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19/02/2020

"Renzi veut tenir Conte par la corde, mais le fait-il pour la rompre ou pour tirer vers lui le Président du Conseil ?"

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Italie. Revue de presse.

Les tensions au sein de la majorité font toujours les gros titres des médias transalpins. Les observateurs relèvent notamment l'incertitude pesant sur la pérennité de la présence d’Italia Viva (Renzi) au sein de la majorité gouvernementale et la possibilité qu’un groupe de ‘’responsables’’ de l’opposition puisse assurer la continuité  de la législature : « Conte face au défi contre Renzi » - ‘’Haute tension sur la justice, aujourd’hui vote de confiance sur le décret Milleproroghe’’ (Corriere della Sera), « Opération ‘’sauvetage de Conte’’ » - ‘’Un groupe de sénateurs quitte Forza Italia pour soutenir le gouvernement, Renzi prêt à s’en aller’’ (La Repubblica), « Gouvernement, Conte défie Renzi : je l’attends au Parlement’’ » (La Stampa), « Renzi prêt à se battre sur tous les fronts » (Il Giornale).    

RETROSCENA (coulisses) Corriere della Sera M. Guerzoni « Conte prévient son allié-rival : vérification au Parlement si Renzi nous retire son soutien » : « Le Palais Chigi, pour se mettre à l’abri des assauts renziens, répète comme un mantra ‘’la stratégie de la Présidence du Conseil est de travailler sans alimenter les polémiques’’. Pour Conte, il ne peut y avoir que deux solutions. La première, c'est qu'Italia Viva décide de continuer l’expérience gouvernementale ‘’avec un enthousiasme retrouvé et un esprit d’équipe’’. Sinon, Conte ouvrira formellement la crise au Parlement, devant les yeux des Italiens, comme cela fut le cas avec Salvini. Avec un avantage : choisir le parcours parlementaire est la solution la plus transparente possible dans la conviction que les « responsables » sortiront de l’ombre pour assurer la survie au gouvernement et à la législature ».

EDITORIAL Corriere della Sera A. Polito « Les deux Matteo en mouvement » : « Matteo Renzi est en train de nous montrer que ses vicissitudes politiques ne sont pas dictées par son « mauvais caractère » mais par une façon bien précise de concevoir la lutte politique. C’est un style qu’il partage avec l’autre Matteo, Salvini. Car ils ont plusieurs choses en commun. Ils partagent la même vision dynamique, jacobine, révolutionnaire de la compétition politique, caractérisée par la figure du leader. Une politique qui ne fait pas de prisonniers. A la guerre de position typique des démocraties parlementaires, ils préfèrent la guerre de mouvement. Il est même possible de dire que pour eux, le mouvement est essentiel. Une attitude, celle de la révolution permanente, qui est payante uniquement quand on est dans l’opposition. Actuellement, ils souhaitent s’emparer des électeurs de Forza Italia. Ils sont très habiles à monter sur scène et à ne plus la quitter. Mais ils sont aussi comme ces joueurs de foot qui driblent bien (les scores sensationnels aux élections européennes) mais qui ne sont pas ceux qui marquent le but décisif. Renzi a perdu sur le référendum, Salvini est en train de perdre celui des élections anticipées en été ».

EDITORIAL La Repubblica E Mauro « un pays en apnée » : « L’agenda ambitieux que le Président du Conseil Conte veut écrire pour hypothéquer l’espace de la législature ne parvient pas à ouvrir sa première page. L’espace vide est nécessairement rempli de poussées égoïstes et centrifuges. Il n’est pas possible de vivre en administration contrôlée avec une suspension de la politique qui se leurre de pouvoir arrêter les aiguilles du temps et de reporter les réformes. Il faut un retour de la politique. Sinon, autant accepter le défi de Salvini et aller aux élections anticipées ».

COULISSES, La Stampa : « La stratégie du ‘metteur à la casse’ Renzi : une tension continue sur le Président » : « ‘’Je parlerais aux Italiens de façon claire et transparente : l’Italie et le gouvernement ne peuvent pas continuer de vivoter. ‘’ Le message que l’ancien Président du Conseil Matteo Renzi a décidé de lancer ce soir dans l’émission Porta a Porta peut se résumer en un ultimatum : soit Conte reconnaît à Italia Viva une égale dignité en tant que ‘‘membre fondateur et promoteur’’ du gouvernement ou bien il prendra le risque de vérifier les chiffres de la majorité au Parlement. Et si Conte décide de défier Renzi, Italia Viva passera à l’opposition. Renzi est protagoniste d’une « stratégie de la tension » qui l’a ramené au centre de la scène ; au cours de ces heures dans le Palais tous essayent de comprendre ce qu’il imagine mais peu le comprennent. Renzi veut tenir Conte par la corde, mais le fait-il pour la rompre ou pour tirer vers soi le Président du Conseil ? Il voudrait que Conte lui reconnaisse, en tant que fondateur de sa majorité, la légitimité de pouvoir exprimer un avis politique différent. »

ENTRETIEN Corriere della Sera de Giorgia Meloni, secrétaire de Fratelli d’Italia « Si le gouvernement tombe, il n’y a que la solution des élections » : « ’Il n’y a pas de marges pour un autre gouvernement. Et de toute manière, nous ne sommes pas intéressés pour y participer. Nous irons au gouvernement uniquement par volonté des électeurs. J’espère que ces tergiversations de Renzi finiront par faire imploser cet exécutif. J’ai la faiblesse de croire que Mattarella se rendra compte qu’il n’y aurait que la solution des élections anticipées. Je viens de la famille de la droite, mais j’ai l’aspiration de représenter celle réformiste, libérale, historique et sociale’’».

