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05/09/2021

Matteo Salvini de la Ligue et Giorgia Meloni de Frères d'Italie au bord du lac de Côme.

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Italie. Les dirigeants des deux premiers partis du pays dans les sondages, Matteo Salvini de la Ligue et Giorgia Meloni de Frères d'Italie, au bord du lac de Côme.

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Article de Challenges : Copenhague assume son modèle anti-immigrés.

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Danemark. Copenhague assume son modèle anti-immigrés :

https://www.challenges.fr/monde/europe/copenhague-assume-...

Björn Höcke prendra la parole lors du rassemblement de PEGIDA, le 13 septembre 2021.

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Allemagne. Le lundi 13 septembre 2021, le nationaliste Björn Höcke de l'AfD prendra la parole lors du rassemblement de PEGIDA à Dresde en Saxe.

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"Ensemble pour l'Allemagne"

04/09/2021

Les Démocrates suédois donnés premiers du pays à 23,3 %.

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Suède. Les Démocrates suédois sont donnés premiers du pays à 23,3 % au sein d’un sondage Sentio.

03/09/2021

"Les nouvelles affiches électorales des Verts sont là !"

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Allemagne. Bavière.

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"Les nouvelles affiches électorales des Verts sont-là"

Giorgia Meloni : "Une armée européenne est inutile sans une politique étrangère commune."

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Italie. Revue de presse.

La conférence de presse du Président du Conseil, confirmant son intention d’étendre l’obligation de présentation du pass sanitaire obligatoire, voire l’obligation de vaccination pour tous, fait les gros titres des quotidiens italiens. La position du leader léguiste M. Salvini contre l’obligation de pass sanitaire, alors que son parti fait aussi partie de la majorité gouvernementale, est encore largement commentée : « L’accélération de Draghi sur les vaccins » - Le Président du Conseil annonce que le pass sanitaire sera étendu à d’autres secteurs. La Ligue proteste : nous ne sommes pas d’accord (Corriere della Sera), « Oui au vaccin obligatoire » - Le Président du Conseil prêt à prévoir l’immunisation pour tous après l’avis favorable de l’EMA et de l’association italienne AIFA. Extension du pass sanitaire et troisième dose. Le PD se félicite, Conte reste silencieux, la Ligue déplore : le vaccin n’est obligatoire nulle part en Europe  (La Repubblica), « Draghi : oui à l’obligation vaccinale » - Le gouvernement accélère sur les vaccins, la troisième dose et le pass sanitaire malgré la rupture de la Ligue (La Stampa), « Le pass sanitaire obligatoire pour travailler » - Le certificat sanitaire sera étendu aux fonctionnaires puis aux salariés du privé (Il Messaggero), « Le pass sanitaire obligatoire » - Draghi s’en prend aux rebelles no vax (Il Giornale).

La rencontre entre le Président du Conseil Mario Draghi et le Président de la République Emmanuel Macron hier soir à Marseille est largement citée dans les pages intérieures, les journaux télévisés et dans les Unes de certains quotidiens. Dans l’ensemble, les observateurs soulignent « la relation privilégiée » (Corriere) entre les deux dirigeants ainsi qu’un « axe franco-italien » (Sole, Messaggero) sur l’avenir de l’Europe et la gestion de la crise afghane : « Aides aux réfugiés et défense européenne, un pacte entre l’Italie et la France » (Il Messaggero), « Le Président du Conseil chez Macron : même ligne pour les deux sur l’Afghanistan » (La Stampa).

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de F. Sarzanini, « Le pass sanitaire pour les travailleurs sera d’abord mis en place dans les restaurants et les salles de sport, ce sera ensuite au tour de l’administration et des services publics » : « Un groupe dédié au sein gouvernement devra évaluer à quels secteurs et quand étendre le pass sanitaire obligatoire aux différentes professions. On pense dans un premier temps le rendre obligatoire pour les employés des lieux clos où le pass est déjà obligatoire pour les clients, tels que les restaurants (serveurs, cuisiniers, gérants…), les salles de sport et de spectacles mais aussi les transports interrégionaux. L’obligation serait ensuite étendue, en deux temps, aux employés de l’administration et des services publics, puis des entreprises privées. Si le parcours semble déjà tracé, restent à définir les modalités et les dates d’entrée en vigueur, en accord notamment avec les partenaires sociaux. Le gouvernement voudrait aboutir à une première ébauche du texte dès la mi-septembre, à partir de laquelle les discussions seront engagées avec les parties. Concernant le secteur public, le ministre de la Santé et le ministre chargé de l’administration sont ouvertement favorables à cette obligation directement liée au retour en présentiel des employés. Les discussions avec les syndicats sont en cours. Dans le privé, de nombreuses entreprises avaient installée des pôles de vaccination sur leur site ou tout du moins facilité la vaccination de leur personnel. Tous les partis, à l’exception de la Ligue, y sont favorables, mais les rapports entre les syndicats est plus compliqué. Pour l’instant l’obligation ne vaut que pour les restaurants et cafétérias d’entreprises. »

COULISSES, Corriere della sera de M. Guerzoni, « Le signal clair du Président du Conseil sur la ‘direction à prendre’ » : « Lors de la conférence de presse de hier soir, Mario Draghi a annoncé les mesures à venir concernant la gestion de l’épidémie et des campagnes vaccinales. C’est notamment à la suite du vote de la Ligue (en commission affaires sociales) contre le pass sanitaire que le premier ministre s’est exprimé. Les prochaines mesures devraient prévoir l’extension du pass sanitaire pour les membres de l’administration publique ainsi que dans le secteur privé pour aller dans la direction d’une obligation vaccinale. Le Président du Conseil a également parlé de troisième dose pour les personnes les plus fragiles. La conférence de presse a également été l’occasion pour Draghi de condamner ’la violence odieuse et lâche ’ exprimée dans les milieux No vax et de s’adresser à Matteo Salvini. ‘La Ligue est une et elle a à sa tête un seul leader qui est Salvini’ a-t-il répondu lorsqu’on lui on a demandé s’il préférait la ligue d’opposition ou celle de gouvernement. S’il s’agit d’une légitimation flatteuse, c’est également une certaine responsabilité que Mario Draghi confie à Salvini. Le premier ministre estime, en effet, qu’aucun leader de sa majorité n’a intérêt à ‘se faire harakiri’. Si beaucoup espèrent ou craignent que le gouvernement tombe en février, lors de l’élection du nouveau chef de l’Etat, Draghi s’est montré confiant : ‘Je n’aperçois pas la fin de cette majorité’ a-t-il affirmé. »

