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26/11/2018

Le Vlaams Belang soutient toutes les actions non-violentes des gilets jaunes.

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Belgique. Flandre. Le Vlaams Belang soutient toutes les actions non-violentes des gilets jaunes.

"Ligue et M5S ouvrent au dialogue avec l’UE."

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Italie. Revue de presse.

Budget/UE : Unes - : « Budget : Salvini et Di Maio ouvrent à l’UE » - ‘’Merkel rencontre Conte : j’espère dans le dialogue’’ (Corriere della Sera), « Budget, tournant sur le déficit : le tabou des 2,4% tombe » - ‘’Ligue et M5S ouvrent au dialogue avec l’UE’’ (La Repubblica), « Consommations et export, coup d’arrêt. Le spectre d’une récession » (La Stampa), « Report du revenu citoyen et des retraites, l’offre à l’UE sur le déficit » (Il Messaggero), « Salvini se rend face à l’Europe et sauve le gouvernement » (Il Giornale).

EDITORIAL, Corriere della Sera P. Mieli « Elections, scénario d’hiver » : « Le gouvernement ne tombera pas cette fois-ci. Toutefois, vue la situation, il n’est pas sûr que l’exécutif puisse passer l’hiver indemne. Au contraire, il est probable que bientôt, tout à coup, viendra l’heure des élections anticipées. Pourquoi ? Il est improbable, une fois l’accord entre les deux partis de gouvernement rompu, que les marchés puissent reprendre confiance dans les perspectives de l’Italie. Il est assez clair que nous vivons une phase où seule une victoire électorale d’une coalition ayant un programme de gouvernement, pourra proposer des perspectives stables ».

ARTICLE, La Repubblica, A. D’Argenio : « Feu vert de Merkel et Macron aux négociations avec Rome » : « La grand médiateur Jean-Claude Juncker, à la suite du dîner avec le président du Conseil italien Conte, a affirmé que l’Europe n’est pas en guerre avec l’Italie et qu’il l’aime. Le président de la Commission européenne est soutenu par les deux leaders européens, Merkel et Macron. Giuseppe Conte les a rencontrés et a obtenu des deux le feu vert pour les négociations avec Bruxelles. Merkel a déclaré qu’elle souhaite un bon résultat de ces négociations et Conte a affirmé qu’aussi avec Macron le climat était bon et de confiance. Tous les gouvernements de l’Union ont soutenu la Commission sur le problème du déficit italien à 2,4 %. Ils sont préoccupés que la crise italienne se répercute dans la zone euro et ils souhaitent qu’une solution pacifique puisse sauver la crédibilité de la monnaie unique ».

ARTICLE Corriere dela Sera I. Caizzi « Salvini : ‘’Personne ne s’entête sur le 2,4%’’. Rome et Bruxelles moins éloignées » : « L’UE et l’Italie se rapprochent sur les négociations sur la loi de finances 2019, après la rencontre de samedi soir entre le président du Conseil G. Conte et le président luxembourgeois de la Commission Européenne, J-C Juncker. La Chancelière allemande a soutenu publiquement la solution d’un compromis entre le gouvernement M5S-Ligue et les commissaires européens. Le vice-président du Conseil, M. Salvini (Ligue) a expliqué ‘’s’il y a un budget qui favorise la croissance d’un pays, il n’y a pas de problème de virgules mais de sérieux et de concrétisation. Cela peut être un 2,2 ou un 2,6% [du PIB]’’. Comme l’a dit Conte, en rencontrant Merkel et Macron, il y a un climat de confiance réciproque. Le Président français a expliqué avoir eu avec Conte ‘’une bonne discussion à l’issue du Conseil et nous continuerons le travail ensemble’’. La France peut aider l’Italie sur le budget si elle est à son tour soutenue sur ses propositions sur le budget de la zone euro et sur la web tax. Le bon sens conseille à l’Italie d’éviter d’augmenter la dépense en raison d’intérêts excessifs sur la dette excessive. Pour la France et les autres pays, il s’agit d’éviter une contamination avec des attaques spéculatives sur les systèmes bancaires nationaux ».

ARTICLE Corriere della Sera L. Cremonesi « Le retour du fils de Kadhafi » : « ‘’Saif al Islam veut participer au Forum national libyen que l’envoyé onusien Ghassam Salame est en train d’organiser pour janvier. Une grande assemblée de réconciliation vouée à préparer les élections politiques qui devraient se tenir d’ici le printemps 2019. Saïf est un homme libre, il n’a jamais abandonné la Libye. Il a tout le droit d’y participer pour en forger l’avenir du pays’’. Voici ce que le clan du fils de Kadhafi a fait savoir lors de son déplacement à Rome pour tenter de reprendre contact et proposer des solutions avec la conviction que l’Italie pourrait lui donner un coup de main. En parallèle, d’autres tables de négociations ont été ouvertes avec les dirigeants européens à Bruxelles et avec les Nations Unies ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

25/11/2018

La Ligue donnée à 32 %, le M5S à 26 % et Frères d'Italie à 4 %.

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Italie. Un sondage Winpoll donne la Ligue à 32 %, le M5S à 26 %, le Parti Démocrate [centre-gauche] à 19 %, Forza Italia de Silvio Berlusconi à 10%, Frères d’Italie à 4 %.

Nigel Farage mécontant des résultats des négociations sur le Brexit.

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Royaume-Uni. Nigel Farage déclare qu’il préfère encore prendre le risque d’un second vote plutôt que d’approuver ce Brexit, qu’il estime être le pire accord de l’histoire.

Suisse : l'initiative populaire de l’UDC sur les juges étrangers est rejetée.

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Suisse. La primauté du droit suisse sur le droit international ne sera pas inscrite dans la Constitution. L'initiative populaire de l’UDC sur les juges étrangers est rejetée par 66,3% des votants.

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Thierry Baudet exclut toute collaboration avec Marine Le Pen après les élections européennes.