SONDAGES/ARTICLE Corriere della Sera « Le PD pour une nouvelle loi électorale avant du référendum mais le M5S freine » : « Le processus parlementaire de la nouvelle loi électorale indiquera s’il y aura des élections anticipées et, le cas échant, la date. Il y a deux hypothèses à ce stade : celle qui voudrait une crise imminente avec des élections avec le mode de scrutin actuel, (le ‘’Rosatellum’’, qui est essentiellement majoritaire, et qui ferait ainsi gagner facilement la Ligue) et celle qui voudrait l’écriture d’une nouvelle loi proportionnelle pour ensuite la tester dans l’immédiat. Mais pour cela, il faudrait que la majorité des partis soit intéressée à provoquer les élections anticipées. Ce qui n’est pas le cas. Un récent sondage Ipsos pour le Corriere nous indique les intentions de vote au 30 janvier : le PD tablé à 20,3% (+2 en deux mois), la Ligue à 32% (+0,5), le M5S à 14% (-3,7%), Fratelli d’Italia à 12% (+1,7%) Italia Viva à 4,3% (-1pts) et Forza Italia à 6,5% (-1pts) ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

18/02/2020

L'AfD donnée à 7 % à Hambourg.

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Allemagne. État de Hambourg. Un sondage INSA donne l'AfD à 7 % en vue des élections du 23 février 2020 pour le Parlement de l'État de Hambourg.

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SPD : sociaux-démocrates

CDU : démocrates-chrétiens

Grüne : écologistes

die Linke : post-communistes

FDP : libéraux

AfD : patriotes

Sonstige : autres

Thuringe : la CDU propose un gouvernement de transition de longue durée.

Allemagne. Thuringe. Le président de la CDU de Thuringe Mike Mohring déclare, devant des journalistes, refuser l’idée des post-communistes de l’élection d’un ministre-président de transition CDU avant de nouvelles élections et propose de mettre en place un gouvernement de transition de longue durée composé d’experts et dirigé par la CDU Lieberknecht. Après le vote du budget 2021, des élections pourraient alors avoir lieu.

"Le gouvernement demeure instable."

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Italie. Revue de presse.

Les tensions au sein de la majorité gouvernementale font encore les gros titres des médias transalpins. Les observateurs relèvent l’ « instabilité » de l’exécutif  (Corriere della Sera) ainsi que la « stratégie convergente » (Stampa) de M. Renzi et M. Salvini, qui visent à faire naître un nouveau gouvernement préparant la voie aux élections en automne : « Le gouvernement demeure instable » - ‘’Enlisement sur les décrets sur la sécurité, Renzi évoque un nouvel exécutif’’ (Corriere della Sera), « Le Gouvernement avance un peu » - ‘’Premiers décrets pour archiver les lois de Salvini, tournant pour la Libye :  une nouvelle mission européenne’’ (La Repubblica), « Renzi-Salvini, un gouvernement après Conte » - ‘’Italia Viva se met de travers sur les décrets de sécurité’’ (La Stampa), « Décrets Salvini, le gouvernement divisé » - ‘’Doutes du M5S’’ (Il Messaggero), « Gouvernement, l’agenda pour 2023 en difficulté » (Sole 24 Ore), « Justice, ouvertures du PD à Renzi » - ‘’Haute tension Conte-Italia Viva. Le gouvernement divisé sur les décrets de sécurité’’ (Il Mattino).    

 COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Survivre et s’user entre un report et l’autre » : « Les propos de M. Renzi ‘’si le gouvernement Conte bis tombe, il y aura un autre exécutif et pas d’élections anticipées’’ étaient surtout adressés à ses propres parlementaires, terrorisés à l’idée d’un retour aux urnes. En réalité, cette promesse de faire durer la législature a, en soi, un impact néfaste pour les Italiens : on vivote entre les reports éternels de tous les sujets épineux. Sur le décret sécurité devant abroger celui de Salvini, comme par hasard, la réunion a été reportée, pour aplanir les divergences au sein des 5 Etoiles. Mais quand les thématiques économiques (quota 100, revenu de citoyenneté et impôts) reviendront sur la table, il est sûr qu’il y aura un bras-de-fer que déclenchera Renzi. C’est un jeu qui favorise surtout l’opposition de Salvini. Ce dernier pourra faire sa campagne sur les divisions persistantes de la majorité. Quant à son ouverture à l’idée du leader d’Italia Viva d’un nouvel exécutif, ce n’est qu’une volonté de sortir d’une situation de frustration et de tenter de passer par tous les interstices pouvant favoriser des élections anticipées. Même si ce n’est pas dans l’immédiat ».

ARTICLE, La Stampa : « L’étrange idée qu’unit Salvini et Renzi. Un gouvernement pour remplacer le gouvernement Conte II » : « On parle beaucoup d’un accord secret entre les deux Matteo. Faire tomber le gouvernement pour tuer politiquement l’ennemi commun G. Conte et former un nouveau gouvernement.  Mais ils ne sont pas assez forts au Parlement. Alors il faut prendre d’autres chemins. Faire une alliance, selon Salvini, pour redessiner les circonscriptions électorales suite au référendum sur la réduction du nombre de parlementaires. Ensuite les élections. C’est ici que les chemins de Salvini et Renzi se séparent, avec le premier qui veut vraiment des élections pour les gagner avec la droite et entrer au Palais Chigi par la porte principale, avec la veste et la cravate, peut-être un peu desserrée, du Président du Conseil. L’ancien leader démocrate Renzi a lui d’autres objectifs, que les sages latins déclinaient avec la formule « primum vivere ». Si le gouvernement Conte II tombe, un nouveau gouvernement pourrait tenir, en passant d’une urgence et l’autre, jusqu’à après l’été quand la priorité sera la loi de finances. C’est ce que vise Renzi. Mais les chiffres n’y sont pas, ni à la Chambre des Députés ni au Sénat. Meloni attend seulement que Salvini fasse un autre faux pas. Renzi affirme ne pas vouloir aller aux élections. La vérité est que Salvini, contrairement à Giorgetti, ne croit pas que Renzi provoquera une crise de gouvernement. Il n’aura pas le courage de débrancher le gouvernement, mon impression est qu’il essaye d’obtenir quelque chose, par exemple sur les prochaines nominations politiques affirme Meloni. 