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « Gouvernement et partis, deux plans différents » : «Le gouvernement va de l’avant avec son agenda et les partis font leur métier, c’est-à-dire qu’ils ont leurs exigences à l’égard des électeurs : ils se disputent, ils cherchent de la visibilité, ils défendent leurs points de vue. Le Président du Conseil a été plutôt clair dans la distinction des deux domaines, à condition que les querelles n’entravent pas l’action du gouvernement. Du coup, la polémique sur le pass sanitaire (après le vote de la Ligue en commission contre son obligation) a été rapidement classée. Salvini voulait par ailleurs se limiter à adresser un message à cette zone grise de l’électorat de la Ligue et de Fratelli D’Italia qui se trouve à mi-chemin entre les no-vax et les no-green pass. Il sait bien qu’il ne peut pas entraver le chemin du gouvernement. C’est donc la solution de la « régie » qui s’étoffe : une caisse de compensation des différentes tensions politiques, conçue pour donner aux partis l’idée ou l’illusion de pouvoir avoir un rôle majeur par rapport à leur poids réel dans la stratégie générale du gouvernement. Draghi a évoqué cette possibilité car il sait bien que les partis ne s’y opposeront pas. Il l’a fait en définissant toutefois le cadre à l’intérieur duquel devra se faire le débat dans les prochains mois. Le pass sanitaire ne se discute pas. Même chose pour ce qui concerne la ministre de l’Intérieur Lamorgese, qui a été défendue sans ambiguïté. Ce qui veut dire que sur les problèmes d’immigration aucune rupture ne sera admise. Elle sera abordée dans cette caisse de compensation et Salvini pourra à cette occasion avancer ses requêtes. Il obtiendra sans doute quelque-chose, mais par la voie politique d’une médiation qui relèvera exclusivement du Président du Conseil. La même chose concernera les passages parlementaires sur la réforme de la justice Cartabia où c’est le parti de G. Conte, le M5S, qui fait valoir ses doutes. Bref, ce gouvernement apparait de moins en moins « technique » et de plus en plus inspiré par une vision politique. Les partis sont ainsi traités avec respect et Draghi ne donne pas l’impression de se laisser éclabousser par ces querelles. Des querelles destinées à s’estomper après les élections locales d’octobre mais qui reprendront en vue du règlement de compte pour le Quirinal. Une querelle que Draghi désamorcera à tout prix. C’est une situation destinée à favoriser, voire à rendre inévitable, la réélection de Mattarella.»

Corriere della Sera, de Stefano Montefiori, “Entente entre Draghi et Macron, “Il est juste d’accueillir les réfugiés de Kaboul ».

La Stampa, de Alessandro Barbera, « Draghi s'en prend à l'UE à propos des réfugiés "Mais comment ne pas les accueillir ?". » 

ENTRETIEN, La Stampa, de Giorgia Meloni, dirigeante de Fratelli d’Italia « Une armée européenne est inutile sans une politique étrangère commune » : « ‘’Le vrai problème n’est pas l’armée européenne, c’est plutôt son intérêt sans une politique étrangère commune. Si l’Europe en avait une, elle aurait réfléchi depuis longtemps aux conséquences d’un séisme géopolitique comme le retrait de l’Afghanistan. Au lieu de cela, je n'entends parler que des réfugiés, ce qui est une question importante, mais pas la seule. Le modèle réalisable est une Europe confédérale, pas un super-État mais une Europe qui fait peu de choses importantes mais qui les fait bien. La politique étrangère, par exemple. Il semble que si vous n'êtes pas fédéraliste, vous devez être anti-européen. Tout comme le Parti conservateur européen dont je suis à la tête, je suis pour la troisième voie. L'Europe des patries n'est pas une hérésie, De Gaulle y croyait déjà. Je ne suis pas favorable au dialogue avec les fondamentalistes, mais l'Europe l'est souvent. Les talibans sont des fondamentalistes, mais de nombreux pays le sont aussi, à commencer par certaines monarchies du Golfe, sur lesquelles l'UE ferme les yeux. ll n'y a pas eu de politique européenne de la santé, il n'y a pas eu de gestion coordonnée des contaminations et des décès, et il n'y a pas eu de plan commun de lutte contre la pandémie, ce que j'ai demandé au Premier ministre de l'époque, M. Conte, dans les premiers jours du confinement. Sans parler des retards sur les vaccins. L’obligation vaccinale ? Je crois que Salvini a raison de défendre une position raisonnable qu'il partage avec nous et qui est partagée par la majorité des pays européens. J'ai tout de suite été favorable au Pass sanitaire tel qu'il a été imaginé en Europe et tel qu'il est utilisé partout sauf en Italie et en France. Le refus des pays de Visegrad à la redistribution des réfugiés afghans ? La question n’est pas que les pays de Visegrad s'y opposent, mais le fait que la France et l'Allemagne sont les premières à boycotter la redistribution de nos migrants. La lecture européenne est hypocrite. La Hongrie et la Pologne refusent d'accueillir nos migrants illégaux en tant que réfugiés, et elles ont raison de le faire, notamment parce qu'elles contrôlent leurs frontières et accueillent déjà ceux qui fuient la guerre, comme c'est le cas de nombreux Ukrainiens en Pologne. Je ne suis pas convaincue par l'idée d'accueillir des millions de personnes qui pensent pouvoir vivre mieux en Europe’’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Atatürk aurait voté AfD."

