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03/12/2019

Alexander Gauland estime que le SPD connaît une poussée vers la gauche.

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Allemagne. Le président d‘honneur de l’AfD Alexander Gauland estime que le fait que la base du Parti social-démocrate SPD a placé à la tête de cette formation politique une co-présidente qui glorifie le socialisme pousse le parti vers la gauche.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/11/30/all...)

"L’agenda du gouvernement est décidé par les oppositions de Salvini et de Meloni."

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Italie. Revue de presse.

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) fait toujours les gros titres des médias transalpins. La presse revient aujourd’hui sur l’audition hier du Président du Conseil G. Conte devant les Chambres. Les analystes soulignent le « gel » entre G. Conte et L. Di Maio, le premier ayant répété que les anciens ministres étaient tous « au courant » des négociations avec Bruxelles alors que le leader du M5S maintient ses distances, s’alignant de fait avec les partis de l’opposition, provoquant des turbulences au sein de la majorité  : « Conte attaque, coup de froid avec Di Maio » (Corriere della Sera), « Il n’en restera qu’un » - ‘’Conte attaque Salvini et Di Maio : ‘’tous les ministres étaient au courant’’ ‘’ (La Repubblica), « Di Maio-Conte, le grand froid » (La Stampa), « Fonds de sauvetage, bras-de-fer aux Chambres, l’UE orienté vers le report de la réforme » (Sole 24 Ore), « Conte-Di Maio, le gouvernement vacille » (ll Messaggero), « Conte, gel avec Di Maio : ‘’Les ministres savaient’’ » (Il Mattino), « Conte déménage et va vers le PD » (Il Giornale).

EDITORIAL, La Repubblica, E. Mauro : « Le fantôme du grand complot » : « A qui parlait hier le président du Conseil Conte, lors de son audition devant les Chambres sur le MES ? Tout d’abord, il parlait au pays, à travers le Parlement qui le représente, pour garantir qu’aucune négociation n’avait été entamée secrètement, qu’aucun traité n’avait été signé. Puis, il parlait à l’Europe et aux marchés qui voient un système politique bloqué non seulement par une dette énorme mais aussi par le risque que cette dette n’éclate, tandis que le FMI et la Commission européenne la considèrent, au contraire, soutenable. Ensuite, Conte parlait à la Ligue et à FDI qui, précisément sur le MES, sont en train de l’attaquer, portant des accusations très graves de haute trahison et de faux témoignage. Mais, sans jamais ni le citer ni le regarder, assis à ses côtés, pendant qu’il s’adressait à l’opposition de droite, Conte parlait aussi à son ministre des Affaires Etrangères, Luigi Di Maio, immobile et qui n’applaudissait pas Conte, parce que, même si le dernier affrontement direct est avec Salvini, l’attaque contre son ancien vice-président du Conseil était une attaque aussi contre Di Maio. En fait, la polémique du leader du M5S sur le MES retentit comme un écho de la campagne de la Ligue mais, en plus, tient le gouvernement en échec, paralyse sa majorité, voire évoque la crise et la fin de l’alliance entre le M5S et le PD ».

ARTICLE, La Repubblica, T. Ciriaco : « MES, Conte attaque Salvini (et Di Maio) : ‘’ L’accord était déjà connu par le gouvernement précédent ‘’ » : « L’audition d’hier du Président du Conseil Giuseppe Conte devant les Chambres sur le MES a, encore une fois, relevé la grande tension au sein de la majorité et, surtout, a souligné le « gel » entre Conte et Di Maio, le premier ayant répété que les anciens ministres étaient tous « au courant » des négociations avec Bruxelles alors que le leader du M5S maintient ses distances, s’alignant de fait avec les partis de l’opposition, Ligue et FDI, et provoquant de graves turbulences au sein de l’alliance Cinq Etoiles-PD. Conte a défendu la réforme du MES et a attaqué Salvini, et il s’est adressé à l’opposition de droite en demandant d’avoir le sens des responsabilités en ce moment très délicat ».

ARTICLE, La Repubblica, A. Cuzzocrea : « Le leader du M5S et le président du Conseil ne se saluent même pas. Maintenant, la crise est un véritable danger » : « L’audition sur le MES du président du Conseil Giuseppe Conte devant le Chambres a été la preuve concrète d’un grand « gel » entre Conte et Di Maio, qui ne se sont même pas salués. Luigi Di Maio n’a jamais applaudi le président du Conseil lors de son discours d’explication sur les négociations de la réforme du MES. En fait, Conte a répété plusieurs fois que les anciens ministres étaient tous « au courant » des négociations avec Bruxelles, alors que le leader du M5S a maintenu ses distances, s’alignant de fait avec les partis de l’opposition et finissant par adhérer aux positions des interrogations soulevées par Salvini (Ligue) et Meloni (FdI). La vérité est que les groupes parlementaires sont désormais à la dérive et que l’alliance entre le M5S et le PD est en équilibre précaire ».

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Salvini dicte l’agenda du Conte II » : « Après la discussion hier au Parlement, une chose est ressortie clairement : l’agenda du gouvernement est décidé par les oppositions de Salvini et de Meloni. La thématique du MES n’aurait jamais été au centre du débat politique si le chef léguiste n’avait pas soulevé la polémique. Par ailleurs, le « Capitaine » a repris les tons agressifs et eurosceptiques pour se protéger à droite, où Fratelli d’Italia commence à prendre un peu de son électorat. La majorité a été incapable de mettre sur la table son point de vue sur les prochaines étapes en Europe. C’est la solution de la fuite et du report des décisions qui a été privilégiée. Cela veut dire accepter les arguments des opposants, avec les 5 Etoiles qui se montrent subalternes aux mots d’ordre de Salvini. Zingaretti e Gualtieri ont pu ainsi constater que les sirènes de Salvini continuent à conditionner l’attitude et le comportement des 5 Etoiles et surtout de son leader. Ce serait un paradoxe si ce gouvernement, né avec le placet des Chancelleries européennes, devait reporter le risque-Italie sur la scène financière. Une majorité sur la carte européiste pour combattre les souverainismes italiens mais qui continue à les subir ».

