02/09/2019
Les meilleurs scores de l'AfD en Saxe.
Allemagne. Saxe. Lors des élections de ce 1 septembre 2019 pour le Parlement de Saxe, l’AfD obtient son meilleur résultat dans la circonscription de Meißen 2 : 38 % au scrutin proportionnel de listes et 40,1 % au scrutin majoritaire de circonscription. [Les électeurs ont deux voix.]
La municipalité qui a, en Saxe, voté le plus pour l’AfD est Neißeaue (dans la circonscription de Görlitz 1) : 48,4 %.
L’AfD dépasse les 40 % au sein d’une série de municipalités de Saxe.
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" Le destin du gouvernement suspendu au résultat de la consultation M5S."
Italie. Revue de presse.
Les discussions pour former un gouvernement entre le M5S et le PD font toujours les gros titres des médias transalpins. La presse évoque notamment une « semaine cruciale », alors que le M5S prépare une consultation en ligne pour recueillir l’avis de ses membres sur cette alliance de gouvernement. Le PD, en accord avec B. Grillo, propose l’élimination du poste de vice-président du Conseil afin d’éviter des frictions entre les deux partis : « Le PD propose de supprimer les vice-présidents du Conseil » - ‘’Demain la consultation sur la plateforme ‘’Rousseau’’ (Corriere della Sera), « Tout en 48 heures » - ‘’Trois points à dénouer. Conte confiant, Di Maio insiste pour devenir vice-président’’ (La Repubblica), « Le PD dit oui à Grillo : renonçons aux vice-présidents » - ‘’Di Maio assiégé. Le dernier mot à Conte’’ (La Stampa), « Le destin du gouvernement suspendu au résultat de la consultation M5S » - ‘’Di Maio, assiégé, relance le défi ‘’Rousseau sera décisif’’ (Il Messaggero), « Axe PD-Grillo : non aux vice-présidents » (Il Mattino), « Conte : ‘’la règle des 3% sera revue’’ » - ‘’Conte : d’ici mercredi le gouvernement sera présenté’’ (Fatto Quotidiano), « Grillo dirige le PD » - ‘’Inconnue Rousseau, la base 5 Etoiles vote mardi’’ (Il Giornale).
ARTICLE La Repubblica, G. Vitale, « M5S, les ennemis de l’accord misent sur le chamboulement grâce à la consultation sur ‘’Rousseau’’ » : « Pris de court par le message vidéo de Grillo rêvant d’un accord historique ‘’pouvant durer 10 ans’’, mais encore déterminés, les représentants de la fronde qui ne veut pas l’accord avec le PD ont commencé à faire pression sur Di Maio et misent sur le référendum des inscrits pour bloquer le tout. C’est une manœuvre jouée par Di Battista et les représentants 5 Etoiles les plus proches de la Ligue, allant de Paragone à Buffagni. Leur objectif est d’éviter un plébiscite sur la plateforme Rousseau, voire de retoquer carrément l’alliance PD-M5S. Di Battista n’a pas hésité à dire ‘’Bravo Luigi, le PD prend des idées sacrosaintes pour un ultimatum’’, excitant ainsi les esprits. D’où la décision de Grillo d’allumer la caméra pour démentir Di Maio et éteindre la mèche. Jetant ainsi le QG de Di Maio dans le désarroi. Par ailleurs, jeudi dernier à l’occasion de l’assemblée conjointe (désertée par Di Maio afin d’éviter un procès) des mots très durs ont été prononcés contre ce dernier. Un pilier historique tel C. Ruocco a dénoncé la ‘’non-méritocratie’’ de Di Maio, avec la nomination de ministres et de secrétaires d’Etat n’étant ‘’pas à la hauteur’’. Le règlement des comptes au sein du M5S ne fait que commencer ».
RETROSCENA (coulisses) La Stampa, I. Lombardo, « Fronde M5S : ‘’Que Luigi s’en aille, de cette manière il bloque l’accord’’. Mais Conte le défend toujours » : « Aucun des parlementaires 5 Etoiles n’est disposé à se sacrifier pour le poste de Di Maio au Palais Chigi en qualité de Vice-président. Les messages entre les députés et les sénateurs sont un mélange de stupeur et de crainte ‘’pourquoi demander à tout prix un poste d’adjoint alors que nous avons déjà un président du Conseil ?’’. Conte dément la reconstruction du PD selon laquelle l’idée de supprimer le poste de vice-président viendrait de lui. Au contraire, Conte résiste sur la formule des deux vice-présidents du Conseil, expliquant ‘’avec Di Maio au Palais Chigi, le gouvernement et mon rôle se renforceraient, ce qui profiterait au PD’’. Tous savent au sein du Mouvement que vendredi dernier il y a eu une altercation forte entre Conte et Di Maio, après l’ultimatum lancé au PD par ce dernier. Les relations entre les deux sont très tendues. Le PD aurait proposé à Di Maio le ministère des Affaires Etrangères. Mais Di Maio veut rester ‘’l’œil’’ à l’intérieur du Palais Chigi ‘’quand les grandes décisions seront prises’’ ce qui lui permettrait une belle vitrine, même au sein du Mouvement, actuellement en agitation contre lui. Les parlementaires 5 Etoiles reprochent à Di Maio de vouloir mettre ses proches (Fraccaro et Bonafede) aux ministères ».
RETROSCENA (coulisses), Messaggero, M. Conti, « Di Maio assiégé, fortes tensions avec Conte – La tentation du président du Conseil si on ne sort pas de l’impasse : pas de réunion à trois, tout de suite la liste des ministres » : « Conte dit qu’il n’est pas des 5 Etoiles. Le PD se retire du schéma avec deux vice-présidents du Conseil. Di Maio ne lâche pas son poste et depuis son bunker du palais Chigi convoque réunion sur réunion. Vu le psychodrame que vit Di Maio ces jours-ci, Conte lui laissera sans doute le bureau du palais Chigi car s’il le lui enlevait le nouveau gouvernement partirait du mauvais pied. Giuseppe Conte est bien décidé à ne pas répéter les infinies médiations qui ont caractérisé le gouvernement précédent ».
COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Vers le gouvernement de Byzance » : « Le PD aussi semble vouloir accepter que le pacte avec le M5S ait comme point d’équilibre un Président du Conseil qui est en train de s’éloigner de l’environnement des ‘’grillini’’. Tout cela est bien byzantin mais cela est fonctionnel. Conte est l’interprète qui revêt une veste institutionnelle, le plus adéquat pour hériter d’un M5S qui n’est désormais plus antisystème. Il est évident que nous sommes en train d’entrer dans l’ère post-Di Maio, mauvais interprète d’une identité 5 Etoiles désormais ternie. A ce stade, ce sont les pontiers qui l’emportent. La vocation européenne faisant référence à Paris et à Berlin, est sûre. Le reste devra être construit jour après jour ».
ARTICLE Corriere della Sera M. Cremonesi « Pour Salvini, l’ennemi est Conte, ‘’sans dignité’’ » : « Matteo Salvini fait un commentaire sur les propos de G. Conte sur le fait qu’il ne serait pas ‘’approprié’’ de le définir comme appartenant au M5S : ‘’Il est passé de l’avocat du peuple à l’avocat de la caste, quelle tristesse. Que ne ferait-on pas pour quelques postes de pouvoir.’’. Si cela ne surprend pas, c’est pourtant la solidarité envers Di Maio qui étonne ‘’Je peux vous dire que Di Maio est une personne honnête et correcte. Rien à voir avec l’avocat de Merkel’’. Selon le secrétaire de la Ligue, le résultat de l’alliance PD-M5S se réduirait à un ‘’gouvernement d’une seule couleur, celle du PD, où le M5S ne fait que de tapis’’. Enfin, il répète son appel au Chef de l’Etat ‘’Président, ne permettez pas que cette chose honteuse aille de l’avant, redonnez la parole au peuple italien’’ ».
ENTRETIEN, Ignazio Corrao, chef de la délégation M5S à Strasbourg, Messaggero, « Au pays, qui est vice-président du Conseil importe peu. Nous avec Macron en Europe ? En ce moment je l’exclus, mais rien n’est impossible » : « ‘’95% des parlementaires est favorable à l’accord avec le PD. Pour les activistes le débat interne est important, sans doute parce que nous avons derrière nous des années de bataille très dure en région avec le PD. Une alliance en Europe entre le M5S et le parti de Macron ? A ce stade, je l’exclus mais rien n’est impossible ».
ARTICLE La Repubblica, L. D’Albergo, « Coup de gel entre les 5 Etoiles et les démocrates, Raggi y croit encore » : « Après un premier rapprochement, ce sont maintenant les attaques entre les chefs de groupe du M5S et du PD au Capitole qui se croisent. Le démocrate Pelonzi déplore ‘’trois années d’insultes contre l’opposition’’, son homologue 5 Etoiles rétorque ‘’que le PD s’allie avec la Ligue et Fratelli d’Italia dans les attaques contre Raggi mais je ne peux pas tolérer qu’on parle de trois années d’injuries et de gros mots’’. Entretemps, Raggi regarde et observe. Bref, au Capitole c’est tout un autre climat par rapport à celui qui existe au niveau national. Le geste d’ouverture du M5S romain aux oppositions est vu avec suspicion. Et la Maire Virginia Raggi, pour qui Conte représente un vrai Totem, revient sur ses pas et défend Di Maio ‘’plein soutien à Di Maio qui tient le cap sur les thématiques. La centralité des programmes sera le phare du nouvel exécutif’’ ».
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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Article de Lionel Baland sur la percée de l’AfD lors des élections en Saxe et au Brandebourg.
Allemagne. Progression inédite de l’AfD en Saxe et au Brandebourg et nouveau recul pour Angela Merkel :
https://www.bvoltaire.fr/progression-inedite-nationaliste...
10:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
Saxe : l'AfD arrive deuxième avec 27,5 %.
Allemagne. Saxe. L'AfD arrive deuxième lors des élections pour le Parlement de Saxe du 1 septembre 2019, derrière la CDU.
Résultats :
CDU : démocrates-chrétiens
die Linke : post-communistes
SPD : sociaux-démocrates
AfD : patriotes
Grüne : écologistes
FDP : libéraux
FW : électeurs libres
Andere : autres
Gains et pertes :
Répartition des sièges :
Résultats par circonscription :
10:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
Brandebourg : l'AfD arrive deuxième avec 23,5 %.
Allemagne. Brandebourg. Lors des élections pour le Parlement de Brandebourg de ce 1 septembre 2019, l'AfD arrive deuxième avec 23,5 % des voix, derrière les sociaux-démocrates du SPD.
Résultats :
SPD : sociaux-démocrates
CDU : démocrates-chrétiens
die Linke ; post-communistes
AfD: patriotes
Grüne : écologistes
BVB/FW : électeurs libres
FDP : libéraux
Andere : autres
Gains et pertes :
Sièges :
Résultats par circonscription :
(https://www.wahlergebnisse.brandenburg.de/wahlen/LT2019/t...)
02:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
Saxe et Brandebourg : l'AfD en tête chez les hommes.
Allemagne. Selon la chaîne de télévision publique ZDF, l’AfD est le premier parti chez les hommes lors des scrutins en Saxe et au Brandebourg du 1 septembre 2019 avec respectivement 33 et 30 %, alors que chez les femmes il obtient respectivement 22 % et 19 %.
00:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
01/09/2019
Le FPÖ donné à 22 %.
Autriche. Malgré l'affaire de la vidéo d'Ibiza, un sondage donne le FPÖ à 22 % en vue des législatives, soit seulement - 4 points par rapport au scrutin de 2017.
ÖVP : sociaux-chrétiens
SPÖ : sociaux-démocrates
FPÖ : patriotes
NEOS : libéraux
Jetzt : écologistes dissidents
Grüne : écologistes
KPÖ : communistes
Sonstige : autres
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30/08/2019
La Ligue et Frères d'Italie donnés ensemble à plus de 40 %.
Italie. Un sondage Quorum-YouTrend, réalisé le 29 et le 30 août 2019, donne la Ligue à 31,9 % et Frères d’Italie à 8,8 %. Les deux partis patriotiques sont donc donnés ensemble à plus de 40 %.
Ligue : patriotes
Parti Démocrate : centre-gauche
M5S : anti-système
Frères d'Italie : patriotes
Forza Italia : conservateurs
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"Salvini passe à l’offensive."
Italie. Revue de presse.