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Allemagne. Berlin. Un candidat de l'AfD fait campagne pour les législatives en se référant à Atatürk et en utilisant la phrase « Atatürk aurait voté AfD. »

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02/09/2021

Article de Judi Tamara : Janša à la gauche européenne : vous essayez de détruire l'UE.

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Par Judi Tamara (Bruxelles)

L'État de droit hongrois et polonais a fait l'objet de l'une des premières réunions de la commission LIBE du Parlement européen après son retour de la pause estivale. Les députés européens se sont à nouveau réunis mercredi pour examiner les derniers rapports de la Commission européenne sur l'état de droit et l'état des procédures de l'article 7. 

Plusieurs députés de gauche se sont plaints lors de la réunion que la présidence slovène de l'UE n'avait pas fait de commentaire sur la question. 

Il convient de rappeler que les représentants de la présidence allemande de l'UE n'ont même pas participé aux audiences de la commission LIBE sur l'article 7, ce qui indique que la balle est désormais dans le camp des États membres. 

Le groupe socialiste au PE a également soulevé des questions sur Twitter au sujet des Slovènes absents. Ils ont écrit que la présidence de l'UE avait le devoir de faire avancer les affaires relatives à l'État de droit contre la Hongrie et la Pologne. Le Premier ministre slovène Janez Janša a alors simplement envoyé un message aux eurodéputés socialistes sur sa page de médias sociaux : 

Nous, la présidence slovène de l'UE, nous battons pour une Europe libre et complète, alors que vous essayez de détruire l'UE. Une honte en effet ! 

Mercredi, le Premier ministre a reçu les dirigeants de plusieurs pays de l'UE et de pays tiers pour le Forum stratégique à Bled, juste à temps pour l'audition du PE. Viktor Orbán a également participé à l'événement. 

Il convient de rappeler qu'il s'agit du énième affrontement entre Janša et la commission parlementaire de gauche en l'espace de peu de temps. Ce printemps, la LIBE a organisé un débat sur la liberté de la presse en Slovénie, auquel Janša a également pris part. La vidéo demandée par le Premier ministre n'a pas été diffusée, invoquant le protocole, après quoi le Premier ministre a quitté la session en ligne. Il a ensuite écrit sur Twitter qu'il était regrettable que la commission enquête sur la liberté de la presse tout en censurant une vidéo montrant ses problèmes et ses atrocités à l'encontre des journalistes.

Source : Magyar Nemzet

(https://magyarnemzet.hu/kulfold/2021/09/jansa-az-europai-...)

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Janez Janšá

"Le coup de la Ligue qui surprend Forza Italia. Et désormais l’alliance est toujours plus lointaine."

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Italie. Revue de presse.

Le débat autour du pass sanitaire, avec la décision de la Ligue de voter contre son obligation en Commission Affaires sociales de la Chambre, hier – contrairement au reste de la majorité – et l’échec des manifestations no vax qui n’ont rassemblé que quelques personnes dans différentes villes, fait les gros titres des médias italiens : « No vax, le boycottage échoue » - Plus d’agents que de manifestants devant les gares. La Ligue vote contre le pass sanitaire, le PD s’insurge : ils ne sont plus dans la majorité (Corriere della Sera), « Pass sanitaire, la Ligue vote contre, la protestation des no vax fait un flop (La Repubblica), « Pass sanitaire, la rupture de la Ligue » - Le PD et le M5S dénoncent : ils ne sont plus dans la majorité. Letta : Salvini est un irresponsable. Draghi appelle le dirigeant léguiste : « un mauvais choix’’ (La Stampa), « Echec des no vax » - C’est l’Italie de la normalité qui l’emporte. Coup d’envoi sans problème pour le pass sanitaire (Il Giornale).

COULISSES, Il Corriere della Sera, de M. Galluzzo, « Le coup de la Ligue qui surprend Forza Italia. Et désormais l’alliance est toujours plus lointaine ». « Hier, au moment du vote sur les 900 amendements proposés par la Ligue pour l’abolition du pass sanitaire, un ‘incident’ s’est produit. La Ligue, qui avec Forza Italia est le principal parti de droite présent dans le gouvernement, a voté avec l’opposition, incarnée par le parti montant de Giorgia Meloni, Fratelli d’Italia. Cet ‘incident’, justement enregistré le jour de l’extension du pass sanitaire, signerait ainsi le ‘déclin’ de Forza Italia. De plus en plus divisé, le parti de Berlusconi vit dans ‘‘l’illusion désormais ancienne d’être un parti avec un grand leader qui toutefois ne fait plus d’apparitions télévisées depuis deux ans.’’ Mais il s’agit surtout de l’énième renvoi d’une potentielle alliance essentiellement voulue par Matteo Salvini entre sa Ligue, Fratelli d’Italia et Forza Italia. Berlusconi préfère rester autonome malgré un évident déclin, tandis que Meloni s’y oppose également, préférant attendre les élections pour ‘‘décider avec le vote qui sera le vrai leader du nouveau centre-droit’’. » 

ENTRETIEN, La Stampa, de Matteo Renzi, ancien Président du Conseil et dirigeant d’Italia Viva « Le revenu de citoyenneté a été versé même aux criminels, le référendum poussera la politique à le modifier » : « ‘’Il a suffi d’annoncer un référendum pour pousser Salvini à faire marche arrière sur le revenu de citoyenneté. Ce n’est pas mal comme premier résultat politique. Le second sera de démanteler cette mesure’’. L’ancien « envoyeur à la casse » n’a pas perdu sa verve ni son attitude de pirate, qui le pousse dans la guérilla contre la loi-phare des 5 Etoiles. Renzi vise à démonter cet instrument, et, sans pouvoir l’avouer, il ouvre la voie au Président du Conseil. En lançant un référendum, il offre un levier pour ceux qui souhaitent modifier la mesure. Il est persuadé que le gouvernement parviendra, avant la fin de son mandat, à améliorer la loi sur le revenu, en la privant de ses aspects indigestes, comme les « navigator » [personnes ayant la tâche d’épauler les centres d’emploi dans la création et la réalisation de parcours de réinsertion des bénéficiaires du revenu de citoyenneté, ndlr]. ‘’Nous d’Italia Viva avons toujours été pour l’emploi mais pas pour l’assistanat. Il est clair que si le gouvernement modifie la loi, le référendum sera retiré’’. Interrogé sur la possibilité que la majorité soutenant Draghi puisse se fissurer lors du scrutin sur le successeur de S. Mattarella, il répond : ‘’Je crois que cette majorité nous conduira jusqu’à la fin naturelle de cette mandature. Certes, ce sera un défi, mais il y a toujours eu deux majorités différentes sur le Quirinal et le Palais Chigi. On verra bien, c’est un match très ouvert. La méthode demeure celle de chercher la majorité la plus large possible. Essayons de nous écouter réciproquement’’.»

