sûr), à savoir qu'il fallait affamer les pays sécessionnistes comme la Hongrie et la Pologne en leur retirant toute aide financière.

Et en effet, la moitié de tout cela n'est pas une blague.

Quels sont les arguments pour et contre le maintien dans l'Union ? Je pense qu'il vaut la peine d'examiner cette question d'un point de vue politique, économique, culturel et militaire. D'un point de vue politique, l'argument en faveur du maintien dans l'UE est que l'adhésion à l'UE peut donner à chaque citoyen hongrois le bon sentiment de faire partie d'un Occident développé et démocratique, fondé sur une alliance de nations libres, ce que nous avons toujours voulu et ce que nous avons finalement obtenu après quarante ans de communisme. Et faire partie de l'une des communautés les plus avancées du monde est une expérience particulière à laquelle on ne peut renoncer qu'après quinze ans, pour des raisons très fortes et impérieuses.

La question est la suivante : existe-t-il une raison aussi forte et impérieuse à l'heure actuelle ?

Ma réponse : oui. C'est le fait que les priorités au sein de l'alliance d'États tant convoitée ont radicalement changé et que les élites mondialistes-libérales veulent transformer l'Union en quelque chose de très différent de ce qu'elle a été. Et c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui : nous sommes entrés dans une communauté de pays libres et souverains - du moins c'est ce que nous imaginons - mais la construction d'une Europe impériale, d'États-Unis d'Europe super-fédéraux subordonnés aux États-nations, bat son plein sous nos yeux. Notre objectif le plus important et notre plus grand souhait était de devenir une nation souveraine et indépendante après la domination de l'Union soviétique. Cette situation est aujourd'hui fondamentalement remise en question. S'ils veulent à nouveau nous dire ce qu'il faut faire et comment le faire, notre appartenance à l'UE n'aura plus aucun sens.

De plus, une série de conférences et de débats d'une durée d'un an sur l'avenir de l'Union vient de commencer, et il est clair dès le départ que les cercles dominants placent la réalisation de cet objectif au cœur du débat, sans parler des garanties intrinsèques choquantes que les institutions de l'UE, qui dirigent le débat, peuvent modérer le débat et simplement ignorer les opinions qu'elles considèrent comme non politiquement correctes. Le fait que l'un des dirigeants de l'organe qui préside le débat soit Guy Verhofstadt, un mondialiste aveugle convaincu qui déteste le gouvernement Orbán, est un signal inquiétant et clair, sans parler du fait que le groupe Spinelli (du nom d'un politicien communiste italien) a été fondé dans le cadre du débat dans le but de créer des États-Unis d'Europe.

Bien sûr, nous devons participer au débat de toutes nos forces, mais si le résultat est inacceptable pour nous, il ne peut être dans l'intérêt de la Hongrie de se soumettre une fois de plus aux ambitions impériales et mondialistes. D'un point de vue économique, l'argument en faveur du maintien est que nous avons accès à des fonds spécifiques provenant des contributions des États membres, qui s'élèvent actuellement à 2 500 milliards d'euros pour la reconstruction. (C'est ce qu'ils veulent nous enlever - juste ça pour le moment.) Cependant, les experts ont écrit et dit cent fois, d'Imre Boros à Károly Lóránt et de Csaba Lentner à Magdalena Csath, qu'avec son adhésion, la Hongrie a abandonné les politiques économiques mercantilistes, la protection douanière et la protection des entreprises hongroises ; nous avons ouvert le marché, et ainsi, une à une, les entreprises occidentales, beaucoup plus fortes que les nôtres, ont remporté les appels d'offres de l'UE et ramené la plupart des bénéfices dans leur propre pays. N'oublions pas non plus qu'après la guerre, les pays d'Europe occidentale ont reçu une aide énorme du plan Marshall américain pour relancer leurs économies. Dans les années 1970 et 1980, les pays qui ont adhéré à l'Union - la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, le Danemark - étaient encore dans une union prospère, mais lorsque nous avons adhéré en 2004, avec neuf autres pays, l'Europe n'était plus en aussi bonne forme économiquement, et l'aide était loin d'être ce qu'elle avait été au cours des décennies précédentes.

L'un des arguments les plus durs - hormis ceux mentionnés ci-dessus - est probablement que les entreprises occidentales se détourneraient de nous si nous quittions l'UE, et que nos relations commerciales et économiques avec l'UE et les États membres, notamment avec le géant allemand, s'éroderaient. Et le moment viendrait où les trois grands, Audi, BMW et Mercedes, fermeraient leurs usines ici. Cela semble terrible, mais est-ce vrai ? Notre situation économique deviendrait-elle vraiment impossible et devrions-nous subvenir à nos besoins, ce qui est impossible ?

Je ne pense pas. D'une part, les entreprises allemandes - et britanniques, néerlandaises, françaises, etc. - (sans parler de celles d'outre-mer) sont axées sur le profit, et si elles réduisent leurs coûts en Hongrie, elles n'agiront pas contre leurs propres intérêts. N'est-ce pas exactement ce que l'Europe occidentale fait actuellement, en entretenant des relations commerciales avec les Chinois et les Russes détestés (voir Nord Stream 2, par exemple) ? Les entreprises occidentales savent exactement à quoi s'attendre lorsqu'elles viennent chez nous ou y séjournent, et notre prévisibilité est un grand avantage et une grande vertu.

D'autre part, il est évident que le pays a besoin d'être remis sur pied ; nous l'avons reconnu depuis quelques années et nous agissons en conséquence. Nous pouvons brièvement illustrer cela par le concept - et la pratique - de l'ouverture à l'Est, comme l'a souvent dit Péter Szijjártó, le ministre des affaires étrangères d'Unharz. Troisièmement, il me semble évident que nous, comme la Norvège et la Suisse et maintenant le Royaume-Uni, devrions entamer des négociations avec l'UE et les différents États membres parallèlement au retrait. En d'autres termes, nous devrions conclure un traité distinct sur le modèle des pays pour lesquels nous sommes désormais suffisamment forts sur le plan économique et ne sommes plus un pays vulnérable qui ne peut se débrouiller seul. Nous sommes déjà au-delà de cela. Qu'y a-t-il de mal à ce que la Norvège ne soit pas membre de l'UE ? Rien. En d'autres termes, une hypothétique sortie ne devrait pas signifier une opposition, mais une renégociation de la nouvelle relation avec l'Union, qui est désormais souveraine. Ce n'est bien sûr pas une tâche facile, mais elle n'est pas insurmontable.

D'un point de vue militaire, notre retrait n'est pas pertinent, surtout si l'on considère que nous sommes membres de l'OTAN depuis 1999 et que nous le restons. Nous n'avons pas besoin d'établir des centres militaires dans les villes et les villages comme en Suisse, mais nous devons bien sûr continuer à développer nos forces armées - et nous le faisons.

Enfin, et c'est peut-être le plus important, du point de vue de la culture, des valeurs et de l'idéologie, l'argument en faveur du maintien dans l'UE serait que nous sommes censés être unis par le savoir grec et romain et la morale chrétienne. Mais est-ce encore vrai ? La réponse est non, malheureusement plus maintenant. Alors que l'Occident rompt délibérément - et je dis bien délibérément - avec la morale et les valeurs chrétiennes et s'efforce de construire une société mondiale cosmopolite et sans visage, fondée sur l'auto-exploitation et l'autodestruction effrénées de l'individu (voir The Great Reset), nous, Hongrois, Polonais et Européens du centre-est, nous accrochons à nos fondements culturels et religieux millénaires. A notre mode de vie. Et cela prime sur toutes les autres considérations.

Je m'arrête là, je ne tirerai pas d'autres conclusions. Je voudrais juste noter que le Fidesz de Viktor Orbán n'a - à juste titre - quitté le Parti populaire européen qu'après une très lente et longue période de réflexion et d'attente. Mais : Finalement, nous sommes partis sans perdre la face, et ce n'est pas nous qui avons été mis à la porte ! C'est une grande différence. C'est le bon modèle. Parce que si nous cédons maintenant, nous allons perdre. Tout ce pour quoi nous nous sommes battus serait alors perdu.

L'auteur est politologue et conseiller de recherche au Centre hongrois des droits fondamentaux.

Source : Magyar Nemzet

Cet article a d'abord été publié sur Magyar Nemzet, notre partenaire au sein de la COOPERATION MEDIAS EUROPEENS.

13/08/2021

"Migrants, Salvini freine sur l’idée d’une régie."

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Italie. Revue de presse.

Les JT couvrent essentiellement les incendies, qui frappent le Sud de l’Italie, et le pic de chaleur, la rencontre entre le gouvernement et les syndicats sur les protocoles de sécurités en vue de la rentrée scolaire et la progression des talibans dans plusieurs villes de l’Afghanistan.

