Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/09/2023

Le vice-Premier ministre serbe et ministre des Affaires étrangères Ivica Dačić a rencontré le coprésident de l'AfD Tino Chrupalla.

AfD.jpg

Serbie et Allemagne. Le vice-Premier ministre serbe et ministre des Affaires étrangères Ivica Dačić a rencontré, le 28 septembre, le coprésident du parti patriotique allemand AfD Tino Chrupalla.

S 1.jpeg

Tino Chrupalla et Ivica Dačić

Bavière : élections chez les moins de 18 ans : la CSU obtient 26,12 % et l’AfD 14,99 %.

AfD.jpg

CSU.jpg

Allemagne. Bavière. Lors des élections pour les moins de 18 ans, la CSU [conservateurs] obtient 26,12 % et l’AfD [patriotes] 14,99 %. Près de 60.000 personnes ont pris part au vote. Par rapport à 2018, la CSU augmente de 1,93 et l’AfD de 6,72.

U 18 2.jpg

CSU : sociaux-chrétiens

AFD : patriotes

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes 

Freie wâhler : Électeurs libres

FDP :  libéraux

Die Linke : post-communistes

Parti pour la protection des animaux

Andere : autres

(https://www.bjr.de/handlungsfelder/politische-jugendbildung/u18-ergebnisse)

U18.jpg

Dveri distribue des ballons gonflables.

Dveri.jpg

Serbie. Niš. Un stand de Dveri.

Dveri 1.jpg

Le gouvernement hongrois estime que le pacte bruxellois sur le grain ukrainien ne reflète pas les intérêts des agriculteurs européens.

Fidesz.png

Hongrie, UE et Ukraine. Le gouvernement hongrois estime que le pacte bruxellois sur le grain ukrainien ne reflète pas les intérêts des agriculteurs européens.

Entretien de Lionel Baland avec le président du parti suisse Mass-voll! Nicolas Rimoldi.

Breizh-info.png

Mass-Voll!.jpg

Suisse. Entretien avec le président du parti Mass-voll! Nicolas Rimoldi :

https://www.breizh-info.com/2023/09/30/224903/nicolas-rim...

Nicolas Rimoldi 1.jpg

"Mass-voll! à la Chambre des députés."

Nicolas Rimoldi 2.jpg

Nicolas Rimoldi 3.jpg

Les gangs de rue existent aussi en Finlande.

Vrais Finlandais.jpg

Finlande. La dirigeante du Parti des (Vrais) Finlandais et ministre des Finances Riikka Purra affirme que la culture et les activités des gangs de rue existant en Suède ont été désormais importées en Finlande.

29/09/2023

Le président de l'AUR George Simion donné à 29 % pour des élections présidentielles.

AUR.jpg

Roumanie. Un sondage Sociopol donne le président du parti nationaliste AUR George Simion à 29 % pour des élections présidentielles, ce qui lui permettrait d’arriver au deuxième tour face au candidat social-démocrate donné aussi à 29 %.

AUR 1.jpg

George SImion

Affiche de la Confédération.

Konfederacja.jpeg

Pologne. Affiche d'une candidate au Sénat et d'un candidat à la Chambre des députés, de la Confédération, pour les élections législatives du 15 octobre 2023. 

K 2.jpeg

Viktor Orbán : "Nous ne désirons pas un empire bruxellois, mais une alliance de nations européennes."

Fidesz.png

Hongrie et UE.

F 1.jpeg

Viktor Orbán : "Nous ne désirons pas un empire bruxellois, mais une alliance de nations européennes."

La Bavière paye 108 milliards pour les autres États allemands et reçoit 3,4 milliards de ces derniers.

CSU.jpg

Allemagne. La Bavière paye 108 milliards pour les autres États allemands et reçoit 3,4 milliards de ces derniers.

CSU 1.jpeg

"Cela ne peut pas continuer !"

"Meloni annonce un "caddie à prix fixes" pour les courses."

FI-AN.jpg

Italie. Revue de presse. 

La réunion des ministres de l’Intérieur de l’Union Européenne d'hier, marquée selon la presse par des divergences entre Rome et Berlin notamment sur le rôle des ONG en mer, fait les gros titres : « Migrants, un coup de frein sur le pacte européen » (Corriere della Sera), « Migrants, L’Italie bloque l’entente en Europe » (La Stampa), « Migrants, L’Italie exprime son désaccord sur les ONG » (Il Messaggero), « Le bluff allemand enfin dévoilé » (Il Giornale). Les thématiques économiques sont aussi citées « L’alerte du Spread sur les marchés » (La Repubblica), « Le Spread s’envole pour atteindre 200 points » (La Stampa), « Un budget en pente raide et des mesures pour contrer l’inflation » (Avvenire) 

SONDAGES, La Repubblica, d’I. Diamanti, « Après le Covid, la crainte de l’étranger revient, deux tiers des Italiens sont pour la fermeture des frontières » : « Le phénomène migratoire est à nouveau au centre des préoccupations des Italiens après un long moment sans que l’immigration ne soit considérée comme un problème sérieux. Le Covid puis l’invasion russe en Ukraine étaient plus importants. Mais le contexte politique italien a lui aussi changé, de même que le contexte international. Ainsi, un récent sondage Demos indique que l’opinion selon laquelle les migrants représentent un ‘’danger pour l’ordre public et la sécurité des personnes’’ atteint 45%, le chiffre le plus élevé depuis 2007 (et qui avait atteint son niveau le plus bas en 2012-2013, à 26%). La remontée avait été amorcée autour de 2018, au moment de la campagne pour les élections législatives en Italie. La Ligue de Salvini a construit son succès sur la peur de l’étranger. En réalité, les flux migratoires ces dernières années ont eu un impact relatif et répondaient en partie au besoin de main-d’oeuvre. Du reste, beaucoup d’entre eux arrivaient d’Europe de l’Est, ce qui semblait moins inquiéter l’opinion, alors qu’aujourd’hui les arrivées augmentent et, d’après le Ministère de l’Intérieur, surtout en provenance d’Afrique. En 2023, 123 863 ont été enregistrées, contre 65 517 à la même période en 2022 (environ 40 000 en 2021). Ainsi, 64% des interrogés sont pour une fermeture des frontières soit 10 points de plus que l’année dernière. Les disparités émergent surtout entre les différentes tendances politiques et l’âge des personnes interrogées : il n’y a que chez les 18-29 ans que l’idée que l’Italie doit davantage s’ouvrir vers le monde domine, à 58%, tandis qu’elle n’est approuvée que par 27% des 45-64 ans). Le clivage entre gauche et droite est net lui aussi, toutefois il est surprenant de voir que les électeurs de la Ligue sont moins ‘’extrêmes’’ : 77% sont pour davantage de contrôles aux frontières contre 88% pour Fratelli d’Italia et 80% de Forza Italia. Aux yeux des électeurs et de l’opinion c’est donc bien à Fratelli d’Italia que revient la défense du pays face aux ‘’autres’’. A l’opposé, seuls 32% des électeurs du PD veulent plus de contrôles et 68% plaident pour l’ouverture. » 

ENTRETIEN, La Repubblica, d’Antonio Tajani, vice-Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, « Sept bateaux d’ONG qui se dirigent vers Lampedusa ce n’est pas un hasard, Berlin doit donner des explications » :  La fracture persiste, voire se creuse. « L’annonce de sept bateaux d'ONG, dont certains battant pavillon allemand, se dirigeant vers Lampedusa confirme notre inquiétude et notre analyse, et ce que je venais de dire à la ministre Baerbock", attaque Antonio Tajani, de retour de Berlin, non sans amertume, après sa rencontre avec son homologue allemande, Annalena Baerbock. Le vice-Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères italiens ne cache pas son étonnement ni une pointe d'irritation. ‘’Cela me semble vraiment étrange, inquiétant. Le jour où une proposition est faite (en Conseil JAI, ndlr), tous ces navires arrivent. Est-ce une coïncidence ? Qu’y a-t-il derrière tout ça ?", s'interroge le chef de la Farnesina. Déjà dans l'après-midi, maintenant sa position aux côtés de la ministre allemande qui plaidait quant à elle pour les financements de ces navires, il avait qualifié les ONG d’"aimants à migrants irréguliers, tous ramenés sur nos côtes ». 

COULISSES, Corriere, R. Frignani, « Les amendements, les sept navires en mer : comment l'accord a été rompu. ‘’C’est une provocation’’, et Piantedosi (Indépendant) quitte la table » : « Sept navires d'ONG engagés en Méditerranée pour secourir les migrants : c’est ce qui a convaincu le gouvernement italien, alors que la réunion était en cours à Bruxelles, de la nécessité d'interrompre les négociations sur le règlement relatif à la gestion des crises. Car - c'est ce qu'expliquent le Palais Chigi, la Farnesina, le Viminal - si le texte était passé tel qu'il avait été modifié ces dernières heures, personne n'aurait pu arrêter les débarquements et surtout "les tentatives de pression sur les Etats, en particulier sur l’Italie". Pour comprendre ce qui s'est réellement passé, il faut revenir au mois de juillet, lorsque la volonté de faire passer le dernier acte du "pacte sur l'immigration et l'asile", qui contient justement la modification de certaines règles européennes, était discutée. Pour l'Italie, il s'agit d'un accord fondamental, car il reconnaît et concrétise pour la première fois l'obligation de solidarité des Etats membres envers les pays de première arrivée des migrants. Au cours de l'été, c'est l'Allemagne, soutenue par d'autres pays de l'UE, qui a décidé d’en bloquer l'adoption. Le Parlement européen a donc décidé de bloquer temporairement le débat sur deux autres règlements du pacte migratoire et demandé à l'Allemagne et aux autres pays de parvenir à un accord. Le ministre de l'intérieur Matteo Piantedosi arrive à Bruxelles mercredi pour la réunion du Conseil et des amendements commencent à circuler, mais il est surtout indiqué que le nouveau texte devra être approuvé lors de la réunion. Or, il découvre que ces amendements concernent principalement les associations et les ONG, et demandent qu'"un paragraphe soit inséré à l'article 1 du règlement pour légitimer les activités des acteurs non étatiques, y compris les ONG", mais qu'il n'y ait pas d'obligation quant à la manière dont ils doivent agir. Ce passage est considéré comme inacceptable. D'autre part, la décision de l'Allemagne d'allouer des fonds du budget fédéral "afin de pouvoir mener des activités de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, à proximité des eaux territoriales libyennes ou tunisiennes, et de transporter ensuite les migrants recueillis vers l'Italie" pèse encore lourdement sur les relations entre les deux pays, malgré la mission effectuée hier par le ministre des affaires étrangères, Antonio Tajani.  M. Piantedosi étant attendu à Palerme pour une réunion de longue date avec ses collègues libyen Emad Trabelsi et tunisien Kamel Fekih, a donc demandé plus de temps pour une médiation pour arriver à la signature de l'accord. C'est alors qu'arrive la nouvelle des sept navires engagés en Méditerranée, que le gouvernement interprète comme une "provocation". Piantedosi quitte le Conseil et, entre-temps, la protestation du gouvernement devient formelle à l'égard de ses partenaires pour une attitude jugée "inacceptable".  La riposte italienne est la présentation d'un amendement visant à imposer que "les migrants transportés sur les navires des ONG soient automatiquement accueillis par le pays du pavillon du navire". L'objectif du gouvernement est clair et affiché : si l'Allemagne veut soutenir les ONG, c'est très bien, à condition qu'elle accepte aussi les migrants transportés. La proposition n'est pas adoptée et la réunion reportée. » 

