15/02/2022
"Di Maio se rend à Moscou."
Italie. Revue de presse.
ARTICLE, La Repubblica T. Ciriaco et V. Nigro « Draghi à Paris, une réunion à trois et Di Maio (M5S) se rend à Moscou » : « Le gouvernement italien, après des jours d'attente, s'apprête lui aussi à sonder directement les protagonistes de la crise et à chercher des moyens d'éviter une guerre totale entre la Russie et l'Ukraine. La première action est confiée au ministre des affaires étrangères Luigi Di Maio : il sera à Kiev aujourd’hui et à Moscou jeudi. Mais cela ne suffit pas. Demain soir, Mario Draghi se rendra à Paris. Il s’agit d’une mission éclair pour discuter avec Emmanuel Macron du Sahel, d'où les Français s'apprêtent à retirer leurs troupes. Mais aussi, inévitablement, pour renforcer la triangulation diplomatique sur l'Ukraine avec le président français et le Chancelier allemand Olaf Scholz (l'Espagnol Pedro Sánchez est également présent). Les pourparlers pourraient culminer dans ces mêmes heures par un sommet de la "quintessence de l'OTAN", le groupe informel réunissant les trois pays de l'UE, les États-Unis et le Royaume-Uni. Le dîner de travail à Paris, ouvert à un certain nombre de dirigeants africains, aura pour thème "Consultations et perspectives d'engagement au Sahel". Mais cette réunion, ainsi que le Conseil européen sur l'Afrique de jeudi à Bruxelles, ne peuvent ignorer la crise orientale. Une chose est sure, les chancelleries feront leur possible pour favoriser la désescalade et renforcer le rôle de l’Europe, tandis que les Etats-Unis haussent le niveau d’alerte. C’est dans ce cadre que s’inscrit la double mission de L. Di Maio – décidée avec Draghi – à Kiev et à Moscou. En revanche, depuis des semaines, la diplomatie italienne est constamment informée de l'état des tentatives de négociation de Paris et de Berlin. ‘’Le concept est celui d'une course de relais", expliquent les ambassadeurs à la Farnesina, "tant qu'un canal et une méthode de négociation forte n'émergeront pas, nous, pays de l'UE, nous nous alternerons les uns après les autres auprès de Kiev et de Moscou pour essayer de garder la porte de la négociation ouverte, même en la défonçant. L'alternative est une guerre mortelle’’. En prévision de son voyage en Orient, M. Di Maio a rencontré hier matin le ministre des affaires étrangères du Qatar, Mohammed al Thani. Ils ont certainement abordé la question du gaz que Doha pourrait offrir, malgré les nombreuses difficultés techniques et les longs délais. »
ARTICLE, La Stampa, A. Barbera « La toile tissée par l’Europe et par l’Italie afin d’éviter un conflit » : « La ligne italienne peut se résumer ainsi : que l’on fasse chaque effort afin d’éviter le conflit, sans mettre pour autant en discussion les décisions de l’Otan. Etant donné le moment très délicat, Draghi a demandé aux leaders de sa majorité d’éviter de faire des déclarations. Le communiqué de vendredi de Draghi indiquait ainsi la ligne italienne : si Moscou devait envahir l’Ukraine, des ‘’sanctions graves’’ seraient alors adoptées. L. Di Maio, qui se rend aujourd’hui à Kiev, rappellera que l’Italie défend la souveraineté de l’Ukraine mais ne veut pas non plus « fermer la porte » aux Russes. L’Europe ne veut pas d’une guerre. Dans la perspective de la réunion de jeudi des ministres des affaires étrangères de l’Otan, le ministre de la Défense, L. Guerini s’est dit favorable à déployer quelques 250 000 soldats en Hongrie. Si lors de la réunion à Bruxelles une demande devait être faite dans cette direction, le ministre italien devra alors demander l’autorisation au Parlement pour l’envoi des troupes. Une source du gouvernement reconnait que : ‘’nous vivons au jour le jour’’ ».
COMMENTAIRE, La Repubblica, M. Franco, « Une course électorale qui se joue aussi bien au sein du gouvernement qu’en dehors » : « Difficile de ne pas voir derrière les débats sur le green pass, les concessions balnéaires ou encore les prix de l’énergie, les signaux d’un début de course électorale. Différents partis se disputent souvent le même électorat, ce qui radicalise le débat, et les pressions de plusieurs forces du gouvernement finissent par peser sur Draghi qui semble avoir du mal à assurer la médiation. Les sondages témoignent d’ailleurs d’une attention croissante pour le coût de l’énergie et pour le chômage alors que l’intérêt pour la situation sanitaire décroit, comme le montre l’échec de la manifestation anti-pass sanitaire hier à Rome. Les forces politiques en campagne absorbent ces tendants et amplifient les humeurs de l’opinion publique selon leurs sujets de prédilection. Au point que parfois, comme sur la question des concessions balnéaires, de nombreuses forces au gouvernement se retrouvent à surenchérir face à la contestation d’opposition de Giorgia Meloni. La Ligue quant à elle se concentre sur la question des factures d’énergie mettant de l’huile sur le feu pour récupérer les voix perdues et tenter de rabibocher le centre-droit. Un tel climat a pour effet de souligner la fragmentation de la majorité et risque surtout de ralentir l’agenda serré des réformes dont dépendent les fonds européens. La question est de savoir jusqu’où les partis alliés sont prêts à aller pour se disputer leur électorat, allant parfois jusqu’à se rapprocher de l’opposition, sans toutefois porter préjudice à la stabilité du gouvernement. Et combien Draghi est-il disposé et a-t-il les moyens de laisser cours à ces remous de la coalition. »
