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19/08/2024

"Meloni à l’attaque : "Sur ma sœur, il n’y a que de la boue et des spéculations.""

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Italie. Revue de presse.

Plusieurs journaux titrent sur la politique intérieure, notamment sur les rumeurs qu’une enquête soit ouverte à l’encontre d’Arianna Meloni, sœur de la présidente du Conseil, pour le rôle qu’elle aurait pu jouer dans les nominations au sein des entreprises publiques : «  Meloni à l’attaque : ‘Sur ma sœur, il n’y a que de la boue et des spéculations’ » (Corriere) ; «  Meloni : l’arme du complot » (Repubblica), « Meloni dans le labyrinthe d’Arianna » (Stampa), « Meloni : on veut m’atteindre » (Messaggero). La rencontre dans les Pouilles hier entre Giorgia Meloni et Matteo Salvini est aussi en une (« Comptes, UE et Rai : les relations Meloni-Salvini se réchauffent » - Quotidiano Nazionale) de même que la situation au Proche-Orient (« Proche-Orient : Le Hamas dit non au plan pour une trêve » - Repubblica). Enfin, les hommages à Alain Delon sont en une de la plupart des quotidiens (« Adieu Alain Delon » - Repubblica ; « Merci, au revoir » Stampa, « la grande beauté » - Messaggero).

 Sur X l’hashtag #AlainDelon fait tendance.

ARTICLE, Corriere della Sera, C. Bozza « Nominations, accusations et démentis. Italia Viva demande des explications et Fratelli d’Italia réagit durement » : « Tout commence par deux récits journalistiques, qui rapportent qu'Arianna Meloni aurait tenu des réunions pour décider des nominations clés à la RAI et à Trenitalia avec des "noms qui plaisent à la sœur du premier ministre". Cette information aurait déclenché ensuite la réaction de l'opposition, et notamment d'Italia Viva, le mouvement de Matteo Renzi, qui ont déposé deux questions parlementaires. Jusqu'ici, un processus assez classique. Mais ce qui fait monter d’un cran la tension, c’est la troisième demande de clarification sur ce sujet des élues de Italia Viva Maria Elena Boschi (sur la Rai) et de Raffaella Paita (sur les nominations à Trenitalia), conduisant à une réaction sévère de Fratelli d'Italia. Après qu'Arianna Meloni a démenti sa présence à une quelconque réunion sur les nominations, la direction de Fratelli d’Italia attaque : "Renzi est un chef mafieux de province", un "cacique", et les parlementaires de son parti seraient une "meute de chiens" renziste lancée contre les "sœurs d'Italie", surnom donné par leurs adversaires et détracteurs à la première ministre Giorgia Meloni et sa sœur Arianna, laquelle est responsable du secrétariat politique et des adhésions de Fratelli d‘Italia. “Nous ne nous laisserons pas intimider et nous continuerons à exiger que le Parlement rende compte de ce qui s'est passé", a déclaré la sénatrice d’Italia Viva Palta. "Giorgia Meloni doit venir répondre à la Chambre et nous dire : est-il vrai ou non que sa sœur est intervenue dans les nominations ? Et si oui, à quel titre ? “. Face à la réaction "totalement déplacée" du parti au gouvernement, les Renzistes pensent qu’ils ont effectivement levé un lièvre, et qu’il y aurait une enquête judiciaire ouverte contre la sœur de la Première ministre. Sans le savoir, en somme, ils l’auraient deviné.  Pour le cercle rapproché de Meloni, les rumeurs persistantes d'une enquête contre "Ari" sont une source d'inquiétude. Des indiscrétions qui, pour Alessandro Sallusti, directeur de Il Giornale, deviennent une information à publier après certaines confirmations (journalistiques et autres) d'une enquête pour "trafic d'influence". Et il titre en première page de son journal : "Ils veulent enquêter sur Arianna Meloni", suivi d'un long article présentant "la collusion habituelle entre journaux, partis de gauche et parquets" qui "a fait tomber plus d'un gouvernement" et qui "est capable de changer le cours de la démocratie". "Pourquoi cette première page maintenant ? Parce que nous avons reçu des signaux importants selon lesquels, après le 15 août, une notification judiciaire serait envoyée à Arianna Meloni", a répondu Sallusti au Corriere. "Est-ce que ce sera le cas ? Cela ne dépend pas de moi, je n'ai fait que mon travail de journaliste". Et à ceux qui lui demandent s'il a appelé Meloni avant de publier son article, il répond : "Absolument pas. Et aussi parce que je crois vraiment qu'elle m'aurait déconseillé de le faire". Mais hier encore, Meloni a réagi durement : "C'est un schéma que l’on a déjà vu contre Berlusconi". Pour sa part, Renzi réagit sur le ton du sarcasme : "En bref : la magistrature, une partie des journaux et Italia Viva auraient accepté d'organiser une conspiration et d'enquêter sur Arianna pour trafic d'influence", a écrit l'ancien Premier ministre : "Vous imaginez ? Moi organisant des conspirations avec les juges (moi !) pour qu'un avis de placement sous enquête parvienne à la sœur de la première ministre ? ".