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Pays-Bas, France et Union Européenne. Thierry Baudet, le dirigeant du Forum voor Democratie, exclut toute collaboration avec le Rassemblement National (France) de Marine Le Pen après les élections européennes. 

Forum voor Democratie est à la recherche de partenaires dans les pays de l’Union Européenne. Baudet pense à des partis libéraux eurosceptiques de droite. 

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[Le Rassemblement National de Marine Le Pen est l’allié au niveau européen du PVV de Geert Wilders (Pays-Bas), concurrent du Forum voor Democratie.]

Interview de Natacha Polony par Lionel Baland.

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France. Interview de la directrice de rédaction de Marianne Natacha Polony à propos de la censure :

http://eurolibertes.com/politique/natacha-polony-tue-medi...

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Natacha Polony

Conclave à Rome : "Chantier Italie".

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Italie. Ce 24 et 25 novembre 2018, diverses personnalités patriotiques se sont réunies en conclave à Rome, à l’appel de l’ancien maire de Rome Gianni Alemanno (MNS) et de l’ancien président de la province de Rome Silvano Moffa et en présence de personnalités membres de Frères d’Italie, de la Ligue, du MNS, de Forza Italia, des Popolari per l'Italia, du Parti libéral italien : « L’idée est de construire ensemble un projet permettant au centre-droit d’être un protagoniste au sein du pôle souverain qui se construit autour de la direction de Matteo Salvini (Ligue) et des initiatives de regroupement de Giorgia Meloni (Frères d'Italie). »

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Notons la présence parmi les intervenants de Massimo Magliaro (auteur du livre rédigé en français sur l’histoire du MSI paru aux Éditions Synthèse nationale à Paris) ainsi que de Philippe Vardon (Rassemblement National-France).

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"Assemblée-débat. Chantier Italie. La droite qui veut la souveraineté."

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La Ligue donnée à 36,2 % !

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Italie. La Ligue de Matteo Salvini est donnée à 36,2 % au sein d’un sondage IPSOS publié dans le Corriere della Sera, le M5S à 27,7 % et Frères d’Italie à 2,6 %.

Le Parti Démocrate [centre-gauche] est donné à 16,8 % et Forza Italia de Silvio Berlusconi à 7,9 %.

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24/11/2018

Le Vlaams Belang favorable à la taxation des cartes de séjour.

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Belgique. Flandre. Le Vlaams Belang proposera dans les 140 communes au sein desquelles il dispose d’élus l’instauration d’une taxe sur la prolongation, le remplacement ou le renouvellement d’une carte de séjour. La raison mise en avant et le fait que la demande de documents coûte de l’argent et que les Belges payent pour obtenir leurs documents d’identité.

Congrès du Forum voor Democratie à Amsterdam.

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Pays-Bas. Le Forum voor Democratie, du défenseur de l’État-nation Thierry Baudet, a tenu un congrès ce samedi 24 novembre 2018 à Amsterdam.

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Theo Hiddema et Thierry Baudet

Pays-Bas : le Pacte de l’ONU sur la migration fera l’objet d’un débat à la Chambre des députés.

Pays-Bas. Le Pacte de l’ONU sur la migration fera l’objet en décembre 2018 d’un débat à la Chambre des députés.

Nigel Farage s'oppose à Gerard Batten.

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Royaume-Uni. Nigel Farage s’oppose à l’actuel dirigeant de l’UKIP Gerard Batten. Farage estime que la nomination par Batten de Tommy Robinson en tant que conseiller spécial du parti à propos des groupes de violeurs et de la réforme des prisons est épouvantable et honteuse. Nigel Farage appelle à une motion de censure contre Gerard Batten, au sein du parti.

23/11/2018

L'AfD récolte des fonds pour faire campagne contre le Pacte de l'ONU sur la migration.

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Allemagne. L'AfD récolte des fonds pour faire campagne contre le Pacte de l'ONU sur la migration.

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"Votre don en tant que protestation. Objectif : 1 million d'euros. Atteint : 204.050. Nécessaire : 795.950. Encore 13 jours de dons contre le Pacte sur la Migration."

Allemagne : les sociaux-démocrates du SPD donnés à seulement 14 %.

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Allemagne. Un sondage Forschungsgruppe Wahlen donne les patriotes de l'AfD troisièmes à 16 % devant les sociaux-démocrates du SPD donnés à 14 %.

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CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke: post-communistes

Grüne : écologistes

Sonstige : autres

Andalousie : Vox donné à 6,1 %.

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Espagne. Andalousie. Une enquête Top Position donne Vox à 6,1 % et à de 1 à 3 sièges pour les élections du Parlement d’Andalousie du 2 décembre 2018.

" L’Italie demande des délais plus longs à l’UE."

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Italie. Revue de presse.

Budget/UE : Unes - : « Alerte sur le spread et les emprunts » (Corriere della Sera), « Budget, Salvini freine Conte. Di Maio : ‘’arrêtons la guerre contre l’UE’’ » (La Repubblica), « Les Italiens n’ont pas confiance dans les BTP » (La Stampa), « Budget, Conte ouvre à des modifications » (Sole 24 Ore), « L’Italie demande des délais plus longs à l’UE » (Il Messaggero), « Conte gagne du temps avec l’UE : ‘’revoyons le budget’’ » (Il Mattino).

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco : « La négociation et le risque de ne pas avoir une issue » : « Giuseppe Conte aura une tâche très difficile : demander à l’UE davantage de temps pour « ajuster » la loi de finances. Ce report devrait permettre à l’Italie de démontrer la qualité du budget Italien, qui est sensé générer de la croissance et diminuer la dette publique. Mais il est très difficile que la Commission, considérée par la majorité des Italiens comme une ennemie, permette au gouvernement d’arriver aux prochaines élections européennes sans une procédure d’infraction ou une révision complète de la loi. Il faudra vérifier si, à la fin, ils arriveront à un compromis en extremis ».

