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16/02/2020

Björn Höcke et Andreas Kalbitz de l'AfD sont espionnés par l'Office de protection de la Constitution.

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Allemagne. L’Office de protection de la Constitution espionne depuis le début de l’année 2020, en utilisant des méthodes des services secrets, trois responsables de l’AfD : le dirigeant de l’AfD de Thuringe Björn Höcke, le dirigeant de l’AfD du Brandebourg Andreas Kalbitz et le député au sein du Parlement de Saxe-Anhalt Hans-Thomas Tillschneider.

Les trois sont membres de l’aile nationaliste du parti. D’autres responsables politiques de cette aile devraient être dans le futur, eux-aussi, surveillés.

Les fonctionnaires de l’Office fédéral de protection de la Constitution, ainsi que ceux des autorités de l’Office de protection de la Constitution des États allemands concernés [donc : Thuringe, Brandebourg, Saxe-Anhalt], établissent un dossier et collectent du matériel contre les trois personnes concernées à propos de leurs activités extra-parlementaires. Donc, les conversations téléphoniques, ainsi que les courriels privés et intimes de ces personnes, sont archivés.

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Andreas Kalbitz et Björn Höcke

(https://www.tagesspiegel.de/politik/hoecke-kalbitz-und-ti...)

AfD : "Nous sommes là pour rester !"

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Allemagne. L’AfD réfléchit au fait d’utiliser l’héritage record, de 7 millions d’euros, qu’elle a reçu afin de disposer d’un grand bâtiment car le parti rencontre toujours plus de difficultés lorsqu’il doit organiser des meetings ou des congrès afin de pouvoir louer une salle, car les propriétaires ou gestionnaires de salle sont mis sous pression par des gauchistes qui les menacent.

Une telle solution aurait également pour avantage pour l’AfD d’envoyer un message clair aux électeurs : « Nous sommes là pour rester ! »

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2020/02/11/l-a...)

Manifestation contre le fait que Kemmerich s'était fait élire avec les voix de l'AfD.

Allemagne. Ce samedi 15 février 2020, des milliers de personnes ont manifesté à Erfurt contre le fait que le libéral (FDP) Thomas Kemmerich s’était fait élire ministre-président avec les voix des patriotes de l’AfD.

15/02/2020

Thuringe : l'AfD donnée à 25 %.

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Allemagne. Thuringe. Un sondage INSA donne l'AfD en progrès de 2 % et les post-communistes de die Linke en progrès de 6 %, suite à l'affaire de l'élection du ministre-président libéral FDP Kemmerich et à sa démission.

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die Linke : post-communistes

AfD : patriotes

CDU : démocrates-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

Sonstige : autres

Alice Weidel est élue à la tête de l'AfD du Bade-Wurtemberg.

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Allemagne. La co-présidente du groupe des élus de l’AfD à la Chambre des députés Alice Weidel est élue, ce samedi 15 février 2020, à la tête de l’AfD du Bade-Wurtemberg.

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Alice Weidel

14/02/2020

Le vice-dirigeant du groupe des élus CDU au sein du Parlement de Thuringe annonce son retrait.

Allemagne. Thuringe. Le vice-dirigeant du groupe des élus CDU au sein du Parlement de Thuringe Michael Heym, qui avait critiqué la réaction de la Chancelière fédérale CDU Angela Merkel à l’élection du libéral Kemmerich au poste de ministre-président, annonce son retrait.

"Conte-Renzi, vents de crise."

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Italie. Revue de presse. 

Les tensions au sein de la majorité font les gros titres des médias transalpins. La presse relève les frictions entre le Président du Conseil G. Conte et le leader d’Italia Viva, M. Renzi. Les observateurs évoquent le « danger de la stratégie des ultimatums » pour la pérennité de l’exécutif : « Haute tension entre Renzi et Conte » - ‘’Dur échange d’accusations. Conte : je n’accepte pas de chantages’’ (Corriere della Sera), « Tout s’écroule » - ‘’Conte songe à remplacer Italia Viva par des parlementaires responsables venant de l’opposition’’ (La Repubblica), « Conte-Renzi, le gouvernement vacille » (La Stampa), « Renzi-Conte, défi sur la crise » (Il Messaggero), « Conte-Renzi, vents de crise » (Il Mattino), « Conte au terminus » (Il Giornale).

EDITORIAL, Stampa, M. Sorgi, « L’ancien président du Conseil ne s’arrête pas, mais les alliés relancent » : « Les parlementaires d’Italia Viva ont voté pour la troisième fois avec l’opposition sur la réforme de la justice. La réaction, au Conseil des ministres, a été l’accord à la décision de Conte sur la prescription, en l’absence - polémique – des ministres renziens, précédée de déclarations très dures de Conte et Zingaretti contre le leader d’Italia viva. La rupture de la majorité est évidente. Il faut voir ce qui se passera au Sénat lors du vote. Renzi est isolé mais le gouvernement n’a plus la majorité au Sénat. On pourrait croire que la situation est celle d’une pré-crise. Quoi qu’il en dise, Renzi semble avoir l’intention d’en ouvrir une, convaincu qu’avec le référendum constitutionnel sur la réduction du nombre de parlementaires fixé au 29 mars, il aura tout le temps de liquider le gouvernement Conte II et de former un nouveau gouvernement. Même les dirigeants du PD sont convaincus que le danger existe sérieusement : Zingaretti et Orlando ne cessent de dire que les élections seraient la seule voie possible en cas de chute du gouvernement, menace que Renzi considère nulle et non avenue car ni PD, ni 5 étoiles ne voudraient se retrouver avec une droite probable victorieuse. Conte assiste au bras de fer sans rien pouvoir faire, alors que sa tête est en jeu ».

