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15/08/2021

Article de Tamás Fricz : "Il est temps de parler de Huxit."

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Par Tamás Fricz 

Je sais que c'est tabou, mais il faut bien que quelqu'un écrive ce mot, et pour la première fois, pas nécessairement à titre dissuasif : huxit - la sortie volontaire et souveraine de la Hongrie de l'UE (comme le Brexit). Un huxit est-il vraiment nécessaire, surtout après la série d'attaques sans précédent et coordonnées par l'UE et l'Occident contre la loi hongroise sur la protection de l'enfance ? 

Ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est qu'en juillet 2021, il est temps d'envisager sérieusement une éventuelle sortie d'une alliance d'États qui saigne de mille blessures, montre des signes d'empire et traite les États membres d'Europe centrale et orientale avec une condescendance et une arrogance spectaculaires. Car nous avons atteint la ligne de démarcation : l'élite financière mondialiste et les institutions européennes qu'elle contrôle - la Commission, le Parlement, la Cour de justice et, dans une certaine mesure, le Conseil européen - sont déterminés à nous donner une leçon. Et pas seulement ça : pour nous punir. Mais plus que cela : nous rendre la vie impossible si nous ne prenons pas les mesures qu'ils prescrivent. Et l'instrument ultime, bien sûr, est de collecter des fonds. C'est ce qu'a déclaré l'une des vice-présidentes de la Commission, Katarina Barley (aux côtés de George Soros et de ses partisans, bien sûr), à savoir qu'il fallait affamer les pays sécessionnistes comme la Hongrie et la Pologne en leur retirant toute aide financière.

Et en effet, la moitié de tout cela n'est pas une blague.

Quels sont les arguments pour et contre le maintien dans l'Union ? Je pense qu'il vaut la peine d'examiner cette question d'un point de vue politique, économique, culturel et militaire. D'un point de vue politique, l'argument en faveur du maintien dans l'UE est que l'adhésion à l'UE peut donner à chaque citoyen hongrois le bon sentiment de faire partie d'un Occident développé et démocratique, fondé sur une alliance de nations libres, ce que nous avons toujours voulu et ce que nous avons finalement obtenu après quarante ans de communisme. Et faire partie de l'une des communautés les plus avancées du monde est une expérience particulière à laquelle on ne peut renoncer qu'après quinze ans, pour des raisons très fortes et impérieuses.

La question est la suivante : existe-t-il une raison aussi forte et impérieuse à l'heure actuelle ?

Ma réponse : oui. C'est le fait que les priorités au sein de l'alliance d'États tant convoitée ont radicalement changé et que les élites mondialistes-libérales veulent transformer l'Union en quelque chose de très différent de ce qu'elle a été. Et c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui : nous sommes entrés dans une communauté de pays libres et souverains - du moins c'est ce que nous imaginons - mais la construction d'une Europe impériale, d'États-Unis d'Europe super-fédéraux subordonnés aux États-nations, bat son plein sous nos yeux. Notre objectif le plus important et notre plus grand souhait était de devenir une nation souveraine et indépendante après la domination de l'Union soviétique. Cette situation est aujourd'hui fondamentalement remise en question. S'ils veulent à nouveau nous dire ce qu'il faut faire et comment le faire, notre appartenance à l'UE n'aura plus aucun sens.

De plus, une série de conférences et de débats d'une durée d'un an sur l'avenir de l'Union vient de commencer, et il est clair dès le départ que les cercles dominants placent la réalisation de cet objectif au cœur du débat, sans parler des garanties intrinsèques choquantes que les institutions de l'UE, qui dirigent le débat, peuvent modérer le débat et simplement ignorer les opinions qu'elles considèrent comme non politiquement correctes. Le fait que l'un des dirigeants de l'organe qui préside le débat soit Guy Verhofstadt, un mondialiste aveugle convaincu qui déteste le gouvernement Orbán, est un signal inquiétant et clair, sans parler du fait que le groupe Spinelli (du nom d'un politicien communiste italien) a été fondé dans le cadre du débat dans le but de créer des États-Unis d'Europe.

Bien sûr, nous devons participer au débat de toutes nos forces, mais si le résultat est inacceptable pour nous, il ne peut être dans l'intérêt de la Hongrie de se soumettre une fois de plus aux ambitions impériales et mondialistes. D'un point de vue économique, l'argument en faveur du maintien est que nous avons accès à des fonds spécifiques provenant des contributions des États membres, qui s'élèvent actuellement à 2 500 milliards d'euros pour la reconstruction. (C'est ce qu'ils veulent nous enlever - juste ça pour le moment.) Cependant, les experts ont écrit et dit cent fois, d'Imre Boros à Károly Lóránt et de Csaba Lentner à Magdalena Csath, qu'avec son adhésion, la Hongrie a abandonné les politiques économiques mercantilistes, la protection douanière et la protection des entreprises hongroises ; nous avons ouvert le marché, et ainsi, une à une, les entreprises occidentales, beaucoup plus fortes que les nôtres, ont remporté les appels d'offres de l'UE et ramené la plupart des bénéfices dans leur propre pays. N'oublions pas non plus qu'après la guerre, les pays d'Europe occidentale ont reçu une aide énorme du plan Marshall américain pour relancer leurs économies. Dans les années 1970 et 1980, les pays qui ont adhéré à l'Union - la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, le Danemark - étaient encore dans une union prospère, mais lorsque nous avons adhéré en 2004, avec neuf autres pays, l'Europe n'était plus en aussi bonne forme économiquement, et l'aide était loin d'être ce qu'elle avait été au cours des décennies précédentes.

L'un des arguments les plus durs - hormis ceux mentionnés ci-dessus - est probablement que les entreprises occidentales se détourneraient de nous si nous quittions l'UE, et que nos relations commerciales et économiques avec l'UE et les États membres, notamment avec le géant allemand, s'éroderaient. Et le moment viendrait où les trois grands, Audi, BMW et Mercedes, fermeraient leurs usines ici. Cela semble terrible, mais est-ce vrai ? Notre situation économique deviendrait-elle vraiment impossible et devrions-nous subvenir à nos besoins, ce qui est impossible ?

Je ne pense pas. D'une part, les entreprises allemandes - et britanniques, néerlandaises, françaises, etc. - (sans parler de celles d'outre-mer) sont axées sur le profit, et si elles réduisent leurs coûts en Hongrie, elles n'agiront pas contre leurs propres intérêts. N'est-ce pas exactement ce que l'Europe occidentale fait actuellement, en entretenant des relations commerciales avec les Chinois et les Russes détestés (voir Nord Stream 2, par exemple) ? Les entreprises occidentales savent exactement à quoi s'attendre lorsqu'elles viennent chez nous ou y séjournent, et notre prévisibilité est un grand avantage et une grande vertu.

D'autre part, il est évident que le pays a besoin d'être remis sur pied ; nous l'avons reconnu depuis quelques années et nous agissons en conséquence. Nous pouvons brièvement illustrer cela par le concept - et la pratique - de l'ouverture à l'Est, comme l'a souvent dit Péter Szijjártó, le ministre des affaires étrangères d'Unharz. Troisièmement, il me semble évident que nous, comme la Norvège et la Suisse et maintenant le Royaume-Uni, devrions entamer des négociations avec l'UE et les différents États membres parallèlement au retrait. En d'autres termes, nous devrions conclure un traité distinct sur le modèle des pays pour lesquels nous sommes désormais suffisamment forts sur le plan économique et ne sommes plus un pays vulnérable qui ne peut se débrouiller seul. Nous sommes déjà au-delà de cela. Qu'y a-t-il de mal à ce que la Norvège ne soit pas membre de l'UE ? Rien. En d'autres termes, une hypothétique sortie ne devrait pas signifier une opposition, mais une renégociation de la nouvelle relation avec l'Union, qui est désormais souveraine. Ce n'est bien sûr pas une tâche facile, mais elle n'est pas insurmontable.

D'un point de vue militaire, notre retrait n'est pas pertinent, surtout si l'on considère que nous sommes membres de l'OTAN depuis 1999 et que nous le restons. Nous n'avons pas besoin d'établir des centres militaires dans les villes et les villages comme en Suisse, mais nous devons bien sûr continuer à développer nos forces armées - et nous le faisons.

Enfin, et c'est peut-être le plus important, du point de vue de la culture, des valeurs et de l'idéologie, l'argument en faveur du maintien dans l'UE serait que nous sommes censés être unis par le savoir grec et romain et la morale chrétienne. Mais est-ce encore vrai ? La réponse est non, malheureusement plus maintenant. Alors que l'Occident rompt délibérément - et je dis bien délibérément - avec la morale et les valeurs chrétiennes et s'efforce de construire une société mondiale cosmopolite et sans visage, fondée sur l'auto-exploitation et l'autodestruction effrénées de l'individu (voir The Great Reset), nous, Hongrois, Polonais et Européens du centre-est, nous accrochons à nos fondements culturels et religieux millénaires. A notre mode de vie. Et cela prime sur toutes les autres considérations.

Je m'arrête là, je ne tirerai pas d'autres conclusions. Je voudrais juste noter que le Fidesz de Viktor Orbán n'a - à juste titre - quitté le Parti populaire européen qu'après une très lente et longue période de réflexion et d'attente. Mais : Finalement, nous sommes partis sans perdre la face, et ce n'est pas nous qui avons été mis à la porte ! C'est une grande différence. C'est le bon modèle. Parce que si nous cédons maintenant, nous allons perdre. Tout ce pour quoi nous nous sommes battus serait alors perdu.

L'auteur est politologue et conseiller de recherche au Centre hongrois des droits fondamentaux.

Source : Magyar Nemzet

Cet article a d'abord été publié sur Magyar Nemzet, notre partenaire au sein de la COOPERATION MEDIAS EUROPEENS.

13/08/2021

"Migrants, Salvini freine sur l’idée d’une régie."

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Italie. Revue de presse.

Les JT couvrent essentiellement les incendies, qui frappent le Sud de l’Italie, et le pic de chaleur, la rencontre entre le gouvernement et les syndicats sur les protocoles de sécurités en vue de la rentrée scolaire et la progression des talibans dans plusieurs villes de l’Afghanistan.

LETTRE de Giuseppe Conte, Corriere della Sera, Président du Mouvement 5 Etoiles « Sur Milan et le Nord, le M5S a fait des erreurs. Avec moi, il prend un nouveau cap » : « Nous n’avons pas réussi à écouter les besoins des citoyens milanais, des différentes catégories sociales, et particulièrement du milieu professionnel et entrepreneurial. Notre image a été celle d’une force politique principalement concentrée sur la réduction de l’écart du Sud par rapport au reste de l’Italie. Mais un nouveau cap peut y remédier. La Carte des principes et valeurs, qui constituera le fondement de notre action politique, affirme un rôle fondamental des entreprises dans le progrès économique et social d’une communauté et souligne l’importance du progrès scientifique et de l’innovation technologique. Elle invoque le principe de transparence et de simplification pour garantir aux entreprises et aux citoyens une meilleure qualité de l’action de l’administration publique. C’est aussi pour cette raison que, à l’occasion du tour du pays que je commencerai en septembre, le Nord aura un poids déterminant. Parmi les objectifs du Mouvement, renforcer les politiques actives pour la reconversion vers les nouvelles professions dont nos PME ont besoin, sans oublier la centralité de la lutte contre la pauvreté. Après les désastres causés par le Covid, Milan et tout le Nord doivent retrouver leur rôle moteur, en mettant à profit les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026. La réforme fiscale, à laquelle devront s’atteler le gouvernement et le parlement dans les prochains mois, est un défi majeur pour soutenir la croissance : l’abolition de l’Irap (impôt sur les sociétés ndt) est le point de départ pour rendre nos entreprises compétitives à l’internationale, dans la suite de l’abaissement des coûts du travail. Le nouveau Mouvement se concentrera avec moi sur la compétence et le développement durable. Nous accorderons une attention toute particulière à la question septentrionale. »

ARTICLE La Stampa « Migrants, Salvini freine sur l’idée d’une régie. ‘‘Avant il faut une réunion avec Lamorgese et Draghi’’ » : « Matteo Salvini attend une réponse de Draghi après avoir demandé une convocation au Président du Conseil et à la ministre de l’intérieur pour une réunion sur la question migratoire. Mais l’idée d’une régie [un format avec plusieurs ministères impliqués pour gérer la crise des flux] ne lui plaît car, sans charge gouvernementale, il en resterait une fois de plus exclu. Il a déjà exprimé plusieurs fois à Draghi son souhait d’avoir un face à face avec Lamorgese, surtout en présence de son très fidèle secrétaire d’Etat Nicola Molteni pour qui il souhaite que revienne le dossier de l’immigration, pour l’instant gardé précieusement par la ministre pour préserver la coalition de tensions. Sur l’affaire Durigon, la décision de Draghi se fait attendre car il attend de voir combien de voix demandent sa démission. Il a conscience que pour Salvini le départ du secrétaire d’Etat à l’économie, qui est non seulement un homme fort de la région Latium mais aussi un très fidèle du leader, pourrait déstabiliser le gouvernement. En attendant, il y a aussi beaucoup de léghistes du Nord qui s’irritent de l’image de nostalgique fasciste que Durigon fait passer au parti, et attendent une réaction de Salvini. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Construction du Mur il y a 60 ans."

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Allemagne.

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"Construction du Mur il y a 60 ans. Nous nous souvenons des victimes du Mur et de la dictature du SED [Parti communiste)."

L'AfD donnée à 11 %.

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Allemagne. Sondage en vue des législatives du 26 septembre 2021 :

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CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens bavarois

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

Grüne : écologistes

Sonstige : autres

12/08/2021

Giorgia Meloni :"Le Pass sanitaire est dangereux pour l’économie."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne titre sur le pass sanitaire et sur l'accélération de la campagne de vaccination voulue par le commissaire extraordinaire Figliuolo « Coup d'envoi des contrôles sur les pass sanitaires » - Les forces de l'ordre dans les restaurants et les salles de sport. Hier 7 000 nouveaux cas positifs. Les vaccins pour les jeunes seront sans réservation (Corriere della Sera), « Le vaccin libre pour les jeunes » - A partir de lundi il ne sera plus nécessaire de réserver le vaccin pour les mineurs, Figliuolo demande aux régions une voie rapide pour une rentrée scolaire en sécurité (La Repubblica),   « 4e vague : les antivax sont les plus touchés » - Les données sur les hospitalisations confirment cette tendance" (Il Messaggero).

La question migratoire, et notamment la polémique entre M. Salvini et la ministre de l'Intérieur sur la gestion des arrivées, est citée : « Migrants, la cabine de régie voulue par Draghi » - Le plan pour défendre Lamorgese. Elle se sent isolée après les attaques de Salvini " (La Stampa).

