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12/04/2019

"La roulette russe du budget"

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Italie. Revue de presse.

La situation économique italienne fait toujours les gros titres des médias transalpins : « Le coût du travail plus lourd » - ‘’On gagne de moins en moins’’ (Corriere della Sera), « Comptes publics, dépenses à  hauteur de 133 milliards » - ‘’Les inquiétudes du Quirinal » (La Stampa), « La dépense sur les intérêts sur la dette publique et les nouvelles retraites font exploser la dette » - ‘’Fortes craintes du Quirinal’’ (Sole 24 Ore), « Tria : il est nécessaire de couper l’impôt sur les revenus » - ‘’Entretien du ministre qui prévoit un sursaut économique à la mi-2019’’ (Il Messaggero, Il Mattino), « Impôts record sur les salaires » (Il Giornale).

La Libye est également en Une de la presse transalpine : « La guerre en Libye, la marque de Paris » - ‘’Le fils d’Haftar en France pour avoir le feu vert de l’attaque. L’Elysée dément’’ (La Repubblica), « Libye, Salvini intervient contre Macron » (La Stampa), « Le siège de Tripoli rallume les tensions entre l’Italie et la France » - ‘’Salvini attaque Paris pour son soutien à Haftar’’ (Il Messaggero).

ENTRETIEN, Giovanni Tria, ministre de l’Economie, « Avec le décret pour débloquer les chantiers, 87 milliards à investir » (Il Messaggero): « ‘’En entrant dans le fond des chiffres, la perspective change : prenons par exemple les corrections du FMI par rapport aux prévisions de croissance indiquées en octobre 2019 : nous sommes à moins 0,6% pour la zone euro, pour l’Italie -0,9% et pour l’Allemagne -1,1%. Et si nous comparons ces chiffres à la correction relative à 2020, vous verrez que la situation est encore moins critique pour l’Italie : face à une coupe supplémentaire de 0,2% pour la zone euro et l’Allemagne mais aucune correction pour l’Italie. Je répète qu’aucune loi de finances corrective ne sera nécessaire. Au pire des ajustements quantitatifs, sans modifier cependant la structure de la loi. Avec le document économique et financier (Def) approuvé par le gouvernement, nous sommes en mesure de satisfaire pleinement nos engagements avec Bruxelles Je n’exclus pas une amélioration du déficit structurel, même s’il était de 0,1%. Je n’ai pas de craintes relatives à la vérification sur la dette que l’UE fera après les européennes. Avec le Def, les nouvelles mesures et l’ajustement du déficit structurel, nous réussirons l’examen cette fois encore’’ ».

RETROSCENA, La Repubblica C. Tito « Le contre-document de la Ligue et du M5S pour isoler Tria (Indépendant) » : « La majorité semble avoir allumé une bombe à retardement prête à exploser dans quelques jours : le moment ou le DEF sera voté en même temps à la Chambre et au Sénat, quand la coalition M5S-Ligue mettra le ministre de l’Economie au pied du mur avec un véritable contre-document. Un acte prévoyant les mesures qui n’ont pas été prévues par Tria. L’exécutif s’engagera à agir sur des lignes sur lesquelles Tria s’était opposé : une clause empêchant l’augmentation de la TVA, la référence claire à la flat tax avec un détail sur les taux (voulu par la Ligue) et une orientation en faveur du quotient familial (voulue par le M5S). Les deux partis ne veulent pas se faire de cadeaux mais ce choix ne fera qu’ouvrir à nouveau ‘’l’affaire Tria’’. La majorité s’apprête à démentir la politique économique du ministre Tria ».

ANALYSE Sole 24 Ore L. Palmerini « Salvini et Di Maio coincés entre le DEF et la campagne électorale » : « Il y a une dichotomie entre les rassurances des deux leaders Salvini et Di Maio sur les comptes publics et ce que dit le DEF, qui reconnait à la page 81 que la hausse de la dette est entièrement de la responsabilité du gouvernement. Une sorte de confession sur le fait que la hausse du spread n’est pas la conséquence de la volonté des ‘’pouvoirs forts’’ mais des raisons politiques internes. Il y a un écart entre ce qui se dit et ce qui est rédigé dans le Document économique et financier : après les élections du 26 mai il y aura forcément une position qui l’emportera sur l’autre ».

COMMENTAIRE, La Stampa, F. Bei : « La roulette russe du budget » : « Le DEF adopté par le gouvernement italien est à double tranchant, d’un côté il montre un sourire et de l’autre un sourire sarcastique. Le bon côté est le côté rassurant du ministre de l’Economie Tria, qui a présenté une prévision de croissance plus réaliste : 0,2%. Toujours trop, selon les analyses économiques des centres d’études  et des institutions internationales. Le problème est que ce réalisme s’accompagne d’un pari politique très lourd, qui constitue l’autre côté du document. Hier, Carlo Cottarelli a analysé le DEF en soulignant que le problème principal concernait 2020, parce que le déficit prévu à 2,1 % suppose la hausse de la TVA, sans laquelle la dette atteindrait 3,4 %. C’est une vérité incontestable. Le président du Conseil ne précise pas les mesures éventuelles pour faire baisser le déficit, il reste d’une imprécision très préoccupante, il parle d’une « spending review », d’une révision des « tax expenditures » et d’une lutte à l’évasion fiscale, mesures déjà exploitées par les gouvernements précédents qui n’ont jamais donné de résultats. La logique impose une seule conclusion possible : Di Maio et Salvini ont décidé sur le papier et en grand secret de sortir des paramètres européens, ils tiennent pour acquis d’arriver à trouver les couvertures financières et sont prêts à dépasser 3 % de déficit. Les deux vice-présidents du Conseil sont convaincus que la prochaine Commission européenne, suite aux élections du 26 mai, sera le résultat d’un compromis entre les pro-européens et les antisystèmes et qu’elle devra donc accepter ce fait accompli. Une roulette russe très dangereuse qui ne tient pas compte d’un élément : les marchés qui pourraient déchaîner une tempête spéculative sur la dette souveraine ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

11/04/2019

Le Jobbik en campagne à Londres aux côtés de deux partis hongrois du centre.