ANALYSE, Il Foglio, C. Cerasa : « Une législature en mode ‘’catch‘’ » : « Crise ou pas crise, rupture ou pas rupture, le problème est un autre : est-ce qu’il existe un point de rencontre entre la volonté du PD de faire dégager Renzi, sans faire tomber le gouvernement, et la volonté de Renzi de s’en aller sans faire tomber le gouvernement ? La journée d’hier a été monopolisée par une déclaration très dure de l’ancien président du Conseil affirmant qu’en cas d’un gouvernement Conte III, il sera joyeusement dans l’opposition et aussi par celle du vice-ministre pour les rapports avec le Parlement, Gianluca Castaldi, du M5S, qui a invité Renzi à profiter de ses vacances au Pakistan (où il s’est rendu en voyage) parce qu’ils pourraient être les dernières aux frais des Italiens. Mais, en fin de compte, les partis qui soutiennent Giuseppe Conte, même en ayant des idées tout à fait différentes sur le gouvernement, ont quand même des idées analogues sur le scénario du retour au vote. Et donc, pour revenir au point de départ, comment une crise peut-elle se matérialiser pour un gouvernement qui semble dépourvu d’alternatives ? Il semble très difficile et apparemment Zingaretti et Renzi se trouvent aujourd’hui contraints à se battre dans ce qui ressemble plutôt à un combat de « catch » caractérisée par une série de combats simulés, programmées pour exalter au maximum le côté spectaculaire du match. Dans ce cadre, tout devient alors plus clair : Renzi a besoin de rester hors du gouvernement, mais pas trop, pour tenter de faire ressembler le PD aux grillini et le PD a besoin d’avoir Renzi hors du gouvernement, mais pas trop, pour tenter de gagner les voix des Cinq Etoiles, en attendant les « responsables » de Forza Italia. Si la lutte parmi les différents partis du gouvernement est  donc limitée par la volonté de ne pas se faire trop mal, pour l’exécutif un autre raisonnement s’applique : un exécutif qui gouverne tout seul, s’il ne gouverne pas c’est un véritable problème qui devrait être abordé ».

COULISSES, Corriere della Sera, T. Ciriaco : « Conte met de la pression sur Italia Viva : ‘’Dedans ou dehors en quelques jours ‘’ » : « C’est ce qui angoisse Giuseppe Conte au cours de ces dernières heures.  Le problème de comment résoudre le rapport du gouvernement avec Italia Viva. Il a donné un ultimatum aux membres du parti de Renzi : ‘’Pensez bien si vous voulez continuer à réaliser le programme ‘’. L’alternative est celle d’aller jusqu’au bout une fois pour toute. Il envisage un vote au Parlement au cours des prochaines deux ou trois semaines sur l’agenda 2023 du gouvernement. Une sorte de vote de confiance. Pour défier Matteo Renzi dans le mode ‘’ Choisis ton camp ‘’. Un groupe de trois, quatre, peut-être même cinq sénateurs de Forza Italia seraient prêts à s’abstenir, un premier pas dans la direction de leur entrée au sein de la majorité. Conte craint que la stratégie de Renzi puisse se répéter sur tous les dossiers : justice, sécurité, autoroutes, économie. »

ARTICLE, Corriere della Sera, T. Labate : « Renzi : il n’y aura aucune trêve. Et il pense à un nouveau président du Conseil » : « Matteo Renzi, leader d’Italia Viva, a lancé son message : ‘’ Aucune trêve et aucun pas en arrière. Le gouvernement a eu trois jours pour tenter de me remplacer mais il n’a pas réussi ‘’. Renzi a parlé de la crise mais a ajouté que si le gouvernement Conte tombe, il y aura un nouvel exécutif, un nouveau président du Conseil et il n’y aura pas d’élections anticipées. Renzi a souligné son total désaccord avec Conte ainsi que son impossibilité de rester avec lui au gouvernement. Le PD soupçonne le leader d’Italia Viva d’avoir un pacte non écrit avec Matteo Salvini ainsi qu’une étrange « stratégie convergente », visant à faire naitre un nouveau gouvernement préparant la voie aux élections en automne mais, pour le moment, il ne s’agit que de suppositions. La réalité est que si la majorité saute au Parlement, tout saute également ».

ARTICLE, Repubblica, C. Lopapa, « De l’avortement aux migrants, Salvini pousse à droite pour mettre Meloni sur la touche » : « Salvini a dit : ‘’je compte encore réellement revenir au Palais Chigi, en homme libre, je l’espère’’. Enquête mise à part, son bras-droit Giorgetti fait tout pour le revêtir du rôle de modéré, surtout à l’étranger. Mais la sensation est que Salvini est en train de tout faire pour revenir sur les thèmes chers à la droite, de l’immigration (‘’stop aux barques de l’Afrique, si un seul débarque avec le Coronavirus je porte plainte contre le ministre’’) à l’Europe (‘’Nous ne voulons pas quitter l’euro mais les droits des Italiens d’abord, je ne dirai jamais Vive Merkel, vive Macron’’). Et le soupçon est qu’il le fasse pour bloquer l’ascension de Giorgia Meloni. »

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Cremonesi : « Le leader : oui à un gouvernement technique pour organiser des élections.  Les tensions sur l’UE demeurent » : « Matteo Salvini a interrompu sa campagne électorale pour les prochaines élections régionales en Italie et a rencontré à Rome les administrateurs régionaux de la Ligue, avec son bras droit Giancarlo Giorgetti. A cette occasion, il a présenté sa stratégie visant à faire naitre un nouveau gouvernement technique préparant la voie aux élections en automne, presque une stratégie convergente avec celle de Matteo Renzi. Salvini a affirmé qu’il faudrait aller voter le plus tôt possible et il a ajouté que le Président de la République Mattarella, cet été, avait demandé un gouvernement stable, productif et non litigieux. Selon le leader de la Ligue, le Quirinal aurait dû réaliser maintenant, et après six mois d’exécutif, que ce gouvernement demeure instable et ne reste ensemble désormais que contre lui ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

17/02/2020

La CDU tombera-t-elle dans le piège tendu par les post-communistes de die Linke ?

Allemagne. Thuringe. Les post-communistes de die Linke proposent donc de voter pour une ministre-présidente CDU de transition, donc élue à l’aide des voix post-communistes, pour ensuite organiser des élections que la CDU devrait normalement perdre et die Linke gagner.

La CDU aurait cependant l'avantage de ne plus devoir trancher puisque, à l'issue de nouvelles élections, une majorité de gauche die Linke-SPD-Verts devrait se dégager.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2020/02/17/thu...)

Thuringe : propositions des post-communistes.

