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03/04/2025

Le ministre social-démocrate de l'Intérieur de Brême appelle à un contrôle nettement plus strict des migrations.

Allemagne. État de Brême. Le ministre de l’Intérieur social-démocrate SPD de l’État de Brême Ulrich Mäurer estime que le problème de la violence en Allemagne est dû à une politique d’immigration malavisée. notamment  à l’admission d’un trop grand nombre de jeunes hommes. Il appelle à un contrôle nettement plus strict des migrations et à davantage d’expulsions de demandeurs d’asile déboutés.

Le ministre-président de Rhénanie-Palatinat est autorisé à qualifier l'AfD d'''ennemi d'extrême-droite de la Constitution".

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Allemagne. La Cour constitutionnelle de Rhénanie-Palatinat a rejeté la plainte déposée par l’AfD fédérale et l’AfD de Rhénanie-Palatinat contre le fait que, en 2024, le ministre-président social-démocrate (SPD) de Rhénanie-Palatinat de l’époque Malu Dreyer avait qualifié l'AfD d'« ennemi d'extrême droite de la Constitution » sur le site Internet du gouvernement de Rhénanie-Palatinat et sur le compte Instagram officiel du chef du gouvernement de Rhénanie-Palatinat.

La Cour constitutionnelle de Rhénanie-Palatinat a confirmé que Malu Dreyer avait violé le principe de neutralité et d’égalité des chances. Cependant, cela est, selon la Cour constitutionnelle de Rhénanie-Palatinat, « justifié par la nécessité de protéger l’ordre fondamental démocratique et libre ».

En réponse à l’augmentation des droits de douane aux États-Unis, le BSW demande la levée des sanctions à l'encontre de la Russie.

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Allemagne, États-Unis et Russie. En réponse à l’augmentation des droits de douane aux États-Unis, le parti de gauche anti-immigration BSW demande que les sanctions à l’encontre de la Russie soient levées afin de permettre à l’économie allemande de se développer.

"Trump, droits de douane à 20% pour l'UE."

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Italie. Revue de presse.

Les Unes du jour portent sur les droits de douane américains « Droits de douane pour tous, la gifle de Trump » (Corriere della Sera), « Droits de douane, l'arnaque de Trump » (Repubblica, Giornale), « Droits de douane américains, le monde change » (Stampa), « Trump, droits de douane à 20% pour l'UE » (Messaggero, Sole 24 Ore) et sur les faits divers (notamment les féminicides).

Les droits de douane/Italie. Repubblica : « « Une grave erreur », c'est ainsi que Sergio Mattarella définit les droits de douane de Trump. Et il appelle à « une réponse unie, sereine et déterminée » de la part de l'Union européenne. Une position, pour le moment, qui n'est pas très différente de celle de Giorgia Meloni, qui est pour la ligne : répondre, si nécessaire, mais sans représailles. Le ministre des Affaires Etrangères, Antonio Tajani (Forza Italia), a expliqué hier à la Chambre. « Il est juste de réfléchir aux décisions que prendront les États-Unis et nous devrons, si nécessaire, réfléchir à des réactions au niveau européen ». L'espoir est de convaincre le vice-président Vance, lorsqu'il viendra à Rome du 18 au 20 avril. « L'idée sage est de dire que nous ne sommes pas en guerre, mais que si nous devons réagir, nous réagirons. C'est la dernière solution. C'est eux qui ont décidé de lancer une offensive sur les droits de douane ». ». Corriere della Sera : « Meloni rencontrera prochainement le Secrétaire d’Etat J.D. Vance et rendra aux Etats-Unis pas avant le mois de mai. Entretemps, elle essaiera d’obtenir des avantages spécifiques, pour les secteurs du Made in Italy, comme par exemple le vin. La sensation au Palais Chigi est que Trump est en train de marquer contre son propre camp ». Foglio : « si Trump va droit au but, la ligne de Meloni apparaîtra comme une forme de capitulation allant à l’encontre des intérêts économiques de l'Italie et de l'Europe. La stratégie « répondre pour ensuite négocier » doit actuellement prévaloir sur celle « attendre et négocier entre-temps ». Une solution pour l’Italie existe, pourtant : voter en faveur du Mercosur ». La Stampa : « Meloni choisit la voie européenne. Le Quirinal et Tajani invitent à valoriser l’entente avec le Mercosur comme alternative à Trump. Ce n’est pas un hasard si hier G. Meloni a cité directement le secteur agroalimentaire comme domaine impacté par la guerre commerciale car il représente une priorité pour la droite et donc pour son parti ». Milano Finanza : « L’Italie relancera l’export. Le ministre Tajani a souligné l’importance de diversifier les marchés. Ainsi, les entreprises devront viser des pays à haut potentiel, comme par exemple l’Algérie, le Mexique et l’Arabie Saoudite. Sont en programme d’importantes initiatives de partenariat économique, à commencer par la Turquie. L’objectif est d’atteindre les 700 milliards d’euros d’exportation d’ici la fin de la mandature. Tajani, en soulignant l’importance de la « Route du Coton » a nommé un envoyé spécial pour l’IMEC, Francesco Maria Talò ». Repubblica : « Nous risquons de devoir dire de Salvini qu’il a été élu par les Italiens pour faire les intérêts des Américains. Il aurait intérêt à échanger quelques mots avec Zaia (qui fait incroyablement partie du même parti), le président de la région Vénétie ayant maudit les droits de douane américains et plaidé pour une réponse « européenne » à Trump ».