COULISSES, Corriere della Sera, M. Guerzoni : « Le Président du Conseil appelle le Quirinal. En cas de crise pas d’élections avant l’automne » : « Les craintes du chef du gouvernement existent. Il admet qu’une ‘’question politique est désormais ouverte‘’ et que ‘’cette fois-ci la rupture est plus proche’’. Si le gouvernement Conte tombe, est-ce que Mattarella va dissoudre le Parlement ? Fin mars, il y a le référendum sur la réduction du nombre de parlementaires et des élections avant l’automne semblent impossibles. Conte semble avoir une certitude : ‘’ Je ne me ferais pas user, je ne l’ai pas permis à Salvini, je ne le permettrais pas à Renzi ‘’. Le président du Conseil est exaspéré et n’exclut pas d’avoir recours à un vote de confiance au Parlement.  Avec le soutien du PD, il essaye de sauver le gouvernement et Franceschini joue un rôle de négociateur. Au Sénat sans les représentants d’Italia Viva, le gouvernement n’a pas la majorité. »

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « La réaction de Conte mais la crise est bien là » : « L’absence des deux représentants d’Italia Viva au conseil des ministres a représenté le gant du défi lancé par Renzi au gouvernement et à Conte. Le Président du Conseil, jusque-là silencieux, a montré son agacement, accusant Renzi de se comporter comme s’il était dans l’opposition. Il a appelé le chef de l’Etat pour lui faire part de sa volonté de voir si Renzi bluffait ou pas. Nul ne sait jusqu’où ira Renzi. Les deux chaises vides au conseil des ministres expriment à quel point nous nous retrouvons au sein d’une crise qui ne dit pas son nom. C’est une véritable guérilla qui sert à Renzi à créer une crise dans un moment du calendrier où il n’est pas possible d’aller aux élections anticipées. Il y a en effet le référendum constitutionnel de fin mars puis la délégation pour redessiner les collèges, nécessitant encore deux mois pour arriver à la fin de l’été. Bref, on parviendrait au « chef d’œuvre » de Renzi de sortir du gouvernement sans mettre fin à la législature. Les députés d’Italia Viva sont les premiers à ne pas vouloir les élections. Entretemps, le nom de Draghi est évoqué et cela n’est qu’une hypothèse ».

RETROSCENA (coulisses) Il Messaggero M. Conti « Un gouvernement accompagnant aux urnes, la ligne du Quirinal si tout devait sauter » : « En attendant que les événements se déroulent, le chef de l’Etat suit de loin les actions des partis. La préoccupation de Mattarella au sujet des frictions internes à la majorité est liée aux difficultés de faire naître un nouvel exécutif. D’où le fait qu’au Quirinal on aurait commencé à réfléchir sur une issue possible, permettant de réduire les délais de l’entrée en vigueur de la réforme constitutionnelle réduisant le nombre de parlementaires. Il serait alors possible de créer un exécutif de quelques semaines, peut-être même dirigé par la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese, pour redessiner les collèges électoraux. Il serait alors possible d’aller aux élections en été ou en septembre et permettre au nouvel exécutif d’adopter la loi de finances ».

ARTICLE, La Repubblica, A. Ziniti « Salvini, pour le procureur le classement de l’enquête est désormais impossible » : « Le Procureur de Catane Carmelo Zuccaro attend de recevoir les dossiers sur l’affaire Gregoretti avec une certitude. Malgré sa conviction sur ‘’l’inexistence du délit de séquestration de personne’’, il ne pourra pas demander le classement de l’enquête. C’est un paradoxe que ce procureur, qui n’a jamais caché qu’il partageait l’action de Salvini ‘’en défense des frontières italiennes’’ soit obligé de soutenir l’accusation contre l’ancien ministre de l’Intérieur. Après l’autorisation du Sénat, la Constitution l’oblige à demander au juge de fixer une première convocation. Salvini, qui espère encore pouvoir éviter le procès, devra jouer toutes ses cartes et demander éventuellement le procès abrégé et obtenir une remise de peine au cas où il devait être condamné. Entre temps, il devra se défendre d’une autre accusation, cette fois-ci liée à l’affaire du Navire Open Arms »

EDITORIAL, La Repubblica, E. Mauro : « La victimisation de l’homme fort dans le pays sans conscience » : « Dans l’effondrement subtil mais continu d’un pays qui s’éloigne progressivement d’un ensemble de valeurs, de principes, de règles et de mesures, un leader politique peut désormais attaquer un journal au Parlement, comme si c’était normal dans la situation démocratique déformée dans laquelle nous vivons. Matteo Salvini, engagé à défendre les « frontières d’Italie » a trouvé le temps d’attaquer La Repubblica au Sénat, cadre solennel dans lequel on devait donner le feu vert à son procès dans l’affaire des 131 migrants du navire Gregoretti. En homme d’Etat, il aurait dû se défendre, défendre ses idées et ses choix politiques, c’est ce qu’un leader sûr de lui fait. C’est exactement le contraire qui est arrivé. Nous avons assisté à la victimisation de l’homme fort, qui ne change jamais d’avis et, au contraire, se déclare prêt à répéter ses comportements mis en accusation. Ce sont les deux ingrédients fixes du populisme, qui, dans des moments de difficulté, demande aux émotions de corriger les situations défavorables, présentées comme des manipulations de la réalité. Habitué à demander un soutien quand il va à l’attaque, le leader populiste se réfugie dans la recherche du consensus compatissant quand il doit se protéger. Pour cela, il faut avoir des ennemis et non des adversaires politiques et ainsi le leader populiste montre son intolérance au contrôle démocratique des lois, de la magistrature, de la Cour Constitutionnelle, du parlement et même des instruments d’information. Voilà, l’attaque à La Repubblica c’est précisément cela. Bien sûr, les journaux se défendent tous seuls, avec leur histoire, leurs idées et leurs lecteurs mais le pays est en train de devenir insensible et inconscient comme si rien ne valait la peine ».