ARTICLE, Messaggero, par A. Bulleri, « L’affaire Arianna éclate : « Une manœuvre pour nous attaquer » » : C’est une histoire connue, dont on a peur de connaître la fin. Après s’être infiltrée dans la maison de vacances de Giorgia Meloni dans les Pouilles, elle a suscité une levée de boucliers préventive de la part de la présidente du Conseil et de son parti. Elle est le signal d’un automne qui s’annonce tendu sur fond de confrontation avec la magistrature, ou mieux : une possible bataille politico-judiciaire dirigée directement contre la sœur de la présidente du Conseil. Celle-ci trouverait sa source dans une série d’articles sur le rôle présumé de la responsable du secrétariat politique de Fratelli d’Italia dans le choix des nominations du service public. Des attaques qui rappellent celles du procès à charge contre Daniela Santanchè, pour lequel est toujours en suspens une requête de renvoi devant les tribunaux. Une percée, avec pour objectif, cela va de soi, d’affaiblir le gouvernement. Certains, parmi les rangs de Meloni, soupçonnent que ces attaques ont pour objectif de saboter les réformes en cours de la majorité. La source de ces craintes est un article paru dans le Giornale, signé Alessandro Sallusti ; une affaire dont « on ne savait rien », dans les rangs de la Présidente du Conseil. Mais qui confirme ce qui se soupçonnait déjà : « Ils veulent enquêter sur Arianna Meloni », titre le quotidien. Celle-ci risquerait d’être inculpée pour trafic d’influence. Des accusations qui font écho aux mises en garde lancées depuis des mois par Guido Crosetto, sur de possibles enquêtes sur les membres du gouvernement. La cible a cette fois un nom, et la présidente du Conseil a confié à l’ANSA par téléphone considérer de possibles investigations comme « très vraisemblables ». « C’est un schéma vu et revu, notamment contre Berlusconi », observe la leader de FDI. « Un système de pouvoir qui utilise toutes les méthodes et tous les subterfuges pour défaire un ennemi qui gagne dans les urnes la compétition démocratique. Ils ont ratissé ma vie et celle de mes proches sans rien trouver pour nous attaquer ». Et d’ajouter : « S’il est vrai qu’ils se sont abaissés à des stratégies dans l’espoir de susciter une enquête fantaisiste sur mes proches, en partant de ma sœur Arianna, cela est gravissime ». Si le PD ne s’est pas exprimé, Matteo Renzi et Italia Viva sont plus durs. « Renzi jette la pierre et cache sa main », selon FDI. « Les sœurs Meloni voient-elles des fantômes ? » réplique furieux le sénateur florentin, qui demande à Sallusti de nier toute implication d’IV dans l’affaire et répond sur le fond. L’article du Giornale a toutefois suscité des réactions unanimes chez FDI ; le parlementaire Giovanni Donzelli évoque dans une vidéo une « conspiration pour freiner le gouvernement et les réformes » et une « tentative de polluer la démocratie ». Le chef de file du groupe sénatorial Lucio Malan dénonce lui un « possible et inquiétant dérapage judiciaire » de la campagne contre Arianna Meloni. Tommaso Foti envoie lui un message aux « menteurs professionnels : vous ne passerez pas ».  

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, M. Guerzoni , « Meloni-Salvini, réunion dans la maison de vacances. Au menu, les nominations à la Commission, à la Rai (et des jeux de cartes) » : « Ce n'est pas tant une réunion politique qu'un après-midi de baignade, de rires et de jeux. En un peu plus de deux heures, Giorgia Meloni et ses invités ont réussi à jouer au « burraco » (jeu de cartes de la famille du rami, ndlr) et même à répondre à un quiz façon « Trivial pursuit ». Mais entre un panzerotto et un spritz, il y avait aussi du temps pour quelques considérations politiques. Dans la campagne ensoleillée de la vallée d'Itria, dans son mas estival des Pouilles, la première ministre et son vice premier ministre Matteo Salvini, arrivé avec sa fiancée Francesca Verdini (elle aussi grande joueuse de « burraco ») et le président de la Chambre des députés Lorenzo Fontana, accompagné de sa femme et de sa petite fille, ont plongé dans la piscine, se sont séchés et se sont rafraîchis. La rencontre, annoncée par le Corriere, a suscité un certain embarras au sein de la majorité. Aussi Meloni et Salvini ont appelé ensemble Antonio Tajani, pour qu'il ne se sente pas exclu de cette « réunion » du mois d'août. Le ministre des Affaires étrangères a expliqué, très calme, que s'il avait été en vacances dans les Pouilles, comme Salvini et Fontana, il serait volontiers allé faire trempette dans la piscine du mas : "Je suis dans la fraîcheur de Fiuggi, il pleut à verse ici et j'attends mes petits-enfants...". Si la Première ministre a rendu public ce coup de fil, c'est pour démentir l’idée que les dirigeants de Fratelli d'Italia et de la Ligue auraient organisé une réunion à deux pour forger une alliance destinée à éliminer Forza Italia. Tajani a également rassuré les siens : "La réunion de la majorité tripartite se tiendra au Palais Chigi le 30 août“. Et ce jour-là, la présidente et les deux vice-présidents auront quelques problèmes à résoudre. Tout d'abord la RAI, puisqu'après des semaines de querelles et de tensions, il n'y a pas d'accord sur les nominations à la direction générale. Ensuite, la question du budget avec les règles du nouveau Pacte de stabilité européen, la vieille bataille sur les retraites, la justice, la concurrence et la loi sur la citoyenneté. Salvini ne veut pas entendre parler de celle-ci : pour lui, si le Parti Démocrate et Forza Italia votaient ensemble en faveur d’une loi fondée sur le « ius scholae » (permettant l’acquisition de la nationalité italienne pour les étrangers ayant suivi un cycle complet d’études primaires et secondaires en Italie, ndlr) cela ouvrirait un "gros problème" dans la majorité. Meloni, Salvini et Fontana ont fait allusion à la reprise imminente du travail parlementaire et à la nécessité de "rester unis et de ne pas se diviser" alors que les oppositions ont commencé à unir leurs forces. Matteo Salvini aurait demandé des garanties sur l'autonomie régionale, sa réforme phare qui continue de susciter tant de controverses et de divisions. Et on dit que "Giorgia" aurait fait comprendre à "Matteo" qu'il était inutile et peut-être même contre-productif de continuer à tergiverser sur le sort des concessions balnéaires : les appels d'offres demandés par l'Europe ne peuvent plus être contournés. Il est probable que quelques mots aient été échangés sur la question de la situation des prisons et celle de l'horizon politique de Raffele Fitto, commissaire européen in pectore (et qui s’entendrait mal avec Salvini).  La journée de la première ministre a été gâchée par la nouvelle affaire politique sur sa sœur Arianna, et par une panne du réseau électrique, qui a provoqué un black-out à Ceglie Messapica même : pas de lumière, pas de wi-fi. Le problème a été rapidement résolu grâce à l'arrivée d'un gros groupe électrogène placé devant la propriété. Le matin, Andrea Giambruno, le père de la petite Ginevra qui, malgré la séparation, passe les vacances avec les sœurs Meloni, est arrivé par le grand portail. Le journaliste de Mediaset a été photographié à vélo devant la villa, tout en répondant sarcastiquement à un collègue : "Celle-là (de photo, ndlr), tu n'as pas réussi à la prendre, hein !".