EDITORIAL, Corriere della Sera, M. Ferrera : « Deux demi-vérités dangereuses » : « Pourquoi sommes-nous en train de nous disputer avec l’UE ? Selon le gouvernement, c’est à cause de Bruxelles qui est en train de s’obstiner sur des ‘’petits chiffres’’ et qui voudrait nous empêcher de dépenser ce qui est nécessaire pour les réformes. Mais alors, pourquoi le gouvernement veut-il faire ces réformes avec ces coûts ? Cette fois-ci, la réponse du gouvernement est la suivante : ‘’Nous l’avons promis aux Italiens‘’. Ces deux justifications sont en fait deux demi-vérités. Dans les programmes électoraux de la Ligue et du M5S, il y avait plusieurs réformes, (flat tax, réforme de la loi Fornero pour les retraites, revenu de citoyenneté), mais c’était des objectifs généraux. Et aucun des deux partis n’avait par la suite expliqué que ces réformes auraient dû être faites en déficit, en créant donc de nouvelles dettes.  Un gouvernement doit aussi respecter la Constitution, sauvegarder ‘’l’intérêt tout entier‘’. Le gouvernement doit prendre des décisions responsables, en pensant à long terme et non aux prochaines élections. La loi de finances actuelle risque de provoquer une grave crise financière et de compromettre nos relations avec nos partenaires, voire de nous faire sortir de l’UE. Les institutions internationales ainsi que les autres gouvernements européens sont alarmés, tout comme les entreprises et les épargnants. Cette épreuve de force n’a rien à voir avec la lutte entre démocratie et marchés, elle est tout simplement un choix irresponsable ».

COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « La Ligue et le M5S misent encore sur les élections européennes » : « La stratégie du Président du Conseil pour résoudre l’imbroglio avec l’Europe, telle que présentée au Parlement, n’est pas grand-chose mais c’est la seule possible. On parie sur les délais longs de la procédure d’infraction dans l’espoir que quelque chose de positif puisse se passer entretemps [un sursaut du PIB et une baisse conséquente du déficit]. Il faudrait donc un brin de bienveillance de la part de ceux qui ont isolé l’Italie et retoqué son budget. L’objectif est d’avoir le temps de montrer les effets positifs sur l’économie, même si les prévisions des instituts les plus sérieux disent tout le contraire. Mais c’est un scénario improbable. C’est surtout la volonté de la Ligue et du M5S d’arriver jusqu’aux élections européennes qui devraient ouvrir, selon les ‘’souverainistes’’, la voie à une architecture européenne davantage favorable envers l’Italie. A ce stade, rien ne laisse penser qu’une Europe plus nationaliste puisse être davantage complaisante à l’égard des comptes publics italiens ».

EDITORIAL, G. Sabbatucci, Stampa, « Le populisme à l’épreuve des conflits » : « Déjà vue comme un ‘’laboratoire politique’’ en mesure de produire de nouvelles formules (du bipartisme imparfait au compromis historique), l’Italie est aujourd’hui le siège d’une expérience totalement inédite que nous pourrions appeler le « bipolarisme conflictuel ». En effet, dans une phase de croissance des partis populistes dans l’ensemble des pays européens, l’Italie peut expérimenter deux de ces forces, chacune autour de 30%, capables de conquérir la majorité de gouvernement s’il y a une coalition, comme cela s’est produit avec la Ligue et le M5S. Mais cette majorité est divisée par des différences profondes. La conflictualité qui anime leurs rapports n’aboutira pas forcément à une rupture. La difficile alliance entre les deux populismes introduit dans le système politique un élément de rigidité qui se reflète dans les choix du gouvernement, en premier lieu en matière économique et sur l’Europe. Les leaders des mouvements populistes sont souvent charismatiques et ont un fort contrôle sur leurs troupes. Pour parler de l’Italie, la résistance obstinée de Salvini-Di Maio sur quelque décimal de point de déficit pourrait être surtout due, plus qu’à des considérations d’orgueil national ou d’obscur plan de sortie de l’euro, à la crainte d’être considérés comme les responsables d’une capitulation et donc de céder. Si tel était le cas, le soupçon que nous avons engagé une folle bataille contre l’Europe entière pour une querelle domestique entre deux  partis, ou mieux entre leurs deux chefs, serait justifié ».

ARTICLE, C. Bertini-I. Lombardo, Stampa, « Offre à l’UE : loi de finances bis après les européennes » : « Il se pourrait que la phrase de Tria, énigmatique : ‘’il y aura des nouveautés quand il y aura négociation’’ fasse référence à la disponibilité du gouvernement italien pour faire une loi de finances corrigeant l’actuelle, mais uniquement après les européennes et demandant à Bruxelles entre trois et six mois, à compter de janvier. Conte ira samedi défendre sa cause lors d’un dîner avec Juncker, espérant une ouverture. Il l’a fait comprendre en expliquant hier matin en garantissant qu’il n’y aurait ‘’aucune rébellion contre l’UE’’, ‘’nous sommes responsables’’ a-t-il dit.  Matteo Salvini lui a fait le dur, depuis la Sardaigne où il débute la campagne pour les européennes, déclarant ‘’nous l’enverrons nous la lettre à l’Europe pour lui dire qu’elle nous casse les pieds’’. »

ARTICLE, M. Conti, Messaggero, « Avec Bruxelles, négociations sur les délais, mais l’objectif de mai apparaît lointain » : « Une partie de l’électorat de la Ligue s’inquiète, craignant de payer cher les sanctions de Bruxelles et l’isolement en Europe. Mais Salvini, a besoin d’un prétexte. La chasse est ouverte ».