ENTRETIEN, Il Messaggero, de Roberto Cingolani (M5S) ministre pour la transition énergétique « Abolissons le tabou sur le nucléaire, il sera utile pour la transition énergétique » : « ‘’Les technologies de quatrième génération, sans uranium enrichi, sont en train d’arriver. Il y a des pays qui investissent déjà sur cette nouvelle technologie. Si les résultats confirment que les déchets radioactifs sont minimes, avec une sécurité élevée et des coûts modestes, ce serait irresponsable de ne pas y réfléchir. Dans l’intérêt de nos enfants, il ne faut pas adopter des positions idéologiques rigides sur toute sorte de technologie. Attendons donc le résultat des données. Une fois disponibles, nous prendrons des décisions’’. C’est la première fois que le ministre fait des déclarations avec autant de détermination. Il avait déjà reçu des critiques de la part des environnementalistes pour ses positions ouvertes au nucléaire.  ‘’La controverse est née, a expliqué le ministre, parce qu'au moment où l'UE lançait le plan de relance et nous demandait de faire des efforts pour la transition, certains pays européens, la France en tête, ont demandé de reconnaître comme verte l'énergie produite par les microréacteurs nucléaires de quatrième génération. Ce qui serait un changement de règle majeur dans le jeu’’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Pillage dans les zones inondées !"

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Allemagne.

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"Pillage dans les zones inondées !

Nationalité :

Roumains 

Allemands (parmi lesquels des double-nationaux)

Turcs 

Bulgares 

Syriens

Serbes

Albanais 

Autres

01/09/2021

UE : Viktor Orbán déclare que la gestion de l'immigration doit être confiée aux États-nations.

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Union Européenne (+Serbie, ...). Lors du Forum stratégique européen qui se tient à Bled en Slovénie, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré que la gestion de l'immigration doit être confiée aux États-nations. Son homologue slovène Janez Janša a appelé à une Europe forte, fondée sur des États forts.

Viktor Orbán a souligné que la Hongrie souhaite résoudre les problèmes démographiques, non pas par la migration, mais par une politique familiale traditionnelle et chrétienne.

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"L’immigration reste l’un des sujets chauds."

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Italie. Revue de presse.

Les JT couvrent essentiellement le début de l’obligation du pass sanitaire dans les transports interrégionaux, les tensions sur les manifestations du mouvement no-vax, la conférence de presse du Président américain sur l’Afghanistan, la réunion des ministres de l’Intérieur européens et la visite de Mario Draghi à Marseille prévue pour demain.

ARTICLE, La Stampa, de Barbara Fiammeri, « La stratégie du Premier ministre pour éviter des ruptures insidieuses » : « Un entretien ‘’de routine’’ s’est tenu hier entre Mario Draghi et Enrico Letta pour évoquer la ‘’reprise économique’’ et ‘’la crise en Afghanistan’’, a indiqué la Présidence du Conseil. Mais, au sein d’une majorité aussi large que celle-ci, rien ne peut relever de ‘’la routine’’. Ils ont bien entendu fait le point sur les prochaines échéances ; demain le décret sur l’accueil des réfugiés devrait être examiné en Conseil des Ministres. Le texte sera ensuite au centre du dîner prévu à Marseille entre Mario Draghi et le Président français Emmanuel Macron. Le Conseil de sécurité de l’ONU a refusé la proposition de ce dernier et de la Grande-Bretagne de maintenir une zone de sécurité afin que des Afghans continuent à quitter le pays malgré le risque de rétorsions. Mais la gestion de la situation en Afghanistan se reflète également sur la majorité alors que les différents partis se préparent à s’affronter en vue des élections des 3 et 4 octobre prochains. L’immigration reste l’un des sujets chauds. Matteo Salvini continue à faire pression sur la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese pour qu’elle quitte ses fonctions, tentant ainsi de freiner la progression de Giorgia Meloni qui a pris la tête des sondages. Le débat sur le revenu universel citoyen reste animé entre la Ligue et Forza Italia d’un côté et le M5S qui le défend fermement de l’autre. La loi sur la concurrence, la réforme fiscale et le décret sur les infrastructures pour une relance du secteur du bâtiment creusent aussi le fossé entre les partis, sans oublier le volet Covid et l’obligation de pass sanitaire voire de vaccination. C’est bien dans ce contexte que s’est tenu l’entretien entre Draghi et Letta, une semaine après l’entretien Draghi-Salvini dont le Palais Chigi a aussi voulu minimiser la portée mais à la suite duquel Salvini a envisagé la démission du député Durigon. Draghi est probablement en train d’appeler les leaders à la responsabilité ; avec l’échéancier déjà serré de la relance et du PNRR, il n’y a pas besoin d’obstacles supplémentaires. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)               

L'AfD donnée en 2ème position dans l'Est et en 5ème dans l'Ouest pour les législatives du 26 septembre 2021.

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Allemagne. L'AfD donnée en 2ème position dans l'Est et en 5ème dans l'Ouest pour les législatives du 26 septembre 2021 :

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CDU : démocrates-chrétiennes / CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

écologistes

Sonstige : autres

Article de Nicolas de Lamberterie : Hongrie : l’opposition a lancé sa primaire en vue des législatives du printemps 2022.