EDITORIAL Il Messaggero A. Campi « L’équivoque persistant de l’allié adversaire » : « D’une part, il y a Di Maio, le chef politique du M5S, qui mène une opposition quotidienne contre le gouvernement dont il fait partie mais auquel il n’a jamais cru, contrairement à Grillo. De l’autre nous avons les « Sardines » qui manifestent non pas contre un gouvernement mais contre l’opposition. La polémique sur le MES ne promet rien de bon. Il faut éviter le choix de vivoter ou de reporter. Ce qui mènerait au paradoxe de notre politique : avoir confié l’Italie à un non-gouvernement dirigé par une majorité parlementaire improbable. Combattre l’amateurisme populiste avec l’ignorance démocratique lié au transformisme parlementaire a été une piètre recette ».

ARTICLE Sole 24 Ore R. D’Alimonte « La Ligue et FdI en compétition pour les mêmes électeurs, aucune alternative pour ceux qui votent le M5S » : « Il existe un autre instrument pour comprendre les tendances électorales, c’est l’acronyme anglais de PTV, ou « penchement, tendance au vote », soit la probabilité qu’un électeur continue à voter pour un parti à l’avenir, sur une échelle allant de 0 à 10. Cela permet d’étudier combien les différents partis peuvent se superposer sur un électorat. Cela est déjà en train d’arriver : Fratelli d’Italia est en train de grandir, depuis des mois. C’est une croissance lente mais constante. Il est passé de 4,3% aux élections politiques de 2018 à 6,4% pour celles européennes jusqu’à arriver à 10,4% aux élections en Ombrie. La côte de popularité de Giorgia Meloni a même dépassé celle de Salvini. Bref, le chef de la Ligue a une concurrente redoutable. Et les électeurs disposés à voter l’un ou l’autre sont pratiquement les mêmes. Par ailleurs, la dichotomie droite et gauche a encore un sens en Italie : cela a encore un sens pour des millions d’Italiens. Et les électeurs de la Ligue et de FdI se perçoivent comme électeurs de droite, voire d’extrême droite. L’axe politique italien a donc bougé. Jusque-là, c’est Salvini qui en a bénéficié le plus mais il n’est pas dit que cette tendance continue. Meloni est aux aguets. Les deux occupent la même espace politique. L’Italie a trouvé sa Marine Le Pen en Giorgia Meloni. A gauche la situation est bien différente, le diagramme de Venn saisit bien la différence. Si à droite il y a un bloc compact, à gauche ce n’est pas le cas. Les électeurs sont plus distanciés. Ce qui frappe, c’est l’isolement du M5S. Son bassin électoral s’est rétréci mais c’est comme si les électeurs qui sont restés ne sont disposés qu’à voter pour le M5S ou à s’abstenir. Cela est confirmé par le fait que l’objectif plus réel pour Renzi est davantage l’électorat du PD que celui de Forza Italia de Berlusconi (dont les électeurs se situent automatiquement à droite). Bref, l’électorat potentiel de la gauche n’est pas seulement plus limité, mais le bloc n’a pas la même homogénéité qu’à droite ».

ARTICLE, Corriere, E. Buzzi, « Di Maio, Grillo et Casaleggio : réunion sur la nouvelle équipe » : « Les questions internes continuent d’occuper le M5S. Les parlementaires sont divisés par ailleurs sur les Régionales, et une hypothèse qui revient régulièrement (pour l’instant) est que le Mouvement n’y prendrait pas part. En parallèle, la nouvelle organisation : aujourd’hui sera lancé l’appel d’offres pour ‘’l’équipe du futur’’. Hier, de nouveaux contacts ont eu lieu entre Grillo, Casaleggio e Di Maio pour décider des six composantes de la cabine de direction. Le défi pour choisir les douze ‘’facilitateurs’’ entre maintenant en jeu ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Reportage : Matteo Salvini à Anvers.

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Belgique (Flandre), Italie, France, Autriche. Ce 2 décembre 2019 au soir, Matteo Salvini (Ligue - Italie) a pris part à un meeting à Anvers (Flandre-Belgique).

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"Nouvel espoir pour l'Europe."  

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Matteo Salvini

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Gerolf Annemans (Vlaams Belang), Matteo Salvini (Ligue), Tom Van Grieken (Vlaams Belang); Jordan Bardella (Rassemblement National), Harald Vilimsky (FPÖ), Filip Claeys (Vlaams Belang)

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/11/12/mat...)

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02/12/2019

"Grande tension à la réunion nocturne sur le MES. Di Maio défie le PD."

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Italie. Revue de presse.

La réforme du Mécanisme européen de sauvetage (MES) fait encore les gros titres des médias transalpins. La presse quotidienne relève la « tension » au sein de la majorité, les deux principaux partis de la majorité gouvernementale (M5S et PD) étant toujours divisés. La presse (Messaggero, Stampa) indique que G. Conte compterait sur l’appui de Paris pour demander un report d’un mois, afin d’avoir le temps de dissiper les interrogations soulevées par Salvini (Ligue) et Meloni (Frères d’Italie), auxquelles a fini par adhérer L. Di Maio (M5S) : « Sauve-Etat, négociations avec l’UE » - ‘’Tension à la réunion, les « renziens » absents. Mandat à Gualtieri pour Bruxelles’’ (Corriere della Sera), « De cette manière tout saute » - ‘’Grande tension à la réunion nocturne sur le MES. Di Maio défie le PD : une motion pour le report du vote’’ (La Repubblica), « MES, le gouvernement ne tient qu’au renvoi » - ‘’L’exécutif mise sur l’appui de la France et d’autres Etats pour un report du vote à Bruxelles’’ (La Stampa), « Gouvernement divisé, défi au Parlement » (Il Messaggero, Il Mattino).

