19/09/2022
"Orban cherche le soutien de Meloni : les élections en Italie seront déterminantes afin d’éviter de perdre les fonds européens."




Italie. Revue de presse.
La presse italienne titre largement sur la dernière semaine de la campagne électorale et notamment les grands meetings du week-end, en vue des élections législatives du 25 septembre : « Duels et accusations entre les dirigeants » - Letta mise sur le soutien des maires du PD. Selon Meloni, des provocateurs chercheraient à créer des incidents lors de ses meetings et critique l’UE. Salvini au meeting annuel de la Ligue à Pontida propose son programme (Corriere della Sera), « Il faut rediscuter la souveraineté de l’UE » - Meloni prévient l’Europe : l’intérêt national vient d’abord. Puis elle critique la ministre Lamorgese de ne pas avoir su empêcher la venue de provocateurs lors de ses meetings (La Repubblica), « Meloni : on cherche l’incident » - La dirigeante de FdI déplore six contestations en 15 jours et remet en cause la ministre de l’Intérieur. Salvini à Pontida promet la fin de la redevance télévisuelle. Letta qualifie le meeting de la Ligue à Pontida de « province de la Hongrie » (Il Messaggero), « Je suis prête à gouverner » - Entretien de Giorgia Meloni : je déplore la désinformation de Letta et compagnie, ce sont eux les vrais anti-européens, nostalgiques de l’Union soviétique (Il Giornale). Les intempéries meurtrières de ces derniers jours dans les Marches et la possibilité que la Commission Européenne puisse entamer la procédure de suspension du financement des fonds communautaire à la Hongrie sont également citées.
Sur Twitter, les hashtags #QueenElisabethII en référence aux funérailles de la Reine d’Angleterre et #SalviniPagliaccio (Salvini clown) en référence à la proposition du dirigeant de la Ligue de supprimer la redevance télé, font tendance.
ENTRETIEN, Il Giornale, de Giorgia Meloni, dirigeante de Fratelli d’Italia « Je suis prête à gouverner » : « ‘’La désinformation de la part de la gauche a atteint des niveaux jamais vus auparavant dans cette campagne électorale, mais les faits démentent leurs attaques. Fdi et la coalition de droite ont toujours voté en faveur du soutien à l’Ukraine. Par ailleurs, la posture occidentale ainsi que le respect des engagements pris avec l’Alliance Atlantique sont écrits dans notre programme commun. Sur les propos de l’ambassadeur américain Volker il n’y a pas grand-chose à ajouter à part le fait qu’il a lui-même mis au clair que Fdi n’a aucun lien avec la Russie. Ce sont les autres partis qui ont un problème de positionnement international. Je me réfère à Letta, qui s’est allié avec les nostalgiques de l’URSS, qui ont voté contre l’entrée de la Suède et de la Finlande dans l’Otan et qui veulent cesser l’envoi d’armes à Kiev. Ce ne sont pas les conservateurs européens, que j’ai l’honneur de diriger, qui veulent amoindrir l’Europe. Ce sont les autres, les soi-disant vrais européistes qui – dans un moment aussi délicat où nous sommes attaqués et où nous devrions vouloir une UE plus unie et plus forte –soutiennent une Europe à deux vitesses, avec une première et une deuxième division. Ils sont en train de faire tout leur possible pour pousser la Hongrie dans les bras de Poutine. Pousser Budapest en dehors de l’UE, voire de l’Otan, représente un cadeau pour le Kremlin. Avoir une femme au Palais Chigi signifierait ouvrir la voie à l’affirmation, à tous les niveaux, des femmes en Italie. La priorité est de mettre à l’abri les ménages et les entreprises face à la flambée des factures, puis baisser les charges salariales et pousser les entreprises à créer de l’emploi avec un modèle basé sur le principe ‘’plus tu embauches, moins d’impôts tu paies’’. Nous mettrons la famille au centre avec des politiques structurelles et de long terme pour sortir de cet hiver démographique dans lequel se trouve l’Italie. Il est fondamental d’ouvrir pendant la prochaine mandature le chapitre des réformes à partir de celle sur le présidentialisme.’’ »
ARTICLE, Il Messaggero, C. Guasco « Salvini et le cauchemar d’un échec électoral » : « Si l’emplacement demeure le même que celui du dernier rassemblement de 2019, aujourd’hui tout a changé. A l’époque, la Ligue était créditée de 34% des intentions de vote et depuis le « Papeete », soit la fin du premier gouvernement Conte, venait de se consumer. L’enjeu aujourd’hui est bien plus élevé, à une semaine des élections, avec le cauchemar de passer sous la barre des 10% et des mécontentements diffus auprès de la base qui se sent trahie sur l’autonomie du Nord. Aujourd’hui, sur l’estrade de Pontida, le dirigeant de la Ligue a pas mal de chose à se faire pardonner par ses électeurs, comme l’alliance avec le M5S ou l’introduction du pass sanitaire qui n’avait guère été digérée. Et il le reconnait ‘’nous avons commis des erreurs ? Celui qui agit peut en commettre…’’ puis commence la liste des promesses ‘’nous mettrons fin à la redevance télé, dix autres pays l’ont fait. 90€ en plus représentent une somme importante pour un retraité, cela signifie multiplier par trois ses courses’’. On passe ainsi à la présentation d’un programme à six points, allant de l’autonomie des régions au stop à la flambée des prix des factures, de l’abolition de la loi Fornero sur les retraites et la réforme « quota 41 », la fin de l’arrivée des migrants à la flat tax à 15%, enfin une « justice juste ». Or, le peuple de la Ligue est nerveux tout comme la direction. Une défaite électorale mettrait en discussion le leadership du parti. Et Salvini en est bien conscient. »


