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08/04/2020

Anvers : le Vlaams Belang distribue des masques et des centaines de combinaisons.

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Belgique. Flandre. Anvers. Le Vlaams Belang a distribué aujourd'hui 10.000 masques et des centaines de combinaisons de protection à la police, aux centres de soins et au personnel médical.

Alice Weidel estime que chaque pays doit être responsable de ses dettes.

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Allemagne. La co-présidente du groupe des élus de l’AfD au sein de la Chambre des députés Alice Weidel est opposée aux coronabonds, ainsi qu’à des crédits accordés via le MES (Mécanisme Européen de Stabilité). Elle estime que chaque pays doit être responsable de ses dettes.

07/04/2020

"Un plan pour une reprise ‘’graduelle’’. Le 4 mai sera la date cruciale."

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Italie. Revue de presse.

Les médias italiens titrent sur le plan de soutien en faveur des entreprises - d’un montant de 400 milliards d'euros - adopté par le Conseil des ministres. La presse relève également l'aggravation de l'état de santé du Premier ministre britannique B. Johnson : « 400 milliards pour les entreprises » - " Le décret-liquidité adopté. La courbe des nouvelles contagions baisse encore'' (Corriere della Sera, La Repubblica), « Entreprises, c'est la course à la réouverture » - "Des milliers de demandes aux préfets'' (La Stampa), « Liquidité, 400 milliards de garanties aux entreprises » (Il Sole 24 Ore), «Entreprises : un traitement à hauteur de 400 milliards » - ''Baccalauréat en ligne et cours en visioconférence peut-être aussi à la rentrée''  (Il Messaggero, Il Mattino), «7 mille entreprises ouvertes dans les zones les plus touchées » (Il Fatto Quotidiano), « Deux mois de report pour les impôts » (Il Giornale).

Les JT ouvrent sur le coronavirus et tout particulièrement sur le nouveau plan de soutien pour les entreprises adopté par le conseil des ministres, sur l’aggravation de l’état de santé du Premier ministre britannique B. Johnson et sur la baisse des contagions.

ARTICLE Repubblica R. Pedrini: « Toutes les mesures pour les entreprises » : « Des prêts automatiques avec un plafond de 25 mille euros et une garantie totale jusqu’à 800 mille euros. Les garanties mises en place par le dispositif « Sace » couvriront entre 70 et 90% du montant demandé, les banques feront des prêts aux entreprises en difficulté dans les paiements aux fournisseurs, les factures et les loyers. Les financements auront deux conditions : l’entreprise ne devra pas distribuer les dividendes dans les 12 mois successifs et devra investir en Italie. 200 milliards seront destinés à l’export. Pour les petites et moyennes entreprises, le Fonds de garantie offre des garanties jusqu’à 100%, pour un total de 800 mille euros de financement. Les taxes et les impôts seront reportés de deux mois. Enfin, un bouclier est prévu pour éviter les faillites des entreprises. Un renforcement du golden power est prévu pour bloquer la "montée" hostile d'entreprises étrangères sur des entreprises italiennes ».

RETROSCENA (Coulisses), La Stampa, I. Lombardo : « Di Maio retourne sur le devant de la scène : " L'export me revient". Bras-de-fer avec Gualtieri » : « Luigi Di Maio veut récupérer le leadership du M5S et communique, avec force, à Roberto Gualtieri que l'Export lui revient. Le dernier affrontement entre le Mouvement 5 étoiles et le PD a eu lieu hier lors du Conseil des ministres, où les polémiques se sont concentrées sur la société Sace, spécialisée dans la garantie au crédit aux entreprises dans le domaine de l'export. Le ministre de l'Economie aurait voulu mettre cette société sous le contrôle de son ministère tandis que le M5S veut maintenir la structure opérationnelle sous la supervision de la CDP (Caisse Dépôts et Prêts), contrôlée par le ministère de l'Economie mais avec une plus large autonomie d'action. Giuseppe Conte avait organisé une rencontre, au Palais Chigi, avec Roberto Gualtieri et l'AD de CDP, Fabrizio Palermo, pour un premier compromis et pour maintenir Sace, par laquelle toutes les garanties pour la liquidité aux entreprises seront transmises, sous budget de la CDP, tandis que la direction et la coordination seraient passées au ministère de l'Economie. Mais cette décision n'a pas eu l'accord de Luigi Di Maio, qui a transféré ses responsabilités du Commerce extérieur lors de son passage du ministère du Développement Economique à celui des Affaires Etrangères et qui donc considère que le contrôle de Sace  est de sa compétence».

ARTICLE, Corriere della Sera, F. Sarzanini: « Un plan pour une reprise ‘’graduelle’’. Le 4 mai sera la date cruciale » : « Le 4 mai 2020 pourrait être la date du début d’une vraie reprise. Qui ‘’devra être prudente et graduelle’’ comme le répètent les experts qui ont pour tâche d’indiquer au gouvernement le chemin à parcourir pour contenir la contamination du virus. Surtout pour ne pas se retrouver à tout refermer cet été en raison d’autres malades et d’autres victimes. On procèdera donc par étapes. Les secteurs de l’entrepreneuriat et du commerce pourraient être les premiers à rouvrir. Mais pour sortir de chez soi, reprendre les promenades et pour pouvoir rencontrer ses proches, il faudra attendre encore des semaines. En tout cas, les règles ne changeront pas : distance d’un mètre l’un de l’autre, avec des masques dans les lieux publics. Et l’interdiction de rassemblement sera valable encore longtemps. Pas d’évènements publics, ni fêtes privées ou en plein air, ni manifestations. Et dans la première phase, pas de bars ni de restaurants. Pour les autres activités comme les coiffeurs et les centre esthétiques, l’idée est celle d’obtenir l’autorisation après avoir démontré être en mesure d’offrir des protections personnelles. Pour l’été, tout doit être encore décidé ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Uwe Junge se retirera de la politique en 2021.

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Allemagne. Le chef de file des élus de l’AfD au sein du Parlement de Rhénanie-Palatinat Uwe Junge a annoncé qu’il se retirera de la politique à l’issue de son mandat en mars 2021 pour des raisons de santé.

Opposant au dirigeant de l’aile nationaliste du parti Björn Höcke, Uwe Junge avait échoué à se faire élire au sein de la présidence fédérale du parti.

(Son interview en 2016 :

https://www.breizh-info.com/2016/03/15/40390/interview-uw...)

06/04/2020

La crise du coronavirus profite au parti d'Angela Merkel.

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Allemagne. La crise du coronavirus conduit à une forte remontée de la CDU de la chancelière Angela Merkel et de son allié bavarois la CSU au sein de sondages Insa. Les patriotes de l'AfD descendent.

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/insa.htm)

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CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

Grüne : écologistes

Sonstige : autres

Kickl se félicite de la décision du gouvernement autrichien.

