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18/07/2023

"Le gouvernement de Giorgia Meloni prévoit de répartir dans les communes italiennes plus de 50.000 migrants avant la fin de l’année."

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Italie. Revue de presse. 

La réforme fiscale souhaitée par M. Salvini est largement commentée en une de la presse italienne (« Les ministres se divisent sur la “paix fiscale” » Corriere della Sera, Repubblica, « Il est normal de payer des impôts » La Stampa) qui titre également sur les polémiques visant la RAI suite à des commentaires sexistes et racistes de présentateurs (“Un plongeon dans la honte” La Stampa, Messaggero). La sortie de la Russie de l’accord international sur le blé (Corriere, Messaggero) et les incendies liés aux fortes chaleurs dans le sud de l’Europe sont également cités (Repubblica). 

 PROPOS d’Antonio Tajani, secrétaire de Forza italia, ministre des Affaires étrangères et vice-Président du Conseil, recueillis par Il Foglio (C. Cerasa, directeur), “Le gouvernement doit faire preuve d’un peu plus de réalisme’’ » : « Sur la réforme fiscale, Antonio Tajani émet un petit bémol ‘’nous avons toujours voulu la paix fiscale mais Forza Italia est contre l’amnistie fiscale pour laquelle plaide la Ligue’’. Quant à la réforme de la justice ‘’nous sommes avec [le ministre de la Justice Carlo] Nordio. Il se dit favorable à la séparation des carrières pour garantir l’indépendance des juges. Le vice-président du conseil soutient également le secret de l’enquête contre la publication des écoutes téléphoniques, ‘’au nom de l’Etat de droit’’ et de la présomption d’innocence au lieu d’alimenter le déchaînement médiatique. Sur l’immigration il plaide pour ‘’l’approche européiste’’. Il voit dans le ‘’chaos du blé’’ l’énième preuve que Poutine ‘’s’est enfoncé dans une impasse dont il ne parvient pas à sortir’’ et que ‘’seule la Chine pourra le ramener sur une trajectoire différente’’. Il définit Forza Italia comme un parti ‘’loyal mais pas complaisant’’. Antonio Tajani se dit satisfait de l’accord passé avec la Tunisie, tout n’est pas encore parfait mais ‘’cela va dans la bonne direction’’ explique-t-il, car ‘’l’Europe, même lorsque l’on parle d’immigration, n’est pas un adversaire dont il faut se méfier mais un allié avec lequel i faut créer une protection’’. De façon inattendue, le ministre affirme à propos de la loi Bossi-Fini de 2002 (sous Berlusconi, concernant l’immigration et notamment le droit d’asile), qu’ ‘’aucune loi n’est éternelle’’ et qu’il n’est ‘’pas exclu de l’améliorer’’. Concernant le travail des ONG, on note que suite au décret Cutro, le ministre a souvent collaboré avec celles qui œuvrent en Méditerranée et notamment l’Open Arms pour laquelle Matteo Salvini est en procès. Tajani revendique l’action du gouvernement ‘’qui n’est pas l’ennemi des ONG’’ mais affirme également l’importance de fixer des règles, y compris pour collaborer, ‘’comme cela a été fait avec le décret Cutro’’. Il ‘’veut être claire sur une chose’’ : ‘’en Europe, personne pas même au centre-droit, ne peut gouverner avec Marine Le Pen ou l’Afd’’. ‘’Si on veut éviter que la prochaine majorité en Europe soit dominée par les socialistes […] il faut travailler à une union entre conservateurs et libéraux. Je ne vois pas de problème en Europe avec Salvini mais j’en vois avec l’AfD et Le Pen’’. Antonio Tajani se dit inquiet vis-à-vis de la BCE malgré ‘’un grand respect’’ sur les choix faits pour lutter contre l’inflation. ‘’Je ne suis pas sûr que l’action de la BCE ait un effet positif sur l’économie’’, elle pourrait ‘’effrayer les concitoyens’’, ‘’je le dis en européen convaincu et avec le plus grand respect’’. » 

EDITORIAL, S. Folli, Repubblica, « Salvini, propagande et jeux tactiques » : « Il est clair que la politique du gouvernement se concentre actuellement sur la justice. Mais deux autres questions cruciales sont appelées à occuper le devant de la scène dans les mois à venir. Il s'agit de la réforme fiscale et de la question des migrants. Ils n'ont aucun rapport entre eux, à part sous un aspect, lui aussi fondamental : tous deux servent à définir un projet, une idée, bref, le sens de ce que l'Italie a en tête pour la droite et le centre.  Les résultats ne sont pas pour autant à portée de main, le gouvernement n'accélère pas, du moins en ce qui concerne la fiscalité et la justice, ne souhaitant pas troubler le rapport institutionnel avec le Quirinal. Le calcul politique est compréhensible, même s'il risque de mécontenter une partie de l'électorat de droite. Un message précis est adressé à l'opinion publique : nous sommes les seuls capables de faire les réformes que nous promettons, même si cela prendra du temps. Alors soutenez-nous. En d'autres termes, la fiscalité et la politique en Méditerranée peuvent apporter des soutiens au gouvernement Meloni, soit les lui faire perdre.  La longue période qui précède les élections européennes, dans onze mois environ, se joue sur ce terrain. Ce qui explique certaines polémiques : que le directeur de l'Agence des recettes, Ruffini, réponde à un vice-président du Conseil, Salvini, est inhabituel. Mais que Salvini qualifie les contribuables d'’’otages de l'Agence’’ [ndr : équivalent DGFIP], c'est-à-dire de l'État, est encore plus singulier.  Salvini a fait une de ses sorties téméraires dans le but probable de flatter idéalement cette partie de la classe moyenne qui se sent harcelée par le système fiscal et espère des amnisties. Il est difficile de ne pas lire dans cette sortie une rivalité avec FdI, auquel appartient le vice-ministre Leo, auteur de la loi fiscale, et avec Meloni elle-même. L'autre point concerne les migrants. Les accords passés en Tunisie par le trio Von der Leyen-Meloni-Rutte avec le dictateur local sont très mal vus par les ONG et divers pans de la gauche politique. Sur le plan moral, le bien-fondé de la critique ne fait aucun doute. Un point doit cependant être souligné. L'accord n'est pas le fruit de l'extrême-droite européenne, dont Meloni fait partie. À la tête de la délégation se trouvait Mme Von der Leyen, qui dirige la Commission sur la base d'une majorité qui porte son nom (la ‘’majorité Ursula’’), expression de l'entente entre les partis populaires, socialistes et libéraux-macroniens. C'est le signe que c'est l'Europe politique qui pose le problème de la ‘’sécurité extérieure’’ de l'Union, sans hésiter devant les pactes avec les ‘’raïs’’ d'Afrique du Nord. Tout cela avant l'arrivée de la Chine. Moralement, l'initiative laisse un goût amer, mais diplomatiquement, c'est un succès européen et italien. A Washington, la première ministre pourra se présenter à M. Biden comme la jeune femme politique qui œuvre pour la stabilité en Méditerranée. Et nous savons que Giorgia Meloni a plus que jamais besoin du soutien de l’ami américain. » 

ARTICLE, La Stampa, I. Lombardo, « Le retard étudié du Président Mattarella qui alarme Fratelli d’Italia sur la suppression du délit d’abus de pouvoir » : « Le Président Sergio Mattarella prend son temps pour lire attentivement le texte sur la réforme de la Justice avant de le signer. Le feu vert pourrait arriver aujourd'hui, ou plus probablement demain. Il est certain que l’accord sera donné, car le Quirinal a souligné à plusieurs reprises que le Président n'a pas l'intention de refuser de signer avant le parcours parlementaire. La question est plutôt de savoir ce qui se cache derrière ce délai plus long que d’ordinaire : Mattarella a le texte depuis plus d'une semaine. Le sens de ce retard n'échappe pas à ceux qui, parmi les Meloniens, connaissent le langage du Quirinal, fait de silences et de délais calculés. C'est "un signal lancé à Nordio", disent-ils, mais aussi une façon de maintenir le gouvernement et la majorité en alerte sur une réforme qui prévoit l'annulation du délit d'abus de pouvoir. Nordio veut l'élimination de ce délit tant détesté par les élus. En revanche, on sait que le chef de l'État préfèrerait le maintenir dans le Code pénal, même s’il est profondément modifié, par respect pour la directive européenne sur la lutte contre la corruption, qui le prévoit pour les États membres et que, paradoxalement, l'Italie devra accepter. C'est ce que le Président a déclaré à Giorgia Meloni au cours de la conversation qui a duré environ une heure au Quirinal jeudi. La Présidente du Conseil s'est dit prête à retoucher le texte et à assumer la nécessité de démêler les nœuds du rapport entre les réglementations italienne et européenne. Au sein de Fratelli d’Italia, on est certain que le ministre de la Justice ne veut pas céder, malgré les assurances de Meloni ». 