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Royaume-Uni et Hongrie. Le Jobbik en campagne à Londres au Royaume-Uni, auprès des Hongrois qui travaillent et vivent dans ce pays, aux côtés d’autres partis d’opposition : Momentum Mozgalom [centre] et LMP [écologiste – centre] :

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Troisième depuis la gauche : le chef de file des élus du Jobbik à la Chambre des députés Márton Gyöngyösi

(https://visegradpost.com/fr/2019/03/24/jobbik-breve-histo...)

Gerold Otten n'est pas élu vice-président de la Chambre des députés.

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Allemagne. Après l’échec, à plusieurs reprises, de deux candidats de l’AfD lors de l’élection au poste de vice-président de la Chambre des députés, le parti a décidé de proposer, s’il le faut jusque la fin de la législature, chaque semaine un candidat à ce poste. Aujourd’hui, Gerold Otten a obtenu 210 voix. 393 députés ont voté contre et 31 se sont abstenus.

La co-dirigeante du groupe des élus de l’AfD au Parlement Alice Weidel écrit sur Twitter que les autres groupes parlementaires continuent d’empêcher l’AfD d’obtenir le poste auquel elle a démocratiquement droit.

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Gerold Otten

18:08 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (0)

Les (vrais) Finlandais donnés à 16 % et la Réforme bleue à 1 %.

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Finlande. Un sondage Taloustutkimus donne les (vrais) Finlandais à 16 % et la Réforme Bleue à 1 % en vue des élections législatives du 14 avril 2019.

L’EKRE désire rejoindre l’EAPN.

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Estonie et Union Européenne. L’EKRE a décidé que ses élus rejoindront, à l’issue des élections européennes, le groupe lancé le 8 avril à Milan.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/04/10/le-...)

"Conte reconnaît : l’Italie plus fragile mais pas d’austérité"

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Italie. Revue de presse.

La situation économique italienne fait toujours les gros titres des médias transalpins : « Conte reconnaît : l’Italie plus fragile mais pas d’austérité » - ‘’La flat tax reportée après l’été, tension entre les deux vice-présidents du Conseil’’ (La Stampa), « Chasse aux 47 milliards en raison de la dette et de la croissance » - ‘’Selon le DEF, 18 mlds viendront de la vente d’immeubles publics’’ (Sole 24 Ore), « Chasse aux couvertures pour éviter la hausse de la TVA » (Il Messaggero, Il Mattino), « Le gouvernement en fuite » - ‘’Personne n’assume la responsabilité d’un DEF désastreux’’ (Il Giornale), « Le DEF découvre 73 mlds d’évasion fiscale  mais coupe 13,5 Mds aux ministères » (Fatto Quotidiano).

ARTICLE, La Repubblica, T. Ciriaco « Le défi de Conte à l’UE : ‘’pas d’austérité, il faut moins de pression fiscale » « La maison brûle mais la seule concession de Conte est la suivante ‘’nous sommes en train d’affronter un cadre économique compliqué’’. Il ne répond même pas à la question d’une possible procédure d’infraction de la part de l’UE. Il sait que l’Italie est « l’observée spéciale », et il ajoute que ‘’ce serait une erreur de se lancer dans une logique d’austérité qui provoquerait des conséquences encore plus lourdes. L’Italie est en train de montrer au cours du 1er trimestre une performance prometteuse. Nous devons poursuivre une politique qui, dans un contexte de viabilité financière, prévoit des facilitations, des simplifications, des mesures en soutien des entreprises et de l’emploi. Nous travaillons comme une équipe. Les discussions pour revendiquer des ajustements de sièges n’ont pas eu lieu et je doute qu’elles l’auront à l’avenir. Nous allons de l’avant ». Conte demeure optimiste ».

ARTICLE, Il Sole 24 ore, B.  Fiammeri, M. Perrone « Conte et les vice-présidents du Conseil : « aucun impôt sur la richesse, la TVA n’augmentera pas » : « A peine arrivé à Bruxelles pour le sommet européen, Conte confirme finalement que « la TVA n’augmentera pas et il n’y aura aucun impôt sur la richesse ». Le Président du Conseil italien ne reconnait pas l’existence de tensions dans son cabinet et qualifie la réunion de mercredi d’ « extrêmement tranquille ». D’après lui, le Document économique et financier atteste que la croissance dépasse les 0.2%, même s’il reste prudent avec cette estimation. Le Président du Conseil se dit sûr que les prochaines interventions du gouvernement sont décisives notamment pour « Les investissements et les simplifications ». En effet, pour Salvini et Di Maio l’objectif principal est de tranquilliser les Italiens, à l’approche du 26 mai. Ce qui reste encore en suspens sont les 23 milliards qui serviraient à désamorcer la clause de sauvegarde. Conte fait confiance aux résultats de la « spending review ». Mais l’allusion à la « phase deux » n’a pas seulement des conséquences économiques mais pourrait être aussi accompagnée d’un remaniement ministériel. »