LETTRE de Giuseppe Conte, Corriere della Sera, Président du Mouvement 5 Etoiles « Sur Milan et le Nord, le M5S a fait des erreurs. Avec moi, il prend un nouveau cap » : « Nous n’avons pas réussi à écouter les besoins des citoyens milanais, des différentes catégories sociales, et particulièrement du milieu professionnel et entrepreneurial. Notre image a été celle d’une force politique principalement concentrée sur la réduction de l’écart du Sud par rapport au reste de l’Italie. Mais un nouveau cap peut y remédier. La Carte des principes et valeurs, qui constituera le fondement de notre action politique, affirme un rôle fondamental des entreprises dans le progrès économique et social d’une communauté et souligne l’importance du progrès scientifique et de l’innovation technologique. Elle invoque le principe de transparence et de simplification pour garantir aux entreprises et aux citoyens une meilleure qualité de l’action de l’administration publique. C’est aussi pour cette raison que, à l’occasion du tour du pays que je commencerai en septembre, le Nord aura un poids déterminant. Parmi les objectifs du Mouvement, renforcer les politiques actives pour la reconversion vers les nouvelles professions dont nos PME ont besoin, sans oublier la centralité de la lutte contre la pauvreté. Après les désastres causés par le Covid, Milan et tout le Nord doivent retrouver leur rôle moteur, en mettant à profit les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026. La réforme fiscale, à laquelle devront s’atteler le gouvernement et le parlement dans les prochains mois, est un défi majeur pour soutenir la croissance : l’abolition de l’Irap (impôt sur les sociétés ndt) est le point de départ pour rendre nos entreprises compétitives à l’internationale, dans la suite de l’abaissement des coûts du travail. Le nouveau Mouvement se concentrera avec moi sur la compétence et le développement durable. Nous accorderons une attention toute particulière à la question septentrionale. »

ARTICLE La Stampa « Migrants, Salvini freine sur l’idée d’une régie. ‘‘Avant il faut une réunion avec Lamorgese et Draghi’’ » : « Matteo Salvini attend une réponse de Draghi après avoir demandé une convocation au Président du Conseil et à la ministre de l’intérieur pour une réunion sur la question migratoire. Mais l’idée d’une régie [un format avec plusieurs ministères impliqués pour gérer la crise des flux] ne lui plaît car, sans charge gouvernementale, il en resterait une fois de plus exclu. Il a déjà exprimé plusieurs fois à Draghi son souhait d’avoir un face à face avec Lamorgese, surtout en présence de son très fidèle secrétaire d’Etat Nicola Molteni pour qui il souhaite que revienne le dossier de l’immigration, pour l’instant gardé précieusement par la ministre pour préserver la coalition de tensions. Sur l’affaire Durigon, la décision de Draghi se fait attendre car il attend de voir combien de voix demandent sa démission. Il a conscience que pour Salvini le départ du secrétaire d’Etat à l’économie, qui est non seulement un homme fort de la région Latium mais aussi un très fidèle du leader, pourrait déstabiliser le gouvernement. En attendant, il y a aussi beaucoup de léghistes du Nord qui s’irritent de l’image de nostalgique fasciste que Durigon fait passer au parti, et attendent une réaction de Salvini. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Construction du Mur il y a 60 ans."

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Allemagne.

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"Construction du Mur il y a 60 ans. Nous nous souvenons des victimes du Mur et de la dictature du SED [Parti communiste)."

L'AfD donnée à 11 %.

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Allemagne. Sondage en vue des législatives du 26 septembre 2021 :

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CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens bavarois

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

Grüne : écologistes

Sonstige : autres

12/08/2021

Giorgia Meloni :"Le Pass sanitaire est dangereux pour l’économie."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne titre sur le pass sanitaire et sur l'accélération de la campagne de vaccination voulue par le commissaire extraordinaire Figliuolo « Coup d'envoi des contrôles sur les pass sanitaires » - Les forces de l'ordre dans les restaurants et les salles de sport. Hier 7 000 nouveaux cas positifs. Les vaccins pour les jeunes seront sans réservation (Corriere della Sera), « Le vaccin libre pour les jeunes » - A partir de lundi il ne sera plus nécessaire de réserver le vaccin pour les mineurs, Figliuolo demande aux régions une voie rapide pour une rentrée scolaire en sécurité (La Repubblica),   « 4e vague : les antivax sont les plus touchés » - Les données sur les hospitalisations confirment cette tendance" (Il Messaggero).

La question migratoire, et notamment la polémique entre M. Salvini et la ministre de l'Intérieur sur la gestion des arrivées, est citée : « Migrants, la cabine de régie voulue par Draghi » - Le plan pour défendre Lamorgese. Elle se sent isolée après les attaques de Salvini " (La Stampa).

ENTRETIEN Corriere della Sera de Giorgia Meloni, Fratelli d’Italia, « Le Pass sanitaire est dangereux pour l’économie. Et sur les contrôles le gouvernement se défausse de sa responsabilité » : « Je suis opposée à l’utilisation du pass sanitaire parce que je trouve injuste et inutile que les citoyens soient soumis à des mesures aussi strictes qui n’existent qu’en France et nulle part ailleurs en Europe. D’ailleurs j’estime c’est un danger pour notre économie, beaucoup de touristes ont choisi d’autres destinations que l’Italie pour cet été. Si l’objectif était vraiment de limiter les contaminations, il faudrait rendre gratuits les tests covid, chose que je propose car je trouve que c’est ce qu’il y a de plus sûr en ce moment. La vérité c’est que le pass sanitaire est un instrument du gouvernement pour introduire l’obligation vaccinale sans en assumer la responsabilité. J’ai toujours travaillé pour l’unité du centre-droit, les autres n’ont pas toujours été attentifs à notre égard. Je demande de la clarté à mes alliés, je n’ai pour ma part pas de plan B sur les alliances. Je souhaite que nous élisions un président qui se place au-dessus des partis, pas qu’il vienne forcément du centre-droit. Je ne vois pas de raison pour un second mandat de Sergio Mattarella. L’élection de Draghi aurait comme point positif un retour anticipé aux urnes, mais je ne vois personne travailler à cet objectif et je ne pense même pas que ce soit son envie. »

COULISSES, Stampa, I. Lombardo, « Migrants, Draghi veut une cabine de régie et soutient Lamorgese (Indépendante) » : « La ministre Lamorgese se sent attaquée, sous le feu quotidien des déclarations de Salvini sur les migrants, les débarquements et la sécurité. Elle en a parlé à ses collaborateurs mais aussi à Mario Draghi. Selon notre reconstruction, il lui a conseillé de ne pas trop s'en inquiéter, de laisser faire. Draghi donne de grandes marges de polémique politique à ses actionnaires du gouvernement. Et Salvini fait son beurre de ce thème, avec lequel il a conquis 33% aux élections européennes il y a deux ans. Il est aussi vrai que les attaques des leaders de la majorité touchent rarement le président du Conseil. Dans le cas de Lamorgese elles sont permanentes. Salvini a rendu cette question plus personnelle : un défi à son successeur au Viminal. Bien qu'elle réplique peu, elle ressent un sentiment d'isolement qu'elle a tenté d'exprimer au président du Conseil. Draghi est en train de réfléchir sur la manière d'intervenir pour calmer les choses et montrer son soutien à Lamorgese. Il pourrait le faire lors du Comité national d’ordre et de sécurité publique qu'il présidera le 15 août à Palerme.  L'hypothèse d'une cabine de régie sur l'immigration au Palais Chigi recommence à circuler avec insistance. Tous les ministres porches du dossier y participeraient, pour une approche ''pluridisciplinaire'' qui affronte l'urgence des flux migratoires en Méditerranée dans toute sa complexité, faisant s'asseoir à la même table les ministres des Affaires étrangères, de l'Europe et de l'économie. Les investissements d'ENI et la pandémie seraient au cœur de la discussion qui pourrait avoir lieu à la veille d'une réunion au niveau européen. Lamorgese l'a demandée à la Commissaire Y. Johansson. Pour Draghi, il s'agit d'une partie difficile, sans doute la plus difficile car vu les précédents sommets européens, une senteur d'échec flotte dans l'air ».

ENTRETIEN, Il Giornale de Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue « Il y a un conflit d'intérêt avec la Banque Monte Paschi di Siena, je veux la liste de ceux qui ont demandé des prêts » : « ''Je veux profiter de cet entretien avec Il Giornale pour demander publiquement la liste de tous ceux qui ont demandé des prêts à la BMPS et à sa fondation. Tous : les partis, les centres culturels, les privés, les parlementaires. A Sienne il y aura des élections car Padoan a donné sa démission pour aller diriger BMPS. Nous nous retrouvons face à un conflit d'intérêts énorme. Nous attendons donc de lire ces listes. Le droit du sol ? Ils ont voulu impliquer les JO, alors que Marcell Jacobs a bien demandé à ne pas être impliqué. La loi actuelle marche très bien et, avec les Allemands, nous sommes parmi les premiers [en Europe, ndt.] à octroyer la nationalité. Il n'y a pas de discrimination. Ici, il n'y a que de la propagande. C'est une obsession d'Enrico Letta et de Luciana Lamorgese. Je peux à la limite comprendre Letta, mais il est préférable que Lamorgese laisse tomber ce genre de questions. Le chiffre total d'arrivées, cette année, est à hauteur de 30 000 personnes. C'est un désastre. Et je dois même répondre aux préfets et aux questeurs qui se plaignent car la ministre déverse sur eux ses responsabilités sur l'accueil des migrants. Quand il y avait un navire espagnol qui faisait route sur la Sicile, je prenais le téléphone et j'appelais mon homologue. Idem pour les Français et les Allemands. Que Lamorgese s'active et prenne son téléphone. Nous sommes envahis par les Egyptiens et les Bengalais. C'est un vrai échec sur les flux migratoires mais la ministre perd son temps en soulevant un argument tel celui du droit du sol qui mérite au plus 5 minutes de débat. Et puis il y a la situation très critique à Vintimille et à Trieste. Lamorgese devrait faire entendre sa voix face à la France et la Slovénie. Elle ne peut pas rester immobile. La motion de défiance contre Durigon [ndr : voulait donner un nom de parc à Arnaldo Mussolini] ? Pourquoi devrait-il démissionner ? La Ligue n'a aucune nostalgie du fascisme. Nous regardons vers le futur et pas vers le passé.»