ENTRETIEN de Giancarlo Giorgetti, député et responsable des relations étrangères pour la Ligue, Corriere della Sera, A. Polito : « ‘’Nous resterons dans l’Euro. Collaborons sur les migrants, maintenant Bruxelles a compris ‘’ » : « Q : Salvini est inquiet de l’image internationale de la Ligue ? Veut-il la changer ? Est-ce la raison pour laquelle il vous en a chargé ?  : La politique étrangère ne peut pas s’improviser. Il faut être concret. Il m’a choisi car j’ai une image fiable. Nous ne voulons pas sortir de la zone euro mais il faut changer. Pour deux raisons : les traités ont été écrit à une époque géologique ; l’époque de Merkel est proche de sa conclusion. Comment peut-on concurrencer les colosses chinois avec les règles que nous avons sur les aides de l’État. Je suis le responsable des Affaires Etrangères de la Ligue. Si je dis que nous ne sortirons pas de l’euro, nous ne sortirons pas. Point. En Europe nous connaissions peu les Allemands mais aucun mariage n’est indissoluble. Nous devons être « comestible » ; je veux que l’Europe nous connaisse pour ce que nous sommes et non pas pour ce qu’on nous attribue. Mais la Russie est un pays important, tant pour le commerce que pour son poids stratégique. Nous avons toujours été pro-américains ; bien sur Trump fait l’intérêt des États-Unis. Je ne conteste pas la défense des intérêts nationaux mais nous voulons que les nôtres soient aussi sur la table de l’Europe. La Chine est tactiquement un partenaire de l’Italie mais stratégiquement un concurrent. Nous n’aurons jamais aucun doute entre la Chine et les Usa. Di Maio essaye d’œuvrer mais il n’a pas d’armes et la politique étrangère ne se fait pas avec de bons sentiments. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Mike Mohring annonce quitter la fonction de dirigeant de la CDU de Thuringe.

Allemagne. Thuringe. Suite à son implication dans l’élection du ministre-président libéral FDP Kemmerich, avec les voix des patriotes de l'AfD, le dirigeant de la CDU de Thuringe Mike Mohring annonce vouloir quitter cette fonction, après celle de dirigeant du groupe des élus.

13/02/2020

L'AfD donnée à 14 %.

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Allemagne. Un sondage Infratest dimap donne l'AfD à 14 %.

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CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

Grüne : écologistes

Sonstige : autres

L’AfD hérite de 7 millions d’euros.

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Allemagne. Un donateur décédé laisse au parti de l’or et de l’immobilier : il s’agit d’un des plus grands dons d’argent de l’histoire allemande des partis.

"Salvini : j’irai au procès mais le peuple me jugera et après je prendrai l’Italie."

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Italie. Revue de presse.

La décision du Sénat d’autoriser le procès de Matteo Salvini pour la séquestration des 131 migrants à bord du navire Gregoretti fait les gros titres des médias transalpins : « Procès Salvini, le oui l’emporte » - ‘’152 sénateurs favorables, les députés de la Ligue choisissent de quitter l’hémicycle pendant le scrutin’’ (Corriere della Sera), « Un juge pour Salvini » (La Repubblica), « Salvini : j’irai au procès mais le peuple me jugera et après je prendrai l’Italie » (La Stampa), « Salvini, les risques du procès » - ‘’La parole passe aux juges’’ (Il Messaggero), « Sénat, Salvini sera jugé » (Il Mattino).

Sur Twitter, le hashtag #Salviniaprocesso (en référence au vote au Sénat autorisant l’enquête sur M. Salvini pour séquestration) domine.

ARTICLE, Corriere della Sera, P. Di Caro : « 152 oui pour le procès contre Salvini. Tensions au Sénat, la Ligue sort » : « Cela s’est terminé comme tout le monde l’imaginait : le Sénat a confirmé la levée de l’immunité parlementaire de M. Salvini avec 152 voix contre 76, pour avoir pris en otage pendant trois jours, 131 migrants sauvés en Méditerranée sur le navire Gregoretti. La Ligue n’a pas participé au vote, même si Salvini avait dit qu’il aurait voulu affronter le procès ‘’ sans fuir ‘’ car ‘’ c’est tout le peuple italien qui y sera jugé ‘’. Il a accusé ses adversaires d’utiliser la magistrature parce qu’ils ne sont pas capables de le battre politiquement. Maintenant la parole passe aux magistrats, qui devront décider s’il faut juger ou non le chef de la Ligue. Ce sera un précédent important pour définir les limites dans lesquelles peut agir un Ministre dans l’exercice de ses fonctions. C’est une décision qui pèsera sur le futur du leader de la droite.»

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « Salvini, plus rien ne sera comme avant » : « La journée d’hier met fin à une phase politique. Au-delà des aspects grotesques de l’affaire Gregoretti (le fait que les migrants à bord soient sur un navire militaire italien), le Parlement a décidé de faire juger l’ancien ministre de l’Intérieur et chef de l’opposition de la droite pour un délit grave : la séquestration de personne. Si Salvini devait être condamné, toute candidature serait empêchée en raison des effets de la loi Severino. Hier, les sénateurs 5 Etoiles, silencieux pendant les faits de 2019, ont voté tous ensemble pour l’autorisation, contre cet ancien ministre qu’ils soutenaient. On dira qu’aujourd’hui Salvini est plus fort auprès de son électorat et plus faible dans les palais du pouvoir. Cela devrait amener à une réflexion, que le leader de la Ligue pourrait faire, sur les choix faits jusqu’à présent, sur les erreurs faits, y compris l’éphémère alliance entre les deux populismes ».

COMMENTAIRE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « vents de crise, le leader de la Ligue regarde maintenant Renzi » : « La journée d’hier peut être vue comme un arrêt pour Salvini. Mais de quel point de vue ? Sans doute pour son objectif de vouloir faire tomber le gouvernement. Un peu moins du point de vue du consensus électoral. La décision du Sénat affaiblit le projet de faire sauter la majorité. Seul Renzi pourrait le faire. Raison pour laquelle la Ligue a les yeux rivés sur lui (et l’intérêt semblerait partagé). Bref, Italia Viva pourrait donner au « Capitaine » ce que ce dernier n’a pas réussi à obtenir. Toutefois, les chemins des deux leaders se séparent sur un point : le premier veut les élections, l’autre pas. L’avantage de ce scrutin autorisant le procès redonne toutefois à Salvini un argument avec lequel s’adresser aux Italiens : la défense des frontières. Or, en cas de condamnation, la loi Severino pourrait le déchoir de son statut de sénateur et impliquer son inéligibilité. Ce serait alors un handicap pour Salvini et pour la Ligue qui devrait alors revoir son candidat au sommet des institutions ». 