COULISSES, La Repubblica, E. Lauria et A. Ziniti « Le report pour jouer aux enchères mais c’est aussi une compétition au sein de la droite italienne » « Au Palais Chigi la porte du dialogue est encore ouverte et il y a encore l’espoir que les raisons de l’Italie soient écoutées voire, en partie, accueillies. La sensation est donc qu’à la fin, l’Italie donnera son feu vert. Certes, le Pacte sur les migrants pourrait être adopté même sans les voix de l’Italie. Ce que le Palais Chigi laisse filtrer est l’espoir que Bruxelles comprenne la nécessité d’arriver à une entente sur l’accord avec la plus large majorité possible. Les tractations vont de l’avant. Quant à la coalition de droite, la majorité apparait unie. Même le modéré Tajani a adhéré à la théorie selon laquelle l’Allemagne serait derrière ce complot de débarquements de migrants sur l’Italie. En réalité, derrière le « non » italien au Pacte sur les migrants il y a une compétition au sein de la droite italienne. Salvini fait pression quotidiennement sur les politiques d’immigration, poussant Meloni à adopter une posture de plus en plus dure. Or la Présidente du Conseil ne peut pas se permettre que le gouvernement donne son feu vert à un pacte « anti-Crippa » (selon le nom du député de la Ligue qui a attaqué le plus durement sur les ONG). Meloni risquerait alors de laisser de l’espace politique à son allié Salvini, en quête de popularité auprès des électeurs les plus extrémistes. » 

COULISSES, La Repubblica, T. Ciriaco « Macron fait pression sur Meloni pour obtenir le soutien à la candidature d’Ursula von der Leyen » : « D’après ce qu’affirment des sources informées du contenu de la rencontre de mardi entre Emmanuel Macron et la Présidente du Conseil Meloni, le Président français aurait demandé à cette dernière de faire un choix. Elle peut décider si soutenir la réélection d’Ursula von der Leyen ou bien de choisir le front du « non » de Matteo Salvini et de Marine Le Pen. Meloni, qui ne s’attendait pas à une approche aussi directe, décide de temporiser. Elle hésite et veut évaluer les pour et les contre d’une décision cruciale. Macron lui aurait expliqué que l’hypothèse d’une alliance entre populaires et conservateurs est inexistante. En revanche, la possibilité d’une réélection d’Ursula est une chose concrète. Pour que cela se fasse sans coups de théâtre, il faudrait qu’elle puisse compter sur le soutien de pays qui, à ce stade, n’ont pas prévu de voter pour elle. Meloni pourrait alors lui permettre de reconduire son mandat en évitant des surprises. Macron lui aurait montré les retours politiques immédiats : la possibilité de participer au jeu qui compte, d’avoir un rôle incisif sur les équilibres de la nouvelle Commission et orienter le débat à Bruxelles sur la réforme du Pacte de Stabilité et sur les tractations autour des migrants. Elle obtiendrait alors des concessions qu’elle pourrait revendiquer en campagne électorale. Paris pourrait aussi faire de garant pour Berlin, en raison des liens étroits entre les deux capitales. Pour ce faire, Meloni doit abandonner Salvini, ou plutôt les slogans antieuropéens et renoncer à toute prétention impossible, comme celle de reporter encore la ratification du MES. Le Président Macron tente de montrer, par cette mutation du melonisme, que le souverainisme n’est pas payant. Cela vaut aussi bien pour la dirigeante de Fdi que pour Marine Le Pen. Pour Meloni, soutenir von der Leyen signifie prendre des risques : cela pourrait pousser Salvini à sortir de l’exécutif et amener la dirigeante de Fdi à chercher une autre [improbable] majorité. Cette opération séduction de l’Elysée pourrait aussi représenter un piège pour elle. Une chose est sûre, le Président Macron a raison quand il dit que le moment des grands choix approche pour Mme Meloni. » 

ARTICLE, Corriere della Sera, F. Fubini, «Le spread atteint les 200 points puis redescend. Le coût des bonds du Trésor pèse sur le projet de loi de finance» « Hier, le Ministère de l’économie procédait aux ultimes retouches sur la Note d’ajustempnt au document sur l’Économie et les Finances (NADEF) pour prévoir le financement du pont sur le détroit de Messine, les aides pour les retraites les plus modestes ou encore celles aux familles. Cependant, sur les marchés, les grands investisseurs internationaux transformaient les nouvelles prévisions italiennes en un piège. S’ils n’ont pas encore une idée complète de la NADEF, ils ont en revanche saisi que le déficit italien passera de 4 à 14 milliards et que la voie choisie par la NADEF ne respectera pas les règles européennes en ne redescendant au dessous des 3% de déficit qu’en 2026. Ce dernier point met en doute la possiblité (ou la volonté) de la BCE de mettre en place son “bouclier” pour venir au secours des obligations italiennes – un doute qui pourrait inciter les investisseurs à mettre à l’épreuve la BCE en vendant leur Bonds du Trésor italiens.  La NADEF a ainsi déclenché un mouvement plus large, en faisaint réapparaitre les “justiciers obligataires” du déficit, qui imposent une discipline budgétaire aux gouvernements, et réclament un rendement toujours plus important avant d’acheter des parts massives du déficit. Hier, les rendements des obligations allemandes se sont envolés à 3%, les britanniques à 4,5%, et les françaises ont dépassé les 3,5% – alors qu’à Paris naissait la conviction que le signal parti de Rome était à l’origine de ce mouvement. Si cela est en partie vrai, d’autres facteurs doivent être pris en compte, notamment le projet de loi de finances français qui prévoit également un important déficit pour 2024, mais surtout l’explosion de la dette publique américaine. En outre, l’augmentation du prix du baril de Brent – poussé par un accord entre Riyad et Moscou – laisse présager une nouvelle augmentation des taux des banques centrales. Cependant, au Ministère de l’économie, les négociations pour obtenir des financements continuent comme si de rien n’était, et comme si il n’y avait pas eu un brusque changement d’atmosphère sur le cout du déficit – ou bien comme si personne ne voulait le croire. » 

PREMIER PLAN, Repubblica, D. Longhin : « Meloni annonce un ‘caddie à prix fixes’ pour les courses, mais les factures s'envolent » : « L'augmentation du coût de la facture d'électricité pour la dernière partie de l'année a gâché l'ambiance festive qui régnait hier au Palais Chigi. La présidente du Conseil Giorgia Meloni, accompagnée du ministre des Entreprises Adolfo Urso (Frères d’Italie) et du ministre de l'Agriculture Francesco Lollobrigida (Frères d’Italie), a invité les 32 associations qui ont adhéré ou qui ont soutenu le protocole anti-inflation trimestriel à fêter le lancement du ‘caddie italien’ à partir du 1er octobre. Dommage que les effets de cette initiative en termes d'économies pour le portefeuille des Italiens ne soient pas encore vérifiés, alors que l'augmentation de la facture est déjà quantifiable. Selon la dernière mise à jour de l’Arera, l'Autorité de l'énergie, la facture d'électricité sera 18,6 % plus élevée au quatrième trimestre de l'année pour les familles qui ont un contrat sur le marché protégé. Concrètement, cela représente une augmentation de 120 euros de plus par an, selon les estimations de l’Union nationale des consommateurs. Le Conseil des ministres de lundi a décidé d’introduire une contribution de 300 millions, qui sera proportionnée à la taille de la famille et qui sera automatique pour ceux qui bénéficient déjà des aides pour l’électricité. ‘’ Peut-être que de nouvelles aides seront nécessaires", déclare le ministre de l'Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin (Forza Italia), "je ne suis pas pour les aides à vie, mais tant qu'elles sont nécessaires, il faut les maintenir ". L’initiative de soutien aux courses des Italiens avec ce caddie débute dimanche avec des milliers de produits de première nécessité, alimentaires et non-alimentaires, à prix fixes ou réduits, dans les rayons des supermarchés et des petits commerces. Elle se poursuivra jusqu'à la fin du mois de décembre, y compris pendant la période de Noël. Il y aura non seulement des pâtes, du lait, du sucre, des œufs, du riz, mais aussi des savons, du gel douche et des couches. À ce stade ont adhéré plus de 22 000 points de vente dans toute l'Italie, mais au ministère dirigé par Urso, ils sont certains que d'autres se joindront. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

28/09/2023

Boris Tomašič de la chaîne de télévision patriote Nova24TV a obtenu un record Guinness pour le plus long talk show télévisuel.

Nova24.png

Demokracija.jpg

Slovénie. Boris Tomašič de la chaîne de télévision patriote Nova24TV a obtenu un record Guinness pour le plus long talk show télévisuel. Il a été soutenu par une équipe combinée issue des médias patriotiques Nova24TV et Demokracia, ainsi que de téléspectateurs et lecteurs de ces deux médias. Le nouveau record est de 73h23.

Ma 1.jpg

Ma 2.jpg

Jimmie Åkesson estime que des mesures urgentes sont nécessaires pour mettre fin à la violence extrême des gangs.

DS.jpg

Suède. Le dirigeant des Démocrates suédois Jimmie Åkesson estime que des mesures urgentes sont nécessaires pour mettre fin à la violence extrême des gangs, que davantage de délinquants doivent être enfermés et que les individus qui n’ont pas le droit de résider en Suède doivent être expulsés.

"Giorgia Meloni sermonne Matteo Salvini : "Il faut du sérieux, arrêtons la course à la popularité."" et "Fidanza [chef délégation FdI au Parlement européen] explique la "souveraineté pragmatique" entre Meloni et Macron."

FI-AN.jpg

Ligue.jpg

Italie. Revue de presse. 

L’adoption de la note de prévision économique (Nadef) en vue de la Loi de finances, caractérisée par une hausse du déficit supérieure aux prévisions, fait les gros titres : « Budget, une dotation à hauteur de 14 milliards » (Corriere della Sera), « Déficit, l’Italie défie l’Union Européenne » (La Stampa), « Budget 2024 : la dette ne baissera que de 0,1%. Pour Giorgetti, c’est le superbonus pour la rénovation des bâtiments qui pèse [trop lourd] » (Sole 24 Ore) « La baisse des charges salariales figurera dans la loi de finances » (Il Messaggero). La question migratoire, notamment les nouvelles mesures pour lutter l’immigration clandestine, est aussi citée : « Migrants, l’étau se resserre » (Avvenire), « Migrants, les ministres européens ne débloquent pas le pacte avec Tunis » (La Repubblica). Enfin la décision de la Cour Constitutionnelle validant l’ouverture du procès du meurtre de Giulio Regeni dans lequel 4 agents égyptiens seraient poursuivis, fait la Une de Repubblica. 

Les JT couvrent essentiellement l’adoption en Conseil des ministres de la note de prévision économique (Nadef), les nouvelles mesures pour lutter contre l’immigration clandestine, et l’arrivée en Italie de nouveaux vaccins anti-Covid. 

Sur X, le hashtag #Esselunga domine, suite à la diffusion d’une publicité agitant un débat sur la famille. 