Allemagne. Thuringe. Les post-communistes de die Linke proposent : 1/ dissolution début mars du Parlement 2/ gouvernement technique dirigé par l'ancienne ministre-présidente CDU Lieberknecht 3/ élections et formation d'un nouveau gouvernement. Bodo Ramelow reste leur candidat.

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Italie : les deux partis patriotiques, la Ligue et Frères d'Italie, sont donnés ensemble à 43,7 %.

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Italie. Les deux partis patriotiques, la Ligue et Frères d'Italie, sont donnés ensemble à 43,7 %.

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Ligue : patriotes

Parti Démocrate : centre-gauche

M5S : anti-système

Frères d'Italie : patriotes

Forza Italia : conservateurs

Italia Viva : centre-gauche / centre

200e rassemblement de PEGIDA à Dresde.

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Allemagne. PEGIDA fête à Dresde en Saxe son 200e rassemblement, en présence du co-président de l’AfD de Thuringe et chef de file des élus de l’AfD au sein du Parlement de Thuringe Björn Höcke.

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Björn Höcke

L’ancienne ministre-présidente CDU Christine Lieberknecht pourrait être une candidate de transition au poste de ministre-président.

Allemagne. Thuringe. Les partis de gauche et la CDU sont en discussion : selon le Thüringer Allgemeine, l’ancienne ministre-présidente CDU Christine Lieberknecht pourrait être une candidate de transition au poste de ministre-président de Thuringe.

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Christine Lieberknecht

Lars-Jörn Zimmer quitte sa fonction au sein de la présidence de la CDU de Saxe-Anhalt.

Allemagne. Lars-Jörn Zimmer, qui avait critiqué la direction fédérale de la CDU suite à l’élection du ministre-président libéral FDP de Thuringe Kemmerich en disant qu'il ne pouvait pas tourner le dos aux 25 % d'électeurs de l'AfD en Saxe-Anhalt, après avoir retropédalé quitte sa fonction au sein de la présidence de la CDU de Saxe-Anhalt.

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Lars-Jörn Zimmer

"Renzi à Conte : accord ou stop au gouvernement."

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Italie. Revue de presse.

Les tensions au sein de la majorité font toujours les gros titres des médias transalpins : « Zingaretti sur Renzi ‘’il n’est pas possible de rester enlisés’’ » (Corriere della Sera), « Renzi à Conte : entente ou crise » - ‘’Le PD prône pour aller de l’avant sans IV, Conte freine’’ (Il Messaggero), « Renzi, ultimatum à Conte » (Il Mattino), « Boschi : pas possible de gouverner sans IV » (Il Giornale).

Sur Twitter, c’est l’hashtag #aborto (#avortement, en référence aux propos de M. Salvini accusant les immigrés d’abuser des urgences des hôpitaux) qui domine.

ARTICLE, Messaggero, B. Jerkov, « Renzi à Conte : accord ou stop au gouvernement – Sur la justice un axe avec Berlusconi » : « Renzi dit aux siens que quelle que soit l’issue de la bataille actuelle, pour Italia viva, tout finira bien. Si Conte, au-delà des démentis de façade, poursuit l’idée de créer un groupe de « stabilisateurs » qui remplacerait le parti de Renzi, il donnera ainsi vie à un Conte III sans Italia Viva. Dans ce cas, Matteo Renzi serait clairement dans l’opposition et n’aurait plus besoin de faire semblant. L’opposition d’Italia Viva serait bien différente de l’opposition anti-européenne de Salvini, et le gouvernement pourrait ne pas durer. En rompant à Rome, il faudra dire adieu à l’alliance aux régionales en Toscane, avec une défaite certaine pour la gauche. En tous cas, Renzi a déjà le pistolet posé sur la table. A moins que Conte ne fasse un pas en arrière (il serait en train de procéder aux nominations sans personne d’Italia Viva), l’idée de Renzi serait de tirer la première salve début avril, dès que le référendum sur la réduction du nombre de parlementaires sera passé. Après, les urnes seront closes un bon moment pour que les collèges électoraux soient adaptés aux nouveaux chiffres. Et le coup ne serait pas porté en vain : Berlusconi a parlé d’un appel avec Renzi la semaine dernière, lui assurant que si nombre des siens ‘’tentent d’aider le palais Chigi’’, il donnait sa parole que ‘’cela n’arrivera jamais sur la Justice’’. »

ARTICLE, La Repubblica, « Voici le plan qui démonte les décrets de Salvini » : « Elle a attendu trois mois, mais maintenant il est temps d’abattre les cartes. Et celles que la ministre de l’Intérieur Lamorgese s’apprête à poser sur la table sont des cartes bien lourdes. C’est un texte écrit afin de démonter la structure qui porte le drapeau de la politique salvinienne. Les deux thématiques importantes seront la citoyenneté et le droit à l’inscription à l’état-civil pour les demandeurs d’asile. L’opération-vérité commence aujourd’hui, avec un objectif ambitieux : revoir les lois anti-ONG mais aussi augmenter les typologies de permis de séjour afin de permettre le plus possible la protection humanitaire. Il est prévu aussi de porter de 4 à 2 ans le délai pour les demandes de citoyenneté pour résidence ou mariage et rétablir l’inscription à l’état-civil des communes pour les demandeurs d’asile. Si la majorité trouve une convergence, un nouveau décret pourrait arriver dans de courts délais en conseil des ministres. Une perspective en réalité pas si facile en raison des résistances de la part du M5S et de la timidité du PD à se faire l’interprète des appels de la gauche, et aujourd’hui aussi des Sardines, pour éliminer les décrets sécurité de Salvini. Au Viminal, siège de l’Intérieur, on mise sur la médiation du Président Conte »

COMMENTAIRE La Repubblica L. Rivara « Offenser avec des lieux communs, cette fois-ci c’est le tour des femmes » : « Il est difficile, en peu de mots, d’arriver à offenser plusieurs catégories de personnes, de fournir de données sans fondement scientifique et d’attaquer les conquêtes historiques des femmes de notre société. C’est pourtant ce qu’a fait Matteo Salvini. Il nous a révélé grâce à une enquête statistique (des informations qu’il aurait eues de la part de quelques infirmières d’un hôpital milanais dont le nom demeure mystérieux) qu’il y a des femmes – bien entendu immigrées (combien, nul ne le sait) – qui ‘’se sont présentées pour la sixième fois pour une interruption de grossesse’’. Cela représente pour lui ‘’un style de vie « non civil » pour 2020’’. A part le fait qu’une loi, (n°194 de 1978) prévoit les conditions pour le faire, M. Salvini ne se pose pas la question de comment vivent les femmes immigrées, notamment maintenant qu’il n’est plus possible de trouver assistance et accueil dans les centres pour le droit à la protection humanitaire, effacés grâce à ses décrets sur la sécurité ».