Matteo Salvini à Pontida
AFFARI & FINANZA, Repubblica, « Le spoil system à venir, voici la toile que tisse Meloni » de Giovanni Pons : « Avec la montée de Meloni dans les sondages, les lobbies qui se rapprochent de son entourage sont plus actifs pour influencer les choix sur les nominations à venir, dans le gouvernement et dans les entreprises publiques. Des banques d’affaires l’ont approchée récemment pour une rencontre à la City, ce qu’elle avait accepté d’abord, puis, par peur d’être instrumentalisée, a décliné. Elle ira seule, quand elle le souhaitera. Quand elle a annoncé à Milan qu’avec l’UE « la fête est finie », on a eu l’impression qu’elle s’en prenait à l’UE qui fournit pourtant des fonds précieux, mais elle voulait peut-être dire que les Français et les Allemands, à l’avenir, auront plus de difficultés à acheter des entreprises chères au made in Italy, à la différence de ce qui s’est passé ces 20 dernières années. C’est Ignazio la Russa qui a corrigé le tir, co-fondateur de FDI, et conseiller qui a le plus la confiance de Meloni sur les sujets économiques. Juste après lui, on retrouve Crosetto, le beau-frère Lollobrigida, le responsable économique Maurizio Leo et le sénateur Fazzolari. Un poste-clé sera le ministère de l’économie et des finances (MEF), qui devra être occupé par une personne de confiance. Meloni aurait suggéré Panetta sur la recommandation de Draghi, qui a effectué une carrière brillante à la banque d’Italie avec Ciampi, puis Fazio, Draghi et Visco. Il serait le moins technocratique des banquiers centraux et politiquement proche de la droite. Mais il aspire à être le prochain gouverneur de la banque d’Italie et prévient que s’il quitte son poste à la BCE, rien ne dit qu’il sera remplacé par un Italien. Parmi les alternatives, il y a Tremonti, ou bien Domenico Siniscalco, déjà à la tête du MEF après la démission de ce dernier en 2004. Le MEF est essentiel pour certaines nominations, comme la direction générale du Trésor. Le MEF est vu par Meloni comme un fortin de la gauche à conquérir. C’est aussi du MEF que dépend la direction de la CDP, où Draghi avait nommé en 2012 M. Scannapieco, technocrate très apprécié des chancelleries européennes. Si Meloni veut donner une tonalité plus nationaliste à l’économie, la Caisse deviendra son bras armé essentiel. Au printemps 2023, on désignera aussi les DG de Eni, Enel, Leonardo, Poste, Terna ; certains sont stratégiques en période de crise énergétique. Meloni se demande d’ailleurs s’il ne serait pas temps de créer un ministère de l’énergie, que l’ex DG de Eni et ENEL, Paolo Scaroni, lui conseille de créer et serait prêt à occuper, avec ou à la place de Cingolani, un autre ministre que Draghi conseillerait de garder. Pour le comité olympique de Milan Cortina, Meloni songerait à Andrea Abodi, actuel président du Credito Sportivo. Le maintien de Profumo à la tête de Leonardo sera plus délicat, après deux mandats et une nomination par Gentiloni. On dit que Crosetto lui-même serait intéressé, alors qu’il est aussi président de la fédération des entreprises italiennes de l’aérospatial, la défense et la sécurité de Confidustria. »
ARTICLE, L’Economia, F. De Bortoli « Tous les dossiers économiques qui sont encore ouverts » - Réseau unique, avions, banques : les dossiers qui attendent le nouveau gouvernement : « Ce n’est pas un mystère que Meloni a demandé des conseils à Mario Draghi sur les thématiques économiques et financières. Le Président du Conseil ne s’est pas dérobé, en cohérence avec ses déclarations du mois d’aout : ‘’l’Italie s’en sortira avec n’importe quel gouvernement qui émergera après les élections’’. Le dossier le plus épineux et urgent est celui du réseau unique des télécommunications, soit l’avenir de TIM et d’Open Fiber, toutes deux ayant une participation de la Caisse de Dépôts et de Prêts (CDP). Les deux groupes se trouvent en difficulté. On attend une offre de rachat non contraignante, prévue initialement d’ici le 31 août, puis reportée au lendemain des élections. Le Conseil d’administration évaluera la proposition. Le premier actionnaire de TIM, le français Vivendi, serait disposé à verser une sommes de 39 milliards. En revanche, l’hypothèse d’une OPA de la CDP sur TIM, qui plait au syndicat de droite UIL et à Fratelli d’Italia, nécessiterait une quantité de capital impliquant une recapitalisation de CDP, avec un risque d’en fragiliser les fondations. Et puis il y a le dossier d’Ita Airways. Malgré les déclarations sur la nécessité d’une « italianité » de la compagnie, il ne semble pas que la coalition de droite soit disposée à remettre les négociations de rachat en discussion. Cela provoquerait des problèmes insurmontables avec Bruxelles, qui vient d‘autoriser l’octroi de la première tranche (400 millions) de l’augmentation de capital. Par ailleurs ITA, avec désormais 3 500 employés, ne mobilise plus le grand bastion électoral romain d’antan. Reste ensuite le dossier de la BMPS dont le ministère des Finances détient 64,2% du capital. »
PREMIER PLAN, La Repubblica, de T. Ciriaco, « Rassurer les alliés sur Kiev, les quatre jours de Draghi aux Etats-Unis » : « Mario Draghi se rend aujourd’hui à New-York où il restera quatre jours. Demain, il parlera devant l’Assemblée de l’ONU et il insistera auprès des alliés sur les piliers de l’Italie : L’Europe et l’OTAN. Et le soutien à l’Ukraine. Il ne manquera pas d’insister également sur l’efficacité des sanctions. Un voyage délicat après l’alerte lancée par les Etats-Unis sur l’infiltration de la Russie en Europe à travers des financements à certains leaders et partis. Il devra surtout réaffirmer la position atlantiste de l’Italie alors que le soutien occidental à Kiev porte ses fruits. Mais le double-ancrage de l’Italie, dans l’UE et l’OTAN, pourrait être affaibli à l’issue des prochaines élections, surtout si les partis souverainistes triomphaient. Mario Draghi défendra le pays et rassurera ses interlocuteurs sur le fait que l’Italie ne rompra pas le front occidental contre Poutine. On a beaucoup écrit sur le rôle de ‘’garant’’ entre Giorgia Meloni et les Etats-Unis dont qui devait culminer lors de cette visite à New-York, mais les propos durs du Président du Conseil à l’égard de la favorite des sondages lors de la conférence de presse vendredi dernier témoigne d’une froideur voire d’une distance. L’ONU est aussi le théâtre des efforts multilatéraux. A voir si une réunion entre américains, russes et ukrainiens pourra se tenir en marge de l’Assemblée, avec peut-être une médiation chinoise. Mario Draghi quant à lui rencontrera demain le Président de l’Assemblée générale de l’ONU puis le Secrétaire générale Antonio Guterres. A noter également une rencontre sur la question climatique. Une entrevue avec Biden n’est pas exclue. Son agenda privé laisse place à des rencontres en lien avec son futur dans les institutions, de la Banque mondiale, à l’OTAN, en passant par les institutions européennes. »
ARTICLE, La Stampa, M. Bresolin « Orban cherche le soutien de Meloni : les élections en Italie seront déterminantes afin d’éviter de perdre les fonds européens » : « Les négociations avec Bruxelles afin d’éviter la coupe des fonds a déjà commencé et entrera dans le vif dans les six prochaines semaines. Or, Orban est conscient du fait que ce bras-de-fer pourrait se révéler une défaite. C’est pour cela qu’il sait que le vrai match pourrait se jouer vers la fin novembre et début décembre. Pour le remporter, il aura besoin du soutien de certains gouvernements amis. Du coup, le positionnement du prochain exécutif italien pourrait se révéler déterminant. Rome pourrait l’aider à construire cette minorité de bloc nécessaire afin de repousser la tentative de la Commission de fermer les robinets des fonds de cohésion. Les signaux reçus jeudi avec les voix des députés européens de la Ligue et de Frateli d’Italia vont justement dans la direction souhaitée par le Premier ministre hongrois. Pour obtenir ce bloc de minorité, Orban devrait trouver le soutien d’au moins quatre Etats membres représentant un total dépassant les 35% de la population européenne. Orban observe de près le nouveau gouvernement qui est en train de se former en Suède, certes. Mais c’est surtout l’Italie, avec son 13,4% de population européenne, qui peut déplacer les équilibres en UE. »

PREMIER PLAN, La Stampa, de F. Grignetti, « Pour Berlusconi ‘’les politiques d’Orban sont loin de nous’’ ; pour Giorgia Meloni, ‘’il y a une question de souveraineté nationale’’ : « Au centre-droit, la question dérange et l’agacement des leaders est évident. Pourtant la question est cruciale : sont-ils du côté du respect de l’Etat de droit ou du côté de la Hongrie ? Silvio Berlusconi se veut très clair et on perçoit depuis plusieurs jours son embarras pour les choix de ses alliés souverainistes. ‘’Orban est un leader démocratiquement élu et en cela il doit être respecté. Mais il est clair que notre point de référence en Europe est le PPE, ça ne peut pas être Orban. Ses politiques sont loin des nôtres, de même que sa vision de l’Europe. Nous devons nouer les alliances avec les grands pays amis si nous voulons préserver notre intérêt national’’ a réaffirmé le leader de Forza Italia avec l’appui de tout son parti. Mais c’est loin d’être clair au sein du centre-droit. Salvini fait comprendre qu’il n’acceptera pas d’ingérences de Bruxelles. ‘’Je veux que l’Italie ait un rôle de protagoniste en Europe, et pas de simple suiveuse des choix de Paris et de Berlin. Moi, je veux changer cette Europe où une poignée commande et ce sont les autres qui payent’’ déclare-t-il appelant à une certaine rupture. La vraie question est donc l’agacement des souverainistes vis-à-vis de Bruxelles, de Paris, de Berlin. Giorgia Meloni tente de couper court au sujet d’Orban : ‘’il fera ses choix mais je ne ferai pas ce que dit Orban, je ne m’occupe que de l’intérêt national italien. Mais je ne suis pas d’accord avec ce que l’UE fait avec la Hongrie, nous n’avons pas intérêt à diviser l’Europe alors qu’une guerre est menée contre l’Occident’’. La cheffe de Fratelli d’Italia laisse elle aussi présager une politique de rupture avec l’UE ‘’la question de nos politiques, nationales et européennes, qui doivent s’amalgamer est une vraie question. Cela n’implique pas de sortir de l’UE mais il faut mener une réflexion sur comment mieux organiser la défense de l’intérêt national dans une dynamique européenne’’. Tout tourne autour du vrai problème : le rapport avec Paris et Berlin. ‘’On sait bien que si on n’introduit pas de prix-plafond européen : c’est parce que ça n’arrange pas l’Allemagne. Ou la France qui nous dit que maintenant elle ne nous vend plus d’électricité’’. Ou encore aux Pays-Bas qui profitent des prix élevés’’. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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18/09/2022
Les meetings de Frères d'Italie et de la Ligue attirent de nombreuses personnes.


Italie. Une semaine avant les élections législatives, les rassemblements électoraux de Frères d'Italie et de la Ligue attirent de nombreuses personnes.

Giorgia Meloni à Bari

Matteo Salvini à Pontida

Giorgia Meloni à Caserte
22:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
Russie : municipales dans des chefs-lieux d’entités constitutives de la Fédération de Russie.

Russie. Lors d’élections municipales dans des chefs-lieux d’entités constitutives de la Fédération de Russie qui se sont déroulées le 11 septembre 2022, Russie Unie, le parti proche du pouvoir, emporte les scrutins.
21:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
Russie : les élections régionales gagnées par Russie Unie.

Russie. Lors d’élections d’assemblées de régions qui ont eu lieu le 11 septembre 2022, le parti Russie Unie, proche du pouvoir, emporte largement le scrutin.
21:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
Russie : élections de gouverneurs de régions.

Russie. Lors d’élections de gouverneurs qui ont eu lieu le 11 septembre 2022, le candidat de Russie Unie, le parti proche du pouvoir, dans la plupart des cas, ou un candidat indépendant dans les autres cas, gagne les élections.
13:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
Herbert Kickl réélu président du FPÖ.

Autriche. Le président du FPÖ Herbert Kickl a été réélu à cette fonction avec 91 % des voix des délégués ce samedi 17 septembre 2022 lors d’un congrès qui s’est tenu à Sankt Pölten.

Herbert Kickl
04:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
17/09/2022
Le gouvernement de Viktor Orbán prolonge le frein sur les prix du carburant et de certaines denrées alimentaires.

Hongrie. Le gouvernement de Viktor Orbán prolonge le frein sur les prix du carburant et de certaines denrées alimentaires jusqu'à la fin de l'année 2022.
23:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le FPÖ donné à 23 %.

Autriche. Le FPÖ donné à 23 % (contre 16 % en 2019).

ÖVP : sociaux-chrétiens
SPÖ : sociaux-démocrates
FPÖ : patriotes
Grüne : écologistes
NEOS : libéraux
MFG : anti-vaccins
Sonstige : autres
22:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les électeurs de l'AfD sont ceux qui craignent le plus que leur facture énergétique ne soit pas payable.