Les tractations de G. Conte, chargé par le Chef de l’Etat de former un gouvernement, avec les différents partis font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite reprend notamment le discours de G. Conte fait au Quirinal, anticipant un exécutif « de nouveauté » avec une « orientation euro-atlantique ». Les observateurs soulignent dans l’ensemble la « dure épreuve » de Conte dans son choix sur les ministres avec la nécessité de maintenir un équilibre entre les deux partis de majorité M5S-PD : « Conte, une mission avec des épines » - ‘’Négociations difficiles avec le M5S et le PD. Salvini annonce une manifestation’’ (Corriere della Sera), « Conte, moins 5 jours à l’aube » - ‘’Craintes du Quirinal sur le programme’’ (La Repubblica), « Conte promet l’unité » - ‘’Mais c’est le bras-de-fer PD-M5S sur l’Europe et le Trésor’’ (La Stampa), « Conte : un gouvernement ouvert à l’Europe » (Sole 24 Ore), « Conte démarre entre les fissures du M5S » (Il Messaggero)
Journaux télévisés : Les tractations de G. Conte en vue de former un nouvel exécutif, le débarquement d’une partie des migrants (enfants et femmes) présents sur le navire Mare Jonio et les manifestations à Hong-Kong font l’ouverture des JT ce matin.
ARTICLE La Stampa, F. Schianchi, « La métamorphose du président du Conseil : de ‘’peuple’’ à ‘’citoyens’’. Parmi les priorités, de nombreux thèmes de centre gauche. Pas un mot sur les migrants » : « Le costume est comme toujours sur mesure, impeccable. Le ton professoral est bien celui que nous connaissons. Giuseppe Conte s’est présenté au Quirinal tel que nous le connaissons, mais quand il a commencé à parler, annonçant qu’il avait accepté sous réserve la mission confiée par le Chef de l’Etat, on comprend qu’il a changé de posture, de mot d’ordre. Il n’est plus tout d’abord ‘’l’avocat défenseur du peuple italien’’ : par le passé orgueilleusement populiste, le mot ‘’peuple’’ a disparu hier. Le peuple devient ainsi ‘’les citoyens’’, souvent cités. C’est pour eux qu’il garantit que le pacte PD-M5S deviendra un ‘’gouvernement placé sous le signe de la nouveauté’’. Il ne le définit pas de ‘’rupture’’ comme l’a dit Zingaretti, mais il insiste sur le concept de nouveauté. Parmi les thèmes abordés, l’Europe : ‘’nous sommes à l’aube d’une nouvelle législature européenne et devons récupérer le temps perdu pour permettre à l’Italie de jouer un rôle de protagoniste’’, une critique à Ligue mais aussi une autocritique – le temps a été perdu aussi par le gouvernement qu’il guidait. Il fait appel également aux valeurs de la Constitution évoquant un ‘’nouvel humanisme, horizon idéal pour le pays tout entier’’. Salvini de loin attaque : ‘’il ne manque que la paix dans le monde et la repousse des cheveux’’. Pour ce qui est des omissions dans son discours : toute référence au thème de l’immigration brille par son absence. L’an passé, Conte évoquait la réforme du droit d’asile, et dans ses paroles pour obtenir la confiance du Sénat, il parlait clairement de ‘’mettre fin au business de l’immigration’’. Hier, pas un mot sur ce thème qui, après des mois de rhétorique de ports fermés et d’attaques aux Ong, pourrait faire se heurter les nouveaux alliés PD-M5S. Il promet seulement l’ouverture d’une ‘’nouvelle saison plus juste, plus solidaire, plus inclusive’’. Celle qu’il y a deux jours invoquait Zingaretti au Quirinal ».
ARTICLE Il Messaggero M. Conti « Le Quirinal veut un exécutif politique. Focus sur les 5 ministères les plus en vue » : « Un gouvernement très politique avec un Président du Conseil prêt à revendiquer, Constitution à l’appui, son rôle. C’est avec cette attitude que G. Conte s’est présenté hier devant les journalistes après son colloque avec Sergio Mattarella. Conte a promis au Chef de l’Etat des délais courts pour boucler le programme et la liste des ministres. Conte tiendra ainsi informé Mattarella des noms qu’il choisira, notamment pour les ministères de poids tels les Affaires Etrangères, l’Economie, l’Intérieur et la Justice, sur lesquels le Quirinal sera très attentif. Toutefois, le délai pour marquer un tournant net par rapport au passé est très court. Surtout si les deux partis qui le soutiennent ont la majorité au Parlement mais pas dans les sondages ».
EDITORIAL La Repubblica M. Giannini « Ces distances qu’il faudra combler » « G. Conte est en train d’accomplir sa transformation miraculeuse, entre les velléités d’un ‘’nouvel humanisme’’ et les ambiguïtés de la vieille politique. Jadis ‘’pantin’’ des deux patrons M5S-Ligue, il se retrouve malgré lui le grand homme d’Etat ‘’prêt-à-porter’’. Avec un discours plein de sophismes et de transformismes, il clôt la saison du ‘’gouvernement du changement’’ et ouvre celui ‘’sous le signe de la nouveauté’’. Difficile de dire ce que cela signifie mais il peut néanmoins compter sur l’appui de Trump, Bill Gates, Merkel et von der Leyen. Le gouvernement n’ayant pas le temps ni la culture de faire des ‘’contrats à l’allemande’’, les noms des ministres deviendront de fait son programme et révèleront sa crédibilité ainsi que le gré d’implication des deux partis PD et M5S. Le M5S a une occasion très importante pour sortir de son irresponsabilité d’adolescent. Quant au sens de responsabilité du PD, il s’agit de tenter de durer une législature ».
SONDAGE Institut Piepoli, N. Piepoli, La Stampa, « 55% des Italiens contre le gouvernement PD-M5S, mais sept sur dix sont contre les élections » : « Ce sondage a été mené avant que G. Conte ne soit chargé par Mattarella de faire un nouveau gouvernement. Conte est en effet parmi les plus recherché comme président du Conseil à 38% contre 20% pour M. Salvini. Le seul des partis ayant enregistré un changement important dans les intentions de vote est la Ligue qui passe de 36 à 32%, mais maintient un bon score. »
ENTRETIEN de Matteo Renzi, ancien Président du Conseil et ancien secrétaire du Parti Démocrate « La durée du gouvernement dépendra aussi de la qualité de ses ministres » (Il Messaggero): « ‘’A mon sens, la législature durera 5 ans. Ce gouvernement y parviendra selon la qualité des ministres qui seront choisis. J’espère que le Président du Conseil placera les meilleurs, surtout à l’Intérieur et à l’Economie. L’unité du PD dans cette phase a été vraie. Difficile, certes, mais vraie. La proposition de Grillo sur des ministres techniciens ? Celui qui fait le ministre n’est jamais simplement un technicien. Mais j’aime l’idée de Grillo sur le choix sur des personnes de grande qualité. Le prochain rôle de Di Maio ? C’est lui, avec Conte et Zingaretti, qui en décideront. Mais qu’il n’aille pas à l’Intérieur : il faut là un professionnel. Di Maio serait alors l’ennemi idéal pour Salvini. Pour Bruxelles je vois bien Gentiloni ou Delrio’’ ».