ENTRETIEN, Repubblica, de Dario Franceschini, ministre de la Culture et ténor du Parti Démocrate « Je ne vois pas de retour du Centre. Mais une Ligue modérée peut représenter un tournant. » : « Entre la mise en acte du PNRR, la crise ukrainienne, l’augmentation des factures ou encore la sortie de la pandémie, 2022 sera certainement une année difficile, mais elle pourrait aussi être une année tournant pour notre système politique : dans tous les pays européens, l’alternance des forces politiques au pouvoir ne remet pas en cause les règles communes ou la position à assumer sur le plan international. En Italie, pendant de nombreuses années, il y n’y a pas eu une alternative ‘’au sein’’ du système, mais ‘’de’’ système. Concernant le centre-droit, je ne peux qu’espérer que les forces se rééquilibrent. Cela conviendrait à tous que la Ligue se rapproche d’un centre plus modéré. Je vois que Salvini s’interroge de façon très positive quant à l’avenir de la Ligue. Après cette phase d’unité nationale, nous < le centre-gauche > serons toujours des adversaires de la Ligue mais nous pouvons partager le même système de valeurs, à commencer par l’européisme et l’atlantisme. Je pense que l’adoption d’une loi électorale proportionnelle pourrait favoriser la formation d’une aire conservatrice modérée au sein du centre-droit, car il ne serait plus nécessaire de former des coalitions forcées avant le vote. Mais je pense que cela pourrait se produire même sans réformer la loi électorale. Je ne crois pas dans la naissance d’un Grand centre transversal. J’estime que le centre se trouve à l’intérieur des deux pôles. Nous < le PD > avons toujours confiance en Conte. Les élections du Président de la République ont été difficiles, mais pas au point de compromettre nos rapports avec le M5S. Chaque parti a ses dynamiques propres et il est normal qu’il y ait du débat. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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14/02/2022
La Haye : Saint-Valentin du groupe de Mos / Hart voor den Haag.
Pays-Bas. La Haye (Den Haag).
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Geert Wilders : "Rendez le PVV grand. Votez PVV."
Pays-Bas.
Geert Wilders : "Rendez le PVV grand. Votez PVV."
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Castille-et-León : VOX triple son score et obtient 17,64 %.
Espagne. Castille-et-León. Lors des élections régionales de ce dimanche 13 février 2022, VOX triple son score et obtient 17,64 %. Le parti passe de 1 à 13 élus :
https://elecciones2022ccyl.es/resultados/0/castilla-y-leon
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Lorenzo Fontana : "Le dialogue avec la Russie n’est pas un signe de faiblesse, sauvegardons l’économie."
Italie. Revue de presse.
La presse italienne titre largement sur la crise ukrainienne, et notamment sur la montée de la tension pendant le week-end et en faisant état de nouveaux mouvements de troupes à la frontière et des prochaines rencontres diplomatiques prévues dans l’agenda international : « Biden et l’UE cherchent à stopper Poutine » - On va vers une réunion des ministres de la défense de l’Otan. Les militaires italiens sont en alerte (Corriere della Sera), « La course pour armer Kiev » - Environ deux mille tonnes de munitions sont livrées par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Pologne, la Lituanie et l’Estonie. Scholz rencontre Zelensky aujourd’hui (La Repubblica), « Ukraine, dernières tentatives de dialogue » (La Stampa).
ARTICLE, Corriere della sera, de M. Borrillo, « Voici le plan des extractions pour lutter contre l’augmentation des factures : il faut doubler la production de gaz italien » : « La publication du Pitesai– le Plan pour la Transition Energétique Durable dans les Zones Pertinentes – n’est certainement qu’un premier pas, mais elle confirme bien que le gouvernement est en train d’entreprendre la voie de la transition écologique. De plus, le Pitesai est également présenté par le gouvernement comme un outil pour lutter contre l’augmentation des factures. La reprise des extractions pourrait permettre de doubler la production, pour parvenir à couvrir 10 % des besoins italiens. Davide Tabarelli, président de Nomisma Energia, explique cependant qu’avec les règles actuellement en vigueur, ce projet pourrait prendre des dizaines d’années. Le plan ne suscite pas seulement des divisions chez les experts mais aussi au sein de la classe politique. La plupart des élus qui contestent la mesure sont issus du M5S, historiquement opposés aux forages. ‘’C’est une catastrophe, mais également un nouveau pas en arrière pour la transition écologique. Les forages recommenceront à dévaster les mers et les territoires italiens, et plus particulièrement la région des Pouilles’’ commente Giovanni Vianello, député M5S et membre de la commission sur les activités productives. »