Allemagne. Les électeurs de l'AfD, ainsi que de Die Linke, sont ceux qui craignent le plus que la facture d'énergie en hiver ne soit pas ou soit difficilement payable.

"Facture énergétique en hiver non ou difficilement payable."
"Oui, plutôt oui. Non, plutôt non."
AfD : patriotes
die Linke : post-communistes
CDU/CSU : démocrates-chrétiens/sociaux-chrétiens
SPD : sociaux-démocrates
Grüne : écologistes
FDP : libéraux
03:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
16/09/2022
Viktor Orbán qualifie le rapport critique du Parlement européen de "pamphlet de gauche" et ajoute que le Parlement européen est occupé par la gauche européenne.

Hongrie et UE. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán qualifie le rapport critique du Parlement européen sur la Hongrie, prétendant que celle-ci n’est plus véritablement une démocratie, de « pamphlet de gauche » et ajoute que le Parlement européen est occupé par la gauche européenne.

Viktor Orbán
16:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
Viktor Orbán décoré par Aleksandar Vučić.


Serbie et Hongrie. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a reçu, du président serbe Aleksandar Vučić, l'Ordre du mérite de la République de Serbie pour service rendu dans le cadre du développement de la coopération et des relations entre les deux pays.

Viktor Orbán et Aleksandar Vucic

15:12 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)
Heinz-Christian Strache et Philippa divorcent.

Autriche. L’ancien vice-chancelier patriote Heinz-Christian Strache et sa femme Philippa Beck divorcent. Ils ont un fils ensemble. La demande de divorce est introduite par Philippa.

Philippa et HC, autrefois
14:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
"Les Américains ne veulent pas de Salvini dans le prochain gouvernement."



Italie. Revue de presse.
La presse italienne titre largement sur le débat politique italien autour du rapport adopté par le Parlement Européen sur le respect des valeurs démocratiques par la Hongrie, et au sujet duquel les députés de FdI et de la Ligue ont voté contre, alors que Forza Italia a voté en faveur : « Le défi sur Orban et l’argent russe » - La droite se divise sur la Hongrie. Berlusconi prévient : il faut garder une posture pro-européenne autrement Forza Italia ne participera pas au prochain gouvernement. Blinken à Draghi: l’Italie n’est pas impliquée dans l’affaire des financements russes (Corriere della Sera), « La droite se divise sur Orban » - Le Parlement Européen adopte un rapport qualifiant la Hongrie d’autocratie, Fdi et Ligue votent contre. Berlusconi : avec des alliés anti-européens, nous n’entrerons pas dans le gouvernement (La Repubblica), « Letta : c’est une honte, Meloni et Salvini soutiennent Orban » - Entretien du dirigent du PD. L’UE interrompt les fonds à la Hongrie « ce n’est plus une démocratie ». Berlusconi prévient ses alliés : l’alliance est en danger (Stampa). L’adoption du décret sur les aides pour les ménages et les entreprises face à la hausse des prix énergétiques est aussi citée « Le bonus énergie sera élargi à plusieurs familles » - Le gouvernement alloue 14 milliards d’euros, élargissant la mesure à 600 000 nouveaux foyers (Messaggero). Enfin, la rencontre entre les présidents russe et chinois à Samarcande est elle-aussi citée avec couverture photographique en Une, sur le ton d’un échange jugé plus froid : « A présent l’Ukraine inquiète la Chine » (Repubblica).
Sur Twitter, le hashtag #Orban, en référence au débat au sujet des droits humains et de l’IVG en Hongrie, fait tendance.
ARTICLE, La Repubblica, S. Folli « Les Américains ne veulent pas de Salvini dans le prochain gouvernement » : « L’entretien téléphonique du Secrétaire d’Etat Blinken à Draghi a rendu encore plus clair le scénario où se situent les élections italiennes du 25 septembre. Il explique aussi le vrai sens des indiscrétions sur les financements russes en Occident. Tout est lié : la guerre en Ukraine, la détermination américaine et celle de l’Union (voir le discours de von der Leyen), le rôle de Draghi dans l’Otan et aux yeux de Washington. Et surtout, les inconnues du prochain gouvernement. Derrière l’activisme et le jeu des demi-mots, il y a des avertissements, cela ne fait nul doute. Et ils ne sont pas génériques : l’allié est en train de nous dire que la présence au sein du gouvernement d’une personnalité telle que Salvini, interprète numéro un de la ligne pro-russe, est inacceptable. Il y aurait aussi les positions de Conte et de Grillo, mais les sondages placent le M5S loin d’une possible majorité et la question n’est pas urgente. Salvini apparait comme une personnalité étant en mesure de conditionner la politique étrangère de la coalition de droite. Cela est encore plus vrai si c’est une jeune dirigeante inexpérimentée qui s’apprête à aller au Palais Chigi, outre le fait d’être à tête d’un parti qui n’a pas de lettres de créances impeccables au niveau international. Il serait injuste de dire que Blinken n’a pas fait de distinctions entre Salvini et Meloni. Il les a faites. L’objectif de cette campagne est donc le chef de la Ligue. Bref, l’action de Blinken et les éloges faits à Draghi sont aussi une façon d’informer Meloni que l’on ne peut pas se permettre d’avoir une Italie des contradictions, elle doit être atlantique et européenne. »
EDITORIAL, Il Foglio, de C. Cerasa, « L’ennui des Frères de Russie » : « Les alliés de Matteo Salvini semblent être les premiers à avoir des doutes sur la relation entre la Ligue et la Russie. Le leader de la Ligue s’est pour le moins indigné ces derniers jours des soupçons suscités par les révélations de la diplomatie américaine sur les rapports et les financements de partis politiques occidentaux par Moscou. Mais alors que Salvini se défendait de ces soupçons et revendiquait avoir joué les pro-Poutine toutes ces années à titre gratuit, centre-droit s’est retrouvé dans une situation intéressante. Chacun affirme n’avoir jamais reçu un centime de la Russie mais aucun n’est prêt à en dire autant de ses alliés. Le 10 mars dernier, à moins d’un moins du début de la guerre en Ukraine, le Parlement européen a voté une motion contre les ingérences étrangères dans la vie politique des pays de l’UE. C’est la Russie qui est plus particulièrement visée, dénonçant notamment la désinformation et la manipulation de l’information ‘’dans le but d’interférer les processus démocratiques de l’UE’’ dans le cadre d’une ‘’guerre hybride’’. La résolution évoque ensuite les ‘’financements occultes d’activités politiques par des acteurs et des donateurs étrangers’’. Le texte mentionne alors explicitement la Ligue parmi les partis européens avec lesquels la Russie cherche à établir des contacts afin de ‘’légitimer ses positions, alléger les sanctions, limiter les conséquences de son isolement international’’. Le Rassemblement National est également cité. Tous deux ont signé des accords de coopération avec le parti de Poutine Russie unie. Cette motion, qui a pour but d’empêcher la Russie d’exploiter toutes les occasions pour encourager la déstabilisation de l’UE (Brexit, séparatistes catalans…), a été votée à 552 voix. Il y a eu 81 votes contre, venant de la Ligue ou encore de l’AfD et 60 abstentions. Mais parmi ceux qui ont voté favorablement on trouve deux surprises : le groupe parlementaire dirigé par Giorgia Meloni (ECR) et le groupe auquel appartient Forza Italia, le PPE. Des parlemantaires de Fratelli d’Italia et de Forza Italia, comme Raffaele Fitto et Antonio Tajani, ont voté pour. Les alliés de Salvini estiment que son parti a de nombreux points à éclaircir. Le 6 avril dernier le Président du Conseil Mario Draghi intervenait au COPASIR et avertissait tous les partis : ‘’si vous avez des relations avec la Russie, dites-le. Nous finirons de toutes façons par le savoir.’’ Il apparait donc que les premiers à avoir des soupçons sur les relations de Salvini avec la Russie ne sont pas ses ennemis mais bien ses alliés. »
COULISSES, Corriere della Sera, de G. Sarcina et F. Sarzanini, « La stratégie du Président du Conseil et le mail des Etats-unis qui clôt pour le moment le dossier » : « Mario Draghi pourrait confirmer dès aujourd’hui en Conférence de presse que l’Italie ne figure pas dans le dossier américain des 300 millions de dollars que la Russie a distribué à 20 Etats du monde. Le Président du Conseil aurait téléphoné directement à Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, pour faire le point sur le contenu du dossier. Sa réponse aurait explicite ‘’il n’y a rien sur vous’’. Le rapport doit être interprété comme une ‘’alerte globale’’, il ne mentionne pas des pays ni de forces politiques ou de leaders en particulier. Le département d’Etat explique par mail aux gouvernements qu’ils ‘’n’entrent pas dans le détail’’ mais qu’il s’agit avant tout d’exprimer clairement leur inquiétude quant aux interférences de la Russie avec le processus démocratique dans différents pays du monde : ‘’nous continuerons à travailler avec nos partenaires pour mettre en lumière ces tentatives d’influence’’. C’est le même message qui avait été passé à Adolfo Urso, président FDI du COPASIR en visite aux Etats-Unis cette semaine après une série de rencontres au Département d’Etat et avec le Président de la Commission du renseignement au Sénat. Tous l’ont rassuré sur le fait que l’Italie n’était pas citée. Reste toutefois le doute que le dossier fasse références à des sources déjà connues et des informations déjà publiées. On peut voir derrière ces informations qui ont filtré un avertissement au prochain gouvernement italien et ce ne pourrait être qu’un début. Le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio affirme être en contact avec les Américains pour suivre toutes les évolutions du dossier, ce qui indique que de nombreux rapports sont en cours. Il n’est donc en rien exclu qu’au cours des prochaines semaines d’autres documents émergent mentionnant cette fois les Italiens. Ce dossier suscite des craintes et cela est confirmé par le dernier décret d’aides qui prévoit le maintien du COPASIR sous sa forme actuelle. »
COULISSES, La Repubblica, de C. Tito, « Bruxelles craint la contamination, ‘’l’ultra-droite risque de se propager à travers le continent’’ » : « Les institutions européennes craignent que ‘’l’Italie ne crée un précédent’’ et provoque un effet domino dévastateur. Hier à Strasbourg, la Ligue et Fratelli d’Italia ont voté en faveur de la Hongrie, prenant ainsi leurs distances y compris avec les populaires du PPE. Ils ont relancé ainsi les suspicions vis-à-vis d’un parti qui, dans les instances européennes est simplement qualifié de ‘’post-fasciste’’. Avec Giorgia Meloni, ce serait la première fois qu’un pays d’extrême-droite gouvernerait un des pays fondateurs de l’UE. C’est ça, au fond, qui fait vraiment peur au Parlement européen, c’est ce que presque tous mes collègues me disent’’ déclare Sandro Gozi, eurodéputé Renew. Le ‘’cordon sanitaire’’ serait rompu partout ailleurs, en Suède, en Espagne, et surtout en France où le modèle-miroir de Meloni existe déjà à travers Marine Le Pen. Comment pourrait-on encore affirmer, la prochaine fois, que le Front National ne peut pas gouverner ? Même discours pour l’Allemagne face à la montée constante de l’Afd. Ce n’est pas un hasard si cette fois le PPE, malgré le pacte avec les conservateurs d’ECR, ne les a pas suivis sur ce chemin. En réalité, les populaires européens, dirigés par les allemands, ne peuvent se permettre de franchir cette limite. Dimanche prochain la Commission européenne approuvera la suspension d’une partie des fonds européens, probablement 20%, destinés à la Hongrie s’appuyant sur le mécanisme de conditionnalité liée à l’état de droit. Il est vrai toutefois que face à l’éventuel gouvernement de droite en Italie le comportement hostile du Parlement européen est accompagné d’une prudence apeurée de la Commission et du Conseil qui veulent que le futur gouvernement de Rome fasse ses preuves. L’affaire autour de la Hongrie peut devenir le premier véritable test pour mesurer la loyauté vis-à-vis de l’Europe de Giorgia Meloni. Le vote se fera à la majorité qualifiée et d’ici le 18 octobre, quand le gouvernement Draghi aura cédé la place au nouveau. L’Italie pour alors s’avérer décisive alors que la Pologne défendra très probablement Budapest. On verra alors les positions de chaque selon une ligne bien nette. »
COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco « Le problème d’une Italie attirée par le souverainisme » : « Les positions de Fdi et de la Ligue au Parlement européen à l’égard de la Hongrie d’Orban risquent d’avoir des retombées au niveau continental. Il est difficile toutefois qu’elles aient des conséquences sur la campagne électorale. Il est probable qu’une large partie de l’électorat qui s’apprête à voter le 25 septembre n’estime pas qu’il s’agisse d’un problème grave pouvant les toucher de près. Or, le choix fait hier risque d'alimenter la méfiance envers une Italie dirigée par le centre-droit. Combiné à l'appel à une renégociation du plan de relance approuvé par Mario Draghi, il pourrait devenir l'un des arguments permettant de raviver un préjugé anti-italien, aussi instrumental soit-il. En effet, une harmonie est constatée entre Meloni, Salvini et Orbán qui n'est pas seulement politique mais aussi culturelle. Elle s'enracine dans le partage des valeurs les plus traditionalistes. Elle se répercute sur la défense des droits et l'éducation. Et c'est pour cette raison qu'elle inquiète et agite les grandes familles politiques européennes. Meloni n'était pas d'accord avec Orbán sur l'Ukraine. Mais le choix d'hier des représentants du FdI et de la Ligue propose à nouveau un conflit avec les institutions de Bruxelles, qui risque de s'aggraver et d'impliquer aussi Rome après le 25 septembre. »
ARTICLE, La Stampa, A. Di Matteo « La prise de distance de Berlusconi face à ses alliés » : « Aux micros du TG3, le « Cavaliere » va droit au but ‘’si ces messieurs nos alliés, dont j’ai confiance et que je respecte – devaient aller et partir pour d’autres directions, nous de Forza Italia nous ne resterons pas une minute au sein du gouvernement’’. A ce stade, les deux intéressés, Salvini et Meloni, n’ont pas fait de commentaire sur les propos de leur allié Berlusconi. Les différences de vues entre le chef de la Ligue et la dirigeante de Fratelli d’Italia, notamment sur le recours à la dette, enlèvent le sommeil au PPE et aux partis européens. Comment lire donc le message de Berlusconi ? C’est son proche G. Mulè qui nous explique ‘’il s’agit d’une sorte d’assurance vie, la continuation d’une ligne claire, des valeurs qui continueront à être notre phare’’. Derrière les déclarations de Berlusconi, il y aurait aussi une certaine préoccupation diffusée au sein de son parti Forza Italia sur le fait que le 25 septembre puisse de révéler une victoire à la Pyrrhus. Une source anonyme du parti assure ‘’Il y a le risque que le gouvernement dure seulement six ou neuf mois. Et Meloni risque de subir l’effet d’ivresse qu’avait eue Salvini en son temps’’. »
PREMIER PLAN, Il Messaggero, d’A. Bassi, « Le bonus énergie est étendu à 600 000 familles et il y aura davantage de réductions pour les entreprises. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
13:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
Interview de Grazia Di Maggio de Frères d'Italie par Álvaro Peñas.