ARTICLE Il Messaggero S. Canettieri « Di Maio prévient Conte : ‘’c’est la plateforme Rousseau qui en décidera’’ » : « Di Maio et ses fidèles continuent à envoyer au locataire du Palais Chigi des messages qui sont de véritables avertissements. Le premier vient du Blog du Mouvement : ‘’l’avis des inscrits est pour nous fondamental’’. C’est une façon de faire pression sur Conte pour que ce dernier ne soit pas trop indépendant dans ses choix car ‘’ce seront nos députés et nos sénateurs qui voteront la confiance au Président du Conseil’’. Dans cette phase, Di Maio se retrouve face à l’interventionnisme de Grillo, en axe avec Conte. La pique du ‘’Garant’’ a fait mal à Di Maio, qui a fait dire par ses chefs de groupe au Parlement que l’hypothèse de techniciens n’est pas une méthode universelle car ‘’il faut de la politique’’ ».
ARTICLE Corriere della Sera C. Zapperi: « Salvini passe à l’offensive » : « Salvini n’épargne personne : ‘’je suis déçu par Mattarella. Je m’attendais à ce qu’on fasse voter les Italiens’’. Après les tentatives tardives de renouer avec l’ancien allié Di Maio, Salvini est persuadé qu’une nouvelle phase est en train de s’ouvrir ‘’quelques mois d’opposition, saine et forte, et nous reviendrons victorieux : nous gouvernerons sans cages et pendant des années, pour redonner fierté et richesse au peuple italien’’. Deux manifestations ont été annoncées : celle du 15 septembre à Pontida, comme chaque année, et celle du 19 octobre à Rome. Une semaine avant les élections régionales en Ombrie. ‘’Une grande journée d’orgueil national’’ assure-t-il ».
ARTICLE La Repubblica A. D’Argenio « Les 5 Etoiles courtisent Macron pour entrer parmi les libéraux de l’Union » : « Le mariage ferait sensation : Luigi Di Maio et Emmanuel Macron pourraient s’allier en Europe. C’est du moins ce qu’espèrent les 5 Etoiles six mois après le soutien controversé au mouvement des ‘’gilets jaunes’’ et les nombreuses querelles sur la liaison Lyon-Turin. S’il est trop tôt pour parler de fiançailles, le vice-président du Parlement européen, F. M Castaldo a entamé toutefois un dialogue avec S. Gozi, l’ancien Secrétaire d’Etat pour l’Europe de M. Renzi et qui fait désormais partie de la formation macronienne à Strasbourg. Mais les Verts s’y opposent ‘’le changement d’alliance en Italie n’est pas suffisant. Il faut une discontinuité’’. Toutefois, les 5 Etoiles, qui se sont libérés de Salvini et qui peuvent revendiquer d’avoir été décisifs dans la nomination d’U. Von der Leyen, lancent leurs hameçons ».
ENCADRE, Corriere, « Parlement européen. Macron, Verts et gauche, le M5S peut maintenant rouvrir le dialogue » : « Le divorce entre le M5S et la Ligue pourrait permettre aux 5 étoiles de trouver un groupe au Parlement européen ».
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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29/08/2019
Evolution dans l'affaire de la vidéo d'Ibiza.
Autriche. La Justice renonce aux poursuites individuelles contre Heinz-Christian Strache et Johann Gudenus dans l’affaire de la vidéo d’Ibiza, car à l'époque des faits, ces deux personnes n’exerçaient pas des fonctions leur permettant d'attribuer des avantages de la part de structures étatiques. Les autres enquêtes portant sur eux se poursuivent.
20:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
Rhénanie du Nord-Westphalie : près de 40 % des personnes responsables d’attaques au couteau sont étrangères.
Allemagne. Rhénanie du Nord-Westphalie. Près de 40 % des personnes responsables d’attaques au couteau, au cours de la première moitié de l’année 2019, sont des étrangers, alors que ces derniers représentent 12,8 % de la population.
[Les individus qui disposent de deux ou de plusieurs nationalités sont répertoriés en tant qu’« Allemand » au sein des statistiques. Ces dernières n’indiquent pas, non plus, combien, parmi les auteurs de faits « Allemands », sont d’origine étrangère.]
(https://jungefreiheit.de/kultur/gesellschaft/2019/knapp-4...)
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Joachim Herrmann plaide pour la création, en Afrique, de centres de retour.
Allemagne. Bavière. Le ministre CSU de l’Intérieur de Bavière Joachim Herrmann plaide pour la création, en Afrique, de « centres de retour » : « Qui vient d'Afrique et se place en situation de détresse maritime sera ramené en Afrique. », avant d’ajouter : « Si nous appliquons cela, très bientôt l’idée ne viendra plus à personne d’être mis sur un canot pneumatique par des passeurs. »
14:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
"Les conditions de Mattarella pour le Conte-bis."
Italie. Revue de presse.
La décision du Chef de l’Etat, qui a été formalisée ce matin, de confier à G. Conte la mission de former un nouvel exécutif avec une majorité M5S-PD fait les gros titres des médias transalpins. La presse écrite fait part d’un accord ‘’en territoires inconnus’’ (Corriere), d’un ‘’défi difficile’’ (Repubblica) mais aussi d’une ‘’convenance réciproque’’ (Stampa) des deux partis d’aller de l’avant afin de maintenir la Ligue dans l’opposition. Les observateurs soulignent également un renforcement de Conte (désormais interlocuteur privilégié du PD) au sein du M5S, aux dépens de Di Maio : « Le gouvernement dans les mains de Conte » - ‘’Aujourd’hui la mission lui sera confiée par le Chef de l’Etat’’ (Corriere della Sera), « Courage Conte, ce ne sera pas facile » - ‘’Deux visions différentes, le programme et le nœud du vice-président seront les premiers écueils’’ (La Repubblica), « Les conditions de Mattarella pour le Conte-bis » - ‘’Le Chef de l’Etat veut un programme détaillé’’ (La Stampa), « Gouvernement, accord pour un Conte-bis » - ‘’Les bons de l’Etat à leur plus bas’’ (Sole 24 Ore), « Conte-bis, duel sur les ministres techniciens » - ‘’Grillo : pour les ministères-clé je veux des non-politiques’’ (Il Messaggero).