ENTRETIEN de Luigi Di Maio (M5S), Vice-président du Conseil et ministre pour l’Emploi « Stop à la guerre contre l’UE mais les mesures ne changent pas, les marchés comprendront » (La Repubblica) : « ‘’Le partage et le dialogue sont des valeurs qui sont à la base de notre permanence dans l’UE et puisque nous voulons y rester, il est juste que l’on dialogue. Il ne s’agit pas de faire la guerre contre l’Europe mais de respecter les promesses. Nous ne faisons pas tout immédiatement pour des exigences politiques : notre objectif est de mettre en sécurité des parties de la société qui ne peuvent plus attendre. Les différends avec la Ligue ? Nous connaissions dès le début les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d’accord. Sur le détournement, nous le modifierons au Sénat et nous serons loyaux sur les décrets. Mes attaques contre la presse ? Je ne déments rien mais je ne m’adressais pas à tous. Il n’y a pas de conflit d’intérêt avec l’association Casaleggio car nous ne ferons pas de lois pouvant la favoriser. Sur la Ligne Grande Vitesse Lyon-Turin, si Salvini n’a pas changé d’idée [ce dernier y étant favorable, ndt.], nous non plus. Le non au projet est une position encore plus ancienne que le Mouvement lui-même. Le fait qu’un contrat existe ne signifie pas que le dialogue ne serve pas sur un chantier dont la partie principale doit encore être commencée ».

ARTICLE La Repubblica P. Griseri « M5S, Castelli joue les médiateurs avec le mouvement favorable à la ligne TAV, la place de Toninelli en doute » : « Il est important de faire vite. Nous seulement parce que la France et l’Europe nous le demandent mais surtout pour ne pas rompre définitivement le contact avec les industries du nord, notamment turinoises et piémontaises, qui sont désormais ouvertement contre le diktat du M5S. Il faut ainsi une ‘’exit strategy’’ qu’il faudra annoncer avant le 3 décembre, date à laquelle la Confindustria réunira sa direction à Turin pour donner une visibilité nationale à sa bataille en faveur de la réalisation de la ligne Lyon-Turin. L’idée est de faire démarrer les 2 milliards de travaux publics que la société Telt bloque depuis septembre en attente des résultats de l’évaluation coûts-bénéfices. Selon une loi française, pour Telt il est possible de lancer une offre publique et éventuellement de la révoquer avant l’assignation et sans remboursements pour les entreprises si un cas de force majeure devaient surgir. C’est donc Laura Caselli (M5S), sous-secrétaire à l’Economie, qui sera en première ligne pour désamorcer la situation. En se montrant favorable au dialogue, elle pourrait convoiter la place du ministre des transports Toninelli, de plus en plus visé ».

ENTRETIEN de Sergio Chiamparino, président de la Région Piémont : « ‘’ La LGV ? Appendino (M5S) est dirigée par les extrémistes et on ne l’entend pas beaucoup ’’ » (Corriere della Sera) : « ‘ Il ne faut pas penser à une croissance durable pour l’avenir de Turin exclusivement par la LGV, mais y arriver sans la faire est impossible. Nous sommes en train de vivre un moment très important, pour nous et pour tout le pays. La maire Appendino est dirigée par les extrémistes et elle ne fait pas entendre sa voix. Elle ne doit pas perdre le sens de l’intérêt commun. Nous continuons de collaborer, mais c’est toujours plus difficile ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

22/11/2018

Groningue : le PVV obtient 1 conseiller municipal.

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Pays-Bas. Province de Groningue. Groningue (Groningen). Lors des élections municipales du 21 novembre 2018, le PVV de Geert Wilders obtient un siège (soit +1 par rapport à 2014).

(https://gemeente.groningen.nl/actueel/nieuws/voorlopige-u...)

Forza ! Haarlemermeer obtient 5 conseillers municipaux.

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Pays-Bas. Hollande du Nord. Lors des élections municipales à Haarlemermeer ce 21 novembre 2018, le parti fortuniste [axé sur la ligne idéologique développée par Pim Fortuyn] Forza ! a obtenu 5 sièges (soit + 1 par rapport à 2014) et 11,3 %.

(https://haarlemmermeergemeente.nl/taak/uitslagen)

"Salvini et Di Maio bloquent Tria : "Aucune négociation avec l’Europe.""

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Italie. Revue de presse.

Budget/UE : Unes - : « Budget rejeté, bras-de-fer avec l’UE » - ‘’Un dérapage ouvertement grave’’ (Corriere della Sera), « Déficit, pacte Di Maio-Salvini pour ne pas dialoguer avec l’UE » (La Repubblica), « UE, procédure pour punir l’Italie » - ‘’Di Maio serait prêt à négocier. Conte samedi chez Juncker’’ (La Stampa), « L’UE retoque le budget italien mais ouvre à une négociation » (Sole 24 Ore), « L’Italie recalée, la négociation divise » (Il Messaggero), « Avis d’expulsion » - ‘’L’UE rejette le budget, le gouvernement et la Ligue’’ (Il Giornale), « L’Italie risque le penalty » (Avvenire).

EDITORIAL, Corriere della Sera M. Franco « La propagande et la réalité » : « La précarité pathologique des relations entre le M5S et la Ligue contribue à affaiblir la crédibilité italienne. Le « contrat » sacré de gouvernement est de plus en plus une feuille froissée et sale : quelque chose qui contient des mots presque incompréhensibles en dehors du milieu restreint et autoréférentiel des deux parties ».

EDITORIAL Messaggero, Paolo Balduzzi « Ces pas nécessaires pour éviter le précipice » : « On ne peut pas en parler comme d’une nouvelle tant elle était prévisible : la loi de finances italienne a été rejetée par l’UE qui a proposé – rien n’est définitif - aux États-membres la possibilité d’ouvrir une procédure d’infraction contre l’Italie qui aurait violé la règle européenne. À y regarder de près, la procédure d’infraction concernerait la dette, et non le déficit excessif, ce qui aurait pu avoir des conséquences bien plus graves pour notre pays. Pour les trois années à venir, nous pouvons nous attendre à des obligations lourdes sur la liberté de manœuvre de nos comptes. Seule note positive pour l’Italie, la partie est encore ouverte, une marge de négociation existe encore. On le voit ces dernières heures avec la Ligue qui se démarque du M5S pour revoir certains choix de la loi de finances. Il semble que Salvini, poussé par les inquiétudes de son bassin électoral et du système productif et bancaire, aurait manifesté sa disponibilité »