ARTICLE Il Messaggero A. Gentili « TVA, guerre à l’usure, Giorgetti (Ligue) n’exclut pas l’hypothèse » - « Il se range du côté de Tria (Indépendant) : pas de flat tax sans augmentation de l’impôt sur la consommation » - « Afin de reporter la décision à après les élections, Di Maio et Salvini parlent de spending review » : « Sans augmentation de la TVA (pour la bloquer il faudrait 23 milliards), pas de flat tax.  Giorgetti s’est rangé aux côtés de Tria, en douceur, dans son style : ‘’nous verrons avec la loi de finances si la flat tax se fera avec l’augmentation de la TVA’’. Les fonds sont à sec, tous les gouvernements (depuis Ciampi) se sont maintenus avec les coupes dans les dépenses publiques. La preuve : le gouvernement espère récupérer à peine 6 milliards, et en trois ans, grâce à la spending review. De là, le réalisme de Giorgetti (et Tria) qui n’exclut pas une augmentation de la TVA».

ARTICLE, La Repubblica A. D’Argenio « La proposition de Bruxelles à May pour une prorogation jusqu’au 31 octobre » : « L’Italie souffre à nouveau de l’isolement du gouvernement M5S-Ligue : le Premier ministre belge C. Michel organise un pré-sommet avec les grands pays européens auquel Conte n’a pas été invité. Notre diplomatie proteste depuis des jours, mais la liste des invités demeure inchangée. Une fois la pré-réunion terminée, Michel parlera d’un ‘’malentendu’’. Côté Brexit, le Président français insiste et revient sur la date du 30 juin : une façon de pousser les Britanniques à trouver enfin une solution et de donner un message à son électorat : le poing de fer contre les populistes, les souverainistes et les eurosceptiques. Le dîner des leaders, avec May qui attend le résultat dans une pièce à côté, devient interminable. Les négociations sont dures. Vers minuit, le tournant : une proposition de Brexit à Halloween. Cela éviterait, donnant raison à Macron, d’avoir un représentant britannique dans la nouvelle Commission européenne qui prendra ses fonctions justement le 31 octobre. Cela permettrait de ne pas avoir à la table le Premier ministre, les ministres et les parlementaires du Royaume-Uni quand il faudra voter le nouveau budget 2021-2027 sur lequel Londres, prochain concurrent de l’UE, pourrait se mettre de travers et nuire à l’Union. » ARTICLE Fatto Quotidiano « Molinari : Seul le Parlement peut s’exprimer sur la TAV » : « Le chef de groupe de la Ligue, Riccardo Molinari, sur les plateaux de Tagadà de La7 a dit que ‘’pour arrêter la TAV la seule solution serait un vote parlementaire. Le gouvernement ne peut pas le faire car il irait contre un traité international voté au Parlement. Je crois que Conte veut uniquement tranquilliser une partie de l’électorat du M5S, celle la plus radicale. Je doute que l’on puisse bloquer la TAV’’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Nexit"

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Pays-Bas.

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"Nexit. Sortie des Pays-Bas de l'UE. Votez PVV."

10/04/2019

Frères d'Italie se félicite du fait que la Chambre des députés a voté la motion reconnaissant le génocide arménien.

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Italie. Frères d'Italie se félicite du fait que la Chambre des députés a voté la motion reconnaissant le génocide arménien.

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"Génocide arménien. Finalement, l'Italie reconnaît officiellement le massacre. Victoire !"

Le président Macron recevra les deux fnalistes des présidentielles en Ukraine.

Ukraine. Les élections présidentielles se déroulent en deux tours : le 31 mars et le 21 avril 2019. Le candidat du parti nationaliste radical Svoboda Rouslan Kochoulynsk, soutenu par diverses organisations nationalistes ultra-radicales, a obtenu 1,62 % lors du premier tour qui a vu 39 candidats s'affronter. Le deuxième tour opposera Volodymyr Zelensky, un humoriste star en Ukraine, arrivé en tête au premier tour avec un peu plus de 30% des voix et le président sortant Petro Porochenko. Les deux hommes seront reçus par le président français Emmanuel Macron à Paris :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/presidentielle-en-ukrai...

"Les Italiens d'abord ! Le bon sens en Europe."

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Italie.

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"Les Italiens d'abord ! Le bon sens en Europe. Élections européennes du dimanche 26 mai. Votez pour la Ligue."

"Des juges étrangers protègent des criminels dangereux contre l'expulsion."

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Suisse et Union Européenne. Des juges étrangers protègent des criminels dangereux contre l'expulsion.

Communiqué de l’UDC, premier parti du pays :

Le Tribunal de Strasbourg empêche l'expulsion d'un violeur. Il est proprement inacceptable aux yeux de l'UDC que des juges étrangers décident pour la Suisse.