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, A. Arachi « Ius scholae, la Ligue freine : non à d’autres coups de force » : « Le débat sur la citoyenneté entre dans le vif. Il s’est ouvert à Paris pendant les Jeux olympiques et est maintenant en train de fracturer la majorité au gouvernement et de resserrer les rangs de l'opposition. Le sujet principal, qui unit le centre-gauche dans son ensemble (de Avs à Azione), est celui du ‘ius scholae’. Le même sujet divise les partis de droite, avec la Ligue qui refuse catégoriquement la possibilité d’appliquer ce droit et Forza Italia qui, au contraire, n’y est pas opposé. Le ‘Ius scholae’ signifie précisément que les mineurs étrangers pourraient se voir accorder la citoyenneté s’ils ont accompli plusieurs cycles scolaires, même s'ils ne sont pas nés en Italie. Hier, c'est le président des sénateurs de Forza Italia, Maurizio Gasparri, qui a affirmé : "Nous sommes opposés au droit du sol, à l'octroi automatique de la citoyenneté par la naissance en Italie, mais nous sommes prêts à une discussion, sur la base de ce que Silvio Berlusconi et Giorgia Meloni ont dit dans le passé, concernant la reconnaissance de la citoyenneté après 10 ans de scolarisation obligatoire". La réaction de la Ligue ne se fait pas attendre : "La Ligue a bloqué le droit du sol et ses différentes déclinaisons sous le gouvernement Draghi, elle bloquera à nouveau tout autre tentative de coup de force sur ce sujet" prévient Nicola Molteni, secrétaire d’Etat au Ministère de l’Intérieur. Selon une étude d'Openpolis portant sur 914 860 élèves étrangers en Italie (et qui n'ont pas encore atteint l'âge de 17 ans), plus de 300 000 d'entre eux pourraient se voir accorder la citoyenneté selon les règles proposées du Ius scholae. Celles-ci prévoient qu’ils aient suivi régulièrement un ou plusieurs cycles scolaires pendant au moins cinq ans dans des établissements appartenant au système éducatif national. Presque tous ces étudiants étrangers résident dans le Centre-Nord, un sur quatre en Lombardie, environ un sur huit en Émilie-Romagne, un sur dix en Vénétie, et quasiment le même pourcentage dans le Latium, le Piémont et la Toscane. Un étudiant sur trois est originaire de Roumanie ou d'Albanie, un sur huit du Maroc, mais les cinq premières nationalités comprennent également des Chinois (5,3 %) et des Ukrainiens (4,7 %). À gauche, le sujet crée les conditions d’une unité solide. Le Parti démocrate souhaiterait l’application du droit du sol, "mais nous sommes prêts au dialogue", comme l'explique Alessandro Alfieri, du secrétariat d'Elly Schlein. Angelo Bonelli, leader des Verts, affirme aussi que son parti est prêt à converger vers le Ius scholae, tout comme Giuseppe Conte, leader du Mouvement 5 étoiles, qui a lancé un appel à l'unité sur ce sujet. »

ENTRETIEN de Antonio Tajani (Forza Italia), vice-président du Conseil et Ministre des Affaires étrangères, « La coalition est unie : nous avançons sur la citoyenneté, les visions différentes sont une force et non une faiblesse » Corriere della Sera, P. Di Caro : «'' Il ne se trame rien du tout [par rapport à son          absence lors de la réunion entre Meloni et Salvini dans les Pouilles, ndlr]. La droite est unie et le restera, le gouvernement est en bonne santé. Je viens de m'entretenir avec eux deux, nous avons convenu de nous rencontrer le 30 août pour faire le point sur la rentrée et établir les priorités pour la discussion budgétaire : quel budget nous voulons présenter, la sécurité, la croissance, la baisse du coût de l'argent. Tels sont nos engagements pour l'année à venir. Et puis aussi les nominations à la RAI, le nom du commissaire européen et le dossier des prisons, un sujet sur lequel nous sommes très attentifs. J’exclus toute hypothèse [que cette rencontre ait été une manière de nous écarter]. C'est une rencontre conviviale, ils étaient tous les deux dans les Pouilles et se sont vus, avec leurs familles, leurs amis... Il y a trop de choses que l’on raconte sur des choses tout à fait normales. Nous parlerons de tout cela ensemble le 30 août. (Sur la proposition du Ius scholae) Il n'y a rien de mal à avoir des positions différentes sur certains sujets entre des partis qui sont alliés et loyaux. Si nous avions tous les mêmes idées sur tout, nous serions un seul et même parti. On peut être de droite et avoir des points de vue différents sur certaines questions. Ce n'est pas une faiblesse, c'est une force : on élargit le champ des électeurs potentiels. Nous ne sommes pas proches, ni à la poursuite, de la gauche. Tout ce que nous pensons, nous le disons à la lumière du jour. En ce qui concerne le ius scholae, notre position est la même depuis longtemps. Berlusconi y était favorable et, à droite, ce n'était pas un tabou. Ce n'est pas un argument de gauche, c'est la reconnaissance d'une réalité changeante. Et nous n'avons pas l'intention de laisser à la gauche une position qui est, et peut aussi être, de centre-droit. Les droits n'appartiennent pas à la gauche, ils appartiennent à tout le monde. Je le répète, les priorités du pays sont autres. Mais nous allons d'abord discuter de propositions équilibrées avec nos alliés, puis si d'autres veulent collaborer et se joindre à nous, ils seront les bienvenus. Le Parlement a la possibilité de discuter d'un sujet aussi actuel. Personne ne peut dire à l'autre "vous ne devez pas parler de ces questions, car sinon vous rendez service à la gauche" : nous ne recevons pas de leçons sur la manière de s'opposer à la gauche et nous ne renonçons pas à nos principes. Nous n'acceptons pas cela. Nous pouvons penser différemment, mais chacun peut faire des propositions, ce n'est pas une question à l'ordre du jour du gouvernement. Je ne voudrais pas qu'il y ait une instrumentalisation à des fins politiques [sur la polémique Arianna Meloni] pour affaiblir la Première ministre et le gouvernement, en utilisant le volet judiciaire comme cela a été fait avec Berlusconi. Il n'est pas interdit de discuter de l'octroi de la citoyenneté aux jeunes qui sont nés ou qui vivent et étudient ici, qui se sentent italiens, qui connaissent notre langue et notre culture, qui veulent contribuer à la vie du pays. Et ce, quelle que soit la couleur de leur peau. Il y a des personnes à la peau non-blanche qui travaillent dans les forces armées, qui défendent notre pays. Pourquoi devraient-elles être différentes des autres ? Ne sont-ils acceptables que s'ils gagnent des médailles ? Ou bien les nombreuses personnes qui vivent peut-être en Amérique du Sud, qui n'ont aucune envie d'être ici, mais qui demandent un passeport italien simplement parce que c'est utile ? Nous devrions être plus sévères à ce sujet. Nous en parlerons [avec leurs alliés], chacun a sa sensibilité. Nous avons la nôtre, nous ne l'abandonnons pas. Il y a tant d'Italiens qui ne sont alignés ni sur la gauche ni sur la droite et qui partagent notre vision : nous leur offrons des réponses à leurs questions sur tant de sujets, nous voulons être un point de référence - comme je le dis souvent un centre de gravité permanent - pour tant d'électeurs qui le recherchent. [Sur l’éventuelle candidature de Fitto comme commissaire européen de l’Italie] Nous en parlerons avec von Der Leyen, je pense qu'il serait le meilleur choix. Parce qu'il est préparé et qu'il a l'expérience de l'Europe, ce qui est essentiel pour traiter les dossiers. Le remplacer en tant que ministre ne devrait pas poser de problème : beaucoup connaissent la dynamique d'un ministère en Italie, très peu celle de l'Europe, et lui la connaît. Il est l'homme de la situation. Sur l'autonomie, nous avons seulement dit que nous veillerons à ce que les niveaux essentiels d'assistance soient mis en place avant son entrée en vigueur. C'est une position qui me semble constructive et sérieuse. Sur la justice, nous sommes d'accord avec le ministre Nordio : la prison ne doit pas être une torture, mais un lieu où l'on peut purger sa peine de manière humaine et être ensuite réintégré dans la communauté. Nous ne sommes ni pour les amnisties ni pour les grâces. Il y a trois façons d'intervenir : les peines communautaires pour les toxicomanes, l'augmentation du nombre de juges et la modification de la détention préventive. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"La paix est tout !"