Italie. Interview de Grazia Di Maggio de Frères d'Italie par Álvaro Peñas :
https://www.breizh-info.com/2022/09/16/207995/italie-graz...

Grazia Di Maggio
04:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le centre-droit clôturera sa campagne électorale le 22 septembre à Rome.


Italie.

"Élections législatives du 25 septembre 2022. Clôture de la campagne électorale du centre-droit. Rome. Le jeudi 22 septembre à 17h30. Ensemble pour l’Italie."
00:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
15/09/2022
Slovénie : condamnés pour un écrit satirique sur l'immigration.


Slovénie. L'ancien rédacteur en chef de Demokracija Jože Biščak et l'ancien collaborateur externe de Demokracija Aleksander Škorc ont été condamnés à des peines avec sursis en première instance pour un écrit satirique de décembre 2020 à propos de l’immigration illégale que le gouvernement ne maîtrise pas : « Dieu le fera. Dieu ne s'arrêtera pas aux migrants illégaux, mais s'occupera de toutes les mauvaises personnes sur terre, quelle que soit leur race. » Le juge a estimé qu'il s'agit d'un affront à la dignité humaine.
Le magazine Demokracija est la copropriété du SDS, le parti de Janez Janša.
(https://demokracija.eu/top2/no-more-freedom-of-speech-in-...)
23:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour le Parlement européen, la Hongrie n’est plus une véritable démocratie.

UE et Hongrie. Le Parlement européen a adopté, ce jeudi 15 septembre 2022, un rapport estimant que la Hongrie de Viktor Orban n’est plus une véritable démocratie, mais un « régime hybride d’autocratie électorale ».
Les eurodéputés se sont prononcés, par 433 voix pour, 123 voix contre et 28 abstentions, en faveur de ce rapport sur la Hongrie.
19:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
"Maintenant chacun doit se décider : pauvreté ou AfD."

Allemagne.

"Maintenant chacun doit se décider : pauvreté ou AfD. Nous sommes à tes côtés. Notre pays d'abord !"
18:03 | Lien permanent | Commentaires (0)
"Salvini-Meloni, presque ennemis."