EDITORIAL, La Stampa, S. Lepri : « Le risque d’une double défaite » : « L’offensive de propagande de la droite, à laquelle le M5S a du mal à y résister, se fonde sur une émotion simple voire vulgaire : la méfiance envers les autres Européens. Il y a une tentative de les décrire comme des ennemis voués à « arnaquer » les Italiens. Dommage que le parti d’extrême droite allemand, l’AfD soit convaincu de l’inverse, qu’il s’agisse d’un instrument des Italiens pour « piquer » de l’argent aux Allemands. L’idée de demander un (inutile) délai de réflexion sur l’accord du MES pour renforcer la position de négociation de l’Italie apparait sans base. Face à un risque qui n’est pas pressant, demander un report finira par apparaitre aux autres pays membres comme un signe de manque de fiabilité de l’Italie. Le mécanisme de sauvetage, même avec ses défauts, est un instrument de solidarité envers les pays les plus faibles. Bref, les autres pourraient nous dire ‘’vous ne le voulez pas ? Tant pis pour vous’’. Et il est difficile que cela nous aide dans l’autre négociation, celle des mesures sur les banques »

ANALYSE, Corriere della Sera, F. Fubini : « La troisième voie qui peut sauver l’Italie sur le MES » : « Que peut faire l’Italie ? Si le gouvernement signe l’accord européen, il risque de tomber car une partie du M5S est en désaccord ; s’il le bloque, le pays risque des tensions sur les marchés de la dette publique, car les investisseurs penseraient qu’une frange d’extrémistes anti-euro ont encore le contrôle du pays. Il y a une troisième voie pour le gouvernement actuel, qui ne participa pas à la négociation de 2018 : prendre du temps avec l’Europe pour consulter son Parlement (Paris et Berlin le font régulièrement) et proposer ensuite une révision du traité qui démasquera « l’européisme de façade » de l’Allemagne. L’Italie peut conditionner son accord à la promotion du MES – avec les actuelles règles – au rang de véritable institution européenne qui rend uniquement compte au Parlement de Strasbourg. »

ARTICLE, La Repubblica, T. Ciriaco : « Gouvernement en équilibre sur le sauve-Etat, Di Maio défie le PD : ‘’ Il faut voter sur le report ‘’» : « Dans le moment peut-être le plus difficile d’une rencontre qui sent la crise, le ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, se dérobe et affirme qu’il s’en tient à la décision du président du Conseil. Jusqu’à tard, l’affrontement au sein de la majorité est très dur et relève la grande tension, les deux principaux partis de la majorité gouvernementale (M5S et PD) étant toujours divisés. Luigi Di Maio, leader du M5S, qui a fini par adhérer aux positions des interrogations soulevées par Salvini (Ligue) et Meloni (FdI), voudrait la modification du mécanisme de restructuration automatique de la dette ainsi que la réalisation de l’union bancaire européenne. La position de Roberto Gualtieri, la même que celle du PD, est qu’il faudrait donner le feu vert au MES et à l’union bancaire en même temps, s’il y a les conditions et les garanties. Le président Conte est en difficulté, Gualtieri devra traiter avec l’UE mais ensuite ce sera au Parlement de décider et il espère pouvoir compter sur l’appui de la France et d’autres Etats pour un report du vote à Bruxelles, afin d’avoir le temps de dissiper toutes les interrogations et les doutes ».

ARTICLE, La Stampa, A. Barbera et I. Lombardo : « Di Maio veut un report du bouclier européen » : « L’hypothèse de travail discutée lors la réunion de majorité convoquée par Conte au Palais Chigi serait un mois de moratoire grâce au soutien de la France et de quelques autres pays pour ‘’faire lumière’’ sur les points les plus délicats du traité de la réforme du Fonds de sauvetage. Pour le PD, la réforme est considérée comme un acquis et les démocrates en font une question de survie du gouvernement. Italia Viva de Renzi déserte la réunion ‘’c’est une dispute entre le PD et le M5S, qu’ils voient cela entre eux’’. La solution possible pour faire sortir la majorité de cette impasse arrive de Paris. Selon des sources gouvernementales, les Français (avec une dette qui frôle les 100% du PIB) seraient d’accord avec l’Italie et craignent les contrecoups imprévus des modalités d’application d’une éventuelle demande d’assistance financière. L’Italie a déjà obtenu que le mécanisme de sauvetage ne soit pas automatique. Toutefois, plusieurs, dont la Banque d’Italie, ont exprimé leur perplexité sur une formule qui laisse de l’espace à des hypothèses de coupes aux épargnants. Un scénario qui a déclenché la fronde souverainiste du M5S avec les oppositions. En premier Salvini, qui défiera aujourd’hui Conte au Sénat. Le Président du Conseil a invité Di Maio à prendre en considération tout le ‘’paquet’’ des réformes, le mettant en garde ‘’le vrai danger pour l’Italie vient de l’Union bancaire’’ »

COULISSE, Corriere della Sera, M. Guerzoni : « La pression de Di Maio : c’est le Parlement qui doit décider. Bras-de-fer avec le ministre de l’Économie » : Plus de quatre heures de discussion, jusqu’à la médiation de Conte qui a fait baisser le ton et a trouvé un accord sur le MES. L’enjeu est le destin du gouvernement. En ouvrant la réunion, Conte incite ‘’à trouver une position commune, qui puisse obtenir l’approbation du Parlement. Luigi Di Maio lui a confié sa crainte que ses troupes ne supportent pas le poids du traité, car pour le M5S ‘’beaucoup de choses de l’Union économique et monétaire doivent être revues. Son groupe parlementaire est en révolte et il est très contrarié car le Ministère de l’Économie aurait négocié avec l’UE ‘’sans le soutien politique ‘’ du parti majoritaire. Gualtieri défend le texte, jusqu’à ce que Di Maio, en plein conflit avec le ministre de l’Économie lance son avertissement : « Il n’y a pas les chiffres pour approuver le MES. Le gouvernement doit se mettre de côté et laisser au Parlement souverain, prendre une décision aussi délicate ‘’. L’objectif de l’Italie est d’obtenir des améliorations sur le texte de l’Union bancaire et sur les documents d’accompagnement. Et si la négociation devait mal se passer à cause de la dure opposition de l’Allemagne qui défend ses intérêts ? Selon le M5S Gualtieri devrait mettre un veto de l’Italie. Sans aucun renvoi. »

ENTRETIEN (La Repubblica) de David Sassoli, président du Parlement européen : « ‘’ Bloquer la réforme est un choix à haut risque pour la crédibilité de l’Italie ’’ » : « On ne parle du MES (Mécanisme européen de stabilité) qu’en Italie. Dans les capitales de l’UE, personne n’en parle parce qu’il s’agit d’un fonds à utiliser uniquement en cas d’urgence si un pays est en difficulté. Le réforme de ce mécanisme ne nuit pas à l’Italie ; il y a, bien sûr, certains aspects qui peuvent être améliorés, mais à l’intérieur de l’ensemble des mesures de réforme de la zone euro et non du traité du MES. Les règles du MES peuvent être améliorées, même en introduisant des mécanismes qui prévoient l’implication du Parlement européen, mais ne pas le signer serait comme conduire une Ferrari non assurée et comme ne pas avoir un parachute dans un moment de difficulté. Pourquoi y renoncer ? ».