Une fois de plus la Cour européenne des droits de l'homme prescrit à la Suisse comment elle doit procéder avec un criminel étranger dangereux. Il s'agit concrètement d'un Kosovar qui a commis un viol en 2003 pour lequel il a été condamné à une peine privative de liberté de deux ans et à l'expulsion du territoire suisse avec un délai d'épreuve de cinq ans. Compte tenu de cette condamnation et du divorce d'avec sa femme suisse, les autorités de migration ont refusé de prolonger son permis de séjour. Le Tribunal administratif fédéral a confirmé en 2015 l'expulsion de Suisse en dernière instance. Les juges de St-Gall ont motivé ce jugement par la protection de la sécurité publique et en se référant à l'initiative pour le renvoi des criminels étrangers qui a entre-temps été acceptée. Selon cette initiative, le viol est un délit qui doit entraîner automatiquement l'expulsion.

Ce Kosovar continue néanmoins de vivre en Suisse – et il y restera. La responsabilité en incombe à la Cour de Strasbourg qui a cassé un jugement suisse, ce que des politiciens de gauche comme la conseillère nationale des Verts, Sibel Arslan, ont salué bruyamment.

Pour l'UDC, ce jugement de la Cour de Strasbourg est inacceptable. La Suisse doit être régie par son droit constitutionnel démocratiquement légitimé. L'UDC exige donc que ce violeur kosovar et tous les autres criminels étrangers dangereux vivant en Suisse soient enfin expulsés sans discussion.

Chronique du Village planétaire à propos de l’ouvrage de Gabriele Adinolfi sur Matteo Salvini.

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Italie. Radio Libertés consacre une Chronique du Village planétaire à l’ouvrage de Gabriele Adinolfi sur Matteo Salvini :

https://soundcloud.com/radiolibertes/chronique-du-village...

Le Brexit Party donné à 10 % et l'UKIP à 8 % en vue d'élections européennes.

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Royaume-Uni. Un sondage Hanbury Strategy en vue des élections européennes donne le Brexit Party de Nigel Farage à 10 % et l’UKIP à 8 %.

[L'UKIP avait obtenu 26,6 % lors des élections européennes de 2014. Le Brexit Party n'existait pas à cette époque.]

"Une croissance à 0,2%"

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Italie. Revue de presse.

L’adoption du Document économique et financier (DEF) qui intègre une croissance revue à la baisse et une augmentation du déficit sature l’espace médiatique italien : « Le DEF adopté mais querelle au sein du gouvernement » - ‘’Salvini et Di Maio se heurtent contre Tria (Indépendant) sur la flat tax’’ (Corriere della Sera), « Une croissance à 0,2% » - ‘’Capitulation du gouvernement qui reconnait l’absence de croissance’’ (La Repubblica), « Le DEF reconnait la crise » - ‘’Le FMI : l’Italie est un risque pour la zone euro’’ (La Stampa), « La dette s’envole, la croissance enlisée, la flat tax inexistante » (Sole 24 Ore), « Test flat tax : affrontement sur la TVA » (Il Messaggero), « Un DEF vide, Tria fait fâcher Salvini et Di Maio » (Fatto Quotidiano), « Pire que prévu » (Il Giornale).

Réseaux sociaux : Ils traitent principalement du Document économique et financier (DEF).

ARTICLE, La Stampa, M. Sorgi « Des dépenses folles sans couverture » « Un pays qui passe d’une prévision de croissance de 1% à 0.1% et à la récession devrait s’arrêter un moment et réfléchir, devrait effacer ses grandes illusions et faire face à la réalité. L’échéance du DEF expliquait les actions du gouvernement. Le gouvernement devait confronter le bilan national avec les exigences de l’Europe, et réagir. L’approbation a été précédée d’une énième scène entre Salvini et Di Maio sur la « flat tax », au cœur de la promesse électorale faite par Salvini en 2018. Mais la « flat tax » est toujours débattue parce que les rares fonds restants à l’Etat italien sont utilisés pour garantir le revenu de citoyenneté et pour les pensions. Ces deux mesures constituent la clef de la politique de la fin d’année. Mais maintenant que le potentiel électoral de ces deux mesures, en voie de réalisation, s’est évaporé, l’approbation de nouvelles mesures est encouragée. Toutefois, pour réduire les impôts de 12-15 milliards, dans un pays qui n’a plus de croissance, qui entre en récession, qui marche à reculons, il faudrait stopper les dépenses d’un montant à hauteur de cette somme. Pas besoin d’être économiste pour le comprendre. Nous ne savons pas de quelle manière, Salvini et Di Maio ont l’intention de financer ces coupes. Plusieurs hypothèses émergent notamment celle de supprimer les 80 euros de Renzi pour les consacrer à la « Flat Tax ». Cela pourrait ressembler à la suppression de mesures proposées de C. Calenda avant de les réinstaurer dans un décret. Un pas en avant, un arrêt, deux pas en arrière, c’est ainsi que fonctionne le gouvernement Conte, libre ou pratiquement libéré, d’ici octobre des contraintes de la Commission européenne. Le gouvernement est prêt à s’acharner contre le ministre de l’Economie, Tria, lui qui rappelle que Salvini et Di Maio prennent le risque d’envoyer l’Italie droit dans le mur. »