ARTICLE, La Repubblica, A. D’Argenio : « L’UE rejette Rome : ‘’ Avec cette loi de finances, feu vert à la procédure ‘’ » : « Comme des somnambules courant vers l’instabilité. Le numéro deux de Juncker n’a pas nommé Salvini, ni Di Maio, mais il s’est adressé par ce mot précis, « somnambule » à ceux qui sont en train de faire intentionnellement percuter l’Italie contre les marchés et les règles de l’UE. Le commissaire UE Moscovici a expliqué que la Commission européenne a rejeté le budget du gouvernement italien et que cette situation apportera une « nouvelle austérité » et un grave ralentissement de la croissance. Cette loi entraînera des risques pour les entreprises, les épargnants et les contribuables et mettra en danger la prospérité des Italiens. Maintenant la décision appartient aux autres gouvernements, qui devront donner leur avis d’ici le 5 décembre et qui, très probablement, soutiendront Bruxelles. Hier, les commissaires européens ont aussi discuté des temps de la procédure et, pendant que les faucons Dombrovskis et Katainen pressaient pour accélérer, les colombes dirigées par Moscovici ont déconseillé de forcer politiquement les temps. Le dialogue est devenu, donc, en ce moment, un impératif absolu ».

RETROSCENA (Coulisses), La Repubblica, C. Lopapa : « Salvini et Di Maio bloquent Tria : ‘’ Aucune négociation avec l’Europe ‘’ » : « Giuseppe Conte et le ministre de l’Economie Tria (Indépendant) seraient prêts à des modifications de la loi de finances, mais les leaders de la Ligue et du M5S veulent attendre les prochaines élections européennes. Di Maio et Salvini n’ont aucune intention de modifier le budget italien, qui vient d’être rejeté par l’UE, et ils déclarent qu’il ne faut pas du tout céder en ce moment, autrement le contrat de gouvernement pourrait s’effondrer ».

ENTRETIEN de Pierre Moscovici, Commissaire européen aux affaires économiques et financières « La procédure ? Nous serons prudents (Corriere della Sera) : « ‘’Je crois qu’il faut traiter les choses importantes avec un respect réciproque, du sérieux et de la dignité. Pas avec désinvolture ou ironie mal placée. Remontons-nous les manches car il y a beaucoup de travail à faire dans cette situation que personne n’a voulu. Certainement pas nous. Le dialogue n’est pas une option, c’est un impératif. Nous ne pouvons pas penser que le gouvernement d’un grand pays du G7, la troisième économie de la zone euro, et les institutions de ce pays soient un village à la Potemkine ou en carton-pâte. Salvini lui-même a dit qu’il était disposé au dialogue sur le budget, ce qui veut dire qu’il connait l’enjeu. Le spread ? Ne confondons pas le thermomètre avec la fièvre. Ce n'est pas le thermomètre qui provoque la fièvre, c'est la fièvre qui fait monter le thermomètre. La Commission est neutre et objective, elle suit les règles. Nous avons lancé une procédure mais la suite n’a pas été écrite : ni le rythme, ni la trajectoire de réduction du déficit ni de la dette. Voilà pourquoi la désinvolture n’est pas la réponse adaptée à la situation. L’Italie est sous le regard de tous les gouvernements, qui sont unanimes quand ils pensent que ce pays ne va pas dans la bonne direction ».

COULISSES Corriere della Sera F. Verderami « La majorité dans l’impasse : ‘‘De cette manière nous ne durerons pas longtemps’’ » : « Le raisonnement apparaît dans les comptes rendus des conversations de Di Maio comme celles de Salvini. C’est le soupçon qui s’est instauré entre les deux leaders. La perception d’une crise latente se manifeste par le fait que les réunions sont bien plus nombreuses que les lois adoptées jusqu’ici. Le ‘’gouvernement du changement’’ recopie les gestes des exécutifs du passé. A une différence près : la détérioration des relations a eu lieu plus rapidement que prévu entre les deux leaders mais aussi par les oppositions. Salvini s’est réuni avec les siens pour se poser deux questions : qu’est-ce qui ouvrirait l’éventuelle crise de gouvernent ? Et avant cela : quelle en serait la perspective ? Le ministre pour les affaires européennes P. Savona a exprimé de manière réservée son opinion ‘’nous ne pouvons plus aller de l’avant de cette manière, il faut récrire le budget’’ ».

ARTICLE, Corriere della Sera G.A. Falci « Berlusconi relance le centre droit : ‘’Bientôt au gouvernement’’ » : « Mardi 27 novembre, Strasbourg devra se prononcer sur la saisine du chef de Forza Italia pour sa réhabilitation politique. Il ne sera pas possible de faire appel, le verdict sera définitif. Dans l’attente, S. Berlusconi est à nouveau de retour dans l’actualité politique et auprès de son parti. Il est notamment préoccupé par la hausse du spread et par rejet de la Commission. Son espoir : que Salvini se libère au plus vite des 5 Etoiles faisant ainsi naître un gouvernement de centre droit soutenu par les voix de la Ligue, de Forza Italia, de Fratelli d’Italia et d’un groupe de responsables qui ne désirent pas quitter le Parlement »

ENTRETIEN de Marine Le Pen, Présidente du Rassemblement National « Paris a dérapé pendant des années. L’Europe veut punir Salvini. C’est une attaque politique » (La Stampa) : « ’’La France a dépassé la barre des 3% de la dette publique pendant des années, sans compter l’énorme déficit dans la balance commerciale alors que l’Italie assure toujours un surplus. Malgré cela, la Commission traite Macron avec des gants, alors qu’elle fait preuve d’une sévérité disproportionnée contre l’Italie car à Rome les souverainistes sont au pouvoir. L’euro a été conçu par les Allemands et pour leurs intérêts. L’euro est avant tout une création politique’’ ».