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, F. Sarzanini : « Acrobaties bipartisanes » : « Ce qui s’est passé hier au Sénat prouve encore une fois que les affaires judiciaires sont désormais devenues un instrument de bataille politique pour les ministres et les parlementaires. Cela n’a rien à voir avec la vérification des faits et la recherche de la vérité. Au cours des derniers mois, certains changements de position ont été embarrassants. Quand Salvini a été mis sous enquête pour séquestration de personne dans le cas du navire Diciotti, les ministres du gouvernement jaune-vert qui étaient en charge à l’époque, Luigi Di Maio et Danilo Toninelli, mais aussi le Président du Conseil Giuseppe Conte, s’auto-dénoncèrent afin de démontrer l’unité de l’équipe gouvernementale et que chaque choix avait été partagé. Avec le changement de majorité, le M5S a accusé Salvini d’avoir agi seul dans le cas de la Gregoretti. Le 20 janvier dernier, à une semaine des élections régionales, Salvini exhorta les parlementaires de la Ligue à voter en faveur de son procès. Il pensait probablement plus aux urnes qu’au débat parlementaire. Passées les régionales, il a changé d’avis et hier les sénateurs de la Ligue étaient absents au moment du vote. Dans quelques semaines, il y aura une autre occasion : Salvini fait l’objet d’accusations similaires dans le cas de la gestion du navire Open Arms et le Sénat devra se prononcer à nouveau. Qui sait si le spectacle qui a été mis en scène hier réussira à convaincre les politiques d’abandonner la propagande, pour qu’ils se concentrent sur l’examen des documents du procès. »

ARTICLE, Messaggero, M. Ajello, « ‘’J’amènerai Conte au tribunal ‘’ – Et l’offensive régionales démarre » : «’’Je n’ai absolument pas peur, je suis très tranquille. Je me sens libre de démontrer que je ne suis pas un criminel mais un patriote’’. C’est le rôle que jouera Matteo Salvini, avec le procès autour de l’Open Arms dans les semaines et les mois à venir, qui seront aussi ceux de la campagne électorale pour les régionales de mai. Même s’il y a un risque qu’il soit condamné, il joue le défi. Il est tenté de transformer en « super-show » le procès pour le Gregoretti. Il en a profité pour dire qu’il appréciait le soutien de Giorgia Meloni avec laquelle ‘’il n’y a aucune friction’’ ».

ARTICLE, Messaggero, M. Conti, « Le président du Conseil met les dossiers justice aux archives » - « Le PD avertit Italia Viva : ‘’s’il tombe, élections’’ » : « Ce soir en Conseil des ministres, on ne parlera pas de prescription. L’accord du nouveau procès pénal est également l’objet d’un équilibre précaire. Italia viva accepte la trêve pour le moment mais, une fois ratifié la coupe des parlementaires, devrait attaquer Conte ».

ENTRETIEN, Repubblica, de Maria Elena Boschi, cheffe de groupe d’Italia Viva à la Chambre : « Si le gouvernement devient justicialiste, nous ne pourrions l’accepter » : « La loi dite « Bonafede » reste en vigueur pour responsabilité explicite du PD. Entre une loi du PD et une M5S-Ligue, Zingaretti a décidé de rester avec les populistes. Pour moi, c’est une blessure mais je ne suis pas surprise. Ce PD est de plus en plus populiste. Nous ne voulons pas faire tomber le gouvernement, mais nous ne voulons pas non plus effacer la tradition juridique de ce pays. Nous voulons faire partie de ce gouvernement. Mais si Conte et le PD veulent nous en chasser, ils en seront responsables. Un axe Renzi-Salvini ? J’aimerais bien qu’on puisse discuter de faits et pas de conjectures : Renzi a voté pour que Salvini soit jugé. Ce sont plutôt les 5 Etoiles qui avaient, la fois dernière, voté contre’’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Le vice-dirigeant du groupe des élus CDU au sein du Parlement de Thuringe critique Angela Merkel.

Allemagne. Thuringe. Le vice-dirigeant du groupe des élus CDU au sein du Parlement de Thuringe Michael Heym critique fortement l’immixtion de la chancelière fédérale de la CDU Angela Merkel après l’élection du ministre-président libéral (FDP) Thomas Kemmerich. Cette situation lui rappelle l’époque du communisme en République Démocratique Allemande (RDA).

Il ajoute que le groupe des élus de la CDU savait que la possibilité que l’AfD vote pour Thomas Kemmerich existait. Le groupe CDU s’était mis d’accord à l’unanimité pour voter pour Thomas Kemmerich.

Hambourg : les stands de l'AfD systématiquement protégés par la police.

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Allemagne. État de Hambourg. Dans le cadre de la campagne pour l’élection du Parlement de Hambourg du 23 février 2020, de nombreuses affiches de l’AfD sont détruites et les stands d’information du parti doivent être systématiquement protégés par la police.

12/02/2020

Levée de l'immunité de Matteo Salvini.

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Italie. Le Sénat vote en faveur de la poursuite du dirigeant de la Ligue Matteo Salvini, pour avoir refusé, en tant que ministre de l’Intérieur, le débarquement de migrants africains d’un bateau :

https://www.nouvelobs.com/monde/20200212.OBS24756/salvini...

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Geert Wilders obtient une majorité afin qu’un débat soit organisé à la Chambre des députés sur son procès politique.

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Pays-Bas. Le président du PVV Geert Wilders obtient une majorité afin qu’un débat soit organisé à la Chambre des députés sur son procès politique : ce sera le 23 mars 2020.

"Renzi est en train d’essayer de nous user. / Meloni accuse Salvini."

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Italie. Revue de presse.

La politique intérieure, notamment la réforme de la prescription et le vote au Sénat pour autoriser l’enquête sur M. Salvini (Ligue) pour l’affaire du navire « Gregoretti » sont également en Unes : « Prescription, Italia Viva vote avec l’opposition » (Corriere della Sera), « CSM : stop aux réformes qui ne sont pas impartiales » - ‘’Le président Ermini prône pour des solutions partagées’’ (Il Messaggero), « Salvini risque la prison » - ‘’Le Sénat se prononce aujourd’hui’’ (Il Giornale).