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Autriche. Le chef de file des élus FPÖ au sein de la Chambre des députés Herbert Kickl voit dans la conférence de presse de ce jour du gouvernement réunissant les conservateurs de l’ÖVP et les écologistes un changement de stratégie dans le combat contre le coronavirus. Il se félicite de cette évolution qui doit avoir pour conséquence le retour par étapes vers une vie économique normale :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/cor...

Berlin : la voiture d'un élu de l'AfD incendiée.

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Allemagne. Berlin. La voiture du président exécutif du groupe des élus de l’AfD au sein du Parlement de l’État de Berlin Frank-C. Hansel a brûlé.

"Les Italiens n'ont donc pas confiance en l'UE, ni dans l'euro. Mais ils préfèrent y rester."

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Italie. Revue de presse.

Les médias italiens titrent sur le plan de soutien en faveur des entreprises d’un montant de 200 milliards d'euros. La presse relève également la première baisse des cas positifs et des décès ainsi que l'hospitalisation du Premier ministre britannique B. Johnson : « Coup de frein des contagions et des hospitalisations » - " Le décret pour les entreprises.'' (Corriere della Sera), « La première bonne nouvelle » - "L'ISS : la baisse a commencé, pensons à la phase deux'' (La Repubblica), « Le gouvernement charge son bazooka » - "200 milliards aux entreprises'' (La Stampa), « Le nouveau plan : liquidité aux entreprises » - (Il Sole 24 Ore), « Entreprises : le décret pour la liquidité » - ''Garantie à 100% pour les prêts. Le nombre de décès à son plus bas(Il Messaggero), « Entreprises, voici le plan de sauvetage » (Il Mattino), « Dernier appel » - '' Il faut de l'argent ou tout s'écroulera '' (Il Giornale).

Les JT ouvrent sur le nouveau plan de soutien pour les entreprises annoncé par le gouvernement et sur la baisse des contagions.

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, A. Polito : « La puissance et la valeur des symboles » : « La proposition de Salvini de rouvrir les églises à Pâques a fait scandale. Celle de Renzi de rouvrir les librairies ou celle de Confindustria de maintenir les entreprises ouvertes n'avait pas suscité les mêmes réactions. Le leader de la Ligue mélange avec trop de superficialité le profane de la politique avec le sacré de la prière. Et les nécessités de la distanciation sociale rendent évidemment impossible ce qu'il demande. Mais les réactions qu'il a suscitées, presque indignées, font réfléchir. La vérité paradoxale est que nous considérons aujourd'hui la culture et l'industrie, plus que la religion, des instruments de renaissance et de rédemption. Le processus de sécularisation, même dans le pays le plus catholique d'Europe, a désormais banni du débat politique la foi, comme s'il s'agissait d'un sentiment privé, que l'on respecte mais qui est inutile au corps social. En revanche, le sacré a toujours été un instrument de tenue et de cohésion des sociétés humaines, et même peut-être qu'il est né à ce but. Les mythes et les rites servent aux hommes. Même aux contemporains, normalement si sûrs d'eux mais qui aujourd'hui sont bouleversés pour avoir découvert de ne pas être invincibles, et de devoir cohabiter sur la Terre avec des espèces beaucoup plus anciennes et efficaces dans le combat pour la survie, comme les virus. »

ANALYSE, Repubblica, I. Diamanti : « Europe et Italie forcées de vivre ensemble » : « Le coronavirus est une menace sérieuse pour la santé, la société, mais aussi pour l'Europe. En Italie, une attitude ambivalente s'est installée, et elle n’est pas récente. Les Italiens ont rapidement abandonné l'euro-enthousiasme. Sans jamais prendre le chemin de l'Italexit. Ainsi, depuis 2000, en une décennie, la confiance dans l'UE a chuté de 20 points. Elle est tombée à 37 % en 2011. Mais aujourd'hui, à l'époque du coronavirus, elle a encore chuté à 30%. En réaction à l'attitude de nombreux gouvernements européens, en particulier de ceux du centre-nord. Le coronavirus a également contaminé l'Europe politique et monétaire. Il reste cependant difficile d'imaginer que l'Italie, avec ses “voisins méditerranéens”, puisse supporter le poids de la crise, aujourd'hui sanitaire et demain économique, sans le soutien de l'UE. Sa dette est trop importante. Et le coût de cette urgence est très lourd. C'est un problème dont les Italiens sont conscients. Pour ce qui est d’une large majorité. Ils ont longtemps été des Européens “malgré eux” : c’est-à-dire “malgré leur manque de confiance dans l'Union européenne”. Et aujourd'hui, dans l'euro. Opinion diffusée surtout parmi les électeurs de droite. Tout d'abord, la Ligue seuls 13 % des léguistes ont confiance dans l'UE. Alors que 2 électeurs du PD sur 3 se disent « européistes ». Environ deux tiers des Italiens voteraient cependant contre la sortie de l’UE, en cas de référendum. Les Italiens n'ont donc pas confiance en l'UE, ni dans l'euro. Mais ils préfèrent y rester, par “sécurité” ou “insécurité”.  Mais le problème est réciproque, c’est aussi celui de l’Allemagne, de la Belgique, des Pays-Bas, réticents face à une Italie “dissipatrice”. A tel point que Romano Prodi, chez Fazio (à “Che tempo che fa” sur la Rai), a demandé, de manière un peu polémique : “Mais les Néerlandais, si une grande crise se produit, à qui vont-ils vendre leurs tulipes ?”. Sans solidarité européenne, l'Italie ne peut pas tenir le coup en cas d’élargissement de la crise, mais l'Union européenne elle-même perdrait tout son sens sans l'Italie (et ses voisins).  Ce n'est pas un hasard si l'image de la “guerre mondiale” revient aujourd'hui, de façon parfois instrumentale. Nous serons certainement en mesure de faire face au coronavirus. Mais un virus européen rôde depuis un certain temps et il risque de dégénérer si nous ne décidons pas de le guérir. En construisant réellement l'Union. Politique et économique ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

05/04/2020

14 des 20 membres de la direction du FPÖ de la circonscription d’Oberpullendorf passent à la DAÖ.

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Autriche. Burgenland.  Circonscription d'Oberpullendorf. 14 des 20 membres de la direction du FPÖ de la circonscription d’Oberpullendorf passent à la DAÖ.

Le gouverneur de Lombardie demande à la population de se couvrir le nez et la bouche en rue.

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Italie. Lombardie. Au sein d’une vidéo, le président de Lombardie Attilio Fontana (Ligue) demande à la population de continuer à rester chez elle et, à ceux qui doivent sortir, de se couvrir le nez et la bouche avec un masque, une écharpe ou un foulard.

03/04/2020

Article de Lionel Baland sur la définition du peuple par le chef de file de l’aile nationaliste de l’AfD Björn Höcke.

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Allemagne. La conception du peuple de Björn Höcke :

http://eurolibertes.com/politique/la-definition-du-peuple/

Numéro spécial de la revue Compact consacré à Björn Höcke.jpg

"Vente en ligne record due au Covid."

