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18/05/2024

"Le PVV choisit les Pays-Bas."

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Pays-Bas.

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"Le PVV choisit les Pays-Bas."

Santiago Abascal et Javier Milei se sont rencontrés.

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Espagne et Argentine. Le dirigeant de Vox Santiago Abascal a eu un entretien avec le président argentin Javier Milei.

Les écologistes estiment que le gouvernement fédéral et les gouvernements des États fédérés doivent collecter des informations sur l'AfD.

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Allemagne. Le parti écologiste estime que le gouvernement fédéral et les gouvernements des États fédérés doivent collecter de manière exhaustive et systématique des informations sur l'AfD afin de pouvoir obtenir, à terme, l’interdiction de ce parti.

De plus, il veut lutter contre la presse patriotique et demande la mise en place d’une « unité de détection précoce pour la désinformation ».

Luxembourg : l'ADR et déi Konservativ sont présents sur les bulletins de vote pour les élections européennes.

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Luxembourg. Le parti national-conservateur ADR et le parti nationaliste déi Konservativ sont présents sur les bulletins de vote pour les élections européennes.

Le FPÖ donné à 31 %.

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Autriche. Sondage pour des élections législatives :

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FPÖ : patriotes

SPÖ : sociaux-démocrates

ÖVP : sociaux-chrétiens / conservateurs

écologistes

Neos : libéraux

Bier : satirique

KPÖ : communistes

17/05/2024

Un élu AfD blessé suite à une attaque au cendrier.

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Allemagne. Mecklembourg-Poméranie occidentale. Martin Schmidt, député AfD au Parlement du Mecklembourg-Poméranie occidentale, a été grièvement blessé dans un restaurant par un opposant politique qui lui a lancé un lourd cendrier en verre « de toutes ses forces » sur la tête.

L’avocat de Björn Höcke introduit un recours devant la Cour fédéral.

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Allemagne. L’avocat de Björn Höcke introduit un recours devant la Cour fédérale contre la condamnation de son client pour avoir déclaré : « Tout pour l'Allemagne ! »

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/05/14/bjo...)

44 % sont favorables à une interdiction de l’AfD et 50 % y sont défavorables.

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Allemagne. Un sondage FGW indique que 44 % sont favorables à une interdiction de l’AfD et 50 % y sont défavorables.

"Choisissez pour les Pays-Bas."

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Pays-Bas. Bus du Forum voor Democratie de Thierry Baudet :

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"Choisissez pour les Pays-Bas."

"Des frontières sûres. Une patrie sûre."

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Allemagne. Saxe.

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"L’annulation par la RAI du débat télévisé entre G. Meloni et E. Schlein."

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Italie. Revue de presse. 

Le discours du Président de la République Sergio Mattarella à l’Université La Sapienza fait les gros titres de la presse « Mattarella : « il faut condamner toute forme de violence » »  (Corriere della Sera), « Mattarella à la Sapienza : « il faut un cessez-le-feu immédiat » » (Sole 24 Ore), « Mattarella : « les droits humains valent indépendamment des frontières » » (Messaggero). L’attaque contre le Premier ministre slovaque Robert Fico fait aussi la une : « Attentat contre Fico, les craintes en Europe » (Corriere), « Selon Moscou, Fico serait victime de la russophobie » (Repubblica). L’annulation par la RAI du débat télévisé entre G. Meloni et E. Schlein après l’avis défavorable de l’autorité de la régulation des médias, alors que plusieurs dirigeants politiques avaient dénoncé le non-respect du principe d'équité, est aussi citée : « RAI, le duel télévisé est annulé en raison du véto des exclus » (Messaggero). Les suites de l’enquête pour corruption visant le président de la région Ligurie Giovanni Toti font la une de Repubblica : « Gênes, l’audition de Spinelli devant le juge sur ses relations avec Toti ». 