ARTICLE, Il Messaggero V. Errante « L’accord de Malte devient opérationnel : les premiers 210 migrants iront à l’UE » : « L’accord trouvé en septembre à Malte semblait destiné à devenir lettre morte. Or, Bruxelles, qui a géré directement l’affaire, a assuré de fait le dépassement du Traité de Dublin. La redistribution, en effet, ne regarde pas uniquement les demandeurs d’asile mais aussi les migrants économiques. Cette redistribution concerne les débarquements de ces dernières semaines de migrants sauvés en mer par le navire Ocean Viking et ceux sauvés par Open Arms. De ces 353 migrants, 90 iront en France, 69 en Allemagne, 20 au Portugal et 25 en Espagne et en Irlande. L’entente ne prévoit pas de quotas fixes mais la répartition se fait sous la régie de Bruxelles ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

01/12/2019

Autriche : le gouvernement sociaux-chrétiens - écologistes devrait être ficelé dans une semaine.

Autriche. Les négociations en vue de former un gouvernement regroupant les sociaux-chrétiens / conservateurs de l’ÖVP et les écologistes devraient être terminées pour le week-end de la Saint-Nicolas (7-8 décembre 2019).

AfD : l'aile nationaliste du parti sort renforcée du congrès de Brunswick.

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Allemagne. Lors du congrès de l’AfD à Brunswick, ce 30 novembre et 1 décembre 2019, l’aile nationaliste du parti a renforcé ses positions : Stephan Brandner est un des trois vice-présidents du parti, Andreas Kalbitz et Stephan Protschka sont réélus membres de la direction de celui-ci.

Le nouveau co-président Tino Chrupalla déclare n’avoir pas de différent idéologique avec cette aile qui a conclu depuis longtemps un pacte de non-agression avec l’autre co-président Jörg Meuthen et la, désormais, vice-présidente Alice Weidel.

Des personnes ayant critiqué l’aile nationaliste, comme Georg Pazderski et Albrecht Glaser, ne sont pas réélus au sein de la présidence de l’AfD, alors que d’autres opposants à cette aile nationaliste ne sont pas arrivés à se faire élire au sein de la présidence.

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Andreas Kalbitz et Björn Höche sont les fers de lance de l'aile nationaliste du parti.

Giorgia Meloni : "Libérons l'Italie."

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Italie. La dirigeante de Frères d'Italie Giorgia Meloni :

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"Libérons l'Italie."

Alexander Gauland est élu président d’honneur de l’AfD.

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Allemagne. L’ancien co-président de l’AfD Alexander Gauland est élu président d’honneur de l’AfD.

Une partie de la famille d'Alexander Gauland a rompu avec lui, suite au fait qu'il a rejoint l'AfD.

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Allemagne. Au sein d‘un interview accordée à l’organe de presse Focus, le co-dirigeant sortant de l’AfD Alexander Gauland explique qu’une partie de sa famille a rompu avec lui suite au fait qu’il a rejoint l’AfD.

30/11/2019

Congrès du Forum voor Democratie.

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Pays-Bas. Le Forum voor Démocratie de Thierry Baudet a tenu ce 30 novembre 2019 à Barneveld un congrès. Il a été décidé que Lennart van der Linden devient vice-président, que Astrid de Groot sera la dirigeante organisationnelle et que Olaf Ephraim s’occupera des finances. Ce remaniement de la direction du parti est la conséquence du départ de Henk Otten.

Theo Francken de la N-VA (Belgique-Flandre) a pris la parole lors de cet événement.

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Thierry Baudet

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Theo Francken

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Thierry Baudet au piano, accompagne un chanteur : "Notre plat pays, notre magnifique pays".

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Allemagne : deux personnes désirant renégocier l'accord de coalition gouvernementale sont élues à la tête du SPD.

Allemagne. Saskia Esken et Norbert Walter-Borjans sont élus par les militants, face à deux candidats désirant poursuivre la coalition gouvernementale, à la tête du Parti social-démocrate SPD. Ils critiquent l’actuelle coalition gouvernementale et désirent renégocier l’accord de coalition.

Jörg Meuten est réélu co-président de l’AfD et Tino Chrupalla est élu co-président de l’AfD.

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Allemagne. Jörg Meuten est réélu co-président de l’AfD et Tino Chrupalla est élu co-président de l’AfD lors du congrès du parti, ce 30 novembre 2019, à Brunswick.

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"Bienvenue. Dixième congrès fédéral de l'Alternative pour l'Allemagne."

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Jörg Meuten

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Tino Chrupalla

Le FPÖ de Vienne en campagne.

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Autriche. État de Vienne. Le FPÖ est en campagne pour les élections pour le Parlement de l'État de Vienne de 2020.

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"Vienne n'a pas besoin d'immigration ! Lorsqu'il en va de notre mode de vie, il y a seulement une force en laquelle on peut avoir confiance. FPÖ. Le parti des Viennois. Dominik Nepp."

29/11/2019

Traditionnelle rencontre du Nouvel An du FPÖ le 11 janvier 2020.

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Autriche. Le  FPÖ organise sa rencontre du Nouvel An 2020 le 11 janvier 2020. Cet événement se déroulera à Oberwart, au Burgenland. [Les élections pour le Parlement du Burgenland ont lieu le 26 janvier 2020.]

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"Le chef de file des élus FPÖ à la Chambre des députés Herbert Kickl, le président du parti et Troisième président de la Chambre des députés Norbert Hofer et le vice-gouverneur FPÖ du Burgenland Johann Tschürtz."

"L’affrontement sur le MES a atteint des niveaux jamais vus. / Di Maio et Di Battista replacent le M5S à droite."

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Italie. Revue de presse.