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Italie. Revue de presse.

Les médias italiens titrent sur la polémique entre la région Lombardie et le gouvernement, reprenant les critiques du Président de la région lombarde se plaignant du manque d’aide de la part de Rome et des retards dans la fourniture de matériel médical. La presse relève également les mesures envisagées par l’Union européenne pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie. Le quotidien romain Il Messaggero publie un entretien du ministre Le Maire "Ce sera une crise longue. Pleine entente avec Gualtieri". La baisse des cas positifs et de décès est également reportée : «'Lombardie : on nous a abandonnés » - " le président Fontana déplore des ''miettes'' de la part de l’État'' (Corriere della Sera), « C'est grâce à eux si on s'en sortira » - "68 médecins et 23 infirmiers morts depuis le début de l'épidémie'' (La Repubblica), « Bras-de-fer sur le décret pour les entreprises » - "Le conseil des ministres reporté. Pacte France-Allemagne contre les obligations européennes'' (La Stampa), « Vente en ligne record due au Covid » - (Il Sole 24 Ore), « Aides, la peur réveille l'Europe » - ''Sur la table des négociations 3 mille milliards. Axe avec Paris'' (Il Messaggero), « L'OMS : un vaccin dans un an » (Il Mattino), « Les chacals sur la Lombardie » - '' La bureaucratie bloque les masques pour la Lombardie '' (Il Giornale).

COMMENTAIRE, La Stampa, M. Sorgi : « Le choix que le PD ne peut plus reporter » : « Les polémiques qui ont accompagné la gestation du décret pour les aides aux entreprises ne sont pas destinées à se terminer rapidement. Si l'argent arrive de l'Europe ou si nous sommes autorisés à nous endetter plus, à quoi devrait servir cet argent ? Pour le M5S, Beppe Grillo l'a expliqué sur son blog en prenant position en faveur d'un revenu de base pour tous les citoyens. […]»

ARTICLE, Corriere della Sera, M. T. Meli : « Les aides aux régions : nouvelle dispute entre la Lombardie et Rome » : « La polémique continue entre la Lombardie et le gouvernement et entre le gouverneur Fontana et les sept maires de la région qui l'ont critiqué, dont Sala et Gori. '' Plus d'un mois s'est passé et depuis Rome nous n'avons reçu que des miettes. Si nous n'avions pas agi de façon autonome, nous aurions fermé nos hôpitaux après deux jours. '' a dit le gouverneur de Lombardie hier. Le ministre des Affaires régionales Boccia lui a répondu avec une longue liste de moyens et de matériels envoyés. Les polémiques sur le système sanitaire ne semblent pas destinées à s’arrêter, mais au contraire à s'élargir. Aujourd'hui tous les arrêtés régionaux arrivent à terme, il faudra les renouveler. PD, Italia Viva et M5S ont ouvert un autre front, avec Renzi qui a affirmé qu'en cas d'urgence, l'État doit pouvoir avoir une « suprématie » sur les régions en matière sanitaire. Une voie s'ouvre pour une révision de l'article 117 de la Constitution. Et pour une fois, les partis de gouvernement sont unis. »

ENTRETIEN, Repubblica, V. Dombrovskis, vice-président de la Commission européenn,: “L’UE est prête à favoriser les Eurobonds’’ : « ‘’Nous sommes ouverts à toutes les options, il faut une réponse ambitieuse, coordonnée et efficace à la crise’’. ‘’Aujourd'hui, nous présentons un nouveau paquet : l'objectif est de préserver autant d'entreprises et d'emplois que possible. Plus nous sauverons d'entreprises, plus nous conserverons d'emplois, plus la reprise économique sera rapide. C'est pourquoi nous avons proposé ‘’Sure’’. ‘’Nous demandons aux gouvernements de nous fournir des garanties à hauteur de 25 milliards : ensuite, la Commission lèvera des fonds que nous prêterons à de bonnes conditions aux pays qui en feront la demande”.  Sur le MES : Une certaine forme de conditionnalité est légalement nécessaire’’. Sur les eurobonds :’’Nous sommes en contact permanent avec les gouvernements. Nous savons qu'ils préparent des propositions et que celle de la France est déjà sur la table. La Commission a été claire : nous sommes ouverts à toutes les options, nous avons besoin d'une réponse ambitieuse, coordonnée et efficace à la crise. Nous sommes prêts à faciliter ce travail ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Italie : la Ligue et Frères d'Italie sont donnés ensemble à 43,4 %.

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Italie. Un sondage EMG pour la RAI donne la Ligue à 30,3 % et Frères d'Italie à 13,1 %. Le M5S est donné à 14,7 %. Le centre-droit (Ligue + Frères d'Italie + Forza Italia) est donné à plus de 49 %.

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Ligue : patriotes

Parti Démocrate : centre-gauche

M5S : anti-système

Frères d'Italie : patriotes

Forza Italia : conservateurs

Italie Viva : centre-gauche / centre

Björn Höcke opposé à une scission au sein de l'AfD.

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Allemagne. Le chef de file de la tendance nationaliste de l’AfD Björn Höcke estime que la déclaration du co-président de l’AfD Jörg Meuthen visant à la séparation du parti en deux est insensée et irresponsable, alors que le pays lutte contre le coronavirus et que de plus en plus de gens se rendent compte de l’échec de l’establishment politique.

Höcke désire que l’AfD et le pays restent unis et rejette cette idée de deux partis, un pour l’Ouest et un pour l’Est : « Ici à l’Est, nous ne nous battons pas contre l’Ouest, mais aussi pour l’Ouest, pour l’unité du parti, pour notre pays uni. »

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Björn Höcke

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2020/04/02/tin...)

02/04/2020

Tino Chrupalla estime que les discussions sur l'avenir de l'AfD doivent se faire à l'intérieur du parti.

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Allemagne. L'autre coprésident de l'AfD Tino Chrupalla estime que les discussions sur l'avenir de l'AfD doivent se faire à l'intérieur des instances du parti prévues pour cela et que l'unité de l'AfD n'a pas à être débattue.

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Tino Chrupalla

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2020/04/02/le-...)

Le coprésident de l’AfD Jörg Meuthen estime que si l’AfD se divisait en deux partis, elle capterait plus d’électeurs.

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Allemagne. Le coprésident de l’AfD Jörg Meuthen estime que si l’AfD se divisait en deux partis, elle capterait plus d’électeurs et éviterait le conflit permanent entre les deux ailes : une bourgeoise patriotique et libérale, présente avant tout dans l’Ouest du pays, et une sociale et nationaliste, qui performe dans l’Est de l’Allemagne : « Tout le monde sait que l'Aile [nationaliste] et ses principaux représentants nous coûtent des votes massifs auprès de l'électorat bourgeois. » Sa proposition se veut une « contribution à un débat sur la stratégie, que nous devrions mener avec un esprit ouvert ».