Italie. Revue de presse.
La presse italienne titre encore sur l’affaire des financements russes, qui s’invite dans la campagne électorale. Dans l’attente de nouvelles révélations de la part de Washington, on s’interroge sur la possibilité que certains partis italiens puissent être impliqués : « Bras-de-fer sur l’argent de Moscou » - Letta demande des éclaircissements, la dirigeante de Fratelli d’Italia menace de porter plainte. La Ligue affirme n’avoir « jamais pris un sou ». Selon Urso du Copasir, l’Italie ne figure pas dans la liste (Corriere della Sera), « Argent russe, l’Italie figure dans le dossier américain » - Le rapport du National Security Council, préparé par les diplomates et le renseignement, est classifié. Rome n’a reçu qu’un communiqué sans noms (La Repubblica), « Que l’on donne les noms » - Le dossier américain sur les financements russes ressemble plus à un avertissement aux alliés italiens mais la gauche commence à semer le doute. Berlusconi assure : Forza Italia n’est pas impliqué (Il Giornale). Le plan énergétique annoncé par U. von der Leyen à l’occasion du discours sur l’état de l’Union est aussi cité « L’UE annonce 140 milliards d’aides venant des extra-profits des sociétés énergétiques » (Sole 24 Ore), « Enième report du plafonnement du prix du gaz » - Von der Leyen présente le plan d’économies et les aides communautaires mais le prix-plafond est reporté (Il Messaggero), « Dombrovskis : vous n’aurez plus d’argent si vous modifiez le plan de relance » - Le vice-président de la Commission prévient l’Italie. Le gaz et Moscou au cœur du discours de von der Leyen (La Stampa).
Les JT couvrent essentiellement la visite du président ukrainien Zelensky dans les zones libérées, le débat politique autour des potentiels financements russes aux partis, les obsèques à Londres de la Reine Elizabeth II et la nomination de Samantha Cristoforetti à la tête de la station spatiale ISS.
Sur Twitter, le hashtag #Russia en référence à l’affaire des financements russes, fait tendance.
ARTICLE, Corriere della Sera, F. Sarzanini « Le rapport classifié et l’impression d’un avertissement adressé au prochain exécutif » : « Le dossier sur les 300 millions de dollars versés par la Russie dans une vingtaine de pays a été confectionné il y a quelques mois, alors que Joe Biden était déjà à la Maison Blanche. Les informations et vérifications auraient été confiées à des fonctionnaires du département du Trésor sur la base de données collectées par la CIA mais sans impliquer la « National Security ». Voici la première information transmise au gouvernement italien par les canaux diplomatiques et de renseignement. Or, cela ne règle pas le problème crucial de la présence de l'Italie sur la liste des États ayant des partis et des hommes politiques "à leur solde". "Pour le moment, cela n'apparaît pas, mais les choses pourraient changer", déclare le président du Copasir, Adolfo Urso, à l’occasion de sa visite à Washington. Les analystes estiment que la nouvelle explosive diffusée il y a deux jours pourrait en fait être un avertissement, une sorte de mise en garde pour le vainqueur des élections italiennes quant à l'attitude à adopter vis-à-vis de Washington. Raison de plus pour pousser l'exécutif en place à solliciter des informations claires sur les éléments recueillis par les analystes américains. Le choix de laisser filtrer les résultats de manière partielle à ce moment précis en Italie se transforme rapidement en une accusation d'ingérence dans la campagne électorale avant le vote du 25 septembre. Même en tenant compte que ces nouvelles concernent également l’Albanie, le Monténégro, l’Equateur et Madagascar et que les Etats-Unis aient précisé qu’ils étaient en train de contacter les ambassades des Etats concernés, notre ambassade et la Farnesina n’auraient pas été saisies. »
PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de M. Galluzzo, « ‘’Nous ne rentrerons pas dans le jeu de Poutine’’ déclare Adolfo Urso en visite à Washington » : « Adolfo Urso, le Président du COPASIR (Comité parlementaire pour la sécurité de la République) et membre de Fratelli d’Italia est à Washington lorsqu’arrive la nouvelle des 300 millions de dollars que les Russes auraient dépensé pour influencer et intoxiquer la politique de plusieurs Etats dans le monde. Pour l’instant, l’Italie n’apparait pas dans la liste, ou du moins il n’y a pas de preuves de contacts, de documents, d’argent ayant transité par le Kremlin avant de finir en Italie pour influencer la vie démocratique. Urso souhaite éclaircir cette affaire le plus vite possible et prend contact avec les services de renseignement américains. Il démontre un certain empressement qui s’explique par l’approche des élections. Entre ses différents rendez-vous dans la capitale américaine, on lui pose beaucoup de questions alors qu’il est venu présenter Giorgia Meloni à nos premiers alliés. Il évoque un moment très délicat, en pleine campagne électorale et veut éviter d’alimenter des polémiques pouvant faire le jeu des adversaires. Il souhaite donc que le gouvernement italien et le Parlement soient informés le plus tôt possible des informations pouvant les concerner. A priori, Fratelli d’Italia ne serait pas concerné, comme le souligne avec satisfaction Urso à la presse qui estime que ‘’les premières réponses négatives qui lui ont été fournies pourraient bien être définitives’’. Le COPASIR doit se réunir demain matin et d’ici là il souhaite tout de même recueillir le plus d’éléments possibles auprès des Américains. Il souligne également que ‘’le centre-droit a toujours soutenu les décisions en faveur de l’Ukaine’’ et que ‘’les Américains apprécient le caractère concret et la clarté de Meloni’’. »
ARTICLE, La Repubblica, S. De Ricciardis « Le système de Savoini et l’enquête sur le Metropol enlisée par la Russie » - Les négociations de 2018 ressemblent à une anticipation des révélations américaines mais le travail des enquêteurs est en train de s’enliser : Moscou a ignoré toute demande rogatoire : « Un financement caché derrière une opération commerciale destinée à la Ligue par le biais d’intermédiaires et de sociétés autonomes proches du parti. C’était le système de Savoini, le porte-parole de Salvini et fondateur de l’association Lombardie-Russie, proposé autour d’une table de l’hôtel moscovite et qui aurait dû faire entrer environ 65 millions d’euros dans les caisses de la Ligue. Le but de cet argent a été expliqué directement par Savoini à ses interlocuteurs russes ‘’en mai 2019 il y aura des élections européennes. Nous voulons changer l’Europe, une nouvelle Europe qui soit proche de la Russie, comme avant, car nous voulons avoir notre souveraineté’’. Les trois Russes présents au Metropol sont tous très proches du Kremlin et l’un d’entre eux est un ancien agent du renseignement russe et proche de l’idéologue de Poutine, Douguine. Salvini se trouvait lui aussi à Moscou, à l’hôtel Lotte Plaza, à la conférence des patrons russes ‘’ici je me sens chez moi, beaucoup plus que dans d’autres pays en Europe’’ a-t-il dit à cette occasion. »
ENTRETIEN, Domani, de Lorenzo Guerini, ministre de la Défense et membre du Parti démocrate, « Ce que met en lumière le rapport des Etats-Unis n’est qu’une partie des tentatives d’influence de Moscou ; nous soutiendrons Kiev et nous ne voulons pas changer de position » : « Le dernier rapport des services de renseignement américains mettant en lumière des financements de partis européens par Moscou est très délicat à gérer. Les organismes compétents doivent se saisir de l’affaire, à commencer par le COPASIR. Mais il ne s’agit là que d’une partie de l’histoire des tentatives de la Russie pour influencer les démocraties occidentales. Par ailleurs il est indéniable que certaines forces ou figures politiques italiennes et la Russie de Poutine ont eu, et ont parfois encore, des sympathies et des relations y compris à travers des accords formels de collaboration comme ce fut le cas entre la Ligue et Russie Unie en 2017. L’Italie a choisi dès le début d’aider le peuple ukrainien et nous continuerons à le faire, notamment avec l’envoi d’équipements militaires. L’héroïque contre-offensive de Kiev montre que les objectifs stratégiques des Russes ont échoué : plus tôt Poutine s’en rendra compte, plus tôt on pourra parvenir à un cessez-le-feu et à de véritables négociations pour la paix. Les sanctions vis-à-vis de la Russie sont très importantes et continueront de l’être, et j’éprouve un certain embarras face à qui remet en discussion la nécessité de ces aides ou à une position ambiguë sur les sanctions qui ont démontré leur efficacité. Mais la paix ne peut être confondue avec la capitulation de l’Ukraine. Pour ce qui est de l’Italie, quiconque a l’ambition de diriger notre pays devrait émettre des jugements clairs. Nous avons une histoire, des valeurs, un ancrage euro-atlantique : sortir de cet horizon serait dangereux pour l’Italie et pour ses intérêts de sécurité. L’OTAN et l’UE ont invité Poutine à plusieurs reprises à s’assoir autour d’une table, une prétendue culpabilité de l’OTAN et des gouvernements occidentaux est un refrain de la propagande russe. Concernant les élections, le choix irresponsable du Mouvement 5 Etoiles de de faire tomber le gouvernement Draghi, avec Forza Italia et la Ligue, est un fait politique déterminant dont nous ne pouvons pas ne pas tirer les conséquences. Aujourd’hui nous sommes engagés dans une campagne électorale difficile à laquelle nous dédions toute notre énergie avec la conscience que seul le PD peut vaincre une droite qui a montré qu’elle ne savait pas gouverner ce pays. Je pense que la droite est dangereuse de par ses méthodes, que ce soit sur la grande question des droits comme en matière d’économie. N’oublions pas comme elle a amené le pays au bord de la banqueroute en 2011 et le coût que l’Italie a dû supporter. Dans les sphères internationales j’ai perçu la stupeur face aux choix de certains de discréditer une figure d’autorité et reconnue comme Mario Draghi. J’ai aussi vu que le PD est perçu comme une force qui fait preuve de responsabilité et de fiabilité. La crédibilité du PD est un atout pour l’Italie. »
COULISSES, La Stampa, de F. Olivo, « Salvini-Meloni, presque ennemis » : « Ils sont sur le point de gouverner ensemble mais ne parviennent plus à feindre d’être d’accord. Matteo Salvini a changé de stratégie, il est à la traine dans les sondages et a compris que les voix qu’il perd vont vers Fratelli d’Italia. Il critique ouvertement certaines positions de son alliée sur le déficit budgétaire et sur les impayés fiscaux mais le véritable problème et leur rivalité. Mais Giorgia Meloni est en tête des sondages et dans ces cas-là on conseille de ne pas réagir aux provocations. Hier elle a pourtant fini par réagir se surprenant que ‘’Matteo Salvini soit plus polémique avec elle qu’avec les adversaires’’. L’impression au sein de Fratelli d’Italia est que la question de l’écart budgétaire ne soit qu’un prétexte pour une tentative désespérée de remonter dans les sondages et préparer les négociations qui seront engagées le 26 pour obtenir un ministère de poids à commencer par celui de l’Intérieur. Depuis le désastre du Quirinal, ils ne parvenaient pas à se rapprocher à nouveau mais l’occasion des élections anticipées étaient trop belle pour être gâchée. Leur désaccord est évident comme par exemple sur les sanctions en Russie mais la trêve devait durer jusqu’à l’élection et le duel pouvait reprendre une fois au pouvoir. Mais le pacte de non-agression semble déjà avoir été rompu. La nouvelle version ‘’modérée’’ de Meloni ne peut plaire à Salvini. L’opération vouée à rassurer les marchés, les chancelleries et la presse internationale ne peut que les diviser. Le dialogue fluide entre Draghi et Meloni pour une transition sans à-coup agace la Ligue et suscite la méfiance. Ils craignent un écroulement, ‘’si nous passons sous la barre des 10% c’est la fin’’ répètent les léghistes et leur leader a donc décidé d’élever le niveau de confrontation et à chaque nouvelle déclaration la tension monte un peu plus. Pour marquer sa distance avec la leader des sondages il lui a demandé un entretien au Sénat ce mardi. Le soir même à la télévision le leader de la Ligue allait jusqu’à faire le rapprochement avec Letta. La confrontation s’est également reportée entre les parlementaires des deux forces. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
13:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
Entretien de Lionel Baland avec Robert Steuckers à propos de l’assassinat de Daria Douguine et des idées d’Alexandre Douguine.