ENTRETIEN, La Repubblica, Elena Bonetti (Ministre de l’Egalité des Chances et de la Famille) (Italia Viva) « Ius soli - Une loi est également possible dans ce Parlement, et le Président du Conseil peut servir de médiateur » : « L’occasion est propice à une nouvelle loi sur la citoyenneté. C’est au Parlement qu’il revient d’écrire les règles. Il y a déjà eu une initiative parlementaire sur la citoyenneté, bloquée au Sénat en 2015. Aujourd’hui, le gouvernement peut aider, mais ce sont les chambres qui doivent reprendre la proposition. Le modèle est celui de l’ius culturae, parce que la citoyenneté se construit à travers l’éducation. A l’école, mais aussi dans les activités d’éducation moins formelles, comme le sport. Un million et cent mille jeunes attendent de se dire italiens, cela ne peut devenir l’étendard de forces politiques, ni à droite ni à gauche. J’ai confiance en ce Parlement pour trouver le consensus nécessaire pour donner à l’Italie un avenir meilleur. »

ARTICLE, Stampa, « Euthanasie, sprint final. Après 37 ans de lutte, le référendum décidera » - LETTRE du Ministre de la Santé, R. Speranza (Articolo Uno), Stampa : « Cher Mario, je soutiens ta bataille. Les structures sanitaires doivent garantir l'euthanasie volontaire » : « Le ministère de la Santé a débuté une consultation avec les régions pour l'application des dispositions données par le Conseil d'Etat ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Tino Chrupalla : "Nous sommes pour que la vaccination se fasse sur base volontaire."

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Allemagne.

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Tino Chrupalla, candidat de tête : "Nous sommes pour que la vaccination se fasse sur base volontaire. Une obligation de vaccination par la bande ne doit pas avoir lieu."

11/08/2021

"Droit du sol et débarquements, Salvini attaque."

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Italie. Revue de presse.

Le débat autour du pass sanitaire et du plan de vaccination fait toujours la Une de la presse italienne : « Pass sanitaire, l’étau se resserre » - Le ministère de l’Intérieur diffuse une note expliquant le rôle des restaurateurs lors des contrôles. Des sanctions allant jusqu’à la fermeture (La Repubblica), « Hospitalisations, les régions vacillent » - La Sicile et la Sardaigne pourraient passer en zone jaune. Contrôles sur les faux pass sanitaires » (Corriere della Sera), « Les vaccins pour les enfants en automne » - F. Locatelli (Comité scientifique) annonce le sérum pour les enfants âgés de moins de 12 ans. La Sicile pourrait passer en zone jaune dès le 16 ou le 23 août (Il Messaggero), « Pass sanitaire, chaos sur les contrôles » (Il Mattino).

La question migratoire, et notamment les critiques de M. Salvini (Ligue) à l’encontre de la ministre de l’Intérieur L. Lamorgese sur la gestion des arrivées, est mentionnée en Une et dans les pages intérieures « Salvini : Lamorgese est incompatible [avec ses fonctions] » - Dans sa lettre, le leader de la Ligue confirme la ligne dure de son parti (La Stampa), « Bras-de-fer aoutien entre Letta et Salvini » - Les arrivées augmentent mais le PD insiste sur le droit du sol (Il Giornale).

La motion de défiance contre le secrétaire d’Etat C. Durigon (Ligue), pour apologie du fascisme, proposée par le M5S et soutenue par les partis de centre gauche, est aussi citée : « Trois ministres contre Durigon » - Di Maio, Patuanelli et Bellanova souhaitent sa démission. Le quotidien lance une pétition pour demander à Draghi de remplacer le léguiste (Fatto Quotidiano).

Les JT couvrent essentiellement la nouvelle circulaire du ministère de l'intérieur sur le pass sanitaire, la poursuite des débats politiques entre la ministre de l'Intérieur et Matteo Salvini sur le droit du sol et les flux migratoires, la demande de démission du vice-secrétaire d'Etat au ministère de l'économie Claudio Durigon de la part du PD et du M5S, et enfin la démission du gouverneur de New-York Andrew Cuomo accusé d'agressions sexuelles.

LETTRE dans La Stampa de Matteo Salvini, chef de la Ligue « Débarquements, peu de rapatriements et beaucoup de victimes. Voilà pourquoi Lamorgese a failli » : « Cher directeur, j’ai lu avec attention les réponses de la ministre Lamorgese à votre journal hier et je crains que la personne qui ne ‘comprend rien’ à la question migratoire soit en réalité elle-même. Elle a demandé mes suggestions sur la question, je les donne depuis toujours et ce avec la crédibilité de qui a réussi en un an à diminuer drastiquement les débarquements de migrants de -79,6 % entre 2018 et 2019 et les morts en mer avec près de -95 % de cadavres en moins récupérés en Méditerranée. Nous avions une ligne claire : diminuer les tragédies en mer et défendre les frontières. Nous avions supprimé l'aberration des permis humanitaires à entrer dans les eaux territoriales italiennes, augmenté la possibilité de maintenir les clandestins dans les centres permanents en attente d’expulsion. De son côté, la ministre Lamorgese a ignoré la gravité de la situation jusqu’à maintenant. Elle a tenu en haleine les italiens concernant un accord européen qui n’est jamais arrivé, modifié en pire les décrets sécurité, accueilli à bras ouverts les ONG au Ministère de l’intérieur, augmenté les coûts de l’accueil des migrants. Et cerise sur le gâteau, elle relance la proposition d’une loi sur le droit du sol. Mais je rappelle qu’avec la loi actuelle nous sommes avec l’Allemagne le pays qui inaugure le plus de nouveaux citoyens en Europe chaque année. Imaginez le message que nous lancerions alors aux passeurs en Tunisie, qui vit une grave crise démocratique. Et puis je considère que c’est discriminatoire, pourquoi penser au droit du sol pour les athlètes et pas pour les ouvriers ou les serveurs ? Je suis prêt à discuter de tout avec Lamorgese, mais je crains que comme d’habitude ses propositions et ses annonces resteront lettre morte. »

ARTICLE La Repubblica « Droit du sol et débarquements, Salvini attaque. Lamorgese : c’est le Parlement qui décide » : « Ce ne sera donc pas le gouvernement qui prendra l’initiative sur le droit du sol. Après avoir invité à une ‘synthèse politique’, la ministre de l’intérieur précise : ‘’C’est un sujet qui concerne strictement les activités parlementaires ‘’. Au-delà des critiques virulentes de Matteo Salvini, la gauche, Renzi et une large partie du M5S semblent prêts à mettre à jour la politique italienne face aux avancées de la société. Les JO ont montré en effet le visage d’un pays multiethnique, il serait donc temps de donner la citoyenneté italienne à tous les enfants d’immigrés nés en Italie et qui ont complété un cycle éducatif dans le pays. Pour Enrico Letta, secrétaire du PD, ‘’la réaction de Salvini est inacceptable. Le droit du sol n’a rien à voir avec la question migratoire, c’est une loi de civilisation fondamentale pour notre pays. Je propose que nous ouvrions une table de discussion au Parlement en automne’’ . En réalité, la bataille sur le droit du sol dure depuis 20 ans, elle a d’ailleurs failli être approuvée en 2017. Pour Giorgia Meloni c’est un ‘non’ catégorique ‘’Pour Fratelli d’Italia il n’y a aucune marge de négociation sur cette proposition proprement idéologique et insensée et qui n’a rien à voir avec les problèmes des Italiens’’ . Même ton de la part de Matteo Salvini de la Ligue. Mais en réalité, sur le papier, une majorité parlementaire en faveur d’une telle loi existe. »

ARTICLE, La Repubblica, G. Casadio « Pd, 5S et Leu pour la défiance contre Durigon ‘Un parc Mussolini est inacceptable’ » : Des nuages menaçants se profilent au-dessus de Claudio Durigon, secrétaire d’Etat à l’Economie (Ligue). Une partie de plus en plus importante de la majorité demande sa démission. Si elle ne vient pas, la motion de défiance pour septembre est déjà prête. Ce n’est pas seulement le PD, mais aussi le M5S, Leu et ceux d’Alternativa c’è (ex-M5S ndt). Ces mouvements sont accueillis par un silence glacial au sein de la Ligue, où l’on considère que cette controverse n’est qu’instrumentale et où l’on n’a donc pas l’intention de lui accorder plus d’importance. Mais que s’est-il passé ? L’ex-syndicaliste de droite Ugl (Union Générale du Travail ndt) s’est rendu à un comité mercredi dernier dans sa cité d’origine, Latina. Là, Durigon a proposé de changer le nom d’un parc public, de Falcone-Borsellino, en l’honneur des magistrats tués par la mafia sicilienne, en « parc Mussolini ». Non pas Benito, mais Arnaldo, son frère mort en 1931. Une façon de jouer des coudes avec le néofascisme local, bien implanté. Mais Durigon est dans l’œil du cyclone depuis qu’en avril dernier une enquête journalistique de Fanpage a révélé que le secrétaire d’Etat se vantait d’avoir nommé le général de la Garde des Finances qui enquête sur les fameux 49 millions d’euros de financement public qui se sont évanouis dans la Ligue. Sans aucun doute, la bévue estivale de Durigon, qui n’est en fait qu’un nouvel épisode attestant la proximité de la Ligue avec l’extrémisme, finira par regarder Mario Draghi. »