ENTRETIEN Corriere della Sera de Giorgia Meloni, Fratelli d’Italia, « Le Pass sanitaire est dangereux pour l’économie. Et sur les contrôles le gouvernement se défausse de sa responsabilité » : « Je suis opposée à l’utilisation du pass sanitaire parce que je trouve injuste et inutile que les citoyens soient soumis à des mesures aussi strictes qui n’existent qu’en France et nulle part ailleurs en Europe. D’ailleurs j’estime c’est un danger pour notre économie, beaucoup de touristes ont choisi d’autres destinations que l’Italie pour cet été. Si l’objectif était vraiment de limiter les contaminations, il faudrait rendre gratuits les tests covid, chose que je propose car je trouve que c’est ce qu’il y a de plus sûr en ce moment. La vérité c’est que le pass sanitaire est un instrument du gouvernement pour introduire l’obligation vaccinale sans en assumer la responsabilité. J’ai toujours travaillé pour l’unité du centre-droit, les autres n’ont pas toujours été attentifs à notre égard. Je demande de la clarté à mes alliés, je n’ai pour ma part pas de plan B sur les alliances. Je souhaite que nous élisions un président qui se place au-dessus des partis, pas qu’il vienne forcément du centre-droit. Je ne vois pas de raison pour un second mandat de Sergio Mattarella. L’élection de Draghi aurait comme point positif un retour anticipé aux urnes, mais je ne vois personne travailler à cet objectif et je ne pense même pas que ce soit son envie. »

COULISSES, Stampa, I. Lombardo, « Migrants, Draghi veut une cabine de régie et soutient Lamorgese (Indépendante) » : « La ministre Lamorgese se sent attaquée, sous le feu quotidien des déclarations de Salvini sur les migrants, les débarquements et la sécurité. Elle en a parlé à ses collaborateurs mais aussi à Mario Draghi. Selon notre reconstruction, il lui a conseillé de ne pas trop s'en inquiéter, de laisser faire. Draghi donne de grandes marges de polémique politique à ses actionnaires du gouvernement. Et Salvini fait son beurre de ce thème, avec lequel il a conquis 33% aux élections européennes il y a deux ans. Il est aussi vrai que les attaques des leaders de la majorité touchent rarement le président du Conseil. Dans le cas de Lamorgese elles sont permanentes. Salvini a rendu cette question plus personnelle : un défi à son successeur au Viminal. Bien qu'elle réplique peu, elle ressent un sentiment d'isolement qu'elle a tenté d'exprimer au président du Conseil. Draghi est en train de réfléchir sur la manière d'intervenir pour calmer les choses et montrer son soutien à Lamorgese. Il pourrait le faire lors du Comité national d’ordre et de sécurité publique qu'il présidera le 15 août à Palerme.  L'hypothèse d'une cabine de régie sur l'immigration au Palais Chigi recommence à circuler avec insistance. Tous les ministres porches du dossier y participeraient, pour une approche ''pluridisciplinaire'' qui affronte l'urgence des flux migratoires en Méditerranée dans toute sa complexité, faisant s'asseoir à la même table les ministres des Affaires étrangères, de l'Europe et de l'économie. Les investissements d'ENI et la pandémie seraient au cœur de la discussion qui pourrait avoir lieu à la veille d'une réunion au niveau européen. Lamorgese l'a demandée à la Commissaire Y. Johansson. Pour Draghi, il s'agit d'une partie difficile, sans doute la plus difficile car vu les précédents sommets européens, une senteur d'échec flotte dans l'air ».

ENTRETIEN, Il Giornale de Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue « Il y a un conflit d'intérêt avec la Banque Monte Paschi di Siena, je veux la liste de ceux qui ont demandé des prêts » : « ''Je veux profiter de cet entretien avec Il Giornale pour demander publiquement la liste de tous ceux qui ont demandé des prêts à la BMPS et à sa fondation. Tous : les partis, les centres culturels, les privés, les parlementaires. A Sienne il y aura des élections car Padoan a donné sa démission pour aller diriger BMPS. Nous nous retrouvons face à un conflit d'intérêts énorme. Nous attendons donc de lire ces listes. Le droit du sol ? Ils ont voulu impliquer les JO, alors que Marcell Jacobs a bien demandé à ne pas être impliqué. La loi actuelle marche très bien et, avec les Allemands, nous sommes parmi les premiers [en Europe, ndt.] à octroyer la nationalité. Il n'y a pas de discrimination. Ici, il n'y a que de la propagande. C'est une obsession d'Enrico Letta et de Luciana Lamorgese. Je peux à la limite comprendre Letta, mais il est préférable que Lamorgese laisse tomber ce genre de questions. Le chiffre total d'arrivées, cette année, est à hauteur de 30 000 personnes. C'est un désastre. Et je dois même répondre aux préfets et aux questeurs qui se plaignent car la ministre déverse sur eux ses responsabilités sur l'accueil des migrants. Quand il y avait un navire espagnol qui faisait route sur la Sicile, je prenais le téléphone et j'appelais mon homologue. Idem pour les Français et les Allemands. Que Lamorgese s'active et prenne son téléphone. Nous sommes envahis par les Egyptiens et les Bengalais. C'est un vrai échec sur les flux migratoires mais la ministre perd son temps en soulevant un argument tel celui du droit du sol qui mérite au plus 5 minutes de débat. Et puis il y a la situation très critique à Vintimille et à Trieste. Lamorgese devrait faire entendre sa voix face à la France et la Slovénie. Elle ne peut pas rester immobile. La motion de défiance contre Durigon [ndr : voulait donner un nom de parc à Arnaldo Mussolini] ? Pourquoi devrait-il démissionner ? La Ligue n'a aucune nostalgie du fascisme. Nous regardons vers le futur et pas vers le passé.»

ENTRETIEN, La Repubblica, Elena Bonetti (Ministre de l’Egalité des Chances et de la Famille) (Italia Viva) « Ius soli - Une loi est également possible dans ce Parlement, et le Président du Conseil peut servir de médiateur » : « L’occasion est propice à une nouvelle loi sur la citoyenneté. C’est au Parlement qu’il revient d’écrire les règles. Il y a déjà eu une initiative parlementaire sur la citoyenneté, bloquée au Sénat en 2015. Aujourd’hui, le gouvernement peut aider, mais ce sont les chambres qui doivent reprendre la proposition. Le modèle est celui de l’ius culturae, parce que la citoyenneté se construit à travers l’éducation. A l’école, mais aussi dans les activités d’éducation moins formelles, comme le sport. Un million et cent mille jeunes attendent de se dire italiens, cela ne peut devenir l’étendard de forces politiques, ni à droite ni à gauche. J’ai confiance en ce Parlement pour trouver le consensus nécessaire pour donner à l’Italie un avenir meilleur. »

ARTICLE, Stampa, « Euthanasie, sprint final. Après 37 ans de lutte, le référendum décidera » - LETTRE du Ministre de la Santé, R. Speranza (Articolo Uno), Stampa : « Cher Mario, je soutiens ta bataille. Les structures sanitaires doivent garantir l'euthanasie volontaire » : « Le ministère de la Santé a débuté une consultation avec les régions pour l'application des dispositions données par le Conseil d'Etat ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Tino Chrupalla : "Nous sommes pour que la vaccination se fasse sur base volontaire."

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Allemagne.

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Tino Chrupalla, candidat de tête : "Nous sommes pour que la vaccination se fasse sur base volontaire. Une obligation de vaccination par la bande ne doit pas avoir lieu."

11/08/2021

"Droit du sol et débarquements, Salvini attaque."

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Italie. Revue de presse.

Le débat autour du pass sanitaire et du plan de vaccination fait toujours la Une de la presse italienne : « Pass sanitaire, l’étau se resserre » - Le ministère de l’Intérieur diffuse une note expliquant le rôle des restaurateurs lors des contrôles. Des sanctions allant jusqu’à la fermeture (La Repubblica), « Hospitalisations, les régions vacillent » - La Sicile et la Sardaigne pourraient passer en zone jaune. Contrôles sur les faux pass sanitaires » (Corriere della Sera), « Les vaccins pour les enfants en automne » - F. Locatelli (Comité scientifique) annonce le sérum pour les enfants âgés de moins de 12 ans. La Sicile pourrait passer en zone jaune dès le 16 ou le 23 août (Il Messaggero), « Pass sanitaire, chaos sur les contrôles » (Il Mattino).

La question migratoire, et notamment les critiques de M. Salvini (Ligue) à l’encontre de la ministre de l’Intérieur L. Lamorgese sur la gestion des arrivées, est mentionnée en Une et dans les pages intérieures « Salvini : Lamorgese est incompatible [avec ses fonctions] » - Dans sa lettre, le leader de la Ligue confirme la ligne dure de son parti (La Stampa), « Bras-de-fer aoutien entre Letta et Salvini » - Les arrivées augmentent mais le PD insiste sur le droit du sol (Il Giornale).

La motion de défiance contre le secrétaire d’Etat C. Durigon (Ligue), pour apologie du fascisme, proposée par le M5S et soutenue par les partis de centre gauche, est aussi citée : « Trois ministres contre Durigon » - Di Maio, Patuanelli et Bellanova souhaitent sa démission. Le quotidien lance une pétition pour demander à Draghi de remplacer le léguiste (Fatto Quotidiano).

Les JT couvrent essentiellement la nouvelle circulaire du ministère de l'intérieur sur le pass sanitaire, la poursuite des débats politiques entre la ministre de l'Intérieur et Matteo Salvini sur le droit du sol et les flux migratoires, la demande de démission du vice-secrétaire d'Etat au ministère de l'économie Claudio Durigon de la part du PD et du M5S, et enfin la démission du gouverneur de New-York Andrew Cuomo accusé d'agressions sexuelles.

LETTRE dans La Stampa de Matteo Salvini, chef de la Ligue « Débarquements, peu de rapatriements et beaucoup de victimes. Voilà pourquoi Lamorgese a failli » : « Cher directeur, j’ai lu avec attention les réponses de la ministre Lamorgese à votre journal hier et je crains que la personne qui ne ‘comprend rien’ à la question migratoire soit en réalité elle-même. Elle a demandé mes suggestions sur la question, je les donne depuis toujours et ce avec la crédibilité de qui a réussi en un an à diminuer drastiquement les débarquements de migrants de -79,6 % entre 2018 et 2019 et les morts en mer avec près de -95 % de cadavres en moins récupérés en Méditerranée. Nous avions une ligne claire : diminuer les tragédies en mer et défendre les frontières. Nous avions supprimé l'aberration des permis humanitaires à entrer dans les eaux territoriales italiennes, augmenté la possibilité de maintenir les clandestins dans les centres permanents en attente d’expulsion. De son côté, la ministre Lamorgese a ignoré la gravité de la situation jusqu’à maintenant. Elle a tenu en haleine les italiens concernant un accord européen qui n’est jamais arrivé, modifié en pire les décrets sécurité, accueilli à bras ouverts les ONG au Ministère de l’intérieur, augmenté les coûts de l’accueil des migrants. Et cerise sur le gâteau, elle relance la proposition d’une loi sur le droit du sol. Mais je rappelle qu’avec la loi actuelle nous sommes avec l’Allemagne le pays qui inaugure le plus de nouveaux citoyens en Europe chaque année. Imaginez le message que nous lancerions alors aux passeurs en Tunisie, qui vit une grave crise démocratique. Et puis je considère que c’est discriminatoire, pourquoi penser au droit du sol pour les athlètes et pas pour les ouvriers ou les serveurs ? Je suis prêt à discuter de tout avec Lamorgese, mais je crains que comme d’habitude ses propositions et ses annonces resteront lettre morte. »

ARTICLE La Repubblica « Droit du sol et débarquements, Salvini attaque. Lamorgese : c’est le Parlement qui décide » : « Ce ne sera donc pas le gouvernement qui prendra l’initiative sur le droit du sol. Après avoir invité à une ‘synthèse politique’, la ministre de l’intérieur précise : ‘’C’est un sujet qui concerne strictement les activités parlementaires ‘’. Au-delà des critiques virulentes de Matteo Salvini, la gauche, Renzi et une large partie du M5S semblent prêts à mettre à jour la politique italienne face aux avancées de la société. Les JO ont montré en effet le visage d’un pays multiethnique, il serait donc temps de donner la citoyenneté italienne à tous les enfants d’immigrés nés en Italie et qui ont complété un cycle éducatif dans le pays. Pour Enrico Letta, secrétaire du PD, ‘’la réaction de Salvini est inacceptable. Le droit du sol n’a rien à voir avec la question migratoire, c’est une loi de civilisation fondamentale pour notre pays. Je propose que nous ouvrions une table de discussion au Parlement en automne’’ . En réalité, la bataille sur le droit du sol dure depuis 20 ans, elle a d’ailleurs failli être approuvée en 2017. Pour Giorgia Meloni c’est un ‘non’ catégorique ‘’Pour Fratelli d’Italia il n’y a aucune marge de négociation sur cette proposition proprement idéologique et insensée et qui n’a rien à voir avec les problèmes des Italiens’’ . Même ton de la part de Matteo Salvini de la Ligue. Mais en réalité, sur le papier, une majorité parlementaire en faveur d’une telle loi existe. »

ARTICLE, La Repubblica, G. Casadio « Pd, 5S et Leu pour la défiance contre Durigon ‘Un parc Mussolini est inacceptable’ » : Des nuages menaçants se profilent au-dessus de Claudio Durigon, secrétaire d’Etat à l’Economie (Ligue). Une partie de plus en plus importante de la majorité demande sa démission. Si elle ne vient pas, la motion de défiance pour septembre est déjà prête. Ce n’est pas seulement le PD, mais aussi le M5S, Leu et ceux d’Alternativa c’è (ex-M5S ndt). Ces mouvements sont accueillis par un silence glacial au sein de la Ligue, où l’on considère que cette controverse n’est qu’instrumentale et où l’on n’a donc pas l’intention de lui accorder plus d’importance. Mais que s’est-il passé ? L’ex-syndicaliste de droite Ugl (Union Générale du Travail ndt) s’est rendu à un comité mercredi dernier dans sa cité d’origine, Latina. Là, Durigon a proposé de changer le nom d’un parc public, de Falcone-Borsellino, en l’honneur des magistrats tués par la mafia sicilienne, en « parc Mussolini ». Non pas Benito, mais Arnaldo, son frère mort en 1931. Une façon de jouer des coudes avec le néofascisme local, bien implanté. Mais Durigon est dans l’œil du cyclone depuis qu’en avril dernier une enquête journalistique de Fanpage a révélé que le secrétaire d’Etat se vantait d’avoir nommé le général de la Garde des Finances qui enquête sur les fameux 49 millions d’euros de financement public qui se sont évanouis dans la Ligue. Sans aucun doute, la bévue estivale de Durigon, qui n’est en fait qu’un nouvel épisode attestant la proximité de la Ligue avec l’extrémisme, finira par regarder Mario Draghi. »