PREMIER PLAN, La Stampa, d’A. Barbera et F. Grignetti, « L’Italie en première ligne » : « Mario Draghi attend de connaitre la ligne de l’OTAN sur la crise en Ukraine. Il n’a pas l’intention de prêter une trop grande attention aux doutes ou aux avis divergents au sein de sa majorité, de la volonté de ‘’tout faire pour éviter le conflit’’ de Roberto Speranza à la réticence de la Ligue sur les sanctions à imposer à Moscou. Le communiqué de vendredi suite à l’échange entre Joe Biden et les reste des Occidentaux semble inaugurer une nouvelle phase de la politique étrangère. Draghi déclare ‘’être favorable à des sanctions lourdes, tout en continuant à espérer la poursuite du dialogue’’ : ce n’est désormais plus la diplomatie mais la fermeté qui prévaut. Si la situation n’empire pas d’ici là, l’Italie attend la réunion des ministres de la Défense prévue ce mercredi à Bruxelles. Le lendemain se tiendra également un sommet entre Union européenne et Union africaine auquel participera Draghi. Si nécessaire, il trouvera le temps de discuter de la situation avec ses principaux partenaires européens, en particulier Emmanuel Macron. Le président français à la tête du Conseil de l’UE pour ce semestre tente de combler le vide laissé par l’ancienne chancelière Angela Merkel en termes de leadership. Luigi Di Maio pourrait également se rendre à Kiev d’ici la fin de semaine. Le ministre de la Défense Lorenzo Guerini suit déjà la ligne de l’OTAN avec la mobilisation de 250 soldats qui pourraient être envoyés en Hongrie [l’aval du Parlement est toutefois nécessaire, comme l’a rappelé le ministre lors d’une audition à la Chambre, le 8 février dernier, ndlr.]. Cette possible mobilisation fait suite à une décision politique de poids mais jusqu’ici peu évoquée : la mission italienne de défense aérienne en Estonie s’est achevée en décembre dernier. Les pilotes italiens avaient une mission de contrôle de la frontière et non d’attaque. Une autre mission est déjà présente en Lettonie depuis 2016, ayant pour but premier de rassurer les alliés baltes. Le ministre de la défense italien exprime l’intention de montrer la cohésion de l’OTAN tout en soulignant l’importance de promouvoir un dialogue constructif avec Moscou. En plus de la mobilisation imminente en Hongrie, plus de 200 avions militaires se trouvent déjà en Roumanie pour surveiller l’espace aérien, aux côtés de l’aviation allemande. Une guerre de faible intensité a commencé avec Moscou bien avant l’emballement de ces derniers jours, et cela ne présage rien de bon. »
ENTRETIEN, La Stampa, de Lorenzo Fontana, vice-président de la Ligue « Le dialogue avec la Russie n’est pas un signe de faiblesse, sauvegardons l’économie » : « ‘’A mon avis, personne ne veut la guerre. Malheureusement, du point de vue géopolitique, l’Europe n’existe pas. Nous devons en prendre acte : on a pu voir un rôle de Macron, on a pu constater à quel point Merkel manque à l’Allemagne, et l’Italie, à mon avis, est restée un peu trop silencieuse en raison des intérêts économiques qu’elle a : la totalité du gaz que nous utilisons passe par l’Ukraine. Il faut trouver une médiation. L’Italie doit utiliser son influence diplomatique afin d’éviter un conflit qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour nous. L’Atlantisme n’est pas remis en cause, mais nos relations commerciales avec la Russie sont importantes et nous avons par conséquent intérêt à jouer les médiateurs. Les Etats-Unis ont eux aussi intérêt à une entente, le vrai défi étant celui à l’égard de la Chine. Cette situation pousse la Russie dans les bras de la Chine. Avoir des relations avec la Russie ne signifie pas être faibles, mais agir afin d’éviter les conflits. Je tiens à rappeler que les sanctions précédentes contre la Russie avaient représenté un contrecoup important pour notre économie : l’Italie avait perdu environ un milliard par an, notamment les entreprises du Nord-Est. La présence des militaires italiens le long de la frontière orientale de l’UE ? Si cela est nécessaire, pourquoi pas. Mais il faut alors un débat parlementaire. Le Parlement devrait alors être consulté.’’ »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
12:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
Article de Lionel Baland : "De la gauche radicale à la Nouvelle droite : l’écrivain Günter Maschke est parti."
Allemagne. De la gauche radicale à la Nouvelle droite : l’écrivain Günter Maschke est parti :
Günter Maschke
12:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'avis de Thierry Baudet sur l'Ukraine.
Pays-Bas.
"Le mieux serait d’affirmer avec force que l’Ukraine doit devenir un État neutre, comme la Finlande et l’Autriche. Le mieux serait de reconnaître [l'annexion de] la Crimée et d’améliorer les relations avec la Russie, le plus beau grand pays de l’Est. "
12:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
Article de Lionel Baland à propos de l’ouvrage de Thierry Baudet consacré aux frontières.
Pays-Bas. Thierry Baudet : les mensonges de l’universalisme à propos des frontières :
https://eurolibertes.com/geopolitique/thierry-baudet-les-...
Thierry Baudet
11:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
13/02/2022
Allemagne : élection du président de la République.
Allemagne. Lors de l'élection du président de la République, le candidat soutenu par l'AfD Max Otte a obtenu 140 voix sur les 1.437 de grands électeurs.
21:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le peuple dit "Non" à plus d'aide à la presse du régime.
Suisse. Le peuple dit « Non » à plus d'aide à la presse du régime :
https://www.swissinfo.ch/fre/pas-touche---vers-un-vote-se...
17:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
12/02/2022
"La politique, nous préférons la faire nous-mêmes."
Pays-Bas. Hollande du Nord. Haarlemmermeer.
"
"La politique, nous préférons la faire nous-mêmes. Votez local. Votez Forza !"
19:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
11/02/2022
"Le projet centriste conduit vers Mario Draghi."
Italie. Revue de presse.
La presse italienne titre sur le premier jour de levée de certaines restrictions sanitaires (dont la fin de l’obligation de port du masque en extérieur) au vu de la baisse du taux de contagion de ces derniers jours : « Virus, l’Italie rouvre » - L’obligation du port du masque à l’extérieur est levée et le pass sanitaire pourrait disparaitre en juin.