ARTICLE, Corriere della sera, M. Sensini, « Le budget où il manque 14 milliards d’euros » : « Malgré l’augmentation de dépenses liées au fond pour la rénovation énergétique des bâtiments, et la hausse des taux d’intérêt sur les obligations d’état, le projet de loi de finance pour 2024 comportera en son sein les financements pour la réduction des charges salariales, le lancement de la réforme fiscale avec une baisse des impôts pour les revenus les plus modestes, des mesures d’aides pour les familles et les budgets pour le renouvellement des postes dans la fonction publique, en commençant par les services de santé. Cependant ces dépenses se feront au dépend de l’endettement de l’année prochaine, qui passera à 4,3 %, ce qui amène le projet de loi de finance à avoir un déficit de 14 Mds EUR. La croissance du PIB est fixée à 1,2 % pour l’année 2024, avec un déficit de 140,1 %, alors que le budget total prévu dans la proposition devrait avoisiner les 30 Mds EUR. Meloni a donné son feu vert à la NADEF, en déclarant que toutes les ressources disponibles seront utilisées pour soutenir les revenus les plus bas, pour faire baisser les impôts et dans la distribution d’aides pour les familles, ainsi que pour prolonger la garantie d’état sur les prêts à l’achat d’une première maison pour les jeunes (jusqu’à 80%). Le Ministre de l’économie a assuré quant à lui que ces mesures avaient été décidées dans le cadre de la rediscussion du Pacte de stabilité de l’Union Européenne. De plus, l’état des comptes publics rend tout projet difficile, étant donné le poids du fond pour la rénovation énergétique des bâtiments qui augmente le déficit d’un point pour l’année 2023, et qui ensuite pèsera pour un point du PIB par an - soit 20 Mds EUR- pour les 4 prochaines années. L’augmentation des dépenses liées à la hausse des taux d’intérêt sur les obligations d’état, en grande partie causé par la BCE, confisqueront également 15 Mds EUR à la loi de finance de l’année prochaine.  Le Ministre de l’économie a également expliqué que si l’Italie ne respectait pas la règle de la Commission en ne descendant pas en dessous de la barre des 3 % de déficit public avant 2026, le plan du gouvernement tenait compte du ralentissement de l’économie et voulait éviter des politiques procyclique pour ne pas aggraver la récession. Le ministre a également prévenu que le déficit de baisserait pas comme annoncé - il baissera à 140,1% cette année, soit un dixième de point de moins que l’an dernier - notamment à cause du plan de rénovation énergétique des bâtiments. « À la Commission européenne, les gens ont fait et font de la politique, à la différence de ceux qui siègent à la BCE, (…) qui, j’en suis certain, comprennent la situation italienne, comme beaucoup de mes homologues ministre des finances européens qui eux aussi doivent faire faire à un ralentissement de l’économie, si ce n’est à une récession » a ajouté Giorgetti en vantant une approche responsable et prudente dans la loi de finance. Il a également ajouté que ce serait aux marchés financiers d’évaluer les propositions du gouvernement, parmi lesquelles l’option des privatisations, qui feraient augmenter le PIB d’un point dans les trois prochaines années. Le Ministre a évoqué sa volonté d’avoir une politique industrielle bancaire, avec la banque Monte Paschi di Siena comme levier d’un pôle bancaire. Il a enfin évoqué une nouvelle coupe budgétaire sur les dépenses des ministères, et confirmé le « Bonus Maroni », qui récompenserait ceux qui renoncent à partir à la retraite pour continuer leur activité professionnelle. » 

M 2.jpeg

Giorgia Meloni

COMMENTAIRE, Sole 24 Ore, D. Pesole « Le recours au déficit reste dans le collimateur de l’Union Européenne » : « Il s’agit d’un budget qui se base sur une hausse du déficit, en attente que Bruxelles s’exprime sur ses nouvelles données sur les finances publiques, et qui limite le potentiel de croissance du PIB à quelques ‘’zéro virgule’’. Le coup d’arrêt de l’économie européenne, notamment en Allemagne, a provoqué inévitablement des contrecoups. En interne, le PNRR a engendré un effet moins galvanisant que prévu sur l’économie. Cette loi de finances ne peut qu’être limitée dans son enveloppe générale et dans ses mesures. Le recours au déficit est un élément que Bruxelles mettra inévitablement dans son viseur. Quoi qu’il arrive sur les négociations autour du nouveau Pacte de Stabilité, les comptes publiques apparaissent divergents par rapport à la trajectoire concordée avec la Commission et à ses recommandations. Par ailleurs, la hausse du Spread, qui a atteint hier les 195 points de base, commence à inquiéter.  Du moment où le recours au déficit sert à assurer une partie des couvertures, pour le reste il faudra miser sur des recettes supplémentaires et sur des coupes à la dépense. » 

COMMENTAIRE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « Ce chemin étroit qui a commencé avec Padoan et qui concerne maintenant Meloni » : « Si l’on ne considère pas l’année passée, où le gouvernement à peine installé a adopté rapidement une loi de finances prévoyant une rallonge des mesures d’aides aux familles déjà prévue par Draghi, il s’agit du premier banc d’essai financier pour Mme Meloni. Cette année aussi, les marges de manœuvre sont étroites et à cela il faut ajouter le Spread, à un niveau qui ne suscite pas encore d’inquiétudes mais qui conditionne néanmoins les comptes publics. Comment la Présidente du Conseil parviendra-t-elle à transformer en termes de popularité ce choix de prudence ? C’est cette même prudence budgétaire qui a été l’autel sur lequel la gauche a sacrifié sa popularité. Cette épreuve du feu concerne maintenant la droite. Il sera difficile de décliner l’identité de droite avec les mécanismes européens et la réalité des marchés. Il s’agit d’une opération compliquée. Il est alors facile d’imaginer le déclenchement d’une chasse aux coupables : le fonds pour la rénovation énergétique des bâtiments voulu par Giuseppe Conte ou les règles européennes. » 

COULISSES, La Repubblica, d’E. Lauria, « Giorgia Meloni sermonne Matteo Salvini, ‘’il faut du sérieux, arrêtons la course à la popularité.’’ » : « Cette fois, Giorgia Meloni ne se limite pas à parer le coup invoquant le manque de ressources mais fait immédiatement barrage aux requêtes de ceux qui sont déjà en campagne électorale. ‘’Notre but ne doit pas être de courir après la popularité dans les sondages, mais d’obtenir des résultats concrets’’ rappelle Giorgia Meloni en Conseil des ministres. Son auditoire sait bien que ce rappel s’adresse, en premier lieu, à Matteo Salvini. Ce dernier ne répond pas et garde le silence. C’est dans ce climat de tension palpable que Meloni prononce son discours qui sonne comme un avertissement : ‘’je remercie le ministre Giorgetti qui a dressé pour nous la situation des comptes publics. Une situation difficile, pas seulement à cause de la conjoncture économique actuelle mais aussi à cause de la gestion des ressources publiques dont nous avons hérité, notamment du dernier gouvernement de Giuseppe Conte’’. C’est une nouvelle attaque à la gestion budgétaire du Mouvement 5 Etoiles, notamment avec le fonds pour la rénovation énergétique des bâtiments qui aura augmenté d’un point le rapport déficit/PIB pour 2023. ‘’Nos marges sont très serrées mais nous devons démontrer à nouveau que nous sommes une nation crédible et solide’’ dit la Présidente du Conseil aux ministres. L’objectif est de ‘’concentrer les ressources sur les mesures qui assurent d’importantes retombées en termes de croissance et qui incarnent le mieux notre vision du monde : investissements et infrastructures (grâce aussi au PNRR), hausse des salaires et des retraites les plus faibles, soutien à la natalité et à la famille, renforcement du système sanitaire et renouvellement des contrats dans le secteur public. […] Gouverner c’est faire des choix et fixer des priorités’’. Un message adressé à ceux qui tentent d’arracher des fonds dans le cadre de la Loi de Finances, comme Salvini qui veut faire passer un premier financement pour le Pont sur le détroit de Messine pour un lancement des chantiers l’été prochain. Cela fait partie de sa campagne électorale ‘’enflammée’’ pour les européennes et dès lundi prochain jusqu’à juin 2024 il se lancera dans un tour de toutes les régions d’Italie pour inaugurer ou lancer de nouveaux grands chantiers publics. Une initiative qui commencera à Bolzano et intitulée ‘’l’Italie des oui’’. La Présidente du Conseil s’agace de cette attitude, convaincue que son numéro 2 spécule sur l’activité du gouvernement, en particulier sur les migrants, pour soustraire des voix à Fratelli d’Italia. D’ailleurs, le chef de groupe du parti et proche de Meloni Tommaso Foti a écarté la possibilité de lancer en 2024 la construction du pont sur le détroit de Messine. Les mesures lancées par Salvini telles que l’amnistie pour les fraudeurs fiscaux et la régularisation des constructions illégales agacent aussi la Présidente du Conseil, d’où son appel au ‘’bon sens et à des choix sérieux’’. Mais le message vaut également pour Antonio Tajani qui a annoncé, avant même le Conseil des ministres, le passage de plusieurs mesures de Forza Italia comme la hausse des retraites minimum de 600 à 700€. Des propositions qui ont déjà été pour la plupart écartées. Giorgia Meloni devra donc mener à bien la Loi de Finances sans que sa baisse dans les sondages, déjà amorcée, ne s’accentue davantage. Mais ce ne sont pas les données annoncées par la note de mise à jour du budget qui feront retomber les tensions. » 

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, R. Frignani : « Plus d'expulsions, une meilleure protection pour les femmes. Meloni : un renvoi dans leurs pays pour ceux qui mentent sur leur âge » : « Une protection totale pour toutes les femmes migrantes, et non plus seulement pour les femmes enceintes et/ou les enfants mineurs, qui auront accès aux structures d'accueil les plus performantes. C'est la principale nouveauté introduite par le nouveau décret d'urgence sur l'immigration et la sécurité adopté hier soir par le Conseil des ministres. En attendant les données officielles du Viminal sur les demandes de protection internationale présentées en 2023, il faut souligner l'augmentation de 73 % en 2022 par rapport à l'année précédente des demandes présentées par les femmes qui ont débarqué sur les côtes italiennes : 16.328 contre 9.446. La tendance de ces derniers mois devrait être encore plus importante. Parmi les autres mesures contenues dans les onze articles du décret figurent également les nouveaux critères d'expulsion rapide de ceux qui, déjà munis d'un ordre de l'autorité les obligeant à quitter le territoire national, présentent une autre demande de protection internationale afin de bloquer leur rapatriement, et de ceux qui se font passer pour mineurs lorsqu'ils arrivent en Italie, en mentant sur leur âge réel. ‘’ Dans l’attente des conclusions des examens médicaux sur l'âge, en cas d'afflux important et d'indisponibilité des structures d'accueil, le préfet pourra ordonner le séjour temporaire du supposé mineur, pour une période ne dépassant pas 90 jours" dans des centres ordinaires, avec un "traitement différent" de celui des adultes, a expliqué le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi. Toujours sur le front de la lutte contre l'immigration irrégulière, les effectifs des forces de l'ordre dans les ambassades et les consulats seront augmentés (une vingtaine de policiers) afin de rendre plus incisifs les contrôles sur la délivrance des visas d'entrée dans notre pays. Une mesure qui intervient quelques semaines après l'annonce par la Farnesina d'enquêtes dans certains sièges diplomatiques en Italie (Sri Lanka, Bangladesh et Pakistan). Le décret prévoit notamment des mesures de soutien aux municipalités "touchées par des arrivées massives et rapprochées de migrants" et l'augmentation de 400 unités de contrôle territorial dans le cadre de l'opération "Strade Sicure" : des soldats de l'armée seront déployés pour patrouiller surtout dans les gares. La Présidente du Conseil Meloni relance les nouvelles mesures sur Facebook : "Nous accélérons les expulsions des immigrés clandestins dangereux, nous introduisons une protection complète pour toutes les femmes et maintenons celle des mineurs, mais avec de nouvelles règles, il ne sera plus possible de mentir sur l'âge réel". » 