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Hongrie. L’opposition a lancé sa primaire en vue des législatives du printemps 2022 :

https://visegradpost.com/fr/2021/08/30/hongrie-loppositio...

31/08/2021

" Revenu de citoyenneté et avenir de la ministre [de l’intérieur] Luciana Lamorgese : les dossiers qui divisent la majorité."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE, Corriere della Sera « Revenu de citoyenneté et avenir de la ministre [de l’intérieur] Luciana Lamorgese : les dossiers qui divisent la majorité » : « Après les propos d’hier de Giuseppe Conte défendant avec force le revenu de citoyenneté, le secrétaire du Parti Démocratique Enrico Letta lors d’un évènement électoral à Turin a rejoint sa position : « Je crois que, sur le revenu de citoyenneté, Draghi a dit des choses importantes. Il a ouvert une discussion qui permet d’apporter des améliorations et de prendre ce qu’il y a de bon. Donc, aucune annulation de cet instrument, mais comme le dit Draghi, nous croyons à son amélioration ». En revanche, pour Matteo Renzi (Italia Viva), le revenu de citoyenneté doit être remplacé par un revenu d’inclusion («Rei») et pour la présidente du groupe Forza Italia à la Chambre des députés Annamaria Bernini « il faut tout refaire ». De toute manière après-demain le gouvernement et les partenaires sociaux se réuniront pour trouver un moyen d’utiliser sur le front de l'emploi et de la formation professionnelle les 5 milliards d’euros du PNRR. Un autre front s’ouvre entretemps dans la majorité : celui qui concerne la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese. Pendant que Fratelli d’Italia prépare une motion de césure, Matteo Salvini prépare de son côté sa propre proposition : « Ce que font les autres ne nous intéresse pas. Nous travaillons à notre propre proposition : soit la ministre commence à faire son travail, soit elle le laisse sa place à quelqu’un d’autre ». Mais pour le Parti Démocratique, la ministre a toute la confiance de Mario Draghi et de Sergio Mattarella ainsi que des autres membres de la majorité. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

30/08/2021

"Le Secrétaire d’Etat [léghiste] Molteni attaque sa ministre [de tutelle]."

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Italie. Revue de presse. 

ARTICLE, La Repubblica, « Le Secrétaire d’Etat [léghiste] Molteni attaque sa ministre [de tutelle] et s’en prend à Forza Italia : "Gelmini se trompe sur Lamorgese"» : « Le mur érigé par Forza Italia en soutien à la ministre Luciana Lamorgese crée des tensions au sein du centre-droit, avec un nouveau bug politique au sein de la grande majorité de Mario Draghi. Hier, dans une interview à La Repubblica, Mariastella Gelmini, ministre (Forza Italia) aux Affaires régionales, avait défendu Lamorgese : "Sur l'immigration, Salvini pointe un vrai problème, mais il se trompe de cible en s’en prenant à la ministre de l'Intérieur : elle ne peut pas à elle seule arrêter le phénomène migratoire, il est injuste de s'en prendre à elle". Ces propos ont été repris par une autre ministre de Forza Italia, Mara Carfagna. Mais ces deux discours en défense ont provoqué la colère de Nicola Molteni, fidèle de Salvini et sous-secrétaire d’Etat à l'Intérieur, qui a déclaré : "Il est surprenant que Carfagna et Gelmini soient plus engagées dans la défense de Lamorgese que dans celle du centre-droit : les Italiens exigent la sécurité, qu’il n’y ait pas rave-party illégales et des contrôles aux frontières. Nous ne voulons pas d'un centre-droit qui parle comme Enrico Letta". Certains au parti démocrate appellent déjà Molteni à la démission.  Et un centriste qui milite dans les rangs de Forza Italia, le chef de groupe adjoint à la Chambre des députés Gianfranco Rotondi, ironise : "Il est surprenant que le sous-secrétaire à l'intérieur Molteni s’émeuve que certains défendent leur collègue au gouvernement. Par contre, il est anormal que ce soit précisément le sous-secrétaire de Lamorgese qui l'attaque. Etant donné son opinion sur sa ministre, pourquoi Nicola Molteni ne démissionne-t-il pas ? ". La semaine va être délicate, avec une rencontre prévue entre Salvini et Lamorgese, encouragée par Draghi, pour clarifier la ligne sur l’immigration de la Ligue et alors que Salvini n’a cessé de demander le départ de Lamorgese : « "Je laisse le premier ministre décider, si un joueur ne va pas à la fin de la première mi-temps, le coach le change". » 

ENTRETIEN, Corriere della Sera de Giuseppe Conte, président du Mouvement 5 étoiles « Le centre-droit et Italia Viva ne gagneront pas sur le revenu de citoyenneté. Salvini ? Il fait de la démagogie » : « Sur le revenu de citoyenneté, l’Italie ne peut pas revenir en arrière. Je vous l’assure, sa remise en cause n’est pas dans l’ordre des choses. C’est une mesure qui assure la cohésion et sécurité sociale dans notre pays, nous ne pouvons pas nous en passer. S’il y a quelques petites modifications à faire, je dis oui à l’organisation d’une réunion pour en discuter. Nous devons adopter immédiatement la réforme des procès civils au Sénat, c’est un passage essentiel pour rendre notre système économique et social plus attractif pour les investisseurs. L’autre sujet important de l’automne sera celui des retraites. En décembre, le processus permettant des départs anticipés (« Quota 100 ») arrivera à son terme. Il faudra revoir la liste des travailleurs en condition difficile, cela me paraît être un parcours rationnel et équitable. Sur l’immigration j’aimerais rappeler que Matteo Salvini, lorsqu’il était mon ministre, n’a pas réussi à améliorer le système de rapatriements. Il n’a pas non plus réussi à travailler à une meilleure gestion européenne des flux migratoires, ses décrets de sécurité ont laissé dans les rues et les campagnes des migrants sans aucune traçabilité et en éliminant la protection humanitaire il a empêché à des milliers de migrants d’entrer dans le système d’accueil. En somme, il a complètement échoué. Luciana Lamorgese, en revanche, est très compétente, elle sait comment se positionner en Europe. Le Mouvement 5 étoiles est absolument favorable à la vaccination mais je continue de défendre le binôme « liberté/responsabilité ». Mais cela n’a rien à voir avec les phobies antiscientifiques. Sur les élections municipales, je ne pense pas qu’il y aura un écroulement du M5S. Mais nous ne pourrons pas tirer des conséquences sur le nouveau cap fixé récemment, il sera trop tôt pour en voir les effets. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

28/08/2021

Viktor Orbán, Giorgia Meloni et Katalin Novák se rencontrent à Rome.