ARTICLE, Corriere della Sera, A. Logroscino « L’irritation de Fratelli d’Italia qui annonce le stop à d’éventuels débats télévisés » : « La réaction que laisse filtrer FdI nous en dit beaucoup sur l’irritation de Giorgia Meloni et de son entourage : ‘’stop aux pertes de temps’’. Si le duel télévisé avec Elly Schlein ne peut pas se faire sur la télévision d’Etat, la Présidente du Conseil ne participera à aucun débat. Le raisonnement est le suivant : cela serait trop chronophage pour la Présidente du Conseil, outre le fait de devoir choisir un plateau télévisé privé par rapport à un autre, ce qui serait impoli. Les représentants de FDI à la commission de vigilance de la RAI ont diffusé hier un communiqué ‘’Meloni a été la première à donner sa disponibilité pour une confrontation avec la principale force politique d’opposition en vue du rendez-vous électoral. Hélas, l’autorité AGCOM a repris les argumentations de ceux qui voulaient empêcher ce débat télévisé. Fdi prend acte de cette décision.’’ L’invitation de Schlein à participer au duel télévisé avait comme but de polariser le défi : cela aurait présenté la dirigeante du PD comme la seule et directe adversaire de la cheffe du gouvernement, malgré le système électoral proportionnel. Les analystes avaient en effet souligné qu’un tel duel aurait surtout profité à Schlein. C’est la raison pour laquelle la dirigeante du Parti démocrate a fortement critiqué ‘’ces leaders qui préfèrent renoncer à une confrontation’’. Les proches de Meloni et de Schlein se retrouvent ainsi à partager un sentiment d’irritation. » 

ENTRETIEN, La Stampa, d’Elena Cattaneo, Sénatrice à vie « Je partage l’alerte lancée par la sénatrice Segre, cette réforme du « Premierato » de Meloni n’existe dans aucun autre Etat » : « ‘’L'élection directe du Président du Conseil, telle qu'elle est proposée aujourd'hui, priverait les citoyens d'une représentation parlementaire autonome. Le Parlement malade peut et doit être soigné, c'est un devoir politique. Mais en 11 ans dans cette Assemblée, je l'ai vu privé de sa fonction législative par l'utilisation, qui est maintenant devenue la règle, d'instruments conçus par les constituants comme exceptionnels : les décrets de loi. C'est pourquoi j'ai dit que tout renforcement du Président du Conseil devait s'accompagner de mesures destinées à contrebalancer ses nouveaux « superpouvoirs ». Avec cette réforme, nous aurions un Président du Conseil qui serait le chef du gouvernement, avec un pouvoir de vie et de mort sur le Parlement, capable avec sa majorité d'élire le président de la République, les membres de la Cour constitutionnelle et des autres contre-pouvoirs. C’est un modèle constitutionnel qui n'existe nulle part dans le monde. La solution à l'instabilité doit être recherchée dans le maintien de l'équilibre des forces et des pouvoirs, et non dans un nouveau déséquilibre.’’ »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Le drapeau LGBTQA+ flotte sur la mairie de Ripoll.

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Espagne. Catalogne. Ripoll. Le drapeau LGBTQA+ flotte sur la mairie de Ripoll dirigée par Sílvia Orriols du parti nationaliste catalan, anti-immigration et défenseur des droits des femmes et LGBTQA+ face à l'islam, Aliança Catalana.

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Entretien de Lionel Baland avec Nicolas Bay de Reconquête.

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France. Entretien avec Nicolas Bay de Reconquête :

https://www.breizh-info.com/2024/05/17/233029/nicolas-bay...

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Nicolas Bay

16/05/2024

Geert Wilders a présenté le contenu de l’accord gouvernemental.

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Pays-Bas. Geert Wilders a présenté le contenu de l’accord gouvernemental, en présence des chefs de file des trois autres partis politiques qui ont pris part à cet accord.

Il contient des dispositions restrictives en matière migratoire, des investissements dans le domaine des soins de santé, notamment pour les personnes âgées, des mesures en vue de rendre les habitations à nouveau abordables et la garde des enfants quasi gratuite. L’abrogation de dispositions écologistes est également prévue.

"Fraternisation sur la passerelle d’embarquement."

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Pays-Bas. De Telegraaf titre, à propos du futur gouvernement néerlandais : « Fraternisation sur la passerelle d’embarquement ».

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La police a perquisitionné Petr Bystron.

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Allemagne. La police a perquisitionné Petr Bystron, le deuxième candidat sur les listes de l’AfD pour les élections européennes. Il est soupçonné d’avoir reçu de l’argent russe.

"La mise sous bracelet électronique de la militante italienne Ilaria Salis détenue en Hongrie."