Réseaux sociaux : Sur Twitter c’est l’hashtag #GovernoConte2 (en référence à G. Conte qui s’est vu confié par le Chef de l’Etat la mission de former un nouveau gouvernement) qui domine.
ARTICLE Corriere della Sera M. Breda « Le choix du Quirinal, Mattarella confiant sur un gouvernement qui ne naitra pas dans le noir » : « Le choix a été fait dans un climat tendu. Même si le Quirinal ne parle pas des sentiments du Président, il est probable que ce dernier ait été assez ennuyé. Le tout s’est fait en parallèle avec l’annonce de consultations en ligne, de manifestations dans la rue en signe de protestation, de rappel au peuple ou de blessures à la démocratie. Le mandat que Mattarella confèrera à Conte sera plein car les conditions pour garder la législature en vie sont réunies : une majorité assez large au Parlement, l’existence d’une entente sur une base de programme, une convergence sur le nom de Conte comme successeur de lui-même. A partir d’aujourd’hui, tout sera dans les mains de Conte. Il entamera un parcours à obstacles, notamment pour la formation de son équipe, dans le respect de l’équilibre des actionnaires de majorité et avec l’harmonisation des plans A et B, outre les différentes ambitions personnelles ».
ARTICLE Sole 24 Ore L. Palmerini « Mattarella confèrera un mandat plein et demandera des délais courts » : « Il est vraisemblable que le Chef de l’Etat veuille maintenir le rythme imprimé à cette crise aoutienne en demandant que la réserve d’acceptation soit levée en peu de jours, voire au début de la semaine prochaine. Pour sa part, Mattarella pourra dire que les conditions qu’il avait posées ont été respectées. Toutefois, il a pu constater des tons bien différents de la part des deux leaders : Zingaretti plus prudent et réfléchi, Di Maio plus décidé et optimiste. Ce dernier n’a pas fait allusion à la consultation en ligne sur la plateforme Rousseau au Chef de l’Etat. Signe que les 5 Etoiles ont voulu rester dans le périmètre de la Constitution, offrant à Conte un rôle de véritable Président du Conseil ».
COULISSES, M. Conti, Messaggero, « La demande de Mattarella : ‘’président du Conseil et pas garant’’ » - « Le Quirinal suggère à Conte un changement par rapport à l’expérience M5S-Ligue » - « Le chef de l’Etat veut présenter au pays un gouvernement solide et lié à l’Union européenne » : « Mattarella ne souhaite pas que Conte ait le rôle de garant d’un accord ou contrat, comme dans le précédent gouvernement, mais joue pleinement son rôle de président du Conseil. A partit d’aujourd’hui, la partie est entre les mains de Giuseppe Conte. Il doit choisir l’équipe des ministres et se présenter face aux Chambres pour le vote de confiance ».
COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Il faut maintenant un sursaut » : « Mettre en place ce gouvernement Conte-bis est un pari risqué et plein d’inconnues. Il faudra s’attendre, vu le peu de temps à leur disposition, à une grande rhétorique pour couvrir le peu d’idées et de solutions du soi-disant ‘’programme partagé’’. Le choix des ministres sera un aspect intéressant. Il n’est pas exclu que Conte en profite pour se renforcer ultérieurement aux dépens des 5 Etoiles et des démocrates ».
ARTICLE La Repubblica G. De Marchis « Les discours opposés des deux leaders » : « L’heure est à la phase des ‘’convergences parallèles’’. Le langage, la vision, les valeurs sont différentes. ‘’Nous sommes post-idéologiques, droite et gauche n’existent plus’’ répète Di Maio en sortant des consultations avec le Chef de l’Etat. ‘’Nous avons la force d’une identité, avec une histoire à défendre dans la construction d’une alliance’’, souligne en revanche Zingaretti. Une majorité où un parti (PD) se remet en discussion et un autre (M5S) ne dément rien et relance ‘’notre objectif reste celui de mettre en œuvre le même programme du 4 mars voté par 11 millions de citoyens’’. Différents sur tout, donc. Di Maio fait tout son possible pour rester vice-président du Conseil, ministre et leader du M5S. Zingaretti, en revanche, est en train de résister à la pression d’une bonne moitié de son parti. Il veut rester en dehors de ce gouvernement. Zingaretti transpire et s’essuie le front avec un mouchoir. Di Maio non, il ne transpire pratiquement jamais, du moins pas devant les caméras, comme un robot. Ces deux seront les protagonistes de la nouvelle alliance, ceux qui devront démêler les problèmes et trouver les solutions ».
EDITORIAL La Repubblica E. Mauro « Le partenaire réticent » : « Sur le terrain de bataille ne reste qu’un Salvini solitaire et qui apparait comme le seul perdant. Le débordement institutionnel tenté par Salvini, frôlant le tabou de l’autoritarisme bonapartiste, a sans doute été l’une des circonstances qui ont déterminé non seulement le début de la crise mais aussi sa résolution. Le ministre de l’Intérieur, en invoquant des élections qu’il prétendait de la part du Quirinal, a trouvé une réaction immédiatement opposée, coalisant des intérêts différents et des objectifs différenciés. Nous pourrions dire qu’avec Salvini, le populisme a tenté de réaliser en Italie la séparation concrète entre démocratie et principes libéraux ».
ARTICLE La Repubblica G. De Marchis « Rousseau : Di Maio songe à une question floue pour verrouiller le pacte » : « Il y a encore l’obstacle du référendum en ligne annoncé, où les inscrits M5S devront confirmer l’entente avec le PD. La date n’a pas encore été décidée car il faut attendre les délais pour la formation du nouveau gouvernement. Selon Di Maio, au final, ce sera le oui qui l’emportera, car la question posée aux inscrits 5 Etoiles sera floue, liée plus à la mise en place du programme qu’à l’alliance en elle-même ».