ARTICLE, Messaggero, « Les entreprises tirent la sonnette d’alarme : Rome est une ville à l’arrêt, faisons cesser son déclin » : « Des industriels aux hôteliers, en passant par les constructeurs et les commerçants et puis le monde des périphéries, mais aussi celui des ordres professionnels comme les ingénieurs ou les médecins. Au congrès pour la course à la tête de Roma Capitale, le format se déroule à l’envers. Salvini ne parle pas, il écoute le rosaire d’une ‘’ville bloquée et sans perspectives’’ : le président Filippo Tortoriello (Unindustria) par exemple souligne que ‘’Rome n’a pas de plan stratégique digne de son nom’’. Salvini réussit son évolution : pour gagner dans les grandes villes, il faut réussir à réunir la classe productive, et il se réjouit d’avoir tous ces gens autour de lui venus dialoguer ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

16/02/2020

Björn Höcke et Andreas Kalbitz de l'AfD sont espionnés par l'Office de protection de la Constitution.

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Allemagne. L’Office de protection de la Constitution espionne depuis le début de l’année 2020, en utilisant des méthodes des services secrets, trois responsables de l’AfD : le dirigeant de l’AfD de Thuringe Björn Höcke, le dirigeant de l’AfD du Brandebourg Andreas Kalbitz et le député au sein du Parlement de Saxe-Anhalt Hans-Thomas Tillschneider.

Les trois sont membres de l’aile nationaliste du parti. D’autres responsables politiques de cette aile devraient être dans le futur, eux-aussi, surveillés.

Les fonctionnaires de l’Office fédéral de protection de la Constitution, ainsi que ceux des autorités de l’Office de protection de la Constitution des États allemands concernés [donc : Thuringe, Brandebourg, Saxe-Anhalt], établissent un dossier et collectent du matériel contre les trois personnes concernées à propos de leurs activités extra-parlementaires. Donc, les conversations téléphoniques, ainsi que les courriels privés et intimes de ces personnes, sont archivés.

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Andreas Kalbitz et Björn Höcke

(https://www.tagesspiegel.de/politik/hoecke-kalbitz-und-ti...)

AfD : "Nous sommes là pour rester !"

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Allemagne. L’AfD réfléchit au fait d’utiliser l’héritage record, de 7 millions d’euros, qu’elle a reçu afin de disposer d’un grand bâtiment car le parti rencontre toujours plus de difficultés lorsqu’il doit organiser des meetings ou des congrès afin de pouvoir louer une salle, car les propriétaires ou gestionnaires de salle sont mis sous pression par des gauchistes qui les menacent.

Une telle solution aurait également pour avantage pour l’AfD d’envoyer un message clair aux électeurs : « Nous sommes là pour rester ! »

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2020/02/11/l-a...)

Manifestation contre le fait que Kemmerich s'était fait élire avec les voix de l'AfD.

Allemagne. Ce samedi 15 février 2020, des milliers de personnes ont manifesté à Erfurt contre le fait que le libéral (FDP) Thomas Kemmerich s’était fait élire ministre-président avec les voix des patriotes de l’AfD.

15/02/2020

Thuringe : l'AfD donnée à 25 %.

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Allemagne. Thuringe. Un sondage INSA donne l'AfD en progrès de 2 % et les post-communistes de die Linke en progrès de 6 %, suite à l'affaire de l'élection du ministre-président libéral FDP Kemmerich et à sa démission.

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die Linke : post-communistes

AfD : patriotes

CDU : démocrates-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

Sonstige : autres

Alice Weidel est élue à la tête de l'AfD du Bade-Wurtemberg.

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Allemagne. La co-présidente du groupe des élus de l’AfD à la Chambre des députés Alice Weidel est élue, ce samedi 15 février 2020, à la tête de l’AfD du Bade-Wurtemberg.

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Alice Weidel

14/02/2020

Le vice-dirigeant du groupe des élus CDU au sein du Parlement de Thuringe annonce son retrait.

Allemagne. Thuringe. Le vice-dirigeant du groupe des élus CDU au sein du Parlement de Thuringe Michael Heym, qui avait critiqué la réaction de la Chancelière fédérale CDU Angela Merkel à l’élection du libéral Kemmerich au poste de ministre-président, annonce son retrait.

"Conte-Renzi, vents de crise."

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Italie. Revue de presse. 

Les tensions au sein de la majorité font les gros titres des médias transalpins. La presse relève les frictions entre le Président du Conseil G. Conte et le leader d’Italia Viva, M. Renzi. Les observateurs évoquent le « danger de la stratégie des ultimatums » pour la pérennité de l’exécutif : « Haute tension entre Renzi et Conte » - ‘’Dur échange d’accusations. Conte : je n’accepte pas de chantages’’ (Corriere della Sera), « Tout s’écroule » - ‘’Conte songe à remplacer Italia Viva par des parlementaires responsables venant de l’opposition’’ (La Repubblica), « Conte-Renzi, le gouvernement vacille » (La Stampa), « Renzi-Conte, défi sur la crise » (Il Messaggero), « Conte-Renzi, vents de crise » (Il Mattino), « Conte au terminus » (Il Giornale).