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Italie. Revue de presse. 

L’attentat contre le Premier ministre slovaque Robert Fico fait les gros titre de la presse « Choc en Europe après la tentative d’assassinat contre un Premier ministre »  (Corriere della Sera), « Du sang au cœur de l’Europe » (Repubblica), « Fusillade contre le Premier ministre slovaque, selon le suspect : « Fico veut la dictature » » (Stampa), « L’attentat qui secoue l’Europe » (Messaggero). La mise sous bracelet électronique de la militante italienne Ilaria Salis détenue en Hongrie est aussi largement citée « Salis, le tournant d’Orban, mais elle restera en Hongrie » (Repubblica), « Salis est libre mais le père critique le gouvernement italien » (Corriere), « Le gouvernement Meloni obtient la libération d’Ilaria Salis » (Giornale). Les suites de l’enquête pour corruption visant le président de la région Ligurie Giovanni Toti et les données de l’Istat sur la pauvreté sont aussi citées en une. 

ENTRETIEN, Libero, d’Antonio Tajani, vice-Président du Conseil, ministre des Affaires étrangères et coordinateur de Forza Italia, « Le mérite [de l’assignation à résidence d’Ilaria Salis, détenue italienne en Hongrie,] revient à l’Ambassade italienne, pas à ceux qui ont fait du bruit. » 

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « La force du « non » de la sénatrice Liliana Segre et les marges étroites pour adopter la réforme du Premierato » : « L’intervention de Liliana Segre sur les dangers d’une ‘’autarcie’’ liés au projet mélonien de « Premierato » va-t-elle secouer le Parlement ou est-elle destinée à tomber dans l’oubli ? La réponse n’est pas simple, tout comme la question. L’autorité morale de la Sénatrice nous pousse à réfléchir avec attention à ses propos. Segre a été témoin des atrocités du siècle dernier et son jugement dur contre cette réforme à la fois ambitieuse et lacunaire ne peut être ignoré. Le chemin parlementaire de la réforme (qui prévoit 4 votes) est long et semé d’embûches. On a encore du temps pour adopter des améliorations, à condition que l’on veuille modifier le texte au lieu de le rejeter en bloc car jugé dangereux pour les équilibres démocratiques. Le discours de Segre, en raison de son autorité morale, est ouvert à ces deux possibilités. La sénatrice a exprimé un sentiment partagé dans notre pays parmi ceux qui craignent une aventure à l’aveugle. Il est utile aussi de rappeler qu’il s’agit d’une personne qui est très proche du Président de la République Mattarella. Cela ne veut certainement pas dire que l’intervention de la sénatrice dans l’hémicycle ait été concordée avec le Quirinal. Le Chef de l’Etat s’est toujours abstenu d’interférer dans les travaux du Parlement, notamment en matière de réformes constitutionnelles. Toutefois, dans son for intérieur Mattarella a probablement apprécié les propos de la sénatrice. C’est cet aspect que le gouvernement Meloni devrait considérer quand le texte sera discuté au Parlement avec les amendements éventuels. En ce moment, c’est le bras-de-fer ouvert entre les partis, mais il est vrai aussi que nous sommes à trois semaines des élections européennes. Rappelons aussi la proposition d’un groupe de réformistes du PD : l’introduction d’un second tour pour les deux candidats recueillant le plus de suffrages. Cela empêcherait l’élection directe d’un président du Conseil disposant d’une base électorale trop faible. Cela mettrait aussi les bâtons dans les roues à la coalition de droite qui a toujours été contre le système à deux tours. Pour ce faire, il faudrait une posture plus souple de la part des oppositions et une attitude constructive de la part de la droite. Cela représenterait un avantage à la fois pour Meloni (à qui plusieurs demandent un sursaut pour modifier le visage de cette droite et relancer son leadership) et pour le centre gauche (qui obtiendrait un résultat politique important : un premier pas vers une identité retrouvée). » 

ENTRETIEN, Il Giornale, de Gilberto Pichetto Fratin (Forza Italia), ministre de la transition énergétique : « Sans l’énergie nucléaire, l’Italie est dans une impasse. »  