ARTICLE, La Repubblica, « Sondages, alarmes à droite à Milan, Naples, Bologne. Le PD se maintient à Rome et Turin » : « Le problème des candidats de la droite dans les grandes villes est apparu clairement avec les premières nominations de candidats civils par Salvini et Meloni, après un bras de fer de plusieurs mois. Les doutes sur le fait qu’ils soient adaptés à leur rôle, notamment à Rome, Milan et Naples, sont renforcés par le début de leur campagne respective. Cela est maintenant confirmé par un sondage : des signaux inquiétants arrivent de Milan et Naples, où la coalition de droite connaît un mauvais départ par rapport à la gauche : à Milan, le maire sortant Beppe Sala est crédité de 44 à 48% des intentions de vote contre 40 à 44% pour Luca Bernardo. C’est encore plus flagrant à l’ombre du Vésuve : l’alliance de Gaetano Manfredi, qui oscille entre 42 et 46%, se détache de la droite de Catello Maresca qui plafonne entre 27 et 31%. Même dans les deux villes où la droite a l’avantage, il y a des signes d’appréhension, notamment à Rome : si la course d’Enrico Michetti semble prendre son essor (entre 31 et 35%), le mérite en revient plutôt à la division du camp adverse qu’au candidat. Il affrontera Roberto Gualtieri au second tour (23-27), fort de la présence du PD à Rome. Même discours à Turin : l’homme d’affaires Paolo Damilano est le favori (entre 42 et 46%), mais son concurrent de gauche, Stefano Lo Russo, le suit de quelques points (39-43). »

ARTICLE Corriere della Sera d’ E. Marro « Revenu  de citoyenneté, 36 % des bénéficiaires sont des familles au-dessus du seuil de pauvreté » : « Si on supprime le revenu de citoyenneté, l’Italie redeviendrait l’unique pays européen à ne pas avoir de mécanisme de lutte universelle contre la pauvreté. C’est probablement pour cela que Mario Draghi a affirmé ‘’partager l’importance de maintenir cette mesure’’ . Selon les données de l’ISTAT (Institut national des statistiques), d’ailleurs, ce mécanisme a permis de réduire ‘’l’intensité de la pauvreté absolue’’ . Mais cela ne signifie pas pour autant que le Revenu universel italien fonctionne bien. En effet, le nombre de familles en situation de pauvreté absolue est passé de 4,6 à 5,6 millions. Aujourd’hui, le chèque d’environ 551 euros par mois arrive à 3 millions de personnes, mais seulement 44 % des familles pauvres reçoivent cette somme et 36 % des bénéficiaires sont en réalité au-dessus du seuil de pauvreté. C’est bien les critères d’accès à cette mesure qui posent problème : ils favorisent les personnes vivant seules plutôt que les familles nombreuses, la règle des 10 ans de résidence en Italie exclut de fait les familles d’immigrés qui sont les plus pauvres. De plus, les contrôles n’existent pas. Mais surtout la promesse de diriger les bénéficiaires vers l’activité est un échec, et pas seulement à cause de la pandémie. Principalement parce que la population concernée est inactive (personnes jeunes, handicapés ou problèmes d’inclusion) et aussi parce que beaucoup d’entre-eux préfèrent travailler au noir pour cumuler les sources de revenu. Que faire donc ? ‘’Il faut corriger le mécanisme, le rendre plus ciblé et permettre une vraie intégration dans le monde du travail ‘’ explique Cristiano Gori, membre du comité de réflexion voulu par le ministre du travail Orlando. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

10/08/2021

"Lamorgese – Salvini, dispute sur le droit du sol."

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Italie. Revue de presse.

Le débat sur le droit du sol pour les jeunes athlètes n'ayant pas la nationalité italienne, lancé par le président du comité olympique G. Malagò et soutenu par la ministre de l'Intérieur : « Lamorgese (Indépendante) : le droit du sol aussi pour ceux qui n'ont pas remporté de médailles d'or » - la ministre explique : Salvini ne comprend pas l'urgence migratoire (La Stampa), « Pass, migrants et droit du sol, Lamorgese rêve » - Salvini critique la ministre de l'Intérieur (Il Giornale).

Le versement de la première tranche des fonds européens par Bruxelles pour le Plan de Relance italien : « Les devoirs des ministres » - Le Palais Chigi adresse une lettre à tous les ministères pour que les délais prévus par le Plan de relance national soient respectés (La Repubblica).

ENTRETIEN La Stampa de Luciana Lamorgese, ministre de l’intérieur « L’urgence des flux migratoires est factuelle, mais Salvini ne la comprend pas. Je suis prête à le rencontrer » : « Il n’y a aucune invasion mais les chiffres sont en augmentation. Le thème des flux migratoires est complexe, il faut rappeler que les mois de juillet et d’août sont traditionnellement des mois de fortes arrivées. De plus, les pays d’où arrivent les migrants sont en crise : la Tunisie n’a plus de gouvernement et en Libye la situation est grave, nous ne savons pas si les élections prévues en décembre se tiendront. Sur ces questions, Mario Draghi a demandé un engagement européen pour financer les pays d’Afrique du Nord, car la question migratoire ne se réglera pas en plaçant des militaires au milieu de la mer. Nous cherchons à renforcer les couloirs humanitaires, en transformant l’immigration irrégulière en régulière. Sur le traité de Dublin, le semestre allemand à la tête de l’UE n’a pas réussi à surmonter les désaccords des 27. Il faut continuer à travailler pour ne pas pénaliser les pays d’Europe du sud. Sur le droit du sol, la question est sérieuse. Nous ne pouvons pas nous en rendre compte seulement quand nos athlètes gagnent des médailles, j’espère qu’il y aura une synthèse des partis politiques sur ce sujet. Sur le pass sanitaire, les restaurateurs doivent contrôler le pass, pas les pièces d’identité. Les forces de l’ordre se chargeront d’effectuer des contrôles aléatoires. La situation du TGV Lyon-Turin est sous contrôle, les travaux ne s’arrêteront pas. »

ARTICLE Corriere della Sera « ‘Trouvons une synthèse’, ‘Elle délire’ : Lamorgese – Salvini, dispute sur le droit du sol » : « En quelques heures deux fronts se sont ouverts entre la ministre Luciana Lamorgese et Matteo Salvini, chef de la Ligue : droit du sol et flux migratoires. Après s'être dite ouverte à une ‘synthèse politique’ entre les partis sur la question ‘sérieuse’ du droit du sol, la ministre de l’intérieur s’est attirée la fureur de Salvini : « Au lieu de délirer sur le droit du sol, la ministre devrait contrôler qui arrive illégalement dans notre pays. Il y a des dizaines de débarquements organisés par les passeurs sans que le ministère de l’intérieur ne bouge un doigt ». Au sein de la Ligue on ne veut pas entendre parler de la question du droit du sol et on attaque la relance du secrétaire du Parti Démocratique Enrico Letta : « il vit sur une autre planète ». Mais la ministre reste ferme « on pourrait parler d’urgence si tous les migrants arrivés en Sicile devraient y rester. Or ce n’est pas le cas, après leur quarantaine ils sont distribués sur tout le territoire ». Sur ce thème le centre-droit est compact, Forza Italia demandant ‘une action concertée de l’UE sur la gestion des flux migratoires’, et Giorgia Meloni réclamant ‘un bloc naval immédiat’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

09/08/2021

Silvio Berlusconi : "Nous ferons le parti de centre droit." 

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Italie. Revue de presse.

Le débat politique autour du pass sanitaire est également cité : « Vaccins, le plan pour les jeunes » - ‘’Figliuolo annonce une voie rapide pour les jeunes sans réservation préalable » (Corriere della Sera), « Landini prévient Draghi : il ne faut pas sanctionner les travailleurs » - Entretien du dirigeant du syndicat CGIL sur le pass sanitaire (La Repubblica), « Le pass sanitaire fait du bien au tourisme » - Les plages pleines comme en 2019 (Il Messaggero).

Enfin, le versement de la première tranche des fonds européens à l’Italie, dans le cadre du Plan de Relance national, fait la Une du quotidien turinois « L’UE verse 25 milliards à l’Italie » - La première tranche du Plan national de relance sera utilisée aussi pour le numérique. Mattarella : une aide importante depuis Bruxelles (La Stampa).

ARTICLE La Repubblica de Ilvo Diamanti « Homme de garantie et faisant autorité. Voilà pourquoi désormais Mattarella plaît à tous » : « Depuis quelques jours a commencé le ‘semestre blanc’, synonyme de stabilité politique même si les tensions et les différents de multiplient entre et au sein des partis. Puisqu’à l’opposition il n’y a que Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, les confrontations se concentrent à l’intérieur des partis, et ce sur des thèmes de la plus haute importance (justice, Zan, pass sanitaire…). Toutefois, la majorité tient et se resserre autour des deux Présidents. Et les Italiens se retrouvent à soutenir massivement les deux têtes de l’exécutif. D’abord, le Président de la République, Sergio Mattarella, qui frôle les 70 % d’opinions favorables. Sa cote de confiance a en effet régulièrement augmenté pendant son mandat, car il a joué son rôle de manière non pas autoritaire mais faisant autorité. Sa popularité a augmenté lors de la pandémie, et puis surtout lors de la nomination de Mario Draghi à la tête du gouvernement. Cette popularité traverse tous les partis politiques, tous les âges, toutes les régions du pays, même la majorité des électeurs de la Ligue et de Fratelli d’Italia. Et il est difficile de séparer l’image de Mattarella de celle de Draghi, qui partagent bien un style de gouvernement aux antipodes des tendances de notre époque. Une situation qui montre que tout a changé au niveau des partis : aucun ne domine véritablement. Fratelli d’Italia est le seul en croissance, et selon les sondages pourrait arriver devant tout le monde aux prochaines élections. Le M5S verrait ses voix diviser de moitié par rapport à son résultat de 2018 et le PD n'arrive pas réenclencher la marche avant. C'est pour toutes ces raisons que l'Italie ressemble aujourd'hui à une République « bi-présidentielle » guidée et orientée par deux figures que sont Mattarella et Draghi. Mais dans 6 mois, lorsque Mattarella aura conclu son mandat, Draghi pourrait se retrouver bien seul face à des partis désorientés et sans leaders »

ENTRETIEN, La Stampa, de Silvio Berlusconi, ancien président du Conseil et dirigeant de Forza Italia « Nous ferons le parti de centre droit » : « ‘’ Si j’étais un restaurateur, je suivrais les lois de l’Etat, même si je n’étais pas d’accord. Mais en l’occurrence, je les partage entièrement. Je suis plutôt pour la persuasion et pour convaincre que les vaccins représentent l’instrument essentiel et fondamental dans la lutte contre la Covid. Les relations avec Mario Draghi sont excellentes. J’ai été par ailleurs celui qui l’avait indiqué d’abord pour la Banque d’Italie, puis pour la BCE et j’ai été le premier à le vouloir à la tête de ce gouvernement. En général, le Président de la République doit être l’expression de la collectivité nationale et pas d’une partie politique. Il doit être le garant. Vingt-sept années de centre-droit, fondées sur des valeurs et des programmes communs, ne peuvent être annulées parce que nous nous sommes divisés sur un choix spécifique [le soutien au gouvernement Draghi, ndt.], aussi important soit-il. Le centre-droit, que j'ai fondé, est inscrit dans le cœur des Italiens. Nous nous présenterons unis avec un programme commun aux prochaines élections, nous les gagnerons et nous gouvernerons bien pour de nombreuses années à venir. [Après l’entrevue avec Giorgia Meloni, ndt.] Je suis très optimiste. J’ai réalisé des projets que la plupart considérait impossibles. Forza Italia aura un rôle essentiel aussi au sein du parti unique, une fois qu’il sera formé. Il est très difficile de combler le vide que laissera Mme Merkel dans la politique européenne. Une chose est sûre : l’Europe et l’Occident souffrent d’une carence de leaderships forts et prestigieux. Il faut une Europe avec une politique étrangère et une Défense commune. Pour cela, il faut un leadership de haut niveau politique’’.»

ENTRETIEN Il Fatto Quotidiano de samedi, de Giuseppe Conte, dirigeant du Mouvement 5 étoiles « En 2023 une campagne électorale pour changer la loi Cartabia » : « ‘’La nouvelle équipe dirigeante du M5S arrivera en septembre. Ce sera le témoignage d’un grand renouvellement, avec une centaine de nouvelles figures. Avec Beppe Grillo, les tensions appartiennent au passé, nous avons tous deux à cœur le bien du Mouvement. Il n’y aura pas d’aile pro-gouvernement et d'aile anti-gouvernement, nous allons tous travailler pour collaborer loyalement avec le gouvernement de Mario Draghi. Le M5S, grâce au renforcement de son leadership, se fera entendre plus efficacement. C’est déjà arrivé sur la justice : grâce à notre intervention la réforme a été améliorée. Sur le revenu universel j’ai entendu de la part de Draghi un soutien à cette mesure de protection sociale. D’ailleurs l’intervention massive de l'État dans l’économie que mon gouvernement a lancé n’est pas du tout remise en cause par le gouvernement actuel, bien au contraire. J’espère que pour l’élection du prochain Président de la République il n’y aura pas de majorités préalables. Mattarella est une personnalité de grande sagesse politique et institutionnelle, mais nous sommes encore dans une phase prématurée. Tenter d’entraver l’action de Draghi montre aussi que certains ont des finalités de très court horizon’’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

08/08/2021

Matteo Salvini à vélo.

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Italie. Le dirigeant de la Ligue Matteo Salvini a fait ce dimanche du vélo avec sa compagne.

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Giorgia Meloni :"Bon dimanche patriotes".

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Italie. Giorgia Meloni :

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"Bon dimanche patriotes"

07/08/2021

Article de Demokracija : le Premier ministre slovène Janša : aucune institution de l'UE n'a le droit d'imposer à un État membre quelque chose qui contredit sa constitution.

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Article de Demokarcija

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Janez Janša

Le Premier ministre slovène Janez Janša parle de l'héritage communiste du système judiciaire de son pays dans une interview accordée à l'agence de presse polonaise PAP. Il a déclaré qu'aucune institution de l'UE n'a le droit d'imposer aux États membres des règles qui contredisent leur constitution. Son interview a été publiée par Wpolityce.pl.