ARTICLE, Sole 24 Ore, « Le gouvernement mis en échec sur le Green pass ; la Ligue et Forza Italia prêts à l’offensive aussi sur les établissements balnéaires » : « La majorité avance en ordre dispersé, marquée par les tensions internes à chaque parti alors que s’ouvre une longue année de campagne électorale. Hier, au Sénat, deux amendements du décret sur le pass sanitaire ont été approuvés malgré l’avis contraire du gouvernement. C’est un signal important, bien qu’il ne s’agisse pas en soi d’une révolution : les déplacements en provenance des îles sont facilités et les salons et manifestations culturelles en plein air pourront être autorisés. Un autre signal est le renvoi de la question autour des stations balnéaires à la semaine prochaine alors qu’elle devait être examinée aujourd’hui en Conseil des ministres. La concession des licences pour l’exploitation des plages cristallise en effet une grande tension politique sur fond de campagne électorale. Matteo Salvini a vivement réagi aux déclarations du commissaire européen chargé de l’Economie, Paolo Gentiloni, qui a rappelé que les concessions devaient faire l’objet d’appels d’offre. Le chef de la Ligue s’en est même pris au parti du député européen, son allié au gouvernement, apostrophant Enrico Letta sur la question. Forza Italia a usé d’arguments beaucoup moins agressifs mais a tout de même qualifié d’ ‘’inopportuns’’ les propos de Gentiloni. Dans ce secteur, la Ligue et Forza Italia sont les partis les plus exposés avec les ministres du développement économique (Giorgetti), du Tourisme (Garavaglia) et des Affaires régionales (Gelmini). Sans compter la forte concurrence avec Fratelli d’Italia sur ces questions. D’ailleurs, Salvini et Giorgia Meloni ne se parleraient toujours pas. Le chef de la Ligue s’est pourtant dit prêt hier à rencontrer ses alliés du centre-droit. Pendant ce temps, En Sicile, Forza Italia confirme la rupture avec Nello Musumeci, très proche de Meloni, et mise plutôt sur Gianfranco Micciché pour les régionales. Pourtant, il faudra bien mener la bataille électorale contre la gauche et tous deux savent qu’ils devront au moins trouver un accord pour les prochaines élections locales. A moins que le face à face pour remporter le leadership du centre-droit ne l’emporte sur la conquête de Palerme ou de Gênes. »
ARTICLE, La Repubblica, S. Folli « Le projet centriste conduit vers Mario Draghi » : « La majorité quasi-nationale n’est pas destinée à durer. Les élections de l’année prochaine modifieront le panorama politique mais nul ne peut dire comment. Certains sont en train de se concerter pour séparer le PD de l’alliance stratégique avec le restant de la troupe des 5 Etoiles. D’autres veulent pousser encore plus à droite, en dehors de la majorité, Fratelli d’Italia et le courant de la Ligue qui suit M. Salvini. Dans cet espace vide pourraient alors entrer les rescapés de Forza Italia et les différents segments qui se déclarent comme libéraux-démocrates, allant des renziens à +Europa et en passant si possible par le ‘’parti des présidents des régions’’ de marque léguiste. Ce rassemblement hétérogène – peut être trop hétérogène – serait censé devenir le partenaire privilégié du Parti Démocrate. Et puisque cet équilibre serait instable, on demanderait à Draghi de continuer son œuvre au Palais Chigi à la tête d’une majorité qui ne serait plus de « large coalition » mais une véritable coalition politique. Draghi deviendrait alors le point de repère des groupes centristes avec le soutien du PD. Tout cela nécessite toutefois une loi électorale proportionnelle, sans laquelle toute ambition centriste serait vouée à l’échec. Et puis, cela voudrait dire que le PD, qui cherche à être le premier parti italien, devrait alors renoncer à proposer le nom du prochain président du Conseil. C’est un projet politique de longue haleine qui n’est pas pour autant sans logique. Quel serait l’intérêt de garder Draghi au Palais Chigi, après l’avoir privé du rêve du Quirinal, pour ensuite le mettre à la porte quelques mois plus tard ? Il s’agit d’un projet permettant à Draghi de rester plus longtemps à la tête du pays et qui a au moins le mérite de représenter une opération politique. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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10/02/2022
"Grillo engage Casaleggio mais Giuseppe Conte est opposé à un nouveau vote sur [la plateforme] Rousseau."
Italie. Revue de presse.
L’enquête pour détournement de fonds publics visant Matteo Renzi dans le cadre de sa fondation ( Affaire Open, Renzi sera jugé » (Il Giornale)), ainsi que le débat sur un possible assouplissement des règles anticovid en Europe, (« De Paris à Londres, stop au pass sanitaire » (Corriere)), sont également cités.
Les JT couvrent essentiellement les mesures pour contrer la hausse des factures de gaz et d’électricité annoncées hier par le gouvernement.
ARTICLE, La Repubblica, de L. De Cicco, « Grillo engage Casaleggio mais Giuseppe Conte est opposé à un nouveau vote sur [la plateforme] Rousseau » : « Le ‘garant’ du Mouvement, Beppe Grillo, sera aujourd’hui à Rome pour tenter de résoudre le problème que pose la direction du Mouvement 5 Etoiles. Le fondateur a de nouveau les pleins pouvoirs après que le tribunal de Naples a retiré à Giuseppe Conte son rôle de leader. Il a déjà consulté Davide Casaleggio auquel il est prêt à faire appel en lui demandant que ce soit sur sa plateforme ‘Rousseau’ [permettant une participation citoyenne directe] qu’ait lieu le vote qui devra sortir le M5S de l’impasse. Il s’agit d’élire le nouveau comité de Garants et d’entériner le nouveau règlement intérieur devant permettre à Conte de retrouver ses fonctions. Pourtant, le principal obstacle à cette solution est Giuseppe Conte lui-même qui avait été le principal acteur politique de la douloureuse rupture avec Casaleggio. L’entourage de Conte le confirme : ‘’d’un point de vue politique et légal, un retour sur la plateforme Rousseau serait difficile à expliquer’’. Pour Grillo, il n’y a pas d’alternative, c’est prévu par l’article 1er du statut : la consultation des inscrits ne peut se faire qu’à travers Rousseau. Il tentera donc de convaincre Conte lors de leur face à face d’aujourd’hui. Les parlementaires 5 Etoiles placent beaucoup d’espoir dans cette visite de Grillo au cours de laquelle il rencontrera probablement également Di Maio. Il cherche à anticiper toutes procédures judiciaires, les activistes qui ont fait déchoir Conte à Naples ont été contactés et ils ont posé trois conditions : le recours à Rousseau, l’élection du Comité de garantie et la possibilité pour chaque membre de se présenter à la direction du mouvement (par opposition à une consultation fermée, sur un modèle de question en ‘oui ou non’ à la candidature de Conte). Les militants pourraient alors renoncer à l’élection de l’organe collégial à 5 membres voué à remplacer la figure de leader. Autrement, Giuseppe Conte pourrait bien mettre sur pied son propre Mouvement entrainant avec lui les soutiens en sa faveur. Grillo sait que les inscrits au M5S voteraient probablement en masse pour Conte mais il est convaincu qu’il est bon d’ouvrir le Mouvement à d’autres candidatures. Le recours à Rousseau n’est pas si simple, notamment sur le plan logistique, et aurait un cout élevé : 30 000 euros par consultation. Pour Conte le temps presse et « l’action d’une force politique ne peut rester interrompue » de cette façon. Mais si Conte accepte Casaleggio, tout pourrait se faire dans la semaine. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
14:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
09/02/2022
Le tribunal administratif de Cologne décidera si l'Office pour la protection de la Constitution peut qualifier l'ensemble de l'AfD d'"extrémiste de droite présumée".
23:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
Giorgia Meloni sera à la CPAC 2022.
Italie et USA. La dirigeante de Frères d'Italie Giorgia Meloni sera, fin février 2022, en tant que présidente du Parti des conservateurs et réformistes européens, à la CPAC 2022 à Orlando aux USA. La CPAC est la plus grande et la plus influente réunion de conservateurs au monde.
23:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
Frères d'Italie organise une récolte de signatures pour l'élection directe du président de la République.
Italie.
"Signez pour l'élection directe du président de la République."
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Italie : qui devrait diriger la coalition de centre droit ?
22:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
Hongrie : depuis 2010, le nombre de mariages a augmenté de 87 %, tandis que le nombre de divorces a diminué de 36 %.
Hongrie. Depuis son arrivée au pouvoir en 2010, le Premier ministre Viktor Orbán a introduit des politiques favorables à la famille.
Le nombre de mariages a augmenté de 87 %, tandis que le nombre de divorces a diminué de 36 %.
22:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
"Meloni : je suis prête à diriger."
Italie. Revue de presse.
Les unes rendent compte du débat politique interne, notamment les tensions au sein du M5S et au sein de la coalition de centre droit, divisés après l'élection du Chef de l'Etat : « Grillo déçoit Conte : il faut respecter les décisions des juges » - Le gouvernement accélère sur la réforme de la justice mais les partis sont divisés (Corriere della Sera), « M5S, Grillo bloque Conte; c'est la bataille sur les nouveaux statuts » (La Repubblica), « Meloni : je suis prête à diriger » - La leader de FdI revendique la direction de la coalition. Salvini prévient : celui qui se présente seul aux élections est destiné à perdre (La Stampa), « Berlusconi : je suis prêt à refonder le centre droit » - Nous sommes fidèles à Draghi mais en 2023 nous pourrons élargir notre coalition (Il Giornale).
COMMENTAIRE, Repubblica, de Stefano Folli, « La seconde phase du gouvernement » : « Ce que nous vivons actuellement est sans doute la seconde phase du gouvernement, ou plutôt son début. On ne peut certainement pas parler d’un exécutif ‘’Draghi bis’’, car – heureusement – il n’y a eu aucune crise ni aucun remaniement. Mais il y a cependant une impression de nouveau départ après les semaines tendues que nous avons vécues, à la faveur duquel on a ressenti un besoin de stabilité, conduisant ainsi à une réélection de Mattarella. Or, il est connu que la stabilité n’est jamais une conquête définitive, et qu’il faut travailler tous les jours pour s’assurer de la conserver. Certes, ce n’est pas chose aisée, et tous ceux qui recommandent à Draghi de battre du poing sur la table ne semblent pas avoir compris qu’assurer un leadership ne signifie pas crier plus fort que les autres, surtout dans un climat marqué par les névroses du M5S et les tourments du centre-droit. Le Président du Conseil est le premier à savoir que diriger un exécutif l’année qui précède les élections signifie dialoguer et chercher des médiations possibles. Draghi a le prestige nécessaire pour obtenir le meilleur des forces politiques ainsi que de ses partenaires européens. Il ne s’agit pas d’un hasard qu’il ait souhaité rouvrir le dossier de la réforme de la justice malgré les fortes résistances des magistrats. Pour citer Churchill qui commentait les premières victoires des Alliés en Afrique du Nord : ce n’est pas le début de la fin, mais peut-être la fin du début. »
(Traduction : ambassade de France)
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08/02/2022
Italie : Frères d'Italie monte encore au détriment de la Ligue.
Italie.
Parti Démocrate : centre-gauche
Frères d'Italie : patriotes
Ligue : patriotes
M5S : anti-système
Forza Italia : conservateurs
Azione + Europa : libéraux
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Affiche du PVV pour les municipales à Utrecht.
Pays-Bas. Utrecht.
Geert Wilders : "Votez PVV. Utrecht. Liste 11."
20:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
La Haye : Groep de Mos/ Hart voor den Haag donné à 17,6 %.
Pays-Bas. La Haye (Den Haag). Un sondage réalisé auprès des habitants de La Haye disposant du droit de vote donne le parti Groep de Mos/ Hart voor den Haag à 17,6 % pour les élections municipales de mars 2022.
20:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
""Il faut traiter avec Poutine " : de la Ligue au M5S, le réseau transversal du parti pro-russe."
Italie. Revue de presse.
Les tensions au sein du Mouvement 5 Etoiles, après l’invalidation par le tribunal de Naples des nouveaux statuts du parti et de l’élection de Giuseppe Conte à la présidence de celui-ci pour irrégularités, font les gros titres de la presse italienne : « M5S, le juge suspend Conte » - La saisine contestant sa nomination et les nouveaux statuts a été jugée recevable, les pouvoirs passent à Grillo, le Mouvement est dans le chaos (Corriere della Sera), « Les 5 Etoiles décapités » - Le tribunal de Naples suspend l’ensemble de la direction du mouvement. Conte dit que son rôle est politique, pas juridique, et s’en prend à Di Maio. Une scission est possible (La Repubblica), « L’énième attaque bureaucratique contre Conte » - Le leader annonce une nouvelle consultation des militants incluant les nouveaux inscrits (Fatto Quotidiano), « Conte déchu » - La direction suspendue par le tribunal de Naples, le Mouvement se voit privé de leadership (Il Giornale).
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COULISSES, Repubblica, de M. Pucciarelli, « Une déconvenue pour l’ancien Président du Conseil qui renforce ses ennemis » : « À la suite de la publication de la décision du tribunal de Naples (qui a décidé de suspendre le statut du M5S voulu par Conte, ndlr) la confusion régnait au sein de l’entourage de Conte, entre ceux qui proposent d’en profiter pour repartir de zéro, et ceux qui pointent du doigt la démission de Di Maio intervenant bizarrement juste avant la décision du tribunal. Conte a finalement choisi de donner une réponse politique : ‘’mon leadership ne dépend pas de décisions prises dans les tribunaux’’. Mais en réalité, c’est une phase chaotique de l’histoire du M5S à laquelle on s’apprête à assister : l’association Rousseau prétend retrouver son ancien statut de plateforme centrale de consultation, le retour d’Alessandro Di Battista se fait toujours plus sentir, les adversaires de Conte demandent que l’on revienne à une direction collégiale et Grillo serait bien tenté de remonter les bretelles à ses enfants qui ne l’écoutent pas. Quant à la fameuse rencontre entre Di Maio et Conte, elle a été reportée à nouveau et l’on ne sait pas quand elle aura lieu. Hier, lors de son intervention à l’émission Otto e mezzo, Conte a également abordé le sujet épineux de la limite des deux mandats : ‘’il faut garder le principe de cette règle, mais je voudrais en discuter avec Grillo et imaginer des dérogations possibles.’’. Et voici un énième sujet sur lequel se déchaineront les passions des puristes du Mouvement qui dénoncent la perte d’identité du M5S. L’essoufflement que craint Conte est donc déjà réel, mais il est aussi le fruit d’une prophétie auto-réalisatrice. »
ANALYSE, La Repubblica, « ‘’Il faut traiter avec Poutine " : de la Ligue au M5S, le réseau transversal du parti pro-russe. » : « Il y a des régions du monde qui s'effondreraient sans une touche d'autoritarisme. La Russie en fait partie", soutient Vito Petrocelli, ancien membre de l'extrême gauche, aujourd'hui président M5S de la Commission des affaires étrangères du Sénat. Il est connu pour être pro-chinois. Et Poutine ? "Il n'est pas un champion de la démocratie, mais..." Mais... "Il n'est pas juste de le juger avec un prisme trop occidental : ceux qui le critiquent, comme les Américains, ont leurs propres problèmes à régler". " "L'intégrité territoriale de l'Ukraine doit être préservée, mais si elle rejoint l'OTAN, les Russes auront des bases de missiles à 400 kilomètres de Moscou. Il faut l'éviter si nous ne voulons pas une guerre", affirme Paolo Grimoldi, chef de la délégation parlementaire à l'OSCE et ancien secrétaire de la ligue en Lombardie. Ce sont deux voix d'un monde politique composite et souterrain, qui croise la Ligue, Fratelli d'Italia, des pans du M5S et des ex-cinq étoiles, et qui peut être défini, pour des raisons complexes, comme pro-russe. "Ils ne comprennent pas que Poutine a changé et que l'Occident a été affaibli", critique un membre influent du PD. Les membres de la Ligue recherchent en Russie une fascination autoritaire, un goût pour l'homme fort. Il y a ensuite Giuseppe Conte, qui a soutenu l'idée de Matteo Salvini de nommer à la présidence le président du Conseil d'État, Franco Frattini, dont les sympathies pro-russes ne sont pas un mystère. Au M5S, beaucoup de choses ont changé : Luigi Di Maio est maintenant fermement atlantiste. Et même un autre pro-russe, Manlio Di Stefano, a changé de discours. Pas dans la Ligue. Un représentant tel que le député véronais Vito Comencini cultive des relations continues avec la Crimée. Grimoldi est d'avis qu'en cas de conflit "l'Ukraine ne tiendrait pas, car de Kiev à Donetsk ce sont des Russes : ils auraient des problèmes de stabilité interne". Silvio Berlusconi a toujours eu une relation personnelle avec Poutine. Valentino Valentini, député de Forza Italia, l'a toujours accompagné dans ses déplacements par le passé et a été décoré de l'ordre de Lomonosov par le dirigeant russe en 2005. Malgré la crise actuelle entre Fratelli d'Italia et la Ligue, le soutien à Moscou reste un point d’entente. Guido Crosetto, le candidat de Giorgia Meloni au Quirinal, a tweeté que "la chose la plus stupide que l'Occident (principalement l'Europe) puisse faire est de pousser la Russie vers Pékin". Au téléphone, il a ajouté : "Ma position est parfaitement pro-occidentale, si nous ne parlons pas, les matières premières, indispensables à la transition écologique, finiront entre les mains des Chinois". »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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07/02/2022
"Meloni rejette la proposition de fédération du centre droit lancée par Salvini."