La réforme du Mécanisme de sauvetage européen (MES) fait toujours les gros titres des médias transalpins. La presse relève notamment l’opposition ferme de M. Salvini (Ligue), menaçant de porter plainte contre le Président du Conseil qui serait, selon lui, responsable d’une « norme nuisible aux intérêts des Italiens » et fait appel au Président de la République, S. Mattarela. Pour sa part, G. Conte rappelle la participation de la Ligue à l’époque des négociations : « UE, Conte dénonce Salvini » - ‘’Le Président du Conseil se prononcera à la Chambre lundi’’ (Corriere della Sera), « Di  Maio-Salvini, le retour de flamme » - ‘’Le chef du M5S mobilise les siens contre le MES’’ (La Repubblica), « Salvini traite Conte de menteur et sollicite l’intervention du Quirinal » (La Stampa), « Le Gouvernement : ‘’ Le MES doit être modifié’’ » - ‘’Conte et le Trésor font pression sur l’UE pour des modifications’’ (Il Messaggero), «  Le gouvernement s’adresse à l’Europe pour modifier le MES » (Il Mattino).

ARTICLE, Corriere della Sera, A. Trocino : « Salvini intensifie son jeu sur Conte. Le président du Conseil : ‘’ Maintenant ça suffit, je porte plainte ‘’ » : « Matteo Salvini continue d’attaquer le président du Conseil Giuseppe Conte sur la réforme du Mécanisme de sauvetage européen (MES) menaçant de porter plainte parce qu’il serait, selon lui, responsable d’une « norme nuisible aux intérêts des Italiens » et il a fait appel au Président de la République, S. Mattarella, en traitant Conte de menteur et en sollicitant l’intervention du Quirinal. Giuseppe Conte, pour sa part, a rappelé que la Ligue avait participé aux négociations de cette réforme et il a répondu que c’est une calomnie et qu’il va porter plainte contre Salvini ».

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Compétition à droite, fin du tournant modéré de Salvini » : « Au vu de la journée d’hier, le tournant modéré de Salvini a fini par faire marche arrière. Dans la bataille sur le MES, il a voulu impliquer le Chef de l’Etat en lui rappelant son rôle de garant de la Constitution, comme si Mattarella n’était pas en train d’exercer ses fonctions dans la défense des intérêts de la nation. Bref, il a ôté son costume institutionnel pour remettre ses vestes polaires. Cela s’explique d’abord par le fait que Fratelli d’Italia est en train d’éroder les voix de la Ligue, avec des batailles et des langages que le ‘’Capitaine’’ avait délaissés pour suivre la ligne responsable de Giorgetti (selon ce dernier, Salvini devrait profiter de cette période d’opposition pour gagner en crédibilité internationale et européenne). Par ailleurs, c’est grâce au placet de Washington et de Berlin à barrer la voie à un gouvernement entièrement souverainiste (et prorusse) que le Conte II a pu naitre. Ensuite, l’autre raison est la tentative de Salvini de creuser l’écart entre les ‘’européistes’’ et les ‘’souverainistes’’ du M5S. Mais Salvini a eu le tort d’attaquer trop durement le Président du Conseil, sur lequel le M5S pourrait serrer les rangs ».

EDITORIAL, Foglio, C. Cerasa, « Du Mes aux alliés : il est impossible de faire confiance à Salvini. Sa modération n’était qu’une fake news » : « Le masque d’un Salvini modéré tombe chaque fois qu’il faut faire les comptes avec l’Europe. La Ligue, en votant il y a deux jours contre U. von der Leyen a montré de manière transparente qui sont ses alliés européens et s’est retrouvée du pire côté de la barricade du continent, avec des types qui font partie de son groupe parlementaire européen (identité et démocratie) et de celui de l’extrême gauche (Gue/Ngl). Et s’il y avait encore un doute, il suffit de noter que le 2 décembre, à Anvers, Salvini sera invité d’honneur d’une journée européenne organsiée par le groupe ‘’identité et démocratie’’ avec tous les nationalistes européens. Hier, il a défini l’accord sur le Mes ‘’un attentat à la souveraineté nationale’’, et a accusé Conte d’avoir commis ‘’un acte gravissime, un attentat contre le peuple italien’’, qu’il ne se souvient pas avoir commis quand le vice-président du Conseil de Conte s’appelait Salvini. »

COMMENTAIRE La Stampa M. Sorgi « La Ligue et le M5S, si loin, si proches » : « L’affrontement sur le MES a atteint des niveaux jamais vus. Salvini accuse Conte d’avoir bouclé l’accord sur le fonds de sauvetage à Bruxelles sans avoir eu aucun mandat du Parlement. Depuis l’étranger, Conte menace de porter plainte. Comme toujours, il y a beaucoup de propagande dans ce qu’affirment les leaders de la Ligue et de Fratelli d’Italia, qui tentent d’exploiter la délicate ligne droite d’une décision européenne désormais mûre. Quant à Di Maio, il se garde bien d’exprimer sa solidarité envers le Président du Conseil et laisse comprendre que le M5S a lui aussi ses réserves sur le MES. Même s’il croit qu’une énième réunion de majorité pourra faire lumière. Mais en faisant ainsi, Di Maio épaule plutôt son ancien allié Salvini et la position souverainiste de Fratelli d’Italia que la majorité dont il fait partie. Zingaretti, qui s’était leurré suite aux promesses de Grillo, est en train de faire la liste des bémols et la coupe est pleine ».

COMMENTAIRE La Repubblica M. Giannini « Un défi qui demande du sérieux » : « G. Conte et G. Tria s’étaient battus contre l’automatisme du MES et avaient reporté leur bataille, comme l’ont confirmé Moscovici et Scholz. Alors, était-il opportun d’accuser Conte et d’impliquer le Chef de l’Etat dans la querelle, comme l’ont fait Salvini et ses troupes ? Non. Et cela pour deux raisons. D’abord pour une question de décence : sur le MES, Tria en a parlé en Conseil des ministres et aux Chambres. Le ‘’Capitaine mitraillette’’ ne pouvait ne pas savoir. Soit il est ignorant, soit il ment. Ensuite, pour une question d’intelligence. Poser le véto italien sur la réforme du MES aurait des conséquences en termes d’isolement diplomatique. C’est la crédibilité et la stabilité du pays qui sont en jeu. Cela concerne aussi Di Maio. Si cela devenait un prétexte pour mettre Conte en échec, ce serait alors la grande arnaque du populisme moderne : nuire au peuple au nom du peuple  ».