PAP : Les politiciens européens vous critiquent pour vos déclarations sur la situation du système judiciaire dans votre pays. À votre avis, quelle est la cause du problème ?

Janša : Mon expérience du système judiciaire est différente de celle de nombreux politiciens européens qui me critiquent pour mes déclarations mais ne connaissent pas la situation en Slovénie. J'ai été prisonnier politique deux fois. Non seulement dans un régime non démocratique, mais aussi en 2014 - dans une démocratie, lorsque j'ai été emprisonné par la justice slovène sur la base d'un procès politique fictif peu avant les élections parlementaires. J'ai été accusé d'avoir influencé des personnes inconnues à un moment et d'une manière inconnus et d'avoir reçu une promesse inconnue de gain financier. La Cour constitutionnelle a ensuite annulé à l'unanimité ce processus politique installé.

Il y a trente-deux ans, lorsque j'ai été condamné et emprisonné par un tribunal militaire après une grève de la faim d'une semaine, on m'a apporté dans ma cellule le code de procédure pénale et le code pénal de la République socialiste fédérative de Yougoslavie et de la République socialiste de Slovénie. Dans l'introduction d'un de ces livres, je lis que le système judiciaire est un instrument pour la mise en œuvre du programme du parti communiste et que le droit pénal est un instrument pour la destruction de l'ennemi de classe. Le fait que le droit pénal soit un instrument de destruction de l'ennemi de classe n'était pas seulement écrit, mais était un principe effectivement mis en œuvre dans l'ex-Yougoslavie et toutes ses républiques à cette époque. C'est ainsi que le régime communiste traitait ses opposants et intimidait le peuple. Il a détruit les vies, les familles et les carrières de milliers de personnes. Il ne s'agissait pas d'une erreur judiciaire, mais d'un système visant à détruire les opposants politiques.

Il faut reconnaître que dans les premières années qui ont suivi l'indépendance, la Cour constitutionnelle slovène a fondamentalement modifié la conception du rôle du droit pénal et du pouvoir judiciaire dans un système à parti unique, tant sur le plan théorique que sur le plan de la pratique. La plupart des dommages causés aux groupes et aux individus, et bien sûr aux survivants, ont été réparés. Entre-temps, la Cour constitutionnelle slovène a fait beaucoup, reconnaissant l'ancienne police secrète politique comme une organisation criminelle et annulant de nombreux procès politiques. La Slovénie semblait devenir de facto un pays qui respectait la séparation tripartite des pouvoirs et remplissait réellement les critères de Copenhague pour l'adhésion à l'UE.

Puis des fosses communes ont commencé à être découvertes - plus de 700 à ce jour - avec des preuves directes que des dizaines de milliers de personnes étaient mortes après la Seconde Guerre mondiale. Les autorités communistes ont dissimulé ces crimes au public national et étranger. Même si les gens étaient au courant, ils avaient peur de s'exprimer. Ils n'en parlaient même pas entre eux, et encore moins en public. La peur a toujours été un outil d'oppression utilisé par l'ancienne élite communiste pour maintenir ses privilèges et son pouvoir. Malgré les faits horribles et les nombreuses fosses de cadavres où reposent depuis des décennies les restes de jeunes et de vieux, d'hommes et de femmes et même d'enfants sauvagement assassinés, pas un seul criminel n'a été inculpé par les tribunaux et les procureurs slovènes.

Pendant notre lutte pour l'indépendance, l'ancien service de comptabilité sociale a déposé plus de 700 plaintes pénales pour la privatisation incontrôlée qui a eu lieu à grande échelle à cette époque. Toutefois, les procureurs et les tribunaux slovènes n'ont mis personne derrière les barreaux, et les personnes condamnées ont ensuite été graciées par le président de la République. Les héritiers des anciennes autorités communistes ont tout simplement dissous les bureaux afin de faire diversion et de créer un fait accompli.

Au milieu de la période de transition, les choses ont pris la direction opposée aux débuts prometteurs de l'indépendance. En l'absence de lustration, tous les juges du régime précédent qui avaient commis de graves violations des droits de l'homme sont restés dans le système. Des criminels qui devraient être tenus responsables de leurs crimes sont toujours en liberté. En raison de la longueur des procès, de nombreuses personnes ne voient pas que les injustices dont elles ont été victimes sont réparées.

Bien que la Slovénie ait le plus grand nombre de juges par habitant parmi les États membres de l'UE, le système judiciaire a une mauvaise réputation et la confiance de la population dans le système judiciaire est faible. Ailleurs, les peines sont prononcées en public. Jusqu'à récemment, il était interdit de filmer et de photographier les juges en Slovénie. Aujourd'hui, c’est autorisé, mais strictement réglementé - la société n'a pas accès aux jugements définitifs, les procédures prennent des années et le système judiciaire est rempli de bureaucratie. Il est difficile de parler de procès impartial ou d'apparence d'impartialité quand on voit des juges se parer de symboles totalitaires - même lors d'événements qui sympathisent ouvertement avec l'idéologie de l'ancien régime.

Je considère qu'il est de mon devoir et de ma responsabilité d'attirer l'attention sur les déviations inacceptables de ce qu'un État démocratique doit garantir à ses citoyens. L'État de droit, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et la dignité humaine sont les fondements de toute société démocratique. Nous pouvons prétendre que tout va bien. Toutefois, les déviations dans ces domaines finiront par entraîner toutes les anomalies sociales et systémiques et les violations des droits. Plus nous resterons dans un monde virtuel où tout semble aller bien, plus le prix à payer sera élevé.

PAP : Le système judiciaire slovène a-t-il été contrôlé d'une quelconque manière depuis la chute du communisme ?

J.J. : Non. Cependant, en 1994, une nouvelle loi sur le service judiciaire a été adoptée, qui stipulait que les personnes ayant violé les droits de l'homme en tant que juges dans le système précédent ne pouvaient être nommées à des postes permanents. Le Conseil judiciaire n'a utilisé cet article qu'une seule fois. Dans tous les autres cas, elle a déclaré qu'elle ne pouvait constater aucune violation de cet article de loi par les candidats proposés pour des postes permanents. Et ce, malgré le fait que des jugements ou des actes d'accusation publiés prouvent le contraire. Des livres ont été écrits et des documentaires réalisés à ce sujet.

PAP : Est-ce toujours d'actualité ?

J.J. : Bien sûr. Le principal problème est que le changement de système a créé un système de citoyens de première et de deuxième classe, ainsi qu'un système qui protège les privilèges de l'élite, dans lequel le pouvoir judiciaire joue malheureusement aussi un rôle important. L'établissement de l'égalité devant la loi est essentiel au fonctionnement normal d'un État démocratique. Lorsque la société slovène, le parquet et les tribunaux commenceront à traiter certaines personnes connues de la société slovène et considérées comme intouchables de la même manière que tout le monde, c'est-à-dire comme des citoyens de seconde zone, nous pourrons dire que nous avons fait un pas important vers l'État de droit.

Je regrette que certains politiciens européens s'appuient sur la désinformation au lieu de voir par eux-mêmes la situation du système judiciaire slovène. La Cour européenne des droits de l'homme a estimé que le système judiciaire slovène avait violé les droits de l'homme et prononcé des peines injustes, dont certaines ont même été prononcées par des juges qui ont ensuite été poursuivis pour cela par le même système judiciaire. Le deuxième problème est la continuité idéologique du régime communiste, qui se poursuit dans le système judiciaire jusqu'à aujourd'hui par le biais de l'utilisation du personnel. Par exemple, les juges peuvent être photographiés portant le symbole totalitaire, l'étoile rouge, lors des conférences du parti et n'essaient même pas de paraître impartiaux. Jusqu'à récemment, le président de la Cour suprême était le juge (Branko Masleša) qui a prononcé la dernière condamnation à mort dans la Slovénie communiste. Dans une affaire au moins, le même juge a empêché la poursuite d'une personne qui avait tiré sur un réfugié d'Europe de l'Est.

Le système judiciaire slovène n'a aucun problème à nommer des personnes qui n'ont jamais travaillé dans le système judiciaire pour les postes de juges les plus élevés. Il est donc difficile d'écouter les juges lorsqu'ils se plaignent des critiques, alors que d'autre part, il est plus probable que les victimes d'erreurs judiciaires meurent plutôt que de recevoir un verdict qui révise l'erreur. Non seulement en ex-Yougoslavie, mais aussi dans la République indépendante de Slovénie, des familles, des carrières et des moyens de subsistance sont détruits par un tel système judiciaire.

PAP : Quelle est votre idée de la réforme ?

J.J. : Le droit à un procès indépendant est garanti par la Constitution slovène et la Charte des droits fondamentaux de l'UE. Le respect de ce droit procédural universel ne devrait donc pas dépendre de l'histoire ou du système social d'un pays particulier. Toutefois, ce droit n'est pas une fin en soi, mais vise à garantir efficacement deux autres droits de l'homme : le droit à un procès sans retard excessif et le droit à un recours effectif. Cela signifie que la justification de la protection de l'indépendance formelle des juges dépend de la capacité du système judiciaire d'un État particulier à garantir la protection de ces deux droits. Conformément au principe de subsidiarité, cela ne peut être décidé que par l'État membre concerné, qui procède à une analyse complète du fonctionnement du système judiciaire sur la base de cas concrets. En effet, si le système judiciaire d'un pays n'est pas en mesure de fournir les garanties procédurales constitutionnelles de base, le législateur est constitutionnellement obligé d'adopter les réformes appropriées pour améliorer le fonctionnement du système judiciaire. La Cour constitutionnelle slovène suit l'exemple de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, qui reconnaît qu'il n'existe pas de séparation absolue des pouvoirs et qu'un pouvoir dans son ensemble ne peut fonctionner que s'il existe un système de freins et de contrepoids entre ses branches, de sorte qu'une branche puisse influencer une autre dans la mesure nécessaire à l'exercice effectif de ses droits constitutionnels et à la protection de la liberté individuelle.

L'accord de coalition a identifié la réforme du système judiciaire comme l'une des priorités de l'actuel gouvernement slovène. L'objectif de la réforme est d'améliorer le fonctionnement et l'efficacité des tribunaux ainsi que la dotation en personnel du système judiciaire et des tribunaux.

Cependant, la réforme judiciaire ne peut être menée uniquement aux niveaux judiciaire, exécutif et législatif. En particulier, le système judiciaire slovène devrait développer une capacité de réflexion sérieuse et d'autocorrection. La publication, voire la diffusion, des jugements directement sur Internet renforcerait la confiance dans le système judiciaire et améliorerait sa réputation. La publication des dossiers des tribunaux et la garantie que les juges sont systématiquement tenus responsables de leurs décisions apporteraient de la transparence et permettraient au public de surveiller le système. Le pouvoir judiciaire devrait analyser sérieusement le paquet législatif slovaque visant à réformer le système judiciaire slovaque et faire des propositions à cet égard. La Slovénie est confrontée à des défis très similaires à ceux de la Slovaquie en matière de réforme du système judiciaire.

PAP : L'approche consistant à défendre formellement l'indépendance des juges dans les anciens pays communistes - comme le fait la Commission européenne - sans enquêter de manière approfondie sur la situation est-elle appropriée ? Dans le même temps, la Commission ne critique pas le fait que l'Espagne, par exemple, a œuvré pour une réforme judiciaire.

J.J. : La génération à laquelle j'appartiens sait ce qu'était la vie du côté défavorisé du rideau de fer. La plupart des collègues auxquels je parle dans l'UE sont nés dans des pays traditionnellement démocratiques, il leur est donc difficile de comprendre ce qu'était la vie ici. Il m'a fallu un certain temps pour leur expliquer comment le régime communiste fonctionnait dans l'ex-Yougoslavie et que la liberté, la démocratie et les tribunaux équitables ne devaient pas être tenus pour acquis. Les gens doivent se battre pour eux. Il leur est également difficile de comprendre que trente ans après l'introduction du changement démocratique, les vestiges de l'ancien régime communiste en Slovénie sont bien vivants et bien réels. C'est pourquoi je dis toujours qu'il faut se battre chaque jour pour la liberté et la démocratie. D'autres collègues des pays de l'ancien bloc communiste ont vécu des expériences similaires.

Beaucoup, à Bruxelles et ailleurs, n'ont aucun souvenir historique de l'ère totalitaire et du système judiciaire de l'époque. La résolution 1096 adoptée par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe montre que les vieilles structures et les vieux schémas de pensée doivent être brisés et dépassés. Beaucoup ne comprennent pas l'histoire, les spécificités culturelles et politiques des pays qui ont rejoint l'UE depuis 2004, et certains ne considèrent même pas qu'il soit nécessaire de les comprendre. Cela les empêche de comprendre la situation réelle. Que faut-il pour vaincre le totalitarisme et quels sont les défis à relever ? L'UE doit comprendre qu'une solution unique ne fonctionne pas et ne peut pas fonctionner. Nous avons un objectif commun, mais les moyens d'y parvenir doivent être différents si nous voulons que tout le monde y parvienne, car les points de départ sont différents.

PAP : Nous assistons actuellement à un conflit entre les institutions de l'UE et les Etats membres sur la primauté du droit européen. Comment décririez-vous la nature de ce problème et comment le résoudriez-vous ?

J.J. : Le droit communautaire prévaut sur le droit national, mais il ne prévaut pas sur la constitution d'un État membre. Aucune institution de l'UE n'a le droit d'imposer à un État membre quelque chose qui est contraire à sa constitution. En cas de problème avec la loi ou la situation dans un État membre, la Commission européenne peut lancer des mécanismes et des procédures juridiques. Cela a toujours été le cas. Enfin, il y a toujours une décision juridique que nous devons tous respecter et suivre.

Les récents développements concernant les tensions liées au respect du droit communautaire sont inquiétants et appellent une réponse sérieuse et responsable de la part des dirigeants de tous les États membres. Il est de notre responsabilité commune d'avoir une conversation approfondie, pour laquelle nous devons toujours trouver le temps de comprendre la situation historique et les positions de départ de chaque État membre, afin de trouver les meilleures solutions pour les Européens et surtout pour l'avenir de l'UE. La Slovénie, en tant que pays assurant la présidence de l'UE, ne veut pas faire partie de nouvelles divisions en Europe, quelle qu'en soit la raison. Je pense que la majorité des États membres de l'UE sont d'accord avec cela. Il y a eu trop de divisions de ce type dans l'histoire. L'Union européenne a été fondée à l'origine pour répondre à l'unité et à la cohésion des pays européens, afin de contrer les désaccords et les divisions qui ont déjà fait des ravages dans l'histoire du continent. En cette période de défis et de recherche de réponses pour l'avenir de l'Union, les États membres doivent toujours pouvoir se référer à ces valeurs originales et fondamentales.