Italie. Revue de presse.
La presse italienne titre tout d’abord sur les tensions au sein des deux coalitions de droite et de gauche dans la perspective de l’adoption d’une réforme électorale nécessaire pour accompagner celle de la réduction du nombre de parlementaires prévue à partir de 2023 : « Conte : je ne permettrai pas les attaques internes » - Le leader du M5S s’exprime au sujet de L. Di Maio ; Meloni rejette la proposition de fédération du centre droit lancée par Salvini (La Stampa) « Les partis font pression pour des aides supplémentaires contre la flambée des prix mais le gouvernement freine » - Salvini : nous avons un an devant nous pour reformer le centre droit (Corriere della Sera). Le ralentissement de la crise sanitaire, et notamment la baisse du taux de contagion permettant l’assouplissement de certaines restrictions, dont la simplification des quarantaines dans les écoles , est également citée : « Fin de l’obligation de port du masque dans les zones blanches » - A partir de vendredi prochain, moins de restrictions et réouverture des discothèques (Il Messaggero) , « Virus, moins de restrictions et de cours à distance » (Corriere della Sera), « Contagions et hospitalisations, les signes de la fin de la pandémie » (Il Giornale). Enfin, la crise ukrainienne fait la Une du quotidien La Repubblica « Kiev, Salvini ouvre à Moscou » - Pour le chef de la Ligue, il est fondamental d’avoir de bons rapports avec les Russes et il invite le ministre Di Maio à agir pour éviter un conflit. Les leaders de la coalition sont divisés. Les Etats-Unis lancent l’alerte : les troupes du Kremlin seraient prêtes à une invasion, 70% des capacités nécessaires sont sur place.
ENTRETIEN, Stampa, de Giuseppe Conte, « Di Maio n’a pas intérêt à me pousser à bout. Draghi doit se montrer courageux au sujet de la loi budgétaire. » : « ‘’Elire Elisabetta Belloni au Quirinal aurait été un tournant dans notre histoire, l’introduction d’une nouveauté notamment avec l’élection d’une femme, mais les partisans du conservatisme sont intervenus. Les déclarations de Di Maio au sujet de Belloni m’ont beaucoup étonné, car il a toujours été le premier à défendre le principe de ne pas gâcher des noms en faisant des déclarations publiques. Je fais tout mon possible pour qu’il y ait moins de verticalité au sein du M5S, nous nous efforçons de définir collectivement une ligne politique et mon rôle consiste ensuite à la résumer et la défendre. Aller dans des directions opposées ne revient pas tant à affaiblir mon leadership, mais plutôt à créer de la confusion et faire du mal au Mouvement. Il ne peut pas y avoir des agendas personnels, doubles ou triples. Le comportement de Di Maio a généré de la souffrance et du malaise au sein du M5S, c’est aussi pour cela que j’ai estimé que la démission de Di Maio de son poste au sein du Comité de Garantie était légitime. Si je pense que Di Maio devrait démissionner de son poste de Ministre des Affaires étrangères ? J’ai été très clair avec Draghi sur notre volonté de réaliser un pacte avec les citoyens pour renforcer l’action du gouvernement : aucun remaniement n’est envisagé pour l’instant. Je travaille pour créer un Mouvement accueillant, mais où personne, moi le premier, ne doit penser être indispensable. Actuellement, il faut faire face à l’augmentation du prix des factures de gaz et d’électricité qui risque de compromettre la relance économique ainsi que la modification de la loi budgétaire. Cela fait des semaines que nous le demandons à Draghi car nous avons besoin de réponses courageuses pour assurer une relance forte et stable. Enfin, concernant la réforme de la loi électorale, j’estime que le système proportionnel est l’instrument le plus efficace pour aborder la phase politique que nous traversons : il permettra davantage de dialogue entre les forces politiques et de mieux se différencier en proposant une offre politique plus claire et plus en ligne avec son électorat’’. »
ENTRETIEN, La Verità, de Riccardo Molinari, chef de groupe de la Ligue à la Chambre « LeU a plus de poids que nous dans le gouvernement : c’est inacceptable » : « ‘’Il est nécessaire que notre présence au sein du gouvernement soit considérée avec le même poids que celle des autres. La Ligue, en termes de voix, est le deuxième groupe parlementaire. Parfois, les positions de LeU comptent plus que les nôtres : nous ne pouvons plus l’accepter. Nous devons sortir de la logique selon laquelle l’urgence signifie la suppression totale du débat parlementaire. Le Président Mattarella a lancé un message très clair sur l’importance de la démocratie parlementaire et sur le risque que font peser des technocrates d’imposer leur point de vue. La Ligue n’a pas demandé un remaniement mais elle demande à avoir plus d’espace. La provocation de Giorgetti sur sa possible démission avait comme but de souligner une certaine gêne. Nous soutenons le gouvernement par sens de responsabilité, mais il n’est pas possible qu’un seul décide, tandis que les autres obéissent. Il y a un an, nous avions décidé d’entrer dans le gouvernement pour apporter une aide aux secteurs les plus touchés par la pandémie : les professions libérales. Nous avons vécu une cohabitation difficile avec le centre gauche et les 5 Etoiles, mais ce n’est pas un mariage, nous restons à condition d’être écoutés et respectés. Fratelli d’Italia nous a lancé des piques qui n’étaient pas des caresses. Nous voulons renforcer l’alliance de centre droit, mais si quelqu’un ne veut pas de cette alliance, il est clair que nous regarderons ailleurs. Quand Salvini a lancé le projet de fédération de centre droit, il s’adressait à ceux qui sont en train de partager avec nous la responsabilité d’un gouvernement, et pas à ceux qui restent dehors et jouent à tout détruire, faisant semblant que le Covid n’existe pas.’’ »