ARTICLE, Foglio, « Fidanza [chef délégation FdI au Parlement européen] explique la ‘souveraineté pragmatique’ entre Meloni  et Macron » : « "J'espère que la rencontre entre Meloni et Macron, que je considère comme positive, marque l'entrée dans une nouvelle phase : il faut maintenant passer des paroles aux actes. Il est temps de s'éloigner des positions instrumentales et de faire prévaloir des solutions concrètes. En France, jusqu'à hier, les slogans de propagande ont prévalu". Nous avons demandé au chef de la délégation de Fratelli d'Italia au Parlement européen, Carlo Fidanza, si la rencontre, mardi dernier, au Palais Chigi était signe d'une nouvelle entente entre G. Meloni et E. Macron. Se pourrait-il qu’ils y arrivent tout en poursuivant leurs intérêts nationaux légitimes ? "Nous avons reçu des assurances de Paris. Nous devons maintenant nous concentrer sur l'urgence d'arrêter les départs ; arrêter les mouvements primaires est le seul moyen d'éviter les mouvements secondaires, qui inquiètent tant la France. Tout comme nous devons conclure et respecter les accords avec les pays d'Afrique du Nord. Sans parler de l'investissement commun sur le plan Mattei. Je crois que la France a des intérêts convergents avec les nôtres, bien qu'avec les spécificités d'un enracinement historique, et à bien des égards, controversé, en Afrique. Ce que nous vivons à Vintimille, ils le vivent à la frontière avec le Royaume-Uni". L'impression, même au sein du gouvernement, est qu'un peu de souveraineté pragmatique pour vendre ce nouveau partenariat avec l'Elysée ne nuit pas. Bref, quoi qu'en dise Matteo Salvini, Macron est-il souverainiste ? "Mais en Europe, presque tout le monde est souverainiste, ils font les intérêts de leur pays. Il n'y a que chez nous que ce terme est perçu comme offensant", répond Fidanza. Les convergences ne s'arrêtent toutefois pas à l'immigration. Car ‘’même sur la question de l'autonomie stratégique européenne, ainsi que sur la réforme du pacte de stabilité, nous avons des positions similaires à celles de Macron. Et puis, bon sang, sur d'autres sujets, nous sommes très éloignés", ajoute le député européen. Fidanza, au sujet des relations internationales, n'ignore pas les déclarations du secrétaire adjoint de la Ligue, Andrea Crippa, selon lesquelles "l'Allemagne voudrait faire tomber le gouvernement Meloni. Il y a 80 ans, elle utilisait des chars d'assaut, aujourd'hui des immigrés clandestins". ‘’Il est préférable d'éviter les parallèles avec les périodes tragiques du passé. La lettre que le Premier ministre Meloni a adressée au chancelier Scholz est certainement plus utile. Croyez-vous à la conspiration des "pouvoirs forts" contre le gouvernement ? "Dans le cas de l'accord avec la Tunisie, il n'y a pas de complot, mais la simple constatation que ce sont surtout les socialistes, avec Borrell, qui l'ont saboté. Il est clair que ce sont des positions qui vont à l'encontre du gouvernement italien, mais aussi contre la présidente von der Leyen’’. En route pour les élections européennes. Réussirez-vous vraiment à conclure l'accord entre les conservateurs et les populaires ? "Notre objectif est de changer de majorité. Cette Commission a eu une approche trop idéologique, notamment sur la transition énergétique", explique M. Fidanza. "Qui en fera partie ? C'est une discussion trop prématurée. La seule chose certaine est que nous excluons tout accord avec les socialistes’’. Et avec Macron, aurez-vous une relation privilégiée ? "Comme je l'ai déjà dit, sur certains sujets, nous pouvons dialoguer. Déjà au cours de cette législature, nous avons souvent voté avec des alignements transversaux, y compris avec Renew Europe. Le résultat est que les partis qui, dans leur pays, se font la guerre, essaient à Strasbourg de collaborer sur des choses concrètes. Mais penser à une alliance politique stable me semble inapproprié et prématuré". » 

PREMIER PLAN, La Repubblica, de T. Ciriaco et A. Ginori, « Sur les migrants, la Présidente du Conseil demande l’aide du Sud de l’Europe avec un plan en 4 points » : « ‘’Il n’est pas envisageable d’avoir des solutions du jour au lendemain, mais nous devons travailler sans relâche afin d’obtenir des avancées le plus vite possible’’ : c’est le message amer que Giorgia Meloni a adressé dans une lettre aux pays méditerranéens à l’occasion du forum Med9. L’énième cri d’alerte par lequel le gouvernement italien tente de réagir à la crise migratoire. L’exécutif tente de rassembler autour des principes du plan pour l’Afrique annoncé à Lampedusa par Ursula von der Leyen. L’objectif politique de la Présidence italienne du Conseil est de faire signer aux neufs leaders des pays du Sud un nouveau document – une version réduite du plan Ursula ne comprend que certains des points présentés par la Présidente de la Commission européenne – avant de le soumettre aux 27 lors du Sommet de Grenade le 6 octobre puis à Bruxelles les 26 et 27. La mission navale conjointe, sorte de ‘’Sophia bis’’ évoquée il y a quelques semaines par la Présidente italienne du Conseil, ne devrait pas apparaitre dans le document que prépare Rome pour le Med9 à Malte, de même que le fameux plan Mattei dont personne ne connait encore vraiment le détail. Dans sa lettre, Giorgia Meloni appelle à prendre acte de l’urgence les ‘’Med9’’, dirigés pour la plupart par des socialistes ou des libéraux, qui sont bien plus disposés à l’écouter elle que ses alliés souverainistes d’Europe de l’Est. ‘’Les flux migratoires massifs rendent essentiels l’accélération de la stratégie multidimensionnelle établie lors du Conseil européen en février dernier’’ en identifiant des ‘’solutions structurelles’’ telles que des ‘’partenariats vertueux avec les pays d’origine et de transit’’ et la ‘’lutte contre les odieux trafiquants d’êtres humains […] dans le cadre d’une collaboration renforcée avec l’ONU et l’OIM’’. Des opérations complexes et sur le long terme qui demande, comme l’a rappelé Emmanuel Macron à Meloni, beaucoup de patience. De même que pour le Pacte sur l’immigration et l’asile qui a obtenu hier le feu vert du chancelier allemand Olaf Scholz malgré les résistances internes. La Présidente du Conseil sait bien que le pacte UE-Tunisie n’a encore rien de certain et entend évoquer ce sujet également à Malte. Les quatre points clefs du plan devant faire l’objet d’un accord des Med9 sont donc : les partenariats européens avec les pays d’origine, le renforcement des contrôles en mer (sans toutefois parler de mission navale conjointe), les hotspot dans les zones d’arrivées afin de procéder aux premiers contrôles et redistribuer sur base volontaire vers d’autres pays membres les réfugiés éligibles à l’asile, et enfin la collaboration des pays membres pour fournir des unités d’entrainements et des moyens et la Tunisie et, peut-être, à la Libye. » 

ARTICLE, Sole 24 Ore, B. Romano « La mission navale s’invite à la réunion à Bruxelles. Berlin fait des concessions sur le Pacte européen » : « Malgré les tensions entre les Etats membres avec le renforcement de contrôles aux frontières, c’est une communauté d’intérêts qui semble prévaloir au sujet de l’urgence migratoire. Depuis Berlin, les médias expliquaient hier que l’Allemagne serait maintenant prête à adopter le projet de règlement des migrants proposé par la Commission. Avec le vote favorable de l’Allemagne, c’est la minorité faisant barrage (Pologne, Hongrie, Autriche et République Tchèque) qui pourrait être surmontée. Il pourrait ainsi y avoir dès aujourd’hui un premier accord de principe de la part des ministres de l’Intérieur européens. Le texte devra ensuite être négocié avec le Parlement. Toujours les ministres de l’intérieur devraient discuter des 10 points présentés par la Commission afin de faire face aux arrivées des migrants depuis la Méditerranée centrale. Parmi les solutions, devrait figurer aussi une mission navale en Sicile. Les chefs d’Etat et de gouvernement qui se rencontreront à Grenade devraient également évoquer le dossier. La guerre en Ukraine et ses retombées ont créé une nouvelle cohésion entre les Etats. » 

ARTICLE, Messagero, R. Razzante, « Fake news : une triste première place pour l’Italie. 33 % des fausses informations sont concentrées sur les réseaux italiens. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

La Postbank ferme le compte du co-président de l'AfD Tino Chrupalla.

AfD.jpg

Allemagne. Le co-président de l’AfD Tino Chrupalla voit son compte à la Postbank (banque de la Poste) être fermé à cause de son appartenance politique.

27/09/2023

Bade-Wurtemberg : les patriotes de l'AfD sont donnés à 20 %.

AfD.jpg

Allemagne. Bade-Wurtemberg. Les patriotes de l'AfD sont donnés à 20 % en vue des élections du printemps 2026 pour le Parlement du Bade-Wurtemberg.

AfD 2.png

Grüne : écologistes

CDU : démocratez-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

FDP : libéraux

AfD : patriotes

Sonstige : autres

Marine Le Pen a rencontré, à Budapest, Viktor Orbán.

RN.png

Fidesz.png

France et Hongrie. Marine Le Pen (Rassemblement national) a rencontré, à Budapest, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán (Fidesz).

Marine.jpeg

Marine Le Pen et Viktor Orbán

"La Ligue attaque l'Allemagne : "Ils nous ont envahis avec des armes, maintenant, ils le font avec des migrants.""

FI-AN.jpg

Ligue.jpg

Italie. Revue de presse.

A la une de la presse, les obsèques de Giorgio Napolitano : « Le dernier hommage à Giorgio Napolitano » (Corriere, Repubblica, Stampa, Messaggero, Sole). Également « la rencontre entre Meloni et Macron [au Palais Chigi] : un plan européen pour les migrants » (Corriere della Sera), « Meloni voit Macron ; un plan pour l'Afrique » (La Stampa). Le nouveau décret prévu sur l'immigration : « Migrants, ceux qui mentent sur leur âge seront rapatriés » (Il Messaggero), la « Loi de finances : le défi lancé à l’Europe [malgré les indications de Bruxelles sur la dette] » (La Repubblica), « Le rapport Eurostat : le déficit à 5,3% et le PIB baisse à 0,8% » (Sole 24 Ore). 

Les JT couvrent essentiellement le séisme survenu cette nuit près de Naples, le nouveau décret sur les migrants prévu en conseil des ministres, la rencontre entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron au Palais Chigi et les obsèques de Giorgio Napolitano. 

ARTICLE, Repubblica, A. Zinniti : « Décret sécurité : les mineurs migrants dans les centres avec les adultes, des expulsions plus faciles » : « Ces milliers d'adolescents qui débarquent seuls en Italie après des années de voyage éprouvant sont désormais dans la ligne de mire du gouvernement. Quatrième mesure en neuf mois en matière d'immigration, le nouveau décret qui sera approuvé aujourd'hui par le Conseil des ministres élimine brutalement certaines garanties jusqu'alors considérées comme intouchables, à commencer par la présomption de minorité, jusqu'au droit d'être accueilli dans des structures dédiées. Désormais, pour les jeunes entre 16 et 18 ans qui arrivent en Italie, les choses vont se compliquer. Une simple déclaration de minorité ne suffira plus pour intégrer le circuit dédié, il faudra soit prouver (documents en main - qu'aucun d'entre eux ne peut produire) l’âge réel, soit subir des tests médico-scientifiques approfondis. Et pour ceux qui seront pris en flagrant délit de mensonge, ce sera l'expulsion immédiate. Le gouvernement supprime également un autre droit qui jusqu'à présent n'avait jamais été remis en question, celui pour les mineurs d'être accueillis dans des centres d'accueil qui leur sont dédiés. En cas d'épuisement des places - précise le nouveau décret - les mineurs âgés de 16 à 18 ans pourront être hébergés dans des centres pour adultes pendant une période de trois mois. L'intention du gouvernement de ne pas investir un seul euro dans l'accueil digne des personnes qui arrivent est confirmée par l'article du décret qui permet d'héberger dans les centres deux fois plus de personnes que la capacité d'accueil autorisée. Seules les catégories dites vulnérables et désormais toutes les femmes, et non seulement celles qui sont enceintes, seront épargnées. Le décret prévoit aussi l'expulsion des migrants considérés socialement dangereux, même si titulaires d'un permis de séjour de longue durée ou s’il s’agit d'un demandeur d'asile en attente de jugement ou faisant l'objet de mesures préventives. Un article du décret vise aussi à réduire le nombre des demandes d'asile : il prévoit qu'un migrant qui ne se présente pas au rendez-vous fixé pour sa demande d'asile verra celle-ci annulée. Il est également prévu de renforcer les contrôles dans les ambassades et les consulats pour l'octroi de visas d'entrée, ainsi que 20 millions d'euros par an pour la police et les pompiers et 400 unités supplémentaires pour renforcer l'opération "Strade sicure". Ce nouveau durcissement des normes sur les migrants indigne les oppositions, qui dénoncent une nouvelle mesure punitive et sécuritaire. Sandra Zampa, signataire de la loi sur les mineurs qui est en cours de démantèlement, déclare : "Décider que des mineurs peuvent être accueillis dans la promiscuité avec des adultes, c'est recommencer le travail depuis le début, quand, dans le chaos général, des mineurs non accompagnés ont disparu, ont été recrutés par des organisations criminelles, exploités sexuellement ou recrutés pour le travail au noir". » 