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Jörg Meuthen 

(https://www.tichyseinblick.de/daili-es-sentials/afd-chef-joerg-meuthen-plaediert-fuer-trennung-vom-fluegel/)

L'AfD demande la levée des sanctions contre la Russie.

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Allemagne et Russie. L’AfD demande aux députés de lever les sanctions contre la Russie, suite à la situation engendrée par le coronavirus.

"Conte : trop de risques, fermeture jusqu'au 13 avril."

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Italie. Revue de presse.

Les médias italiens titrent sur la conférence de presse d'hier soir du Président du Conseil annonçant la prorogation des mesures de confinement jusqu'au 13 avril et évoquant une réouverture graduelle. Ils relèvent également la polémique autour du site de l'INPS (l'institut devant verser l’assurance-chômage) bloqué dès le premier jour des demandes :  «''Pas possible de rouvrir l'Italie» - " L'appel de Conte, polémique autour de l'INPS'' (Corriere della Sera), « ''Restez en ligne'' » - "Le site de l'INPS explose, tous confinés jusqu'au lundi de Pâques'' (La Repubblica), « Conte : cohabitation avec le virus dans la phase deux » - "Réouvertures graduelles à partir du 14 avril'' (La Stampa), « Bonus, la débâcle de l'INPS » - ''Le président de l'Institut parle d'une cyberattaque'' (Il Sole 24 Ore), «Dans la phase deux, cohabitation avec le virus » - ''Des réouvertures graduelles à partir du 14 avril'' (Il Messaggero), « Pâques à la maison et puis la réouverture » (Il Mattino),  « Désastre gouvernement » - '' L'INPS en tilt, données privées publiées, marche arrière sur les promenades avec les enfants '' (Il Giornale), « Conte : ce n'est pas encore l'heure de rouvrir » - (Fatto Quotidiano).

ARTICLE, La Stampa, A. La Mattina : « Conte : trop de risques, fermeture jusqu'au 13 avril » : « La conférence de presse d'hier soir de Giuseppe Conte a souligné la difficulté de ce moment de crise et a évoqué une réouverture graduelle du pays, probablement après la nouvelle prorogation des mesures de confinement jusqu'au 13 avril. Conte a insisté sur l'impossibilité d'assouplir les règles adoptées pour lutter contre le virus et qui sont en train de commencer à donner quelques bons résultats. Le président du Conseil a ajouté que le pays entre dans la phase 2, celle de la cohabitation avec le virus et qu’il faut continuer les sacrifices et rester à la maison jusqu'à Paques, pour ne pas saper tous les efforts effectués jusqu'à maintenant, par respect pour tous les morts et pour tout le personnel médical et sanitaire qui travaille sans répit ».

ARTICLE La Repubblica V. Conte « Chaos INPS » : le site pour accéder au bonus a été pris d’assaut. Erreurs et données privées publiées, puis enfin le tilt du système informatique’’ : « Le jour noir de l’INPS, l’institut de sécurité sociale le plus grand d’Europe a été mis au genou. Avec un rythme de mille demandes par minute. Des demandes qui ne devront pas être refaites, assure l’Inps, qui prévoit d’organiser des accès par créneaux horaires : de 8h à 16H pour les intermédiaires tels les patronats ou  les experts comptables et de 16H à 6H pour les citoyens. ‘’Le bonus de 600 euros arrivera à tous et pas en ordre chronologique’’ affirme le président Tridico. ‘’Les paiements commenceront le 15 avril et continueront pour tout le mois’’. L’ironie n’a pas tardé à saturer les réseaux sociaux ave l’hashtag #Inpsdown. En attendant un autre décret, l’Inps assigne les ressources qu’il a à disposition. Enfin, un vrai imbroglio »  

ARTICLE, Il Messaggero A. Pollio Sallimbeni : « L’aide des Français sur les covid-bonds et négociations sur le MES allégé » : « Le puzzle que les gouvernements sont en train de négocier pour renforcer le soutien aux Etats les plus vulnérables devient de plus en plus clair. Et on songe aussi à l’après, à l’effort qu’il faudra faire pour faire voler l’économie dans l’ère du post-virus. Le commissaire à l’Economie P. Gentiloni observe ‘’il y a une majeure conscience face à l’empirement de la situation’’. Une conscience de la nécessité de suivre des chemins davantage ambitieux. Sur les Covid-bonds, les positions demeurent distantes. De l’Allemagne il y a pleine disponibilité à discuter de tout sans appliquer au MES les conditionnalités usées pour la Grèce à condition de rester distant de tout ce qui se rapproche d’une mutualisation de la dette. Toutefois, la thématique a été reproposée par le ministre de l’Economie français Bruno Le Maire. La France, qui est un des 9 pays signataires en faveur des Covid-bonds, tente à nouveau en proposant de créer un fonds avec des capitaux obtenus sur le marché par le biais d’obligations communes ‘’pour une réponse à long terme’’ à la crise. ‘’Il y a l’espace pour un compromis acceptable à l’Eurogroupe’’ affirme Le Maire. L’opération pourrait durer ‘’5-10 ans avec la possibilité d’avoir de la dette commune uniquement à l’intérieur de ce fonds, ce qui peut être davantage acceptable par d’autres pays’’. Le Maire ajoute qu’il ne faut pas être obsédé par des termes tels coronabonds ou eurobonds, mais plutôt par la nécessité d’avoir un instrument très fort à utiliser après la crise pour relancer l’économique. Quant à la proposition d’un MES moins contraignant, si cela représente la bête noir du M5S, le Président du Conseil Conte laisse voir qu’une version édulcorée pourrait être acceptée ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Hambourg : l'AfD privée d'un vice-président du Parlement.

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Alllemagne. Hambourg. Le règlement a été modifié au sein du Parlement de l’État d’Hambourg afin d’empêcher l’AfD d’obtenir un vice-président. Lors de la précédente législature, l’AfD disposait d’un vice-président.

01/04/2020

"Conte, de l'argent aux entreprises et à ceux qui n'y arrivent pas."

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Italie. Revue de presse.

Les médias italiens annoncent en Unes que l’Italie a atteint le pic des contagions. Ils reprennent également les prévisions du Patronat sur une baisse du PIB italien. Les observateurs reprennent les analyses de l'Institut de Santé italien qui a déclaré que le pays avait atteint le pic de l’épidémie ; ils précisent par ailleurs que la décrue sera lente. La presse transalpine relève également la polémique entre le gouvernement et les régions de Lombardie et de Campanie qui s’opposent à l’allègement des mesures de confinement : « Virus, nous avons atteint le pic » - " Polémiques des régions de Lombardie et de Campanie sur la possibilité de faire des promenades'' (Corriere della Sera), « La farce des masques » - "La bureaucratie freine les entreprises qui les fabriquent. Les contagions baissent encore'' (La Repubblica), « Conte, argent pour les entreprises et les personnes en difficulté » - " La ministre du Travail annonce un revenu d'urgence à hauteur de 600 euros'' (La Stampa), « La course pour le revenu d'urgence » - ''Les prévisions de Confindustria sur le PIB (Il Sole 24 Ore), «ISS : le virus a atteint son pic » - ''Mais la baisse sera lente'' (Il Messaggero), «Assouplissement des mesures, la Campanie dit non » - ''De Luca : nous gardons les mêmes interdictions'' (Il Mattino),  «Alerte salaire » - '' Le Patronat demande aux entrepreneurs de payer les salariés et les fournisseurs '' (Il Giornale), «Les amateurs jouent » - ''La Lombardie fait polémique alors que l'Etat a déjà envoyé les fournitures sanitaires'' - (Fatto Quotidiano).