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Italie et Hongrie. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le ministre hongrois de la Famille Katalin Novák et la dirigeante de Frères d’Italie Giorgia Meloni se sont rencontrés ce jour à Rome et ont discuté de divers sujets, parmi lesquels l’Afghanistan et l’immigration.

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Viktor Orbán, Giorgia Meloni et Katalin Novák

27/08/2021

L'AfD donnée à 11 %.

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(https://www.wahlrecht.de/umfragen/politbarometer.htm)

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CDU : démocrates-chrétiennes / CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

écologistes

Freie Wähler : électeurs libres

Sonstige : autres

"Durigon appelle Salvini et ensuite démissionne."

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Italie. Revue de presse.

La démission du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, Claudio Durigon  (Ligue) est également citée. Son départ était demandé par plusieurs partis depuis qu'il avait proposé de changer le nom d'un parc, « Falcone et Borsellino » en hommage aux juges anti-mafia assassinés, pour le rebaptiser du nom du frère de Mussolini. « Durigon démissionne : je ne suis pas fasciste » (Corriere della Sera). « Durigon démissionne et la Ligue cherche une contrepartie » (La Repubblica). « Affaire Durigon: 'j'ai commis une erreur. Falcone et Borsellino sont des héros' » (La Stampa).

ARTICLE, Corriere della Sera « Durigon appelle Salvini et ensuite démissionne ‘J’arrête, mais les attaques contre moi sont un prétexte’ » : « Dans une longue lettre, le secrétaire d’État Claudio Durigon présente sa démission hier en fin de soirée. Matteo Salvini le remercie de manière informelle, en espérant que « ce geste de responsabilité et de générosité permettra une sérieuse réflexion aux autres politiciens, au gouvernement et pas seulement, qui ne démontrent pas d’être à la hauteur de leur rôle ». Une référence claire à la ministre de l’intérieur Lamorgese dont il demande la démission depuis un certain temps. Durigon s’en va en faisant son mea culpa : «un procès en communication ne s’évalue pas seulement sur les intentions de celui qui délivre le message, mais surtout en fonction de la façon dont le message est reçu. J’ai commis des erreurs, je ne suis et je n’ai jamais été fasciste ». « Toute cette polémique est devenue prétexte pour ceux qui, de mauvaise foi, entendent couvrir d’autres problèmes. Je fais référence notamment aux limites de la ministre de l’Intérieur ». Le désormais ex-secrétaire d’État tire donc sa révérence, en remerciant chaleureusement son ami Matteo Salvini « pour le soutien, la proximité politique, morale et humaine qu’il a eu envers moi. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

26/08/2021

"Durigon proche de la sortie. Et sur Lamorgese, Salvini se démarque de Fratelli d’Italia."

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Italie. Revue de presse.

Les réactions politiques alimentant la polémique autour de l’affaire Durigon, secrétaire d'Etat léghiste qui avait proposé de rebaptiser un parc du nom du frère de Mussolini, continuent d’être citées, alors que la rumeur d'une démission ne désenfle pas. « Affaire Durigon, Giorgetti désapprouve » (Corriere della Sera), « Affaire Durigon, les points d’achoppements qui persistent au sein de la droite » (La Stampa), « Draghi garde le silence depuis 21 jours ; les négociations entre l’Etat et Durigon sont engagées » (Il Fatto Quotidiano)

ARTICLE, Il Messaggero, « Durigon proche de la sortie. Et sur Lamorgese, Salvini se démarque de Fratelli d’Italia » : « "Un membre du gouvernement démissionne soit parce que le Premier ministre le lui demande, soit parce que son parti le lui demande, soit parce que sa conscience le lui demande. Quand on a des responsabilités gouvernementales, il faut toujours faire attention...". Le vade-mecum de Giancarlo Giorgetti sur les démissions est parfait et s'inscrit dans le double jeu auquel se livre Matteo Salvini ces jours-ci. D'une part la demande du PD et du M5S pour la démission du sous-secrétaire léghiste à l’économie Claudio Durigon, d'autre part la polémique allumée par Salvini contre la ministre de l'Intérieur Luciana Lamorgese. Le sous-secrétaire Durigon est appelé par certains partis à la démission pour avoir proposé de rebaptiser le parc municipal de Latina - dédié aux juges anti-mafia Giovanni Falcone et Paolo Borsellino - du nom du frère du Duce Arnaldo Mussolini, comme cela avait été fait en 1931. Sur le cas Lamorgese, dont Salvini demandait la démission, évolue avec la perspective d’une réunion à trois - Draghi, Salvini, Lamorgese -. La question des débarquements de migrants, qui viennent désormais non seulement de Libye mais aussi d'Égypte et de Tunisie, est au centre des discussions. La solution au cas Durigon est plus compliquée pour Salvini, également parce que le sous-secrétaire résiste. Salvini continue de le défendre, affirmant qu'"il est la dernière personne qui peut être accusée de fascisme", tout en évoquant qu’on « réfléchira à son cas ». M. Salvini aurait toutefois décidé de résoudre le problème en retirant M. Durigon du gouvernement. Il pourrait être remplacé par l'ancien maire de Padoue, Massimo Bitonci - qui a occupé le même rôle dans le premier gouvernement Conte - ou par l'ancien vice-ministre Edoardo Rixi, qui a été contraint de démissionner dans le premier gouvernement Conte en raison d'une enquête dont il a été acquitté. Malgré les polémiques quotidiennes, Salvini n'a pas l'intention de faire quoi que ce soit qui risquerait de faire sortir la Ligue de la majorité, alors que le PD et le M5S espèrent sa chute. Il ne demande plus, comme il le faisait il y a deux jours encore, "le changement" de la ministre de l’intérieur Lamorgese, se distançant ainsi de la motion de défiance que veut déposer Fratelli contre elle. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

 "Salvini attaque Lamorgese : "Il faut changer de ministre de l’intérieur", mais il cède sur Durigon."