ANALYSE La Repubblica M. Giannini « DEF, la réclame de finance électorale » : « Peu de vérités, beaucoup de mensonges pour gagner du temps en attendant les élections du 26 mai. Après nul ne pourra prévoir ce qui se passera. Le ‘’gouvernement du changement’’, qui a joué son joker avec le ‘’budget du peuple’’ se retrouve maintenant sans marges de manœuvre pour dépenser sur la croissance le ‘’grand capital politique’’ (dixit Tria) dont il dispose. Si l’on continue de la sorte, même après les élections européennes, les dégâts pourraient être pires »

ANALYSE La Repubblica S. Folli « Ligue et M5S, les vrais chiffres après les élections » : « Inutile de s’attendre à une idée d’avenir avec des partis qui ont commencé la campagne en vue des élections du 26 mai. L’Europe devrait être le sujet dominant, comme jamais par le passé. Cela est en partie vrai, à condition que l’on ne demande pas quelque chose de plus que des affirmations génériques. L’objectif des deux actionnaires de la majorité, Salvini et Di Maio, est logique : ils sont intéressés par les équilibres nationaux plutôt qu’à l’Europe. Par ailleurs, Salvini lui-même croit difficilement qu’il puisse donner un coup fatal à l’équilibre européen basé sur l’axe Macron-Merkel. Du coup, il pense à accroitre son poids à Rome. Même chose pour Di Maio, qui tente en revanche de se présenter comme un interlocuteur italien crédible dans l’establishment européen. Quelle crédibilité aura-t-il après son retournement sur les gilets jaunes français ? La vérité est que les deux sont en train de jouer une partie interne. Sans retenir leurs coups. Et le fameux choc fiscal pouvant secouer l’économie semble être loin. Di Maio espère éviter l’effondrement. Salvini pense pouvoir être le gagnant. Les deux souhaitent que les nouveaux équilibres en Italie et en Europe puissent défaire les nœuds de la finance publique. Il faudra beaucoup d’optimisme ».

ANALYSE Sole 24 Ore M. Perrone « Tria parvient à renouer l’énième déchirure entre Salvini et Di Maio » : « Tria prévient : soit c’est la flat tax, soit c’est le désamorçage de l’augmentation de la TVA. C’est ce qui s’est déroulé sur la scène du Conseil des ministres. Un bain de réalité qui marque la victoire de la ligne prudente de Tria qui dément l’utopique croissance à 1,5% imaginé en septembre ou du 1% en décembre. Personne n’ose se présenter à la conférence de presse, à l’issue du Conseil des ministres. Un énième inédit dans la tradition. Il n’y a que les communiqués officiels. Le DEF demeure flou : il ne prévoit que ‘’des mesures alternatives et un programme de révision de la dépense’’ ‘’dans les prochains mois’’. Le chemin des promesses électorales se fait très étroit. Et ce qui préoccupe le plus, maintenant, c’est la réaction des marchés ».

ANALYSE, Corriere della Sera, F. Fubini : « Doutes sur les comptes de 2018. Rome revient dans le collimateur de l’UE (mais après les Européennes) » : « Hier, avant même de l’adoption par le gouvernement italien du DEF (Document économique et financier), la Commission européenne a sérieusement étudié un rapport rédigé par l’ISTAT (Istituto Nazionale di Statistica) sur le PIB et la dette des administrations publiques en 2017 et 2018. Ce rapport compliquera sûrement la vie de l’exécutif, mais après les prochaines élections européennes. En 2018, le déficit a été de 2,1 % du PIB, donc supérieur aux prévisions du gouvernement Gentiloni. Il est donc clair qu’il n’y a pas eu d’ajustement structurel l’année dernière ni aucune amélioration du déficit. Le FMI l’avait déjà remarqué hier, dans son dernier rapport : un déficit structurel plus mauvais en 2018 qu’en 2017 et l’Italie demeure un risque pour la zone euro. La dette augmente à 135 %, l’économie est bloquée et à l’automne il faudra faire une correction budgétaire d’environ 35 milliards. Par rapport à ces problèmes, l’échec de l’ajustement structurel de 2018 n’est rien. L’Italie risque une procédure d’infraction pour déficit excessif, les règles européennes doivent être respectées parce qu’elles ont valeur de loi. Par conséquent, après le vote européen du 26 mai la Commission UE devra faire le premier pas vers l’ouverture d’une procédure pour déficit excessif et l’Italie devra faire face à Bruxelles comme en novembre dernier. Le résultat n’est pas évident. Mais, pendant que Ligue et M5S continuent de faire des promesses, les capitales européennes exercent une énorme pression sur Bruxelles afin de contrôler l’Italie, devenue désormais imprévisible. Le gouvernement est isolé en Europe, même le pré-sommet prévu aujourd’hui sur le Brexit, dans sa première liste d’invitations, prévoyait seulement les leaders d’Allemagne, France, Espagne, Pays-Bas, Belgique et Danemark. Personne d’autre ».

ARTICLE La Repubblica G. Vitale « Rai, les soupçons des 5 Etoiles sur l’AD Salini » : « Choisi par les 5 Etoiles, l’AD de la RAI Pietro Salini semble désormais se rapprocher du président Marcello Foa (voulu par la Ligue). A la fin d’une longue relation sur le plan industriel, Salini fouille dans ses papiers puis prend son portable ‘’voilà, je l’avais écrit ici’’. C’est le grand final préparé avec soin pour adresser un message à qui souhaiterait le chasser de la télévision publique ‘’La RAI, pour mener au mieux sa tâche, a besoin de certitudes au niveau économique et d’une direction davantage stable et de longue haleine pour pouvoir donner de la continuité aux changements sur lesquels elle a travaillé’’. Maintenant que son mentor risque la débacle électorale en mai, Salini prépare un filet de protection dans la RAI et à l’extérieur. Après le renforcement des pouvoirs de Marcello Ciannamea, qui décidera désormais aussi la coordination éditoriale outre les programmes, les dernières décisions de la RAI se feront sur la houlette de la Ligue ».