Russie et Belgique. Entretien de Lionel Baland avec Robert Steuckers à propos de l’assassinat de Daria Douguine et des idées d’Alexandre Douguine :
https://www.breizh-info.com/2022/09/15/207969/entretien-a...

Alexandre Douguine et Robert Steuckers en face de la « Maison Blanche » à Moscou, siège du Parlement de la Fédération de Russie

Alain de Benoist, Alexandre Douguine et Robert Steuckers face à la presse moscovite, en avril 1992

Alexandre Douguine et son épouse reçoivent Alain de Benoist, Jean Laloux et Robert Steuckers à Moscou, en avril 1992.

Robert Spieler, Alexandre Douguine et Robert Steuckers au Château Coloma (Sint-Pieters-Leeuw, Brabant) en 2005
12:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
Janez Janša favorable à une Union européenne des nations.

Slovénie et Pologne. L’ancien vice-Premier ministre slovène Janez Janša a déclaré, lors d’un des panels de discussion du Forum économique à Karpacz en Pologne, qu’il est convaincu que le futur de l’Union Européenne se trouve dans une Union européenne des nations, et pas dans une fédération européenne.
(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2022/09/12/rep...)
02:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
14/09/2022
Suède : le Premier ministre démissionne.
Suède. Le Premier ministre Magdalena Andersson reconnaît la victoire du bloc droite + nationalistes, après un comptage quasi-complet des voix, et démissionne.

Magdalena Andersson
(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2022/09/13/les...)
20:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
"Le message de Meloni à l'UE : je n'ai pas besoin de recevoir de brevet de reconnaissance."