ARTICLE, La Repubblica, « Sondages, alarmes à droite à Milan, Naples, Bologne. Le PD se maintient à Rome et Turin » : « Le problème des candidats de la droite dans les grandes villes est apparu clairement avec les premières nominations de candidats civils par Salvini et Meloni, après un bras de fer de plusieurs mois. Les doutes sur le fait qu’ils soient adaptés à leur rôle, notamment à Rome, Milan et Naples, sont renforcés par le début de leur campagne respective. Cela est maintenant confirmé par un sondage : des signaux inquiétants arrivent de Milan et Naples, où la coalition de droite connaît un mauvais départ par rapport à la gauche : à Milan, le maire sortant Beppe Sala est crédité de 44 à 48% des intentions de vote contre 40 à 44% pour Luca Bernardo. C’est encore plus flagrant à l’ombre du Vésuve : l’alliance de Gaetano Manfredi, qui oscille entre 42 et 46%, se détache de la droite de Catello Maresca qui plafonne entre 27 et 31%. Même dans les deux villes où la droite a l’avantage, il y a des signes d’appréhension, notamment à Rome : si la course d’Enrico Michetti semble prendre son essor (entre 31 et 35%), le mérite en revient plutôt à la division du camp adverse qu’au candidat. Il affrontera Roberto Gualtieri au second tour (23-27), fort de la présence du PD à Rome. Même discours à Turin : l’homme d’affaires Paolo Damilano est le favori (entre 42 et 46%), mais son concurrent de gauche, Stefano Lo Russo, le suit de quelques points (39-43). »

ARTICLE Corriere della Sera d’ E. Marro « Revenu  de citoyenneté, 36 % des bénéficiaires sont des familles au-dessus du seuil de pauvreté » : « Si on supprime le revenu de citoyenneté, l’Italie redeviendrait l’unique pays européen à ne pas avoir de mécanisme de lutte universelle contre la pauvreté. C’est probablement pour cela que Mario Draghi a affirmé ‘’partager l’importance de maintenir cette mesure’’ . Selon les données de l’ISTAT (Institut national des statistiques), d’ailleurs, ce mécanisme a permis de réduire ‘’l’intensité de la pauvreté absolue’’ . Mais cela ne signifie pas pour autant que le Revenu universel italien fonctionne bien. En effet, le nombre de familles en situation de pauvreté absolue est passé de 4,6 à 5,6 millions. Aujourd’hui, le chèque d’environ 551 euros par mois arrive à 3 millions de personnes, mais seulement 44 % des familles pauvres reçoivent cette somme et 36 % des bénéficiaires sont en réalité au-dessus du seuil de pauvreté. C’est bien les critères d’accès à cette mesure qui posent problème : ils favorisent les personnes vivant seules plutôt que les familles nombreuses, la règle des 10 ans de résidence en Italie exclut de fait les familles d’immigrés qui sont les plus pauvres. De plus, les contrôles n’existent pas. Mais surtout la promesse de diriger les bénéficiaires vers l’activité est un échec, et pas seulement à cause de la pandémie. Principalement parce que la population concernée est inactive (personnes jeunes, handicapés ou problèmes d’inclusion) et aussi parce que beaucoup d’entre-eux préfèrent travailler au noir pour cumuler les sources de revenu. Que faire donc ? ‘’Il faut corriger le mécanisme, le rendre plus ciblé et permettre une vraie intégration dans le monde du travail ‘’ explique Cristiano Gori, membre du comité de réflexion voulu par le ministre du travail Orlando. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

10/08/2021

"Lamorgese – Salvini, dispute sur le droit du sol."

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Italie. Revue de presse.

Le débat sur le droit du sol pour les jeunes athlètes n'ayant pas la nationalité italienne, lancé par le président du comité olympique G. Malagò et soutenu par la ministre de l'Intérieur : « Lamorgese (Indépendante) : le droit du sol aussi pour ceux qui n'ont pas remporté de médailles d'or » - la ministre explique : Salvini ne comprend pas l'urgence migratoire (La Stampa), « Pass, migrants et droit du sol, Lamorgese rêve » - Salvini critique la ministre de l'Intérieur (Il Giornale).

Le versement de la première tranche des fonds européens par Bruxelles pour le Plan de Relance italien : « Les devoirs des ministres » - Le Palais Chigi adresse une lettre à tous les ministères pour que les délais prévus par le Plan de relance national soient respectés (La Repubblica).

ENTRETIEN La Stampa de Luciana Lamorgese, ministre de l’intérieur « L’urgence des flux migratoires est factuelle, mais Salvini ne la comprend pas. Je suis prête à le rencontrer » : « Il n’y a aucune invasion mais les chiffres sont en augmentation. Le thème des flux migratoires est complexe, il faut rappeler que les mois de juillet et d’août sont traditionnellement des mois de fortes arrivées. De plus, les pays d’où arrivent les migrants sont en crise : la Tunisie n’a plus de gouvernement et en Libye la situation est grave, nous ne savons pas si les élections prévues en décembre se tiendront. Sur ces questions, Mario Draghi a demandé un engagement européen pour financer les pays d’Afrique du Nord, car la question migratoire ne se réglera pas en plaçant des militaires au milieu de la mer. Nous cherchons à renforcer les couloirs humanitaires, en transformant l’immigration irrégulière en régulière. Sur le traité de Dublin, le semestre allemand à la tête de l’UE n’a pas réussi à surmonter les désaccords des 27. Il faut continuer à travailler pour ne pas pénaliser les pays d’Europe du sud. Sur le droit du sol, la question est sérieuse. Nous ne pouvons pas nous en rendre compte seulement quand nos athlètes gagnent des médailles, j’espère qu’il y aura une synthèse des partis politiques sur ce sujet. Sur le pass sanitaire, les restaurateurs doivent contrôler le pass, pas les pièces d’identité. Les forces de l’ordre se chargeront d’effectuer des contrôles aléatoires. La situation du TGV Lyon-Turin est sous contrôle, les travaux ne s’arrêteront pas. »

ARTICLE Corriere della Sera « ‘Trouvons une synthèse’, ‘Elle délire’ : Lamorgese – Salvini, dispute sur le droit du sol » : « En quelques heures deux fronts se sont ouverts entre la ministre Luciana Lamorgese et Matteo Salvini, chef de la Ligue : droit du sol et flux migratoires. Après s'être dite ouverte à une ‘synthèse politique’ entre les partis sur la question ‘sérieuse’ du droit du sol, la ministre de l’intérieur s’est attirée la fureur de Salvini : « Au lieu de délirer sur le droit du sol, la ministre devrait contrôler qui arrive illégalement dans notre pays. Il y a des dizaines de débarquements organisés par les passeurs sans que le ministère de l’intérieur ne bouge un doigt ». Au sein de la Ligue on ne veut pas entendre parler de la question du droit du sol et on attaque la relance du secrétaire du Parti Démocratique Enrico Letta : « il vit sur une autre planète ». Mais la ministre reste ferme « on pourrait parler d’urgence si tous les migrants arrivés en Sicile devraient y rester. Or ce n’est pas le cas, après leur quarantaine ils sont distribués sur tout le territoire ». Sur ce thème le centre-droit est compact, Forza Italia demandant ‘une action concertée de l’UE sur la gestion des flux migratoires’, et Giorgia Meloni réclamant ‘un bloc naval immédiat’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

09/08/2021

Silvio Berlusconi : "Nous ferons le parti de centre droit." 

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Italie. Revue de presse.

Le débat politique autour du pass sanitaire est également cité : « Vaccins, le plan pour les jeunes » - ‘’Figliuolo annonce une voie rapide pour les jeunes sans réservation préalable » (Corriere della Sera), « Landini prévient Draghi : il ne faut pas sanctionner les travailleurs » - Entretien du dirigeant du syndicat CGIL sur le pass sanitaire (La Repubblica), « Le pass sanitaire fait du bien au tourisme » - Les plages pleines comme en 2019 (Il Messaggero).

Enfin, le versement de la première tranche des fonds européens à l’Italie, dans le cadre du Plan de Relance national, fait la Une du quotidien turinois « L’UE verse 25 milliards à l’Italie » - La première tranche du Plan national de relance sera utilisée aussi pour le numérique. Mattarella : une aide importante depuis Bruxelles (La Stampa).