ARTICLE, La Repubblica, L. Milella, « Enquête du parquet de Florence sur Berlusconi. Forza Italia contre les procureurs de Florence. Pour Marina Berlusconi, son père est ‘’persécuté’’ » : « Marina Berlusconi – au nom de son père, selon elle un grand homme d'Etat opposé à la mafia mais actuellement "persécuté par les juges" - coalise les troupes de Forza Italia pour les mener à la guerre contre la Justice. Dans une lettre publiée dans Il Giornale et s’étalant sur trois pages, la fille aînée de Berlusconi dit stop aux enquêtes des procureurs de Florence sur les tueries de 1993 organisées par Cosa Nostra et stop aux journaux relayant la nouvelle. Pour la fille préférée du Cavaliere – ‘’comment peut-on croire qu'il ait ordonné à Cosa Nostra de faciliter son entrée en politique ? Les procureurs veulent salir sa mémoire’’. Il semble également que le Garde des Sceaux Carlo Nordio (Fdi) médite d'envoyer des inspecteurs au Parquet de Florence, dans le but de vérifier l'existence d’une fuite. Marina Berlusconi ordonne, Carlo Nordio exécute, tandis que les rumeurs sur sa proximité avec FI, après les nombreux reproches de la Présidente du Conseil Meloni, s’amplifient. Le parquet de Florence est dans le collimateur. Nordio a le soutien total des Forzistes en vue de la bataille autour de son projet de loi que Mattarella devrait signer dans les prochaines 48 heures. Et il n'a pas l'intention de faire marche arrière sur l’annulation du délit d’abus de pouvoir. Il a déclaré hier à la Chambre : "J’irai de l’avant et j’annulerai ce délit". A gauche, le désarroi est profond : Walter Verini (Pd) trouve "inquiétant" le message de Marina Berlusconi, estimant qu’il s’agit d’une ‘’attaque contre ceux qui enquêtent et qui fait du mal au pays où règne un climat délétère sur l'engagement du gouvernement contre les mafias’’. » 

ARTICLE, La Stampa, F. Capurso, « Les Régions contre le gouvernement ‘’50 000 réfugiés supplémentaires sont attendus’’ » : « Le gouvernement de Giorgia Meloni prévoit de répartir dans les communes italiennes plus de 50.000 migrants avant la fin de l’année. Un chiffre, selon les sources du ministère de l’Intérieur, qui ne tient pas compte de l’immigration clandestine. Les Régions et les municipalités ont le gouvernement - et son choix de confier au commissaire spécial Valerio Valenti la gestion de la crise, dans le collimateur. Pour le président de la Vénétie Luca Zaia, ‘’si on laisse aux Préfectures la gestion des migrants, on va se retrouver avec des campements’’. Les présidents de Région ont en tête le modèle basé sur l’accueil des réfugiés ukrainiens, c’est-à-dire rendre le pouvoir décisionnel aux conseils régionaux en laissant au commissaire un simple rôle de coordination. Ils souhaiteraient également que le Ministre Nello Musumeci leur garantisse le soutien de la Protection civile, particulièrement en ces mois estivaux où la capacité d’accueil des structures est mise sous pression. Le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi a assuré un ‘’dialogue maximal’’. Si tout va pour le mieux pour le commissaire Valenti, Fedriga considère les modèles d’accueil diffus et des grands centres comme un ‘’échec’’. Zaia de son côté propose l’institution d’un centre de direction réunissant les représentants des Régions et l’Association des Maires d’Italie (ANCI). Pour le Président de la Toscane Eugenio Giani, l’Etat ‘’se trompe en fixant le nombre de migrants à répartir en fonction de la superficie d’une région et non de sa démographie’’. La tension est là, entre les présidents régionaux demandant la reconnaissance de l’Etat sur leur rôle de gestion des crises, et le gouvernement Meloni, qui préfère faire appel aux ‘’techniciens’’. » 

PREMIER PLAN, Messaggero, de F. Malfetano, « Meloni rencontre Stoltenberg, elle demande des engagements en Afrique et plus de poids au sein de l’OTAN » : « La Présidente du Conseil, accompagnée de son conseiller diplomatique Francesco Talò, a rencontré hier à Bruxelles le secrétaire de l’OTAN Jens Stoltenberg lors d’un dîner qui n’avait pas été annoncé. ‘’Le rôle important de l’Italie en Ukraine’’ a été souligné et le déplacement à Washington de Giorgia Meloni la semaine prochaine a été évoqué. La Présidente du Conseil a aussi demandé davantage d’engagement de la part de l’OTAN dans les pays du Sud, au lendemain de l’accord avec la Tunisie mais aussi davantage de ‘’respect’’ pour Rome au sein de l’Organisation. A l’issue du tête-à-tête, Stoltenberg s’est dit content d’avoir rencontré à nouveau sa collègue italienne quelques jours après le Sommet à Vilnius et l’a remerciée pour la ‘’contribution-clef’’ de l’Italie et son soutien indéfectible à l’Ukraine. ‘’Le terrorisme et l’instabilité du Sud’’ étaient aussi parmi les grands enjeux abordés. Une rencontre particulièrement importante donc, à quelques jours de la Conférence sur les migrations qui se tiendra à Rome ce dimanche en présence des leaders parmi les plus importants d’Afrique du nord et du golf. Une rencontre perçue comme un premier pas vers le très attendu plan Mattei qui sera présenté à l’automne. Pour l’Italie, outre l’implication de l’UE, il faut davantage de mobilisation de la part de l’OTAN, nécessaire pour contrer l’influence de la Russie et de la Chine, en particulier en Tunisie et en Libye où Meloni concentre son action.  L’Italie déploie d’importants efforts pour être en règle avec l’OTAN et amener à 2% de son PIB ses dépenses militaires actuellement à 1,54% (hier le Conseil des ministres a approuvé le recrutement de 10 000 nouvelles unités parmi le personnel militaire des forces armées). L’Italie implique massivement ses militaires dans les missions sur le front est. Elle déplore toutefois le manque de reconnaissance d’un rôle de poids au sein de l’Organisation. Pour l’Italie, la reconduction de Stoltenberg aurait amené à valider également la candidature à sa propre succession du Président du Comité militaire de l’OTAN, Rob Bauer. Rôle pour lequel l’Italie avait proposé le Chef d’Etat Major de la Défense, Giuseppe Cavo Dragone. La dynamique de ces réélections a laissé perplexe le ministre de la Défense Guido Crosetto qui s’est formellement exprimé à ce sujet dans une lettre adressée à Stoltenberg ces derniers jours. L’exécutif italien entend bien renforcer la présence de l’Italie au sein de l’OTAN. » 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

17/07/2023

Carola Rackete sera deuxième sur la liste du parti post-communiste Die Linke.

Allemagne. L’activiste pro-migrants Carola Rackete sera deuxième sur la liste du parti post-communiste Die Linke lors des élections européennes :

https://www.euractiv.fr/section/elections/news/en-allemag...

"Le protocole d'accord entre l'UE et la Tunisie a été signé, engageant le pays nord-africain à coopérer pour empêcher le départ des migrants vers Lampedusa."

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Italie. Revue de presse.

Les gros titres se partagent ce matin entre le «Mémorandum d’accord signé entre l’UE et la Tunisie à hauteur de 255 millions d’euros, portant notamment sur les migrants – Meloni, von der Leyen et Rutte signent un accord avec Saied également sur l’énergie et le commerce » (Corriere, Repubblica, Stampa, Messaggero) ; le « Coup d’arrêt de Meloni à Nordio : ‘’complicité externe avec la mafia : sur la justice, je me concentrerais plutôt sur d’autres priorités’’ » (Corriere, Stampa) ;  et le « Fisc », avec le « stop de Fratelli d’Italia et du ministère de l’Economie  à la proposition de Salvini d’une grande amnistie fiscale » (Repubblica, Stampa). La disparition de Jane Birkin, « Icône de style et de séduction » (Corriere) est par ailleurs partout en Une avec photos.

Les JT couvrent essentiellement le débarquement de 347 migrants à Lampedusa, la signature de l'entente sur les migrants en Tunisie, l'incendie à l'aéroport de Catane, l'explosion survenue sur le pont de Crimée et la troisième vague de chaleur touchant le centre et le sud de l'Italie.

ARTCILE, I. Lombardo, Stampa, « Mafia et complicité, Meloni désavoue Nordio (Frères d’Italie) : ‘’D'autres priorités en matière de justice’’. Elle prend ses distances avec le ministre et il s'aligne : ‘’pas à l'ordre du jour’’. Après la polémique, G. Meloni pourrait assister aux commémorations de la Via D'Amelio à Palerme » [ndr : attentat du 19/07/1992 ayant provoqué la mort du magistrat antimafia Paolo Borsellino et de cinq membres de son escorte] » :  « Le gouvernement ne touchera pas au délit complicité mafieuse sans participation directe.  Giorgia Meloni l'a assuré à l'issue d'une visite des fouilles archéologiques, le jour de l'inauguration de la voie rapide Rome-Pompéi, et le ministre de la Justice Carlo Nordio s'est aligné.  Et il ne pouvait sans doute pas en être autrement à quelques jours de la commémoration du massacre de la Via D'Amelio à Palerme. C'est lui, l'ancien magistrat, référence des ‘’ultra-garantistes’’ italiens, qui avait déclenché la polémique en proposant de revenir sur un chef d’accusation que les anti-mafia considèrent comme crucial pour combattre la ceinture protectrice des complices et des délinquants en col blanc à la solde du crime organisé. ‘’Je comprends très bien les considérations du ministre Nordio, qui est toujours très précis, et les critiques qui peuvent en découler’’, a expliqué la Présidente du Conseil, ‘’mais je me concentre sur d'autres priorités’’ . Meloni avait tenté de freiner les intentions du ministre de la Justice, alors que les réactions scandalisées des victimes de la mafia et des parents des juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, massacrés par Cosa Nostra en 1992, arrivaient de Sicile. Nordio avait continué à imaginer comment changer le code pénal et notamment ce délit. Jusqu'à hier. Après que Meloni l'ait publiquement désavoué, le ministre, en un peu plus d'une heure, a rectifié le tir dans un communiqué : ‘’ nous sommes et avons toujours été en parfait accord. La question de la complicité externe est essentiellement technique et vise, le cas échéant, à renforcer la lutte contre la criminalité organisée. Mais sa révision ne fait pas partie du programme du gouvernement’’.  Le Palais Chigi jure que le ministre a été préparé : des appels téléphoniques avec Meloni ont eu lieu. Elle appréhende depuis des jours l'anniversaire de la mort de Borsellino et des hommes de son escorte. Le 19 juillet est une date fondatrice dans la biographie de Meloni. Elle a toujours dit que c'est ce jour-là, devant les images télévisées de Palerme, qu'elle a décidé que sa vie aurait été un engagement politique. Cette année, cependant, elle n'avait pas prévu de se rendre aux célébrations. Elle pourrait finalement y participer »