ENTRETIEN, Sole 24 Ore, de Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’Economie, « L’Italie doit être consciente des réformes et des investissements prévus par le Plan de Relance national » : « La politique économique reste le talon d’Achille de l’Italie. Alors que le gouvernement italien se hâte de préparer un plan pluriannuel de redressement de la dette qui est difficile, sur la base des nouvelles règles budgétaires, Bruxelles continue de suivre de près la bonne mise en œuvre du Plan de Relance national. Bruxelles examine en ce moment la demande présentée par Giorgia Meloni pour le versement d’une cinquième tranche, à hauteur de 10,5 milliards d’euros. Pour l’instant, l’Italie a reçu 102 milliards d’euros et en a dépensé à peine 46. Le commissaire Paolo Gentiloni déplore un manque de prise de conscience des acteurs italiens quant à la nécessité de concrétiser les réformes et les investissements. ‘’Le respect des délais est important, et les engagements pris sur l’adoption de réformes et les investissements le sont encore plus. Le processus est en cours et la conclusion est encore lointaine. Pour le moment, l’Italie respecte plus ou moins le calendrier prédéfini. Mais je crois que tous les acteurs italiens doivent être bien conscients de la nécessité de mener les réformes prévues et les investissements attendus. Puisque vous posez la question, je dirais que cette prise de conscience n’est pas suffisante actuellement’’. Le commissaire Gentiloni est convaincu que le NextGenerationEU doit être répliqué, par exemple dans le domaine de la défense : ‘’nous avons besoin de financements publics communs, sinon nous serions la seule région au monde à ne pas en avoir besoin’’ insiste-t-ilPour Gentiloni, ‘’la question des objectifs communs et des financements communs devrait être posée dès cette année’’ après les élections européennes. Sauf imprévu, Bruxelles devrait annoncer en 2025 le montant de l’ajustement budgétaire demandé aux Etats. Paolo Gentiloni souligne que les nouvelles règles budgétaires européennes ne prévoient pas d’indications sur la méthode de la part de la Commission, ce serait à chaque pays de ‘’faire des propositions et négocier avec la Commission’’ les trajectoires d’ajustement sur quatre ou sept ans. ‘’Chaque trajectoire sera définie de manière concertée, c’est important pour que les règles soient crédibles et applicables, d’autant que dans les faits elles sont plus flexibles que les précédentes’’ explique le Commissaire qui rappelle que ‘’la flexibilité vaudra aussi pour les pays visés par une procédure pour déficit excessif’’. Pour l’Italie, ce n’est pas anodin, Giorgia Meloni vise un déficit de 3,6% du PIB en 2025 contre les 4,3% cette année, excluant toutefois certaines mesures appliquées en 2024, comme la réduction des charges salariales. » 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Robert Fico est dans un état stable.

Slovaquie. Le Premier ministre Robert Fico est dans un état stable ce jeudi matin après l'opération subie suite à cette agression. Il serait dans un coma pharmacologique mais sa vie ne serait plus en danger.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/05/15/rob...)

15/05/2024

Pays-Bas : un accord de coalition a été trouvé.

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Pays-Bas. Un accord a été trouvé pour un gouvernement de coalition entre quatre partis : le PVV anti-islamisation de Geert Wilders, le parti des agriculteurs BBB, le parti libéral de droite VVD et le Nouveau contrat social NSC.

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Robert Fico a été blessé lors d’une fusillade : son état est jugé très grave.

Slovaquie. Le Premier ministre Robert Fico, qui dirige un gouvernement regroupant deux partis sociaux-démocrates et les nationalistes du SNS, a été blessé lors d’une fusillade : son état est jugé très grave.

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Robert Fico

Giorgia Meloni : "La réforme de la justice sera au conseil des ministres dans quelques jours."

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Italie. Revue de presse. 

Les suites de l’enquête pour corruption visant le président de la région Ligurie Giovanni Toti font toujours la une de plusieurs quotidiens : « Toti à un pas de la démission » (Repubblica), « Spinelli avoue au juge que Toti lui demandait de l’argent » (Stampa), « Meloni donne du temps à Toti » (Il Giornale). Les nouvelles mesures fiscales adoptées en conseil des ministres sont aussi largement citées « Feu vert aux restrictions concernant le bonus pour la rénovation des bâtiments » (Sole 24 Ore), « Bonus bâtiment : un accord trouvé malgré les tensions » (Corriere della Sera, Repubblica). 