Notre objectif est une Europe unie, libre et en paix avec elle-même. Une Europe qui peut étendre à ses voisins cet espace de liberté et ces normes élevées de protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Plus cette zone est étendue, plus nous sommes en sécurité et plus notre succès est grand.

Cet article est paru en premier sur DEMOKRACIJA, notre partenaire de la COOPÉRATION MÉDIA EUROPÉENNE.

(https://demokracija.si/fokus/premier-jansa-za-pap-nobena-...)

06/08/2021

"Green Pass : critiques de Salvini et de Meloni face aux dernières décisions."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne titre ses Unes sur l’adoption en Conseil des ministres des nouvelles mesures imposant le pass sanitaire pour les enseignants, les usagers des transports de longue distance, ainsi que pour les clients des restaurants. « Pass sanitaire, le tour de vis sur l’école » - L’obligation pour les enseignants et les étudiants universitaires à partir du mois de septembre. Le pass sera obligatoire à partir de ce vendredi pour accéder à l’intérieur des bars et des restaurants (Corriere della Sera), « Le pass sanitaire obligatoire pour les professeurs. Draghi ne cède pas à la Ligue » (La Repubblica), « La ligne dure contre les professeurs s’opposant aux vaccins » (La Stampa), « Pass sanitaire et école en présentiel » (Sole 24 ore), « Les professeurs sans pass sanitaire resteront chez eux » - Satisfaction des directeurs des écoles mais les syndicats protestent. (Il Messaggero), « Ecoles, l’échec du gouvernement » - Plusieurs aspects devront encore être affrontés. La Ligue battue par la rigueur du ministre Speranza (Fatto Quotidiano), « Le pass pour la liberté » - appel téléphonique entre Draghi et Salvini : feu vert à l’obligation du vaccin pour le personnel travaillant dans les écoles (Il Giornale).

Les JT couvrent essentiellement les nouvelles mesures sanitaires et l’adoption du Green Pass décidée hier en Conseil des Ministres, ainsi que les critiques de Salvini et de Meloni face à ces dernières décisions. Les inondations en Emilie-Romagne, en Lombardie et au Piémont sont également abordées, de même que les JO de Tokyo et la commémoration du bombardement d’Hiroshima.

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Guerzoni « Sur le pass sanitaire Draghi a stoppé aussi bien la Ligue que les plus rigoristes » : « En fin de journée, au Palais Chigi, la satisfaction est générale après l’approbation à l’unanimité du nouveau décret par le Conseil des ministres. La Ligue, qui avait déjà longuement bataillé contre le précédent décret, a cette fois-ci joué l’apaisement. ‘’Les léghistes ont été gentils’’, concède un ministre. Si Salvini doit gérer une partie de son électorat hostile à la vaccination et au pass sanitaire, la franche plus « rigoriste » (les ministres Speranza, Franceschini, Patuanuelli) voulaient voir un durcissement des mesures dès le 20 août. Mais Draghi n’a pas trouvé raisonnable de « faire sauter les vacances ». Aujourd’hui Draghi dira au revoir à la presse parlementaire avant de courtes vacances de deux semaines. L’occasion de vanter un bilan riche en premières avancées sur le front des réformes. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue « Pour nous, il était important de ne pas gâcher la période des vacances. Non aux restaurateurs-contrôleurs, l’autocertification est préférable » : «’’Par rapport aux hypothèses du début, je dois dire que je suis satisfait [du décret adopté par le Conseil des ministres]. Certains voulaient le pass sanitaire même pour nous faire aller aux toilettes. Je crois en revanche que nous avons réussi à éliminer pas mal de problèmes aux Italiens. Même l’association Federalberghi l’a dit : il sera possible de prendre le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner dans les hôtels sans devoir présenter le certificat vert et sans tests. C’est un point sur lequel nous nous sommes beaucoup battus. Nous avons réussi à éviter plusieurs complications pour ceux qui voyageront sur les moyens de transports en août. Jeudi, j’ai eu trois fois Draghi au téléphone. L’idée est d’arriver à la fin du mois d’août et de vérifier les chiffres. S’ils sont positifs, avec les hospitalisations et les soins intensifs sous contrôle, le décret pourra être modifié pendant sa conversion en loi en septembre et il sera ainsi possible d’éliminer les restrictions qui sont encore en vigueur. Nous avons présenté une série importante d’amendements. Ce qui était crucial pour nous, c’est de ne pas gâcher les vacances aux Italiens. Sur les vaccins obligatoires pour les enseignants, nous étions contre. Maintenant, l’obligation ne concerne que le pass sanitaire, ce qui signifie que le test suffira. C’est une bonne nouvelle de savoir que tous les enfants pourront rentrer en classe, vaccinés ou pas. Sur ce point, il n’y a pas de doutes. Nous sommes en train de travailler sur l’adoption de tests salivaires. Et la jauge pour les moyens de transport publics a été augmentée. Par rapport au chaos attendu, cela va nettement mieux. Le Quirinal ? En principe nous avons déjà notre candidat. J’ai eu Berlusconi au téléphone, il est en pleine forme. Concernant Draghi, je dis juste qu’en ce moment, pour l’Italie, il est utile en tant que Président du Conseil.’’»

PROPOS, Corriere della Sera, de Giuseppe Conte, candidat à la direction du Mouvement 5 Etoiles « Le M5S sera moins "personnalisé"» : « Dans l’attente de connaitre le résultat du vote en ligne des inscrits au Mouvement pour désigner le nouveau chef politique, G. Conte rencontre les parlementaires et tente de programmer les prochaines étapes de ses 5 Etoiles. Le leader veut effectuer une petite révolution par le biais de nouveaux équilibres internes : ‘’ Je pense à un Mouvement qui s'impose comme une force politique de masse, qui agit de manière chorale, dans lequel chaque membre élu ou inscrit ressent la possibilité concrète de participer à une grande entreprise commune. Un mouvement qui offre à chacun la possibilité d'exprimer ses talents et de mettre ses compétences au service de la communauté’’. ‘’ J'ai écouté attentivement les membres élus du Mouvement et j'ai découvert des ressources précieuses, pleines de compétences et d'idéaux, qui ont été trop longtemps cachées, et qu'il faut maintenant exploiter. Oubliez l'ère du personnalisme. Il s'agira d'un mouvement choral. Chacun doit se sentir partie prenante de ce projet’’. Outre les ténors tels Alfonso Bonagede, Chiara Appendino, Roberta Taverna ou Vincenzo Crimi, on évoque l’arrivée de Mario Turco et de Barbara Florida. Une chose est sûre, la ligne dure contre les rebelles sera bientôt adoptée :‘’ dans l'idée que je me fais du Mouvement, il y a la participation, la possibilité constante de confrontation et de dialogue, mais quiconque se trouve en dehors d'une ligne partagée résultant de processus décisionnels clairs et transparents doit alors se mettre de côté pour ne pas entraver la réalisation des objectifs politiques ambitieux que nous nous sommes fixés’’ ».

ARTICLE Il Messaggero « Les services secrets suivent la piste russe, Baldoni à la tête de la cyber-sécurité » : « Les services de renseignement italiens et le FBI ont ouvert l’enquête pour tenter de déterminer si, derrière l’attaque du système informatique du Latium, pourraient se cacher les intérêts d’un pays étranger. Les services secrets collectent actuellement toutes les données pouvant s’avérer utiles pour l’enquête. Jusqu’à présent, l’hypothèse la plus probable est que le groupe à l’origine de l’attaque serait russophone. Il reste désormais à déterminer si l’agression est d’ordre criminel ou commanditée par l’Etat : en d’autres termes, si les enjeux étaient économiques ou politiques. Toujours en matière de cyber-sécurité, Roberto Baldoni a été nommé hier à la tête de l’Agence nationale, laissant ainsi son poste de de vice-directeur de Dis (Département des informations pour la sécurité). C’est Alessandra Guidi, la préfet de Florence, qui le remplace dans cette fonction. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Article du Magyar Nemzet : Orbán à Fox News : l'immigration en Hongrie n'est pas un droit de l'homme.

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Article du Magyar Nemzet

"L'immigration en Hongrie n'est pas un droit de l'homme. Jamais. C'est notre pays. C'est une nation, une communauté, une famille, avec sa propre histoire, sa propre langue et ses propres traditions", a déclaré le Premier ministre Viktor Orbán au journaliste Tucker Carlson de Fox News dans une interview exclusive. 

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, l'un des hommes politiques de droite les plus en vue d'Europe, a récemment repris des propos tenus par le président américain Joe Biden lors de sa campagne 2020, dans lesquels ce dernier le mettait dans le même sac que des dirigeants autocratiques tels que le président biélorusse Alexandre Loukachenko et le président nord-coréen Kim Jong-un.

Biden avait également accusé en 2020 l'ancien président américain Donald Trump d'être ami avec "tous les gangsters du monde".

"Vous voyez ce qui se passe au Belarus, en Pologne, en Hongrie. Les régimes totalitaires sont en hausse dans le monde. Notre président actuel soutient des gangsters dans le monde entier", a déclaré Biden mot pour mot.

Viktor Orban a été le premier dirigeant européen à approuver la réélection de Trump. Trump a, à son tour, salué les politiques du Premier ministre hongrois en matière de sécurité des frontières et de lutte contre le terrorisme, ainsi que ses efforts pour protéger et soutenir les communautés chrétiennes dans le monde.

Dans une interview exclusive accordée à Fox News, M. Orbán a déclaré que M. Biden ne parlait pas hongrois et ne pouvait donc pas vraiment connaître la Hongrie et comprendre les enjeux lorsqu'il faisait des remarques telles que l'émergence d'un "régime totalitaire" en Hongrie.

"Quelqu'un qui ne parle pas notre langue et n'a qu'une connaissance très limitée de la Hongrie ne peut pas comprendre la situation des Hongrois, bien sûr, mais même dans ce cas, cette remarque sarcastique n'est pas justifiée. Vous savez, cette déclaration est en soi une insulte personnelle à tous les Hongrois", a déclaré le Premier ministre.

Il a ajouté qu'ils ne voulaient pas détruire les relations bilatérales entre les États-Unis et la Hongrie, qui sont "fondamentalement très bonnes".

"En dehors de la politique, tout va bien. Le problème, c'est que lorsque les libéraux sont au pouvoir à Washington, nous devons faire avec, car nous considérons les bonnes relations américano-hongroises comme une valeur, même si les Américains ne les voient plus aujourd'hui comme avant", a déclaré M. Orbán.

Orbán a également abordé le problème politique plus général selon lequel les politiciens de gauche comme M. Biden ne peuvent imaginer une idéologie alternative nationaliste ou conservatrice.

"Les libéraux occidentaux ne peuvent pas accepter qu'il existe une alternative nationale conservatrice au sein de la civilisation occidentale qui réussit mieux dans la vie quotidienne. C'est pourquoi ils nous critiquent. Ils se battent pour eux-mêmes, pas contre nous. Mais nous avons donné l'exemple qu'un pays fondé sur des valeurs traditionnelles, sur l'identité nationale et sur la tradition du christianisme peut réussir - parfois mieux qu'un gouvernement de gauche", a souligné M. Orbán.

Orbán a poursuivi : "M. Biden et le parti démocrate n'ont pas pu accepter le succès remporté par la Hongrie dans la défense de ses frontières avec la Serbie et la Croatie. Contrairement à ce que prétendent les démocrates, défendre la patrie et sécuriser les frontières n'a rien à voir avec la haine ou la xénophobie, a-t-il déclaré."

"La souveraineté nationale vient de Dieu et de la nature. Tout commence avec nous. C'est notre pays. C'est notre peuple. C'est notre histoire, notre langue. Nous devons renforcer nos frontières", a déclaré M. Orbán, ajoutant que personne ne peut dire que c'est un beau pays, que j'aimerais venir y vivre parce que la vie y est meilleure. L'immigration en Hongrie n'est pas un droit de l'homme. Ce n'est pas un droit de l'homme. C'est notre pays. La Hongrie est une nation, une communauté, une famille, avec sa propre histoire, sa langue et ses traditions."

"Si quelqu'un franchit la frontière hongroise sans l'autorisation de l'État hongrois, nous devons nous défendre et l'arrêter. Nous devons protéger notre propre peuple de tout danger."

"Il n'y a pas de droit humain fondamental qui garantisse que tout le monde puisse entrer dans le pays".

Orbán a déclaré qu'au cours de la crise des migrants, plusieurs pays européens avaient décidé d'ouvrir un nouveau chapitre de leur histoire, qu'il a appelé une "nouvelle société". Le premier ministre a ajouté qu'il s'agissait d'une société post-chrétienne et post-nationale dans laquelle différentes communautés se mélangent, et qu'ils ne savent pas quelles en seront les conséquences.

"Je pense que c'est une chose extrêmement dangereuse, et chaque nation a le droit d'accepter ou de rejeter ce danger. Nous, Hongrois, avons décidé de ne pas risquer la confusion dans notre société", a déclaré M. Orbán.

Le premier ministre a ajouté que la Hongrie est attaquée pour cette décision, qui est également la raison de sa mauvaise image personnelle. "Je suis traité comme un mouton noir dans l'Union européenne", a-t-il déclaré.

Interrogé sur les conséquences de l'acceptation des migrants pour l'Allemagne, Viktor Orbán a déclaré : "La diplomatie exige que l'on reste modéré, mais c'est la décision des Allemands. Ils ont pris le risque et ont eu ce qu'ils méritaient." Il a toutefois souligné qu'il tenait à ce que les Hongrois puissent décider eux-mêmes de la question de la migration.

Orbán a également déclaré que les libéraux avaient un problème avec le succès des États d'Europe centrale.

"Nous sommes en train de construire une société réussie sur le plan économique, politique, culturel et même démographique".

Il a ajouté que les États d'Europe centrale avaient obtenu leur succès d'une manière complètement différente de ce que les pays occidentaux attendaient d'eux.

"Les libéraux occidentaux ne peuvent pas accepter qu'il existe une alternative conservatrice nationale qui réussit mieux dans la vie quotidienne que la vision libérale. C'est pourquoi ils nous critiquent", a-t-il déclaré.