ARTICLE La Repubblica de Ilvo Diamanti « Homme de garantie et faisant autorité. Voilà pourquoi désormais Mattarella plaît à tous » : « Depuis quelques jours a commencé le ‘semestre blanc’, synonyme de stabilité politique même si les tensions et les différents de multiplient entre et au sein des partis. Puisqu’à l’opposition il n’y a que Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, les confrontations se concentrent à l’intérieur des partis, et ce sur des thèmes de la plus haute importance (justice, Zan, pass sanitaire…). Toutefois, la majorité tient et se resserre autour des deux Présidents. Et les Italiens se retrouvent à soutenir massivement les deux têtes de l’exécutif. D’abord, le Président de la République, Sergio Mattarella, qui frôle les 70 % d’opinions favorables. Sa cote de confiance a en effet régulièrement augmenté pendant son mandat, car il a joué son rôle de manière non pas autoritaire mais faisant autorité. Sa popularité a augmenté lors de la pandémie, et puis surtout lors de la nomination de Mario Draghi à la tête du gouvernement. Cette popularité traverse tous les partis politiques, tous les âges, toutes les régions du pays, même la majorité des électeurs de la Ligue et de Fratelli d’Italia. Et il est difficile de séparer l’image de Mattarella de celle de Draghi, qui partagent bien un style de gouvernement aux antipodes des tendances de notre époque. Une situation qui montre que tout a changé au niveau des partis : aucun ne domine véritablement. Fratelli d’Italia est le seul en croissance, et selon les sondages pourrait arriver devant tout le monde aux prochaines élections. Le M5S verrait ses voix diviser de moitié par rapport à son résultat de 2018 et le PD n'arrive pas réenclencher la marche avant. C'est pour toutes ces raisons que l'Italie ressemble aujourd'hui à une République « bi-présidentielle » guidée et orientée par deux figures que sont Mattarella et Draghi. Mais dans 6 mois, lorsque Mattarella aura conclu son mandat, Draghi pourrait se retrouver bien seul face à des partis désorientés et sans leaders »

ENTRETIEN, La Stampa, de Silvio Berlusconi, ancien président du Conseil et dirigeant de Forza Italia « Nous ferons le parti de centre droit » : « ‘’ Si j’étais un restaurateur, je suivrais les lois de l’Etat, même si je n’étais pas d’accord. Mais en l’occurrence, je les partage entièrement. Je suis plutôt pour la persuasion et pour convaincre que les vaccins représentent l’instrument essentiel et fondamental dans la lutte contre la Covid. Les relations avec Mario Draghi sont excellentes. J’ai été par ailleurs celui qui l’avait indiqué d’abord pour la Banque d’Italie, puis pour la BCE et j’ai été le premier à le vouloir à la tête de ce gouvernement. En général, le Président de la République doit être l’expression de la collectivité nationale et pas d’une partie politique. Il doit être le garant. Vingt-sept années de centre-droit, fondées sur des valeurs et des programmes communs, ne peuvent être annulées parce que nous nous sommes divisés sur un choix spécifique [le soutien au gouvernement Draghi, ndt.], aussi important soit-il. Le centre-droit, que j'ai fondé, est inscrit dans le cœur des Italiens. Nous nous présenterons unis avec un programme commun aux prochaines élections, nous les gagnerons et nous gouvernerons bien pour de nombreuses années à venir. [Après l’entrevue avec Giorgia Meloni, ndt.] Je suis très optimiste. J’ai réalisé des projets que la plupart considérait impossibles. Forza Italia aura un rôle essentiel aussi au sein du parti unique, une fois qu’il sera formé. Il est très difficile de combler le vide que laissera Mme Merkel dans la politique européenne. Une chose est sûre : l’Europe et l’Occident souffrent d’une carence de leaderships forts et prestigieux. Il faut une Europe avec une politique étrangère et une Défense commune. Pour cela, il faut un leadership de haut niveau politique’’.»

ENTRETIEN Il Fatto Quotidiano de samedi, de Giuseppe Conte, dirigeant du Mouvement 5 étoiles « En 2023 une campagne électorale pour changer la loi Cartabia » : « ‘’La nouvelle équipe dirigeante du M5S arrivera en septembre. Ce sera le témoignage d’un grand renouvellement, avec une centaine de nouvelles figures. Avec Beppe Grillo, les tensions appartiennent au passé, nous avons tous deux à cœur le bien du Mouvement. Il n’y aura pas d’aile pro-gouvernement et d'aile anti-gouvernement, nous allons tous travailler pour collaborer loyalement avec le gouvernement de Mario Draghi. Le M5S, grâce au renforcement de son leadership, se fera entendre plus efficacement. C’est déjà arrivé sur la justice : grâce à notre intervention la réforme a été améliorée. Sur le revenu universel j’ai entendu de la part de Draghi un soutien à cette mesure de protection sociale. D’ailleurs l’intervention massive de l'État dans l’économie que mon gouvernement a lancé n’est pas du tout remise en cause par le gouvernement actuel, bien au contraire. J’espère que pour l’élection du prochain Président de la République il n’y aura pas de majorités préalables. Mattarella est une personnalité de grande sagesse politique et institutionnelle, mais nous sommes encore dans une phase prématurée. Tenter d’entraver l’action de Draghi montre aussi que certains ont des finalités de très court horizon’’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

08/08/2021

Matteo Salvini à vélo.

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Italie. Le dirigeant de la Ligue Matteo Salvini a fait ce dimanche du vélo avec sa compagne.

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Giorgia Meloni :"Bon dimanche patriotes".

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Italie. Giorgia Meloni :

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"Bon dimanche patriotes"

07/08/2021

Article de Demokracija : le Premier ministre slovène Janša : aucune institution de l'UE n'a le droit d'imposer à un État membre quelque chose qui contredit sa constitution.

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Article de Demokarcija

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Janez Janša

Le Premier ministre slovène Janez Janša parle de l'héritage communiste du système judiciaire de son pays dans une interview accordée à l'agence de presse polonaise PAP. Il a déclaré qu'aucune institution de l'UE n'a le droit d'imposer aux États membres des règles qui contredisent leur constitution. Son interview a été publiée par Wpolityce.pl.

PAP : Les politiciens européens vous critiquent pour vos déclarations sur la situation du système judiciaire dans votre pays. À votre avis, quelle est la cause du problème ?

Janša : Mon expérience du système judiciaire est différente de celle de nombreux politiciens européens qui me critiquent pour mes déclarations mais ne connaissent pas la situation en Slovénie. J'ai été prisonnier politique deux fois. Non seulement dans un régime non démocratique, mais aussi en 2014 - dans une démocratie, lorsque j'ai été emprisonné par la justice slovène sur la base d'un procès politique fictif peu avant les élections parlementaires. J'ai été accusé d'avoir influencé des personnes inconnues à un moment et d'une manière inconnus et d'avoir reçu une promesse inconnue de gain financier. La Cour constitutionnelle a ensuite annulé à l'unanimité ce processus politique installé.

Il y a trente-deux ans, lorsque j'ai été condamné et emprisonné par un tribunal militaire après une grève de la faim d'une semaine, on m'a apporté dans ma cellule le code de procédure pénale et le code pénal de la République socialiste fédérative de Yougoslavie et de la République socialiste de Slovénie. Dans l'introduction d'un de ces livres, je lis que le système judiciaire est un instrument pour la mise en œuvre du programme du parti communiste et que le droit pénal est un instrument pour la destruction de l'ennemi de classe. Le fait que le droit pénal soit un instrument de destruction de l'ennemi de classe n'était pas seulement écrit, mais était un principe effectivement mis en œuvre dans l'ex-Yougoslavie et toutes ses républiques à cette époque. C'est ainsi que le régime communiste traitait ses opposants et intimidait le peuple. Il a détruit les vies, les familles et les carrières de milliers de personnes. Il ne s'agissait pas d'une erreur judiciaire, mais d'un système visant à détruire les opposants politiques.

Il faut reconnaître que dans les premières années qui ont suivi l'indépendance, la Cour constitutionnelle slovène a fondamentalement modifié la conception du rôle du droit pénal et du pouvoir judiciaire dans un système à parti unique, tant sur le plan théorique que sur le plan de la pratique. La plupart des dommages causés aux groupes et aux individus, et bien sûr aux survivants, ont été réparés. Entre-temps, la Cour constitutionnelle slovène a fait beaucoup, reconnaissant l'ancienne police secrète politique comme une organisation criminelle et annulant de nombreux procès politiques. La Slovénie semblait devenir de facto un pays qui respectait la séparation tripartite des pouvoirs et remplissait réellement les critères de Copenhague pour l'adhésion à l'UE.

Puis des fosses communes ont commencé à être découvertes - plus de 700 à ce jour - avec des preuves directes que des dizaines de milliers de personnes étaient mortes après la Seconde Guerre mondiale. Les autorités communistes ont dissimulé ces crimes au public national et étranger. Même si les gens étaient au courant, ils avaient peur de s'exprimer. Ils n'en parlaient même pas entre eux, et encore moins en public. La peur a toujours été un outil d'oppression utilisé par l'ancienne élite communiste pour maintenir ses privilèges et son pouvoir. Malgré les faits horribles et les nombreuses fosses de cadavres où reposent depuis des décennies les restes de jeunes et de vieux, d'hommes et de femmes et même d'enfants sauvagement assassinés, pas un seul criminel n'a été inculpé par les tribunaux et les procureurs slovènes.