ARTICLE, Corriere della Sera, C. Morvillo : « Des câlins entre Francesca et Matteo. La soirée de gala à la Scala » : « Début officiel du couple Matteo Salvini, 46 ans, et sa fiancée Francesca Verdini, 26 ans, à la soirée de gala à la Scala de Milan, lors de l’inauguration du Salon du Meuble. Elle avance, les yeux baissés, très élégante et lui, il lui tient la main à la manière d’un vrai capitaine. Voilà la présentation officielle de sa nouvelle fiancée, fille d’un politicien, qui n’a d’yeux que pour lui ».

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Matteo Salvini et sa copine Francesca Verdini

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Les Démocrates suédois désirent rester au sein de l'ECR.

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Suède et Union Européenne. Les Démocrates suédois désirent rester au sein du groupe ECR avec le PiS (Pologne), etc … plutôt que rejoindre le groupe EAPN proposé par le dirigeant de la Ligue Matteo Salvini.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/04/08/con...)

Le FPÖ désire rejoindre le groupe EAPN.

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Autriche et Union Européenne. Le FPÖ désire rejoindre le groupe EAPN proposé ce lundi 8 avril 2019 à Milan par Matteo Salvini.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/04/08/con...)

09/04/2019

Tessin : la Ligue conserve ses deux ministres lors des élections pour le gouvernement.

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Suisse. Canton du Tessin. Lors des élections de ce 7 avril 2019 pour le gouvernement du Tessin, la Ligue des Tessinois, qui s’est présentée en tandem avec l’UDC, conserve, malgré un recul, les deux postes de ministre de Norman Gobbi et de Claudio Zali.

(https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/10347831-a...)

La Ligue recule et l'UDC monte lors des élections pour le Parlement du Tessin.

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Suisse. Canton du Tessin. Lors des élections pour le Parlement de ce 7 avril 2019, la Ligue des Tessinois subit un recul. Elle obtient 19,15 % et passe de 22 à 18 sièges sur 90. L’UDC obtient 6,7 % et passe de 5 à 7 sièges.

(https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/10351475-a...)

"Promesse de la flat tax."

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Italie. Revue de presse.

Le débat sur la réforme fiscale et la proposition de « flat tax » font les gros titres des médias transalpins : « Flat tax, coup de frein de Tria » - ‘’La ligne du ministre s’impose aussi sur les remboursements des investisseurs arnaqués’’ (Corriere della Sera), « Arrêtez de vous disputer » - ‘’Le ministre Tria rappelle à la responsabilité’’ (La Repubblica), « Tria l’emporte sur les banques mais Salvini et Di Maio lui imposent la flat tax » (La Stampa), « Banques, remboursements au cas par cas mais automatiques » (Sole 24 Ore), « Défi sur la flat tax, Tria freine » - ‘’Salvini insiste, Di Maio ouvre et Tria prévient : risque de procédure d’infraction’’ (Il Messaggero), « Flat tax, les doutes de Tria » (Il Mattino), « UE et flat tax, les bluffs de Salvini » (Fatto Quotidiano).

ENTRETIEN de Giovanni Tria (Indépendant), ministre de l’Economie : « ‘’ Que la majorité soit responsable, qu’elle pense à la croissance ’’ » (Libero) : « ‘‘Dans aucun autre pays européen, il n’y a un gouvernement bénéficiant d’un consensus auprès de l’électorat et du Parlement comme en Italie. La majorité a un grand capital politique et donc une grande responsabilité, qu’il faut mettre au service de la croissance. Les tensions ? Quand on participe à l’activité de gouvernement, on ne vit pas ce que les journaux écrivent. Personne, en Conseil des ministres, ne m’a jamais dit ce que je lis. Ma démission ? Je n’y ai jamais pensé, ni n’ai menacé de la donner. Je reste à ma place tant que je serai utile. La flat tax ? On travaille pour que la loi de finances accueille une réforme fiscale dans le cadre du programme de gouvernement et dans le respect des contraintes des finances publiques fixées dans le DEF que nous sommes en train de finaliser. Il s’agit en toute évidence d’un budget complexe qui devra considérer les dépenses et les recettes. Il faut miser sur les réformes, revoir les lois qui ne vont pas, pour faire redémarrer l’économie. Le débat sur le code des travaux publics est un exemple : les investissements doivent redémarrer. La dette ? Le DEF vise à la réduire. L’Italie demeure solide du point de vue économique. Il y a la conjoncture, par ailleurs il y a les fondamentaux. Les programmes différents de la Ligue et du M5S ? L’important est qu’il y ait une synthèse des programmes et que le résultat final favorise la croissance. Mon travail, en tant que ministre de l’Economie, est de faire en sorte que la synthèse politique ne soit pas uniquement compatible avec les chiffres de notre budget mais aussi qu’il configure une politique économique cohérente’’ » 