ARTICLE Corriere della Sera L. Ippolito « Un choix kamikaze : le Royaume-Uni risque gros » : « C’est un risque sans précédent, celui décidé par Boris Johnson : cela pourrait lui permettre d’obtenir un ‘’Brexit’’ selon ses souhaits ou bien infliger un coup mortel à l’équilibre constitutionnel sur lequel se tient le Royaume-Uni. Sans doute, Johnson n’avait-il pas d’autre choix, les oppositions s’étant accordées pour tenter de bloquer au Parlement un éventuel ‘’no deal’’. Mais c’est le levier que Boris souhaite justement utiliser pour convaincre l’UE à revoir les termes de l’accord : la menace d’une rupture traumatique ».
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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28/08/2019
Herbert Kickl désire devenir ministre de la Protection de la patrie.
Autriche. L’ancien ministre de l’Intérieur FPÖ Herbert Kickl désire capter de nombreuses voix de préférence lors des élections législatives et devenir « ministre de la Protection de la patrie ». Il pose comme condition à la participation du FPÖ à un gouvernement avec les sociaux-chrétiens de l’ÖVP le fait que l’Intérieur soit attribué au FPÖ. [L’ÖVP avait posé auparavant la revendication inverse.]
Herbert Kickl
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Accord entre le Parti Démocrate et le M5S pour former un gouvernement.
Italie. Le Parti Démocrate [centre-gauche] et le M5S ont trouvé un accord afin de former ensemble un nouveau gouvernement.
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Dernières consultations M5S-Parti Démocrate.
Italie. Revue de presse.
Les négociations entre le M5S et le PD, en vue des dernières consultations au Quirinal prévues cet après-midi, font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite fait part notamment de la décision, hier soir, du leader 5 Etoiles L. Di Maio de faire voter la base du parti, par le biais de la plateforme ‘’Rousseau’’, pour accepter ou pas une alliance de gouvernement avec les démocrates. Les observateurs soulignent une négociation ‘’difficile’’ à l’issue "incertaine". Le M5S a fait monter les enchères, alors que le Chef de l’Etat doit décider ce soir même de confier la mission à un gouvernement solide (éventuellement M5S-PD avec G. Conte à la Présidence du Conseil) ou de dissoudre le Parlement. Pour la plupart des quotidiens, L. Di Maio est ‘’fortement affaibli’’ au sein de son parti. « PD-M5S, négociations à obstacles » - ‘’Conte et Zingaretti au travail mais Di Maio insiste sur la vice-présidence’’ (Corriere della Sera), « Le Conte-bis est prêt » - ‘’Di Maio dernier obstacle à la naissance d’un gouvernement M5S-PD’’ (La Repubblica), « Conte tente de former un gouvernement » - ‘’Le match décisif se jouera sur Di Maio’’ (La Stampa), « Gouvernement, possible mission à Conte » (Sole 24 Ore), « Défi de Di Maio, gouvernement en difficulté » - ‘’Le PD ouvre à Conte mais rejette l’hypothèse de Di Maio comme vice-président’’ (Il Messaggero).
Journaux télévisés : Les négociations entre le M5S et le PD, avec les nouvelles consultations au Quirinal, et le naufrage d’un navire près de la Libye font l’ouverture des JT ce matin.
Réseaux sociaux : Sur Twitter, après l’habituel hashtag du jour, c’est l’hashtag #Rousseau (en référence à la décision du M5S de faire exprimer sa base sur l’éventuelle nouvelle majorité) qui domine.
RETROSCENA (Coulisses) Corriere della Sera M. Breda « Mattarella demandera au Président du Conseil d’être le vrai homme aux manettes de l’alliance PD-M5S » : « Le Président de la République a commencé ses nouvelles consultations hier après-midi avec davantage d’attentes, bien que tout puisse changer d’un moment à l’autre. Le moment de vérité aura lieu cet après-midi, quand les deux principaux partenaires potentiels, Zingaretti et Di Maio, se rendront au Quirinal. Afin d’éviter que Mattarella ne déclenche le coup d’envoi à un exécutif électoral, ils devront lui expliquer plusieurs choses : le périmètre de majorité qu’ils ont en tête et des bases de programme. Mattarella demandera à Conte de revenir à la tradition constitutionnelle, selon laquelle c’est le Président du Conseil qui s’engage à mener son exécutif à bon port. Le schéma de l’année passée, d’un chef de gouvernement ‘’avocat du peuple’’ signant un contrat écrit à 4 mains par d’autres et incluant même la composition des ministères, sera donc à mettre de côté. Au Quirinal, on considère que si Conte veut vraiment jouer son rôle de Président du Conseil, surtout après avoir encaissé le soutien de Trump hier, il devra mener le navire dès le début. Un petit coup de pouce a été donné par le PD qui a fait pression sur le M5S pour éviter le modèle du double vice-président. Conte a bien compris et il a pris ses responsabilités, donnant une autre allure à la journée ».
ARTICLE, La Stampa, U. Magri, «Ultimatum de Mattarella : sans accord, un gouvernement technique pré-élections sera nommé ce soir » : « Stop aux contrats stipulés entre partis, que le Parlement et le gouvernement subissent, passivement. Cette anomalie, introduite l’an passé, doit cesser très vite. Et si G. Conte, comme on s’y attend, devait mener le nouveau gouvernement, le Président de la République s’attend à ce qu’il prenne le gouvernail immédiatement, en traçant le parcours programmatique et en choisissant l’équipe des ministres : ce n’est pas le Quirinal qui le dit mais l’article 95 de la Constitution (le président du Conseil ‘’dirige la politique générale du gouvernement et en est responsable’’). Le Quirinal ne le pressera pas, s’il a besoin de quelques jours supplémentaires pour monter son équipe, aucun problème. Une semaine paraît raisonnable, pour marquer également la fin du gouvernement Ligue-5 étoiles et l’avènement de celui alliant PD et M5S. Le spectacle sans noblesse aucune offert au pays sur les bagarres autour du nom de Di Maio vice-président du Conseil ou non a, dit-on, déconcerté le Président. L’avidité pour les sièges de prestige montre que les protagonistes n’ont rien appris. Selon une source du Groupe mixte reçu hier au Quirinal, Mattarella aurait exprimé ouvertement sa désillusion et ses regrets face à de tels comportements. Et si l’accord ne se faisait pas, il mettrait en place, dès ce soir, un gouvernement technique ».
COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Un psychodrame pour Di Maio » : « Le chemin vers le gouvernement le plus faible et contradictoire de l’histoire récente italienne est influencé par l’affaire Di Maio. C’est lui le dernier obstacle alors que toute l’attention était focalisée sur la question ‘’ Conte oui ou Conte non ?’’. Si cette question est désormais résolue, après le placet de Macron, Merkel, von der Leyen et même le roi des souverainistes, Trump, c’est l’affaire Di Maio qui demeure. L’homme pose des conditions et travaille pour lui-même. En réalité, nous nous retrouvons face à un psychodrame : celui qui réclame la vice-présidence, unie à un ministère de premier plan, est affaibli au sein de son Mouvement. S’il ne parvient pas à sortir de cette crise avec un rôle prestigieux, son sort sera tracé. C’est évident : il appartient à la saison passée, celle du pacte avec la Ligue. Par ailleurs, Di Maio est soupçonné de maintenir un dialogue avec Salvini et d’être sensible aux propositions, tardives, de ce dernier. Son insistance sur le rôle de vice-président est emblématique. Il voudrait revenir à la période d’or. Or, tout a changé. Le M5S ne soutient plus les ambitions de Di Maio ».
ARTICLE Fatto Quotidiano, P. Zanca « Di Maio dans le collimateur et Grillo fait un pas de côté » : « Après des jours de confrontations, Di Maio a dû céder encore une fois la place à Conte. Les stratèges de ‘’Rousseau’’ savent bien que la seule manière de convaincre les inscrits à donner le feu vert à la nouvelle majorité est de la cacher derrière le visage du Président du Conseil Conte, la personne qui a actuellement le plus de popularité auprès des Italiens. Quant à la consultation en ligne, il a été estimé que la faire pendant les consultations aurait pu démentir en direct les décisions du Chef de l’Etat. Mieux vaut alors le faire en fin de semaine, quand la mission à Conte sera formalisée et toute l’entente définie ».
ANALYSE La Repubblica C. Tito « L’anti-salvinisme ne suffira pas » : « Les pactes avec les adversaires ne sont pas exclus à priori. Ils font partie de l’histoire des hommes. Toutefois, il faut les remplir de contenus. Un nouveau gouvernement ne peut pas se baser sur une simple addition d’intérêts personnels : la peur des élections, la préparation pas encore mûre à une scission ou la recherche d’un rôle important. Il faut que le centre gauche soit conscient qu’il ne sera pas jugé à travers la loupe de l’antisalvinisme mais pour ce qu’il fera. Raison pour laquelle les slogans ne servent pas. Il faut des idées, des programmes et des visions ».
SONDAGES Corriere della Sera M. Rebotti « La cote de popularité de Salvini en chute, ceux qui demandent un gouvernement prévalent » : « Selon le sondage Ispos pour le Corriere, c’est l’arbitre de cette crise aoûtienne, Sergio Mattarella (57%), qui devance les autres acteurs en termes de popularité, suivi de G. Conte (passé de juin à août de 54 à 52%). En revanche, les deux leaders de l’ancienne majorité ont vu une baisse de popularité considérable : Salvini est passé de 54 à 36% en trois mois, Di Maio de 54 à 28%. La Ligue paye ainsi le prix d’avoir déclenché la crise, même si sa demande d’élections anticipées est partagée par 33% des sondés. Toutefois, la majorité demande des solutions différentes : 21% souhaite un gouvernement M5S-PD, 11% une réédition de l’ancienne alliance, 11% pour un gouvernement institutionnel pouvant adopter la loi de finances ».
ARTICLE, La Stampa, P. Mastrolilli, « Gifle à Salvini, Trump est pour Conte – tweet du Président américain espérant qu’il reste président du Conseil » : « Derrière ce soutien via twitter, il y a certes l’estime personnelle pour le président du Conseil italien (‘’qui a représenté l’Italie de manière énergique au G7’’) mais aussi (au-delà l’erreur dans son prénom ‘’Giuseppi’’ au lieu de ‘’Giuseppe’’), des doutes persistants sur la Ligue de Salvini, mais aussi des questions très concrètes, comme l’aide que notre pays a donné sur la Libye, ou l’espoir qu’il maintienne les engagements pris par le passé sur des programmes comme celui de l’achat de nouveaux avions de chasse F35 ».
ARTICLE, Stampa, L. Anello, « Méditerranée, des dizaines de migrants morts » – « Naufrage au large de la Libye, 40 victimes au moins sont à déplorer. Trenta et Toninelli arrêtent le bateau d’une ONG allemande avec 101 personnes à bord» : « Alors que le gouvernement se meurt et qu’un autre va naître, Salvini, encore ministre de l’Intérieur, exulte pour l’entente retrouvée sur le thème migrants. Il le fait après que Trenta et Toninelli (qui avaient pris leurs distances de Salvini lors de l’affaire Open arms) aient contresigné son refus d’entrée dans les eaux italiennes d’une autre embarcation, ‘’Eleonore’’, avec 101 réfugiés à bord. Au même moment arrivent la nouvelle d’un nouveau naufrage, au large des côtes africaines, avec au moins 40 victimes, et les protestations du maire de Lampedusa, Martello, avec un centre d’accueil surpeuplé, où 182 migrants sont là depuis des jours. Si vraiment le nouveau gouvernement PD-M5S devait naître, toutes les contradictions des 5 étoiles sur ce thème émergeraient. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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27/08/2019
Saxe : l'AfD donnée deuxième à 25 %.
Allemagne. Saxe. Un sondage INSA, en vue des élections du 1 septembre 2019 pour le Parlement de Saxe, donne l'AfD deuxième à 25 %.
CDU : démocrates-chrétiens
die Linke : post-communistes
SPD : sociaux-démocrates
AfD : patriotes
Grüne : écologistes
FDP : libéraux
FW : électeurs libres
Sonstige : autres
22:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
Brandebourg : l'AfD donnée première à égalité avec le SPD.
Allemagne. Brandebourg. Un sondage INSA, en vue des élections du 1 septembre 2019 pour le Parlement de Brandebourg, donne l'AfD première, à égalité avec les sociaux-démocrates du SPD.
SPD : sociaux-démocrates
CDU : démocrates-chrétiens
die Linke : post-communistes
AfD : patriotes
Grüne : écologistes
BVB/FW : électeurs libres
FDP : libéraux
Sonstige : autres
22:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le M5S et le PD tentent de former un gouvernement.
Italie. Revue de presse.