Italie. Revue de presse.
La presse italienne titre largement sur les révélations du renseignement américain sur les financements russes à des partis politiques d’environ une vingtaine de pays depuis 2014, le sujet s’invitant désormais dans la campagne électorale, à deux semaines des élections législatives : « L’argent russe aux partis étrangers » - Les États-Unis préviennent les ambassades des pays concernés. La Ligue menace de porter plainte (Corriere della Sera), « Les partis payés par Moscou » - Washington révèle qu’environ 300 millions de dollars auraient été versés pour manipuler la démocratie. Le Palais Chigi a été informé par les États-Unis, sans avoir confirmation d’implications de personnalités italiennes. Le PD et le M5S demandent des éclaircissements (La Repubblica), « L’argent provenant de la Russie aux partis. Letta demande au Copasir d’intervenir » (La Stampa). L’adoption au Sénat du décret sur les aides économiques, prévoyant notamment des fonds pour la rénovation énergétique des bâtiments, est aussi citée en Une « Superbonus et cession du crédit, voici les nouvelles limites pour les responsabilités » (Sole 24 Ore), « Superbonus, les fonds ont été débloqués » (Messaggero). Enfin, la disparition du cinéaste Jean-Luc Godard est citée en Une avec large couverture photographique des principaux quotidiens italiens.
Sur Twitter, les hashtags #Putin et #Russia en référence à l’enquête américaine sur les financements russes aux partis d’une vingtaine de pays, dominent.
ARTICLE, Corriere della Sera, G. Sarcina « Selon Washington, les Russes ont versé 300 millions pour interférer dans 24 pays » : « La nouvelle rouvre la polémique sur les manœuvres planifiées par Moscou pour influencer les dynamiques politiques et sociales d’autres pays, notamment ceux qui sont du côté de l’Alliance Atlantique. Clairement, ces nouvelles venant des Etats-Unis arrivent en un moment très délicat pour l’Italie, qui se trouve en pleine campagne électorale. Le document a été signé par Blinken, qui invite les ambassadeurs à ‘’soulever le problème’’ avec les autorités des pays qui les accueillent. Le gouvernement Draghi fait savoir ne pas avoir été contacté. Les informations viennent d’un nouveau rapport des services de renseignement américains et s’insère sur un ensemble d’enquêtes commencées 7 ou 8 années plus tôt. Dans un rapport de la Commission des affaires étrangères du Sénat américain daté mars 2018, il est possible de lire trois pages consacrées à l’Italie. Les parlementaires concentraient leur attention sur les ‘’positions antisystème’’ et favorables à la Russie, du M5S. Mais il n’y avait pas de preuves concrètes. Dans ce rapport, on mentionnait également certains ‘’soupçons’’ de ‘’certains observateurs’’ au sujet de la Ligue qui ‘’pourrait avoir reçu de l’argent de la part des services de renseignements du Kremlin’’. Dans ce rapport, le commentaire final affirmait ‘’l’Italie peut être une cible pour le Kremlin’’ en soutenant des positions ‘’pouvant affaiblir l’unité européenne sur les sanctions’’ de 2014 contre la Russie. »
ARTICLE, La Repubblica, T. Ciriaco et G. Foschini « Le gouvernement avait été déjà informé sur le dossier. C’est maintenant la chasse aux noms » : « Le Palais Chigi sait que le rapport existe. Et il le sait parce que les Américains, sollicités par les renseignements italiens, le lui ont dit. En revanche, en ce qui concerne la liste des pays concernés et les noms des dirigeants qui ont reçu des fonds de Moscou, le jeu est beaucoup plus complexe. Parce que Rome a demandé à Washington si l'Italie faisait partie du dossier et l'identité de toute personnalité politique impliquée dans l’enquête. Elle l'a fait avec une pression croissante, à partir du milieu de la journée d’hier. Elle l’a fait par le biais de tous les canaux disponibles, donc avec les services de renseignements et la diplomatie. Mais les États-Unis ont donné des réponses vagues avec des raisonnements qui restent encore bien génériques. Cette réserve ne signifie qu'une chose : une opération est encore en cours. Il est clair qu’il s’agit d’une « bombe » à tous les niveaux, politiques et institutionnels. La chasse aux noms pourrait chambouler les équilibres et mettre fin à des carrières politiques. Le fait qu’un éventuel scandale puisse devenir public à onze jours des élections, rend tout ce matériel « explosif ». Les services de renseignements américains, après un premier déni, reconnaissent l’existence d’une liste, ajoutant ne pas être en mesure de donner d’autres éléments. S’agit-il de la vérité ou d’une stratégie ? Nous le saurons dans les prochains jours. Il est également probable que les noms soient rendus public directement par Washington ou par les médias américains. Cela éviterait aussi au gouvernement italien la gêne de devoir décider si et comment intervenir dans le débat électoral, à quelques jours des élections. Et le problème des relations entre les Russes et Matteo Salvini a été soulevé il y a quelques jours dans la Repubblica par une ancienne analyste de la CIA, Julia Friedlander. Hier, dans la soirée, la Ligue a menacé de poursuivre en justice quiconque associerait le nom de la Ligue à cette affaire. »
ARTICLE, La Repubblica, « Fratelli d’Italia veut connaitre les noms, Salvini menace, c’est le séisme en pleine campagne électorale » : « Salvini est nerveux. Il craint un scandale à quelques jours des élections et joue sur la défensive. Tard dans la nuit, son porte-parole diffuse un communiqué dans lequel on affirme que la Ligue est prête à poursuivre en justice ceux qui pourraient l’associer à l’enquête. ‘’Une chose est sûre, le seul à avoir encaissé de l’argent du Kremlin a été le Parti Communiste et récemment le quotidien la Repubblica qui, pendant des années, publiait le supplément ‘’Russia Oggi’’ » fait-il savoir. Le dirigeant de la Ligue attend de voir comment évoluera l’affaire. Il craint de voir se concrétiser ces ombres qui le suivent depuis le début de la guerre en Ukraine et qui rappellent un passé récent où il se promenait avec un t-shirt pro-Poutine où quand il signait des accords avec Russie Unie et devait démentir tout soupçon sur l’affaire du Metropol, l’enquête des relations financières entre le Kremlin et la Ligue dans laquelle l’ancien porte-parole Savoini est visé. Au sein de Fratelli d’Italia, on redoute que cette affaire puisse ternir l’image de la coalition de droite. Le président du M5S Giuseppe Conte a dû lui aussi intervenir, lui qui avait soulevé des doutes sur l’utilité des sanctions contre Moscou et qui, encore hier, critiquait Draghi à propos des armes envoyées en Ukraine. ‘’Nous espérons que personne n’exploitera une question de sécurité nationale pour des intérêts politiques’’ a-t-il dit. Enfin Enrico Letta a demandé à ce que les Italiens soient informés des noms de ceux qui auraient pris de l’argent russe avant la date du 25 septembre : ‘’Les Italiens doivent savoir si les partis de ce pays ont été financés par une puissance, la Russie, qui aujourd’hui est contre l’Europe et qui a envahi l’Europe. Nous demandons donc au gouvernement italien de fournir des informations et au Copasir d’intervenir’’. »
EDITORIAL, Il Messaggero, « La cohésion qui sera indispensable pour gouverner », par Paolo Pombeni : « Au regard des divisions dans chaque coalition, Carlo Calenda estime qu’aucune des deux ne pourra tenir plus que quelques mois à la tête du gouvernement. Il faudra alors revenir au gouvernement d’unité nationale. Mais comment y parvenir ? Il est possible que, pour éviter la perspective d'un retour aux urnes, les membres de la coalition gagnante soient poussés à rester ensemble malgré leurs différences non marginales. Mais cela implique de passer des accords au rabais entre eux, d'accepter les diktats des uns en les faisant payer en acceptant d'autres diktats. C’est ce qui s’est passé déjà sous les gouvernements Conte et cela n’a pas marché. Modestement, nous voudrions rappeler que le choix du modèle parlementaire par nos pères constituants découlait précisément de la conviction qu'il fallait garantir un pluralisme articulé dans ce pays en évitant de figer les scissions en deux camps (ce qui était plutôt facile à l'époque). La force d'un modèle parlementaire sérieux réside dans sa capacité à gérer de manière flexible les questions que les temps changeants posent à la classe politique : une opération qui ne se fait pas en agitant des drapeaux pseudo-idéologiques, mais en se mesurant aux problèmes avec la conviction que leur résolution sérieuse dépend de solutions largement partagées. Il nous semble qu'il est souhaitable de disposer d'un cadre politique pluraliste, articulé et ouvert non pas à l'incivisme mais à des rencontres constructives sur des objectifs pertinents, comme cela s'est produit à de nombreuses reprises dans notre passé. La dialectique, même quelque peu stéréotypée, entre conservateurs et progressistes est très bien, pour autant que l'on laisse l'espace et l'initiative à ceux qui sont capables de saisir qu'en réalité chacun a intérêt à la fois à préserver certains acquis et à progresser sur de nouvelles voies. »
EDITORIAL, IL Foglio, « Pourquoi Meloni remporte le duel face à Letta » par Claudio Cerasa : « Il est inutile de regarder les sondages pour comprendre ce qui se passe et pour comprendre clairement ce qui est apparu de façon limpide lundi dernier lors du débat entre Enrico Letta et Giorgia Meloni : elle fait mieux que son principal rival, Enrico Letta. D’abord parce qu’elle ne lui permet pas de convaincre clairement les électeurs qu’il faudrait renoncer à un gouvernement souverainiste à la tête de notre pays, d’autant que sur bien des sujets, leurs propositions sont proches, du soutien à l'Ukraine, au rapport avec l'OTAN, en passant par la question du déficit. Ensuite car Meloni fait disparaitre des références : Le Pen ? Qui la connaît. Orbán ? Vu par erreur. Vox ? Juste un flirt. Draghi ? Mais vous savez, je l'ai toujours respecté. Alors, oui, les distances sur l'Europe demeurent, car c'est une chose de vouloir une Europe dominée par les gouvernements (souveraineté nationaliste modèle Meloni) et une autre de vouloir une Europe dominée par les institutions (souveraineté européiste modèle Draghi). La démonstration ne fonctionne pas : désigner la Pologne comme le symbole absolu du mal à combattre à un moment où la Pologne se plie en quatre pour lutter contre Poutine, jusqu'à quel point cela peut marcher ? Enfin, comment convaincre en disant que le principal problème de Meloni est lié à la présence dans sa coalition de quelques alliés peu présentables, alors que Letta affirme, entre autres, que les alliés que le PD a choisis sont utiles pour faire campagne mais pas pour gouverner ? »
PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de P. Di Caro, “Meloni, objectif ‘’tranquilliser’’ : avec nous vous aurez des réponses et pas un cataclysme» : « Après le meeting de dimanche à Milan, Giorgia Meloni a fait étape hier à Turin, à la conquête d’un Nord qui sera décisif pour la victoire de son parti et son accession à la tête du gouvernement. Elle poursuit en effet son opération de ‘’tranquillisation’’ des différents secteurs économiques, des marchés et des chancelleries étrangères. En marge du meeting turinois, elle donne une interview au Washington Post et intervient à la Confédération de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises. Chaque déclaration a pour but d’éloigner d’elle l’image de danger pour la démocratie. ‘’Je ne nie pas avoir critiqué l’UE et, souvent, ses priorités, mais peut-être que dans certains cas nous ne nous sommes pas trompés’’ déclare-t-elle au WP, ‘’je veux que l’Italie joue le rôle qu’elle mérite au sein de l’Europe et je ne vois pas pourquoi le Président du Conseil nommé sur la base d’un consensus populaire clair devrait être un problème.’’ A Turin elle ironise : ‘’La gauche ne parle que de nous !’’ et plus sérieusement ‘’La tentative de Di Maio ou Letta de mettre les médias internationaux contre nous m’énerve réellement : cela génère des tensions qui portent préjudice à notre pays. En étant à l’opposition je n’ai jamais mal parlé de mon pays à l’étranger’’. Elle tente de rassurer également sur le plan économique et, face à Matteo Salvini qui réclame une nouvelle dépense de 30 milliards, elle réplique encore une fois qu’elle ‘’ne le juge pas nécessaire à ce jour car les ressources sont bien là entre les fonds européens, les recettes fiscales supplémentaires de l’Etat et la taxe sur les super profits’’. Elle précise par ailleurs ‘’si un prix-plafond n’est pas introduit sur le gaz, nous creuserions notre dette pour faire cadeau de ces 30 milliards à la spéculation des géants du secteur énergétique’’. Elle ne renonce pas pour autant, lors de son meeting, aux thèmes identitaires, des droits civils (non à l’adoption pour les couples gay) et de la ‘’défense des valeurs chrétiennes’’. »