ARTICLE, La Stampa, A. Barbera : « Conte, de l'argent aux entreprises et à ceux qui n'y arrivent pas ».

ENTRETIEN, Fatto Quotidiano, de Roberto Gualtieri (Parti Démocrate), ministre de l’Economie « Des garanties à hauteur de 500 milliards. Sur le MES l’Italie ne cèdera pas’’ ».

ARTICLE, Repubblica, M-N.De Luca-A. Ziniti, « Le ministère de l’Intérieur provoque la colère des Régions : “avec le oui aux promenades, nos efforts sont vains’’ » - « Lombardie et Campanie : ‘’trop de gens seront dehors’’ ». La Ministre Bonetti insiste : les enfants doivent recommencer à jouer’’ : “Appelons cela le ‘’droit de marcher’’, mais rien de plus, et il faudra un certain temps avant que nous puissions retourner sur les terrains de foot ou dans les parcs. Hier, après des jours d'incertitude, après des pétitions qui demandaient au gouvernement de penser aussi à la nécessité des enfants de bouger, le Viminal s’est exprimé, à travers une circulaire. Pour l'instant, et tant que le risque de contagion reste élevé, les enfants, un à la fois, pourront quitter le domicile accompagnés d'un parent, faire le tour du pâté de maisons ou se promener à proximité. Mais pas de vélos, de ballons, de tricycles ou de scooters. Une circulaire très prudente, (qui concerne également l'activité motrice des adultes) et pourtant durement rejetée par le gouverneur de Campanie et le conseiller lombard G. Gallera pour qui "ce message du ministère de l'intérieur donne, de manière irresponsable, l'idée que l'épidémie est désormais derrière nous” alors que ‘’par endroits, la plus forte vague de contagion n'arrive que maintenant. Cela risque de faire augmenter des cas". La ligne est la même en Campanie, où ‘’l'ordonnance régionale reste en vigueur, il est absolument interdit de sortir se promener ou de faire du jogging”, et encore ‘’la circulaire du ministère de l'Intérieur risque de créer un effet psychologique dévastateur”. Le Viminal jette immédiatement de l'eau sur le feu de la controverse et précise : "Pas d'ouverture : seulement des détails d’interprétation dans le cadre actuel’’. La Ministre Bonetti a lancé, hier, un appel au ministre de la Santé Roberto Speranza pour demander que ‘’les mineurs de 0 à 18 ans puissent pratiquer des activités motrices et récréatives en plein air’’ et elle demandera que ce soit inséré dans le prochain décret. Pour les psychologues : ‘’la discipline, si les parents sont fermes, ne créera pas de dommages futurs’’. ‘’Faisons leur confiance. Ils y arriveront’’ ».

EDITORIAL, Repubblica, S. Cappellini, « La stupidité du populisme » : « On aurait pu penser que la pandémie servirait à réécrire les priorités du débat national, à le centrer sur les urgences et les besoins ; qu'il éliminerait la stupidité du populisme domestique. Peut-être nous sommes-nous trompés. Alors qu'un pays éprouvé par le deuil et le sacrifice risque d'être écrasé par la plus grave crise économique et financière de l'après-guerre, l'arme du Mouvement des 5 étoiles a refait surface : la proposition de réduire le salaire des parlementaires. Une proposition que le M5S avait d'ailleurs oubliée après l’avoir promise pendant la campagne électorale comme premier acte de la nouvelle législature. Entre-temps, deux gouvernements sont passés, il a fallu le Covid 19 pour que le seul parti qui faisait partie des deux se souvienne de sa promesse. Le manque de substance de cette idée, déjà discutable en soi, puisqu'elle repose sur le principe que la représentation du peuple au Parlement est une activité qu’il faut déprécier, semble aujourd'hui clair. Au-delà de la disproportion évidente entre les effets d'une éventuelle réduction de ces salaires et les ressources qui en résulteraient, le message est dévastateur pour celui qui n'est pas à l'affût d’ennemis faciles en cette période dramatique. Et la "caste" est toujours l'ennemi la plus facile, même lorsque la montrer du doigt signifie désormais pour le M5S se designer soi-même. Il serait utile de comprendre comment reconstruire le pays sans l'étrangler avec des dettes, rouvrir une nation à l’emploi, au commerce - et finalement à la vie, avec de nouvelles limites. Les représentants du peuple devraient être les premiers à y réfléchir, dont une bonne partie, trois cents et quelque, du Mouvement des 5 étoiles. C'est la tâche d'une classe dirigeante. Le fléau de la dictature revient en Europe, le Parlement hongrois se remettant légalement à son bourreau. Et au lieu de cela, les parlementaires du parti qui a encore à la majorité relative reviennent se battre pour ce qui reste - malheureusement peu de choses : le rôle et l'autorité de nos Chambres, en phase avec son ancien allié, Matteo Salvini. En attendant le référendum, dont l'issue est assez prévisible et qui donnera le feu vert final à la nouvelle orientation, on peut supposer que les citoyens italiens ne seraient pas offensés si les parlementaires réduisaient leurs salaires.  Il est certain cependant que, face aux défis qui les attendent, les Italiens seraient plus soulagés de penser que ceux-ci sont à la hauteur. »

EDITORIAL, Il Messaggero, C. Nordio : « La tragique redécouverte du tricolore » : « L’exposition du drapeau italien est revenu à la mode face aux poussées ‘’sécessionnistes’’ des années 90. Pour diverses raisons historiques, politiques et religieuses, notre identité nationale est moins forte que dans d’autres pays : nous la maltraitons souvent, avec c’est récurrent, une litanie de punition sur nos défauts congénitaux. Face à la tragédie qui nous a frappé, les Italiens exposent deux qualités qui semblaient étrangères à notre code génétique : l’orgueil et la discipline. La première se manifeste avec l’exhibition spontanée et fréquente du drapeau, accompagnée par notre Hymne. La deuxième est l’obéissance, moins enthousiaste mais qui a donc plus de mérite encore, aux ordonnances qui nous font rester chez nous. Contrairement à certains partenaires européens (Allemagne, Hollande par exemple), l’Italie a été parmi les premières démocraties à adopter des critères plutôt rigides : le système fonctionne, et Harvard a indiqué que la Vénétie était le modèle à imiter. L’aride égoïsme européen est d’autant plus visible face aux mots et à l’aide de l’Albanie. Si un divorce de l’Europe a toujours semblé avoir un coût trop onéreux, quand l’infidélité du conjoint devient presque honteuse, même le lien le plus sacré doit être dissout. Et c’est désormais un risque réel. Espérons que l’Italie tire de ses lacunes des leçons opérationnelles pour se moderniser et se relever de la langueur du déclin et de la catastrophe de la récession, vers de nouvelles ambitions et perspectives. Nous sommes en train d’en donner l’exemple, qui ne doit pas être isolé ou épisodique. Ce serait notre plus belle victoire ».