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Allemagne.

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"L'Est le fait ! La paix est tout !"

18/08/2024

"Si l’AfD dit que le ciel est bleu, le BSW ne dira pas qu’il est vert."

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Allemagne. Katja Wolf, la tête de liste du parti de gauche anti-immigration BSW en Thuringe, n'exclut pas une éventuelle approbation des initiatives du parti nationaliste AfD au sein du Parlement de Thuringe.

La co-présidente du parti de gauche anti-immigration BSW Sahra Wagenknecht prône une approche différente de l'AfD : « Si l’AfD dit que le ciel est bleu, le BSW ne dira pas qu’il est vert », tout en précisant que des intentions de coalition ne doivent pas être déduits.

17/08/2024

Herbert Kickl demande un arrêt immédiat des payements à l’Ukraine.

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Autriche. Suite au fait qu‘il est désormais connu que le président ukrainien aurait autorisé les attaques contre Nordstream en 2022, le président du FPÖ Herbert Kickl demande un arrêt immédiat des payements à l’Ukraine.

Sarah Wagenknecht demande une commission d’enquête à propos de Nordstream.

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Allemagne. La co-présidente du parti de gauche anti-immigration BSW Sarah Wagenknecht demande une commission d’enquête à propos du fait que les gazoducs Nordstream ont sauté.

Saxe : l'AfD donnée à 32 % et le BSW à 15 %.

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Allemagne. Saxe. Les nationalistes de l'AfD sont donnés à 32 % et la gauche anti-immigration BSW à 15 % pour les élections du 1 septembre pour le Parlement de Saxe. (seuil électoral : 5 %)

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/landtage/sachsen.htm)

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CDU : démocrates-chrétiens

AfD : nationalistes

Die Linke : post-communistes

Grüne : écologistes

SPD : sociaux-démocrates

FDP : libéraux

Électeurs libres

BSW : gauche anti-immigration

Sonstige : autres

Thuringe : les écologistes font campagne en affirmant qu'ils permettront de barrer la route à l'AfD.

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Allemagne. Thuringe. Les écologistes font campagne en affirmant qu'ils permettront de barrer la route à l'AfD.

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La candidate de tête écologiste : "Avec la CDU et le BSW, il n'y aura pas de pare-feu contre l'extrême-droite."

Le magazine allemand Der Spiegel titre "Comment le fascisme commence."

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Allemagne. Le magazine allemand Der Spiegel titre « Comment le fascisme commence » et intitule l'article « Les Hitler secrets » :

https://www.spiegel.de/kultur/donald-trump-viktor-orban-b...

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"Les affiches peuvent être détruites. Notre volonté pas. Nous gagnons malgré tout."

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Allemagne. Brandebourg.

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"Les affiches peuvent être détruites. Notre volonté pas. Nous gagnons malgré tout."

16/08/2024

René Aust s’oppose à la présence de missiles américains en Allemagne.

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Allemagne. Le chef de file de l’AfD au Parlement européen René Aust s’oppose à la présence de missiles américains en Allemagne.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/08/13/sah...)

Alice Weidel estime que les dommages économiques causés par l’explosion de Nordstream devraient être facturés à l’Ukraine.

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Allemagne. La co-présidente de l’AfD Alice Weidel estime que les dommages économiques causés par l’explosion de Nordstream devraient être facturés à l’Ukraine. Alice Weidel estime que tout payement d’aides pesant sur les contribuables allemands doit cesser.

15/08/2024

Sahra Wagenknecht estime que, s’il apparait que l’Ukraine est impliquée dans l’attaque contre Nordstream, l’Allemagne doit arrêter immédiatement les livraisons d’armes.

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Allemagne. La figure de proue du parti de gauche anti-immigration BSW Sahra Wagenknecht estime que, s’il apparait que l’Ukraine est impliquée dans l’attaque contre Nordstream, l’Allemagne doit arrêter immédiatement les livraisons d’armes à l’Ukraine.

Geert Wilders : "Les Pays-Bas sont pleins à craquer."

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Pays-Bas. Le pays compte désormais 18 millions d’habitants. Le président du PVV Geert Wilders estime que le nombre actuel d’habitants est « fou » : « La reine Juliana l'avait dit en 1980 : les Pays-Bas sont pleins. Maintenant, ils sont pleins à craquer. »

14/08/2024

Les différences entre l'AfD et le BSW selon Oskar Lafontaine.