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Italie. Revue de presse.

Le 24 août 2021 :

ARTICLE, La Repubblica, « Draghi stoppe [la manœuvre] de Salvini : l'Italie doit parler d'une seule voix sur les réfugiés » : « La journée de Matteo Salvini a commencé par une attaque contre la ministre de l'Intérieur Luciana Lamorgese. Le même jour, il a rencontré le Premier ministre Mario Draghi, qui n'était pas très heureux de ses attaques perpétuelles à un moment où le Palais Chigi appelle à l'unité sur les réfugiés afghans. Salvini sait très bien que la ministre a le soutien du président du Conseil, il assure d'ailleurs qu'il n'a pas demandé de remaniement, et que la motion de censure annoncée par Giorgia Meloni dans les colonnes de La Verità ("l'affaire [des rave party incontrrôlées] à Viterbe crie vengeance devant Dieu !", avait-elle déclaré) n'a aucune chance d'aboutir. Pourtant, elle insiste, dans sa campagne, pour ne pas laisser trop de champ à son rival de droite. Il est difficile d'envisager la fin des hostilités. Il n'était pas encore neuf heures du matin lorsque Salvini a déclaré : "Rave party, baby gangs qui terrorisent la Riviera romagnole et aujourd'hui un bateau battant pavillon norvégien débarquera 322 immigrants en Italie. Lamorgese, où es-tu ?" Draghi l’a appelé à plus de sobriété et a expliqué que le gouvernement se battra pour les corridors humanitaires. Or, Salvini répète depuis plusieurs jours que le pays ne peut pas devenir un camp de réfugiés ("ils n'ont pas de pass sanitaire et ne sont pas vaccinés !"), reprenant les propos du Premier ministre slovène Janez Jansa. Salvini a toutefois promis à Draghi un soutien maximal pour mener à bien des "réformes utiles pour l'Italie" : justice, réduction de la bureaucratie, impôts, code des marchés publics et réforme des retraites, qu'il imagine "non pénalisante". Mais c'est sur l'immigration que les risques pour l’unité du gouvernement sont les plus élevés car Salvini est inquiet de la montée en puissance de Giorgia Meloni ».

ARTICLE, Corriere della Sera « Du chef de la Ligue à Meloni, la compétition des leaders lors du vote d’octobre » : « Si Salvini repense à une candidature à Milan, que Meloni est poussée par son entourage à faire valoir sa popularité à Rome, et que Giuseppe Conte se lance dans sa première compétition électorale en tant que leader, c’est bien que les élections d’octobre concernent très largement les leaders politiques italiens. La ressemblance avec le cas des élections locales de 1975 est parlante : à l’époque, devant la progression fulgurante de la gauche, la Démocratie Chrétienne dû faire appel à Giulio Andreotti pour tenter de limiter la défaite à Rome. Les partis cherchent à placer comme tête de listes des figures connues, des leaders ou des parlementaires populaires. La Ligue a opté à Rome pour Simonetta Matone, magistrate reconnue, tandis que Forza Italia cherche encore sa tête de liste romaine et à Milan rêve d’une candidature de Berlusconi. Le Parti Démocratique n’a pour l’instant arrêté son choix qu’à Turin, avec Gianna Pentero. Fratelli d'Italia mise sur Vittorio Feltri à Milan, Giorgia Meloni est elle-même pressentie pour Rome. Pour le reste, les discussions et négociations ne font que commencer. » 

Le 25 août 2021 :

La question du maintien au gouvernement du secrétaire d'état de la Ligue Claudio Durrigon, après la polémique de l'été où il avait voulu rebaptiser un parc du nom du frère de Mussolini, revient en une ce matin. « Salvini abandonne Durrigon 'pour le bien du gouvernement' » (La Repubblica). « Salvini change de ton sur le cas Durrigon. 'Nous évaluerons [ce qu'il convient de faire avec lui]' » (Corriere della Sera). 

ARTICLE, La Repubblica, « Salvini attaque Lamorgese : "Il faut changer de ministre de l’intérieur", mais il cède sur Durigon » : « Lors du festival de Rimini, les différences entre Salvini et Letta sur Lamorgese et Durigon sont restées le principal sujet de discussion, avant et après. Pendant près de deux heures et demie, les leaders du M5S, du PD, de Fdi, de l'Italia Viva, de la Ligue et de Fratelli d’Italia ont convergé - ou se sont divisés - sur l'Afghanistan et les réfugiés, le pass sanitaire et les délocalisations, le Pnrr et la famille, le seul leader connecté à distance étant Giorgia Meloni. Cent cinquante minutes qui sont aussi un micro-sondage sur les sujets qui passionnent le plus le public. Par exemple : le revenu de citoyenneté qui "a été dévastateur pour de nombreuses entreprises" (trois ovations), ou le système judiciaire qui "vous met en prison pour une signature" (tonnerre d'applaudissements). Salvini s’en est pris à la ministre de l’intérieur Lamorgese : "Un changement sera nécessaire : on ne sait pas ce qu'elle a fait en huit mois, entre les morts en Méditerranée et les rave parties clandestines ». Puis voici le secrétaire du PD qui parle de Durigon, le secrétaire d »Etat leghiste qui voulait effacer les noms de Falcone et Borsellino du Parc de Latina pour le rebaptiser du nom du frère de Mussolini, et qui devrait ‘quitter le gouvernement ». Et Salvini, pour la première fois, a déclaré : "J'ai confiance en lui, nous allons parler [de son sort] à Claudio". Ces mots témoignent du fait que la défense du leader cède. Pendant ce temps, Tajani, numéro deux de Fi, les suit : "Pour nous, personne ne démissionne, nous pensons à travailler". Kaboul reste le point central. Letta a utilisé la "belle image de notre consul soulevant un enfant de la foule" comme "modèle italien" et a demandé des couloirs humanitaires et "d'avancer absolument la date limite d'évacuation du 31 août", entraînant Salvini derrière lui. "Contrairement au professeur Conte, je ne parlerais jamais aux terroristes islamiques - siffle le capitaine". Toutefois, Giorgia Meloni a reçu la première des plus fortes ovations, en disant : "Les partis ont du poids ou n’en ont pas“ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