ARTICLE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « Les pressions sur Gualtieri, qui peut compter sur le bouclier du PD et du Quirinal »: « En temps non exceptionnels il y a toujours un moment où un ministre de l’économie devient la cible de la pression des partis et parfois des leaders. Cela se passe, normalement, pendant la période de la finalisation du budget. Or, Roberto Gualtieri est en train de vivre un moment différent par rapport à ses prédécesseurs. Il peut toutefois compter sur le soutien de son parti : Zingaretti, Franceschini et Gentiloni le soutiennent pleinement ainsi que le chef de l’Etat qui est tout le temps informé par le ministre. Le soutien du Quirinal s’explique car Gualtieri est considéré comme le seul en mesure de dialoguer avec les leaders et les chefs de gouvernement européens mais aussi avec cette bureaucratie bruxelloise qui doit ensuite écrire les lois et traduire les accords politiques. Mais les pressions exercées sur lui viennent surtout des profils identitaires des partis. Les 5 Etoiles insistent sur les euro-obligations ‑ que Gentiloni a déjà écarté des négociations en raison des indisponibilités de Berlin ‑ alors que le MES est devenu la cible idéologique du M5S pour ne pas se faire devancer par Salvini et Meloni. Au contraire, pour Gualtieri le MES pourrait représenter ce chemin à parcourir pour trouver une médiation avec l’Allemagne. Un fonds sans conditionnalités contraignantes pouvant être en mesure d’injecter de l’essence si celle de la BCE devait se révéler insuffisante. Dans quelques mois, Gualtieri voudrait construire une stratégie composée de plusieurs éléments dont un MES revu et un instrument financier créé dans le périmètre de la BEI. Un parcours qu’il faudra faire non seulement en Europe mais aussi à Rome pour le faire digérer ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

31/03/2020

Stefan Räpple et Wolfgang Gedeon exclus de l'AfD.

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Allemagne. Le député de l‘AfD au sein du Parlement du Bade-Wurtemberg Stefan Räpple est exclu du parti pour radicalisme. Une dizaine de jours plus tôt, le député de l‘AfD au sein du Parlement du Bade-Wurtemberg Wolfgang Gedeon avait connu le même sort pour des raisons semblables.

Giorgia Meloni défend Viktor Orban.

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Italie. Revue de presse.

Les médias italiens titrent sur la baisse du nombre des nouveaux cas de contamination et sur le maintien des restrictions (confinements et fermeture des activités non essentielles). Les observateurs soulignent également les conséquences économiques de la pandémie et son impact sur la population : « Le virus ralentit sa course » - " Les décès encore élevés. Les expert évalueront après Pâques un assouplissement des mesures '' (Corriere della Sera), « Italiens, courage » - "Baisse des cas positifs. 10 millions de travailleurs déjà en crise ; un bonus de 800 € pour les professions libérales'' (La Repubblica), « Baisse du virus mais fermeture jusqu'en mai » - " Le gouvernement choisit la prudence'' (La Stampa), « Voici le revenu d'urgence » (Il Sole 24 Ore), « Les effets des restrictions, baisse des cas » (Il Messaggero), « Les contagions baissent » - ''Restons à la maison'' (Il Mattino), « La contagion baisse » - '' Les nouveaux cas divisés par deux. Fermeture jusqu'en mai '' (Il Giornale), « Les entreprises malines » - ''Après l'appel de Renzi et du lobbying, des entrepreneurs dénoncés entre Brescia et Bergame'' (Fatto Quotidiano).

Les JT ouvrent sur l’appel entre G. Conte et D. Trump, ce dernier annonçant des aides sanitaires à hauteur de 100 millions pour l’Italie, et la baisse des contagions. Les « pleins pouvoirs » donnés au Premier ministre V. Orban sont également évoqués.

ARTICLE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « Le retour des revendications du M5S qui divisent » : « Le contexte économique et social revient dans les slogans du M5S. Le « revenu d’urgence » est imaginé. Beppe Grillo le souhaite même universel. Cela faisait un bon bout de temps que le fondateur du Mouvement n’était pas intervenu pour proposer sa vision. Et puis il y a un autre cheval de bataille des 5 Etoiles qui a été reproposé par Di Maio, puis par Crimi : la réduction du traitement des parlementaires. Les 5 Etoiles pensent reprendre leurs vieux drapeaux « populistes » pour retrouver du consensus. Mais le problème est la division au sein de la majorité. D’un côté, le M5S qui regarde les classes plus faibles et dans le Sud de l’Italie, de l’autre Renzi qui mise sur un électorat modéré composé de commerçants et d’entrepreneurs, eux aussi en difficulté. Au milieu, il y a le PD avec deux écoles : celle du ministre Gualtieri et des techniciens du ministère de l’Economie qui freine et qui imagine une mesure temporaire, limitée dans son montant et ses bénéficiaires ; de l’autre celle du ministre du Mezzogiorno Provenzano qui a lancé en premier l’alerte sur la question sociale. Il faut donc s’attendre, lors de la mise en place du décret en avril, un bras-de-fer Renzi-Di Maio. Il portera également sur le calendrier des réouvertures, le premier voulant les anticiper et les 5 Etoiles qui veulent les garder fermées. Entretemps, le vrai enjeu qui compte pour l’Italie est laissée dans les mains de Conte et du PD : cette négociation européenne dont l’Italie ne peut pas se passer. C’est sur cela que les démocrates jouent leur permanence au gouvernement ».