PREMIER PLAN, Messaggero, de F. Malfetano, « Régions, une alliance politique transversale, ‘’non au diktat sur la gestion migratoire’’ » : « Stop aux ordres unilatéraux venus d’au-dessus, c’est-à-dire de Rome, décidant pour l’ensemble des territoires. Alors que les arrivées clandestines de migrants mettent sérieusement en difficulté les régions concernées par les débarquements, les régions italiennes haussent la voix contre le gouvernement. Les présidents de régions interpellent Giorgia Meloni avant son arrivée à Tunis, appelant à une collaboration et à des décisions de commun accord sur la redistribution des migrants. Il s’agit surtout du fameux système d’accueil diffus sur l’ensemble du territoire que tentent de faire fonctionner le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi et le commissaire chargé de la crise migratoire Valerio Valenti. D’une part les présidents de région de gauche demandent davantage d’autonomie dans la gestion de la répartition, les élus de droite et en particulier de la Ligue déplorent surtout les dysfonctionnements de ce système tout en ayant déjà passé des accords avec les préfets. Dans le réseau dédié à l’accueil des migrants, ce n’est pas tant le ‘’système d’accueil et intégration’’, dédié aux demandeurs d’asile, qui pose problème, que les ‘’centres d’accueil extraordinaire’’. Un dispositif d’urgence qui, d’après les présidents de régions et les maires, créent des situations difficiles sur le territoire. Le gouvernement a une approche plus pragmatique. Il faut dépasser les divisions politiques gauche/droite et pour le ministère de l’Intérieur, la priorité est de décongestionner les zones d’arrivée. Un communiqué du ministère soulignait toutefois la ‘’disponibilité au dialogue’’ de Matteo Piantedosi. Une rencontre avec les Présidents de régions dès cette semaine est envisagée. Le commissaire Valenti a quant à lui déclaré travailler à la création de structure de ‘’tout premier accueil’’ ailleurs en Calabre et en Sicile, comme cela avait été fait à Lampedusa. Le but étant d’éviter la création de nouvelles ‘’mégastructures’’ et de répartir les lieux dédiés aux premières procédures d’identification afin notamment d’accélérer le rapatriement des personnes non éligibles à la protection internationale. Ce qui représente la majorité des cas, souligne le ministère de l’Intérieur, considérés comme migrants économiques et non comme demandeurs d’asile. »

ARTICLE, L. Martinelli, Repubblica, « Saied tire sur la corde - Jeu de poker avec le FMI alors que la nourriture manque » : « Ces derniers mois, Giorgia Meloni et Antonio Tajani ont appelé à plusieurs reprises le FMI à débloquer le prêt de 1,9 milliard de dollars dont la Tunisie a besoin pour éviter le déficit. Est-ce Washington qui bloque ? En réalité, c'est Kais Saied, le président tunisien, qui bloque le prêt (également nécessaire pour activer l'essentiel des financements européens lancés aujourd'hui avec la signature du Memorandum of Understanding et d'autres fonds prévus au niveau international) : il refuse le programme de réformes que son pays doit engager pour obtenir le prêt (et qui ont été élaborées au préalable par son gouvernement à Tunis, une situation kafkaïenne).  Saied ne cède pas. Et il mise sur le fait que les réserves en devises étrangères, fruits de la saison touristique (cet été meilleure que prévu) et les contributions de la diaspora tunisienne à l'étranger, sans oublier la récente baisse des tarifs internationaux de l'énergie. Bref, le pays peut ‘’vivre’’ encore un peu et tirer sur la corde, sans se préoccuper de commencer à résoudre ses problèmes structurels par des mesures à haut risque social. Cependant, les pénuries de produits de base qui manquent déjà dans les magasins, comme le sucre, la farine et l'huile végétale, risquent de s’aggraver. Ces dernières heures, on peut même voir de longues files d'attente devant certaines boulangeries : la pénurie de pain, à l'origine de tant de révoltes, est historiquement dangereuse en Tunisie. Pour un prêt du Fonds monétaire international, les négociations durent en moyenne trois mois. L'organisation est en discussion avec la Tunisie depuis deux ans et trois mois. Il faut savoir que dans deux cas (en 2013 et 2016), le pays avait déjà demandé et obtenu un prêt, sur la base d'un programme de réformes qui s'est toutefois perdu en route dans les deux cas, au point que le FMI avait cessé de verser les fonds (pour le prêt de 2016, il avait annulé 1,2 milliard de dollars sur les 2,9 prévus). Le programme de réforme présenté au FMI prévoit entre autres une réduction progressive des subventions, compensée par une aide directe aux familles les plus démunies. Mais Saied refuse. Et il bloque également une autre réforme importante, la restructuration des 104 entreprises publiques, qui sont plus ou moins en faillite. Le jeu entre Saied et le FMI se transforme en une dangereuse partie de poker. »

ARTICLE, A. Logroscino, Corriere, « Migrants, le mémorandum entre la Tunisie et l'UE. 105 millions d’euros dévolus à la lutte contre les passeurs » - « La mission de von der Leyen, Meloni et Rutte. Le président Saied attaque les ONG » : « La troisième fois est la bonne. Hier, en Tunisie, où G. Meloni s’est une fois de plus rendue, le protocole d'accord entre l'Union européenne et la Tunisie a été signé, engageant le pays nord-africain à coopérer pour empêcher le départ des migrants vers Lampedusa, en échange d'une aide financière. L'Europe soutiendra l'arrêt des départs à hauteur de 105 millions, chiffre déjà annoncé en juin mais sur lequel une négociation avait surgi, entraînant le report de la signature. Cette fois, les parties sont toutes réunies : d'un côté l'équipe européenne composée de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, de Giorgia Meloni et de Mark Rutte, et de l'autre le président tunisien Kais Saied, qui se garde bien de faire des déclarations à la presse. Les États membres doivent maintenant le ratifier. Madame Meloni, au palais présidentiel de Carthage où a eu lieu la signature, a remercié en particulier Mme von der Leyen pour un accord ‘’impensable il y a encore quelques mois’’. Elle explique ensuite la stratégie : ‘’Le mémorandum est un pas important vers la création d'un véritable partenariat entre la Tunisie et l'UE, qui peut aborder la crise migratoire et le développement des deux rives de la Méditerranée d'une manière intégrée’’. C'est-à-dire qu'avant de prévoir une redistribution obligatoire en Europe des personnes qui débarquent, on s'efforce de freiner les départs vers l'Italie. Ce partenariat, poursuit-elle, doit être considéré comme un modèle pour la construction de nouvelles relations avec l'Afrique. En somme, il pourrait ‘’ouvrir la voie à d'autres accords ultérieurs et similaires’’. En attendant, le mémorandum signé hier devra être suivi d'autres accords afin de ‘’concrétiser les objectifs que nous nous sommes fixés’’, souligne-t-elle. ‘’En matière d'immigration’’, souligne von der Leyen, ‘’nous avons plus que jamais besoin d'une coopération efficace. Le tragique naufrage d'il y a quelques semaines, qui a fait de nombreuses victimes, est un autre appel à l'action. Nous devons lutter contre les activités de ceux qui exploitent le désespoir à travers un modèle commercial inadmissible. Nous travaillerons avec la Tunisie, nous renforcerons la coordination des opérations de recherche et de sauvetage, des contrôles aux frontières et des rapatriements dans le plein respect du droit international. C'est un bon paquet de mesures, il faut maintenant le mettre en œuvre’’. Des mots qui galvanisent la majorité soutenant le gouvernement : ‘’il était impensable il y a peu d'avoir un partenariat stratégique qui permette d'éviter un exode entraînant de lourdes répercussions pour l'Italie’’, affirme Tommaso Foti, chef du groupe FdI à la Chambre des députés, de Meloni. Le ministre des affaires européennes, Raffaele Fitto, a quant à lui exprimé sa ‘’grande satisfaction’’. M. Saied, qui reçoit également 150 millions d'euros de l'Europe pour soutenir les finances tunisiennes en difficulté, a rejoint les autres signataires sur la nécessité de lutter ‘’ensemble contre le réseau criminel des trafiquants’’. Il a également rejeté les préoccupations, exprimées par les pays européens, concernant le respect des droits des migrants dans son pays, en s'en prenant aux ONG. ‘’Le peuple tunisien a fait preuve d'une hospitalité totale et d'une générosité sans limite à l'égard des migrants expulsés de leur pays, alors que de nombreuses ONG se contentent de déclarer. Comme pour protéger les victimes de la faim et de la soif. Sans parler des fake news avec lesquelles elles nuisent à la Tunisie’’. La question des migrations sera débattue dimanche 23 juillet à Rome avec la conférence internationale où seront présents le président Saied et les chefs d'État et de gouvernement de la Méditerranée ».