23/08/2021

"G7 extraordinaire sur les migrants afghans. Mais l’UE se divise sur l’accueil."

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Italie. Revue de presse.

ENTRETIEN, La Repubblica, de Roberto Gualtieri, Candidat (PD) aux municipales à Rome, « Raggi a échoué, je battrai Michetti au deuxième tour » : « Pour Rome, j’envisage un changement profond dans la ville, après des années de négligence. Nous voulons une ville efficace, propre, verte, capable de créer des emplois, d'attirer des investissements et de valoriser ses talents. Nous visons une ville que l’on rejoint en 15 minutes pour réduire les distances et les inégalités. Tous les services à portée des Romains dans tous les quartiers. Nous donnerons la priorité aux femmes et aux jeunes dans tous les domaines. Virginia Raggi n'a pas amélioré la vie dans les banlieues et l'a empirée dans le centre. Nous sommes enracinés dans chaque quartier. Nous allons regagner la confiance de ceux qui reviennent se tourner vers le centre-gauche en nous concentrant sur le logement, la mobilité, les crèches et les bibliothèques. Derrière Michetti, il y a Meloni et Salvini. Nous ne les sous-estimons pas. Mais jusqu'à présent, Michetti ne m'a pas semblé être centré sur la ville.  Cependant, je sais qu'il est le véritable adversaire pour le second tour. Notre objectif est de le devancer au premier tour. C'est pourquoi il est important de ne pas disperser les votes. Je garantirai la continuité administrative des projets utiles à la ville, à commencer par les tramways du Jubilé et la candidature à l'Expo 2030. Pour le second tour, il n'y aura pas d'accords signés en douce. Nous allons nous adresser aux électeurs de Raggi et Calenda. Je suis convaincu qu'ils ne voudront pas favoriser la droite. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera de Alessandra Todde, secrétaire d’état au développement économique « Notre loi anti-délocalisations n’est qu’une ébauche, il faut en finir avec les licenciements via WhatsApp » : « Je rappelle que nous parlons d’une version de la loi qui n’est pas définitive. Je m’attends à ce que s’ouvre un dialogue productif. Le but de la loi est de tracer une ligne de responsabilité sociale des entreprises qui ne sont plus en crise et qui décident tout de même de fermer leur production après avoir reçu des subventions de l’Etat. Pour garantir le « droit d’alerte », c’est-à-dire le droit donné aux travailleurs de connaître quels sont les délais de décision avant une fermeture, la loi propose d’introduire une obligation de six mois de préavis lorsqu’un projet de fermeture est décidé. Ceux qui ne le respecteront pas seront sanctionnés, notamment les entreprises qui ont reçu dans les 3/5 années antérieures des subventions publiques, par le biais d’une amende d’environ 2% du chiffre d'affaires du dernier exercice. Nous ne pouvons pas accepter que la politique industrielle de notre pays permette des attitudes de prédateurs sans éthique de la part des entreprises, comme par exemple les cas de licenciements par messages de dernière minute sur WhatsApp. Il y a des règles similaires aussi dans les autres pays européens, notamment en Espagne, c’est donc juste qu’il y en ait aussi en Italie. » 

ARTICLE, La Repubblica « G7 extraordinaire sur les migrants afghans. Mais l’UE se divise sur l’accueil » : « La crise en Afghanistan a ouvert une nouvelle phase de divisions au sein des pays occidentaux. Parler avec Erdogan, impliquer la Chine et la Russie, telle est la nouvelle ligne de stratégie proposée par Boris Johnson avant la tenue d’un G7 extraordinaire demain. Le Président turc a été clair avec les leaders européens : les Etats membres n'ouvrent leurs frontières qu’à une partie réduite des personnes qui ont travaillé pour eux. La Turquie ne pourra pas supporter une charge migratoire supplémentaire, puisque le pays compte déjà 4 millions de réfugiés dont 3 millions de Syriens. A Bruxelles, ont craint une répétition de ce qui s’est produit en 2015, année durant laquelle Angela Merkel avait ouvert ses portes à un million de réfugiés. Mais pour le président actuel du Conseil Européen, le slovène Janez Jansa, « L’UE n’ouvrira jamais de couloirs humanitaires ». Une ligne démentie par d’autres voix européennes toutefois. Le chancelier autrichien Kurz se dit aussi opposé à l’accueil : “nous ne permettrons pas que se répète l’erreur stratégique de 2015“. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Asile zéro en Allemagne."

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Allemagne.

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"Asile zéro en Allemagne."

Article de Lionel Baland : Thilo Sarrazin dénonce la politique de la chancelière Merkel.

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Allemagne. Thilo Sarrazin dénonce la politique de la chancelière Merkel :

https://www.bvoltaire.fr/thilo-sarrazin-denonce-la-politi...

(Thilo Sarrazin a annoncé qu'il n'introduira pas un recours judiciaire contre son exclusion du Parti social-démocrate SPD.)

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21/08/2021

"Qui veut les écologistes a le choix : CDU, CSU, SPD, FDP,  die Linke..."

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Allemagne. "Qui veut les écologistes a le choix : CDU, CSU, SPD, FDP,  die Linke..."

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