ENTRETIEN, La Stampa, de Lorenzo Guerini, ministre de la Défense : « " L'armée est prête à faire davantage de contrôles. Nous garantirons la sécurité sur le territoire ". » 

ARTICLE, Repubblica, M. Bocci-T. Ciriaco : « Tous à la maison jusqu’à Pâques. Mais le vrai redémarrage aura lieu après le 4 mai. »

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ARTICLE, La Stampa, F. Sforza : « Des accusations contre le souverainiste, Meloni le défend : il fait comme Conte » : « Le Parlement hongrois a conféré les pleins pouvoirs, pour un temps indéterminé, à Viktor Orban qui parle de mesure temporaire pour faire face à l'urgence sanitaire du coronavirus, tandis que l'opposition dénonce un début de dictature. Giorgia Meloni, leader de Fratelli d'Italia, souligne qu'il n'y a pas une grande différence entre la Hongrie d'Orban et l'Italie de Giuseppe Conte, qui a tous les pouvoirs de décision en ce moment. Ses mots font irruption dans le débat politique italien et sont un pas en avant par rapport à la position de Matteo Salvini, leader de la Ligue, qui salue l'ami hongrois pour le choix de démocratie et lui souhaite un bon travail. Le président de la Chambre, Roberto Fico, a précisé que le premier ministre hongrois a eu une attitude qui ne convient pas avec les démocraties européennes, le PD et le M5S ont accusé le souverainiste Orban et Renzi a appelé l'UE à chasser la Hongrie si Orban ne changeait pas d'idée ».    

(Traduction : ambassade de France à Rome)

30/03/2020

"Baisse des contagions et des décès."

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Italie. Revue de presse.

Les médias italiens titrent sur le « revenu d'urgence » mis en place par le gouvernement pour aider les populations les plus exposées ainsi que le début d'une décrue des cas positifs et des décès. La presse relève également que les élus du Nord manifestent leur mécontentement vis-à-vis des mesures qui, selon eux, favorisent davantage le Sud : « Aides, la protestation des maires » - " Milan déplore des choix iniques. Les contagions et les décès en baisse '' (Corriere della Sera), « Confinés jusqu'à Pâques » - "L'Institut de Santé annonce : nous évaluerons les choses dans deux semaines. Des réouvertures possibles à la mi-avril'' (La Repubblica), «  Sala : contre le virus, une assemblée constitutionnelle » - ' Le maire de Milan : Réunissons tous les partis et les administrateurs locaux, faisons comme De Gasperi'' (La Stampa), « Le revenu d'urgence à 6 millions d'Italiens » - ''10 milliards alloués et un chèque de 800 euros'' (Il Messaggero),  «Bientôt le revenu d'urgence » - ''Des tickets alimentaires pour 6 millions d'Italiens (Il Mattino),  « Aidez les entreprises  » - '' Sans liquidité les entreprises pourraient ne plus rouvrir. Le Nord se sent abandonné. Baisse des contagions et des décès '' (Il Giornale), « Ceux qui soufflent sur les braises » - ''Salvini, Renzi, les quotidiens de droite et les syndicats de base favorisent la révolte sociale'' (Fatto Quotidiano).

ARTICLE, Repubblica, A. Cuzzocrea : « Le plan pour rallumer le pays dès avril commencera par les usines et les chantiers » : « Aujourd’hui, le comité scientifique se réunira, au siège de la protection civile, pour commencer à définir le plan de sortie de crise. La contagion n’est pas encore sous contrôle, nul ne peut donc en parler ouvertement. Si hier la courbe est descendue en Lombardie, l’inquiétude a augmenté dans certaines régions du sud. Un nouveau décret du Conseil des ministres prolongera dans les jours à venir de deux semaines les fermetures déjà décidées. Entre le 15 et le 20 avril, après Pâques, quelque chose repartira, notamment certains chantiers comme la reconstruction dans les Marches. Les fabriques du secteur mécanique liées aux quatre filières protégées (sanitaire, agro-alimentaire, énergie, logistique et transport) ne peuvent rester fermées. La céramique pourrait rouvrir. G. Conte écoutera le comité technico-scientifique mais ne le forcera pas : il a souvent dépassé, par prudence, les indications des experts au cours des dernières semaines. Une nouvelle rencontre aura probablement lieu avec Confindustria et les syndicats pour également se mettre d’accord sur les protocoles de sécurité. A partir du 20 avril, on pensera à la réouverture de certains magasins (habillement, librairies ...) avec de nouveaux protocoles : masques, distance de sécurité, qui nous accompagneront encore longtemps et seront même renforcées, le gouvernement étudiant les mesures prises en Corée du Sud et à Hong Kong. Tout changera et pour longtemps, dans les transports. Au-delà du défi sanitaire, la réouverture de l’ensemble des commerces et des lieux touristiques et de divertissement (restaurants, cinémas, salles de spectacle…) devra être décidée pour éviter une autre catastrophe. Les divers ministères enverront cette semaine leurs recommandations au Palais Chigi. Pour le Sport, Spadafora l’a indiqué à la Repubblica, il proposera la suspension des compétitions et entraînements en avril. La suspension des leçons pour les écoles sera sans doute plus longue encore. Les discothèques, salles de gym, terrains sportifs au-delà. Le gouvernement réfléchira à partir d’aujourd’hui à une feuille de route que beaucoup demandent, également au Parlement. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Matteo Renzi, sénateur et leader de Italia Viva : « Pensons tout de suite à comment rouvrir les entreprises au mois d'avril » : « Sur l'urgence économique, nous ne pouvons pas arriver en retard comme nous l'avons fait avec l'urgence sanitaire. L'Italie est le pays avec le plus de décès au monde, quelque chose n'a pas fonctionné. J'ai proposé une commission d’enquête quand tout sera fini pour vérifier les responsabilités. Sur les masques, les appareils respiratoires, les protocoles, nous avons réagi trop tard. Maintenant pensons à donner les protections nécessaires avant tout aux médecins et aux infirmiers, aux caissières, aux forces de l'ordre et au personnel qui nettoie. Faisons les tests. Nous devons faire un plan pour la sortie de crise. Il faut multiplier les tests : les scientifiques nous disent que les Italiens infectés sans symptômes pourraient être entre 5 et 10 millions. Rester chez soi pendant six mois aura un coût économique et social énorme : qui va payer ? Je partage la bataille sur les eurobonds, mais ce n'est pas suffisant. Je suis d'accord avec Draghi pour l'augmentation de la dette, mais il faut que l'argent soit bien dépensé. Nous ne pouvons pas faire face à cette urgence avec le revenu citoyen. Nous devons aider ceux qui sont en difficulté mais la meilleure mesure sociale et la plus urgente est celle de rouvrir les entreprises pour ne pas licencier les employés. Je ne veux pas mourir pour le Covid-19 mais je ne veux pas non plus mourir de faim. Je suis d'accord avec Gualtieri quand il refuse la vision égoïste de certains pays, comme les Pays-Bas mais il faut aussi faire des règles moins compliqués pour les Italiens. Q : On évoque la possibilité d’un gouvernement d'unité nationale avec Draghi : R : Laissons tranquille Mario Draghi. »