Concernant le soutien de la gauche américaine à une alliance d'opposition aux élections de printemps en Hongrie, le premier ministre a déclaré qu'il n'aurait pas pu imaginer il y a quelques années que "les anciennes forces politiques communistes et la droite antisémite formeraient une coalition et se présenteraient ensemble aux élections". M. Orbán s'est dit surpris que la communauté internationale ait "accepté cela si facilement", et il a été particulièrement surpris par l'attitude des États-Unis, ce qui était une expérience totalement nouvelle.

À la question de savoir s'il n'était pas inquiet d'une éventuelle ingérence internationale dans les élections hongroises, le Premier ministre a répondu : "Nous ne sommes pas inquiets car nous y sommes préparés. Bien sûr, la gauche internationale fera tout pour provoquer un changement de gouvernement en Hongrie, mais nous en sommes conscients et nous y sommes préparés. Nous savons comment relever le gant et comment nous défendre".

Tucker Carlson a passé plusieurs jours en Hongrie. Le présentateur, qui a été attaqué par la presse libérale ces derniers jours pour sa visite en Hongrie, participera à l'événement de développement des talents du Mathias Corvinus Collegium (MCC),, MCC Fest - Giving Talent a Voice à Esztergom le 7 août, où il donnera une conférence et tournera un documentaire sur la Hongrie avec son équipe. Carlson fera des reportages dans la capitale hongroise tout au long de la semaine pour Fox News.

Source : Magyar Nemzet

Cet article a d'abord été publié sur Magyar Nemzet, notre partenaire au sein de la COOPERATION MEDIAS EUROPEENS.

(https://magyarnemzet.hu/belfold/2021/08/orban-a-fox-news-...)

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Viktor Orbán et le  journaliste Tucker Carlson

05/08/2021

Les Démocrates suédois donnés premiers à égalité avec les sociaux-démocrates.

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Suède. Un sondage Sentio donne les Démocrates suédois premiers à égalité avec les sociaux-démocrates à 24 %.

04/08/2021

"Luigi Di Maio : "Pas de vagues. Qui menace le gouvernement coule la reprise du pays.""

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne titre sur les nouvelles règles concernant le pass sanitaire, notamment pour les transports et le personnel enseignant. Le conseil des ministres adoptera le décret d'ici jeudi.  « Le pass sanitaire pour  l'école et les déplacements » - La réunion en Conseil des ministres est prévue pour demain : le pass sera nécessaire pour les enseignants et pour les déplacements en avion, train et bus (Corriere della Sera), « Vaccins, la troisième dose aux personnes les plus fragiles » - La Ligue présente 900 amendements sur le pass sanitaire (La Stampa), « Le pass sanitaire nécessaire pour les professeurs, le personnel scolaire et pour les transports » (Il Messaggero),  « La Covid-19 fait plus de morts et d'hospitalisations qu'en 2020» - Le paradoxe malgré 60% de vaccinés (Il Fatto Quotidiano), « Les vacances en danger » - 15 millions sans le pass sanitaire  (Il Giornale).   

L'entretien du ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio fait la Une du quotidien Repubblica « La promesse de Di Maio : aucune menace pour le gouvernement de la part du M5S » - Il n'y aura aucune turbulence pendant le semestre blanc, cela irait contre les intérêts du pays » (La Repubblica). 

ARTICLE, Corriere della Sera M. Guerzoni « Le pass sanitaire sera obligatoire pour les enseignants et pour se déplacer en avion et en train » : « Dans le décret du gouvernement, on va vers l'obligation du pass sanitaire non seulement pour les transports mais aussi pour l'école (exception faite pour les étudiants). L'école représente la priorité absolue pour Draghi, pour assurer une rentrée en toute sécurité. La question sur le transport public local demeure ouverte. Le ministre de la Santé Speranza explique ''Il est possible d'y arriver de manière graduelle, mais procédons par étapes''. La ligne dure sur le pass sanitaire n'est pas appréciée par la Ligue, qui, hier, a déposé environ 900 amendements en commission Affaires sociales de la Chambre. La stratégie de Salvini – qui en a discuté hier avec Draghi – est de faire monter les enchères, voire de boycotter le pass sanitaire pour l'école. La rencontre au Palais Chigi avec les chefs de délégation et les dirigeants du comité d'experts (CTS) est prévue pour demain. Ensuite, le Président du Conseil et les ministres Gelmini et Speranza rencontreront les présidents des régions pour obtenir le feu vert aux nouvelles mesures. L'idée est de les insérer dans le prochain décret du Conseil des ministres qui entrera en vigueur à partir du 6 août. A partir de cette date, il faudra présenter le pass sanitaire pour se rendre dans les salles de restaurant (mais pas pour les clients des hôtels) et pour fréquenter les piscines, les salles de sport, les thermes, les cinémas, les théâtres, les salles de concert et les stades. Le passe sanitaire sera également nécessaire pour accéder aux meetings et aux congrès. Le Palais Chigi a reçu hier le ministre de l'Education P. Bianchi. L'idée est que cessent les cours à distance et que le passe sanitaire soit obligatoire pour le personnel scolaire - à l'instar de ce qui est prévu pour les médecins et le personnel soignant. Le gouvernement est en train de travailler afin de réduire le coût des tests rapides, qui pourrait passer de 22€ à 15€, voire à 10€. Demain, les ministres Orlando (Travail) et Speranza (Santé) rencontreront les syndicats pour une confrontation sur les protocoles et les vaccinations sur le lieu de travail. L'obligation du passe sanitaire professionnel ne devrait pas figurer dans le prochain décret : CGIL, CISL et UIL ont soulevé la possibilité que les employeurs puissent l'utiliser comme prétexte pour pouvoir licencier. Le dossier reste ouvert. » 

ARTICLE La Repubblica « Le gouvernement contre-attaque : vendredi sera lancée l’Agence pour la cybersécurité ». 

ENTRETIEN La Repubblica du ministre des affaires étrangères Luigi Di Maio « Pas de vagues. Qui menace le gouvernement coule la reprise du pays » : « Je ne vois aucun risque pour l’exécutif. Et je vous assure que dans le Mouvement nous faisons tous partie de la même communauté. Sur la situation en Libye notre premier objectif, la naissance d’un gouvernement d’unité nationale, a été remporté. Désormais, en vue des prochaines élections législatives du 24 décembre, il faut que le Parlement approuve une loi électorale et une nouvelle Constitution. Les forces politiques ont du mal actuellement à trouver une vision commune et l’Italie, avec l’ONU, cherche actuellement à aider ce processus. Sur la question de la gestion des flux migratoires, il y a une négociation pour la révision du memorandum of understanding qui prévoit une gestion conforme aux standards internationaux et qui se ferait dans le respect des droits humains. La fermeture des centres de détention est l’un des engagements pris lors de la Conférence de Berlin de la part des autorités libyennes. Mais quand nous parlons du memorandum, nous parlons de la relation bilatérale, qui ne suffit pas. Nous ne pouvons pas rester le seul état-membre de l’UE prendre en charge ces initiatives. » 

ARTICLE, Il Messaggero M. Ajello « Agence européenne pour la culture : le plan italien pour la transférer à Rome » : « La proposition de la Ligue est en train de se frayer un passage de manière transversale et l'intention est que tous les partis puissent la soutenir. C'est une idée qui est destinée à intéresser le gouvernement et qui pourrait arriver sur la table de Draghi et de plusieurs ministres. Il s'agit de transférer à Rome l'agence exécutive européenne pour l'instruction et la culture et qui gère les financements pour l'éducation, la culture, l'audiovisuel, le sport, la citoyenneté et le volontariat. Il s'agit clairement d'une institution importante et prestigieuse. Rome, qui a été choisie comme siège du G20 de la Culture, mérite bien d'obtenir le siège de cette autorité qui se trouve à Bruxelles et qui est dirigée par un Italien, le Romain Roberto Carlini. L'idée de transférer son siège à Rome serait tout-à-fait naturelle, du moment où Cinecittà est destinée à devenir le Hollywood européen, comme l'a dit Von der Leyen et comme ne cesse de répéter le ministre Franceschini. Pour ce faire, Cinecittà bénéficiera de 300 millions d'euros de fonds dans le cadre du Plan National de Relance. Cela renforcerait la centralité de la Capitale du point de vue national et international.»

(Traduction : ambassade de France à Rome)

03/08/2021

"Giorgetti : ‘’si Draghi est élu au Quirinal, des élections anticipées auront lieu’’."

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Italie. Revue de presse.

La cyberattaque contre le site Internet de la Région du Latium, lancée depuis l’étranger dimanche et lundi derniers, et les déclarations du Président N. Zingaretti (Parti Démocrate), déplorant une « situation très sérieuse » font la Une de la presse italienne, ce matin. « Le Latium pris en otage par les hackers » - Le site pour la réservation des vaccins est bloqué. Zingaretti : c’est un acte terroriste, nous ne paierons pas de rançons (Corriere della Sera), « Cyber-pirates, un chantage contre l’Italie » - Tous les sites de la Santé du Latium sont bloqués. Les hackers auraient agi depuis l’Allemagne (La Repubblica), « Les hackers ralentissent les vaccinations » - Attaque aux sites de la santé de la région, les réservations des vaccins sont bloquées. Zingaretti déplore une attaque terroriste (Il Messaggero), « Le virus des pirates infecte l’Italie » (Il Giornale).

L’adoption des deux premiers articles la réforme de la justice civile à la Chambre des Députés est également citée dans les pages intérieures.

Les JT couvrent divers sujets : l'attaque cyber contre la région du Latium, le vote de confiance remporté par le gouvernement à la Chambre des députés sur la réforme de la Justice, la décision de Mario Draghi de retirer le secret d'Etat sur les affaires 'Gladio' et 'Loge P2', la rencontre au Palais Chigi avec les syndicats sur le thème de l'extension du passe sanitaire au travail, dans les transports et écoles, l'augmentation des patients en réanimation en Italie due au variant Delta, et enfin les Jeux Olympiques de Tokyo où l'Italie a déjà remporté plus de médailles qu'à Rio en 2016.

ARTICLE La Stampa « Justice, mécontentements au sein des 5 étoiles, mais la réforme Cartabia (Indépendante) avance » : « Les deux maxi-amendements ont été votés au milieu de la nuit entre dimanche et lundi à la Chambre des députés. L’accord semble tenir et ce jusqu’au passage au Sénat prévu en septembre. Le chef du M5S Conte rassure la ministre Cartabia pendant la journée de commémoration de l’attentat de Bologne, en affirmant que l’accord tient, mais le soir on compte tout de même 13 absences dans les rangs du Mouvement. Voir le M5S uni jusqu’au bout semble difficile, car au sein du parti beaucoup déclarent leur « difficulté à voter une telle réforme ». Pour l’instant il n’y a pas de défections prévues à l’horizon, mais la menace de sanctions contre ceux qui voteront contre la réforme commence à être étudiée de près dans le siège du Mouvement. Mais si Giuseppe Conte est clair sur sa volonté de tenir le parti «compact », peu sont ceux qui lui conseillent de sanctionner les récalcitrants sur une réforme aussi symbolique, qui met de côté celle de Bonafede. »

ARTICLE Corriere della Sera M. Cremonesi : « Giorgetti : ‘’si Draghi est élu au Quirinal, des élections anticipées auront lieu’’. Sa rencontre de 40 minutes avec le leader de la Ligue » : « Giorgetti, vice-secrétaire de la Ligue et ministre du Développement économique, s’est exprimé sur la majorité gouvernementale, soulignant qu’elle « tenait de l’anomalie » et prévoyant des temps difficiles à l’issue de cette « état de grâce » que vit le pays, notamment au moment des élections présidentielles. Selon lui, cette majorité « ne tient pas de l’unité nationale mais s’est formé autour de Draghi, une personne physique », il lui manquerait donc la force de la légitimation populaire, offerte par des élections. Sa rencontre d’hier avec Salvini a aussi été l’occasion de discuter davantage de l’obligation de vaccination et du passe sanitaire. Un accord pourrait émerger à travers le compromis autour des tests antigéniques : Giorgetti propose de les « rendre gratuits ou de les faire à un prix raisonnable en pharmacie ».

ARTICLE Corriere della Sera : F. Caccia « ‘’Migrants : le premier ministre fera bouger Lamorgese (Indépendante) ’’. L’attaque de Salvini et le dépassement du seuil des 29 000 arrivées. » : « Salvini a dernièrement eu deux prises de positions polémiques, relatives à la question migratoire et à l’hypothèse d’un « droit du sol sportif ». Il s’est clairement opposé à cette seconde proposition après que celle-ci ait été évoquée par Giovanni Malago (président du comité olympique italien CONI), au lendemain de la victoire de Jacobs à Tokyo. D’autre part, il n’a pas hésité à critiquer ouvertement la politique migratoire menée par la Ministre Lamorgese, appelant à une réduction drastique des flux, qui concerneraient déjà environ 30 000 personnes arrivées cette année en Italie. « J’en ai parlé avec Mario Draghi », a-t-il annoncé hier, « le Président du Conseil est conscient que ce rythme ne peut être maintenu. C’est une question de sécurité’’. »

ARTICLE, La Repubblica, V. Nigro: « Nouvelle mission de Di Maio (M5S) en Libye : ‘’que personne ne tente de saboter les élections’’ » - Le ministre avec les dirigeants à Tripoli, Tobrouk et Bengazi. La ligne concordée avec l’ONU, l’Allemagne et la France : une loi électorale adoptée rapidement pour des élections en décembre ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Meloni dépasse le leader de la Ligue."

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2 août 2021 :

Italie. Revue de presse.