Giorgia Meloni à Turin
ARTICLE, Il Messaggero, « Le message de Meloni à l'UE : je n'ai pas besoin de recevoir de brevet de reconnaissance ». Et le soutien de Sanna Marin : "Je n'ai pas besoin de me sentir acceptée" par l'UE. "Et je ne me considère pas comme une menace, une personne monstrueuse ou dangereuse. Si les Italiens le veulent, je dirigerai le gouvernement". C’est ce que déclare Giorgia Meloni, dans une interview accordée au Washington Post qui la désigne comme la probable "première femme Premier ministre d'Italie". Après avoir déclaré qu'elle aurait aimé être "interprète ou traductrice", la dirigeante du FdI se propose pour le Palazzo Chigi, en précisant que "la décision finale appartient" cependant "au président de la République". Meloni, dans le journal américain, qualifie son parti de "conservateur" et admet que, face à la possibilité de diriger le gouvernement, ses "mains tremblent" : "Nous nous retrouverions à gouverner l'Italie dans ce qui est peut-être l'une des situations les plus complexes qui soient. Dans le contexte européen, nous sommes en bas du classement pour tous les facteurs macroéconomiques, notre dette publique est totalement hors de contrôle. Nous sommes confrontés à une pauvreté croissante". Quant au rapport avec l'Europe et à la méfiance avec laquelle une éventuelle victoire est perçue à Bruxelles, Meloni souligne que les Italiens "sont libres d'élire qui ils veulent" : "Si nous gagnons les élections, lorsque nous présenterons la première loi de finances, peut-être qu'à l'étranger on remarquera qu'il y a des partis plus sérieux que ceux qui ont augmenté notre dette pour acheter des tables de classe à roulettes (référence à une mesure du gouvernement Conte II pour les écoles, ndlr). Je n'ai donc pas besoin de me sentir acceptée". Et la Première ministre finlandaise, Sanna Marin, lui apporte son soutien : "Les Italiens ont le droit de choisir et de voter pour qui ils veulent".
ARTICLE, Sole 24 Ore, « Conte affiche sa distance avec le Pd : non à un nouvel envoi d’armes en Ukraine » par Emilia Patta : « Conte remporte son pari avec la défense du super-bonus de 110% dans le décret d'aide qui vient d'être approuvé au Sénat, et accuse le PD d'avoir mené une campagne de dénigrement contre les M5S ("maintenant Letta doit s'excuser, grâce à nous une solution a été trouvée pour 40 000 entreprises de construction, travailleurs et familles qui avaient été oubliés par tout le monde"). Et il n'y a pas que la défense à fond du revenu de citoyenneté, l'autre bannière qui semble apporter des voix aux 5 étoiles, surtout dans le Sud, où dans de nombreux endroits ils sont le premier parti. Le fossé entre le président du M5, Giuseppe Conte, et le secrétaire du Pd, Enrico Letta, est toujours marqué, en arrière-plan, par la question de la guerre en Ukraine et l'envoi d'armes. Le mot d'ordre des 5 étoiles reste ce "non au réarmement" qui a d'ailleurs ouvert la crise du gouvernement Draghi en juin dernier. Hier, à l’occasion du feu vert de la commission de la défense du Sénat au lancement des programmes de réarmement, seuls les 5 étoiles ont voté contre. Un pacifisme de Conte, qui, aux yeux de Letta, frise une dangereuse neutralité dans la guerre en cours. D'où l'éloignement entre les deux, et donc les calculs du président du M5s pour l'avenir : "Avec la direction actuelle du PD, il ne sera pas possible de reconstruire l'alliance », même si Letta se montre optimiste : "Si on me demande si nous dialoguons plus facilement avec Salvini et Meloni ou avec Conte et Calenda, il est clair que la réponse est Conte et Calenda, donc toute forme de dialogue après le vote aura plus facilement Conte et Calenda comme interlocuteurs".
COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco « Le « camp » de gauche et l’opération nostalgie entre les anciens alliés » : « L’opération nostalgie est en train d’apparaitre évidente. Une nostalgie pour le « camp large », qui signifie l’alliance entre le PD et le M5S, mise en échec par la décision de Conte de contribuer à la crise du gouvernement Draghi. Pourtant, depuis quelques jours, il est possible de capter des signes prouvant une volonté allant au-delà du simple dialogue, une fois que les élections seront terminées. Il suffit de voir les déclarations du ministre 5 Etoiles Patuanelli qui a salué hier l’ancien dirigeant du PD Zingaretti avec ces mots ‘un bonjour nostalgique à l’idée d’une coalition large. Une idée que nous pouvons peut-être recréer’’. Cela semble vraiment un message crypté adressé aux ministres du PD qui n’ont pas métabolisé ni la rupture avec Conte ni la décision du dirigeant démocrate de soutenir Draghi. Letta sait très bien que la rupture entre les deux partis a laissé une longue liste de nostalgiques appartenant aux deux camps. Les 5 Etoiles tentent de séduire les électeurs de gauche au Sud, en se présentant comme les « pères » du revenu de citoyenneté. Conte l’a dit ‘’au Sud nous serons le premier parti’’ : c’est une tentative de se présenter après les élections comme un interlocuteur ayant une position de force d’un camp de gauche considérée comme voué à la défaite. »
PREMIER PLAN, La Repubblica, de S. Mattera, « Du superbonus au smartworking, voici le nouveau décret d’aides » : « Les ménages aux revenus modestes continueront à bénéficier d’aider et de tarifs spéciaux sur leurs factures d’énergies et le seuil des revenus va être augmenté. Pour les employés, la réduction des charges sociales passe de 0,8% à 2% jusqu’à la fin de l’année pour les salaires inférieurs à 35 000€. Les pensions de retraites inférieures à 2 692€ vont être revalorisées. Les charges pour les entreprises sont réduites et la TVA sur le gaz est maintenue à 5%. Les entreprises les plus énergivores continueront à bénéficier d’un crédit d’impôt de 25% et de 15% pour les entreprises ‘’gazivores’’. Pour les employés, l’exemption des charges sur les avantages en nature est étendue. La réduction de 30 centimes par litre d’essence est prolongée jusqu’au 17 octobre. Au travail, le smartworking fait son retour pour les travailleurs fragiles et les parents d’enfants de moins de 14 ans, au moins jusqu’à la fin de l’année. La mesure était vivement souhaitée par le ministre du Travail Andrea Orlando et fait l’objet de 18,66 millions d’euros pour 2022. Le décret comprend en outre des aides pour les communes, pour renforcer les bonus sur les transports et les séances chez le psychologue mais aussi les piscines, avec un fonds de 50 millions d’euros. Le système d’élection du COPASIR (Comité parlementaire pour la sécurité de la République) qui sera nommé sous sa forme définitive 20 jours après la naissance du gouvernement. Les contrats des personnes embauchées à durée déterminée au sein de l’administration dans le cadre du PNRR seront pérennisés à partir de janvier 2027. Il y a aussi une contribution biennale de plus de 300 millions à l’entreprise italo-française STMIelectronics pour encourager la production nationale de micro puces. »
PREMIER PLAN, La Repubblica, d’E. Lauria, « La droite dresse déjà les barricades [suite aux annonces de l’UE sur la réduction de la consommation d’électricité] : ‘’Abaissons les prix plutôt que de couper l’électricité’’ » : « Perplexité, défiance, scepticisme, le doigt est pointé sur l’Europe. La solution des réductions de la consommation d’électricité imposée aux familles et aux entreprises ne plait pas à la droite. L’idée est qu’il existe des alternatives qui n’ont pas été correctement envisagées et que l’Europe est une marâtre qui entre chez les gens pour éteindre les interrupteurs. Naturellement, certains apportent des nuances, comme le responsable du programme de Fratelli d’Italia qui estime qu’avant de s’attaquer au privé il faut d’abord éliminer le gâchis dans le secteur public, notamment par les communes. Ce sénateur de FDI préférerait notamment parler d’abord de ‘’l’accord privilégié avec Gazprom qui permet à l’Allemagne de ne payer qu’un tiers du prix du gaz’’. S’il estime que l’idée de réduire la consommation n’a rien de scandaleux eu soi, il regrette qu’on en arrive à couper l’électricité parce qu’on ne parvient pas à un accord sur le plafonnement des prix et sur la dé-corrélation entre électricité et gaz. Pour la Ligue, le problème ce sont les prix et qu’il faut les réduire pour pouvoir demander des sacrifices. Les petites entreprises ou les plus énergivores finiront par souffrir de la concurrence avec le marché extra-européen. D’autres léghistes sont plus tranchants et s’agacent de l’attitude de Bruxelles qui ‘’prend goût à imposer’’ les choses. »
COULISSES, La Repubblica, de S. Mattera, « Le gouvernement italien freine : pour mettre en œuvre les règles européennes il faut attendre le nouvel exécutif » : « Il n’existe pas encore de plan italien pour rationner la consommation d’électricité. Jusqu’à présent, Mario Draghi a demandé à ses ministres de travailler afin d’éviter des économies obligatoires, en accord avec les entreprise et en misant sur la sensibilisation des citoyens. Mais la direction prise par la Commission fait réfléchir le gouvernement encore en place. La priorité est d’éviter que économies d’énergie à caractère obligatoire n’impactent trop la croissance, de plus en plus fragile. Par ailleurs le plan permettant de respecter les nouvelles obligations européennes devra probablement être mis au point après les élections, par le prochain gouvernement. Draghi peut tout au plus préparer le terrain. La proposition européenne impactera les familles, avec les compteurs moins d’énergie pourrait arriver dans les foyers. Les horaires les plus critiques sont compris entre 10h et 12h et entre 17h et 20h. L’idée est de limiter l’impact au maximum mais si le projet de l’UE entre en vigueur, il sera difficile de ne pas demander leur contribution aux citoyens. L’hypothèse serait alors de compenser la gêne par un bonus sur leur facture. Mais c’est l’impact sur les entreprises qui inquiète le plus la Présidence du Conseil. Le ministre de la Transition écologique a engagé les discussions depuis plusieurs semaines avec la Confindustria dans le but d’éviter les rationnements. Il n’est pas possible de demander des réductions à certains secteurs comme ceux de l’alimentation, de l’agriculture ou des transports, mais l’on peut tenter de rationnaliser et revoir les activités de production en misant davantage sur les heures creuses. Enfin, sur les prix, le troisième décret d’aides aux familles et aux entreprises attendu en fin de semaine, devrait comprendre un mécanisme national de dé-corrélation des prix du gaz et de l’électricité. En attendant le ‘’plafonnement des prix du gaz à 60-65% des cotations actuelles’’ qu’il demande à l’UE, le ministre Cingolani doit signer aujourd’hui le décret pour garantir 20 TW/h d’électricité issue de sources renouvelables et à un prix administré aux entreprises énergivores. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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Haute-Autriche : le FPÖ donné premier.

Autriche. Haute-Autriche. Un sondage Unique-Research-Institut réalisé pour le Kronen Zeitung donne le FPÖ juste devant les conservateurs/sociaux-chrétiens pour des élections pour le Parlement de Haut-Autriche.
Le vice-gouverneur FPÖ de Haute-Autriche Manfred Haimbuchner se réjouit de ce sondage.

(comparaison avec les élections de 2021)
FPÖ : patriotes
ÖVP : sociaux-chrétiens
SPÖ : sociaux-démocrates
Écologistes : 13 %
MFG : anti-vaccin contre la Covid : 6 %
NEOS : 5 %

Manfred Haimbuchner, vice-gouverneur FPÖ de Haute-Autriche
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Les Démocrates suédois ne sont pas le parti frère du Parti du Progrès.


Norvège et Suède. La dirigeante du Parti du Progrès (Norvège), Sylvi Listhaug, estime que sa formation politique n’a pas de parti frère en Suède, mais pense que les Démocrates suédois ont les meilleures solutions, parmi l’ensemble des partis suédois, aux problèmes de criminalité et d’immigration. Elle préfère les partis politiques suédois de droite à ceux de gauche.
L’ancienne présidente du Parti du Progrès Siv Jensen considère que les Démocrates suédois n’ont rien en commun avec sa formation politique, qui est avant tout anti-fiscaliste, alors que les Démocrates suédois ont des idées sociales et ont pour matrice politique l’opposition à l’immigration.

Sylvi Listhaug et Siv Jensen
03:25 | Lien permanent | Commentaires (0)

