ENTRETIEN, La Stampa, de Leoluca Orlando, maire de Palerme : « " Si le gouvernement met 15 jours, on risque la violence au Sud "» : « " Il faut faire vite et encore plus vite, si les aides du gouvernement arrivent dans 15 jours, et 15 jours sont nécessaires ensuite pour les distribuer, nous risquons beaucoup. L'annonce pourrait avoir un effet boomerang et le malaise pourrait se transformer en violence. Dès que l'argent arrive, nous serons en mesure de distribuer les aides alimentaires. Ces quatre milliards et trois cent millions ne sont pas des ressources supplémentaires mais c'est l'argent déjà alloué pour les budgets des mairies pour 2020 qui est affecté habituellement à partir de juin. Il s'agit d'une mesure provisoire, avec l'argent mis à la disposition par la protection civile. Le malaise social n'est pas présent uniquement dans le Sud, il va exploser aussi au Nord, l'urgence est partout et le gouvernement est en train de donner à manger à tous ceux qui ne peuvent pas se le permettre, ce n'est pas de l’assistanat mais de la protection sociale pour les plus pauvres. Heureusement, il y a le revenu de citoyenneté qui a évité des révoltes dans les rues et il y a aussi une grande culture anti-mafia dans notre ville. La mafia est en train de faire des spéculations sur les besoins des personnes, une stratégie traditionnelle pour Cosa Nostra. Etant donné que la lutte contre le coronavirus est en train maintenant de mettre au chômage les travailleurs, il faut que l'Etat soit présent rapidement, le plus rapidement possible ».

ENTRETIEN, La Repubblica, de Silvio Berlusconi, leader de Forza Italia et ancien Président du Conseil « En temps de guerre, un pays doit se serrer autour de celui qui décide » : « La compétence et l’autorité de Mario Draghi seraient très utiles pour atténuer les effets menaçants de la récession et faire repartir l’Italie. Nous sommes et resterons à l’opposition du gouvernement Conte, envers lequel je ne peux que réitérer les critiques que nous avons formulées depuis le jour de son entrée en fonction. Mais je ne crois pas que ce débat soit d’actualité alors que tant de familles pleurent leurs morts et que des médecins et des infirmières risquent leurs vies. En ce qui concerne les mesures, la contribution de 400 millions pour les communes est tout à fait insuffisante. Il y a la nécessité d’un soutien au système économique dans son ensemble. Les entreprises ferment, le nombre de personnes dans le besoin explosera. Il faut immédiatement une garantie de l’État sur les prêts des banques aux opérateurs économiques. Nous préparons un vaste plan d’intervention de 100 milliards d’euros, en abattant toutes les contraintes bureaucratiques. Nous le présenterons au Président du Conseil. Si, à un moment comme celui-ci, l’Europe ne montre pas qu’elle est une communauté solidaire fondée sur des valeurs partagées, elle ne sera plus notre Europe, celle dans laquelle nous avons toujours cru avec notre esprit et notre cœur. J’espère que les classes dirigeantes s’en rendront compte ».

EDITORIAL, Repubblica, I. Diamanti : « Le virus qui redessine nos forntières » : « Tout a changé, tout est en train de changer. Le coronavirus a délimité notre temps et encore plus notre espace. Le Covid-19 n’a pas de frontières, il les approfondit. Cependant, les “confins” sont importants, d’autant plus pour la politique. “Confinés” en effet, tous (ou presque) soutiennent le président du Conseil et le gouvernement. Tandis que l’Union européenne s’éloigne. La confiance envers Conte, à 70%, n’a jamais été aussi élevée, selon le sondage Demos/Repubblica de ces dernières semaines.  Et le soutien aux mesures du gouvernement est quasi-unanime. La Ligue de Salvini a quelques difficultés : si elle est toujours en tête, elle subit une baisse, selon les principaux sondages. Confinés, nous sommes plus attentifs, à ce qui se passe dans notre ville ou notre région. Ainsi, les maires ou gouverneurs ont acquis une nouvelle notoriété. Surtout là où le coronavirus est le plus menaçant. Les rapports du gouverneur de Vénétie, Luca Zaia, ne sont pas sereins envers le gouvernement, et ils le sont encore moins avec le leader de son parti, Salvini. Ce dernier a surtout exprimé son soutien au gouverneur de Lombardie Fontana, non seulement parce que la Lombardie est sa région, mais parce Zaia apparaît moins “proche” de lui (c’est un ancien démocrate-chrétien). Il est aussi trop autonome et “autonomiste” pour une Ligue nationale. Dans un passé récent, et ce n’est pas un hasard, Berlusconi avait proposé la candidature de Zaia comme leader du centre droit. Aujourd’hui, en Vénétie, il recueillerait 70% des intentions de vote (Osservatorio du nord-est pour Il Gazzettino). Un indice supérieur à celui de Fontana (42%) mais surtout de Salvini (46%). Les élections pour les villes et régions prévues en mai seront reportées. Les thèmes locaux et régionaux auront sûrement plus d’importance. Et les tensions augmenteront entre partis et leaders. Les virus des intérêts territoriaux pourraient les pousser dans des directions différentes et redessiner des cartes politiques et sociales, d’autant que l’Europe apparaît distante des intérêts “nationaux”. Ainsi, nous risquons de vivre “chez nous”, pas en “patrons” mais en “reclus” ».

ARTICLE, La Stampa, F. Capurso : « Aides européennes, la pression de Conte et les premiers signaux de Berlin » : « ‘’La priorité du gouvernement est celle de trouver un accord’’. Voici les premiers signaux qui filtrent du Palais Chigi après les critiques de ces dernières heures adressées à la Présidente de la Commission von der Leyen qui avait réduit les « coronabonds » à un simple slogan. Le tir n’a été corrigé qu’en soirée, en évoquant une volonté de ’’n’exclure aucune option dans la limite des traités’’. Mais G. Conte voit dans ces mots un piège. Les contraintes des pactes européens cités reporteraient, selon le Palais Chigi, à une discussion du MES. Un terrain où les ‘’faucons’’ de la rigueur dirigés par l’Allemagne et les Pays-Bas veulent jouer leur match. Cela contraindrait l’Italie à accepter les conditionnalités imposées par Bruxelles. Le gouvernement italien mise encore sur la Banque Européenne d’Investissement. Lier cette réalité communautaire à l’émission d’obligations permettrait d’éviter des contraintes. Le problème de l’accord est politique. Les sherpas sont au travail pour tenter de serrer les rangs entre les 14 pays qui sont en train de faire corps contre les faucons d’Allemagne, Pays-Bas, Finlande et Autriche. Avec la propagation du virus, il y a la conviction que la pression politique intérieure de ces pays qui prônent pour la rigueur augmentera. En effet, le leader des Verts allemand, R. Habeck, s’est prononcé en faveur des obligations européennes ».

 (Traduction : ambassade de France à Rome)

28/03/2020

Le Fidesz donné à 52 %.

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Hongrie. Un sondage Publicus donne le Fidesz du Premier ministre Viktor Orban à 52 %, les nationalistes du Jobbik à 10 % et les nationalistes de Mi Hazánk à 2 %.

Le président de Lombardie Attilio Fontana remercie les "amis russes".

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Italie et Russie. Le président de la Lombardie Attilio Fontana (Ligue) remercie les « amis russes » :

https://fr.sputniknews.com/sante/202003261043402832-le-pr...