Le rapport faisant état d’une baisse du taux de natalité est aussi largement commenté, après les appels du Président de la République à une réponse de la part du gouvernement : « Mattarella : Aidons les familles » (La Repubblica), « L’Italie se dépeuple, le Sud encore plus » (Il Mattino).

Sur Twitter, les hashtags #iostoconsalvini (je suis avec Salvini) et #Gregoretti (en référence au vote au Sénat pour autoriser ou non l’enquête sur M. Salvini pour séquestration) dominent.

COULISSE, Repubblica, G. De Marchi : « Conte contre Renzi ‘’Assez d’arrogance et de diktats ‘’ » : « Il y a eu un changement de stratégie au Palais Chigi : ne plus rester observateur tandis qu’on se bagarre dans la majorité. Giuseppe Conte attaque : ‘’La politique ne peut pas avoir le visage de l’arrogance‘’. Le président du Conseil ne donne pas de nom. Mais il parle de la prescription, du rôle d’Italia Viva qui semble être un parti de lutte et non pas de majorité. Cette fois-ci, Conte ne se soustrait pas à la confrontation. Le Conseil des ministres de demain devra permettre de trouver une harmonie et une solution. Le climat de guerre risque d’emporter les nouvelles normes sur la prescription et le projet de loi sur le procès pénal. Renzi savoure ce qu’il considère être une victoire : ‘’Je suis satisfait – dit-il à ses collaborateurs les plus fidèles – tout le plan du PD contre nous s’est écroulé misérablement ‘’. Voici le point. Au-delà de la résilience de Conte et avec des effets directs sur le gouvernement, se consomme, désormais au grand jour, le conflit entre le PD et Italia Viva. »

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « La troisième voie des “renziens” : non au gouvernement mais sans aller aux élections anticipées » : « C’est le timing qui est erroné dans la bataille menée par M. Renzi sur la prescription. Toute l’attention est concentrée sur le coronavirus et il y a un risque que toute cette polémique sur la justice ne soit considérée que comme une énième dispute entre alliés. Il y a donc l’impression que derrière ce problème de tempo, il y ait une conviction cachée : la cohabitation avec le gouvernement Conte est en train d’affaiblir le parti de Renzi. L’objectif ne serait donc pas celui de rester mais de se défiler. L’ancien Président du Conseil serait en train de sortir de la coalition et du gouvernement sans pour autant provoquer d’élections anticipées, qui par ailleurs lui infligerait un score autour de 4-5% avec un nombre de parlementaires divisé par deux. Renzi a été l’architecte de ce gouvernement Conte II pour freiner Salvini et devenir le « Macron italien ». Cet objectif est encore loin ».

COULISSES, Corriere, M-T. Meli, « Zingaretti : l’exécutif doit être défendu. Renzi est en train d’essayer de nous user » : « Pour Zingaretti la coupe est pleine. Il parle au téléphone avec Conte qui l’avertit qu’il prononcera des mots très durs envers Matteo Renzi, mais change d’avis car la Chambre est sans dessus-dessous. Sur la prescription, le PD et le M5S ont prévu de faire adopter la loi avant l’été. Le secrétaire du PD est certain que Renzi a une ‘’stratégie précise pour nuire au gouvernement’’ : ‘’Il espère recueillir ainsi des voix mais il se trompe car les Italiens ne veulent pas de polémiques mais des faits concrets’’. Il est cependant inquiet, étant sûr que Renzi continuera ainsi ».

ARTICLE, Corriere della Sera, A. Arachi : « En Italie, jamais si peu d’enfants. Mieux au Nord, record à Bolzano » : « Le rapport démographique annuel de l’ISTAT fait état d’une baisse du taux de natalité en Italie qui est devenu, après le Japon, le pays le plus vieux du monde. Les données de l'ISTAT soulignent que les femmes qui deviennent mères sont de plus en plus âgées : l’âge moyen du premier accouchement est passé à 32,1 ans. A contre-courant des données nationales, le Nord de l’Italie, et en particulier le Nord-Est, a eu une croissance supérieure au reste du pays : 3,4 pour mille en plus en Lombardie tandis qu’à Bolzano la croissance est encore supérieure, + 5 pour mille. Le Président de la République Mattarella, préoccupé par ces chiffres, a lancé un appel pour aider les familles et éviter que le pays ne se dépeuple et ne s’affaiblisse par un taux de natalité parmi les plus bas du monde ».

ANALYSE, Corriere della Sera, F. Fubini : « Il n’y a pas seulement la dénatalité : beaucoup quittent le Sud » : « L’Italie est en train de se réduire et c’est à la fois la cause et l’effet de sa stagnation. Beaucoup de jeunes préfèrent émigrer parce qu’ils ne voient pas des perspectives d’emploi, ni de revenu satisfaisants. La baisse de la population qui en découle provoque l’érosion de la consommation, de la productivité et même des perspectives de croissance qui pourraient servir aux jeunes s’ils décidaient de rester en Italie. Il s’agit d’une spirale auto-alimentée, même si la crise démographique italienne est composée par deux histoires totalement différentes : une tenue discrète au Nord, et encore mieux au Nord-Est, et un effondrement au Sud du pays. Les données publiées hier par l’ISTAT ne laissent aucun doute : il y a eu une forte baisse du taux de natalité mais la population a augmenté, en 2019 dans le Nord, de 0,14 %, soit 36 000 personnes, grâce surtout aux entrées nettes de personnes du reste de l’Italie ou de l’étranger ».