ENTRETIEN, La Verità, de Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien, « La réforme de la justice sera au conseil des ministres dans quelques jours » par Maurizio Belpietro (extraits) : « Sur l’enquête de Gênes, tout ce que je vois c’est que le président de la région Ligurie a dit qu’il regarderait les éléments et donnerait sa version des faits. Je pense que le minimum syndical du respect pour un homme qui gouverne bien depuis plusieurs années est d’attendre ses déclarations. Je n’ai rien à ajouter sur ce sujet car je n’ai pas les éléments pour le faire. Sur le débat avec Elly Schlein, le principe me plait, c’est le sel de la démocratie, surtout en campagne électorale. Je pense qu’il est normal de dire aux Italiens qu’il y a deux modèles d’Europe : d’une part une proposition socialiste et de l’autre, celle des conservateurs, et mettre en regard les recettes et la vision de chacun est une manière d’aider les citoyens à choisir. Et puis je ne suis pas quelqu’un qui a peur du débat, car j’ai été pendant des années à l’opposition. Donc cela me fait sourire quand je vois aujourd’hui ceux qui s’énervent en disant qu’il ne faut pas faire ce débat, qu’il faut le faire avec tous [les candidats]. Je ne me souviens pas d’avoir entendu la même chose du temps où j’étais de l’autre côté. Si les autres veulent organiser des débats différents, ils sont libres de le faire. Mais s’ils veulent empêcher ce débat, cela me parait excessif. (…) Je suis fière qu’un an et demi après être devenue présidente du Conseil, la plupart des gens qui me rencontrent dans la rue m’appellent encore Giorgia. J’avais peur que la fonction puisse créer une distance, mais je suis fière que les gens me tutoient encore. Les adversaires qui m’appellent la « borgatara » (personne qui réside dans une commune isolée, ndlr) pensent qu’il peut s’agir de la pire insulte qu’on puisse me faire, sans comprendre que pour moi ça ne l’est pas. Si je suis devenue premier ministre, cela veut dire que le destin n’est pas déterminé par sa condition d’origine. Carlo Cottarelli dit « ne m’appelez pas Carlo, appelez-moi docteur ». Très bien, bravo. Mais il y a en Italie tant de personnes qui n’ont pas pu faire d’études supérieures, et à ces personnes, je veux dire que le destin n’est pas scellé. Ce qui compte, c’est la disposition à faire des sacrifices, la capacité à démontrer ce que l’on vaut. C’est ainsi que je vois les choses, et c’est ce qui nous différencie de la gauche. Mon objectif, c’est de confirmer le soutien [dans les urnes] que j’avais quand j’ai été nommée premier ministre. C’est important car pendant cette année et demie, nous avons du prendre des décisions difficiles, courageuses. Je ne suis pas au gouvernement pour moi, mais pour les citoyens italiens. Les cinq étoiles me critiquent en disant que la candidature des membres du gouvernement est une supercherie. Ce qui est une supercherie, c’est de nommer premier ministre un monsieur qui n’avait jamais fait campagne et que les Italiens ne connaissaient même pas. Je n’ai jamais songé à faire un remaniement [après les européennes]. Au contraire, j’aimerais faire la différence en arrivant au terme des cinq ans avec le gouvernement que j’ai nommé. Ce n’est jamais arrivé dans l’histoire de l’Italie. Sur le futur commissaire européen [italien], l’un des portefeuilles les plus importants selon moi est celui qui permet de défendre l’intérêt national italien. Je pense à l’économie, sans l’affaiblir -à l’inverse de ce qui s’est passé la dernière fois-, mais aussi la compétitivité, le marché intérieur, la cohésion, le green deal, la célèbre transition verte. On peut dire que ce qui a été fait dans ce domaine n’a pas marché et qu’il faut corriger le tir. Il faut réconcilier protection de l’environnement et défense de la compétitivité européenne. L’Italie sur certains dossiers a su être tête de file, des moteurs aux emballages, en passant par les produits phytosanitaires. Nous avons eu des résultats bien meilleurs que ce que nous aurions pu avoir autrement. (…). [Sur la RAI], cela fait des semaines que j’entends parler de « TeleMeloni ». Et comme je ne veux rien de tout cela, je suis allée voir les données des observateurs indépendants. L’observatoire de Pavie montre que durant les premiers 14 mois de gouvernement, je suis présente 15 minutes ; pendant la même période, Draghi en comptait 19, Conte 42, Gentiloni 28 et Renzi 37. Où se trouvaient alors les belles âmes qui défendent le pluralisme ? Je me souviens quand j’étais dans l’opposition, quand mon parti FDI avait été exclu du CA de la Rai. La réalité est que dans les statistiques, je suis bien derrière les autres. L’agacement ne tient pas au fait qu’il y aurait une « TeleMeloni », mais plutôt au fait qu’il n’y a plus de « TelePD ». (…) [Sur les manifestations et blocages d’université]. Après l’attaque du 7 octobre, nous avons décidé de ne pas interdire les manifestations. D’autres ont fait différemment. La liberté de manifester devait être défendue. Mais il y a aussi des règles à respecter. Est-ce que l’attaque de la CGIL (syndicat italien, ndlr) relevait de la liberté de manifester ? Les forces de l’ordre cherchent à trouver un équilibre et je ne pense pas qu’elles méritent cette absence de solidarité que l’on a trop souvent vue. (..) Donc il faut défendre le droit de manifester mais dans le respect des règles. (…) Sur l’immigration, les accords avec les pays d’Afrique du nord sont nécessaires et c’est une des grandes questions que l’Italie a remise dans les discussions européennes. Ce n’est pas un hasard si vous citez la Hongrie, un pays qui s’oppose à la redistribution de migrants. Je rajouterais que d’autres pays, même beaucoup plus pro-européens, s’y opposent aussi. Donc je n’ai pas vu que tous ces migrants aient été redistribués en France, en Allemagne, dans les grands pays européens. Le seul débat qui peut réunir tout le monde est le suivant : comment pouvons-nous arrêter l’immigration illégale ? Et le seul moyen de le faire est de coopérer avec les pays de départ et de transit. Je vois que toute réponse que je propose est critiquée, on dit que l’accord avec la Tunisie ne va pas, que l’accord avec l’Egypte ne va pas, qu’il ne faut pas parler à la Libye, qu’avec l’Albanie nous sommes en dehors de l’état de droit, et si tu fais le décret Cutro, les juges le démantèlent. Malgré toutes ces critiques, les résultats arrivent progressivement. Aujourd’hui les migrants illégaux sur la route de la méditerranée centrale ont diminué de 60% par rapport aux chiffres de la même période l’an dernier. On continue à travailler sur des propositions, comment dire, « créatives », comme celle avec l’Albanie. La vérité c’est que cet accord n’est pas contraire à l’état de droit. Le premier ministre tchèque l’a trouvé intéressant, donc il est évident que le débat change, donc le vote des citoyens sera essentiel pout renforcer cette ligne. Il faut renforcer notre position, déclarer la guerre aux trafiquants d’êtres humains, un thème que je porterai lors du sommet du G7. Sur la lutte contre ces trafiquants, qui sont devenus les plus lucratifs au monde, on peut même apprendre de la leçon de Falcone et Borsellino sur la mafia, « follow the money ». On fera aussi la réforme de la justice. Ce pays en a besoin. Je pense que dans quelques jours elle arrivera en conseil des ministres. Sur la réforme du « premierato », on cherche à personnaliser ce débat sur un referendum, en espérant que ce qu’a connu Renzi se répète. J’espère que nous pourrons trouver des convergences sur cette réforme. Si on n’en trouve pas, je pense que la réforme est nécessaire et je devrai demander aux citoyens ce qu’ils en pensent, mais que ce n’est pas un référendum sur moi. Ce n’est pas non plus un référendum sur le Quirinal. Je vois qu’on pousse beaucoup le président de la République sur ce sujet, mais la réforme entrera en vigueur en 2028. Donc pas une réforme qui concerne le présent, mais le futur. Ce qu’elle aura de bon, c’est que les citoyens pourront choisir directement qui est le président du Conseil. Quand on dit la souveraineté appartient au peuple, excusez-moi, mais [actuellement] je ne choisis pas le président du Conseil, je ne choisis pas la majorité, ni un programme, ni mon parlementaire. En 75 ans, nous avons eu 68 gouvernements. Parfois on me dit, mais tu es encore là ? Car nos interlocuteurs internationaux ont l’habitude de changer d’interlocuteur à chaque fois qu’il y a une nouvelle rencontre. Comment sceller des partenariats stratégiques quand on est sûr de rien ? Quand tout peut changer demain ? Demandez-vous pourquoi l’Italie est devenue tellement attractive, pourquoi tout le monde veut investir en Italie. Je voudrais pouvoir dire que c’est grâce à mon gouvernement, mais la réponse c’est la stabilité. Nous sommes considérés aujourd’hui comme l’un des pays les plus stables. Les gens se sentent sûrs en mettant leur épargne en Italie. Donc le sujet n’est pas philosophique, pas politique, pas un jeu entre partis, c’est avant tout un sujet économique. Si on veut créer de la richesse dans ce pays qui le mérite, car il a tous les atouts, tout le savoir-faire, on doit le doter d’un gouvernement qui a un mandat clair des citoyens  (…) ». 