ARTICLE, Repubblica, A. Fraschilla, T. Mastrobuoni : « La Ligue attaque l'Allemagne : "Ils nous ont envahis avec des armes, maintenant, ils le font avec des migrants" » : « La Ligue de Matteo Salvini, principal allié de la Présidente du Conseil Giorgia Meloni, continue d’attaquer l'Allemagne sur l'immigration. En faisant monter la tension à la veille de sommets internationaux très délicats pour l'Italie : la réunion à Bruxelles des ministres de l'Intérieur européens sur le thème des migrants ; la bilatérale [jeudi] entre les ministres des Affaires étrangères, Antonio Tajani (Forza Italia) et Annalena Baerbock. Les politiques de la Ligue attaquent sur le financement par l'Allemagne d'ONG et d'organisations à but non-lucratif qui secourent et accueillent les migrants en Italie depuis des années. Meloni s'est également plainte, en envoyant une lettre agacée au chancelier Olaf Scholz. Le secrétaire adjoint de la Ligue, Andrea Crippa, monte d’un cran et va jusqu'à dire qu'"il y a 80 ans, l'Allemagne a essayé de conquérir l'Europe en l'envahissant, aujourd'hui, elle appuie l'invasion des migrants contre les gouvernements de centre-droit qu'elle n'aime pas". Une comparaison déplacée qui met l'État nazi sur le même plan que l'actuel État démocratique à Berlin : "Ils essaient de déstabiliser le gouvernement en finançant des ONG pour nous envahir d'immigrants illégaux et faire tomber la popularité du centre-droit en Italie", a déclaré Crippa à Affaritaliani.it. Ces phrases déclenchent la polémique le jour même de la participation du président allemand Steinmeier aux obsèques laïques de Giorgio Napolitano. Le secrétaire de la Ligue et vice-président du Conseil Matteo Salvini en rajoute une couche : "J'attends du respect de la part de l'Europe et des autres pays européens. Si les ONG allemandes amènent des migrants en Allemagne, il n’y a pas de sujet, mais si elles les laissent en Italie, c'est un problème. De même pour l'Espagne : on me fait un procès pour avoir arrêté le bateau d'une ONG espagnole". À Berlin, on rejette également la thèse de l'effet d’attraction qui serait lié à la présence des bateaux d’ONG et encourageraient les migrants à partir : il n'existe aucune preuve scientifique à cet égard. Enfin, l'alternative aux sauvetages, ce sont les morts en mer. "Et l'Italie le sait très bien", affirme-t-on à Berlin. » 

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de M. Galluzzo, « Le ‘’pacte’’ Meloni-Macron pour une action commune sur le dossier des migrants » : « Un projet mené à l’échelle européenne, avec l’engagement de l’ensemble des 27 pays membres, concernant en premier lieu les pays d’Afrique méditerranéenne et subsaharienne. Un projet basé sur des accords passés notamment par Bruxelles et qui transforme sur le moyen terme l’immigration illégale en un bassin de formation professionnelle pour des centaines de milliers de migrants qui souhaitent venir travailler légalement en Europe. Plus facile à dire qu’à faire, surtout lorsque les résistances, politiques et financières, de plusieurs pays membres restent difficile à faire tomber. C’est pourtant ce dont ont entre autres parlé hier au Palais Chigi, en tête à tête pendant 90 minutes, Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, d’après des sources à la fois proches de l’Elysée et de la Présidence italienne du Conseil. Une rencontre presque surprise, qui fait suite aux propos du Président français il y a quelques jours : ‘’je veux aider l’Italie’’, qui ‘’joue son rôle en tant que premier port sûr’’ de l’UE. Sur le même modèle qu’avec les Anglais à Calais, Macron veut travailler avec l’Italie pour ‘’démanteler le réseau des passeurs’’ : embarcations, moyens de transports, réseaux de complicité. Des objectifs très ambitieux qui intéressent évidemment beaucoup la Présidente du Conseil italienne. Les forces de l’ordre italiennes affirment que l’Italie n’a jamais cessé (bien qu’avec une grande prudence) de mener une série d’actions sur les côtes africaines, en particulier libyennes, bien qu’avec la plus grande discrétion, afin d’affaiblir les passeurs, leur flotte, et leurs ressources financières. Les deux plans lutte contre les trafiquants et construction sur le moyen terme d’un programme européen pour l’Afrique – sera à nouveau évoqué dès vendredi prochain à l’occasion du Sommet Euromed qui se tiendra à Malte puis lors du Conseil européen informel à Grenade. Très peu d’informations ont filtré officiellement de l’échange d’hier, qualifié par un communiqué du Palais Chigi de ‘’long et cordial’’, mais l’on sait que les priorités économiques de l’UE ont également été évoquées. Ursula von der Leyen, qui a travaillé avec Meloni à un plan financier d’aide à la Tunisie et qui se trouvait hier à Prague pour rencontrer le Premier ministre Tchèque, a elle aussi parlé d’immigration, ‘’un phénomène qui concerne toute l’Europe et nécessite une réponse européenne, nous voulons soutenir les pays membres pour une gestion efficace et humaine de l’immigration’’. Elle entend tenir compte des exigences et des requêtes spécifiques de chaque pays membre, notamment sur le plan financier. ‘’Nous avons pour ce faire proposé une augmentation très ciblée de 15 milliards d’euros pour aider les pays membres à gérer l’immigration, nous sommes ouverts à la discussion mais tout dépendra de notre capacité à revoir le budget de l’UE’’. »

Macron Meloni.jpg

Giorgia Meloni et Emmanuel Macron

COULISSES, Corriere della Sera, de M. Guerzoni, “La Présidente du Conseil et la stratégie des alliances variables, qui répond à Salvini sur le ‘’front intérieur’’ » : « Les images de Giorgia Meloni et Emmanuel Macron, parcourant à pied le trajet qui sépare la Chambre des Députés de la Présidence du Conseil, parlant et faisant des gestes, représente pour la Présidente du Conseil la preuve en image qu’elle n’est pas isolée sur la scène européenne. A l’issue du face-à-face informel avec le président français, la leader de la droite italienne est pour le moins satisfaite (‘’la rencontre s’est très bien passée’’, dit-elle) et elle est convaincue de pouvoir faire équipe avec le chef de l’Elysée afin de débloquer le dossier migratoire. Mais l’entente avec Macron, bien que précieuse, n’est qu’une partie de la stratégie pour ‘’gagner de plus en plus de poids dans les équilibres de Bruxelles’’, de même que la bonne entente avec la Présidente de la Commission européenne, importante sur les questions migratoires et décisive sur le plan économique. Pour Giorgia Meloni, l’Italie ‘’est centrale’’, si bien que s’il y a un problème avec la France ‘’Scholz s’enquiert aussitôt de la situation’’ et lorsqu’il y a des tensions avec l’Allemagne, voilà que Macron ‘’appelle et s’informe’’. L’impression est que la Présidence italienne du Conseil tente de rompre l’entente historique entre Paris et Berlin et ceux qui échangent avec elle ne démentent pas que la stratégie de Meloni en Europe soit de ‘’dialoguer avec tous les pays et construire au cas par cas des alliances variables selon les intérêts nationaux’’. Si ses adversaires la décrivent comme ‘’isolée’’, elle est certaine qu’avec les élections de juin l’Italie sera de plus en plus au centre de l’UE : ‘’nous ferons un bon score, nous serons indispensables et nous compterons pour les décisions’’. Suite à la rencontre avec Macron, Meloni est convaincue d’avoir balayé les nombreuses tensions accumulées entre Rome et Paris au cours des premiers mois du gouvernement. La coopération a été renforcée, au point que les relations difficiles avec Berlin ont été évoquées par la Présidente du Conseil : ‘’il n’y a pas de rupture mais je ne pouvais pas ne pas envoyer cette lettre’’ mais Meloni est consciente que l’Allemagne, tout comme l’Italie et la France, ‘’est en campagne électorale et que cela complique les relations, aussi bien en Europe qu’en interne’’. Pour sa part, le ‘’problème interne’’ est bien identifié : tous les jours Matteo Salvini lance une nouvelle attaque qui, même lorsqu’elle s’adresse à Berlin, vise la Présidence italienne du Conseil. Autant de déclarations et de gestes disruptifs qui, même s’ils sont inévitables en période électorale, ne doivent pas dépasser une certaine limite au risque de mettre en cause la stabilité du gouvernement. Acculée par Salivini, Meloni a bien conscience que pour tenir jusqu’aux élections de juin, elle va devoir trouver le moyen de freiner les arrivées clandestines de migrants. D’où la question des patrouilles conjointes des ports tunisiens et le renforcement des contrôles de Frontex sur l’entrée des migrants en Tunisie, évoquée avec Macron. » 

PREMIER PLAN, La Repubblica, de T. Ciriaco et A. Ginori, « Meloni rencontre Macron, coup de froid sur le plan Mattei, Rome se contente de l’aide sur la Tunisie » : « Giorgia Meloni et Emmanuel Macron marchent côte à côte, se dirigeant vers la Présidence du Conseil. Leur tête-à-tête dure une heure et demie, sans délégations. Un événement qui n’allait pas de soi et qui suffit à relancer la propagande de Giorgia Meloni sur l'amitié retrouvée entre les deux adversaires. Dans la soirée, pourtant, des sources proches de l’Elysée rétablissent un peu de réalisme politique, décevant un peu la droite italienne. Les deux leaders, apprend-on auprès de Paris, ont discuté de la nécessité de trouver une solution européenne à la question migratoire. Européenne, pas italienne. Cela signifie que le plan Mattei – mis au point par la Présidence italienne du Conseil sans trop impliquer la Farnesina - ne convainc pas la France. Le message que le Président français a voulu faire passer à son homologue italienne est le suivant : ‘’il faut de la cohérence et un travail de long terme’’. En d'autres termes, on ne peut pas jongler entre extrémisme et raisonnable, on ne peut pas imaginer résoudre un des grands défis de ce siècle avec deux ou trois slogans de campagne. L’entourage le plus proche du Président français explique que c'est Meloni qui a changé d'avis, abandonnant les slogans souverainistes pour négocier au niveau européen une entente entre partenaires. De son côté Emmanuel Macron venait tout juste de rencontrer le pape François à Marseille, dont le point culminant du discours portait sur un appel à l'accueil [des migrants] et à une solution européenne commune. D’après les deux entourages des leaders italiens et français, c’est le réalisme qui a dominé l’échange. Cela passe notamment par la possibilité de s’afficher côte à côte, ce qui n’était pas forcément acceptable auparavant. Meloni a tout simplement besoin de cet appui : il est impossible de gérer seule une situation de cette ampleur. Macron, quant à lui, cherche à prendre l’avantage, notamment électoral : si Meloni renonce à la chasse aux ONG et aux expulsions, cela marquera l'échec des politiques souverainistes prônées par l'ennemie jurée de Macron, Marine Le Pen. Une crainte partagée par Rome également et incarnée par Salvini. C’est le dossier migratoire qui domine évidemment la rencontre. Meloni insiste pour que la discussion sur le plan Mattei soit lancée dès l'Euromed à Malte le 29 septembre, puis à Grenade le 6 octobre. Macron accepte la discussion, notamment parce que l'Italie a cessé d'insister sur la chasse aux ONG et les renvois. Un scénario idéal, car l'Elysée peut ainsi émettre un signal de "fermeté" en interne, sans céder de terrain à la droite. Sur certains points, en revanche, il n'y a pas d'accord. Paris, par exemple, n'apprécie pas la politique italienne en matière d'investissements en Afrique, car elle ne veut pas céder trop de terrain à ENI. Macron se montre sceptique également quant à une nouvelle mission Sophia. A l’inverse, dès le sommet à Malte, le président français a promis de s'associer aux efforts de l'Italie auprès de la Tunisie pour faire respecter les accords négociés (et non respectés à ce jour). Macron demande à Rome de l'aider au sujet du Niger. Un engagement commun pour de nouveaux accords avec certains pays africains sur les rapatriements est également possible. Enfin, Macron suggère à Meloni - peut-être avec une once de malice - d'intercéder à nouveau auprès de la Pologne, de la Hongrie et de la République Tchèque afin de débloquer l’approbation du Pacte sur l'asile et l'immigration. Mais tous ces projets ne seront pas réalisables si facilement, ce n'est que le début d'un long chemin, difficile à concilier avec l’empressement de Meloni à sortir d’un certain isolement. Le Président français appelle également à éviter les disputes et rappelle qu’aucun accord n’est envisageable sans Berlin. Du reste, l'Elysée n'acceptera jamais d'affaiblir son lien historique avec l’Allemagne, même en cas d’intérêts convergents avec Rome. A la fin de la rencontre, Giorgia Meloni trouve même le temps d’évoquer son projet de réforme constitutionnelle, qui tend à la stabilité du modèle français. Malgré la promesse de s’entretenir à nouveau rapidement, Meloni n’oublie par le geste de Macron qui, lors des funérailles de Napolitano, a salué de loin Mario Draghi, lui faisant signe de se téléphoner prochainement. Une autre inquiétude pour la Présidence italienne du Conseil. » 