Les droits de douane/UECorriere della Sera : « Pour arriver à un accord où tous sont gagnants, il faut des ambassadeurs de l’UE utiles et des hommes d’Etat (comme Macron) qui ont déjà activé des contacts avec la Maison Blanche. Meloni souhaite pouvoir jouer ce rôle mais dans le cadre d’une action européenne commune ». La Stampa : « L'UE a une puissance de feu et une taille de marché qui lui permettent de traiter d'égal à égal avec les États-Unis. Ursula von der Leyen a immédiatement annoncé une réponse forte mais pas précipitée. L'UE et les capitales européennes, y compris Rome, doivent prendre le temps de digérer les droits de douane annoncés hier et de mettre au point les contre-mesures les plus efficaces et les plus percutantes. Avec cette Amérique, toute relation, même l'alliance que nous voulons maintenir, est fondée sur le do ut des. Nous le soupçonnions depuis le 20 janvier. Maintenant, c'est encore plus clair »

La motion sur la défense européenneCorriere della Sera: « À Strasbourg, la majorité et l’opposition se divisent sur le rapport sur la politique de défense de l’UE, adopté avec 399 voix pour, 198 contre et 71 abstentions. Tandis que le Parti démocrate et Forza Italia votent en faveur, le M5S, l’Alliance des Verts et la Ligue s’y opposent. Fratelli d’Italia s’abstient, dénonçant des "critiques à l’administration américaine" présentes dans le texte (Fidanza, chef de délégation de Frères d’Italie). Antonio Tajani (Forza Italia) tente de minimiser ces divergences en affirmant qu’ « il peut y avoir des positions différentes sur l’Europe », mais pour Nicola Zingaretti (chef de délégation du PD de centre gauche), l’abstention de Frères d’Italie reflète « une posture du Président du Conseil nuisible au pays ».

Le PNRRMessaggero : « Il apparait de moins en moins probable que l’Italie demande à l’Europe un délai supplémentaire dans la réalisation de son plan de relance. L’exécutif italien écarte cette possibilité et travaille à son rapport afin d’obtenir la septième tranche de 18,3 milliards pour redistribuer les fonds qui n’auront pas été dépensés d’ici juin 2026. Le ministre chargé de l’Europe T. Foti (Frères d’Italie) a expliqué hier au Parlement qu’il n’y aurait ‘pas de coupes sur la santé, les crèches ni le réseau ferroviaire du sud de la Péninsule (ligne à grande vitesse Rome-Bari notamment’. Le gouvernement travaillera plutôt sur les 6,3 milliards dédiés à l’accompagnement des entreprises dans la transition numérique et écologique. Le rapport de Foti est attendu pour le 15 avril mais il souligne d’ores et déjà que ‘nous sommes à 52% du niveau de dépense et à 63% des tranches attribuées, ce qui est le meilleur résultat en Europe’. ».