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Allemagne. Oskar Lafontaine, le mari de la figure de proue du parti de gauche anti-immigration BSW Sahra Wagenknecht, met en avant le fait que « l’AfD soutient l’objectif de 2 % de l’OTAN, c’est-à-dire le financement d’un réarmement massif et la poursuite de l’augmentation du budget de la défense » et que « contrairement au BSW, l'AfD soutient l'expansion de l'OTAN vers l'est, et plus récemment l'adhésion de la Finlande et de la Suède » tout en ajoutant que l’AfD est plus favorable à Israël alors que le BSW dénonce la situation des Palestiniens de la Bande de Gaza. De plus, le BSW a une politique plus sociale en matière de retraites et de salaire minimum et est favorable à plus de taxations pour les riches.

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Oskar Lafontaine

45 % des membres de la CDU n’excluent pas complètement une coalition avec l’AfD.

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Allemagne. 45 % des membres du parti démocrate-chrétien CDU n’excluent pas complètement une coalition avec l’AfD.

"L’affaire Egonu."

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Italie. Revue de presse.

Les JT couvrent essentiellement les discussions au Qatar pour un cessez-le-feu à Gaza, la situation des soldats italiens engagés dans la FINUL, la percée ukrainienne en territoire russe, ainsi que les commémorations des victimes de l’effondrement du pont Morandi de Gênes.

TRIBUNE, Corriere della Sera, de Guido Crosetto (Frères d’Italie), ministre de la Défense « Nous sommes de vrais amis de Kiev. L’invasion représente une tactique de défense » : « Les Ukrainiens, à commencer par Zelensky, nous jugent fiables, sérieux et inébranlables dans notre action de soutien. Nos alliés de l'UE et de l'OTAN nous jugent de la même manière, à commencer les Américains. Je veux ainsi répondre à l’éditorial d’hier du Corriere signé par Paolo Mieli. Il est certainement plus facile de discuter de ce sujet sérieux sans connaissances techniques. J'ai immédiatement expliqué, face à ceux qui parlaient d'agression, que l'attaque ukrainienne n'est pas une invasion mais une tactique défensive, une façon d'apaiser la tension en Ukraine, de forcer les Russes à déplacer leurs hommes en Russie, ce qui vise à atteindre un plus grand équilibre sur le terrain, à être plus forts face à une future, souhaitable, table de paix. Il s'agissait d'une décision rationnelle, qui s'inscrivait dans une logique de technique et de politique militaires. Sur laquelle chacun d'entre nous peut porter son propre jugement. Il est difficile d'accepter des jugements grossièrement exprimés qui aboutissent à des provocations absurdes, à des reconstructions malveillantes d'une Meloni qui m'aurait appelé pour me réprimander. Si j'ai porté un jugement sur la tactique ukrainienne, c'est parce qu'il est de mon devoir de me demander si ce choix aide ou affaiblit la cause ukrainienne. C’est la raison pour laquelle j’ai partagé mes craintes avec mes collègues d’autre pays et de l’OTAN. Les amis, les vrais amis, ne disent pas toujours "tu as raison". Et nous sommes de vrais amis des Ukrainiens. En ce qui concerne l'utilisation des armes, je sais de quoi nous parlons, comment elles sont utilisées, qui autorise leur utilisation, comment se déroule chaque dynamique de décision et d'utilisation. Je connais également les règles italiennes qui les régissent. Elles sont différentes de celles des autres nations. Elles sont probablement inadéquates pour faire face au moment que nous vivons". »

COMMENTAIRE, Repubblica, S. Mattera, « L’affaire Egonu, le racisme qui trahit le pays » : C’est l'Italie des enfants élevés dans des écoles multiethniques, l'Italie à la fois locale et mondiale du sport. Mais il y a aussi l'Italie de ceux qui se donnent la peine d'aller la nuit peindre en rose les bras et les jambes de Paola Egonu, originaire de Cittadella en Vénétie. C’est un supplice, pour une démocratie qui se croit mûre, de ne pas pouvoir éradiquer la maladie de l’intolérance parmi ses citoyens, même s’il agit d’une faible minorité. C’est encore pire si ceux-ci s’abritent derrière des paroles comme celles de Roberto Vannacci, qui se dit « non raciste » mais devient député européen en affirmant que « les traits somatiques d’Egonu ne représentent pas la majorité des Italiens ». Comme si c’était objectif et indiscutable et comme si cette remarque ne risquait pas d’alimenter le racisme. Ce Parlement n’a pas encore réussi à mettre à jour les lois sur la citoyenneté, parce qu’il est freiné par les préjugés, par une peur aveugle des vetos de la droite. Est-ce que Forza Italia serait prête à ouvrir une brèche pour ne pas se faire enfermer dans la droite conservatrice ? Elle prépare en effet une proposition et impose d’en parler. Que craignent les pasdarans de la citoyenneté fermée ? La dernière enquête Istat, menée auprès de 3,5 millions de jeunes de moins de 19 ans, indique que moins de 10 % d'entre eux s'opposent au changement. 58,9 % pensent que la citoyenneté devrait être accordée aux personnes nées en Italie, 21,7 % après une période de résidence et 9,6 % après un cycle d'études. La pression la plus forte vient des filles, qui constituent le front le plus avancé en faveur du changement. »

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La fresque à l'effigie de Paola Egonu avant et après

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Le Tribunal administratif fédéral a décidé, suite à une procédure en urgence, que le magazine Compact est autorisé provisoirement à reparaître.

Allemagne. Le Tribunal administratif fédéral a décidé, suite à une procédure en urgence, que le magazine Compact est autorisé provisoirement à reparaître, en attendant une décision sur le fond de l’affaire.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2024/07/26/un-...)

L’entrepreneur autrichien patriote Richard Lugner est mort.

Autriche. L’entrepreneur patriote Richard Lugner est mort.

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Droit et justice lance un site Internet afin de permettre aux citoyens de dénoncer anonymement les cas de violation des lois par le gouvernement polonais.

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Pologne. Droit et justice (PiS) lance un site Internet afin de permettre aux citoyens de dénoncer anonymement les cas de violation des lois par le gouvernement polonais.

13/08/2024

Hesse : l'AfD donnée à 18 % et le BSW à 8 %.

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Allemagne. Hesse.

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/landtage/hessen.htm)

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CDU : démocrates-chrétiens

AfD : nationalistes

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

Électeurs libres

Die Linke : post-communistes

BSW : anti-immigration

Sonstige : autres

Sahra Wagenknecht estime que les trois élections en septembre pour des parlements d’États sont un vote à propos de la paix et de la guerre.