ARTICLE La Stampa du dimanche 1er août «Cote de popularité : Draghi demeure le plus populaire Meloni dépasse le leader de la Ligue – le ‘oui’ des Italiens sur la question de la troisième dose de vaccin » : « A l’aube du semestre blanc [ndr : six mois avant la nouvelle élection du Président de la République, celui-ci n’a plus le pouvoir de dissoudre les chambres], plus de 32 millions d’Italiens ont déjà achevé leur cycle vaccinal, soit environ 54% de la population. Plus largement, 64% de la population serait déjà partiellement protégée, tandis qu’environ 8% sont toujours convaincus de ne pas aller se faire vacciner et que 6% demeurent « sceptiques ». Côté politique, les intentions de vote sont plus que jamais serrées, avec trois partis affichant entre 19% et 21%. Il s’agit de Fratelli d’Italia (20%), en tête, de la Ligue (19,8%) et du PD (19,5%). Le M5S suit (15,5%) et affiche une légère hausse, de même que Forza Italia qui gagne un demi-point (8,2%). Selon le dernier sondage Euromedia Research, Mario Draghi devance tous les dirigeants politiques pour sa cote de popularité avec 53% des intentions (+0,3 pts), suivi par G. Conte avec 36,7% (-1,6 pts), G. Meloni avec 29,8% (-0,7), M. Salvini avec 28% (-4,6 pts), E. Letta avec 21,8% (+2,5 pts), S. Berlusconi avec 19,1% (-0,9 pts), C. Calenda avec 16,2% (+1,3 pts) et M. Renzi avec 7,6% (-0,8 pts). A droite, Matteo Salvini (28%) a aussi vu son score diminuer de près de 5% en 15 jours, supplanté par Giorgia Meloni qui se rapproche des 30%. »

SONDAGES, La Repubblica, I. Diamanti « Les électeurs du PD et du M5S sont favorables à une alliance mais uniquement en fonction stratégique » : « L’alliance entre le PD et le M5S reflète des raisons de stratégie et de nécessité, certainement pas d’identité (notamment pour les électeurs 5 Etoiles). L’idée d’une alliance entre les deux partis séduit surtout les électeurs du PD mais aussi la base du M5S. Deux raisons : les prochains rendez-vous électoraux, afin de pouvoir rivaliser avec les autres forces politiques, mais aussi les craintes face à l’entente grandissante entre les partis de centre droit. Les sondages Demos soulignent une différence de l’électorat du PD et du M5S. Sur le travail du gouvernement Draghi, 89% des électeurs du PD ont un avis favorable, contre 65% des électeurs 5 Etoiles. Sur la nécessité de former une coalition pour les prochaines élections, 44% des électeurs du PD sont favorables contre 32% des électeurs 5 Etoiles. Enfin sur l’hypothèse de continuer à rester des alliés sans toutefois former de coalition, 34% des électeurs du PD sont favorables contre 28% des électeurs du Mouvement. Sur la popularité de ses deux dirigeants, E. Letta est apprécié par 41% des électeurs 5 Etoiles alors que G. Conte est apprécié par 87% des électeurs du PD ».

ENTRETIEN, La Stampa, de Giuseppe Conte, ancien président du Conseil et dirigent du M5S « Je suis du côté de Draghi mais il faut qu’il nous écoute, maintenant » : « ‘’Le fait de faire partie de ce gouvernement nous a permis d’apporter des améliorations significatives [à la réforme de la justice] pour tous les Italiens. Sans nous, cela n’aurait pas été possible. Nous avons été clairs dès le début avec le Président Draghi et la ministre Cartabia : le projet initial, comme souligné par plusieurs experts, aurait provoqué une implosion de la justice. Nous ne pouvions pas le permettre. Le principe de la légalité, la lutte contre la mafia et la corruption et les délits environnementaux sont pour nous des valeurs absolues. Nous n’avons pas hissé de drapeaux idéologiques mais défendu l’intérêt général. Il est incorrect de nommer cette réforme avec le nom de la ministre Cartabia : les deux tiers de ce projet demeurent ceux de la réforme de Bonafede. Sur la justice nous avions été pris de court, je le reconnais : cela en raison du fait que le Mouvement 5 Etoiles était en pleine transformation. Sur le revenu de citoyenneté nous ne répèterons pas la même erreur. Il ne sera pas remis en question, il sera possible à la limite de l’améliorer. La responsabilité prise par le M5S en soutenant Draghi ne fera pas défaut en cette phase où l’urgence sanitaire demeure et où il est possible de voir les premiers fruits des interventions planifiées au début de cette urgence. Nous travaillerons avec Draghi et nous donnerons notre contribution sur la fiscalité, la concurrence et les retraites, qui sont déterminants pour faire redémarrer l’Italie et pour en assurer sa cohésion’’. »

EDITORIAL La Repubblica de Maurizio Molinari du dimanche 1er août : « Draghi, l’immigration est son talon d’Achille » : « 6 mois après sa naissance, le gouvernement Draghi a réussi à accélérer le programme de vaccination, lancer le plan de relance en accord avec Bruxelles tout en réformant la Justice, sans parler de la crédibilité retrouvée sur la scène internationale et européenne. Mais ce gouvernement a aussi un talon d’Achille : l’immigration. Il y a 3 raisons principales à cela : ce thème divise profondément les membres de la coalition gouvernementale, l’UE ne soutient pas suffisamment les pays sur cette question en enfin la simultanéité des crises en Afrique du Nord (Tunisie et Libye). Les prochaines échéances électorales en Allemagne et France risquent d’empêcher tout changement au niveau européen, et comme il semble peu probable que les leaders politiques s’entendent sur la question, la seule voie possible est de chercher à stabiliser la situation en Afrique du Nord. Mais la réalité de l’enjeu en cours en Tunisie est bien plus large, il s’agit d’une confrontation stratégique au sein du monde islamique entre la Turquie et le Qatar d’un côté et l’Arabie Saoudite de l’autre. La seule option pour l’Italie et l’UE est de soutenir les ‘états-nations’ de la région, ce qui signifie aider le Président Saïed à maintenir sur pieds son pays et faire tout pour les élections prévues en décembre aient lieu en Libye. La réponse italienne à cette situation peut naître au-delà des polémiques idéologiques des partis sur l’arrivée des migrants, notamment grâce à la visite du ministre des affaires étrangères Luigi Di Maio à Tripoli cette semaine. »

ARTICLE, La Stampa, C. Bertini: « Draghi ne cède pas de place aux partis, la priorité est la stabilité du système bancaire » : « La crise de la Banque Monte di Paschi di Siena (BMPS) n’est pas née aujourd’hui :  le dernier stress test la plaçait au bas du classement de l'UE. Il n'est donc pas surprenant que Mario Draghi, compte tenu également de son histoire à la BCE, ait l'intention de traiter une question (ayant un impact systémique sur le monde bancaire) avec le prisme de l'économie et non à travers le prisme de la politique. Mario Draghi laisse la barre dans les mains du ministre du Trésor et ne veut pas donner l’impression de vouloir offrir une aide au PD et à ses problèmes électoraux [E. Letta se portera candidat justement pour la ville de Sienne]. Donc : les problèmes de Letta sont secondaires tout comme l’exigence de Salvini de faire ses critiques pour des raisons politiques. Le gouvernement a donné des "garanties formelles et informelles" à tous les partis au cours des dernières heures sur plusieurs points centraux. Sur l’emploi (en évitant qu’Unicredit fasse des achats morcelés), on assure "pas de licenciements, mais une aide à la sortie". Le ministère des Finances fait savoir que pour les départs à la retraite anticipés il serait possible de faire appel au fonds interbancaire de garantie. Le label BMPS sera lui aussi sauvegardé, assure-t-on. A ce stade, on travaille encore sur des hypothèses et cette demande pressante de la part des partis de programmer des auditions du ministre Franco est vécue avec un agacement mal dissimulé par ce dernier ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

01/08/2021

Geert Wilders est en vacances en Hongrie.

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Pays-Bas et Hongrie. Le dirigeant du PVV Geert Wilders est en vacances en Hongrie.

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30/07/2021

"Le gouvernement sous tension 8 heures durant, puis l’accord sur la justice."

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Italie. Revue de presse.

À la une de la presse l’accord trouvé en conseil des ministres sur la réforme de la justice, qui reçoit donc le soutien de toutes les forces politiques de la coalition gouvernementale après les longues négociations menées par Draghi et Cartabia (Indépendante). « Justice, l’accord est trouvé. Journée de tension en conseil des ministres, ensuite l’accord trouvé : le ‘oui’ du Mouvement 5 étoiles » (Corriere della Sera). « Justice, l’accord trouvé sur le fil de la crise. Bonafede : ‘nous avons été seuls contre tous, mais au moins les ‘boss’ ne seront pas impunis’ » (La Repubblica). « Justice, Draghi convint les 5 étoiles. Entretien avec Salvini : ‘content d’avoir détruit la loi Bonafede, mais le Premier Ministre devrait être moins patient avec les 5 étoiles » (La Stampa). « Justice, la réforme décolle. Accord au sein du gouvernement, le procédé pénal change. Des prescriptions plus courtes sauf pour les délits de mafias et d’abus sexuels. Médiation de 8 heures de Draghi et Cartabia. Conte : ‘Ce n’est pas notre texte mais on ne pouvait pas obtenir plus’ » (Il Messaggero). 

 

Le projet de fusion entre les banques Monte dei Paschi di Siena (Mps) et UniCredit est également repris. « Mps, UniCredit ouvre la négociation » (Il Sole 24 Ore). « Unicredit-Mps, s’ouvre la négociation avec le gouvernement » (Corriere della Sera). « Unicredit ouvert à une fusion avec Montepaschi » (La Stampa).

 

L’augmentation des contaminations du Covid fait la une de La Repubblica : « Variant Delta, les contaminations augmentent, ‘la quatrième vague a commencé’. Galli : « Mais ce ne sera pas comme l’automne dernier ».

ARTICLE La Repubblica « Le gouvernement sous tension 8 heures durant, puis l’accord sur la justice. Di Maio a convaincu Conte » : « Une journée sur les montagnes russes : l’accord avec les 5 étoiles semblait loin, les ministres du mouvement se préparaient à s’abstenir, mais grâce aux pauses techniques et aux appels téléphoniques répétés entre Draghi, Conte, Di Maio et même Letta, l’accord est finalement trouvé. A la fin, tout le monde crie victoire à commencer par la ministre Cartabia. Au final le texte adopté a subi quelques changements par rapport à celui du 9 juillet, notamment l’allongement des temps de procès pour les délits de mafia, terrorisme, trafic de drogue et de nature sexuelle. Après une première pause à midi, les 5 étoiles négocient en direct avec Conte et Draghi pour un accord sur les délits de mafia. Désormais la majorité devrait retirer tous les amendements, le texte arrivera dimanche à la Chambre des députés et lundi commenceront les opérations de vote. Mais dès la clôture du conseil des ministres les accusations mutuelles reprennent entre la Ligue et le M5S. Pour le Palais de Chigi il n’y a ni vainqueurs ni vaincus. »

 

ENTRETIEN La Stampa de Matteo Salvini, chef de la Ligue « J’ai détruit la réforme Bonafede (M5S). Draghi devrait être moins patient avec le Mouvement 5 étoiles » : « Dans cette négociation sur la justice, la Ligue a été force de garantie et d’équilibre dans la majorité. Mais cette réforme est un premier pas, nous soutenons les référendums sur la justice, seul moyen pour avoir des procès rapides et la certitude de la peine. A chaque conseil des ministres les 5 étoiles créent des problèmes, ce n’est pas possible qu’à chaque fois ils menacent une crise de gouvernement. Nous avons 200 millions d’euros à dépenser mais si on ne réduit pas les temps de la bureaucratie on n’arrivera pas à les utiliser. J’ai réussi à obtenir une rencontre avec Draghi et la ministre de l’intérieur Lamorgese sur la question migratoire. Lors de mon passage au gouvernement j’ai prouvé que l’on peut réduire les débarquements sur nos côtes. Mais le problème est l’immobilisme de la ministre de l’intérieur, elle ne fait rien. Nous ne pouvons pas accepter un été de chaos et d’arrivées massives de migrants, nous sommes déjà à 30.000 arrivées et juillet n’est pas encore terminé. Je veux clarifier que la Ligue n’est pas ‘anti-vaccin’, mais je n’ai aucun titre pour obliger les autres à se faire vacciner. Moi je me suis fait vacciner et c’est une décision personnelle. »

 

ENTRETIEN La Repubblica d’Alfonso Bonafede (M5S), ancien ministre de la Justice « Nous avons été seuls mais nous avons protégé les procès de mafia » : « Ce que nous avons fait aujourd’hui c’est protéger les procès de mafia, de terrorisme et de violences sexuelles. Dans cette majorité il y a plusieurs forces politiques qui ont combattu contre ce principe. Les seuls à le défendre s’appellent le Mouvement 5 étoiles et Giuseppe Conte. Nos batailles ont trouvé l’écho de plusieurs organes institutionnels en matière de justice, du Conseil supérieur de la magistrature au procureur national antimafia Cafiero de Raho. Je prends note qu’une grande partie de ma réforme est restée, notamment l’annulation de la prescription après la décision en première instance. Nous restons dans ce gouvernement pour donner une contribution constructive mais en respectant avec intransigeance les valeurs que nous portons et l’intérêt des citoyens. »

 

ENTRETIEN Il Sole 24 Ore de Giancarlo Giorgetti (Ligue), ministre du développement économique « Sur les mesures pour le climat nous défendrons l’industrie. Une crise ? Plutôt un modèle à reconstruire » : « La position du gouvernement sur le plan « Fit for 55 » définit par la Commission Européenne n’a pas plu aux écologistes : « Nous sommes un pays qui a une haute vocation industrielle et avec des caractéristiques manufacturières uniques. Nous demandons une analyse des conséquences avant de prendre des décisions pénalisantes. On ne peut pas répliquer ce qu’il s’est passé avec les règles sur le plastique à usage unique. La semaine prochaine se tiendra le Comité pour l’attractivité des investissements, nous devons rationaliser et simplifier les procédures en présentant un portefeuille d’opportunités claires. On pouvait probablement faire plus dans le PNRR sur le retour des productions de l’étranger [« reshoring »] mais nous sommes déjà en train de parler avec des entreprises au cas par cas en définissant les conditions d’une relocalisation. Sur la loi sur la concurrence mon ministère serait déjà prêt à aller en Conseil des ministres. Pour le réseau du futur il faut miser surtout sur la fibre optique. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

29/07/2021

Article de UNGARNREAL : protestation de professeurs hongrois contre la "modernité" et le "progressisme".

Article de UNGARNREAL : 

La Société Batthyány des Professeurs est profondément préoccupée par l'imposition de telles doctrines et attentes dans la politique européenne, qui sont fondamentalement opposées aux valeurs conservatrices-bourgeoises traditionnelles. 

Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que les principes néolibéraux et néo-marxistes deviennent de plus en plus évidents et vigoureux dans les cercles politiques hongrois de gauche et dans les médias qui se disent indépendants, ainsi que dans les ONG qui soutiennent ces cercles.

Nous ne croyons pas que la nation soit une construction historique dépassée qui peut et doit être remplacée par une communauté supranationale d'États. Ces idées, motivées pour la plupart par des raisons économiques et politiques, oublient que les gens ne peuvent pas s'identifier à des organisations politiques supranationales simplement parce qu'ils appartiennent à leur nation.

Nous exprimons également notre consternation face aux mouvements qui défendent la valorisation du rôle du sexe social, du genre, la dévalorisation du sexe de naissance ou la juxtaposition des deux. Il est naturel d'être tolérant envers les personnes qui suivent des modèles de rôles sexuels alternatifs, mais nous trouvons inacceptable la pratique des groupes politiques et surtout des groupes LGBTQ de promouvoir et de faire la publicité de la "modernité" et du "progressisme" de l'homosexualité, de l'identité transgenre ou d'autres orientations sexuelles auprès des enfants.