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Mark Rutte (Pays-Bas), Alexandra von der Leyen (UE), le président tunisien Saied et Giorgia Meloni (Italie)

EDITORIAL, La Repubblica, E. Mauro, « Giorgia Meloni, l’atlantiste sans l’Occident » : « L’Italie est au cœur du deuxième des trois fronts sur lesquels se déroule le conflit en Ukraine. Le premier front est le martyr des vies humaines et des villes ukrainiennes. Le troisième vient de s’ouvrir à l’intérieur de la Russie, où un Kremlin affaibli doit faire face à des morceaux de pouvoirs autonomes se soustrayant à la discipline de l’Etat. Il reste le deuxième front, c’est-à-dire les pays d’Europe plus ou moins éloignés du cœur de la guerre, et pourtant directement investis dans une opération militaire qui piétine tous les principes sur lesquels se fondent notre vie sociale, de la sécurité à la souveraineté en passant par la démocratie, le droit et les droits, la liberté. Nous avons été touchés dans nos valeurs et notre système de croyance qui a cherché à transformer un espace géopolitique en une forme de civilisation. Poutine en est bien conscient, au point qu’il l’a baptisé « Occident global ». En Italie se fait de plus en plus présent un refus de la guerre, qui depuis 17 mois renverse les responsabilités de l’agression en accusant ceux qui se défendent de prolonger le conflit. C’est la dernière incarnation de la realpolitik : un égoïsme de spectateurs, préoccupés non pas de construire une paix juste et durable, mais seulement de mettre fin à la guerre quoi qu’il en coûte, même au détriment de la vie d’autrui et de nos principes. Cette position est une capitulation morale, c’est le pacifisme populiste. Tant Mario Draghi que Giorgia Meloni ont rangé l’Italie du côté de l’Ukraine en lui garantissant la solidarité politique et le soutien matériel avec l’envoi d’armes. C’est aussi la position de l’Europe. Mais des fissures apparaissent à gauche comme à droite : une relation spéciale et personnelle avec Poutine avait mené Berlusconi ces derniers mois à des avis téméraires sur le conflit alors que Salvini a confirmé la subordination de la Ligue au Kremlin. A gauche, un antiaméricanisme rescapé de la Guerre froide a trouvé une nouvelle résonance dans une survivance idéologique mélangée au rejet du conflit et à une invocation de la paix. Giorgia Meloni a fait le choix d’un atlantisme net et sans ambiguïtés et elle a confirmé lors du sommet de Vilnius la ligne atlantiste de l’Italie, expliquant que ‘’notre liberté a un coût’’ mais ‘’sans garanties de sécurité suffisantes, nous n’arriverons jamais à un vrai processus de paix’’. En réalité Meloni s’est servie du choc universel de la guerre pour faire de l’OTAN le point de résolution des nœuds identitaires de l’extrême droite italienne, construisant en même temps à travers l’engagement atlantique une relation privilégiée avec Washington. Meloni confirmera le 27 juillet au cours de sa visite à la Maison blanche que l’Italie continuera de faire sa part. Cependant le tumulte de la guerre a permis à la Présidente du Conseil de dissimuler derrière les choix de l’Alliance atlantique ses ambiguïtés concernant l’UE, sur le plan des droits, de l’Etat de droit, du MES, du lien entre taxation, protection sociale et solidarité qui est à la base de la démocratie européenne. C’est donc un autre espace international où se place l’Italie qui attend d’être occupé et traduit en politique. Nous sommes donc face à un équilibre instable, car inédit pour l’Italie, donc dangereux : la tentative de s’affirmer fermement atlantiste sans être pleinement occidental, c’est-à-dire sans choisir avec clarté les valeurs qui donnent corps à notre civilisation et qui se basent sur la démocratie des droits et la démocratie des institutions. L’OTAN ne peut substituer à elle seule ces valeurs. Ce qui manque aujourd’hui à l’Italie c’est la conscience de l’Occident, dont le gouvernement ne parle jamais, mais dont nous voudrions continuer à faire partie. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

16/07/2023

Pays-Bas : 3 partis donnés premiers en vue des législatives de novembre 2023.

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Pays-Bas. Un sondage Maurice de Hond en vue des élections législatives anticipées du 22 novembre 2023 donne trois partis/alliances, parmi lesquels le parti des agriculteurs BBB, à chacun respectivement 25 sièges de député sur 150.

Les quatre partis patriotiques obtiendraient ensemble 27 sièges sur 150.

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(sondage du 16 juillet / sondage précédent / législatives de 2021 / différences entre le sondage et les législatives de 2021)

VVD : libéraux de droite

PvdA : travaillillistes / Groenlinks : écologistes

BBB : parti des agriculteurs : agrariens de centre-droit

PVV : patriotes anti-islamisation

D66 : libéraux de gauche

PvdD : parti pour les animaux

SP : gauche de la gauche

CDA : démocrates-chrétiens

JA21 : patriotes

Volt : pro-européen

FvD : Forum voor Democratie : patriotes

CU : Christen Unie : sociaux-chrétiens

SGP : chrétiens protestants

Denk : centre-gauche multiculturaliste

Bij1 : gauche radicale multiculturaliste

50plus : parti des plus de 50 ans

BVNL : conservateurs-libéraux patriotes

(https://www.breizh-info.com/2023/03/27/217447/pays-bas-le...)

15/07/2023

La Suède annonce des règles plus strictes pour le regroupement familial.

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Suède. Le gouvernement de centre-droit, soutenu de l’extérieur par les Démocrates suédois, a annoncé des règles plus strictes pour ceux qui souhaitent se prévaloir des programmes de regroupement familial.

Slovénie : les patriotes donnés ensemble à 36 %.

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Slovénie. Le SDS est donné à 31 %, le SNS à 3 % et Resnica à 2%.

Viktor Orban : "Inviter l'Ukraine à rejoindre l'OTAN aurait déclenché une nouvelle guerre mondiale."

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Hongrie. Viktor Orban : « Inviter l'Ukraine à rejoindre l'OTAN aurait déclenché une nouvelle guerre mondiale, et les dirigeants de l'Alliance ont donc fait ce qu'il fallait en s'abstenant de franchir cette étape à Vilnius. »

Giorgia Meloni : "En Europe, le temps des patriotes est arrivé."

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Italie.

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Giorgia Meloni : "En Europe, le temps des patriotes est arrivé."

Le chancelier ÖVP Karl Nehammer affirme qu'une coalition FPÖ-ÖVP n'est pas sur la table tant que Herbert Kickl dirige le FPÖ.

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Autriche. Le chancelier conservateur/social-chrétien (ÖVP) Karl Nehammer affirme qu'une coalition FPÖ-ÖVP n'est pas sur la table tant que Herbert Kickl dirige le FPÖ.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/06/30/aut...)

Stefan Möller estime qu'un parti Wagenknecht constituerait une possibilité de partenariat entre l’AfD et ce parti.

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Allemagne. Thuringe. Le co-président de l’AFD de Thuringe Stefan Möller admet que l’AfD perdrait des voix en cas d’apparition d’un parti autour de la figure de proue post-communiste Sahra Wagenknecht, mais que celui-ci constituerait une possibilité de partenariat entre l’AfD et ce parti, car les deux auraient des positions politiques proches.

[L’autre co-président de l’AfD de Thuringe est Björn Höcke.]

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/07/13/en-...)

Giorgia Meloni est intervenue en vidéoconférence en tenant un discours en espagnol lors d’un meeting électoral de Vox.

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Italie et Espagne. Le Premier ministre nationaliste italien Giorgia Meloni est intervenu en vidéoconférence en tenant un discours en espagnol lors d’un meeting électoral de Vox.

(https://www.youtube.com/watch?v=vhI3smKRBdg)

La Ligue organise des fêtes à travers l'Italie.

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Italie.

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L'AUR présentera le 22 juillet ses candidats pour les élections européennes.

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Roumanie. L’AUR présentera à Bucarest, ce samedi 22 juillet 2023 à 20h, ses candidats pour les élections européennes.

Pays-Bas : les libéraux de gauche ne gouverneront pas avec les patriotes.

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Pays-Bas. La tête de liste du parti libéral de gauche D66 en vue des élections législatives Rob Jetten déclare qu’il ne gouvernera pas avec les patriotes du Forum voor Democratie ou du PVV.

Antonio Tajani est le nouveau dirigeant de Forza Italia.

Italie. Antonio Tajani est le nouveau dirigeant de Forza Italia.

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14/07/2023

Pologne : les nationalistes de Konfederacja sont donnés à 16,9 % et les nationaux-conservateurs du PiS à 34,6 %.

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Pologne. Les nationalistes de Konfederacja sont donnés à 16,9 % et les nationaux-conservateurs du PiS à 34,6 % au sein d’un sondage PGB Opinium.

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Pis : Droit et justice : nationaux-conservateurs

Coalition civique : libéraux, démocrates-chrétiens, écologistes

Confédération : nationalistes

Troisième voie : démocrates-chrétiens, libéraux

Lewica : socialisme / social-démocratie

"L’Italie reçoit le feu vert de la Commission européenne sur la mise en place d’une zone économique spéciale (ZES) unique pour le Mezzogiorno."

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Italie. Revue de presse.

Le débat sur la réforme de la justice, et notamment la rencontre entre le Chef de l’Etat S. Mattarella et la présidente du Conseil G. Meloni autour du projet qui sera présenté aux Chambres, fait les gros titres « Justice, Nordio (Frères d'Italie) : voici les nouveautés » (Corriere della Sera), « [Réforme du] délit de participation tierce à une association mafieuse, Nordio censuré » (La Repubblica), « Justice, Mattarella tempère Meloni » (La Stampa), « Justice, Meloni rencontre Mattarella : « faisons baisser la tension» » (Il Messaggero). La décision de la Commission Européenne d'approuver la création d'une zone économique spéciale (ZES) pour l’Italie du Sud est aussi citée « L’UE décrète la création d'une zone spéciale pour tout le Sud » (Sole 24 Ore), « ZES, un coup de pouce pour le Mezzogiorno » (Il Messaggero, Il Mattino). Enfin, l’entretien de l’ambassadeur Christian Masset à l’occasion des célébrations du 14 juillet est cité en Une du Corriere « « Paris-Rome : des années intenses. Mais notre relation ne peut que grandir» ». 

Les JT couvrent notamment la grève des transports ferroviaires et aériens prévus respectivement pour aujourd’hui et demain, la rencontre au Quirinal entre le Président de la République et la Présidente du Conseil autour de la réforme de la justice, enfin les inondations dans le Nord de l’Italie et la vague de chaleur s’abattant sur le centre et le sud du pays.