ARTICLE, Sole 24 Ore, B. Fiammeri « La rencontre entre Meloni et Macron : il faut une solution européenne au phénomène migratoire » : « Le communiqué diffusé par Paris confirme que ‘’il y a la nécessité de trouver une solution européenne à la question migratoire’’. Voici donc les paroles transmises par l’Elysée à l’issue de la rencontre entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron. Une heure et demie de rencontre ‘’longue et cordiale’’. Les tensions du passé sur la frontière à Vintimille semblent être mises de côté. Macron et Meloni cherchent une stratégie sur les migrants, mais aussi sur le front économique, à partir du nouveau Pacte de Stabilité. L’Italie ne peut être laissée seule, avait dit le chef de l’Elysée il y a quelques jours, qui semble vouloir tenir sa promesse. Meloni cherche des alliés pour un engagement majeur en Afrique de la part de l’Europe, y compris du point de vue financier, à commencer par le mémorandum signé avec la Tunisie. C’est une approche qui n’a pas un caractère d’urgence mais structurel, selon Rome. La conviction est que la situation semble être destinée à empirer. Macron et Meloni craignent ce scénario. Entretemps, Marine Le Pen critique le président et le gouvernement de ne pas être en mesure d’arrêter les migrants irréguliers. C’est le vent électoral qui souffle en vue du rendez-vous de septembre prochain. Cela vaut à Paris comme à Rome. » 

ARTICLE, Il Foglio, S. Canettieri « Meloni, Macron et le court-circuit lepéniste » : « Au moment où Macron et Meloni s’entretenaient au Palais Chigi, le ministre de l’Intérieur Darmanin soutenait à l’Assemblée Nationale la vision migratoire de Mme Meloni basée sur une solution européenne. Ce qui a provoqué la vive réaction de Marine Le Pen. Quelques minutes plus tôt, un des parlementaires du RN avait fait l’éloge de la politique de Salvini basée sur les ports fermés alors qu’il était ministre de l’Intérieur. C’est donc un court-circuit au sein de la droite souverainiste auquel on assiste et qui marque bien la journée d’hier. Une journée marquée aussi par l’entente retrouvée entre la France et l’Italie. Dans le contexte actuel, le soutien de la France est indispensable, notamment après la lettre de Meloni adressée au Chancelier allemand au sujet des financements des ONG. C’est comme si Mme Meloni avait deux casseroles au feu en même temps et que l’on pourrait résumer en ‘’souverainisme pragmatique’’. Voici donc la fille venant du quartier de la Garbatella [à Rome] avec le meilleur produit de l’ENA assis sur le même canapé au Palais Chigi. Dans les intentions de Macron il y a aussi une volonté de « réparer » la rupture entre Rome et Berlin. Que ce soit sur la migration ou les thématiques économiques, l’Italie a besoin de l’Europe et d’alliés sur lesquels pouvoir compter, à commencer par le cher (ex-) ennemi Macron. » 

COMMENTAIRE, La Repubblica, P. Benassi « L’erreur du bras-de-fer » : « Dans nos relations avec Berlin et Paris, notamment en domaine européen, l’actualité et les impulsions du moment prévalent souvent sur la nécessité d’une analyse plus large. Le résultat qu’il en découle est une tendance à nous retrancher dans un périmètre d’un récit se réduisant à la dichotomie ‘’allié ou adversaire’’. La photo d’hier a vu Berlin au centre de nos polémiques et Paris dans une position apparemment plus conciliante. Les dynamiques à Bruxelles devraient plutôt nous suggérer que, selon certains dossiers, Paris ou Berlin s’éloignent ou se rapprochent de nous. En politique internationale, il y a plusieurs points en commun avec l’Allemagne, exception faite de la question du siège permanent à l’ONU qu’elle souhaite, chose qui est inacceptable pour nous. En revanche, Paris a assumé des positions souvent opposées à celles de l’Italie, à commencer par l’intervention armée en Libye. Sur les questions économiques et financières, nous savons que Paris partage avec nous une certaine vision, comme par exemple sur les négociations autour du Pacte de Stabilité. Même chose pour les politiques environnementales, Rome et Paris partagent une vision plus pragmatique par rapport à Berlin. Enfin, concernant l’adoption du Next Generation, c’est l’action politique et diplomatique qui a débloqué les choses. Certainement pas le bras-de-fer. C’est une leçon dont il faudra se souvenir dans la perspective d’autres négociations. » 

COMMENTAIRE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « Rome, Berlin, Paris : les géométries variables de Salvini » : « ll y a une triangulation bien claire du côté du Palais Chigi. Hier, le Président français était avec Mme Meloni pour trouver ‘’une solution européenne’’. Par conséquent la Ligue, le jour où elle ne pouvait pas attaquer Paris, s’est retournée contre l’Allemagne avec des déclarations au bord de la rupture diplomatique. Cette pique venant du parti de Salvini détériore l’ambiance et renforce l’impression que l’on veuille torpiller la tentative de Meloni de construire une solution européenne dont parlait hier Macron. Le fait est que si on allait effectivement dans cette direction, Salvini n’aurait plus d’arguments pour tenter de remonter dans les sondages. Il a besoin des débarquements, des caméras pointées sur Lampedusa afin de donner de la consistance à sa figure politique. Le fait est que Salvini et Meloni n’ont plus les mêmes adversaires, comme jadis, et ne se retrouvent plus du même côté de la barricade. Il s’ensuit que le front se déplace en dehors des frontières. » 

ARTICLE, Andrea Basse, « Nadef : Une baisse des prévisions de PIB, le déficit augmentera de 4% pour faire baisser les charges salariales » : « La Note d’ajustement du document d’économie et de finances (NADEF) devrait tenir compte du ralentissement de l’économie italienne. Mais le gouvernement, afin de confirmer la réduction des cotisations pour les revenus inférieurs à 35 000 euros et d'empêcher la réduction des salaires des employés, serait prêt à creuser le déficit d’au moins 8 à 10 Mds EUR. Si le Ministre de l’économie Giorgetti (Ligue) doit présenter en Conseil des Ministres ce 27 septembre les hypothèses chiffrées, on peut être déjà certain que la croissance de cette année sera sous la barre de 1% fixée en avril ; alors que le déficit augmentera de plus de 5%, notamment pour tenir compte de l’augmentation des dépenses liées au fond pour la rénovation énergétique des bâtiments. La NADEF se concentre également sur les prévisions pour les prochaines années, qui détermine la marge de manœuvre du gouvernement pour le projet de loi de finance. Le PIB « tendanciel », soit la vitesse de marche de l’économie sans intervention gouvernementale, se verra réduire de 1,4% par rapport aux prévisions du Document Économique et Financier (DEF) faites en avril ; ce qui fera augmenter le « déficit tendanciel » de 3,5 à 4%. En conseil des ministres, une proposition pour relever le déficit prévu à 4,3% sera examinée, afin que le gouvernement parvienne à récupérer les 8 à 10 Mds EUR qui servent à couvrir intégralement la baisse des charges salariales – et puisse aborder le projet de loi de finance avec une marge de manœuvre plus importante, ce qui lui permettrait d’ « enterrer » sans efforts la principale mesure économique promise par l’exécutif. Cependant, le chiffre du déficit public, qui devrait passer de 142,1% à 141,4%, devrait rassurer les marchés et les investisseurs. Alors que le déficit augmente, maintenir cette tendance est possible que grâce à la révision du PIB par l’ISTAT, qui a revu à la hausse la croissance de ces dernières années. Les chiffres du spread de ces dix dernières années est sorti hier, et le différenciel s’est conclu à 193 points – contre 186 au début. Alors que s’installe un climat de tension pour les bonds européens (sans que cela touche particulièrement les bonds italien) le rendement du Bpt (Bond Pluriannuel du Trésor) est passé à 4,73% - son niveau de fin 2022. Mi-octobre, la Présidence du conseil et le Trésor doivent présenter à Bruxelles le décret de planification budgétaire – soit l’ossature du projet de loi de finance. Si l’écart d’une dizaine de milliards d’euros de déficit se confirme, il manquera encore 10 à 15 Mds EUR pour financer les mesures promises – la loi de finance est estimée à 20 à 25 Mds EUR. Le vice-ministre de l’économie, Maurizio Leo, cherche à renforcer la baisse des charges salariales, notamment avec une première réduction des taux de l’Irpef. Il y a également la question du régime de pension de retraite, avec la confirmation du « Quota 103 », et une nouvelle mesure concernant un départ anticipé à la retraite des femmes salariées ou indépendant de plus de 60 ans. De plus, un ensemble de mesure pour les familles est en discussion, avec l’augmentation du chèque unique à partir du 2e enfant et un financement en sus pour les dépenses de santé. En matière de couverture financière, un accord préalable de deux ans devrait être trouvé pour les titulaires de la TVA et l’avancement de l’appel d’offre du loto qui pourraient rapporter jusqu’à 1 Mds EUR dans les deux prochaines années. 

ARTICLE, C. Tito, « Le gouvernement veut offrir à l’UE le MES en échange du feu vert pour le dépassement du déficit » : « « La Commission (…) proposera d’engager au printemps 2024 des procédures de déficit excessif sur la base des chiffres de déficit pour 2023. L’Italie devra en tenir compte dans l’exécution du budget 2023 et dans la préparation du décret de planification du budget pour 2024 » - voici la réponse des bureaux de la Commission européenne lorsqu’on les interroge sur intentions du gouvernement italien sur la prochaine loi de finance. Ils évalueront la situation lorsque les chiffres officiels seront annoncés. Cependant, il y a un « mais », qui sonne comme un avertissement déjà consigné dans les recommandations publiées en juillet dernier, et qui statue clairement que les pays ne respectant pas les paramètres du déficit seront immédiatement soumis à une procédure d’infraction. Si les dernières prévisions macroéconomiques pour l’Europe et le monde ont évolué, il n’en demeure pas moins que les négociations entre Rome et Bruxelles sur le projet de loi de finance risquent de démarrer en difficulté. De fait, si les chiffres de la NADEF présentés en conseil des ministres sont confirmés, ils vont nécessairement déclencher l’alarme – le rapport déficit / PIB se rapprochant du seuil des 6% atteint pendant la pandémie, et ceux de l’année prochaine (4,3%) étant tout sauf rassurants. D’ordinaire, la NADEF ne déclenche pas de discussion entre le gouvernement italien et l’exécutif européen – et les premières positions officielles ne devraient pas être rendues publiques avant début novembre. Cependant, les premiers chiffres de la Note d’ajustement semblent bâtis pour pouvoir engager une négociation à la hausse et permettre à Meloni et Giorgetti (le Ministre de l’économie), d’introduire dans la même négociation la ratification du MES et la réforme du Pacte Européen de stabilité. Selon toute probabilité, cette tentative sera rejetée avant même qu’elle n’atteigne la Commission Européenne, comme l’a montré l’avertissement subtil du Ministre de l’économie allemand lors d’une réunion ministérielle européenne, en se vantant du rapport déficit/PIB de 2,5% de son pays soit bien en dessous des 3% fixés officiellement. De plus, le blocage sur le pacte de stabilité ne simplifie pas la situation. De fait, si l’ancien pacte devait être « ressuscité » en janvier, l’Italie se trouverait dans une situation désastreuse, obligée de réduire son déficit d’un vingtième par ans. Si de nouvelles règles devaient entrer en vigueur, Rome devrait également s’accorder avec la Commission pour une procédure corrective rigoureuse. De plus, les recommandations de la Commission de juillet prévoient « une réduction du solde structurel de 0,7% du PIB pour 2024 » alors que la situation devrait s’aggraver d’autant (0,6%). En outre, bien que les prévisions de croissance aient été revue à la baisse, Rome a décidé d’aller à contrecourant de la politique européenne. Enfin, d’après certaines sources, le déficit supplémentaire de 9 Mds EUR sera entièrement dû à la réduction des charges salariales, une mesure plébiscitée par Bruxelles. Cependant, Bruxelles pourrait ne pas donner son accord sur toutes les autres dépenses – et elle pourrait surveiller de près l’implantation de la mesure sur les charges salariales, pour s’assurer de son caractère structurel et non contingent. Il est de fait évident qu’une telle mesure, introduite à quelques mois d’une échéance électorale, prend les traits d’une promesse électorale. Le gouvernement de Meloni semble parier sur le fait que Von der Leyen, qui est en fin de mandat, n’aura pas la force d’imposer des sanctions au printemps, mais que d’ici la fin de l’année, elle peut, en revanche, demander un autre NADEF, peser sur la non-ratification du MES et orienter la réforme du pacte de stabilité. Le bras de fer est sur le point de commencer. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)       

26/09/2023

Allemagne : les patriotes de l'AfD sont donnés premiers chez les 25 à 60 ans.