ARTICLE, La Stampa, A. Barbera et A. La Mattina « L’argent n’est pas là, mais Salvini et Di Maio imposent la promesse de la Flat Tax » « Matteo Salvini invoque un impôt sur le revenu à taux « unique », une taxe « plate et égale ». A quelques semaines des élections européennes, les exigences de la propagande deviennent prioritaires. Luigi Di Maio a confirmé que la « flat tax s’appliquera » tout en ajoutant qu’elle prendra en compte le nombre de membres de la famille et « bénéficiera à ceux qui en ont réellement besoin ». Mais les deux partis de la majorité ont des visions différentes pour réduire la pression fiscale. La formulation définitive de cette réforme fiscale est reportée à une réunion aujourd’hui dans l’après-midi, juste avant le début du Conseil des Ministre, prévu à 16h. Au-delà des mots, le fond est tout autre : le texte préparé par le ministre de l’Economie, Giovanni Tria, reporte la discussion après l’été, après l’excitation autour des élections européennes. Une fois de plus, Tria est assiégé et isolé. Mais cette fois, Tria se retranche derrière les exigences de la diplomatie européenne ». 

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Cremonesi : « Salvini et l’accusation de ‘’ l’ami Luigi ‘’ : ‘’ Mais moi, je ne t’ai rien dit sur les gilets jaunes ‘’ » : « A propos des tensions au sein du gouvernement, et suite à la lettre que Luigi Di Maio a adressée hier au directeur du Corriere, Matteo Salvini a déclaré : ‘’ Moi, je ne commente pas les initiatives des autres. Par exemple, quand mon ami Di Maio, et je souligne mon ami et non seulement allié de gouvernement, s’est rendu à Paris et a rencontré quelqu’un qui pouvait mettre en difficulté le gouvernement, moi, je n’ai pas commenté ‘’. L’allusion est transparente, Salvini se réfère à la rencontre en France de Di Maio avec le plus extrémiste parmi les leaders des gilets jaunes, Christophe Chalençon, qui a provoqué le rappel en France de l’Ambassadeur français. Puis Salvini a souligné qu’il n’existe pas une flat tax progressive, comme son allié des Cinq Etoiles souhaiterait, parce qu’il s’agit d’une taxe unique et fixe. Pour ceux qui croient encore que Salvini va passer à nouveau au centre-droit, le ministre de l’Intérieur a affirmé que Forza Italia et le Parti Démocrate [centre-gauche] ne parlent pas du tout de changement en Europe, tandis que la Ligue pourra proposer une nouvelle idée parce que l’objectif est d’être décisifs, nommer des commissaires et compter ».

(Traduction : ambassade de France)

Gabriele Adinolfi à l'émission Faits & Documents à propos de son ouvrage sur Matteo Salvini.

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Italie. L'écrivain Gabriele Adinolfi à l'émission Faits & Documents à propos de son ouvrage consacré au dirigeant de la Ligue Matteo Salvini :


(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/03/14/ouv...)

08/04/2019

Conférence regroupant la Ligue, l'AfD, le Parti du Peuple danois et les (vrais) Finlandais.

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Italie et Union Européenne. Une conférence a été organisée par la Ligue ce 8 avril 2019 à Milan en présence de Matteo Salvini (Ligue - Italie), Jörg Meuthen (AfD – Allemagne), Olli Kotro (Les (vrais) Finlandais) et Anders Vistisen (Parti du Peuple danois). Elle est intitulée « Vers l’Europe du bon sens ! ». La particularité de cette conférence est qu’elle regroupe des patriotes qui appartiennent à trois groupes différents au sein du Parlement européen.

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Olli Kotro, Joerg Meuthen, Matteo Salvini et Anders Vistisen

"Flat tax, bras-de-fer entre Di Maio et Salvini."

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Italie. Revue de presse.

Les divergences de vues entre les deux partis de gouvernement sur la « flat tax » sont aussi largement reprises en Une : « Le gouvernement se divise maintenant sur le fisc » (Corriere della Sera), « Di Maio : stop à Salvini » - ‘’Non à un fisc favorisant uniquement les riches’’ (La Repubblica), « Flat tax : la querelle » - ‘’Les conditions de Di Maio et les doutes de Tria’’ (Il Messaggero), « Flat tax prévue dans le DEF, bras-de-fer entre Di Maio et Salvini » (Il Mattino), « Flat tax : voici la vérité » (Il Giornale).

ENTRETIEN de Matteo Salvini, vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur : « ‘’ Impôts et chantiers : maintenant on fait à ma façon ’’ » (Libero) : « ‘ J’ai conseillé à tous les ministres du M5S et de la Ligue de travailler. Les polémiques sont totalement inutiles et une perte de temps. Dorénavant, je ne répondrai plus aux provocations. Tout cela rentre dans la logique de la campagne électorale, ceux qui sont derrière attaquent pour récupérer des voix. La flat tax est dans le contrat tout comme le revenu de citoyenneté et la réforme de la loi Fornero pour les retraites et il faut absolument l’adopter pour donner un signal fort aux familles. Je suis préoccupé pour la situation en Libye, mais surtout pour les travailleurs italiens qui sont là-bas, mais je ne crains pas une autre invasion des migrants, parce que tout le monde a compris que l’on ne peut plus arriver ici. J’ai plus peur d’une relance du terrorisme islamique. En Libye, certains pays causent des désastres depuis dix ans et maintenant il me semble qu’ils continuent sur la mauvaise voie ‘’ ».