ANALYSE, Corriere della Sera, M. Breda « La ligne du Quirinal pour un climat plus détendu entre la politique et la magistrature » : « Il était assez prévisible que le face-à-face sur la justice entre Meloni et Mattarella n’aurait pas duré uniquement dix minutes. Le sujet était trop délicat et la polémique trop vive entre le gouvernement et la magistrature pour penser que ce rendez-vous aurait pu être minimisé avec la communication de simples recommandations. Le Président, rompu à la culture de la complexité et de la médiation, voulait comprendre jusqu’où la Présidente du Conseil allait poursuivre dans sa démonstration de force : la réforme du ministre Nordio et la défense de ses ministres visés par des enquêtes judiciaires, sans compter l’affaire La Russa. Le chef de l’Etat a demandé à son équipe de garder le silence, et le communiqué diffusé par la Présidence de la République se limite en effet à évoquer un simple ‘’échange cordial et constructif’’. C’est donc à Meloni de devoir expliquer, à sa manière, comment s’est déroulée l’entrevue. Pour le Quirinal, l’approche sur cette « guerre à intermittence » a toujours été la même. Mattarella, qui est aussi Président du Conseil supérieur de la Magistrature, n’a jamais failli dans son soutien aux juges, citant l’article 104 de la Constitution qui reconnait au pouvoir judiciaire ‘’l’autonomie et l’indépendance de tout autre pouvoir’’. Mattarella aura sans doute exprimé cela, outre ses doutes sur l’abrogation du délit d’abus de pouvoir et de trafic d’influence prévus dans le projet de loi et qu’il devra signer d’ici quelques heures. »

COULISSES, Corriere della Sera, G. Bianconi « Le gouvernement tempère le ministre de la Justice » : « Le gouvernement n’a pas l’intention de suivre le ministre de la Justice dans ses déclarations sur une modification du délit de participation tierce à une association mafieuse. ‘’il y a déjà une juridiction consolidée en la matière’’, répond le secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil, Alfredo Mantovano qui, avec Nordio, est l’un des deux magistrats faisant partie de l’exécutif. Avec ses propos, Mantovano laisse entendre que l’on ira plutôt dans la direction opposée. L’idée serait d’adopter un décret-loi pour éviter les possibles retombés d’une récente sentence de la Cour de Cassation qui remettait en doute le caractère mafieux de certains délits. Quoi qu’il en soit, Mantovano laisse comprendre que le sujet n’est pas à l’ordre du jour. Mieux vaut s’occuper d’autre chose, aussi pour donner à l’exécutif l’image d’un gouvernement voulant durcir, au lieu d’affaiblir, la lutte contre les mafias. L’autre préoccupation est d’éviter de bloquer les nombreux procès actuellement en cours »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Carlo Nordio, Ministre de la Justice et ancien magistrat, « Je me sens encore magistrat ; voici selon moi les changements à faire sur la complicité avec la mafia » : « En 2006 une Commission pour la réforme du Code pénal que je présidais avait conclu que la complicité sans participation directe devait faire l’objet d’une norme spécifique et non d’une interprétation de la jurisprudence. Mais il y a une grande incertitude sur son application et la Cour de Cassation peine à définir ce chef d’accusation. Pour ce qui est de favoriser la criminalité organisée, je pense que cette interprétation et au contraire encore plus sévère puisque même les personnes n’appartenant pas directement à la mafia, sont considérées comme telles dès lors qu’elles en facilitent les activités. Mais la notion de ‘participation tierce’ telle qu’elle est formulée actuellement dans le code italien, est un oxymore : soit on a concouru à un crime soit on y est extérieur. Suite aux récentes polémiques entre politiques et magistrature, j’ai reçu les représentants de cette dernière. Nous avons des idées différentes sur les réformes à mener mais l’échange a été très cordial et se poursuivra. J’ai été juge pendant 40 ans et je me sens encore juge. Quant à la séparation des carrières, elle va de pair avec le modèle accusatoire voulu par Vassalli et vers lequel nous voulons tendre. Malheureusement il n’a été mis en œuvre qu’à moitié. Il est en vigueur dans le monde anglo-saxon et ne compromet en rien l’indépendance des magistrats instructeurs. Cela requiert toutefois une révision de la Constitution. Cela fait partie du programme du gouvernement et elle sera réalisée. Cette révision permettrait d’éviter au moins 30% des procès qui s’avèrent inutiles et néfastes. »

ARTICLE, Il Messaggero, U. Mancini, « Dans la course aux matières premières rares, le projet du Ministre Adolfo Urso (Frères d'Italie) de rouvrir les sites miniers » : « Dans la course aux matières premières rares, le Ministre des Entreprises et du Made in Italy Adolfo Urso a en tête un projet de relance des mines dispersées sur toute la péninsule afin de réduire la dépendance vis-à-vis de l’étranger, voire d’éviter un chantage de la part des pays fournisseurs, et ce afin de défendre et de soutenir les secteurs industriels stratégiques qui ont besoin d’un approvisionnement sûr de ces minéraux. Le ministre espère une réouverture rapide des sites miniers, un parcours qui est loin d’être simple mais qui reste fondamental dans un contexte de compétition mondialisée. Le lancement du processus nécessite l’accord de la Commission européenne, qui doit identifier la législation adéquate et contourner les obstacles administratifs nationaux allongeant les délais de distribution des autorisations d’extraction. Or, beaucoup de sites se trouvent dans des espaces protégés. Adolfo Urso estime que le Fonds Souverain européen doit insuffler l’impulsion afin d’affranchir l’Europe des fournisseurs étrangers, notamment des pays asiatiques. Il ajoute que ‘’l’Italie possède 16 des 34 matières premières critiques [définies par Bruxelles], qui se trouvent dans des mines fermées depuis trente ans’’. L’Italie dispose en effet de gisements de cobalt, de nickel, de cuivre et d’argent dans le Piémont, de terres rares en Sardaigne, de lithium dans le Latium et possède des déchets miniers équivalents à 70 millions de mètres cubes accumulés durant les dernières décennies et désormais exploitables grâce aux technologies actuelles. La Commission européenne devra certifier les projets des entreprises pour l’autonomie stratégique de l’Europe. Sur ces projets sera imposée une limite maximale de deux ans pour obtenir les autorisations d’extraction et d’un an pour le raffinage. Il faut aujourd’hui quinze ans en Europe pour décrocher une autorisation d’extraction minière contre sept ans aux Etats-Unis, deux ans au Canada et trois mois en Chine. ‘’Nous avons un objectif posé par la Commission – a conclu le ministre – celui d’arriver en 2030 à au moins 10 % de matières premières stratégiques extraites sur notre continent. D’ici 2030, il faudra aussi que 50 % de la transformation et du raffinage de ces matières premières aient lieu en Europe et que 20 % soient recyclés. Sur ce dernier point, nous sommes déjà le premier pays en Europe en matière de recyclage des matières premières critiques, mais nous devons encore faire mieux’’. » 

SONDAGE, La Repubblica, d’I. Diamanti, « Lassés de la guerre, les Italiens se sentent éloignés de la Russie mais aussi de l’Ukraine » : « La guerre en Ukraine se poursuit, la Russie ne semble pas avoir l’intention de s’arrêter mais Vladimir Poutine apparait tout de même en difficulté. Son leadership pourrait être remis en cause, y compris de l’intérieur. D’autre part, le récent sommet de l’OTAN à Vilnius n’a pas satisfait les attentes de V. Zelensky. Le parcours en vue de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN a toutefois été défini, simplifié. Les Etats-Unis et l’Allemagne en particulier restent tout de même prudents. L’enquête menée par Demos souligne la traditionnelle fracture entre l’Occident et le reste du monde, notamment la Russie et la Chine. Dans cette perception, l’Ukraine s’éloigne à nouveau de l’Occident pour se rapprocher de la Russie [dans l’opinion italienne]. Même avec les pays les plus proches, la prudence et la distance prévalent chez les Italiens : 47% disent avoir confiance en l’Allemagne contre 52% qui ont peu ou pas confiance, 40% de confiance pour les Etats-Unis, 35% de confiance pour la France contre 63 qui ont peu ou pas confiance, idem pour le Royaume-Uni. La perception de l’Ukraine et de la Russie est modifiée par la durée de la guerre. Même si la responsabilité de la Russie n’est pas remise en cause, la confiance des Italiens vis-à-vis de Moscou est légèrement remontée de quelques points ces derniers mois atteignant 11% (contre 9% il y a un an). Le soutien à l’Ukraine a sensiblement reculé : à 44% en mars 2022, puis à 40% en avril 2022, la confiance avait reculé à 36% en avril 2023 avant d’atteindre aujourd’hui 29%. La tendance apparait du reste assez ‘’transversale’’ d’un point de vue politique. On note toutefois que la confiance vis-à-vis de l’Ukraine est beaucoup plus forte parmi les européens convaincus, chez qui elle atteint les 43%. Elle chute à 20% parmi les eurosceptiques. L’Italie s’est un peu plus éloignée de l’Est de l’Europe. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

13/07/2023

En Thuringe, un parti organisé autour de Sahra Wagenknecht prendrait de nombreuses voix à l'AfD.

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Allemagne. Thuringe. Si un parti se constituait autour de la post-communiste dissidente Sahra Wagenknecht, celui-ci obtiendrait 25 % lors des élections de l'automne 2024 pour le Parlement de Thuringe.

Sondage sans ce parti :

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Die Linke : post-communistes

AfD : patriotes

CDU : démocrates-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

Autres

 

Sondage avec un tel parti qui aurait 25 % :

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(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/07/02/rep...)

"La Justice" et "La Maison Blanche fait savoir que Meloni se rendra à Washington le 27 juillet."

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Italie. Revue de presse.

Le débat sur la justice, alors que plusieurs enquêtes visent des membres du gouvernement Meloni, fait les gros titres « Justice, les lignes rouges de Meloni » (Corriere della Sera), « Meloni enflamme la polémique « certains juges font de la politique » » (La Stampa), « Justice, Meloni demande la fin des tensions » (Il Messaggero), « La ministre Santanchè a occulté [au parlement] l’information judiciaire » (Fatto Quotidiano). Les unes mentionnent aussi le texte sur la préservation des écosystèmes voté hier au Parlement Européen « Climat, les partis de droite ont été battus » (Repubblica) et la disparition de l’écrivain Milan Kundera. 