ARTICLE, la Repubblica, G. Colombo, « Sur le Superbonus, la défaite de Forza Italia ; la majorité sauvée grâce aux votes d’Italia Viva » : « Dans les couloirs de la commission Finances, Maurizio Gasparri déclare : « Grâce à nous, la taxe sur les boissons sucrées est reportée d’un an, jusqu’à juillet 2025 ». Mais son visage s’assombrit quand les députés passent au sujet du superbonus pour la rénovation des bâtiments. À peine quelques minutes avant, le vote de la commission a donné raison au gouvernement, Forza Italia se retrouve isolé, obligé de céder face à Giancarlo Giorgetti (Ligue), le ministre de l’économie et des finances, qui a défendu ces mesures douze heures durant malgré les menaces de Forza Italia. Ce parti avait évoqué la possibilité d’un vote contre, ce qui mettrait le gouvernement en grande difficulté. Il avait déjà prévenu Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères et président du parti : la réduction des dépenses liées au Superbonus ne peut pas être repoussée pour des motifs électoraux. Toute la journée, les députés du parti fondé par Silvio Berlusconi ont brandi des menaces qui n’ont pas eu l’effet escompté, mais qui ont bel et bien agacé Giorgia Meloni, laquelle a pu compter aujourd’hui sur les voix d’Italia Viva, qui se sont révélées décisives pour la majorité. Tout s’est déroulé très vite hier soir : la sénatrice d’opposition Dafne Musolino (Italia Viva) vote « oui » à l’amendement du gouvernement, compensant l’abstention de Claudio Lotito, unique représentant de Forza Italia en commission. À neuf contre huit, c’est la majorité qui l’a emporté au terme d’une journée qui l’aura contrainte à un coup de force. Après avoir demandé le transfert d’un député de Fratelli d’Italia de la commission Justice à la commission Finance, transfert refusé par le président du parlement Ignazio La Russa (Frères d’Italie), et accepté de repousser l’entrée en vigueur de la sugar tax à juillet 2025, la majorité a fini par l’emporter puisque les amendements proposés par Forza Italia ont tous été rejetés, les contraignant à hisser le drapeau blanc. » 