RETROSCENA La Stampa A. La Mattina « Meloni accuse Salvini : ‘’stop aux agressions’’ » : « Une partie de Fratelli d’Italia a attaqué ouvertement leur allié, la Ligue, lors d’une réunion : elle ne supporte pas les « provocations » continues. Il s’agit d’une véritable « guerre » à basse tension. A commencer par cette prétention d’avoir un candidat dans les Pouilles. En général, le parti de Giorgia Meloni se sent relégué au rôle de roue de secours. Mais Salvini doit accepter que Fratelli d’Italia soit le seul parti en train de croître à échelle nationale. Meloni a dû calmer les choses mais elle ne fait pas marche arrière sur son candidat pour les Pouilles, R. Fitto. Et elle veut à tout prix que Salvini indique son candidat pour la Toscane, cela aussi pour éviter toute rumeur « d’accord caché » avec Matteo Renzi. Bref, le chaudron de Fratelli d’Italia est en ébullition » ;

ENTRETIEN, La Stampa, de Mattia Santori, co-fondateur du mouvement des « Sardines » : « La manifestation des 5 Etoiles est une erreur. Plusieurs de nous sont contre la coupe des parlementaires » : « ‘’[La rencontre d’hier avec le ministre pour le Sud, Provenzano] fait partie d’une double approche : lundi nous étions dans la rue de Padoue, hier au ministère. Il faut une composante territoriale et une autre nationale, permettant un poids majeur. Le ministre Provenzano nous a parlé de son plan pour le Sud. Nous lui avons proposé une rencontre entre experts internationaux à Tarente, pouvant impliquer l’UE sur la relation environnement-santé-emploi. Et puis l’idée d’un Erasmus intra-national entre le Nord et le Sud. La manifestation du M5S de samedi ? J’ai l’impression qu’il s’agit là d’une erreur. Cela fait sourire qu’un parti de gouvernement manifeste, en plus sur la thématique des rentes des parlementaires alors que le pays entier discute des décrets sur la sécurité. Quant à la réforme constitutionnelle sur la coupe des parlementaires, il y a une sensibilité diffuse qui est contre. Nous devons comprendre si cela représente la multitude. La formation d’un parti ? Je l’exclus. Nous voulons trouver quelque chose qui soit à mi-chemin entre la politique et les citoyens. Ce qui nous intéresse, c’est d’être un rempart contre le populisme’’ »

ENTRETIEN, La Repubblica, de Luigi Di Maio, Ministre des Affaires Étrangères : « Au Caire il faut un ambassadeur pour Zaky et Giulio » : «  ‘’Sur le cas de Patrick Zaky l’ambassade est en train de mener toutes les actions nécessaires pour avoir le maximum d’informations et activer tous les organismes de garantie. Sur le cas de Giulio Regeni l’objectif que nous nous sommes donnés depuis la naissance de ce gouvernement est la réactivation du dialogue entre les parquets, qui était interrompu depuis un an. Ce sera la preuve de la réelle volonté de collaborer. Je ne suis pas Alice au Pays des Merveilles, je sais que ce ne sera pas simple mais je m’attends à des faits concrets. Nous voulons que les coupables soient identifiés et punis. Mais ce processus de connaissance des faits et de demande de justice ne peut se faire que si un Ambassadeur est présent au Caire.  Sur les frégates Fremm, le gouvernement n’a pris aucune décision ; aucune vente n’a été approuvée pour le moment. L’Égypte est cruciale pour la stabilisation de la Méditerranée et pour la question énergétique. En Libye, la mission européenne doit mettre en acte un embargo réel des armes à l’égard des deux factions qui combattent ; les armes arrivent surtout par voie aérienne et par la terre. La loi de la mer qui prévoit le sauvetage des migrants doit être respectée mais les migrants doivent être accueillis par le pays d’appartenance des navires».

ARTICLE Sole 24 Ore B. Romano « Allemagne, la crise politique bloquera les réformes en Europe » - Berlin aura la présidence tournante à partir du 1er juin, c’est surtout le perfectionnement de l’union bancaire qui est en péril: « C’est avec prudence que l’establishment communautaire suit les évènements allemands. Le séisme arrive juste au moment où un renouvellement institutionnel et politique est en cour  en Europe. Le moment est délicat. Les diplomates à Bruxelles se demandent si les prochaines campagnes électorale pousseront la CDU à une attitude plus rigide pour prendre ses distances des Verts et tenter d’éviter une perte de voix à droite ou bien à des positions plus proches aux thématiques environnementales pour tenter de créer une nouvelle coalition avec les « grünen ». Selon Eric Maurice, représentant de la Fondation Schumann à Bruxelles ‘’je crains que dans cette phase, Berlin sera peu disposée à faire des avancées sur l’union bancaire’’ ».

ARTICLE, La Repubblica, S. Folli « L’instabilité à Berlin et celle à Rome » : « Les données de la production industrielle en chute libre suscite une sorte de parallèle entre les deux nations. Même sur le plan politique, nous assistons à une Allemagne instable qui n’est plus construite autour d’un centrisme démocrate-chrétien mais qui est lacérée par une fuite vers les extrêmes. A ce stade, la « grande coalition » semble tenir. Mais jusqu’à quand ? Cette question intéresse tous ceux qui estiment que Berlin soit essentielle au projet européen. Chose qui est par ailleurs vraie.  La faiblesse de notre principal partenaire peut être insoutenable pour une Italie renfermée dans son immobilisme et incapable de réagir aux données du PIB ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

11/02/2020

Jura : le candidat UDC à l'exécutif arrive troisième.

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Suisse. Canton du Jura. Ce 10 févier 2020, le candidat UDC Romain Schaer est arrivé troisième lors du premier tour de l’élection partielle pour l’exécutif.

(https://www.jura.ch/fr/Autorites/Elections-2020/Accueil/E...)

L’AfD reçoit un don de 100.000 euros.

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Allemagne. L’entrepreneur berlinois Christian Krawinkel donne 100.000 euros à l’AfD de Thuringe en précisant, à la suite des événements survenus lors de l’élection du ministre-président de Thuringe, qu’il le fait pour « plus de démocratie dans notre pays ».

Le chef de file des élus du parti post-communiste en Thuringe désire "documenter" les votes.

Allemagne. Thuringe. Le chef de file des élus du parti post-communiste die Linke au sein du Parlement de Thuringe, Madame Susanne Hennig-Wellsow, veut que le candidat de son parti lors des prochaines élections [à bulletin secret] pour le poste de ministre-président de Thuringe exclue les voix des élus de l’AfD, c’est pourquoi elle désire que les voix soient « documentées ».