COULISSES, Corriere della Sera, de M. Guerzoni, « La Présidente du Conseil tente de calmer le jeu et Sergio Mattarella reçoit les juges à la Présidence de la République » : « La prise de distance vis-à-vis d’Ignazio La Russa (Frères d'Italie), qui occupe la deuxième fonction de l’Etat en tant que Président du Sénat, est nette et témoigne de l’inquiétude de Giorgia Meloni suite aux enquêtes judiciaires qui déstabilisent le gouvernement et visent des membres de son parti, Fratelli d’Italia. La tempête qui s’est abattue sur la Présidence du Conseil révèle la faiblesse de l’exécutif et a montré aux oppositions que la justice peut être son talon d’Achille. Et personne ne peut dire avec certitude que cela s’arrêtera là. La Présidente du Conseil a bien compris que cette guerre entre l’exécutif et la magistrature comme à l’époque de Berlusconi porterait préjudice d’abord à son gouvernement. Elle ne renonce certainement pas à la réforme de la justice mais elle veut la mener avec les juges et non contre eux. Si l’association nationale de la magistrature devait lancer de nouvelles provocations, le gouvernement ne devra pas tomber dans ce piège : c’est ce que suggère depuis plusieurs jours Alfredo Mantovano (indépendant, autrefois Alliance Nationale) secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil. Hier le Président de la République Sergio Mattarella a invité les juges de la Cour de Cassation pour une rencontre symbolique alors que les juges se sentent attaqués. La volonté de Meloni de calmer le jeu est appréciée par le Quirinal. Elle a dit publiquement ce que pense aussi la Présidence de la République, à savoir qu’Ignazio La Russa (Frères d'Italie) a eu tort à prendre ainsi la défense de son fils en attaquant la jeune femme qui l’a accusé de viol. Le Président du Sénat a lui-même reconnu ‘’une réaction à chaud au ton inadapté’’. La majorité est également très agitée par l’affaire qui vise la ministre du Tourisme Daniela Santanchè (Frères d'Italie). Au sein de la Ligue et beaucoup d’autres y compris au sein de Fratelli d’Italia lui tournent le dos mais la ministre et chef d’entreprises exclue toute démission. » 

ARTICLE, la Repubblica, T. Ciriaco et L. Milella : « Le signal de Mattarella représente un bouclier pour les magistrats. Le chef de l’Etat verra Meloni aujourd’hui » : « A son retour de Vilnius, dans le cadre du Conseil supérieur de défense qui servira à informer Sergio Mattarella des résultats du sommet de l'OTAN, Giorgia Meloni aura l’occasion de s’entretenir avec le Président de la République sur le dossier le plus brûlant du moment, celui de la justice. Hier, Mattarella a rencontré au Quirinal la présidente et le procureur général de la Cour de cassation, Margherita Cassano et Luigi Salvato. Cette rencontre pourrait être interprétée comme un signal au Palais Chigi, qui emploie toujours une approche conflictuelle avec le pouvoir judiciaire alors qu’il devrait prendre la mesure de l’ampleur des critiques soulevées par les juristes et les experts en droit européen à l’encontre du projet de loi Nordio sur la réforme de la justice pénale. Lors d’une conférence de presse donnée en marge du Sommet de l’OTAN, Meloni a défendu la position de son gouvernement : il n’y a pas de conflit avec les juges, seulement une volonté de mettre en œuvre le programme sans mauvaises intentions à l'égard de la magistrature. Cette intervention pourrait être vue comme une nécessité politique de défendre les intérêts de son gouvernement et de redorer son image auprès des Italiens. Pourtant, avant de plancher sur la réforme en question, Meloni doit tenir compte des critiques à l’encontre du projet de loi. Même s’il est rare que celui-ci soit rejeté par le collège (composé par Mattarella) à ce stade du processus législatif, les doutes du Quirinal - en particulier ceux concernant la suppression du délit d’abus de pouvoir - devront être levés au Parlement. Interrogé sur l’issue du texte, le ministre Nordio a déclaré : "Je m'incline devant les directives du Quirinal. Puisqu'il s'agit d'un projet de loi, le passage au collège est un acte commun’’. En rajoutant : "La suppression du délit d'abus de pouvoir était la seule solution possible" ».

ARTICLE, la Repubblica, C. Tito : « La large défaite de Weber freine le projet d'alliance populaire-droite de Meloni » : « ‘’C'est la plus grande défaite de Manfred Weber". Cette phrase n'a cessé d'être répétée hier à Strasbourg, lorsque le Parlement européen a donné son feu vert à la Loi européenne pour la Restauration de la Nature au grand désarroi du président du Ppe et de l’alliance de droite que soutient Meloni. C’est donc un échec pour les conservateurs du PPE qui avaient dénoncé un texte nuisible à la production agricole et à l'activité économique. L’issue de ce vote pourrait avoir des conséquences majeures sur l’avenir du parti. D’abord, cet échec électoral fragilise encore un peu plus l'hypothèse d'une future majorité entre les Populaires et les Conservateurs, sachant qu’une partie importante du Ppe refuse déjà de s’allier avec l'aile droite du groupe conservateur de Meloni (Ecr). ’Le couple Von der Leyen-Timmermans a en fait battu celui composé de Weber et Meloni’’. Ensuite, alors que M. Weber pousse depuis longtemps pour prendre les rênes de la présidence de la Commission européenne, ce vote conforte von der Leyen à la tête de la branche exécutive de l'Union, et ce à un an des élections européennes. Enfin, le feu vert du Parlement entérine le glissement à droite du Ppe qui s'est progressivement intensifié depuis la victoire de Meloni en Italie, laquelle a aligné toute sa majorité contre le texte de loi. Cependant, l’ambition initiale du texte a été nettement revue à la baisse et de nombreux amendements déposés par les libéraux de Renew ont été acceptés. Le pacte entre le leader de Renew E. Macron et le social-démocrate Olaf Scholz sort intact de cette bataille parlementaire. Il est enfin à noter que cette ‘’victoire pour la nature’’ jette les bases du futur leadership institutionnel de l'Union européenne. À commencer par la nomination du chef de la Commission, car c'est le Conseil européen qui désignera le candidat. La défaite de Weber entraîne a fortiori la confirmation de la "majorité Ursula" et de Von der Leyen elle-même ». 

ENTRETIEN, Corriere della Sera, d’Adolfo Urso (Frères d’Italie), « Non aux points de vue dépassés et déconnectés de la réalité : nous ne sommes pas isolés en Europe » : « Le vote de la Nature restauration law au Parlement européen appartient au passé, il découle d’une vision idéologique qui ne tient pas compte de la réalité. On n’y tient pas compte de la pandémie et du manque de matières premières, de l’invasion russe en Ukraine. Dans ce contexte ou même le blé est devenu un élément de la guerre hybride menée contre l’Occident, les mesures significatives me semblent différentes. Le Sénat italien a reconnu la figure de l’agriculteur comme gardien de l’environnement et du territoire, a fortiori dans un pays qui a été touché par des catastrophes liées en partie à l’incurie du territoire, comme lors des inondations en Emilie-Romagne. Quant aux désaccords sur le nutriscore, nous sommes le pays de la bonne alimentation saine que le monde entier nous envie. Ce n’est certainement pas un algorithme qui déterminera ce qui doit faire partie ou non de notre diète. Ce sont les touristes qui témoignent de notre succès. Q : Mais c’est toujours la France et l’Allemagne qui décident. Non, l’Italie a retrouvé un rôle de premier plan, aussi bien dans le cadre de l’OTAN que de l’UE. Du reste la préoccupation porte plutôt sur la récession en Allemagne et l’agitation sociale en France. Nous devons travailler ensemble. »

ENTRETIEN, La Repubblica, de Francesco Lollobrigida, ministre de l’Agriculture et cofondateur de Fratelli d’Italia « Au contraire, maintenant l’entente entre les centristes et les conservateurs sera plus facile » : « ‘’L’alliance entre conservateur et le PPE est loin d’être archivée et est maintenant plus facile. Sur le sujet de la sauvegarde des écosystèmes, la plus grande partie du PPE et tous les conservateurs ont voté de manière homogène contre ce projet, me semble-t-il. Et puis, le texte est passé avec très peu de voix d’avance. Il faut le dire clairement : ce texte représente un problème et c’est la raison pour laquelle nous avons voté contre. Disons que la bonne nouvelle est que le texte a été amendé, en éliminant deux articles qui auraient été nuisibles pour nos agriculteurs. Je remercie tous les élus italiens, y compris ceux dans les rangs du PD, qui ont voté ces modifications, en ligne avec ce que souhaitaient les représentants des agriculteurs et du gouvernement. Nous continuerons à travailler, au Trilogue comme en Commission, dans le but d’améliorer ce texte qui garde certaines caractéristiques idéologiques pouvant apporter plus de dommages que de bénéfices. Le gouvernement respecte les décisions prises démocratiquement mais continuera de soutenir les positions pour sauvegarder l’économie européenne et bien entendu italienne’’. »

ARTICLE, Il Sole 24 Ore, M. Rogari, « Le difficile rattrapage de l’Italie sur les 2 % du PIB destinés à la défense » : « Il faudrait que l’Italie récupère plus de 10 milliards d’euros pour atteindre l’objectif fixé par l’Otan de 2 % du PIB consacrés à la défense. Un rapport indique que 1,51 % du PIB italien a été dépensé dans des postes militaires en 2022 – contre 1,58 % en 2021 – ajoutant que cette part monterait à 1,54 % cette année avec l’objectif d’une hausse de 1,65 % en 2024. Selon un dossier du bureau des études de la Chambre des députés, la dépense militaire italienne est passée de 25,9 milliards d’euros en 2022 à 27,7 milliards d’euros cette année. Avec l’intention de satisfaire les exigences de l’Otan et de renforcer le budget de la défense, le gouvernement Meloni a demandé à Bruxelles d’exclure les dépenses militaires des critères du Pacte de stabilité et de croissance de l’Union. L’Otan demande pour chaque nation alliée de tendre d’ici 2024 à la réalisation de trois objectifs : 2 % du PIB national consacrés aux dépenses militaires ; 20 % du budget de défense destinés aux investissements en matière de défense et la contribution à des missions, opérations et autres activités. Un récent dossier du bureau des études de la Chambre montre qu’en 2022, seuls sept pays auraient atteint l’objectif des 2 % du PIB : les Etats-Unis, la Grèce, la Lituanie, la Pologne, le Royaume-Uni, l’Estonie et la Lettonie. »