ENTRETIEN d’Hartwig Löger (ÖVP-sociaux-chrétiens), ministre des finances autrichien « Rome doit payer, elle va à l’encontre les règles pour faire de la propagande interne » (La Stampa) : « ’’Les actions de Rome comportent de graves risques non seulement pour le peuple italien mais pour toute l’Union. Les critères de Maastricht sont valables pour tous’’ »

RETROSCENA (Coulisses), La Repubblica, A. Greco : « Bons d’État, alarme liquidité » : « Les grandes banques italiennes, maintenant assez renforcées et qui sont encore le pivot de l’Italie, se sont remuées pour soutenir les émissions publiques mais, par les remboursements des financements de la BCE pour 237 milliards, elles auront moins de ressources à investir ».

ARTICLE, La Repubblica, A. Custodero : « Les nouveaux directeurs des services de renseignements : deux généraux de la Guardia di Finanza » : « Le gouvernement Ligue-M5S a nommé, hier, deux généraux de la Guardia di Finanza à la direction des services de renseignements italiens. Ce sont le général Gennaro Vecchione au DIS (Département Informations et Sécurité) et le général Luciano Carta à l’AISE (Agence Informations et Sécurité Extérieure). Ces nominations pourraient vouloir indiquer une volonté d’un véritable changement, même au niveau économique, de la part du gouvernement ».

ENTRETIEN d’Enzo Moavero Milanesi (Indépendant), ministre des Affaires Etrangères « Nous sommes loyaux avec l’Amérique mais il est impensable d’ignorer la Russie » : « ‘’L’amitié et l’alliance avec les Etats-Unis et l’emplacement de l’Italie dans l’OTAN sont des points fermes et l’un des fils conducteurs de notre engagement dans la Méditerranée. Pour cela, il y a une harmonie visible, avec un rééquilibre de l’attention de l’Otan vers son côté méridional, décidé lors du sommet de juillet. Dans son histoire, (Russie impériale, Union soviétique, Fédération), l’intérêt russe pour la Méditerranée est une constante. Cela ne doit pas surprendre. Tout en restant dans l’ancrage onusien, si nous voulons une stabilisation de la Libye, nous ne pouvons pas nous passer d’un dialogue avec la Russie. Si nous excluons des interlocuteurs importants, les solutions deviendront plus difficiles. Sur la Libye, je ne vois pas de ruptures avec la France, sur l’intention commune d’arriver à une solution de stabilisation et de démocratie. Ceci dit, il est naturel que chacun tente d’avoir un rôle majeur’’ ».

REPORTAGE, M. Ajello, Messaggero, « TAV, l’UE agacée : ‘’Que l’Italie décide tout de suite’’ » : « L’Europe a double visage : celle qui lance la procédure d’infraction sur la loi de finances, et celle qui descend dans le chantier de la ligne à haute vitesse Lyon-Turin pour nous aider. Iveta Radicova, responsable européenne du Couloir méditerranéen, dont la TAV est une partie fondamentale est en visite sur le chantier et s’étonne face aux techniciens que le ministre Toninelli n’y soit jamais venu. Elle se montre très claire : ‘’le discours doit être technique et pas politique’’ et ‘’arrêter le chantier serait une erreur’’. Elle espère que ‘’le gouvernement italien n’arrêtera pas car la TAV réduit la pollution des camions. Mais s’il devait le faire, l’UE en se chargerait pas des coûts de fermeture de la galerie et de démantèlement du projet’’. 2. ‘’L’UE est disposée à augmenter de 41 à 50% le financement’’ (ce qui engendrerait 300 millions d’économie pour l’Italie). 3. Et c’est le message le plus fort et sans doute le moins apprécié par Di Maio (M5S) et Toninelli (M5S) : ‘’Faire l’analyse coût-bénéfices est juste mais ce doit être fait dans l’année’’.  L’Europe ne veut pas de notre hypocrisie, l’Italie ne devrait pas en vouloir non plus ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

21/11/2018

Plusieurs candidats du Forum voor Democratie ont été journalistes et/ou écrivains.

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Pays-Bas. La tête de liste du Forum voor Democratie pour l’élection [indirecte] du Sénat est le co-fondateur du parti Henk Otten.

Le deuxième de liste est le juriste, philosophe et chroniqueur Paul Cliteur. Il a publié une série d’ouvrages.

En troisième place figure Annabel Nanninga, qui a été active durant plusieurs années en tant que chroniqueuse. Elle est depuis 2018 le chef de file des élus du Forum voor Democratie au sein du Conseil municipal d’Amsterdam.

Le quatrième, Paul Frentrop, a écrit plusieurs livres et a été journaliste.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2018/11/09/hen...)

Thierry Baudet lit 100 questions sur le Pacte de l’ONU sur la migration à la tribune de la Chambre.

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Pays-Bas. Le dirigeant du Forum voor Democratie Thierry Baudet a lu durant la nuit du 20 au 21 novembre 2018 100 questions à propos du Pacte de l’ONU sur la migration. Baudet avait posé ces questions par écrit en octobre au secrétaire d’État de la Justice et de la Sécurité, mais n’a toujours pas reçu de réponses.

Aux Pays-Bas, quatre partis s’opposent à la signature de ce document : le PVV de Geert Wilders, Forum voor Democratie, le parti chrétien SGP et le parti des plus de 50 ans 50PLUS.

"Salvini disposé à revoir le budget ; Di Maio ‘’il n’en est pas question’’."

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Italie. Revue de presse.

Justice/gouvernement : Unes - : « Justice, énième querelle Ligue-M5S » (Corriere della Sera), « La Ligue prend de court le M5S sur la Justice » (La Repubblica), « Anticorruption, le gouvernement mis en minorité » (La Stampa), « Le gouvernement battu sur la justice » (Il Messaggero).