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Allemagne. La co-présidente du parti de gauche anti-immigration BSW Sahra Wagenknecht estime que les trois élections en septembre pour des parlements d’États sont un vote à propos de la paix et de la guerre. Elle critique vivement le déploiement prévu de missiles américains à plus longue portée Tomahawk.

Thuringe : les nationalistes de l'AfD sont donnés à 30 % et la gauche anti-immigration BSW à 19 %.

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Allemagne. Thuringe. Les nationalistes de l'AfD sont donnés à 30 % et la gauche anti-immigration BSW à 19 % pour les élections du 1 septembre pour le Parlement de Thuringe. (Seuil électoral à 5 %)

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Die Linke : post-communistes

AfD : nationalistes

CDU : démocrates-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

BSW : anti-immigration

Sonstige : autres

"Réforme de la justice et concessions balnéaires"

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Italie. Revue de presse.

Les tensions au Proche-Orient dominent les unes de la presse : « Les fronts de guerre » (Repubblica), « L’UE et les Etats-Unis appellent l’Iran à la retenue » (Stampa, Avvenire), « Iran : les Etats-Unis déplacent leur porte-avions » (Giornale). L’incursion ukrainienne dans la région russe de Koursk fait la une du Corriere della Sera : « Kiev avance, colère de Poutine »Enfin, l’actualité politique, et notamment la question de la réforme de la justice et celle des concessions balnéaires, est aussi largement citée : « Surpopulation carcérale, Nordio annonce son plan : « j’en parlerai au Quirinal » » (Corriere), « Concessions balnéaires : il n’y aura pas de prolongation mais juste des compensations » (Stampa).

Les JT couvrent essentiellement la menace d’une attaque iranienne sur Israël et la percée ukrainienne en territoire russe, l’entretien entre Elon Musk et Donald Trump sur X, le rapport de l’OCDE mentionnant la hausse du revenu des ménages italiens, les fortes chaleurs en Italie, et enfin l’arrivée du drapeau olympique à Los Angeles et l’avenir de la vasque olympique des Jeux à Paris.

COULISSES, La Stampa, F. Capurso « Biden associe également Meloni. Selon Tajani (Forza Italia), Téhéran adopte une posture « trop rigide » » : « Au moment le plus délicat du parcours de paix tenté à Gaza, la présidente du Conseil Meloni a reçu l’appel du président américain Biden, qui avait déjà appelé les dirigeants de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni. La tentative de freiner Israël dans ses bombardements pourrait être entravée par les menaces provenant de l’Iran, qui promet de se venger après l’exécution du chef du Hamas à Téhéran. Washington veut ainsi commencer à construire un front commun et (avec les alliés) invite l’Iran à la retenue. Le ministre Tajani ne se montre guère optimiste : ‘’il ne faut pas se leurrer’’ a-t-il déclaré. Hier, Tajani s’est entretenu par téléphone avec son homologue iranien Ali Bagheri : ‘’je lui ai répété notre appel à la prudence, mais il y a eu une position plutôt ferme de la part de mon homologue : il a souligné le droit de l’Iran de réagir à l’attaque subie en territoire iranien et contre son consulat à Damas’’. ‘’Nous avons souligné que la stabilité du Proche-Orient est fondamentale pour tous. J’espère que notre appel à la modération sera écouté’’ a-t-il ajouté. Le titulaire de la Farnesina espère encore pouvoir jouer un rôle lors de la réunion diplomatique qui se tiendra le 15 août : ‘’c’est une situation très difficile et délicate. Nous espérons que la proposition des Etats-Unis, du Qatar et de l’Egypte sera accueillies favorablement’’. L’Italie participe ainsi aux négociations, malgré son exclusion dans la déclaration conjointe avec la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Cela a été fortement critiqué par les partis d’opposition, qui ont regretté l'isolement international de l’Italie. Comme l’a souligné Enrico Borghi d’Italia Viva, ‘’l’Italie, qui assure la présidence tournante du G7, n’a pas été prévenue ’’. Les diplomates italiens ont voulu minimiser la polémique : ‘’cela est tout-à-fait naturel, il s’agit du format E3 des trois pays européens faisant partie de la discussion sur le JCPOA sur le nucléaire iranien’’. Quant au G7, dont la Russie et la Chine ne font pas partie, il est considéré par les Iraniens comme une entité fortement occidentale, et donc ‘’moins bien perçu par la diplomatie iranienne’’. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Carlo Nordio, ministre de la justice : "En ce qui concerne la détention provisoire, tout doit être revu. Avec nos propositions, on peut arriver à 15 à 20.000 personnes en moins dans les prisons » de Virginia Picollillo : « Ce que j’ai lu [sur des tensions éventuelles avec G. Meloni) est faux. Notre entente n’a jamais été meilleure, comme l’a montré notre dernière réunion à Chigi. Quant à la réunion avec le président Mattarella, ce qu’on a raconté est faux, elle a été concertée lors de cette même réunion au palais Chigi. Concernant le fait que cette réunion se soit tenue pendant le vote, la présidente du conseil avait décidé de tenir une réunion pour se pencher sur les mesures concrètes et urgentes afin d'éliminer, ou du moins de réduire, l'éternel problème de la surpopulation carcérale. Que l’opposition s’en indigne est une bonne nouvelle : cela veut dire qu’elle n'a pas d'autres arguments. Au sein de la majorité, nous avons toujours eu des sensibilités un peu différentes. Tout le monde sait que j'ai été voulu comme ministre par Giorgia Meloni alors que j'avais présidé le comité de promotion des référendums, souhaitant aussi l'abrogation de la loi Severino, à laquelle FdI était opposé. Mais nous sommes en train de trouver sereinement une synthèse. Une question aussi complexe ne peut pas être traitée en termes presque contractuels avec les autres partis. Et je rappelle que le référendum sur la détention provisoire était aussi proposé par la Ligue. Or, la nécessité d'une réforme en la matière est ressentie par l'ensemble de la majorité. Il est évident que pour les voleurs, les violeurs corrompus et les auteurs d'autres crimes graves, la détention provisoire sera maintenue. Ce qui est important, c'est de mieux définir les conditions de son application. En commençant par l'exigence de réitération du crime. Le danger ne peut être déduit du fait que le fonctionnaire accusé de corruption est maintenu dans ses fonctions. Concernant le droit européen, nous ne sommes pas du tout en dehors des règles. L'UE dit "peut" et non "doit" supprimer ce délit. Nous l'avons déjà dit clairement. À tel point que les recommandations reçues de Bruxelles n'en faisaient pas mention et que le président Mattarella a signé sans commentaire. La norme proposée contient des nouveautés notables, à commencer par la possibilité d'exécuter la peine dans des milieux autres que la prison, comme les centres pour toxicomanes. Ensuite, c'est aux magistrats de décider de les y envoyer ou non. Je rappelle que les prisonniers ne sont pas mis en prison par le gouvernement, mais par les juges. La question de l’impact de la norme sur les rave party est une autre fausse information. Pour ce nouveau crime, personne n'a jamais été emprisonné. Au contraire. On n'en a pas organisé d'autres, évitant ainsi des incidents qui auraient provoqué, ceux-là oui, plus d'arrestations. Concernant la surpopulation carcérale, nous avons des projets que nous voulons présenter au chef de l'Etat. Il serait irrespectueux de les annoncer ici. Mais si nous combinons la possibilité pour les toxicomanes d'aller dans d'autres établissements, avec celle de renvoyer les détenus étrangers dans leur propre pays, sur laquelle nous travaillons nuit et jour, avec la Farnesina, nous pouvons arriver à 15 à 20 000 détenus en moins. Le problème de la surpopulation serait donc résolu ».