EDITORIAL, Stampa, M. Sorgi, « L’ancien président du Conseil ne s’arrête pas, mais les alliés relancent » : « Les parlementaires d’Italia Viva ont voté pour la troisième fois avec l’opposition sur la réforme de la justice. La réaction, au Conseil des ministres, a été l’accord à la décision de Conte sur la prescription, en l’absence - polémique – des ministres renziens, précédée de déclarations très dures de Conte et Zingaretti contre le leader d’Italia viva. La rupture de la majorité est évidente. Il faut voir ce qui se passera au Sénat lors du vote. Renzi est isolé mais le gouvernement n’a plus la majorité au Sénat. On pourrait croire que la situation est celle d’une pré-crise. Quoi qu’il en dise, Renzi semble avoir l’intention d’en ouvrir une, convaincu qu’avec le référendum constitutionnel sur la réduction du nombre de parlementaires fixé au 29 mars, il aura tout le temps de liquider le gouvernement Conte II et de former un nouveau gouvernement. Même les dirigeants du PD sont convaincus que le danger existe sérieusement : Zingaretti et Orlando ne cessent de dire que les élections seraient la seule voie possible en cas de chute du gouvernement, menace que Renzi considère nulle et non avenue car ni PD, ni 5 étoiles ne voudraient se retrouver avec une droite probable victorieuse. Conte assiste au bras de fer sans rien pouvoir faire, alors que sa tête est en jeu ».

COULISSES, Corriere della Sera, M. Guerzoni : « Le Président du Conseil appelle le Quirinal. En cas de crise pas d’élections avant l’automne » : « Les craintes du chef du gouvernement existent. Il admet qu’une ‘’question politique est désormais ouverte‘’ et que ‘’cette fois-ci la rupture est plus proche’’. Si le gouvernement Conte tombe, est-ce que Mattarella va dissoudre le Parlement ? Fin mars, il y a le référendum sur la réduction du nombre de parlementaires et des élections avant l’automne semblent impossibles. Conte semble avoir une certitude : ‘’ Je ne me ferais pas user, je ne l’ai pas permis à Salvini, je ne le permettrais pas à Renzi ‘’. Le président du Conseil est exaspéré et n’exclut pas d’avoir recours à un vote de confiance au Parlement.  Avec le soutien du PD, il essaye de sauver le gouvernement et Franceschini joue un rôle de négociateur. Au Sénat sans les représentants d’Italia Viva, le gouvernement n’a pas la majorité. »

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « La réaction de Conte mais la crise est bien là » : « L’absence des deux représentants d’Italia Viva au conseil des ministres a représenté le gant du défi lancé par Renzi au gouvernement et à Conte. Le Président du Conseil, jusque-là silencieux, a montré son agacement, accusant Renzi de se comporter comme s’il était dans l’opposition. Il a appelé le chef de l’Etat pour lui faire part de sa volonté de voir si Renzi bluffait ou pas. Nul ne sait jusqu’où ira Renzi. Les deux chaises vides au conseil des ministres expriment à quel point nous nous retrouvons au sein d’une crise qui ne dit pas son nom. C’est une véritable guérilla qui sert à Renzi à créer une crise dans un moment du calendrier où il n’est pas possible d’aller aux élections anticipées. Il y a en effet le référendum constitutionnel de fin mars puis la délégation pour redessiner les collèges, nécessitant encore deux mois pour arriver à la fin de l’été. Bref, on parviendrait au « chef d’œuvre » de Renzi de sortir du gouvernement sans mettre fin à la législature. Les députés d’Italia Viva sont les premiers à ne pas vouloir les élections. Entretemps, le nom de Draghi est évoqué et cela n’est qu’une hypothèse ».

RETROSCENA (coulisses) Il Messaggero M. Conti « Un gouvernement accompagnant aux urnes, la ligne du Quirinal si tout devait sauter » : « En attendant que les événements se déroulent, le chef de l’Etat suit de loin les actions des partis. La préoccupation de Mattarella au sujet des frictions internes à la majorité est liée aux difficultés de faire naître un nouvel exécutif. D’où le fait qu’au Quirinal on aurait commencé à réfléchir sur une issue possible, permettant de réduire les délais de l’entrée en vigueur de la réforme constitutionnelle réduisant le nombre de parlementaires. Il serait alors possible de créer un exécutif de quelques semaines, peut-être même dirigé par la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese, pour redessiner les collèges électoraux. Il serait alors possible d’aller aux élections en été ou en septembre et permettre au nouvel exécutif d’adopter la loi de finances ».

ARTICLE, La Repubblica, A. Ziniti « Salvini, pour le procureur le classement de l’enquête est désormais impossible » : « Le Procureur de Catane Carmelo Zuccaro attend de recevoir les dossiers sur l’affaire Gregoretti avec une certitude. Malgré sa conviction sur ‘’l’inexistence du délit de séquestration de personne’’, il ne pourra pas demander le classement de l’enquête. C’est un paradoxe que ce procureur, qui n’a jamais caché qu’il partageait l’action de Salvini ‘’en défense des frontières italiennes’’ soit obligé de soutenir l’accusation contre l’ancien ministre de l’Intérieur. Après l’autorisation du Sénat, la Constitution l’oblige à demander au juge de fixer une première convocation. Salvini, qui espère encore pouvoir éviter le procès, devra jouer toutes ses cartes et demander éventuellement le procès abrégé et obtenir une remise de peine au cas où il devait être condamné. Entre temps, il devra se défendre d’une autre accusation, cette fois-ci liée à l’affaire du Navire Open Arms »

EDITORIAL, La Repubblica, E. Mauro : « La victimisation de l’homme fort dans le pays sans conscience » : « Dans l’effondrement subtil mais continu d’un pays qui s’éloigne progressivement d’un ensemble de valeurs, de principes, de règles et de mesures, un leader politique peut désormais attaquer un journal au Parlement, comme si c’était normal dans la situation démocratique déformée dans laquelle nous vivons. Matteo Salvini, engagé à défendre les « frontières d’Italie » a trouvé le temps d’attaquer La Repubblica au Sénat, cadre solennel dans lequel on devait donner le feu vert à son procès dans l’affaire des 131 migrants du navire Gregoretti. En homme d’Etat, il aurait dû se défendre, défendre ses idées et ses choix politiques, c’est ce qu’un leader sûr de lui fait. C’est exactement le contraire qui est arrivé. Nous avons assisté à la victimisation de l’homme fort, qui ne change jamais d’avis et, au contraire, se déclare prêt à répéter ses comportements mis en accusation. Ce sont les deux ingrédients fixes du populisme, qui, dans des moments de difficulté, demande aux émotions de corriger les situations défavorables, présentées comme des manipulations de la réalité. Habitué à demander un soutien quand il va à l’attaque, le leader populiste se réfugie dans la recherche du consensus compatissant quand il doit se protéger. Pour cela, il faut avoir des ennemis et non des adversaires politiques et ainsi le leader populiste montre son intolérance au contrôle démocratique des lois, de la magistrature, de la Cour Constitutionnelle, du parlement et même des instruments d’information. Voilà, l’attaque à La Repubblica c’est précisément cela. Bien sûr, les journaux se défendent tous seuls, avec leur histoire, leurs idées et leurs lecteurs mais le pays est en train de devenir insensible et inconscient comme si rien ne valait la peine ».