ARTICLE La Repubblica A. Cuzzocrea « Guerre contre Conte et le PD, Di Maio et Di Battista replacent le M5S à droite » : « Le non aux alliances régionales, la fronde sur le MES et l’usine Ilva, enfin la protection des eurodéputés qui ont voté contre Ursula : la stratégie des deux leaders est de ne pas laisser le souverainisme dans les mains de la Ligue. Chaque déplacement est décidé et évalué ensemble. Le chef du Mouvement et l’ancien député ont des contacts réguliers et se trouvent d’accord sur plusieurs fronts. Le paradoxe : le leader s’est désormais mis du côté des rebelles. De plus, les 4 eurodéputés du Mouvement qui n’ont pas voté pour la Commissaire von der Leyen, (dont un, Carrao, est un proche de Di Battista) n’ont reçu aucun reproche officiel. De fait, Di Maio est en train de remettre le M5S sur l’axe souverainiste. Ou du moins loin des positions du PD et du Président du Conseil Conte. Et Grillo ? La réponse d’un des ténors a été ‘’mais vous croyez vraiment que Grillo puisse placer Di Maio sous tutelle ?’’. La réponse est non. Plus personne n’y croit. Le PD non plus ».

ENTRETIEN, La Stampa, de Matteo Salvini, chef de la Ligue et ancien Ministre de l’Intérieur : « Conte raconte des mensonges. Avec le Mes l’argent des italiens est à risque » : « ‘’La réforme mettrait dans les mains d’un organisme privé la possibilité de décider comment distribuer l’argent. Et je vous assure qu’avec ces paramètres en Italie nous en verrions très peu ‘’. ‘’C’est surtout les banques allemandes, qui sont plus en crise que les nôtres, qui seront à l’abri. ‘’. ‘’ Ce traité augmente notre dette publique ‘’. ‘’Si Mattarella appose sa signature sur le traité ce serait une cession de souveraineté nationale non équilibrée, nous sommes très intéressés à connaitre l’avis du Président. ‘’. Q : ‘’Conte veut vous citer en justice et vous aussi ‘’ : ‘’ La voie de la justice est la dernière que je veux parcourir. Je préfère que ce soient les citoyens, à travers le vote, qui expriment leur jugement sur la façon dont ils sont gouvernés. ‘’ ‘’ Di Maio a toujours été de notre avis. Il disait exactement les mêmes choses que je dis maintenant, avec les mêmes mots et contenus. ‘’Je ne connais pas et je ne veux pas parler de l’enquête Open. Je veux battre Renzi politiquement, et non par le biais des magistrats. ‘’ ‘’L’alliance de centre droit est en train de gagner partout. Nous gagnerons aussi en Emilie-Romagne et en Calabre. ‘’ ‘’ Avec les Chinois il faut entretenir des relations mais sans jamais oublier la sûreté nationale. Il ne s’agit pas d’une démocratie. En Russie, on vote. Il y a des journaux et des juges. C’est différent. ‘’ »

ENTRETIEN, Sole 24 Ore, de Giorgia Meloni, secrétaire de Fratelli D’Italia « Cessons de verser de l’argent au revenu de citoyenneté et soutenons les entreprises et les investissements » : « ‘’Nous proposons d’utiliser les dix milliards d’euros destinés au revenu de citoyenneté pour relancer les investissements productifs et d’infrastructures. Entretemps, nous attendons que Conte vienne nous dire la vérité sur le MES, car c’est de cela que notre avenir dépend et seul le Parlement est légitimé pour ce genre de choix, sinon ce serait une haute trahison’’ ».

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Silvio Berlusconi, président de Forza Italia : « ‘’ Une fois au gouvernement avec la Ligue, nous éviterons l’isolement dans l’UE ’’ » : « ‘‘ Si le gouvernement devait tomber la seule voie serait le retour aux élections et je ne crois pas que Giorgetti voulait proposer d’autres solutions de majorité. Nous sommes profondément alternatifs aux gauches, de celle de Renzi et de Di Maio à celle de Zingaretti. Si le centre-droit remportait les élections, une fois au gouvernement avec la Ligue nous aurons, en tant que membres influents du PPE, la plus grande famille politique européenne, un rôle fondamental pour éviter l’isolement de notre pays. Penser à l’entrée de la Ligue dans le PPE relève de l’imagination, je crois qu’elle n’est pas du tout intéressée. Je ne suis pas satisfait des dimensions actuelles de FI, qui sont le résultat de beaucoup d’inventions judiciaires et nous devons beaucoup travailler pour récupérer les électeurs déçus ‘’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

28/11/2019

Autriche : les sociaux-démocrates donnés à un plus bas historique.

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Autriche. Un sondage Research Affairs Institut pour le quotidien Österreich donne les sociaux-chrétiens / conservateurs de l’ÖVP à 38 %, les sociaux-démocrates du SPÖ à 18 % – soit un plus bas historique –, les écologistes à 16 %, les patriotes du FPÖ à 14 % et les libéraux de Neos à 10 %.

Giorgia Meloni sera à Bruxelles le 9 décembre 2019 afin de s’opposer à la réforme du MES.

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Italie et Union Européenne. Frères d’Italie et sa dirigeante Giorgia Meloni seront à Bruxelles le 9 décembre 2019 afin de s’opposer à la réforme du MES (Mécanisme de sauvetage européen). 

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(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/11/28/tru...)

Jimmie Åkesson désire une politique restrictive en matière d'immigration.

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Suède. Le dirigeant des Démocrates suédois Jimmie Åkesson désire voir réduite au maximum l’immigration de regroupement familial et de demande d’asile et voir le nombre de migrants qui quittent la Suède être supérieur au nombre de ceux qui arrivent. De plus, il estime que les étrangers doivent s’adapter à la Suède.

Voyage d'élus AfD en Syrie.

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Allemagne et Syrie. Un groupe d‘élus de l’AfD s’est rendu en Syrie et a visité divers endroits du pays. Ce groupe estime que les sanctions occidentales sont contre-productives car elles touchent avant tout le peuple et empêchent la reconstruction du pays. L’AfD loue l'intervention russe, demande la reprise des relations diplomatiques avec la Syrie et la possibilité pour les entreprises allemandes d’être actives dans ce pays, ainsi que le retour vers leur pays d’origine des réfugiés syriens vivant en Allemagne.

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Steffen Kotré (AfD) expose la situation en Syrie à la presse allemande

"Trump mise maintenant sur Meloni."

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Italie. Revue de presse.