(Madame Susanne Hennig-Wellsow s'était distinguée en jetant un bouquet de fleurs aux pieds du ministre-président de Thuringe :

http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2020/02/05/thu...)

Le Forum voor Democratie est opposé au CETA.

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Pays-Bas. Le Forum voor Democratie de Thierry Baudet dénonce le fait que les partis établis tentent de faire avancer le traité de commerce CETA. Thierry Baudet estime que celui-ci va à l’encontre des intérêts néerlandais. Le Forum voor Démocratie est, en conséquence, opposé au CETA.

"Conte à Renzi : si tu veux, tu peux t’en aller."

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Italie. Revue de presse.

La réforme de la prescription est également reprise en Une. La presse s’interroge notamment sur la pérennité du gouvernement après l’intention d’Italia Viva de vouloir déposer une motion de défiance contre le ministre A. Bonafede (M5S) : « Renzi menace une motion de défiance pour Bonafede » - ‘’Colère de Conte qui ne veut pas de chantages’’ (Corriere della Sera, Il Messaggero), « Italia Viva défie Bonafede » - ‘’Conte à Renzi : si tu veux, tu peux t’en aller’’ (La Stampa).

COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Pourquoi Renzi ne peut plus faire marche arrière » : « La politique industrielle s’écroule : il ne peut pas y avoir de plus terribles illustrations des derniers soubresauts d’une politique frénétique dans son immobilisme. Le gouvernement Conte II donne de plus en plus l’image d’un lent délitement. La mosaïque jaune-rouge perd ses morceaux, un peu plus chaque jour. Si Renzi, le protagoniste de cette affaire, devait décider de se plier ou de perdre la face, l’amendement au décret « milleproroghe » [fourre-tout] pourrait représenter une solution. Toutefois, la réalité est plus compliquée. L’escamotage trouvé par le Palais Chigi présente trop de risques. A commencer par le soupçon qu’il s’agisse d’une réforme anticonstitutionnelle et qui pourrait ainsi exposer le Président de la République, appelé à avaler ou rejeter une mesure contestée par les avocats et un bon nombre de la culture juridique. Voilà pourquoi Renzi n’a pas hésité à dire non à la réforme de la prescription. Quant à la motion de défiance sur le ministre de la Justice Bonafede, ce serait amoindrir les bases du gouvernement Conte II, car il ne s’agit pas d’un politique mineur, il est le chef délégation du M5S au gouvernement. Il est de plus en plus évident que quelqu’un finira par perdre la face ».

RETROSCENA (coulisses) La Stampa I. Lombardo « La tentation de Conte : ‘’s’il veut, qu’il s’en aille’’ » : « Conte n’est pas quelqu’un qui réagit avec impulsivité. Du coup, il a fait filtrer sa stupeur pour ne pas donner à Renzi l’impression d’être apeuré : « voyons ce qu’il va faire, s’il ne bluffe pas ». Au Palais Chigi, on est convaincu que l’ancien président du Conseil a surtout faim de visibilité. Les sondages ne lui sont pas favorables. Pour Conte, au lieu de vivre chaque jour dans l’anxiété d’un allié/ennemi, il serait préférable de s’en débarrasser. La tentation serait d’ouvrir la porte aux responsables de Forza Italia, prêt à soutenir le gouvernement au nom de la pérennité de la législature. Conte ne l’avouera jamais mais c’est ce que font filtrer l’entourage des ministres. Une réflexion sérieuse pourrait s’imposer. Surtout si le Quirinal fait filtrer son mécontentement à la veille des nominations des grandes entreprises publiques. Faire tout sauter serait de l’automutilation et Renzi n’aurait plus le temps de redevenir essentiel pour un autre exécutif ». 

ARTICLE La Stampa A. La Mattina « Affaire Gregoretti, Salvini pourrait miser sur le secours de Renzi » « Sur la vague du « garantisme » et de sa bataille contre la loi de Bonafede, M. Renzi pourrait faire voter ses sénateurs contre l’autorisation pour juger Salvini. Et si l’on ajoutait ses voix à celles de Forza Italia et de Frère d’Italie, le leader de la Ligue pourrait même se sauver. Mais Salvini ne croit pas en l’aide de Renzi. Mieux vaut suivre les conseils de l’avocate Bongiorno. Et au moment du vote, les sénateurs de la Ligue sortiront de l’hémicycle ». 

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Cremonesi : « La stratégie de la Ligue, vote au Sénat pour éviter le procès à Salvini » : « Pour qu’il soit adopté, le texte a besoin aussi des voix de Italia Viva. ‘’ J’ai hâte de regarder ce juge dans les yeux et lui expliquer que défendre les frontières étaient mon droit et mon devoir ‘’, affirme Salvini. Il peut tout accepter, sauf passer pour celui qui fuit son procès ‘’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

L'AfD porte plainte contre Angela Merkel.

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Allemagne. La direction de l’AfD porte plainte contre la chancelière fédérale CDU Angela Merkel pour délit de coercition à l’encontre du ministre-président libéral FDP de Thuringe Kemmerich. Le co-président de l’AfD Jörg Meuthen estime être face à un cas clair d’abus allant à l’encontre de l’égalité des chances entre partis.

10/02/2020

En Thuringe, l'AfD donnée stable à 24 %.

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Allemagne. Thuringe. Un sondage réalisé entre le 7 et le 10 février 2020 donne l'AfD stable. Les post-communistes de die Linke passent de 31 à 39 %. La CDU perd 8 points et les libéraux 1. Les sociaux-démocrates du SPD progressent de plus d'un point. Suite à l'élection du ministre-président de Thuringe, l'AfD n'a donc pas, ni perdu, ni gagné de voix.

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Die Linke : post-communistes

AfD : patriotes

CDU : démocrates-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

Sonstige : autres

Alexander Gauland voit désormais une possibilité de rapprochement entre la CDU et l'AfD.

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Allemagne. Le co-président des élus de l’AfD à la Chambre des députés Alexander Gauland salue le retrait annoncé d’Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU), la dauphine d’Angela Merkel, et voit désormais une possibilité de rapprochement entre les deux partis : « Sa politique à l’intérieur du parti d’exclusion à l’encontre de notre parti démocratique, elle n’a plus pu continuer à l’imposer. ». Il ajoute qu’elle a conduit la CDU dans le chaos.