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco « Une majorité assaillie par les tensions » : « Le ministre Lollobrigida estime, au risque d’être démenti par les faits, qu’il n’y a ‘’pratiquement aucune friction au sein du gouvernement’’. Le représentant de Fratelli d’Italia prononce ces mots le jour où son parti et la Ligue se disputent sur l’avenir de la présidence de la région Vénétie. A cela s’ajoutent les fortes critiques de la sénatrice [à vie] Liliana Segre au projet de réforme du « Premierato » voulu par Meloni. Selon la sénatrice, la « mère de toutes les réformes », comme la qualifie Meloni, réduirait au silence le Parlement et amoindrirait le rôle du Chef de l’Etat. Ce sont deux aspects qui, selon Segre, suscitent une inquiétude justifiée expliquant pourquoi elle ‘’ne pouvait pas se taire’’. A cela s’ajoute aussi la radicalisation du bras-de-fer entre le ministre de l’Economie Giorgetti (Ligue) et la direction de Forza Italia sur le bonus pour la rénovation énergétique des bâtiments. Le Palais Chigi défend son ministre qui veut étaler sur dix ans les allègements fiscaux de ceux qui ont bénéficié de ce bonus. Parler de frictions représente même un euphémisme au regard des sujets d’affrontement multiples, accentués par la compétition électorale. L’idée de Giorgetti est justifiée par la crainte des retombées concrètes sur les caisses de l’Etat, ce qui le pousse à qualifier le bonus de ‘’drogue économique dont il faut se désintoxiquer’’. Ce sont des propos très forts qui confirment la rupture entre la Ligue et Forza Italia. Giorgetti a pu aussi compter sur le soutien du Secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil, G. Fazzolari. Le résultat est un isolement inhabituel de Forza Italia. Et il est assez paradoxal que le parti le plus modéré de la coalition de gouvernement soit épaulé par Giuseppe Conte (M5S), « père » de ce bonus et qui défend ‘’les droits acquis’’ des citoyens ayant bénéficié du bonus. Le résultat est que le PD et le M5S peuvent facilement mettre en lumière les frictions au sein de la majorité, tout en cachant celles de leur camp. » 