LETTRE de Luigi Di Maio, vice-président du Conseil et ministre du Développement Economique au directeur du Corriere della Sera : « ‘’ Moi et Matteo, nous allons continuer mais la Ligue choisit mal ses alliés dans l’UE ’’ » : « ‘ Cher directeur, il est vrai qu’il y a une certaine tension au sein du gouvernement mais je voudrais quand même exprimer ma satisfaction pour le travail accompli jusqu’à présent, comme le revenu de citoyenneté, le quota 100, le décret « débloque chantiers » ainsi que les mesures d’aide pour les familles. Je considère très important le soutien de la Ligue à ces mesures et je veux remercier chaleureusement Matteo, merci Matteo pour le soutien. Bien sûr, nous sommes différents. Il est évident qu’il y a des différences entre la Ligue et le M5S et pour cette raison il y a un accord et une feuille de route pour arriver au terme de la législature. Pour ce qui concerne le système fiscal, il faut le réformer pour réduire la charge des entreprises et pour faire redémarrer la croissance du pays et il faut aussi adopter la flat tax, qui est dans le contrat, mais avec un principe de proportionnalité pour bien répartir les avantages à l’égard des familles et de la classe moyenne. Néanmoins, j’estime que ce gouvernement devrait aussi écouter la voix du Sud. Le débat sur les autonomies est ambitieux et complexe mais nous devons rester les garants de la cohésion nationale. Il y a beaucoup de défis qui nous attendent, le chemin est encore long et il y aura les prochaines élections européennes en mai. Je considère qu’il est paradoxal de s’allier en Europe avec les gouvernements qui refusent la redistribution des migrants qui arrivent en Italie. Il est contradictoire de se plaindre à l’UE parce qu’elle n’accepte pas les quotas et après s’allier avec les mêmes pays (je pense à Orbàn) qui sont la cause de notre urgence. Il s’agit d’une question de cohérence. Enfin, je veux exprimer toute ma reconnaissance au président du Conseil Giuseppe Conte pour le rôle extraordinaire de médiation et d’équilibre qu’il est en train de jouer ‘’».

ENTRETIEN de Giovanni Toti (Forza Italia) président de la Région de Ligurie « ‘’Ne me sous-estimez pas : je suis prêt à un nouveau parti’’ » (Fatto Quotidiano): « ‘’Mes amis de Forza Italia sont en train de se partager la dernière tranche de gâteau. On était à 25%, puis, 20, 15, 10... Je prévois un 7% pour la prochaine étape. Je ne fais qu’analyser la réalité. Il y a une grande nécessité d’un parti modéré, équilibré. Nous devrions lui trouver un nom. A ce stade, nous avons une association qui s’appelle Change. Je ne veux pas finir dans les abysses, j’ai un avenir, moi’’ ».

ENTRETIEN de Lorenzo Fontana (Ligue), ministre pour la famille « Pour chambouler l’Europe il faut les souverainistes » (La Stampa: « ‘’Aujourd’hui il y aura une rencontre qui souhaite représenter la volonté de trois groupes eurosceptiques : Efdd, Enl et Ecr : chacun lancera un projet d’unité de tous les groupes identitaires qui souhaitent réformer l’Europe. L’UE ne peut pas imposer des contraintes, en asphyxiant les économies des pays sans tenir compte des différentes histoires et traditions, en favorisant certains pays au détriment d’autres. Il faut harmoniser ces différents modèles et laisser plus de liberté par rapport aux paramètres de Maestricht. Des paramètres plus flexibles, ce qui ne veut pas dire de les changer. Et il faut revoir les traités, mais pour relancer l’économie. Je prévois un groupe allant de 120 à 140 parlementaires, avec 3-4-5 gouvernements représentés en Conseil européen et avec un certain nombre de commissaires européens, de 3 à 5. Ce sera une force qui ne pourra pas être ignorée : nous dirons ce que nous pensons et avec un poids non indifférent. Les 5 Etoiles ? je ne sais pas quelle sorte d’alliances ils sont en train de chercher. Ils avaient commencé avec les libéraux, soit les plus pro-européens, envers lesquels nous n’avons pas beaucoup de sympathie. Selon nous, l’Europe doit être réformée profondément’’ »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Sahra Wagenknecht estime que son parti ne représente plus assez les intérêts des pauvres.

Allemagne. Sahra Wagenknecht du parti post-communiste die Linke estime que son parti ne représente plus assez les intérêts des pauvres. (Source : Neue Osnabrücker Zeitung)

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/03/11/sah...)

Les électeus du VVD partagés sur la question climatique.

Pays-Bas. Selon un sondage EenVandaag, la moitié des personnes qui ont voté lors des élections provinciales pour le parti libéral de droite VVD désirent que leur parti travaille avec le Forum voor Démocratie sur la question du climat plutôt qu’avec les écologistes, alors que 40 % préfèrent une collaboration avec les écologistes sur cette question.

Caio Giulio Cesare Mussolini, candidat aux élections européennes.

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Italie. Caio Giulio Cesare Mussolini, arrière-petit-fils de Benito Mussolini, figure sur les listes de Frères d’Italie pour les élections européennes dans la circonscription sud. Une vidéo le montrant aux côtés de la dirigeante du parti Giorgia Meloni devant le Palais de la civilisation italienne a été présentée. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_la_civilisation_i...)

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"En Europe pour tout changer"