Le débat sur la réforme du mécanisme de sauvetage européen (MES) fait les gros titres des médias transalpins. La presse écrite reporte notamment les tensions entre la majorité et l’opposition, malgré l’intervention du ministre de l’Economie R. Gualtieri à la Chambre pour en expliquer les contenus. M. Salvini (Ligue) et G. Meloni (FdI) déplorent une entente ‘’nuisible pour les épargnants italiens’’ : « Dispute sur le fonds sauve-Etats » - ‘’Gualtieri défend l’entente avec l’Europe. Tension à la chambre’’ (Corriere della Sera), « Dispute sur la dette, hypothèse d’un report » - ‘’Ligue et FdI s’insurgent contre une entente ‘’non modifiable’’ (Il Messaggero), « Rixe sur le fonds de sauvetage » (Il Mattino).

L’investiture de la nouvelle Commission Européenne est aussi reprise en Une avec une large couverture photographique. Dans l’ensemble, les observateurs notent « les divisions au sein du M5S » qui a voté en ordre dispersé (Repubblica). Quant au discours de la nouvelle Présidente de la Commission, certains observateurs y voient « un message clair adressé à la Chine et aux Etats-Unis » (Repubblica). Selon le quotidien du Patronat italien, U. Von der Leyen sera amenée à privilégier un système de ‘’Grosse Koalition’’ (Sole 24 Ore) : « Von der Leyen : l’Europe sera verte » (La Repubblica), « Commission européenne, mainmise allemande dans l’équipe d’Ursula » (La Stampa), « L’Europe repart avec une large majorité » (Avvenire).

Le débat sur la réforme du Mécanisme de sauvetage européen (MES) et le vote de confiance sur la nouvelle Commission Européenne font l’ouverture des journaux télévisés.

ARTICLE La Repubblica A. Cuzzocrea « Gualtieri défend le MES et la droite se déchaine. Rixe à la Chambre » : « A un moment donné, les hurlements sont devenus si forts que les huissiers se sont précipités dans l’hémicycle. Le secrétaire de la Chambre de la Ligue Marzio Liuni avance, le doigt pointé contre Roberto Fico, menaçant. On l’arrête. Son collègue Daniel Belotti descend rapidement les marches et casse une chaise devant le banc des sténographes. Il insulte les députés démocrates. Depuis les bancs, s’élèvent les hurlements de Giorgetti, Risi et Molteni. Puis un autre député se précipite vers un collègue de Forza Italia l’accusant de filmer la scène. Mulè s’interpose pour expliquer que le portable était utilisé pour un appel, téléphonique : il s’en sort avec un poignet foulé. Fico suspend la session. Voilà comment s’est terminée hier la discussion sur le MES à la Chambre après que le député démocrate De Luca avait rappelé que les négociations avaient été faite par le précédent gouvernement M5S-Ligue ».

COULISSES Il Messaggero, M. Conti « L’axe Conte-Di Maio est de retour. Sur le MES, le M5S vise un report au sein de l’UE » : « Le dernier problème arrive de Strasbourg où le groupe M5S s’est divisé, et quatre des quatorze députés européens n’ont pas voté pour la Commission von der Leyen. Décisifs pour faire passer, il y a quatre mois, la candidature allemande, soutenue par G. Conte. Inquiétants désormais pour Rome, étant donné cette attitude de ‘’mouvement permanent’’ qui agace terriblement le PD. Reste le fait que Di Maio a immédiatement ‘’couvert’’ les dissidents, annonçant qu’il n’y aurait pas de procédure contre eux et qu’il en avait été informé. »

RETROSCENA (Coulisses), La Stampa, I. Lombardo : « Pression souverainiste, Di Maio s’aligne sur le report du MES » : « Une forte tension entre la majorité et l’opposition sur la réforme du mécanisme de sauvetage européen (MES) a caractérisé le climat politique d’hier, malgré l’intervention du ministre de l’Economie Roberto Gualtieri à la Chambre pour en expliquer le contenu. Au Palais Chigi, Giuseppe Conte est convaincu que Luigi Di Maio n’a aucune intention de rejeter cette réforme que l’Italie devrait signer en décembre. Au contraire, Conte et Di Maio se sont parlés plus que d’habitude, ces jours-ci, pour trouver la solution afin d’éviter la chute du gouvernement. Mais des sources au M5S affirment que l’intention du leader politique serait, en réalité, de reporter la signature de l’accord. L’option du report, vue par Bruxelles, serait retentissante et elle ne pourrait être atténuée que si d’autres pays de l’UE  faisaient de même. Mais pour le moment, Di Maio a juste besoin de savoir que Gualtieri, même en défendant l’accord avec l’Europe, a assuré que la négociation n’avait pas encore été signée. Des mots qui confirment que le report de la signature est un scénario très probable ».

ARTICLE, Corriere della Sera, F. Verderami : « Combien de temps durera la législature ? » : « Chaque jour il y a un problème. Prêcher le bon sens avec les alliés grillini est désormais devenu un exercice quotidien pour le chef de délégation du PD, Franceschini. Il répète la nécessité d’être une équipe car ‘’quand un gouvernement est fort il peut se relever d’une glissade ‘’. Pour ouvrir une crise, un acte politique serait nécessaire, la décision d’un ou plusieurs partis de mettre formellement fin à l’expérience de gouvernement. Qui en prendra la responsabilité ? Le ministre Spadafora assure que Di Maio ne veut pas la tête de Conte ; il reconnaît que le ‘’moment est difficile mais qu’il est notre intention de continuer‘’. Demain les démocrates mettront au point un amendement pour bloquer la réforme de la prescription du Ministre Bonafede : sans un accord, une déflagration s’annonce. Le chaos semble être le seul fil conducteur. »

COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « L’affaire Renzi, un piège pour la coalition » : « Seul le temps nous dira qui a raison, les juges ou Matteo Renzi, au sujet des financements de la fondation Open. Et le scoop de L’Espresso sur l’achat d’une villa par Renzi ne fait que jeter de l’huile sur le feu. Toutefois, l’impression qui ressort est qu’un règlement de comptes est en cours. On comprend alors que Renzi est sorti du PD non pas par un acte de force (la création d’un nouveau parti) mais poussé par une fragilité croissante. Italia Viva est à 5% des intentions de vote, trop peu pour alimenter des ambitions auxquelles s’ajoutent des ombres judiciaires insistantes. L’affaire Renzi est un autre élément perturbateur qui témoigne du vacillement de la majorité. Et si un jour, début 2020, le gouvernement Conte devait tomber, personne n’en serait surpris ».