Pendant notre lutte pour l'indépendance, l'ancien service de comptabilité sociale a déposé plus de 700 plaintes pénales pour la privatisation incontrôlée qui a eu lieu à grande échelle à cette époque. Toutefois, les procureurs et les tribunaux slovènes n'ont mis personne derrière les barreaux, et les personnes condamnées ont ensuite été graciées par le président de la République. Les héritiers des anciennes autorités communistes ont tout simplement dissous les bureaux afin de faire diversion et de créer un fait accompli.

Au milieu de la période de transition, les choses ont pris la direction opposée aux débuts prometteurs de l'indépendance. En l'absence de lustration, tous les juges du régime précédent qui avaient commis de graves violations des droits de l'homme sont restés dans le système. Des criminels qui devraient être tenus responsables de leurs crimes sont toujours en liberté. En raison de la longueur des procès, de nombreuses personnes ne voient pas que les injustices dont elles ont été victimes sont réparées.

Bien que la Slovénie ait le plus grand nombre de juges par habitant parmi les États membres de l'UE, le système judiciaire a une mauvaise réputation et la confiance de la population dans le système judiciaire est faible. Ailleurs, les peines sont prononcées en public. Jusqu'à récemment, il était interdit de filmer et de photographier les juges en Slovénie. Aujourd'hui, c’est autorisé, mais strictement réglementé - la société n'a pas accès aux jugements définitifs, les procédures prennent des années et le système judiciaire est rempli de bureaucratie. Il est difficile de parler de procès impartial ou d'apparence d'impartialité quand on voit des juges se parer de symboles totalitaires - même lors d'événements qui sympathisent ouvertement avec l'idéologie de l'ancien régime.

Je considère qu'il est de mon devoir et de ma responsabilité d'attirer l'attention sur les déviations inacceptables de ce qu'un État démocratique doit garantir à ses citoyens. L'État de droit, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et la dignité humaine sont les fondements de toute société démocratique. Nous pouvons prétendre que tout va bien. Toutefois, les déviations dans ces domaines finiront par entraîner toutes les anomalies sociales et systémiques et les violations des droits. Plus nous resterons dans un monde virtuel où tout semble aller bien, plus le prix à payer sera élevé.

PAP : Le système judiciaire slovène a-t-il été contrôlé d'une quelconque manière depuis la chute du communisme ?

J.J. : Non. Cependant, en 1994, une nouvelle loi sur le service judiciaire a été adoptée, qui stipulait que les personnes ayant violé les droits de l'homme en tant que juges dans le système précédent ne pouvaient être nommées à des postes permanents. Le Conseil judiciaire n'a utilisé cet article qu'une seule fois. Dans tous les autres cas, elle a déclaré qu'elle ne pouvait constater aucune violation de cet article de loi par les candidats proposés pour des postes permanents. Et ce, malgré le fait que des jugements ou des actes d'accusation publiés prouvent le contraire. Des livres ont été écrits et des documentaires réalisés à ce sujet.

PAP : Est-ce toujours d'actualité ?

J.J. : Bien sûr. Le principal problème est que le changement de système a créé un système de citoyens de première et de deuxième classe, ainsi qu'un système qui protège les privilèges de l'élite, dans lequel le pouvoir judiciaire joue malheureusement aussi un rôle important. L'établissement de l'égalité devant la loi est essentiel au fonctionnement normal d'un État démocratique. Lorsque la société slovène, le parquet et les tribunaux commenceront à traiter certaines personnes connues de la société slovène et considérées comme intouchables de la même manière que tout le monde, c'est-à-dire comme des citoyens de seconde zone, nous pourrons dire que nous avons fait un pas important vers l'État de droit.

Je regrette que certains politiciens européens s'appuient sur la désinformation au lieu de voir par eux-mêmes la situation du système judiciaire slovène. La Cour européenne des droits de l'homme a estimé que le système judiciaire slovène avait violé les droits de l'homme et prononcé des peines injustes, dont certaines ont même été prononcées par des juges qui ont ensuite été poursuivis pour cela par le même système judiciaire. Le deuxième problème est la continuité idéologique du régime communiste, qui se poursuit dans le système judiciaire jusqu'à aujourd'hui par le biais de l'utilisation du personnel. Par exemple, les juges peuvent être photographiés portant le symbole totalitaire, l'étoile rouge, lors des conférences du parti et n'essaient même pas de paraître impartiaux. Jusqu'à récemment, le président de la Cour suprême était le juge (Branko Masleša) qui a prononcé la dernière condamnation à mort dans la Slovénie communiste. Dans une affaire au moins, le même juge a empêché la poursuite d'une personne qui avait tiré sur un réfugié d'Europe de l'Est.

Le système judiciaire slovène n'a aucun problème à nommer des personnes qui n'ont jamais travaillé dans le système judiciaire pour les postes de juges les plus élevés. Il est donc difficile d'écouter les juges lorsqu'ils se plaignent des critiques, alors que d'autre part, il est plus probable que les victimes d'erreurs judiciaires meurent plutôt que de recevoir un verdict qui révise l'erreur. Non seulement en ex-Yougoslavie, mais aussi dans la République indépendante de Slovénie, des familles, des carrières et des moyens de subsistance sont détruits par un tel système judiciaire.

PAP : Quelle est votre idée de la réforme ?

J.J. : Le droit à un procès indépendant est garanti par la Constitution slovène et la Charte des droits fondamentaux de l'UE. Le respect de ce droit procédural universel ne devrait donc pas dépendre de l'histoire ou du système social d'un pays particulier. Toutefois, ce droit n'est pas une fin en soi, mais vise à garantir efficacement deux autres droits de l'homme : le droit à un procès sans retard excessif et le droit à un recours effectif. Cela signifie que la justification de la protection de l'indépendance formelle des juges dépend de la capacité du système judiciaire d'un État particulier à garantir la protection de ces deux droits. Conformément au principe de subsidiarité, cela ne peut être décidé que par l'État membre concerné, qui procède à une analyse complète du fonctionnement du système judiciaire sur la base de cas concrets. En effet, si le système judiciaire d'un pays n'est pas en mesure de fournir les garanties procédurales constitutionnelles de base, le législateur est constitutionnellement obligé d'adopter les réformes appropriées pour améliorer le fonctionnement du système judiciaire. La Cour constitutionnelle slovène suit l'exemple de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, qui reconnaît qu'il n'existe pas de séparation absolue des pouvoirs et qu'un pouvoir dans son ensemble ne peut fonctionner que s'il existe un système de freins et de contrepoids entre ses branches, de sorte qu'une branche puisse influencer une autre dans la mesure nécessaire à l'exercice effectif de ses droits constitutionnels et à la protection de la liberté individuelle.

L'accord de coalition a identifié la réforme du système judiciaire comme l'une des priorités de l'actuel gouvernement slovène. L'objectif de la réforme est d'améliorer le fonctionnement et l'efficacité des tribunaux ainsi que la dotation en personnel du système judiciaire et des tribunaux.

Cependant, la réforme judiciaire ne peut être menée uniquement aux niveaux judiciaire, exécutif et législatif. En particulier, le système judiciaire slovène devrait développer une capacité de réflexion sérieuse et d'autocorrection. La publication, voire la diffusion, des jugements directement sur Internet renforcerait la confiance dans le système judiciaire et améliorerait sa réputation. La publication des dossiers des tribunaux et la garantie que les juges sont systématiquement tenus responsables de leurs décisions apporteraient de la transparence et permettraient au public de surveiller le système. Le pouvoir judiciaire devrait analyser sérieusement le paquet législatif slovaque visant à réformer le système judiciaire slovaque et faire des propositions à cet égard. La Slovénie est confrontée à des défis très similaires à ceux de la Slovaquie en matière de réforme du système judiciaire.

PAP : L'approche consistant à défendre formellement l'indépendance des juges dans les anciens pays communistes - comme le fait la Commission européenne - sans enquêter de manière approfondie sur la situation est-elle appropriée ? Dans le même temps, la Commission ne critique pas le fait que l'Espagne, par exemple, a œuvré pour une réforme judiciaire.

J.J. : La génération à laquelle j'appartiens sait ce qu'était la vie du côté défavorisé du rideau de fer. La plupart des collègues auxquels je parle dans l'UE sont nés dans des pays traditionnellement démocratiques, il leur est donc difficile de comprendre ce qu'était la vie ici. Il m'a fallu un certain temps pour leur expliquer comment le régime communiste fonctionnait dans l'ex-Yougoslavie et que la liberté, la démocratie et les tribunaux équitables ne devaient pas être tenus pour acquis. Les gens doivent se battre pour eux. Il leur est également difficile de comprendre que trente ans après l'introduction du changement démocratique, les vestiges de l'ancien régime communiste en Slovénie sont bien vivants et bien réels. C'est pourquoi je dis toujours qu'il faut se battre chaque jour pour la liberté et la démocratie. D'autres collègues des pays de l'ancien bloc communiste ont vécu des expériences similaires.