Nous ne cessons d'être consternés par les attitudes anticléricales et même antireligieuses des organisations politiques de gauche, néo-marxistes, "vertes" et autres. Nous ne comprenons pas pourquoi ils pensent que la religion appartient au passé.

Nous considérons qu'il est extrêmement hypocrite de vouloir refuser la citoyenneté à des compatriotes hongrois vivant à l'étranger, en invoquant des considérations économiques et politiques, et de critiquer le soutien que notre pays leur apporte.

La Société des professeurs Batthyány proteste contre toute personne qui remet en question ou sape les valeurs traditionnelles de la nation, du christianisme et de la famille.

Nous pensons que ces valeurs sont le gage de notre avenir, quel que soit le pouvoir politique actuel. Il est donc de notre droit et de notre devoir de défendre notre liberté individuelle, notre identité communautaire, notre culture chrétienne et notre unité nationale par tous les moyens disponibles.

La Société Batthyány des Professeurs a été fondée en 1995 dans le but de stimuler intellectuellement la nation hongroise et de contribuer ainsi au développement intellectuel et économique du pays. La société s'engage à représenter les valeurs européennes traditionnelles

Le comte Lajos Batthyány (1807-1849) était le Premier ministre du premier gouvernement indépendant du Royaume de Hongrie. Il a été exécuté après la répression de la guerre d'indépendance contre les Habsbourg (1848-1849).

Cet article a d'abord été publié sur UNGARNREAL, notre partenaire au sein de la COOPERATION MEDIAS EUROPEENS.

(https://ungarnreal.de/protest-der-ungarischen-professoren)

"Salvini se rend auprès de Draghi pour discuter de la justice."

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Italie. Revue de presse.

La médiation de Draghi avec les différentes forces au gouvernement, notamment le dialogue entre Draghi et Salvini, sur la réforme de la Justice portée par la ministre Marta Cartabia ainsi que sur les mesures sanitaires et la campagne de vaccination est largement mentionnées par les principaux quotidiens. « Salvini se rend auprès de Draghi pour discuter de la justice », « Rappel à l’ordre sur l’immunité et les réformes : il faut des décisions claires » (Corriere della Sera), « Compromis Draghi-Salvini sur la Justice et les vaccins » (La Repubblica), « Oppositions autour de la réforme de la justice - Draghi dit stop aux partis ‘’cessons la surenchère’’ » (La Stampa)

COMMENTAIRE, La Repubblica, de Stefano Folli, « Le binôme des institutions » : « Mattarella et Draghi ont à nouveau laissé entrevoir le lien tenace qui les unit. Avec ces deux hommes au pouvoir, le tandem formé par le Quirinal et le Palais Chigi apparait plus que solide que jamais. Hier, tous ont compris que le gouvernement s’apprête à faire voter la confiance sur la réforme de la Justice. Après les inquiétudes du Mouvement 5 Etoiles, le risque était d’ouvrir la voie à une avalanche d’amendements et de requêtes de tous les partis, voire de donner lieu à la bataille des vétos qui aurait fait couler le projet de réforme. Le recours à la motion de confiance est donc ici, non pas une preuve de faiblesse mais bien de force. Un acte conscient afin de dépasser la faiblesse structurelle de l’exécutif qui n’est pas en mesure de résister à Draghi mais peu paralyser l’exécutif. C’est le moment qu’a choisi le Chef de l’Etat pour réaffirmer son soutien au gouvernement. On s’en tiendra donc à la ligne pré-tracée et les priorités ont été définies : la justice, l’école et la campagne vaccinale. Le Président de la République a également été clair sur les mesures sanitaires adoptées par le gouvernement, à la veille des grandes manifestations contre le green pass à travers toute l’Italie. Le semestre blanc qui vient de s’ouvrir ne sera pas exempt de tensions, mais le Quirinal a montré qu’il fera ce qu’il peut pour les désamorcer, en offrant un point d’appui à un Premier ministre déterminé et peu disposé à se laisser entrainer par les remous d’une politique médiocre. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

28/07/2021

Filip Dewinter rencontre une délégation de l’Alliance des Forces Patriotiques Kantangaises.

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Belgique (Flandre) et Congo (Katanga). Filip Dewinter du Vlaams Belang a rencontré une délégation de l’Alliance des Forces Patriotiques Kantangaises, parmi laquelle figure le neveu de Moïse Thsombe.

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Mo%C3%AFse_Tshomb%C3%A9)

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"Justice, maintenant c’est la Ligue qui pose son véto."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne continue de titrer sur le green passtransports et écoles étant au centre de l’attention avec le plan du gouvernement pour la rentrée et les doutes du personnel enseignant. « Un plan pour le retour en classe. Un décret évitera le retour de l’école à distance pour les élèves. L’hypothèse de rendre obligatoire tout de suite le pass sanitaire pour les bateaux et avions » (Corriere della sera). « L’école dit non au gouvernement. Les chefs d’établissements et les professeurs en révolte contre l’incertitude des protocoles de sécurité pour la nouvelle année. ‘Il faut des règles sur comment éviter les contaminations ou alors l’école à distance fera son retour’. Le ministre Bianchi (Indépendant) lance une médiation » (La Repubblica). « En septembre l’école en présence. Le plan du Gouvernement pour le retour en classes. Retour de la question des transports » (La Stampa).  « Pass pour écoles et transports. Draghi accélère, demain en conseil des ministres : oui à l’obligation si peu d’enseignants sont immunisés, obligation de la certification pour les bateaux et avions pour les longues distances » (Il Messaggero). 

La réforme de la justice continue d’être commentée avec le rejet de la tentative d’amendement de Forza Italia. « Justice, colère de FI et de la Ligue sur la négociation » (Corriere della Sera). « La réforme revient dans le bourbier des vétos croisés » (La Repubblica). « Réforme de la justice. Non à l’élargissement de l’abus de pouvoir demandé par Forza Italia » (Il sole 24 ore). 

La situation en Tunisie continue d’être très suivie et commentée par la presse. « La difficile paix de Tunis continue d’être déchirée par les islamistes » (La Repubblica). « L’Italie craint le boom de migrants tunisiens » (La Stampa). « Débarquements en masse pour la crise en Tunisie » (Il Messaggero). 

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de Fiorenza Sarzanini, « Tour de vis sur les trains, les bateaux et les avions ; école en présentiel, le plan rendu public » : « Mario Draghi a inséré le plan pour une rentrée scolaire en présence ainsi que l’extension du pass sanitaire obligatoire aux bateaux, trains et avions dès le 6 août au décret qui sera examiné jeudi en Conseil des ministres. La décision concernant l’obligation vaccinale pour les enseignants pourrait quant à elle être reportée à la fin août. A ce jour, 78% d’entre eux auraient déjà un schéma vaccinal complet, voire ‘’déjà 85,5%, bien au-delà de la moyenne nationale’’, selon le ministre Bianchi, mais les disparités entre régions persistent. Les associations de chefs d’établissement demandent au ministre de l’Education qu’il soit également étendu aux élèves mais la Ligue s’y oppose vivement, or on cherche plutôt à éviter les tensions au sein de la majorité en ce moment. Mario Draghi et son ministre Patrizio Bianchi tiennent le même discours : il faut que tout le monde retourne en classe. Un ‘’plan école’’ reprenant les recommandations du Comité technique et scientifique sera présenté demain dans ce but. Il est notamment prévu de conserver la distanciation sociale et/ou le port du masque. La question des transports en commun reste centrale et un rapport du CTS souligne que des règles sanitaires doivent être introduites afin de ne pas favoriser la circulation du virus. Il ne faut plus recourir à la solution de l’école alternée adoptée l’année dernière. Pour ce qui est des transports en général (avions, trains, bateaux), il faudra probablement présenter le green pass pour monter à bord à partir du 6 août. »

ARTICLE La Repubblica « Justice, maintenant c’est la Ligue qui pose son véto. Conte : ‘des modifications ou nous ne voterons pas la réforme’ » : « Après les ouvertures du gouvernement aux demandes de modifications du M5S, ce sont maintenant les autres partis qui revendiquent des changements. Mais sur l’idée de continuer d’empêcher la prescription sur les délits de mafia et de terrorisme, les autres partenaires de la coalition gouvernementale ne sont pas tous d’accord. Même si en réalité par rapport aux normes déjà en vigueur il suffirait simplement de faire des ‘ajustements techniques’ comme l’a déjà répété plusieurs fois Mario Draghi. Le PD propose d’étaler dans le temps l’entrée en vigueur de la réforme, en 2024 par exemple. Pour l’instant autour de la table de négociation de la ministre Cartabia il n’y a que des refus, notamment celui de Giulia Buongiorno, envoyée par Matteo Salvini. La tentative de recours de Forza Italia sur l’abus de pouvoir a été rejetée au Parlement. Enfin, le Conseil supérieur de la magistrature dans un nouvel avis répète son opposition à la réforme. Entre-temps Conte rencontre les députés, et pour éviter une possible fronde dans ses rangs, l’idée d’un vote en ligne des militants serait à l’étude. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

27/07/2021

Article de Remix : le Premier ministre tchèque Andrej Babiš se targue de déjouer les quotas de migrants et de protéger les familles.

Andrej Babiš se targue de déjouer les quotas de migrants et de protéger les familles

Dans un livre électronique récemment publié et intitulé Sdílejte, než to zakážou (Partagez-le avant qu'il ne soit interdit !), le Premier ministre tchèque Andrej Babiš se souvient de ses combats depuis qu'il a rejoint le gouvernement tchèque en 2014 et parle des amitiés qu'il a nouées en cours de route. Écrit dans un style direct et sans prétention, ce livre est caractéristique de l'approche légèrement excentrique et égocentrique de Babiš à l'égard de l'histoire et de la politique contemporaines, qui le rend si populaire auprès des uns et impopulaire auprès des autres.

Le livre commence par une discussion sur les événements entourant l'invasion de migrants européens de 2015 et sur la façon dont les institutions européennes ont tenté d'imposer des quotas de migrants aux États membres. Il mentionne que selon les plans de la Commission, lors de la première vague, 120 000 migrants du Moyen-Orient, concentrés dans les camps grecs et italiens, devaient être répartis entre les États membres, la République tchèque en accueillant 1863. Ce nombre serait passé à près de 3000 migrants en deux ans. Selon M. Babiš, le projet de l'UE a été contrecarré par la position commune des pays du groupe Visegrad 4 (V4) : République tchèque, Slovaquie, Hongrie et Pologne.

Il parle des députés européens tchèques de gauche qui ont "voté contre leur propre pays" en soutenant les quotas de migrants et qui ont même demandé à la Commission de punir la République tchèque pour avoir rejeté ces plans. La Commission a utilisé la méthode de la carotte et du bâton contre les dissidents, en essayant de les intimider avec des procédures d'infraction d'une part et de les corrompre avec des subventions pour les migrants d'autre part. Ils ont tenté sans relâche d'imposer des quotas de migrants aux États membres, mais leurs plans ont finalement échoué.

Babiš attribue ce résultat au V4 et mentionne le Premier ministre hongrois Viktor Orbán comme celui qui a été particulièrement actif dans cette lutte. Il décrit comment la lutte contre l'immigration clandestine a forgé une amitié entre les deux hommes politiques. M. Orbán avait même ajouté quelques paragraphes de son cru au livre de M. Babiš, rappelant comment les pays d'Europe centrale comme le sien s'étaient unis contre les plans cachés de Bruxelles visant à inonder l'Europe de migrants musulmans et africains. Il qualifie sa relation avec le Premier ministre tchèque d'amitié forgée dans la lutte et décrit Babiš comme un homme politique atypique qui ne s'intéresse pas aux idéologies messianiques mais se préoccupe davantage de choses plus simples comme la nation et la famille. M. Orbán estime que la politique européenne actuelle se caractérise par une dilution au sein du courant dominant et un politiquement correct obsessionnel, où les actes de bravoure sont rares. "La Hongrie et le V4 ont la chance d'avoir un homme courageux à la tête de la République tchèque", conclut M. Orbán.

Le Premier ministre tchèque rappelle les incidents survenus dans les pays d'Europe occidentale qui ont confirmé ses pires craintes concernant l'invasion de migrants. Il mentionne les agressions sexuelles et les actes de violence de masse en Allemagne lors du réveillon du Nouvel An 2015, où plus de 1200 femmes ont été agressées et volées. Il évoque également deux victimes tchèques de crimes liés à l'immigration. La première est celle de la jeune Tchèque de seize ans qui a été violée par un homme venant d'Allemagne en train. Tout cela parce que l'Europe ignore ses frontières, dit Babiš. Et à ceux qui affirment que les auteurs tchèques ont également commis des viols, il répond : Je parle de cette fille et de sa souffrance, qui aurait pu être complètement évitée si la protection de Schengen avait fonctionné. Babiš rappelle également Naďa Čižmár, une femme tchèque tuée lors de l'attaque du marché de Noël de Berlin en 2016, lorsqu'un terroriste musulman a foncé avec un camion dans une foule de personnes, faisant douze morts. Elle a laissé derrière elle un enfant de cinq ans.

Parmi un certain nombre d'autres questions, M. Babiš souligne le problème de la démographie négative dans son pays. "Les enfants qui naissent maintenant sont différents de nous", dit Babiš, "ils sont plus libres et plus ouverts". La femme tchèque moyenne a 1,7 enfant et devrait en avoir plus de deux pour arrêter le déclin de la nation, où l'âge moyen de la population est actuellement de 42,5 ans. M. Babiš cite le modèle hongrois de politique familiale qu'il souhaite suivre, à savoir des allègements fiscaux pour les familles avec enfants et une aide pour les prêts hypothécaires ou l'achat d'une voiture familiale. Néanmoins, son gouvernement doit aller plus loin que les simples incitations financières, explique-t-il. L'objectif de M. Babiš est de créer un système dans lequel les mères de plusieurs enfants ont plus de chances de se concentrer sur leur carrière. M. Babiš propose d'impliquer les seniors, notamment les grands-parents, qui pourraient jouer un rôle central dans l'éducation des enfants, et il promet de le faire par le biais d'incitations financières. Pour les parents qui préfèrent rester avec leurs enfants pendant les premières années, il souligne le fait qu'en République tchèque, les femmes bénéficient d'un congé parental de quatre ans, au lieu de quelques mois seulement comme dans la plupart des pays occidentaux.

Source : Remix News

(https://rmx.news/article/czech-pm-talks-conflict-and-frie...)

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