ARTICLE, Sole 24 Ore : « Le ministre Sangiuliano au Conseil Européen : sur l’IA il faut défendre la dignité humaine » : « Face à l'intelligence artificielle, "nous ne devons pas avoir une approche de "luddites", (ouvriers du textile anglais qui s'organisèrent pour détruire les machines au début du 19ème  accusées de provoquer le chômage, ndlr) mais intelligente. Le potentiel que nous offre l'intelligence artificielle est énorme". Le ministre de la Culture, Gennaro Sangiuliano, (Indépendant, ex-MSI) a participé aux travaux du segment « Culture » du Conseil « Éducation, jeunesse, culture et sport » de l'UE à Bruxelles. Intervenant dans le débat sur l'impact de l'intelligence artificielle dans les secteurs culturel et créatif, Sangiuliano a expliqué à ses collègues les principes qui sous-tendent le projet de loi approuvé par le gouvernement le 23 avril dernier. Au-delà des extraordinaires avancées technologiques, pour M. Sangiuliano, "l'humain doit dominer les processus", et "nous devons créer des règles pérennes sans freiner l'innovation et le développement, mais en garantissant une approche éthique et la sécurité des citoyens". »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

La présidente du Sénat favorable à une procédure d'interdiction de l'AfD.

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Allemagne. La présidente sociale-démocrate (SPD) du Sénat Manuela Schwesig estime que la décision du Tribunal administratif supérieur de Münster confirmant le classement, par l’Office fédéral pour la protection de la Constitution, de l'AfD en tant que « cas suspect d’extrême-droite »  constitue un signal important en vue d’une éventuelle procédure d’interdiction de l’AfD.

Mecklembourg-Poméranie occidentale : l'AfD donnée à 25 % et le BSW à 14 %.

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Allemagne. Mecklembourg-Poméranie occidentale. Les nationalistes de l’AfD sont donnés à 25 % et la gauche anti-immigration du BSW à 14 % en vue des élections pour le Parlement du Mecklembourg-Poméranie occidentale de l’automne 2026.

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/landtage/mecklenburg-vo...)

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SPD : sociaux-démocrates

AfD : nationalistes

CDU : démocrates-chrétiens

Die Linke ; post-communistes

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

BSW : gauche anti-immigration

Sonstige : autres

14/05/2024

Björn Höcke est condamné à une peine de 13.000 euros pour avoir déclaré "Tout pour l'Allemagne !"

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Allemagne. Björn Höcke, la figure de proue de l’AfD en Thuringe, est condamné à une peine de 13.000 euros pour avoir déclaré : « Tout pour notre patrie [Heimat], tout pour la Saxe-Anhalt, tout pour l’Allemagne ! »

Le slogan « Tout pour l'Allemagne ! » est interdit.

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Un élu proche de l'AfD subit une attaque incendiaire.

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Allemagne. Saxe-Anhalt. Halle. Le conseiller municipal indépendant siégeant au sein du groupe des élus du parti nationaliste AfD Olaf Schöder a vu son domicile être la cible d’un objet incendiaire. Les dégâts matériels sont estimés par la police à 320 euros.