ENCADRE, Corriere della Sera « La Maison Blanche fait savoir que Meloni se rendra à Washington le 27 juillet prochain » : « Giorgia Meloni se rendra à la Maison Blanche pour rencontrer le Président Biden le 27 juillet. C’est la porte-parole Karine Jean-Pierre qui l’a annoncé par le biais d’un communiqué officiel, confirmant ce qu’avait annoncé la présidente du Conseil elle-même lors de la conférence de presse à l’issue du sommet de l’Otan à Vilnius. Le communiqué précise que lors de cette rencontre, seront évoqués ‘’les intérêts stratégiques en commun, parmi lesquels l’engagement partagé à continuer de soutenir l’Ukraine face à l’agression russe, les sujets relatifs à l’Afrique du Nord et une collaboration transatlantique plus étroite en ce qui concerne la Chine’’. La présidente du Conseil et le Président américain évoqueront aussi la prochaine présidence tournante italienne du G7 en 2024. Ce sera la première fois que Mme Meloni effectuera une visite à Washington en tant que Présidente du Conseil. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, d’Adolfo Urso (Frères d’Italie), « Je me suis entretenu avec le ministre Bruno Le Maire sur le secteur automobile » : « Hier j’ai eu un échange très important et bénéfique avec mon homologue français Bruno Le Maire sur le secteur automobile, stratégique pour la France et l’Italie. Nous nous rejoignons sur plusieurs points, comme sur les standards d’émissions Euro 7 qui ne nous semblent pas réalistes. En tous cas, l’Italie est loin d’être isolée, au contraire nous indiquons la voie en Europe pour concilier développement durable et exigences sociales et de production. Nous devons construire une politique commerciale qui protège le travail et la production en Europe de la concurrence déloyale des pays qui ne respectent pas les mêmes standards que l’UE. Sur Stellantis, il faut suivre le dossier avec mon collègue transalpin. Sur la question des matières premières, nous nous réunirons à nouveau avec Paris et Berlin en octobre, ici à Rome, pour discuter de transition numérique. Nous partageons avec la France la plus grande usine multinationale d’Europe dans le secteur numérique : STmicroelectronics. Nos trois pays, les premières industries d’Europe, inaugure un nouveau format trilatéral qui s’impose comme un modèle à l’échelle mondiale ». 

ARTICLE, La Stampa « L’accord sur le site de Melfi a été trouvé entre Stellantis et les syndicats. Entretien téléphonique entre les ministres Urso et Le Maire » : « Un accord a été trouvé à Melfi sur l’avenir de l’usine appartenant à Stellantis entre la direction du groupe et les syndicats du secteur Fim, Uilm, Fiscmic et Uglm. Les quatre organisations syndicales affirment que l’accord prévoit ‘’la confirmation de la production des 4 modèles de voitures électriques ainsi que du cinquième annoncé récemment par le Directeur Général Tavares’’. Par ailleurs, ‘’cet accord représente la base pour sauver tout l’induit de Melfi’’ et prévoit ‘’les instruments pour gérer l’année de transition 2024. Nous avons mis en sécurité le salaire des salariés en assurant un contrat de solidarité défensif qui ne prévoit pas de licenciements structurels’’. Nous avons aussi défini un accord pour la gestion des déplacements vers le site de Pomigliano d’Arco’’. Le ministre des Entreprises Adolfo Urso s’est entretenu téléphoniquement avec le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, pour voir ‘’ce qu’il est possible de faire ensemble pour soutenir le secteur automobile en Europe’’ ». 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Riikka Purra a présenté des excuses pour d’anciens écrits.

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Finlande. La dirigeante du parti des (Vrais) Finlandais et ministre des Finances Riikka Purra a présenté des excuses pour d’anciens écrits :

https://www.huffingtonpost.fr/international/article/la-ch...

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Riikka Purra

Pays-Bas : la dirigeante du parti libéral de gauche D66 et ministre sortant des Finances Sigrid Kaag ne sera pas tête de liste de son parti.

Pays­-Bas. La dirigeante du parti libéral de gauche D66 et ministre sortant des Finances Sigrid Kaag ne sera pas tête de liste de son parti lors des prochaines élections législatives et quittera la politique. Elle estime que les mesures de protection autour de sa personne sont trop lourdes à supporter pour sa famille.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/07/10/le-...)

12/07/2023

"La gêne de Giorgia Meloni lors de la rencontre avec Erdogan."

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Italie. Revue de presse. 

Plusieurs sujets se partagent les gros titres : « Sommet de l’Otan : une adhésion de l’Ukraine mais pas dans l’immédiat » (Corriere della Sera), « RAI, l’heure est à la censure : le directeur de Rainews accusé d’occulter les informations pouvant nuire à la droite » (La Repubblica), « Le Plan national de relance (PNRR) dans le chaos, crainte pour les comptes publics » (La Stampa), « PNRR, les objectifs ont été modifiés » (Il Messaggero), « Le gouvernement revoit avec Bruxelles 10 objectifs sur 27 de la 4e tranche du PNRR » (Sole 24 Ore). 

Les JT couvrent essentiellement la tragédie à Manfredonia, où deux enfants se sont noyés dans un bassin, le sommet de l'OTAN à Vilnius, la rencontre bilatérale Meloni-Erdogan, la conférence de presse du ministre Fitto sur le Plan national de Relance et la vague de chaleur en Italie.

SONDAGES, La Stampa, d’A. Ghisleri, « Les scandales et les enquêtes font reculer Fratelli d’Italia, la [popularité de la] Présidente du Conseil reste stable, Matteo Salvini gagne des points » : « Fratelli d’Italia perd presque 2 points de popularité en à peine 10 jours, passant de 29,2% à 27,4% d’intentions de vote. On peut faire le lien avec les récentes affaires qui touchent plusieurs membres du parti. Cette baisse de la popularité semble profiter à la Ligue dirigée par Matteo Salvini qui gagne 1,4%, frôlant ainsi les 10%. Pour les autres partis, les intentions de vote restent plutôt stables, sauf pour le Parti démocrate en hausse de 0,6% atteignant ainsi 20,8% d’opinions favorables. La côte de popularité de Giorgia Meloni semble quant à elle bien solide et se maintient à 40,6%, reculant à peine de 0,1%. Une majorité de citoyens considère que le gouvernement reste stable (44,1%) mais cette opinion a reculé de 5,4% depuis la fin juin, en particulier parmi l’électorat de la Ligue. Face à l’accumulation d’affaires judiciaires, le silence de Giorgia Meloni est très commenté mais il fait l’objet d’un nombre presque équivalent d’interprétations positives (30,4%, surtout à droite, où l’on y voit la tranquillité de ceux qui connaissent la situation) et négatives (32,5%, surtout à gauche, où l’on y voit une absence importante). Pour 20% des Italiens, elle serait en difficulté face à ces affaires. Il semble donc que si les scandales font reculer Fratelli d’Italia dans les sondages, Giorgia Meloni semble quant à elle intouchable. Aux yeux de ses électeurs, la Présidente du Conseil ne cède pas à la panique et se maintient au-dessus des affaires judiciaires qui frappent certains de ses représentants politiques. Il ressort également de cette enquête que les électeurs, sur de nombreux sujets, sont confus et ne parviennent pas bien à distinguer les différentes lignes des partis. En vue des élections européennes de 2024, les véritables adversaires ne proviendront pas tant des rangs adverses que du même camp politique puisque peu de voix sont susceptibles de passer de la gauche à la droite et inversement. Il faudra donc adapter la stratégie en conséquence. »

ARTICLE, Corriere della Sera, de M. Breda, « [Réforme de la] Justice, les deux articles qui suscitent les doutes de Sergio Mattarella » : « Le gouvernement italien explique que le projet préparé par le ministre Carlo Nordio n’est que ‘’la prémisse’’ d’une bien plus vaste réforme de la justice dont le cœur sera présenté à l’automne puis à l’hiver prochains. Mais déjà certains points de ce premier projet de loi, en cours d’examen par la Présidence de la République, suscitent des doutes chez Sergio Mattarella. Selon la procédure, le Président italien signera le texte pour autoriser son passage au Parlement. Plus informellement la Présidence de la République signale toutefois deux articles en particulier qui pourraient poser problème : l’un portant sur la suppression du délit d’abus de pouvoir et l’autre réduisant drastiquement la portée juridique du trafic d’influence. Compte tenu du travail de la législation européenne en matière de lutte contre la corruption, cela pourrait valoir à l’Italie des critiques et des tensions avec Bruxelles. Ces abrogations semblent en effet incompatibles, du point de vue juridique mais aussi moral, avec l’esprit de notre temps. L’opinion publique déteste ces formes d’illégalité. Pourtant la double suppression suscite l’approbation d’une large part du spectre politique, notamment parmi de très nombreux maires, principales cibles des enquêtes de ce type qui n’aboutissent presque jamais à des condamnations. La magistrature s’interroge également, voyant parfois dans ces enquêtes qui n’aboutissent à rien un dommage pour sa crédibilité. Il est possible que Sergio Mattarella et Giorgia Meloni abordent le sujet, parmi de nombreux autres, lors d’une rencontre prévue demain au Quirinal. »