EDITORIAL, La Repubblica, M. Calabresi : « Le pré-gouvernement de Salvini » : « Le jour après les élections du 5 mars, personne n’aurait imaginé que Matteo Salvini puisse devenir président du Conseil. Huit mois se sont écoulés et cette idée s’impose chaque jour davantage, pour trouver une solution à l’incertitude et à l’incompétence du gouvernement actuel. Cette idée est construite par le Ministre de l’Intérieur avec une stratégie sans scrupules de double fidélité et de changements continus de vitesse. Mais comment est-il possible qu’un homme politique souverainiste, xénophobe, antieuropéen, pro Poutine, qui flirte avec les groupes néofascistes et cite Mussolini deux fois par jour, puisse se présenter en tant que variable rassurante ? Et comment est-il possible que la bourgeoisie et les entrepreneurs, qui le considéraient comme un barbare, souhaitent maintenant qu’il mette fin au gouvernement Ligue-M5S ? La clé de compréhension est la peur. Les électeurs ont véritablement peur et craignent pour l’avenir de leurs économies. Ils craignent que l’Italie soit destinée à la décroissance et au déclin. La situation est particulièrement délicate et Salvini calcule ce qu’il peut exploiter en sa faveur, comme l’exaspération du Nord face à la menace d’arrêt des infrastructures (LGV Lyon-Turin), la possibilité de mise en œuvre du revenu de citoyenneté qui est perçu comme un outil favorisant l’assistanat et la contraction des exportations. Pour cette raison, Salvini ne joue jamais l’affrontement avec ses alliés, les laisse faire mais, entretemps, il tente de séduire les déçus, en les rassurant et en déclarant que les travaux seront achevés. Une stratégie construite avec attention et qui montre, toujours plus clairement, que le gouvernement Conte ressemble beaucoup à un pré-gouvernement Salvini et à la première partie d’une conquête du pouvoir. Ce n’est pas une crise de gouvernement. Ce sont plutôt des signaux de la façon dont Matteo Salvini est en train de disposer tous ses pions sur l’échiquier. Il se prépare, il sourit, il est partout. Il est prêt à se présenter en tant que nouveau sauveur de la patrie ».

 ARTICLE, Corriere della Sera A. Trocino « La colère du M5S : si le texte est modifié tout saute » : « Di Maio (M5S) convoque les siens après le couac à la Chambre et exprime sa colère : « le décret sécurité est pour nous fondamental ». La situation se précipite et il y a le fort soupçon que les francs-tireurs se nichent également dans les bancs de la Ligue. On pense aussi à un accord entre ces derniers et Forza Italia. Le président du Conseil Conte est à nouveau poussé à jouer le rôle de médiateur entre les deux leaders »

ENTRETIEN d’Antonio Tajani, Président du Parlement Européen et vice-président de Forza Italia « Nous et Salvini ? Le centre droit peut gouverner avec les responsables » (Corriere della Sera) : « ‘’Il s’avère ce que nous avions prévu dès le début est en train de se dérouler : le mariage entre la Ligue et le M5S est voué à l’échec. Forza Italia et la Ligue ont la volonté de se présenter ensemble aux élections régionales et locales. C’est une alliance gagnante et qui peut l’être au niveau national. Il faudra peut-être attendre les élections européennes, mais la Ligue devra tôt ou tard prendre en considération le mécontentement général »

Budget/UE : Unes - : « Budget, le rejet de l’UE imminent » (La Repubblica, Sole 24 Ore), « Le verdict de l’UE secoue les banques » (Il Messaggero, Avvenire, Il Giornale, Il Mattino).

EDITORIAL, La Stampa, M. Sorgi, « La crise comme issue » : «On entend en sourdine parler de crise de gouvernement, depuis que, peu à peu, l’alliance M5S-Ligue se détériore de manière de plus en plus évidente et surtout que le gouvernement démontre son incapacité à affronter une situation d’urgence avec un spread en hausse permanente (au-dessus des 330 points hier), les banques en danger (la BCE hier a évoqué clairement le risque d’un épilogue à la grecque), la procédure d’infraction qui arrive (la Commission européenne la confirmera aujourd’hui), et la majorité qui commence à perdre des coups au Parlement (hier soir, à la Chambre, elle a perdu sur le décret anti-corruption). Il est très clair que Salvini et Di Maio veulent faire tenir leur fragile accord tout en poursuivant leur campagne électorale pour les élections européennes. Une crise représenterait pour la Commission européenne une voie de sortie pour donner du temps à l’Italie sans remettre en cause sa décision. Les rumeurs indiquent deux options hypothétiques : soit un gouvernement de centre droit guidé par Salvini qui chercherait les voix manquantes au Parlement (qui plaît à Berlusconi), soit une forme d’unité nationale (qui éventuellement pourrait être avancée par Mattarella, pour ne pas brutalement interrompre la législature). Mais dans cette dernière hypothèse, il faudrait aussi l’accord du PD, plus qu’incertain. Si, et cela semble peu probable, ça devait arriver, la dernière chose que feraient Salvini et Di Maio serait d’empêcher toute alternative pour permettre la survie de la législature et voter à nouveau ».