ENTRETIEN de Giancarlo Giorgetti, député et responsable des relations étrangères pour la Ligue, Corriere della Sera, A. Polito : « ‘’Nous resterons dans l’Euro. Collaborons sur les migrants, maintenant Bruxelles a compris ‘’ » : « Q : Salvini est inquiet de l’image internationale de la Ligue ? Veut-il la changer ? Est-ce la raison pour laquelle il vous en a chargé ?  : La politique étrangère ne peut pas s’improviser. Il faut être concret. Il m’a choisi car j’ai une image fiable. Nous ne voulons pas sortir de la zone euro mais il faut changer. Pour deux raisons : les traités ont été écrit à une époque géologique ; l’époque de Merkel est proche de sa conclusion. Comment peut-on concurrencer les colosses chinois avec les règles que nous avons sur les aides de l’État. Je suis le responsable des Affaires Etrangères de la Ligue. Si je dis que nous ne sortirons pas de l’euro, nous ne sortirons pas. Point. En Europe nous connaissions peu les Allemands mais aucun mariage n’est indissoluble. Nous devons être « comestible » ; je veux que l’Europe nous connaisse pour ce que nous sommes et non pas pour ce qu’on nous attribue. Mais la Russie est un pays important, tant pour le commerce que pour son poids stratégique. Nous avons toujours été pro-américains ; bien sur Trump fait l’intérêt des États-Unis. Je ne conteste pas la défense des intérêts nationaux mais nous voulons que les nôtres soient aussi sur la table de l’Europe. La Chine est tactiquement un partenaire de l’Italie mais stratégiquement un concurrent. Nous n’aurons jamais aucun doute entre la Chine et les Usa. Di Maio essaye d’œuvrer mais il n’a pas d’armes et la politique étrangère ne se fait pas avec de bons sentiments. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Mike Mohring annonce quitter la fonction de dirigeant de la CDU de Thuringe.

Allemagne. Thuringe. Suite à son implication dans l’élection du ministre-président libéral FDP Kemmerich, avec les voix des patriotes de l'AfD, le dirigeant de la CDU de Thuringe Mike Mohring annonce vouloir quitter cette fonction, après celle de dirigeant du groupe des élus.

13/02/2020

L'AfD donnée à 14 %.

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Allemagne. Un sondage Infratest dimap donne l'AfD à 14 %.

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CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

Grüne : écologistes

Sonstige : autres

L’AfD hérite de 7 millions d’euros.

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Allemagne. Un donateur décédé laisse au parti de l’or et de l’immobilier : il s’agit d’un des plus grands dons d’argent de l’histoire allemande des partis.

"Salvini : j’irai au procès mais le peuple me jugera et après je prendrai l’Italie."

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Italie. Revue de presse.

La décision du Sénat d’autoriser le procès de Matteo Salvini pour la séquestration des 131 migrants à bord du navire Gregoretti fait les gros titres des médias transalpins : « Procès Salvini, le oui l’emporte » - ‘’152 sénateurs favorables, les députés de la Ligue choisissent de quitter l’hémicycle pendant le scrutin’’ (Corriere della Sera), « Un juge pour Salvini » (La Repubblica), « Salvini : j’irai au procès mais le peuple me jugera et après je prendrai l’Italie » (La Stampa), « Salvini, les risques du procès » - ‘’La parole passe aux juges’’ (Il Messaggero), « Sénat, Salvini sera jugé » (Il Mattino).

Sur Twitter, le hashtag #Salviniaprocesso (en référence au vote au Sénat autorisant l’enquête sur M. Salvini pour séquestration) domine.

ARTICLE, Corriere della Sera, P. Di Caro : « 152 oui pour le procès contre Salvini. Tensions au Sénat, la Ligue sort » : « Cela s’est terminé comme tout le monde l’imaginait : le Sénat a confirmé la levée de l’immunité parlementaire de M. Salvini avec 152 voix contre 76, pour avoir pris en otage pendant trois jours, 131 migrants sauvés en Méditerranée sur le navire Gregoretti. La Ligue n’a pas participé au vote, même si Salvini avait dit qu’il aurait voulu affronter le procès ‘’ sans fuir ‘’ car ‘’ c’est tout le peuple italien qui y sera jugé ‘’. Il a accusé ses adversaires d’utiliser la magistrature parce qu’ils ne sont pas capables de le battre politiquement. Maintenant la parole passe aux magistrats, qui devront décider s’il faut juger ou non le chef de la Ligue. Ce sera un précédent important pour définir les limites dans lesquelles peut agir un Ministre dans l’exercice de ses fonctions. C’est une décision qui pèsera sur le futur du leader de la droite.»

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « Salvini, plus rien ne sera comme avant » : « La journée d’hier met fin à une phase politique. Au-delà des aspects grotesques de l’affaire Gregoretti (le fait que les migrants à bord soient sur un navire militaire italien), le Parlement a décidé de faire juger l’ancien ministre de l’Intérieur et chef de l’opposition de la droite pour un délit grave : la séquestration de personne. Si Salvini devait être condamné, toute candidature serait empêchée en raison des effets de la loi Severino. Hier, les sénateurs 5 Etoiles, silencieux pendant les faits de 2019, ont voté tous ensemble pour l’autorisation, contre cet ancien ministre qu’ils soutenaient. On dira qu’aujourd’hui Salvini est plus fort auprès de son électorat et plus faible dans les palais du pouvoir. Cela devrait amener à une réflexion, que le leader de la Ligue pourrait faire, sur les choix faits jusqu’à présent, sur les erreurs faits, y compris l’éphémère alliance entre les deux populismes ».