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L’inéligibilité de Marine Le PenRepubblica : « Les commentaires en Italie sur l’affaire autour de Marine Le Pen et son éviction de la présidentielle de 2027 sont assez divisés et les débats semblent devoir durer. En France, il parait peu probable que les juges rétablissent en appel l’éligibilité de Marine Le Pen. Cela reviendrait à lui offrir un incroyable élan en vue de la campagne électorale. Mais on a peu parlé de Jean-Luc Mélenchon, chef de l’extrême-gauche maximaliste et au populisme efficace, et de la solidarité qu’il a exprimé à Marine Le Pen, critiquant lui aussi les juges. Du reste, si l’establishment a voulu frapper – avec de solides arguments par ailleurs – une force rebelle située à un extrême, il était prévisible que les ‘rebelles’ de Mélenchon se sentent pris pour cibles également. Entre eux, les points communs n’ont jamais manqué : froideur vis-à-vis de l’UE et défiance vis-à-vis des Etats-Unis, même nationalisme de fond, même hostilité à E. Macron. JL Mélenchon se prépare aujourd’hui à récupérer une part des électeurs de Marine Le Pen. La convergence électorale entre forces qui partagent la ligne pro-russe tout en maintenant une position conflictuelle avec l’Europe est l’un des facteurs ayant fait irruption dans la vie politique ces dernières années. Une alliance de l’extrême-droite et de l’extrême-gauche qu’on retrouve en Italie entre le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue qui partagent davantage de points communs que de divergences. Au-delà de l’opportunisme politique, il y a bien une certaine harmonie de fond. ». Corriere della Sera : « Le monde politique s'active pour trouver une solution équilibrée, qui ne sacrifie pas les exigences de justice et d'égalité des citoyens devant la loi, mais qui garantisse également une élection présidentielle aussi représentative que possible des forces réelles en présence ». Il Foglio « Si le jugement de première instance était confirmé, Marine Le Pen serait en revanche obligée de lancer (et de sacrifier ?) son dauphin, J. Bardella : ce serait le pire scénario pour la cheffe du RN. »

La Repubblica, Francesco Lollobrigida (Frères d’Italie), ministre de l’Agriculture : « En tant que pays exportateur, nous sommes préoccupés par les droits de douane, 20 % est un chiffre important, mais nous attendons de comprendre exactement quels seront les effets des choix de l'administration américaine. Nous devons maintenant éviter une guerre commerciale qui ne profite à personne. Notre objectif est de collaborer avec l'Union européenne et avec nos alliés occidentaux et stratégiques, tels que les États-Unis, afin de trouver des solutions qui protègent les intérêts nationaux italiens, européens et américains. J'espère que la présidente de la Commission européenne, en collaboration avec les États membres, agira pour parvenir à un accord diplomatique qui profite à tous. J'espère que nous ne serons pas confrontés à des situations insoutenables, mais si nous en arrivons à une situation de domination, nous avons déjà prévu certaines actions pour soutenir les secteurs touchés par ces difficultés. Le secteur viticole a battu tous les records en termes de valeur au cours de cette période, nous avons atteint le record d'exportation. Ensuite, bien sûr, si la situation devait changer et que le secteur rencontrait des problèmes, nous prévoyons des aides. Mais cela vaut pour tous les secteurs qui subiraient un renversement de tendance ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Marjolein Faber refuse une décoration à des bénévoles travaillant avec des réfugiés.

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Pays-Bas. Le ministre de l'Asile et de l'Immigration Marjolein Faber du PVV de Geert Wilders refuse une décoration à des bénévoles travaillant avec des réfugiés :

https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/2025/04/02/pays...