Beaucoup, à Bruxelles et ailleurs, n'ont aucun souvenir historique de l'ère totalitaire et du système judiciaire de l'époque. La résolution 1096 adoptée par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe montre que les vieilles structures et les vieux schémas de pensée doivent être brisés et dépassés. Beaucoup ne comprennent pas l'histoire, les spécificités culturelles et politiques des pays qui ont rejoint l'UE depuis 2004, et certains ne considèrent même pas qu'il soit nécessaire de les comprendre. Cela les empêche de comprendre la situation réelle. Que faut-il pour vaincre le totalitarisme et quels sont les défis à relever ? L'UE doit comprendre qu'une solution unique ne fonctionne pas et ne peut pas fonctionner. Nous avons un objectif commun, mais les moyens d'y parvenir doivent être différents si nous voulons que tout le monde y parvienne, car les points de départ sont différents.

PAP : Nous assistons actuellement à un conflit entre les institutions de l'UE et les Etats membres sur la primauté du droit européen. Comment décririez-vous la nature de ce problème et comment le résoudriez-vous ?

J.J. : Le droit communautaire prévaut sur le droit national, mais il ne prévaut pas sur la constitution d'un État membre. Aucune institution de l'UE n'a le droit d'imposer à un État membre quelque chose qui est contraire à sa constitution. En cas de problème avec la loi ou la situation dans un État membre, la Commission européenne peut lancer des mécanismes et des procédures juridiques. Cela a toujours été le cas. Enfin, il y a toujours une décision juridique que nous devons tous respecter et suivre.

Les récents développements concernant les tensions liées au respect du droit communautaire sont inquiétants et appellent une réponse sérieuse et responsable de la part des dirigeants de tous les États membres. Il est de notre responsabilité commune d'avoir une conversation approfondie, pour laquelle nous devons toujours trouver le temps de comprendre la situation historique et les positions de départ de chaque État membre, afin de trouver les meilleures solutions pour les Européens et surtout pour l'avenir de l'UE. La Slovénie, en tant que pays assurant la présidence de l'UE, ne veut pas faire partie de nouvelles divisions en Europe, quelle qu'en soit la raison. Je pense que la majorité des États membres de l'UE sont d'accord avec cela. Il y a eu trop de divisions de ce type dans l'histoire. L'Union européenne a été fondée à l'origine pour répondre à l'unité et à la cohésion des pays européens, afin de contrer les désaccords et les divisions qui ont déjà fait des ravages dans l'histoire du continent. En cette période de défis et de recherche de réponses pour l'avenir de l'Union, les États membres doivent toujours pouvoir se référer à ces valeurs originales et fondamentales.

Notre objectif est une Europe unie, libre et en paix avec elle-même. Une Europe qui peut étendre à ses voisins cet espace de liberté et ces normes élevées de protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Plus cette zone est étendue, plus nous sommes en sécurité et plus notre succès est grand.

Cet article est paru en premier sur DEMOKRACIJA, notre partenaire de la COOPÉRATION MÉDIA EUROPÉENNE.

(https://demokracija.si/fokus/premier-jansa-za-pap-nobena-...)

06/08/2021

"Green Pass : critiques de Salvini et de Meloni face aux dernières décisions."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne titre ses Unes sur l’adoption en Conseil des ministres des nouvelles mesures imposant le pass sanitaire pour les enseignants, les usagers des transports de longue distance, ainsi que pour les clients des restaurants. « Pass sanitaire, le tour de vis sur l’école » - L’obligation pour les enseignants et les étudiants universitaires à partir du mois de septembre. Le pass sera obligatoire à partir de ce vendredi pour accéder à l’intérieur des bars et des restaurants (Corriere della Sera), « Le pass sanitaire obligatoire pour les professeurs. Draghi ne cède pas à la Ligue » (La Repubblica), « La ligne dure contre les professeurs s’opposant aux vaccins » (La Stampa), « Pass sanitaire et école en présentiel » (Sole 24 ore), « Les professeurs sans pass sanitaire resteront chez eux » - Satisfaction des directeurs des écoles mais les syndicats protestent. (Il Messaggero), « Ecoles, l’échec du gouvernement » - Plusieurs aspects devront encore être affrontés. La Ligue battue par la rigueur du ministre Speranza (Fatto Quotidiano), « Le pass pour la liberté » - appel téléphonique entre Draghi et Salvini : feu vert à l’obligation du vaccin pour le personnel travaillant dans les écoles (Il Giornale).

Les JT couvrent essentiellement les nouvelles mesures sanitaires et l’adoption du Green Pass décidée hier en Conseil des Ministres, ainsi que les critiques de Salvini et de Meloni face à ces dernières décisions. Les inondations en Emilie-Romagne, en Lombardie et au Piémont sont également abordées, de même que les JO de Tokyo et la commémoration du bombardement d’Hiroshima.

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Guerzoni « Sur le pass sanitaire Draghi a stoppé aussi bien la Ligue que les plus rigoristes » : « En fin de journée, au Palais Chigi, la satisfaction est générale après l’approbation à l’unanimité du nouveau décret par le Conseil des ministres. La Ligue, qui avait déjà longuement bataillé contre le précédent décret, a cette fois-ci joué l’apaisement. ‘’Les léghistes ont été gentils’’, concède un ministre. Si Salvini doit gérer une partie de son électorat hostile à la vaccination et au pass sanitaire, la franche plus « rigoriste » (les ministres Speranza, Franceschini, Patuanuelli) voulaient voir un durcissement des mesures dès le 20 août. Mais Draghi n’a pas trouvé raisonnable de « faire sauter les vacances ». Aujourd’hui Draghi dira au revoir à la presse parlementaire avant de courtes vacances de deux semaines. L’occasion de vanter un bilan riche en premières avancées sur le front des réformes. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue « Pour nous, il était important de ne pas gâcher la période des vacances. Non aux restaurateurs-contrôleurs, l’autocertification est préférable » : «’’Par rapport aux hypothèses du début, je dois dire que je suis satisfait [du décret adopté par le Conseil des ministres]. Certains voulaient le pass sanitaire même pour nous faire aller aux toilettes. Je crois en revanche que nous avons réussi à éliminer pas mal de problèmes aux Italiens. Même l’association Federalberghi l’a dit : il sera possible de prendre le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner dans les hôtels sans devoir présenter le certificat vert et sans tests. C’est un point sur lequel nous nous sommes beaucoup battus. Nous avons réussi à éviter plusieurs complications pour ceux qui voyageront sur les moyens de transports en août. Jeudi, j’ai eu trois fois Draghi au téléphone. L’idée est d’arriver à la fin du mois d’août et de vérifier les chiffres. S’ils sont positifs, avec les hospitalisations et les soins intensifs sous contrôle, le décret pourra être modifié pendant sa conversion en loi en septembre et il sera ainsi possible d’éliminer les restrictions qui sont encore en vigueur. Nous avons présenté une série importante d’amendements. Ce qui était crucial pour nous, c’est de ne pas gâcher les vacances aux Italiens. Sur les vaccins obligatoires pour les enseignants, nous étions contre. Maintenant, l’obligation ne concerne que le pass sanitaire, ce qui signifie que le test suffira. C’est une bonne nouvelle de savoir que tous les enfants pourront rentrer en classe, vaccinés ou pas. Sur ce point, il n’y a pas de doutes. Nous sommes en train de travailler sur l’adoption de tests salivaires. Et la jauge pour les moyens de transport publics a été augmentée. Par rapport au chaos attendu, cela va nettement mieux. Le Quirinal ? En principe nous avons déjà notre candidat. J’ai eu Berlusconi au téléphone, il est en pleine forme. Concernant Draghi, je dis juste qu’en ce moment, pour l’Italie, il est utile en tant que Président du Conseil.’’»

PROPOS, Corriere della Sera, de Giuseppe Conte, candidat à la direction du Mouvement 5 Etoiles « Le M5S sera moins "personnalisé"» : « Dans l’attente de connaitre le résultat du vote en ligne des inscrits au Mouvement pour désigner le nouveau chef politique, G. Conte rencontre les parlementaires et tente de programmer les prochaines étapes de ses 5 Etoiles. Le leader veut effectuer une petite révolution par le biais de nouveaux équilibres internes : ‘’ Je pense à un Mouvement qui s'impose comme une force politique de masse, qui agit de manière chorale, dans lequel chaque membre élu ou inscrit ressent la possibilité concrète de participer à une grande entreprise commune. Un mouvement qui offre à chacun la possibilité d'exprimer ses talents et de mettre ses compétences au service de la communauté’’. ‘’ J'ai écouté attentivement les membres élus du Mouvement et j'ai découvert des ressources précieuses, pleines de compétences et d'idéaux, qui ont été trop longtemps cachées, et qu'il faut maintenant exploiter. Oubliez l'ère du personnalisme. Il s'agira d'un mouvement choral. Chacun doit se sentir partie prenante de ce projet’’. Outre les ténors tels Alfonso Bonagede, Chiara Appendino, Roberta Taverna ou Vincenzo Crimi, on évoque l’arrivée de Mario Turco et de Barbara Florida. Une chose est sûre, la ligne dure contre les rebelles sera bientôt adoptée :‘’ dans l'idée que je me fais du Mouvement, il y a la participation, la possibilité constante de confrontation et de dialogue, mais quiconque se trouve en dehors d'une ligne partagée résultant de processus décisionnels clairs et transparents doit alors se mettre de côté pour ne pas entraver la réalisation des objectifs politiques ambitieux que nous nous sommes fixés’’ ».