COMMENTAIRE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « vents de crise, le leader de la Ligue regarde maintenant Renzi » : « La journée d’hier peut être vue comme un arrêt pour Salvini. Mais de quel point de vue ? Sans doute pour son objectif de vouloir faire tomber le gouvernement. Un peu moins du point de vue du consensus électoral. La décision du Sénat affaiblit le projet de faire sauter la majorité. Seul Renzi pourrait le faire. Raison pour laquelle la Ligue a les yeux rivés sur lui (et l’intérêt semblerait partagé). Bref, Italia Viva pourrait donner au « Capitaine » ce que ce dernier n’a pas réussi à obtenir. Toutefois, les chemins des deux leaders se séparent sur un point : le premier veut les élections, l’autre pas. L’avantage de ce scrutin autorisant le procès redonne toutefois à Salvini un argument avec lequel s’adresser aux Italiens : la défense des frontières. Or, en cas de condamnation, la loi Severino pourrait le déchoir de son statut de sénateur et impliquer son inéligibilité. Ce serait alors un handicap pour Salvini et pour la Ligue qui devrait alors revoir son candidat au sommet des institutions ». 

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, F. Sarzanini : « Acrobaties bipartisanes » : « Ce qui s’est passé hier au Sénat prouve encore une fois que les affaires judiciaires sont désormais devenues un instrument de bataille politique pour les ministres et les parlementaires. Cela n’a rien à voir avec la vérification des faits et la recherche de la vérité. Au cours des derniers mois, certains changements de position ont été embarrassants. Quand Salvini a été mis sous enquête pour séquestration de personne dans le cas du navire Diciotti, les ministres du gouvernement jaune-vert qui étaient en charge à l’époque, Luigi Di Maio et Danilo Toninelli, mais aussi le Président du Conseil Giuseppe Conte, s’auto-dénoncèrent afin de démontrer l’unité de l’équipe gouvernementale et que chaque choix avait été partagé. Avec le changement de majorité, le M5S a accusé Salvini d’avoir agi seul dans le cas de la Gregoretti. Le 20 janvier dernier, à une semaine des élections régionales, Salvini exhorta les parlementaires de la Ligue à voter en faveur de son procès. Il pensait probablement plus aux urnes qu’au débat parlementaire. Passées les régionales, il a changé d’avis et hier les sénateurs de la Ligue étaient absents au moment du vote. Dans quelques semaines, il y aura une autre occasion : Salvini fait l’objet d’accusations similaires dans le cas de la gestion du navire Open Arms et le Sénat devra se prononcer à nouveau. Qui sait si le spectacle qui a été mis en scène hier réussira à convaincre les politiques d’abandonner la propagande, pour qu’ils se concentrent sur l’examen des documents du procès. »

ARTICLE, Messaggero, M. Ajello, « ‘’J’amènerai Conte au tribunal ‘’ – Et l’offensive régionales démarre » : «’’Je n’ai absolument pas peur, je suis très tranquille. Je me sens libre de démontrer que je ne suis pas un criminel mais un patriote’’. C’est le rôle que jouera Matteo Salvini, avec le procès autour de l’Open Arms dans les semaines et les mois à venir, qui seront aussi ceux de la campagne électorale pour les régionales de mai. Même s’il y a un risque qu’il soit condamné, il joue le défi. Il est tenté de transformer en « super-show » le procès pour le Gregoretti. Il en a profité pour dire qu’il appréciait le soutien de Giorgia Meloni avec laquelle ‘’il n’y a aucune friction’’ ».

ARTICLE, Messaggero, M. Conti, « Le président du Conseil met les dossiers justice aux archives » - « Le PD avertit Italia Viva : ‘’s’il tombe, élections’’ » : « Ce soir en Conseil des ministres, on ne parlera pas de prescription. L’accord du nouveau procès pénal est également l’objet d’un équilibre précaire. Italia viva accepte la trêve pour le moment mais, une fois ratifié la coupe des parlementaires, devrait attaquer Conte ».

ENTRETIEN, Repubblica, de Maria Elena Boschi, cheffe de groupe d’Italia Viva à la Chambre : « Si le gouvernement devient justicialiste, nous ne pourrions l’accepter » : « La loi dite « Bonafede » reste en vigueur pour responsabilité explicite du PD. Entre une loi du PD et une M5S-Ligue, Zingaretti a décidé de rester avec les populistes. Pour moi, c’est une blessure mais je ne suis pas surprise. Ce PD est de plus en plus populiste. Nous ne voulons pas faire tomber le gouvernement, mais nous ne voulons pas non plus effacer la tradition juridique de ce pays. Nous voulons faire partie de ce gouvernement. Mais si Conte et le PD veulent nous en chasser, ils en seront responsables. Un axe Renzi-Salvini ? J’aimerais bien qu’on puisse discuter de faits et pas de conjectures : Renzi a voté pour que Salvini soit jugé. Ce sont plutôt les 5 Etoiles qui avaient, la fois dernière, voté contre’’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Le vice-dirigeant du groupe des élus CDU au sein du Parlement de Thuringe critique Angela Merkel.

Allemagne. Thuringe. Le vice-dirigeant du groupe des élus CDU au sein du Parlement de Thuringe Michael Heym critique fortement l’immixtion de la chancelière fédérale de la CDU Angela Merkel après l’élection du ministre-président libéral (FDP) Thomas Kemmerich. Cette situation lui rappelle l’époque du communisme en République Démocratique Allemande (RDA).

Il ajoute que le groupe des élus de la CDU savait que la possibilité que l’AfD vote pour Thomas Kemmerich existait. Le groupe CDU s’était mis d’accord à l’unanimité pour voter pour Thomas Kemmerich.

Hambourg : les stands de l'AfD systématiquement protégés par la police.

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Allemagne. État de Hambourg. Dans le cadre de la campagne pour l’élection du Parlement de Hambourg du 23 février 2020, de nombreuses affiches de l’AfD sont détruites et les stands d’information du parti doivent être systématiquement protégés par la police.

12/02/2020

Levée de l'immunité de Matteo Salvini.

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Italie. Le Sénat vote en faveur de la poursuite du dirigeant de la Ligue Matteo Salvini, pour avoir refusé, en tant que ministre de l’Intérieur, le débarquement de migrants africains d’un bateau :

https://www.nouvelobs.com/monde/20200212.OBS24756/salvini...

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