ARTICLE, Stampa, I. Lombardo, « Concessions balnéaires : le compromis de Fitto (Frères d’Italie) à un pas de la nomination européenne » : « Le 6 juin, quelques jours avant les élections européennes, Raffaele Fitto laissait entendre qu’il n’avait pas la solution attendue sur les concessions balnéaires et qu’il ne l’aura peut-être jamaisBien rodé à la politique, Fitto sait faire des déclarations dans lesquelles il évite de trop s’exposer, et les propriétaires de concessions de plage en ont assez de ce qu’ils considèrent comme des propositions vagues et en déduisent que le gouvernement ne va pas satisfaire leurs revendications. La directive Bolkenstein impose qu’il y ait des nouveaux appels d’offre pour ces concessions, ce à quoi Fratelli d’Italia s’est toujours déclaré opposé.  Le site spécialisé du secteur Mondo Balneare écrit que « depuis qu’il est au gouvernement [le parti de Giorgia Meloni], hormis la prolongation d’un an, n’a rien approuvé de concret ». Avec les élections européennes et la formation de la majorité parlementaire soutenant la nouvelle Commission de Ursula von der Leyen, le gouvernement de la droite italienne a eu encore moins de marges de négociations. Fitto l’a toujours su, d’autant plus que son nom fait partie des négociations pour le fauteuil de commissaire qui reviendra à l’Italie. L'annonce devrait avoir lieu lors du Conseil des ministres prévu après le 25 août. Avant de partir pour les Pouilles, Meloni et von der Leyen se sont entretenues au téléphone pour sceller l'accord. D'après des sources gouvernementales, Fitto se verrait attribuer le poste du Budget renforcé par les délégations au plan de relance et à la Cohésion. Aucune possibilité apparemment d’obtenir la Concurrence, sur laquelle l’Italie paye son manque de respect continu des normes européennes. Sur les concessions balnéaires, Fitto explique qu'il serait préférable d'opter pour la solution imaginée par le gouvernement Draghi. Viser des compensations, peut-être plus substantielles, tout en cherchant d'autres formes de protection pour les entrepreneurs qui perdront leur activité lors des appels d'offres. Le ministre a compris avant les autres que l'Europe n'acceptera pas de nouvelles prolongations. Fitto et Meloni savent aussi que le Président de la République Sergio Mattarella n'accepterait pas de signer une loi prévoyant de nouveaux reports qui, après l'ouverture d'une procédure d'infraction, exposeraient l'Italie à une condamnation par la Cour de justice de l’Union européenne. Fitto cherche depuis quelques temps à clore le différend avec l’Europe mais à Fratelli d’Italia et dans la majorité, il y a deux lignes. Des brouillons circulent, prévoyant des extensions différenciées et pluriannuelles et proposés par l’aile des faucons, menée par Riccardo Zucconi, député mélonien dont le CV mentionne une activité d’entrepreneur sur la côte de la Versilia. Meloni évite par tous les moyens de prendre parti, la seule manière d’éviter d’être dans le viseur de ceux qui lui reprocheraient une nouvelle promesse trahie. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Danemark : viols par des chauffeurs de taxi originaires de pays arabes.

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Danemark. L'industrie du taxi a un problème avec certains de ses chauffeurs arabes qui violent des clientes. Le Parti du peuple danois estime que, jusqu'à ce que le milieu des taxis maîtrise le problème, cette dernière devrait permettre aux clients d’éviter ces chauffeurs lorsqu'ils commandent un taxi.

"La droite du gouvernement à l’assaut des Jeux olympiques."

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Italie. Revue de presse.

L’incursion ukrainienne dans la région russe de Koursk est également citée : « Koursk, la bataille sur le terrain fait rage » (Messaggero), « L’Ukraine avance, la Russie menace » (Repubblica, Domani).

Sur X, le hashtag #Egonu, en référence aux propos racistes du parlementaire européen R. Vannacci contre la joueuse italienne de volley, fait tendance. 

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères, « Il ne faut plus d'attaques contre les civils. Israël doit dire oui à un cessez-le-feu. Nous sommes prêts à faire notre part. »