ARTICLE, La Repubblica, A. Fraschilla « Salvini fait pression sur Meloni pour que les fonds soient gérés par ses ministres » : « Salvini a indiqué la ligne de la Ligue à ses élus à la buvette de la Chambre : ‘’pas de polémiques avec Meloni ou le ministre Fitto mais nous devons montrer à l’Italie que nous sommes là pour agir et que nos ministres sont non seulement dans les temps mais sont même prêts à obtenir davantage de fonds, s’il le faut’’. Ces derniers temps, la Ligue a adopté une stratégie de compétition avec ses alliés en prenant du recul sur l’affaire de l’enquête visant la ministre du Tourisme Santanchè ainsi que sur les polémiques avec la magistrature concernant la réforme du ministre Nordio. Le but est de se démarquer. Quant au PNRR, la Ligue répète que ‘’l’argent doit être entièrement dépensé’’. Concernant les retards du plan, la Ligue veut montrer que ses ministres sont les bons élèves, à commencer par Salvini qui est ministre des infrastructures et dont les projets ‘’avancent rapidement’’. Le message adressé indirectement aux alliés est que la Ligue n’acceptera pas l’idée de devoir restituer à Bruxelles une partie de l’argent alloué pour le PNRR. La ligne officielle est celle d’une pleine collaboration et d’une pleine entente avec la méthode adoptée par le ministre Fitto. Salvini a assuré aux siens que la modification des objectifs fait consensus au sein du gouvernement et de la majorité ‘’comme l’a montré la réunion de la « task force » du PNRR d’hier’’. Il est vrai aussi que de ces 10 modifications, seules 2 concernent les projets suivis par les ministres de la Ligue, rendus ‘’nécessaires pour des raisons objectives, dont la hausse des prix des matières premières’’. » 

ARTICLE, Sole 24 ore, B.F. « Selon le ministre Giorgetti, la situation restera sous contrôle si les fonds devaient tarder » : « Le ministre de l’Economie Giancarlo Giorgetti veut faire le point sur la prochaine loi de finances avant la pause estivale :  ‘’d’ici juillet’’, a-t-il fait savoir, se tiendra une série de réunion avec chaque ministère ‘’sur les programmes et les retombées financières de ces derniers’’. ‘’Les finances publiques doivent être responsable’’, souligne-t-il, ‘’nous ferons le déficit prévu sans faire de choses qui n’ont pas de sens ou qui nous porteraient hors du chemin’’. Le message est clair : les ressources à disposition ne sont pas importantes et il n’est pas permis de s’endetter. Par ailleurs, la session budgétaire se tiendra en parallèle avec les discussions à Bruxelles sur les nouvelles règles du Pacte de Stabilité. Des manœuvres risquées pourraient coûter cher et affaiblir le pouvoir de négociation du gouvernement italien. Il faut également faire face à la pénurie de liquidités provoquée par le retard des fonds du PNRR. Giorgetti se veut rassurant ‘’certes, si la 3e tranche avait été versée avant, cela aurait été mieux. Nous sommes toutefois en train de gérer la situation en étant confiants que cette fameuse tranche sera bientôt versée’’. Les problèmes concernent également la 4e tranche, le problème le plus important étant celui de repérer les couvertures pour les mesures contenues dans la loi budgétaire de 2024. Si Meloni veut donner la priorité à la baisse des charges sociales et à la détaxe sur la treizième mensualité, il est probable que pour la baisse des impôts et la réforme des retraites, le chemin s’annonce difficile. » 

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Galluzzo, « La rencontre de Giorgia Meloni avec Erdogan. L’influence d’Ankara sur la question libyenne et dans la lutte contre le terrorisme » : « Giorgia Meloni s’est entretenue hier avec le Président turc Recep Tayyip Erdoğan. La question de la lutte contre le terrorisme, qui doit se centrer sur une alliance allant de l’Union européenne au Moyen-Orient, avec Ankara comme acteur principal, a été abordée. L’accent a été mis sur la Méditerranée et les pays africains, qui sont à la fois victimes et complices des trafics de clandestins, des terroristes et de l’influence de la compagnie de mercenaires russe Wagner. Si l’Otan décide de se tourner davantage vers cette région du monde, pour Meloni, cet élargissement d’horizon ne peut s’accompagner que du savoir-faire et de l’influence turque sur ces territoires, notamment en Libye. La Présidente du Conseil venait de sortir d’une rencontre bilatérale avec le Premier Ministre britannique Rishi Sunak, avec qui elle a discuté du projet de consortium, impliquant aussi le Japon, sur l’élaboration d’un avion de chasse de sixième génération. Elle était également intervenue durant une réunion à huis-clos, soulignant qu’une partie du monde, qui représente une priorité pour l’Italie, a été trop longtemps ignorée par Washington et l’Otan, et qu’il serait temps de concentrer davantage les efforts sur cette région. La lutte contre le terrorisme et le trafic organisé est pour Meloni un dossier central dont dépend la stabilité de la Méditerranée et de l’Europe. Cependant cette priorité de l’Italie est susceptible de rester marginale dans un sommet où l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan est au cœur des discussions. Sur ce sujet, l’Italie adopte une approche prudente. Meloni ne cesse de soutenir que Poutine doit retirer ses troupes avant de pouvoir entamer de vraies négociations et de pouvoir parler d’un processus de paix, s’alignant sur la position prévalant au sein de l’Otan. A un certain stade de l’entrevue, Erdogan a demandé à Meloni d’appuyer fermement l’adhésion de la Turquie à l’UE. La Présidente du Conseil, qui durant sa campagne électorale s’était dite opposée à une entrée de la Turquie dans l’Union, s’est contentée d’écouter sans s’exprimer. Un silence éloquent qui a suffi à Erdogan pour proposer à Meloni une invitation officielle en Turquie. Sur le reste, les sources du Palais Chigi résument la position de la Présidente du Conseil, articulée autour de trois axes : un plus grand investissement de l’Otan sur le front oriental et asiatique, mais aussi nécessairement sur l’Afrique et la Méditerranée ; une meilleure valorisation de la chaîne de commande européenne et un très ferme soutien en faveur de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. » 

ARTICLE, La Stampa, I. Lombardo, « La gêne de Giorgia Meloni lors de la rencontre avec Erdogan. Opposée à l’adhésion d’Ankara à l’UE, elle se contente de parler d’immigration et de terrorisme » : « Le refus catégorique d’une entrée de la Turquie dans l’UE a été l’une des principales certitudes dans l’agenda de Giorgia Meloni. Mais la fonction de premier ministre transforme les discours, et parfois la convenance diplomatique les fait dévier vers un silence plus pragmatique. Le Président turc Erdogan a profité de l’entrevue avec Giorgia Meloni, en marge du sommet de Vilnius, pour aborder le sujet, sachant qu’il avait face à lui une dirigeante fermement opposée à toute concession envers la Turquie. En avril 2021, alors que le Président du Conseil de l’époque Mario Draghi avait parlé de ‘’dictateur’’ pour définir Erdogan, Meloni était intervenue pour demander ‘’la révocation définitive du statut de pays candidat à l’UE de la Turquie’’. En 2018, la Présidente de Fratelli d’Italia avait publié sur Facebook un message à l’attention d’Erdogan, qui était alors en visite officielle en Italie : ‘’Non à la Turquie. Non à l’islamisation de l’Europe’’. Hier, Meloni a laissé de côté son hostilité habituelle face à son interlocuteur. Sur le sujet d’une entrée de la Turquie dans l’Union européenne, la Présidente du Conseil a écouté en silence Erdogan, préférant se concentrer sur les dossiers où une convergence d’intérêts est possible, par exemple sur une coordination entre Ankara et l’UE dans la lutte contre le terrorisme. C’est notamment dans la zone méditerranéenne que se rejoignent les intérêts des deux pays. La lutte contre l’immigration clandestine et contre le terrorisme passe par la stabilisation de la Libye, où sont présents à la fois l’Italie et la Turquie, et par la nécessité de freiner les percées russe et chinoise en Afrique. Le ‘’Front du Sud’’ est le grand défi que l’Italie souhaite ramener au centre des préoccupations de l’Otan. Pour Meloni, le soutien inconditionnel à l’Ukraine ne doit pas faire oublier l’importance de recalibrer les politiques de sécurité en Méditerranée. La superposition de la menace terroriste et de l’infiltration des mercenaires russes de la compagnie Wagner dans des régions entières d’Afrique préoccupe. L’Alliance atlantique du futur imaginée par Meloni doit regarder vers le Sud, se renforcer et élargir les projets de coopération avec les pays alliés en Afrique et dans le Moyen-Orient. ‘’Maintenons l’unité’’ demande la Présidente du Conseil. Par ailleurs, le Palais Chigi a confirmé que l’Italie partage la ligne de Washington sur l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan, Joe Biden ayant exclu une éventuelle adhésion  tant que la guerre n’est pas terminée. »

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Rencontre Meloni Erdogan

(Traduction : ambassade de France à Rome)

L'AfD monte encore : elle est donnée à 22 %.

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Allemagne. Les patriotes de l'AfD sont désormais donnés à 22 %.
 

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SPD : sociaux-démocrates

CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens bavarois

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

AfD : patriotes

Die Linke : post-communistes

Autres

11/07/2023

La CDU change de secrétaire général.

Allemagne. Le président de la CDU Friedrich Merz a décidé de changer de secrétaire général du parti :  Mario Czaja est remplacé par Carsten Linnemann, considéré au sein du parti comme plus conservateur et plus économiquement libéral.

[CDU : démocrates-chrétiens]

Le tribunal interne de la CDU de district à Erfurt en Thuringe rejette l’expulsion de Hans-Georg Maassen du parti.

Allemagne. Le tribunal interne de la CDU de district à Erfurt en Thuringe rejette l’expulsion de Hans-Georg Maassen du parti.

[CDU : démocrates-chrétiens]

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/02/17/plu...)