EDITORIAL Corriere della Sera F. Venturini « La bataille stérile antieuropéenne » : « Le gouvernement Ligue-M5S, en décidant de ne pas faire marche arrière ‘’même pas d’un centimètre’’ décide probablement de sauver sa réputation devant ses électeurs et de vider de son contenu la réponse à la Commission. Une tactique valable à court terme mais qui est suicidaire quand, dans 6 mois, aux élections européennes, se fera sentir un grand besoin de pragmatisme au lieu de polémiques incendiaires. Les nationaux-populistes parviendront difficilement à être décisifs dans le nouveau parlement Européen. Du coup, leur objectif est de séparer les PPE des S&D pour arriver à une réédition du « modèle autrichien » inventé par le Chancelier S. Kurz. Le vieux pouvoir resterait aux manettes mais avec une coalition différente comprenant les nationaux-populistes à hauteur de leurs résultats. Si cela devait se concrétiser, avec de fortes probabilités, une chose semble claire dès à présent : il faudra dialoguer beaucoup et dans toutes les directions, faire des compromis et être flexible et crédible comme le veut la politique des coalitions. À cette occasion, ils reconnaîtront ouvertement que les alliances convoitées entre souverainistes sont une contradiction dans les termes car un nationalisme mange l’autre comme cela arrive aujourd’hui quand Salvini et Orban parlent d’immigrés ou quand le gouvernement autrichien demande des actions contre la finance insouciante de Rome. Si le scenario devait se confirmer, les Salvini et Di Maio auront la souplesse de propagande nécessaire pour donner, sur le terrain de la politique intérieure, l’image de grands succès. Mais ce qui est inquiétant aujourd’hui, c’est la fermeté, en Europe, du front critique envers l’Italie et la sympathie de l’Amérique de Trump qui comme nous l’avions vu lors de la conférence de Palerme sur la Libye, ne suffit pas à la contrebalancer. Il est préoccupant que Macron et Merkel trouvent la force d’imaginer un Eurogroupe dans lequel celui qui ne respecte pas les règles financières de l’Union (l’Italie) se trouvera exclu de l’accès aux nouveaux fonds prévus. Ce qui est inquiétant, c’est que le choix du cap choisi par la Ligue et le M5S, qui outre le fait qu’il génèrera de graves risques économiques et qu’il ne soit qu’une stratégie à très court terme, n’a de sens que si elle vise à la rupture totale, soit à la sortie de l’euro et de l’Europe. Perspective que les deux leaders nient, annonçant plutôt une imminente prise de la bastille européenne sans toutefois établir un lien logique entre leurs manières de faire de la politique aujourd’hui et celle qui sera vraisemblablement nécessaire demain, dans une Europe certes, faible et divisée, mais qui n’a pas accepté de mourir ou de se laisser tuer ».

ANALYSE Sole 24 Ore L. Palmerini « Le rejet de l’UE et les premiers scénarios d’une crise » : « Il y a surtout un problème de chiffres qui fait penser à un nouvel affaissement. Cela suscite d’ailleurs les premiers scénarios de crise. L’UE devient donc l’ennemi ‘’parfait’’, mais comment l’Italie arrivera-t-elle en mai prochain ? Dans quelles conditions économiques ? C’est la question que l’on se pose au Palais Chigi et qui terrorise les alliés du gouvernement. Certains disent que Salvini, poussé par le Secrétaire d’État Giorgetti (Ligue), réfléchirait à faire quelques pas en arrière sur la réforme des retraites. D’ailleurs au Ministère du Trésor on se souvient que Salvini était assez favorable à un déficit à hauteur d’1,9%. Puis Di Maio s’était entêté sur les 2,4%. »

COULISSES, La Stampa I. Lombardo « Salvini disposé à revoir le budget ; Di Maio ‘’il n’en est pas question’’» : « Le ministre de l’Intérieur, préoccupé par le spread, se laisse convaincre à baisser de ton. Un axe avec le ministre Tria pour diluer l’impact du revenu citoyen et des retraites. Di Maio s’oppose à tout renvoi ou à toute possibilité de baisser les ressources pour les deux mesures-phare de la majorité M5S-Ligue. Il évalue comme seule solution possible la mise en place de clauses de sauvegarde. Pour cela, il parle de vente de biens publics et de coupes génériques »

COULISSES, Il Messaggero, M. Conti, « Loi de finances : le rejet de l’UE arrive, la Ligue ouverte à de possibles modifications » : « ‘’Nous n’y arriverons pas ainsi’’ : M. Salvini quitte le Viminal hier matin après avoir reçu plusieurs appels inquiets sur le cours des marchés et il a suivi toute la journée celui du spread. Le rejet attendu aujourd’hui de la part de la Commission européenne devrait générer de ‘’nouvelles tensions’’ sur les marchés, comme le prévoit S. Buffagni (M5S), mais aussi une nouvelle confrontation au sein de la majorité, comme le souhaite le ministre Tria depuis longtemps, sur les marges de manœuvre possibles pour G. Conte, samedi à dîner avec Juncker. Entre Ligue et M5S les tensions sont très fortes mais le vrai nœud est celui de la loi de finances et l’issue à donner au conflit avec Bruxelles. Le M5S n’entend pas revenir en arrière. De son côté le ministre Savona (Indépendant) a clarifié sa position sur l’Europe au Quirinal. »

ARTICLE, La Repubblica,  A. D’Argenio : « Aujourd’hui  l’UE rejette la loi de finances : ‘’ Les règles sur la dette ont été violées ‘’ » : « C’est une veille de tempête qui précède le rejet définitif de la loi de finances italienne. La décision de l’UE va avoir un impact immédiat sur les banques et Bruxelles est en train de lancer la procédure d’infraction, en espérant que l’Italie revienne en arrière. Même les marchés ont signalé la gravité du moment actuel par le spread qui s’est envolé à 335 points ».

ARTICLE, La Repubblica, S. Palazzolo : « Dernier coup aux ONG : l’Aquarius sous séquestre pour traitement illégal de déchets dangereux » : « La justice italienne a décidé, à la demande du parquet de Catane (Sicile), le placement sous séquestre du navire humanitaire Aquarius, à Marseille, pour une affaire de traitement illégal de déchets, un nouveau coup dur pour les ONG qui se portent au secours des migrants en mer. Médecins sans frontières (MSF) a réfuté toute malversation et dénoncé "une mesure disproportionnée et instrumentale, visant à criminaliser pour la énième fois l'action médico-humanitaire en mer ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Silvio Berlusconi jugé en février 2019.

Italie. Le président de Forza Italia Silvio Berlusconi sera jugé en février 2019 pour subornation de témoin dans l’affaire du « bunga bunga ».

20/11/2018

La Deutsche Bank ferme les comptes de Nicolaus Fest.

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Allemagne. La Deutsche Bank ferme, le 31 décembre 2018, les comptes du cadre de l’AfD Nicolaus Fest et refuse de donner la raison de cette décision. Les sommes versées vers ces comptes ne sont déjà plus acceptées et sont reversées aux personnes qui envoient de l’argent.

Les comptes sont en positif et approvisionnés régulièrement. Par conséquent, cette décision ne peut qu'être liée aux activités politiques de Nicolaus Fest.