ARTICLE, La Repubblica, G. Foschini, « La droite du gouvernement à l’assaut des Jeux ; l’Italie devient un « cas » désormais pour le CIO » : « La cérémonie d’ouverture ? « Dégoûtante. Les Français ont été minables » (Matteo Salvini, vice-président du Conseil). Le combat entre les boxeuses Angela Carini et Imane Khelif ? « Angela rencontre un trans : nous sommes otages de la politique woke » (encore Salvini mais également la ministre de Frères d’Italie Daniela Santanchè). Enfin hier, pour la cérémonie de clôture : « S’il continue comme ça, le CIO abolira la distinction entre les compétitions masculines et féminines pour les unir dans un unique genre « neutre » » (la ministre de Frères d’Itaie de la famille Eugenia Roccella). Les déclarations mises bout à bout, le récit que la droite du gouvernement Meloni offre de ces Jeux Olympiques français ne laisse pas de place aux interprétations : elle va à l’affrontement « culturel » avec la France d’Emmanuel Macron et le CIO de Thomas Bach. Avec le premier, elle défend ses positions de politique étrangère où, au fond, le sport est un terrain comme un autre, et on sait que les rapports entre les deux gouvernements sont difficiles. L’affrontement avec le second pose en revanche un problème plus complexe car il risque de laisser des séquelles importantes avec le CIO. Il n’a pas échappé au Comité international que certaines positions italiennes sont des copies fidèles de celles de grands ennemis, comme la Russie de Poutine. Elles ont en outre remis en cause la charte olympique. « C’est une chose de contester, c’en est une autre de remettre constamment en question les principes de base du Comité. L’Italie a été la seule à prendre cette direction. Et ça ne peut qu’ouvrir une réflexion dans le futur. ». Le comportement de certaines fédérations, surtout la boxe, inquiète Genève : la décision d’Angela Carini de ne pas combattre est un point de non-retour. Tout comme les paroles de Franco Falcinelli, l’homme fort de la boxe italienne, qui a qualifié de « bienfaiteur » le président russe de l’Iba, Kremlev, ennemi numéro 1 du CIO.  Tout cela, Giorgia Meloni le sait et elle a cherché une échappatoire. A Paris, elle a renoncé à accompagner sa fille à Eurodisney pour rencontrer, notamment en vue des Jeux de Milano-Cortina, Bach : elle lui a demandé des garanties formelles sur les normes en matière de genre pour l’accès aux compétitions et Bach n’a pu que confirmer les politiques du CIO. Mais elle a surtout voulu se présenter comme une interlocutrice fiable. Effectivement, les rapports entre les deux sont excellents. Le problème est que le CIO fonctionne peu avec les personnes et beaucoup avec les procédures : Bach ne se représentera pas et qui arrivera après lui trouvera un dossier peu flatteur sur les rapports avec l’Italie. Et les déclarations des dernières heures de la ministre Roccella n’arrangent rien. Ni celles de Roberto Vannacci qui, s’exprimant comme une marionnette russe à propos de Paola Egonu, meilleure joueuse de l’édition, a dit : « Félicitations, mais je répète que ses traits somatiques ne représentent pas la majorité des Italiens ».

ARTICLE, La Stampa, L. Fornovo et S. Riccio « Banques, une réunion avec le gouvernement se tiendra en septembre » : « Une taxe sur les extra-profits ayant été démentie de manière catégorique, le ministre de l’Economie G. Giorgetti (Ligue) espère toujours pouvoir obtenir des ressources de la part du secteur bancaire dans la perspective de l’élaboration de la loi de finances. Le ministère est toujours en quête d’argent et l’objectif serait de conclure les négociations avec les géants du secteur afin d’obtenir des ressources « extra » sur une base volontaire. Le cercle des ‘’contribuables spéciaux’’ pourrait s’élargir à la Poste et aux assurances. Le ministre suit actuellement une ligne de conduite souple pour trouver "une solution concertée" avec les banques d'ici la fin du mois de septembre. Il y a quelques jours, sur un ton quelque peu sibyllin, le ministre avait déclaré que les banques, qui paient déjà une surtaxe sur les impôts de l'IRES et de l'IRAP, "seront appelées, comme tous les citoyens, à contribuer aux finances publiques". En l'absence d'augmentation brutale des pertes sur créances, il est clair que la contribution la plus substantielle des banques viendra de la taxation de leurs bénéfices, qui sont en forte croissance. Une des hypothèses étudiées serait de proposer aux banques d'augmenter partiellement et progressivement la rémunération des dépôts sur comptes courants, ce qui bénéficierait également au Trésor, ainsi qu'aux citoyens, par le biais de la taxe de 26% sur les revenus d'intérêts. »

SONDAGE, Repubblica, par I. Diamanti, « La guerre fait plus peur que l’immigration : la demande de sécurité aux frontières augmente » : « Les frontières définissent le sentiment des Italiens, comme le montre une étude conduite par LaPolis-Université d’Urbino Carlo Bo. La frontière permet de définir le monde, son monde, et l’espace de ses mouvements. L’impression d’une « insécurité internationale » augmente, que celle-ci soit localisée comme proche ou éloignées de nos frontières. Les médias jouent un rôle dans ces ressentis, en mettant en scène le « spectacle de la peur » pour générer de l’audience. Mais les frontières sont intrinsèquement faites pour être franchies, que ce soit dans les domaines politiques, économiques et marchands. Leur ouverture et leur fermeture suscitent donc des effets différents dans la société. Pendant longtemps a prévalu un discours de fermeture des frontières face à une immigration devenue incontrôlable, en provenance notamment d’Afrique. Mais ces dernières années, les flux migratoires se sont réduits, tandis que la demande de main d’œuvre a augmenté, et peu sont les jeunes Italiens prêts à la satisfaire. Ces jeunes en arrivent même à quitter le pays, vers d’autres nations européennes. Et pourtant, les frontières sont surveillées avec de plus en plus d’attention, pour des raisons toujours liées à « l’insécurité internationale » avec la guerre en Ukraine ou les conflits au Moyen-Orient. Cette volonté de contrôle est restée stable ces dernières années, puisque l’on relevait qu’en 2018 environ 56% des Italiens déclaraient « souhaiter que les frontières soient davantage contrôlées » ; ce chiffre est passé à 58% aujourd’hui. Les divergences concernant la question de l’ouverture se superposent aux clivages politiques ; la plus grande demande d’ouverture provient majoritairement de l’électorat du Pd et d’Avs. Si les choses sont plus compliquées pour les électeurs du M5s, elles sont plus claires à droite, où 80% des électeurs de Frères d’Italie se disent favorables à un contrôle accru des frontières ; il en va de même pour 70% de l’électorat Forza Italia, la Ligue et Azione. D’autres facteurs expliquent aussi ces positions, comme l’âge et la profession. En effet, l’étude met en avant une propension à l’ouverture plus importante pour les jeunes de moins de 30 ans, et avec eux une grande partie des étudiants. Comme avait déjà pu l’observer Repubblica, une « génération E », tournée vers l’Europe, émerge chez les jeunes, de la même manière qu’une « génération G », pour « global » a fait son apparition. Pour ces jeunes, les frontières sont davantage des limites à leur futur, qui déterminent leur présent. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)