AfD.jpg

CSU.jpg

Allemagne. Les patriotes de l'AfD sont donnés premiers chez les 25 à 60 ans.

AfD 2.jpeg

(Gesamt = ensemble)

SPD : sociaux-démocrates

CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens bavarois

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

AfD : patriotes

Die Linke : post-communistes

Andere : autres

"Un an après l'attaque contre Nord Stream."

AfD.jpg

Allemagne.

AfD 1.jpeg

"Un an après l'attaque contre Nord Stream : immédiatement tirer cette affaire au clair et réparer ! L'Allemagne a besoin de nouvelles élections !"

"La Ligue tente d’imposer son programme anti-européen."

FI-AN.jpg

Ligue.jpg

Italie. Revue de presse.

La question migratoire, notamment le courrier adressé à Berlin reprochant le financement des ONG impliquées dans des opérations de sauvetage, fait encore les gros titres : « La tension avec Berlin monte » (Corriere della Sera), « La colère souverainiste contre Berlin » (La Repubblica) « Migrants, tensions entre Meloni et Scholz » (La Stampa, Il Messaggero). La rencontre à Paris entre les ministres A. Tajani (Forza Italia) et C. Colonna est mentionnée dans les pages intérieures. Enfin, la mort du chef mafieux sicilien Matteo Messina Denaro est aussi citée en Une. 

Les JT couvrent essentiellement les funérailles laïques de l’ancien président de la république Giorgio Napolitano ; les tensions entre l’Italie et l’Allemagne au sujet des ONG; les ‘’subventions pour le carburant’’ à hauteur de 1,3 Mds d’euros pour les familles en difficulté; la mort du chef mafieux M. Messina Denaro; les suites de l’enquête à Caivano sur le viol en réunion de deux jeunes filles ; l’arrivée imminente des nouveaux vaccins contre le covid et le 50ème anniversaire de la mort de l’actrice Anna Magnani 

PREMIER PLAN, Messaggero A. Bulleri, F. Pierantozzi, « Migrants, Meloni, Scholz : "stupéfaits par le financement des ONG". Tajani (Forza Italia) : harmonie avec Paris » - « Lettre de Meloni à la chancelière allemande : "Confrontation au prochain sommet européen" » : « Alors qu’Antonio Tajani s'envole pour Paris afin de consolider un axe avec la France sur la crise des migrants, une controverse éclate entre Rome et Berlin. Et si Matteo Salvini parle d'un ‘’acte hostile’’ de la part de l'Allemagne, Giorgia Meloni écrit, elle, une lettre au chancelier allemand Olaf Scholz exprimant toutes les perplexités de Rome face au soutien aux ONG impliquées dans le sauvetage des migrants en Méditerranée dont la présence, écrit la Présidente du Conseil, ‘’a pour effet direct de multiplier les départs’’. Meloni, ‘’espère’’ entre autres ‘’que les contours exacts de cette initiative pourront être clarifiés", notamment lors du sommet européen de Grenade des 5 et 6 octobre.  A Paris, où Tajani rencontre la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, l'amitié franco-italienne est à l’ordre du jour. La visite annulée à la dernière minute en mai par Tajani en raison des ‘’propos inacceptables’’" du ministre de l'Intérieur Darmanin (il avait qualifié Giorgia Meloni d'’’incapable de résoudre la question migratoire’’) s'est transformée en ode à la coopération entre Rome et Paris. Au menu des discussions (à huis clos) : Caucase, Sahel, Niger, relations industrielles, Tav, mais surtout la question des migrants. M. Tajani a répété la nécessité d'une ‘’solution européenne’’ et sa satisfaction quant aux propos de M. Macron sur la ‘’coopération’’ pour travailler avec les ‘’pays d'origine et de transit’’. Colonna a insisté sur cette idée : ‘’la France est solidaire de l'Italie, nous avons besoin d'une coopération européenne renforcée’’, mais ‘’nous devons faire la distinction entre ceux qui ont le droit d'asile et ceux qui ne l'ont pas’’. A Vintimille (où les rejets systématiques de migrants par la police française ont été condamnés par la Cour de justice de l'UE), Tajani s'est contenté de rappeler que le sujet était sur la table pour une discussion tête à tête et ‘’en toute amitié’’ et que tout ‘’ne doit pas être rendu public’’. Pendant ce temps, Viktor Orban a fermé la porte à un plan européen sur les migrants : ‘’Jusqu'à présent, la Hongrie a empêché 128 000 franchissements illégaux de ses frontières. Le pacte de Bruxelles sur les migrations - attaque le premier ministre hongrois - a échoué’’. » 

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de M. Guerzoni, « Meloni [envoie] une lettre à Scholz, ‘’nous sommes surpris des fonds [alloués] aux ONG, nous risquons d’autres tragédies’’ » : « Giorgia Meloni a adressé ce samedi une lettre au chancelier Olaf Scholz témoignant de l’irritation de la Présidence du Conseil face au financement des ONG [qui interviennent en Méditerranée] par l’Allemagne, provoquant une confrontation entre les deux gouvernements. L’exécutif italien ne manque pas d’exprimer sa colère, de Guido Crosetto, ministre de la Défense, à Matteo Salvini. La Présidente du Conseil fait des reproches à son homologue socialiste, l’accusant entre les lignes d’avoir agi de manière incorrecte et lui donne rendez-vous dans dix jours pour mettre les choses au clair. La réaction de Berlin est glaciale : ‘’nous répondrons à la lettre’’. Meloni insiste sur le fait que l’Italie n’a pas été impliquée ni informée au préalable de ces financements ‘’conséquents’’ et rappelle la ‘’pression migratoire exceptionnelle’’ à laquelle est soumise l’Italie. Elle souligne également l’importance de sa visite en tandem avec Ursula von der Leyen sur l’ïle de Lampedusa et les ‘’progrès concrets’’ autour du Memorandum UE-Tunisie. Giorgia Meloni demande pourquoi l’Allemagne n’intervient pas pour faciliter l’assistance des migrants sur terre, ‘’sur le territoire allemand plutôt qu’italien’’. Elle dénonce un ‘’effet d’attraction’’ de la présence des ONG en mer qui ‘’augmente fortement les départs’’ et les tentatives de traversée et donc ‘’le risque de nouvelles tragédies’’. En somme, si l’Allemagne veut ‘’aider concrètement’’ l’Italie, qu’elle ‘’travaille plutôt à des solutions structurelles’’. Les relations avec la France et l’Allemagne sont cruciales et, comme en témoigne la lettre à Scholz, il faudra du temps pour faire retomber les tensions. Après plusieurs mois de frictions avec la Présidence italienne du Conseil, Emmanuel Macron appelle les pays européens à ‘’ne pas laisser l’Italie seule’’, un appel très apprécié de la Présidente du Conseil qui pourrait tenter une approche commune et coordonnée avec Paris. Le Président français est à Rome aujourd’hui pour les funérailles de l’ancien Président de la République italienne Giorgio Napolitano et le Palais Chigi cherche un créneau libre dans l’agenda des deux leaders pour une rencontre bilatérale. Hier, à Paris, le vice-Président du Conseil Antonio Tajani a préparé le terrain lors de sa rencontre avec la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna. Ce jeudi, Antonio Tajani sera à Berlin et ‘’demandera des explications au gouvernement allemand’’ quant aux financements des ONG. La Ligue aussi réagit : ses eurodéputés seront demain à Lampedusa pour un état des lieux de l’hotspot qui accueille les migrants. » 

COULISSES, La Repubblica, de T. Ciriaco et A. Ginori, “La Présidente du Conseil isolée se cherche un ennemi et cherche l’appui de Macron pour le ‘’plan italien’’ » : « Ils devraient s’entretenir dès aujourd’hui, peu après les funérailles de Giorgio Napolitano. Giorgia Meloni est, dernièrement, régulièrement en contact avec Emmanuel Macron et elle est prête à le voir à Rome. Ce sera l’occasion de pré-annoncer au président français le plan italien (voire italo-français, dans le meilleur des cas) que la leader italienne présentera officiellement lors de deux étapes importantes : le sommet de Grenade le 6 octobre et le Conseil européen des 26 et 27 octobre. Un projet complexe, mais qu’il faut tout de même tenter, qui prévoit des investissements en Afrique et un accord pour les rapatriements immédiats, sous l’égide de l’ONU. Mais la bonne entente non dissimulée avec Macron est avant tout un message adressé à Olaf Scholz. La Présidente du Conseil a prévu de s’entretenir téléphoniquement avec le chancelier allemand aujourd’hui afin de demander des explications sur une décision perçue comme un affront diplomatique et une invasion de terrain de la part de Berlin. Même si c’est un sujet récurrent à droite, la réaction de Meloni va au-delà du calcul politique : pour elle, les financements allemands aux ONG ne sont ni normaux ni acceptables. Elle l’a exprimé dans une lettre adressée à Scholz qu’elle ne considère pas comme une attaque mais une normale demande d’explications. La Présidence italienne du Conseil affirme ne pas avoir été informée de la décision, contrairement à ce qu’affirme la chancellerie allemande. Si avec les Allemands aucun terrain d’entente ne semble possible, avec les Français les circonstances imposent le dialogue. Du reste, le choix de Macron de se rendre à Rome pour les funérailles de Napolitano n’a rien d’anodin. Ce déplacement en Italie s’inscrit déjà dans la perspective des élections européennes et du face-à-face interne entre le Président et Marine Le Pen. ‘’Je veux travailler avec Meloni’’ a-t-il déclaré dimanche soir sur l’immigration. Après plusieurs mois d’une bataille féroce, le président français offre son appui à l’Italie, entendant valoriser ‘’l’approche européenne’’ de la Présidente du Conseil italienne et soulignant la différence avec ceux qui, comme Le Pen ou Salvini, offrent une réponse ‘’simpliste et nationaliste’’. Paris affirme que, lors de leur échange téléphonique d’il y a quelques jours, Meloni n’aurait même pas demandé à la France d’accueillir une partie des migrants débarqués à Lampedusa, préférant se concentrer sur des solutions communes pour la prévention des arrivées clandestines et des départs depuis les pays d’origine et de transit. Dans le contexte de la bataille pour les européennes et entre les différents souverainismes, la France fait le pari d’une collaboration pragmatique avec Meloni, sans pour autant lui faire de faveur et la mettant face à ses contradictions. D’où notamment l’appel de Paris à une rapide approbation du Pacte sur l’asile et l’immigration, bloqué à ce stade par des pays alliés de Rome, comme la Hongrie et la Pologne. Reste à voir sur quels autres points les deux leaders parviendront à se mettre d’accord afin de formuler des propositions concrètes. Le Président [français] veut par exemple envoyer des unités d’entrainement et des moyens pour la surveillance des côtes tunisiennes alors qu’il est plus sceptique sur une nouvelle mission navale européenne de type Sophia. Mais il y a aussi le projet que le gouvernement italien présentera en Europe et qui n’est pas basé sur la redistribution volontaire des migrants entre pays membres, mais sur le fameux plan Mattei pour en faire un plan européen, impliquant également l’ONU et l’Union africaine. Il prévoit des ressources pour la coopération et d’importants quotas pour l’immigration légale, en échange du rapatriement immédiat des migrants illégaux et de la lutte contre les trafiquants. » 