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Alexander Gauland

"Les préoccupations de Salvini par rapport à la montée de Meloni."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE La Repubblica, « Affaire Gregoretti, Salvini fait marche arrière, la Ligue désertera les votes au Sénat » : « L’avocate et sénatrice Giulia Bongiorno a réussi à convaincre tout le monde qu’un vote de la Ligue en faveur du procès pour séquestration serait une reconnaissance de responsabilité. Ainsi, Salvini a fait marche arrière et l’a fait savoir au chef de groupe de la Ligue au Sénat : les 60 sénateurs sortiront de l’hémicycle au moment du vote, laissant aux collègues du PD, d’Italia Viva, du M5S et de Leu la responsabilité du feu vert au procès. Dans la discussion qui s’ouvrira ce mercredi, Salvini prendra sans doute la parole. Il se défendra en tentant de démontrer l’implication du gouvernement et du Président du Conseil dans la décision de laisser au large les 131 migrants à bord du navire de la Garde côtière « Gregoretti ». En tout cas, Salvini sera jugé. Et le 27 février, la commission du Sénat devra se prononcer sur un fait analogue pour l’affaire Open Arms. Le cauchemar qui est en train de planer chez la Ligue est celui d’une série de condamnations pouvant faire déclencher le couperet de la loi Severino [l’inéligibilité, ndt.] sur le leader qui rêvait d’aller au Palais Chigi ».

ANALYSE La Repubblica I. Diamanti « La Ligue entre le Nord et le chef » : « En une dizaine d’année, la Ligue n’a pas seulement changé de leadership mais a également changé de stratégie et de message. Le « chef » a remplacé la référence au territoire. La Ligue se présente désormais comme un parti personnel : il a le visage et les mots de Salvini, qui retentissent sur tous les médias, des écrans aux réseaux sociaux. Mais même si elle s’est nationalisée, la Ligue a encore ses racines au Nord. Une autre chose a changé : son orientation politique. Elle est désormais nationale et de droite. Par ailleurs, le principal allié de Salvini en Europe est le Rassemblement National de Marine Le Pen. Il faut toutefois expliquer que Salvini récupère principalement les électeurs modérés de la droite. 37% des électeurs de la Ligue se placent au centre droit (sondage Demos de décembre 2019) et cela s’explique par le déclin de Berlusconi. La Ligue de Salvini a délaissé le territoire, la « Padanie » et a perdu ainsi l’identité. Le fédéralisme a été abandonné. Toutefois, Salvini a oublié que la « saison des chefs » a une durée limitée par rapport à l’histoire du territoire ».

RETROSCENA (Coulisses), La Stampa, A. La Mattina : « Les préoccupations de Salvini par rapport à la montée de Meloni : ‘’ Elle risque le syndrome Fini ‘’ » : « Depuis longtemps, Giorgia Meloni a compris qu’autour d’elle, l’opération ‘’ Fini en jupe ‘’ s’est mise en marche : être flattée par la télévision et la presse pour l’opposer à Salvini. La compétition pour le leadership est dans la nature de la politique et le leader de la Ligue voit le danger : ‘’ Le risque existe ‘’ a-t- il affirmé et il a ajouté avoir lu des entretiens dans l’Avvenire (quotidien proche des évêques et très critique à l’égard de l’ancien ministre de l’Intérieur) et dans certains journaux de gauche qui en font une femme d’Etat internationale. Salvini espère que le ‘’syndrome Fini‘’ n’atteindra pas Meloni et il met en évidence une série d’indices d’une évolution du leader de Fratelli d’Italia vers des formes excessives de compétition. Après les bons résultats de l’Emilie Romagne et de la Calabre, FdI veut atteindre, d’ici l’été, 15 % qu’AN (Alleanza Nazionale) avait en 1996. Salvini veut éviter l’affrontement frontal avec Meloni, il veut maintenir l’unité de la coalition et mise sur les voix modérées qui, jusqu’à ce moment, lui échappent dans les grandes villes. Le problème est que Meloni aussi va dans cette direction. Mais qu’est-ce qu’elle dit, Giorgia Meloni, du risque du ‘’syndrome Fini‘’ ? Elle a rassuré ses amis de la Ligue, en soulignant qu’elle ne se montera pas la tête, qu’elle ne fera pas la même erreur et tombera pas dans le piège. Elle a ajouté que Fini avait été manipulé par une certaine gauche sans le comprendre et que les femmes sont tout à fait différentes des hommes parce qu’elles ont les pieds sur terre ».

COMMENTAIRE, La Stampa, F. Perina : « Le défi inhabituel entre deux droites solides » : « La compétition entre Giorgia Meloni et Matteo Salvini est un inédit absolu dans l’histoire italienne qui n’a jamais eu deux droites assez solides pour rivaliser entre elles. Mais la considérer comme un duel pour remporter la primauté dans la coalition ce serait une erreur. Le véritable problème est tout autre et se réfère à la prochaine réforme proportionnelle dont une chose est parfaitement claire : quand on se présente aux élections seuls et on négocie les accords après le vote, il est possible (en fait c’est arrivé plusieurs fois) que le parti le plus petit gagne le poste de Premier ministre. La force électorale, dans le monde du système proportionnel, pèse. C’est l’origine de cet affrontement frontal et des craintes de Salvini : courir tout seul pour atteindre une majorité relative et devoir, après, laisser le gouvernement à quelqu’un d’autre. C’est le cauchemar de Salvini sans lequel il pourrait remporter une victoire totale au Nord en laissant le Sud à Meloni. Les alliances nécessaires du système majoritaire ont permis, jusqu’à maintenant, les accords mais, si l’on change de système, le vassal peut devenir souverain. Et c’est pour cette raison que le terrain de compétition entre les deux a soudainement changé et le défi entre Meloni et Salvini a maintenant pris des termes différents, en devenant un jeu d’intelligence qui les poussent vers un repositionnement au centre, pour récupérer les modérés. C’est un jeu que les deux doivent forcement jouer, même s’ils ne l’aiment pas ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)