PREMIER PLAN, Corriere della sera, de P. Di Caro, « Meloni prévient : ‘’nous nous présenterons seuls aux élections si nous n’avons pas de garanties.’’ » : « L’intervention de Meloni d’hier soir à l’émission Non è l’Arena sur La7 a débuté par une forte critique du système de pass sanitaire, ‘’une religion dont on ne peut même pas débattre’’. La leader de FdI s’est évidemment exprimée au sujet de la proposition de Salvini de constituer un grand parti républicain sur le modèle américain en affirmant : ‘’cela ne me concerne pas’’. Prenant ses distances de ses alliés qui ont décidé de ‘’voter pour un président du PD et de gouverner avec le PD’’, Meloni déclare que désormais toutes ses forces seront consacrées au renforcement de son parti des ‘’conservateurs.’’ Mais c’est au sujet de la réforme de la loi électorale que Meloni surprend le plus son auditoire : même si l’on optait finalement pour un système proportionnel, ‘’avec les chiffres actuels, il sera difficile de se passer de FdI’’, ‘’je demanderai un pacte pour éviter les « arrangements » politiques ainsi qu’une plus grande clarté au sujet d’alliance avec le PD et le M5S, je veux savoir si mes alliés comptent rester dans mon camp.’’ En somme, le délitement du centre-droit, que Meloni elle-même a reconnu hier soir, semble destiné à grandir et à durer sur le long terme. »
SONDAGE, Messaggero, de D. Pirone, « Le Centre en voie de construction atteint 15% d’intentions de vote. » : « Avec la crise des coalitions provoquée par les élections éprouvantes du Président de la République et à un an des prochaines élections, on parle de plus en plus de la naissance d’un grand centre. S’il est encore difficile d’affirmer avec certitude de quelles forces sera constitué ce ‘’Grand centre’’, Antonio Noto de Noto Sondaggi et Fabrizio Masia de EMG Different s’accordent sur le poids de son électorat qui serait aux alentours de 15%. Enzo Risso, directeur scientifique d’Ipsos, affirme que cet électorat regroupe ‘’des Italiens qui détestent la politique du conflit, qui demandent plus de stabilité et de gouvernabilité, qui sont dynamiques dans le secteur économique et légèrement modérés en politique.’’. Ipsos a mené une étude plus approfondie sur le profil-type de l’électeur de ‘’centre-centre’’ : 26% ne vote pas, 20% vote actuellement pour le M5S et 11% préfère actuellement Meloni et Salvini. Concernant la répartition territoriale, les centristes s’élèvent à 18% dans le Nord-Est et ils représenteraient 11% des électeurs des grandes villes. Il est cependant encore difficile de prévoir ce que représentera véritablement ce grand centre lors des prochaines élections de 2023 : comme le confirme un des plus grands experts des systèmes électoraux, Roberto D’Alimonte, l’émergence ou pas d’un grand centre dépend fortement de la loi électorale qui sera finalement adoptée. »
ARTICLE, La Repubblica, « Salvini tend la main à Poutine et appelle au ‘dialogue avec Moscou sur l’Ukraine’ » : « Pour le leader de la Ligue, il est ‘fondamental’ de maintenir de bonnes relations avec la Russie. Une position que ne partage pas le gouvernement italien. Le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio reste fidèle à la ligne des Etats-Unis, la plus dure vis-à-vis du Kremlin, qui a également le soutien du Parti démocrate. Cette position creuse un peu plus le fossé avec Giuseppe Conte, qui est plus proche du Kremlin. Pour Matteo Salvini, c’est l’Italie qui aurait le plus à perdre en cas de détérioration précipitée de la situation entre l’Ukraine et la Russie. Les tensions et le manque de dialogue sont pour lui directement liés au risque de pénurie d’énergie en Europe et plus particulièrement en Italie. Comme lorsque dans la course à la présidentielle ils avaient tenté ensemble de promouvoir Elisabetta Belloni alors que Luigi Di Maio freinait cette candidature, Salvini se place à nouveau du côté de Giuseppe Conte, qui avait déjà exprimé des positions russophiles lors de son premier gouvernement. Ce qui laisse penser au ministre des Affaires étrangères qu’il s’agit avant tout d’un calcul sur le plan de la politique intérieure, alors qu’il ‘ne se passe pas un jour sans que le ministre ne parle de la situation ukrainienne’ souligne la Farnesina. Luigi Di Maio et Lorenzo Guerini, le ministre de la Défense, se présenteront aujourd’hui devant les commissions conjointes Affaires étrangères et Défense de la Chambre et du Sénat. En attendant, Mario Draghi a déjà pris le dossier en main en téléphonant personnellement à Poutine afin de s’assurer que les fournitures de gaz à l’Italie n’étaient pas en jeu. Le PD dénonce quant à lui le silence de trop nombreux partis italiens sur la situation à l’Est de l’Europe qui se montrent ainsi favorables à Poutine. Une accusation qui concernerait aussi Salvini et rappelle l’affaire Metropol sur des financements obscurs du parti en lien avec la Russie pour laquelle une enquête visant l’ancien porte-parole de Matteo Salvini est encore en cours. Une ombre qui refait surface à chaque fois que le leader léghiste tente de prôner le dialogue avec Moscou. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
16:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
06/02/2022
"Pouvoir se rendre au bistrot sans QR-code."
Pays-Bas.
"Vous êtes-vous vaccinés pour votre santé ou pour des accès ? Pouvoir se rendre au bistrot sans QR-code."
23:36 | Lien permanent | Commentaires (0)