COULISSES, La Stampa, I. Lombardo « Dans le bras de fer entre Meloni et Scholz, l’Italie mise sur Macron » : « Macron a fait un geste d’ouverture et, depuis, la Présidence italienne du Conseil n’exclut pas que le président français, à Rome pour les obsèques de l’ancien Président Giorgio Napolitano, puisse rencontrer la Présidente du Conseil pour évoquer ensemble une solution commune sur les migrants qui pourrait ensuite être évoquée lors de la réunion de l’EcoMed à Malte, voire au sommet informel de Grenade.  En général, Meloni est en train de payer le prix d’une stratégie qui n’apparait pas tout-à-fait cohérente aux yeux de ses alliés européens. Le Président français Macron s’est glissé dans toutes ces contradictions, persuadé de la nécessité de contrer la campagne enflammée contre les migrants menée par le duo Salvini-Le Pen. Macron voit, après les tergiversations de Meloni ‘’un choix fort qui n’est pas celui d’il y a quelque mois’’. Selon l’Elysée, l’Italie se reconnaitrait comme un port sûr et ne demanderait pas - comme le leader de la Ligue - d’envoyer les embarcations de migrants vers d’autres côtes. Il faut vérifier maintenant si la Présidente du Conseil s’en tiendra à cette nouvelle approche. » 

COMMENTAIRE La Repubblica, C. Tito « Meloni est prisonnière de sa propre image » : « Giorgia Meloni semble se retrouver prisonnière de l’image qu’elle a voulu donner d’elle-même. Elle ne parvient pas à sortir de ce cliché de femme de droite qui hausse le ton pour résoudre les problèmes et montrer sa force. La décision dont elle se plaint a été prise par les autorités allemandes en 2022. Ce n’est donc pas une nouveauté. Sa lettre [adressée au Chancelier allemand] témoigne d’une connaissance approximative des choix d’un pays qui est non seulement un des leaders en Europe mais qui est aussi un allié historique de l’Italie. D’après cette lettre, Scholz aurait délibérément voulu mettre en difficulté le gouvernement de droite. Or, le fonds mis à disposition par l’Allemagne et destiné aux ONG ne concerne pas seulement l’Italie. Il est ouvert à toutes les organisations opérant en mer ou sur terre. Parmi celles-ci on compte notamment la Communauté de Sant’Egidio, qui ne représente certainement pas un groupe de trafiquants dangereux. Recourir à une telle lettre avec l’Allemagne revient à ouvrir un nouveau conflit en Europe, sans comprendre qu’à l’échelle de l’UE les résultats s’obtiennent grâce aux alliances. Sans la France et l’Allemagne, on ne va nulle part. Cette lettre, et de façon générale la droite italienne, pousse l’Italie vers l’isolement. » 

ARTICLE, Repubblica, V. Giannoli : « Migrants, les doutes de la Commission européenne quant à la caution de cinq mille euros : il faut décider au cas par cas » : « La Commission européenne exprime elle aussi ses doutes quant à la caution que le gouvernement Meloni voudrait faire payer aux migrants afin d’éviter la détention dans les centres de rapatriement jusqu'à la réponse des autorités sur la demande d'asile. La porte-parole Anitta Hipper fait savoir que la Commission était "en contact avec les autorités italiennes pour en savoir plus". "Le cadre juridique européen prévoit certaines obligations, dont le dépôt d'une garantie financière’’, a ajouté Hipper. Cependant, " toutes les décisions doivent être prises sur la base d'un examen individuel de chaque situation". La directive 2013/33 de l'UE stipule que "les États membres veiller à ce que le droit national prévoie des alternatives à la détention, telles que l'obligation de se présenter régulièrement aux autorités, le paiement d'une garantie financière ou l'obligation de rester dans un lieu assigné". De ces trois alternatives, le gouvernement Meloni n'en a envisagé qu'une seule, le paiement d’une caution, et l'a inséré dans les décrets d'application de la loi ‘’Cutro’’ signés par les ministres de l'Intérieur Piantedosi (Indépendant), de la Justice Nordio (Frères d'Italie) et du Développement économique Giorgetti (Ligue). "Il s’agit d’une mesure illégale", selon Amnesty International, "car il est impensable que des personnes fuyant leur pays puissent avoir un logement ou un compte en Italie et donc régler une telle somme. Dès lors que la liberté est subordonnée à des conditions irréalisables, cela donne lieu à une détention automatique et arbitraire, interdite par le droit international". » 

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « L’anomalie Meloni, plus forte que ses échecs » : « Un an après l’investiture de son gouvernement de droite, l’avis de l’opinion publique est négatif, à en croire le dernier sondage Ipsos. Le gouvernement a réalisé peu de choses et mal. Pourtant, la popularité de Giorgia Meloni reste solide. Ce qui veut dire que lors des élections d’il y a un an, les voix ont été remportées davantage par Meloni elle-même que par son parti, Fratelli d’Italia, jugé peu séduisant. Cela signifie que son électorat fait bien la distinction entre l’action de la Présidente du Conseil et l’action de l’exécutif. La question est de savoir combien de temps durera encore cette anomalie. La seule explication possible est qu’il n’y a pas encore sur la scène politique une personnalité à-même de représenter une alternative à Giorgia Meloni. » 

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, de M. Franco, « La Ligue tente d’imposer son programme anti-européen » : « Pour l'instant, les sondages ne semblent pas favoriser Matteo Salvini, au contraire. Et cela devrait pousser la Ligue à s’interroger. Pourtant, ces dernières semaines, Matteo Salvini parvient à imposer tout un pan de son programme à l'ensemble de la majorité. Un lot de mesures et de polémiques empreint de démagogie et tourné vers la campagne électorale. Mais si ses prises de position (ligne dure sur les migrants, attaques contre l'Allemagne et l'UE…) obligent le reste de la droite à critiquer sa politique, ses alliés ne prennent pas complètement leurs distances. Le leader léghiste intensifie sa stratégie et ses mots d'ordre populistes, reprenant du reste les thèmes de campagne d’il y a un an, les mêmes que Fratelli d’Italia lorsqu’ils étaient à l’opposition. Salvini remet en cause la ligne modérée et pro-UE de Meloni. Il défie les berlusconiens et leur atlantisme. Sur la question de la régularisation des constructions illégales et l’amnistie des fraudeurs, il a affirmé qu’il y avait un ‘’accord total’’ avec l'ensemble du gouvernement, qu'il en avait parlé avec le ministre de l'économie, Giancarlo Giorgetti. "Nous pourrons en discuter, en cas d’infractions limitées ", a répondu hier Maurizio Gasparri, membre de Forza Italia et vice-président du Sénat. Plus réticent, Fratelli d’Italia indique qu’il sera possible d’en discuter lorsqu'il aura formalisé sa proposition. La crainte qu'un mauvais signal soit renvoyé à l'opinion publique est évidente, en particulier pour ce que laisse présager le vice-président du Conseil et ministre pour les mois à venir. Matteo Salvini affirme que ‘’jusqu’à présent il a écouté tout le monde’’ mais qu’il ne veut pas ‘’être pris en otage’’ par ceux qui refusent systématiquement – et il entend par là les institutions européennes et italiennes, les contraintes financières, l’inquiétude quant à la soutenabilité des comptes publics et les pays alliés tels que la France et l'Allemagne, accusée de financer les ONG portant secours aux migrants et les accueillent en Italie. Mais il y a fort à parier que parmi "ceux qui disent toujours non" et que Salvini veut combattre il y aura bientôt plusieurs de ses alliés. » 

ARTICLE, Sole 24 Ore F. Greco, « Le Ministre des entreprises Urso (Frères d'Italie) : ‘’La ligne de la responsabilité l’a emporté’’ » : « Le gouvernement italien qui, avec la France et la République Tchèque, s’est battu pour le projet européen de renforcement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les moteurs Euro7, revendique une victoire ‘’du camp de la raison’’. Le ministre des entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, a vanté un texte qui ‘’répond, enfin, à une approche plus concrète, réaliste, pragmatique’’. L’accord obtenu entre les ministres européens de l’industrie désamorce ainsi la « bombe industrielle » que représentait ce nouveau règlement pour les fabricants. Le ministre de l’Environnement, Gilberto Pichetto Fratin, s’est félicité de la victoire italienne, et se réjouit que ce vote ‘’renforce l’importance des technologies d’avenir comme les biocarburants’’. Le Ministère explique également que ce nouveau règlement permettra de préserver la filière automobile italienne, qui compte des marques aussi connues que Ferrari ou Maserati. Robert Vavassori, président de l’ANFIA (l’Association Nationale de la Filière de l’Industrie Automobile), se réjouit de l’abandon des paramètres techniques ajoutés à l’Euro6, qui ‘’rendaient de fait les objectifs de réduction d’émissions difficilement atteignables et couteux’’. Alors que le secteur est focalisé sur le passage à l’électrique, détourner des ressources pour adapter des moteurs thermiques, amenés à disparaitre d’ici 2035, serait un non-sens. En Italie toute la filière automobile – qui compte 500 entreprises et qui représente 4 Mds d’euros d’exportation - s’est réjouie de l’issue des négociations, contrairement à d’autres pays européens ou constructeurs et fabricants de composants s’étaient opposés à ce règlement. Vavassori dément pourtant une vision qui ferait de l’industrie automobile la grande gagnante et l’environnement le grand perdant de ce texte, et le présente comme protégeant le secteur et les emplois qui le composent ; tout en recommandant de s’ouvrir aux vecteurs énergétiques à basse consommation, y compris les biocarburants qui sont selon lui la voie la plus rapide pour la décarbonisation. L’ANFIA approuve également la décision de rétablir les tests d’essai pour les poids lourds mais aussi le choix de coordonner la réglementation concernant les émissions polluantes venant des freins et des pneus à celle de l’Unece (United Nation Economic Commission for Europe), qui doit devenir un standard global. Cette décision permet à l’Europe de prendre un temps d’avance sur les autres pays avec une industrie automobile. »

Adolfo Urso et Giorgia Meloni.jpg

Adolfo Urso et Giorgia Meloni

(Traduction : ambassade de France à Rome)

25/09/2023

Le Rassemblement National obtient 3 sénateurs.

RN.png

France. Le Rassemblement National a obtenu 3 sièges lors de l’élection indirecte de la moitié du Sénat.

Thuringe : le groupe des élus de la CDU a présenté une autre proposition de loi qui ne peut être adoptée qu'avec les voix de l'AfD.

AfD.jpg

Allemagne. Thuringe. Le groupe des élus de la CDU a présenté une autre proposition de loi qui ne peut être adoptée qu'avec les voix de l'AfD. Elle porte sur l’interdiction de l’utilisation du langage inclusif [langage du genre] dans les écoles et l’administration.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/09/14/thu...)

Jussi Halla-aho déclare que le patriotisme ne connaît aucune couleur politique.

Vrais Finlandais.jpg

Finlande. Le candidat des (Vrais) Finlandais à la présidence de la République Jussi Halla-aho déclare que le patriotisme ne connaît aucune couleur politique, que celui-ci n’est, ni de gauche, ni de droite. Le patriotisme peut être, selon lui, partagé par des personnes de toutes les classes sociales.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/08/29/jus...)

Süd-Tiroler Freiheit lance une campagne d'affichage en faveur de l'expulsion des criminels étrangers.

Süd-Tiroler Freiheit.jpg

Italie. Tyrol du Sud/Haut-Adige. Süd-Tiroler Freiheit réagit à la violence croissante, qui émane, la plupart du temps, d’étrangers : meurtres, viols, coups et blessures graves, vols, …

STF 1.jpg

"Expulser les criminels étrangers ! Arrêt de l'immigration ! Rendre le Tyrol du Sud à nouveau sûr !"