RETROSCENA (Coulisses), La Stampa, C. Bertini : « Le PD ne défend pas Renzi mais bloque Di Maio pour sauver le gouvernement » : « Aucun des anciens renziens, sauf Andrea Marcuccin’a défendu hier l’ancien secrétaire du PD Matteo Renzi. Certains ont même fait remarquer que le PD ne dit jamais un mot lorsqu’il y a une enquête judiciaire. Avec le PD muré dans un silence gêné et avec les Cinq Etoiles sur les barricades, (le ministre de la Justice Bonafede demande le respect pour les magistrats), cette enquête sur Open est un autre coffre qui n’aide pas le travail de Conte pendant la session budgétaire. L’une des craintes du PD au Sénat est qu’Italia Viva pourra maintenant demander davantage sur la loi de finances. Le gouvernement est encore plus affaibli en ce moment, bien qu’il y ait beaucoup d’autres facteurs qui peuvent créer une déchirure. Mais le véritable problème qui pourrait faire tomber le gouvernement est bloqué immédiatement par le PD : la commission d’enquête, demandée par Di Maio, pour clarifier la question des financements aux partis, ne sera pas votée par la majorité, parce que le PD veut protéger l’exécutif ».

ARTICLE, La Repubblica, C. Tito : « Salvini étant trop proche de Poutine, Trump mise maintenant sur Meloni » : « Donal Trump veut soutenir les partis souverainistes anti-UE mais qui sont également fidèles à l’Otan, en vue aussi d’une possible consultation électorale anticipée. Mardi 12 décembre, Giorgia Meloni, leader du parti Fratelli d’Italia, a été invitée à la résidence de l’ambassadeur américain Lewis Eisenberg. L’administration de Washington transmet au parti post-fasciste son appréciation et offre sa disponibilité à organiser un voyage aux Etats-Unis de Meloni début 2020. Cela pourrait même se traduire en un soutien fort à une future campagne électorale. Le placet américain peut aussi exercer un poids sur les équilibres futurs et redéfinir les rapports de la droite italienne jusque-là sous l’hégémonie de Matteo Salvini. La sympathie américaine pour Giorgia Meloni sera ainsi un facteur non négligeable dans les prochains mois »

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, A. Panebianco : « Les chutes en politique étrangère » : « Il existe une cohérence évidente entre l’orientation illibérale des mouvements européens néo-nationalistes d’aujourd’hui et leur choix de politique étrangère. Ces mouvements préfèrent entretenir des rapports avec les sociétés fermées, autoritaires et illibérales, avec lesquelles ils savent avoir plus d’affinité. Ils mettent donc en discussion les ancrages occidentaux traditionnels de leur pays. Si les positions anti-européennes et pro-Poutine de Salvini ne changeront pas, et si malgré cela, il remportait les prochaines élections, le pays aura des ennuis : nous payerons cher, économiquement et politiquement, ces choix. Le M5S n’est pas moins dangereux, en ce qui concerne les conséquences que représentent ses choix. Peut-être, parmi les erreurs de Zingaretti e Renzi, il y a eu aussi celle d’avoir laissé aux grillini le Ministère des Affaires Etrangères. Le rapport avec l’Europe n’est pas encore en sécurité, comme le prouve l’axe Salvini-Di Maio sur le MES. Si la Ligue a choisi la Russie, le M5S a choisi la Chine. Il faudrait aussi une discussion parlementaire sur la Libye. La semaine prochaine le Parlement sera appelé à se prononcer sur la situation à Hong Kong. Ce sera aussi l’occasion pour comprendre ce que lie le M5S à la Chine. »

ARTICLE La Repubblica L. D’Albergo « Les plaques commémoratives antiracistes endommagées » : « Les néofascistes sont dans le collimateur. Les policiers sont convaincus que la couleur de la peinture, noire, est parlante. La vérité pourrait venir des caméras placées là où se trouvent les plaquettes en honneur de la chercheuse Nella Mortara et du docteur Mario Carrara, épurés pour s’être opposés à l’antisémitisme du régime fasciste. Tobia Zevi, président de ‘’Osservatorio Roma !’’ souligne : ‘’j’espère une condamnation claire et unanime de la part des responsables politiques. Sur ces thèmes il est temps de dire stop aux ambiguïtés ou pire à des dédouanements ou collusions dangereuses, culturelles et politiques’’. Le message était clairement adressé à Salvini. Or hier le leader léguiste, présent à Rome, s’est limité à tourner une vidéo sous le Capitole en vue des états généraux de la Ligue dans la capitale ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

27/11/2019

L'UDC refuse la prolongation de l'engagement suisse au Kosovo.

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Suisse. L’UDC, premier parti de Suisse, communique :

Cela fait vingt ans que l'armée suisse s'engage au Kosovo et le Conseil fédéral [gouvernement] demande une nouvelle prolongation de trois ans et même une augmentation de l'effectif de 30 personnes. L'UDC s'oppose à la prolongation de cette onéreuse aventure militaire dont l'inutilité est avérée depuis plusieurs années.

Italie : pour quel parti de 1983 voteraient les électeurs actuels ?

Italie. Un sondage, effectué en novembre 2019, a porté sur le fait de savoir pour quel parti présent en 1983, les électeurs actuels voteraient. Le Mouvement social italien - Droite nationale, qui était à cette époque une formation politique néofasciste, arriverait en tête devant la Démocratie-chrétienne et le Parti communiste italien.

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Tino Chrupalla, candidat à la présidence de l'AfD.

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Allemagne. Tino Chrupalla, de Görlitz, en Saxe, sur la frontière polonaise, est le candidat préféré d’Alexander Gauland – l’actuel co-président de l’AfD – à sa succession. Chrupalla peut compter sur le soutien de l’AfD de Saxe et de l’aile la plus nationaliste de l'AfD.

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Alexander Gauland ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête de l'AfD.

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Allemagne. Le co-dirigeant de l’AfD Alexander Gauland, 78 ans, se retire avant le congrès du parti, qui, le week-end prochain, élira la nouvelle présidence. Gauland ne sera pas candidat à sa propre succession.

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Alexander Gauland

L'AfD donnée à 14 %.

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Allemagne. Un sondage INSA donne les partis du gouvernement CDU-CSU-SPD ensemble à 41 %.

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CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

Grüne : écologistes

Sonstige : autres