ARTICLE Il Messaggero « Les services secrets suivent la piste russe, Baldoni à la tête de la cyber-sécurité » : « Les services de renseignement italiens et le FBI ont ouvert l’enquête pour tenter de déterminer si, derrière l’attaque du système informatique du Latium, pourraient se cacher les intérêts d’un pays étranger. Les services secrets collectent actuellement toutes les données pouvant s’avérer utiles pour l’enquête. Jusqu’à présent, l’hypothèse la plus probable est que le groupe à l’origine de l’attaque serait russophone. Il reste désormais à déterminer si l’agression est d’ordre criminel ou commanditée par l’Etat : en d’autres termes, si les enjeux étaient économiques ou politiques. Toujours en matière de cyber-sécurité, Roberto Baldoni a été nommé hier à la tête de l’Agence nationale, laissant ainsi son poste de de vice-directeur de Dis (Département des informations pour la sécurité). C’est Alessandra Guidi, la préfet de Florence, qui le remplace dans cette fonction. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Article du Magyar Nemzet : Orbán à Fox News : l'immigration en Hongrie n'est pas un droit de l'homme.

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Article du Magyar Nemzet

"L'immigration en Hongrie n'est pas un droit de l'homme. Jamais. C'est notre pays. C'est une nation, une communauté, une famille, avec sa propre histoire, sa propre langue et ses propres traditions", a déclaré le Premier ministre Viktor Orbán au journaliste Tucker Carlson de Fox News dans une interview exclusive. 

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, l'un des hommes politiques de droite les plus en vue d'Europe, a récemment repris des propos tenus par le président américain Joe Biden lors de sa campagne 2020, dans lesquels ce dernier le mettait dans le même sac que des dirigeants autocratiques tels que le président biélorusse Alexandre Loukachenko et le président nord-coréen Kim Jong-un.

Biden avait également accusé en 2020 l'ancien président américain Donald Trump d'être ami avec "tous les gangsters du monde".

"Vous voyez ce qui se passe au Belarus, en Pologne, en Hongrie. Les régimes totalitaires sont en hausse dans le monde. Notre président actuel soutient des gangsters dans le monde entier", a déclaré Biden mot pour mot.

Viktor Orban a été le premier dirigeant européen à approuver la réélection de Trump. Trump a, à son tour, salué les politiques du Premier ministre hongrois en matière de sécurité des frontières et de lutte contre le terrorisme, ainsi que ses efforts pour protéger et soutenir les communautés chrétiennes dans le monde.

Dans une interview exclusive accordée à Fox News, M. Orbán a déclaré que M. Biden ne parlait pas hongrois et ne pouvait donc pas vraiment connaître la Hongrie et comprendre les enjeux lorsqu'il faisait des remarques telles que l'émergence d'un "régime totalitaire" en Hongrie.

"Quelqu'un qui ne parle pas notre langue et n'a qu'une connaissance très limitée de la Hongrie ne peut pas comprendre la situation des Hongrois, bien sûr, mais même dans ce cas, cette remarque sarcastique n'est pas justifiée. Vous savez, cette déclaration est en soi une insulte personnelle à tous les Hongrois", a déclaré le Premier ministre.

Il a ajouté qu'ils ne voulaient pas détruire les relations bilatérales entre les États-Unis et la Hongrie, qui sont "fondamentalement très bonnes".

"En dehors de la politique, tout va bien. Le problème, c'est que lorsque les libéraux sont au pouvoir à Washington, nous devons faire avec, car nous considérons les bonnes relations américano-hongroises comme une valeur, même si les Américains ne les voient plus aujourd'hui comme avant", a déclaré M. Orbán.

Orbán a également abordé le problème politique plus général selon lequel les politiciens de gauche comme M. Biden ne peuvent imaginer une idéologie alternative nationaliste ou conservatrice.

"Les libéraux occidentaux ne peuvent pas accepter qu'il existe une alternative nationale conservatrice au sein de la civilisation occidentale qui réussit mieux dans la vie quotidienne. C'est pourquoi ils nous critiquent. Ils se battent pour eux-mêmes, pas contre nous. Mais nous avons donné l'exemple qu'un pays fondé sur des valeurs traditionnelles, sur l'identité nationale et sur la tradition du christianisme peut réussir - parfois mieux qu'un gouvernement de gauche", a souligné M. Orbán.

Orbán a poursuivi : "M. Biden et le parti démocrate n'ont pas pu accepter le succès remporté par la Hongrie dans la défense de ses frontières avec la Serbie et la Croatie. Contrairement à ce que prétendent les démocrates, défendre la patrie et sécuriser les frontières n'a rien à voir avec la haine ou la xénophobie, a-t-il déclaré."

"La souveraineté nationale vient de Dieu et de la nature. Tout commence avec nous. C'est notre pays. C'est notre peuple. C'est notre histoire, notre langue. Nous devons renforcer nos frontières", a déclaré M. Orbán, ajoutant que personne ne peut dire que c'est un beau pays, que j'aimerais venir y vivre parce que la vie y est meilleure. L'immigration en Hongrie n'est pas un droit de l'homme. Ce n'est pas un droit de l'homme. C'est notre pays. La Hongrie est une nation, une communauté, une famille, avec sa propre histoire, sa langue et ses traditions."

"Si quelqu'un franchit la frontière hongroise sans l'autorisation de l'État hongrois, nous devons nous défendre et l'arrêter. Nous devons protéger notre propre peuple de tout danger."

"Il n'y a pas de droit humain fondamental qui garantisse que tout le monde puisse entrer dans le pays".

Orbán a déclaré qu'au cours de la crise des migrants, plusieurs pays européens avaient décidé d'ouvrir un nouveau chapitre de leur histoire, qu'il a appelé une "nouvelle société". Le premier ministre a ajouté qu'il s'agissait d'une société post-chrétienne et post-nationale dans laquelle différentes communautés se mélangent, et qu'ils ne savent pas quelles en seront les conséquences.

"Je pense que c'est une chose extrêmement dangereuse, et chaque nation a le droit d'accepter ou de rejeter ce danger. Nous, Hongrois, avons décidé de ne pas risquer la confusion dans notre société", a déclaré M. Orbán.

Le premier ministre a ajouté que la Hongrie est attaquée pour cette décision, qui est également la raison de sa mauvaise image personnelle. "Je suis traité comme un mouton noir dans l'Union européenne", a-t-il déclaré.

Interrogé sur les conséquences de l'acceptation des migrants pour l'Allemagne, Viktor Orbán a déclaré : "La diplomatie exige que l'on reste modéré, mais c'est la décision des Allemands. Ils ont pris le risque et ont eu ce qu'ils méritaient." Il a toutefois souligné qu'il tenait à ce que les Hongrois puissent décider eux-mêmes de la question de la migration.

Orbán a également déclaré que les libéraux avaient un problème avec le succès des États d'Europe centrale.

"Nous sommes en train de construire une société réussie sur le plan économique, politique, culturel et même démographique".

Il a ajouté que les États d'Europe centrale avaient obtenu leur succès d'une manière complètement différente de ce que les pays occidentaux attendaient d'eux.

"Les libéraux occidentaux ne peuvent pas accepter qu'il existe une alternative conservatrice nationale qui réussit mieux dans la vie quotidienne que la vision libérale. C'est pourquoi ils nous critiquent", a-t-il déclaré.

Concernant le soutien de la gauche américaine à une alliance d'opposition aux élections de printemps en Hongrie, le premier ministre a déclaré qu'il n'aurait pas pu imaginer il y a quelques années que "les anciennes forces politiques communistes et la droite antisémite formeraient une coalition et se présenteraient ensemble aux élections". M. Orbán s'est dit surpris que la communauté internationale ait "accepté cela si facilement", et il a été particulièrement surpris par l'attitude des États-Unis, ce qui était une expérience totalement nouvelle.

À la question de savoir s'il n'était pas inquiet d'une éventuelle ingérence internationale dans les élections hongroises, le Premier ministre a répondu : "Nous ne sommes pas inquiets car nous y sommes préparés. Bien sûr, la gauche internationale fera tout pour provoquer un changement de gouvernement en Hongrie, mais nous en sommes conscients et nous y sommes préparés. Nous savons comment relever le gant et comment nous défendre".

Tucker Carlson a passé plusieurs jours en Hongrie. Le présentateur, qui a été attaqué par la presse libérale ces derniers jours pour sa visite en Hongrie, participera à l'événement de développement des talents du Mathias Corvinus Collegium (MCC),, MCC Fest - Giving Talent a Voice à Esztergom le 7 août, où il donnera une conférence et tournera un documentaire sur la Hongrie avec son équipe. Carlson fera des reportages dans la capitale hongroise tout au long de la semaine pour Fox News.

Source : Magyar Nemzet

Cet article a d'abord été publié sur Magyar Nemzet, notre partenaire au sein de la COOPERATION MEDIAS EUROPEENS.

(https://magyarnemzet.hu/belfold/2021/08/orban-a-fox-news-...)

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Viktor Orbán et le  journaliste Tucker Carlson