Les négociations entre le M5S et le PD en vue d’une possible coalition de gouvernement font les gros titres des médias transalpins. La presse écrite fait part d’un possible accord sur le nom de G. Conte au Palais Chigi, malgré les distances qui demeurent sur la répartition des autres ministères et sur le programme politique : « Tension sur le nouveau gouvernement » - ‘’Réunion entre Di Maio et Zingaretti, négociation tendue’’ (Corriere della Sera), « Crise d’un gouvernement qui doit encore naitre » - ‘’Aujourd’hui les consultations au Quirinal, qui veut des garanties’’ (La Repubblica), « Entente sur Conte, bataille sur les vice-présidents » (La Stampa), « Oui à Conte, bataille sur les ministres » - ‘’Zingaretti et Di Maio d’accord sur Conte. Consultations au Quirinal’’ (Il Messaggero, Il Mattino), « Conte-bis, le retour » - ‘’Zingaretti cède à Di Maio sur le Président du Conseil’’ (Fatto Quotidiano).
Journaux télévisés : Les négociations entre le M5S et le PD, le début des nouvelles consultations au Quirinal et le G7 de Biarritz font l’ouverture des JT ce matin.
Réseaux sociaux : Sur Twitter, après l’habituel hashtag du jour, c’est l’hashtag #Conte2 (en référence à la possibilité d’une confirmation du président du conseil sortant à la tête du nouveau gouvernement) qui domine.
COMMENTAIRE Corriere della Sera M. Franco « Des pas en avant et des inconnues » : « Avec prudence, méfiance, et une rapidité forcée, une majorité M5S-PD est en train de se former autour du Président du Conseil sortant. Reste l’inconnue de la signification que le Mouvement de Grillo et le parti de N. Zingaretti voudront lui attribuer. A ce stade, impossible de savoir s’il s’agira d’un exécutif voué uniquement à éviter les élections anticipées (demandées maladroitement par le chef léguiste Salvini) ou s’il est destiné à durer, avec une vie toutefois litigeuse et stérile ».
COMMENTAIRE La Repubblica S. Folli « Un jeu politique sans scrupules » : « Nous savons maintenant que l’éventuel gouvernement Conte-bis ne sera de législature que s’il parvient à éviter les pièges des trois prochaines années. Sinon, il subira le même sort que le précédent. Plus que sur le programme, on s’est concentrés surtout sur les noms, chose typique au moment où le vrai nœud retombe sur la répartition du pouvoir. Ce n’est donc pas le meilleur des premiers pas pour une aventure clairement vidée de passion civique. Sa fonction est ouvertement anti-Salvini et anti-élections (l’arme que le leader de la Ligue a tenté maladroitement d’utiliser). Cette majorité inédite PD-M5S a tout intérêt à durer le plus longtemps possible. Il faut aussi renforcer les rapports avec la nouvelle Commission de von der Leyen, définir une nouvelle loi électorale proportionnelle après la réduction des parlementaires et préparer le terrain pour l’élection du prochain chef de l’Etat. Les deux probables gagnants seraient alors Renzi (qui n’a plus besoin de créer un parti à lui, vu comment il détermine les mouvements du PD) et G. Conte, auteur d’une pirouette politique extraordinaire ».
ARTICLE Corriere della Sera M. Galluzzo « Le retour de l’Avocat, félicité en Europe » : « G. Conte, par respect aussi du Président de la République, a fait du silence son mantra. Grâce à ces mots bien choisis prononcés à l’encontre de Salvini au Sénat, l’‘’avocat du peuple’’ semble ne rien avoir loupé. Un succès qui prime les qualités jusque-là méconnues de cet outsider venu du monde universitaire. Contrairement à il y a 14 mois, cette fois-ci Conte pourra se prononcer sur la composition du nouveau gouvernement. Car s’il doit le présider, il voudra une équipe qui représente en quelque sorte ses idées et il ne restera pas muet face à la division des postes des deux partis ».
ARTICLE Sole 24 Ore L. Palmerini « L’attention du Quirinal sur les postes-clé » : « Tous les signaux arrivés au Quirinal laissent voir clairement une négociation importante, raison pour laquelle le calendrier des consultations a tenu compte du dégel en cours entre le PD et le M5S. La méthode du contrat (et de ses longues négociations) semble définitivement révolue. Cette fois-ci, Mattarella commencera par charger le Président du Conseil et s’attendra à ce que ce dernier définisse l’équipe et lui remette la synthèse des lignes de programme d’un gouvernement qui doit durer, selon les attente du Quirinal, jusqu’à la fin de la législature. Le Quirinal fera très attention à l’équipe que le Président du Conseil lui présentera, surtout les cases décisives pour affronter la nouvelle saison européenne ».
RETROSCENA La Stampa Ugo Magri « Aujourd’hui les consultations, demain peut-être la charge : la loupe du Quirinal sur l’équipe et le programme » : « Le Président prend acte que le M5S et le PD tentent sérieusement de former un gouvernement. Les consultations commenceront dans l’après-midi et se termineront demain à 19h avec la visite de la délégation des 5 Etoiles. Dans la soirée, Mattarella pourrait même donner le nom de celui qui sera chargé de présider le Conseil des ministres. Conte devra surtout rédiger un programme ayant les garanties demandées jusque-là par Mattarella comme condition pour le ‘’nulla osta’’. Telles les propositions économiques devant saisir l’opportunité du tournant qui s’envisage au niveau européen : croissance et pas seulement coupes ».
ARTICLE Corriere della Sera A. Trocino « Casaleggio et Di Battista, les grands perdants » : « L’entrepreneur Davide Casaleggio et l’ancien député Alessandro Di Battista auraient préféré les élections anticipées. C’est en fait la ligne de Beppe Grillo qui passe. Jusqu’au bout, Casaleggio tente d’expliquer que ne pas consulter la base par le biais de la plateforme Rousseau pourrait représenter un boomerang. Mais les délais seraient trop courts. Quant à Di Maio, il est en train de travailler durement pour gagner le match et monter les enchères de la négociation avec le PD. Si le gouvernement devait naître, Di Maio aura gagné son match, évitant l’effondrement de son parti et revenant sur la scène de cette nouvelle phase ».
ARTICLE Il Messaggero B. Acquaviti « La capitulation de Salvini, qui déplore un ‘’retournement de veste’’, mais le Nord prépare son procès » : « Les hommes de Forza Italia proches de la Ligue sont certains qu’il s’agisse d’un bluff, une tactique pour faire patiner à la dernière ligne droite le mariage PD-M5S. Pourtant, l’aile 5 Etoiles qui croit encore à une réédition de la vieille majorité, aurait demandé un signal à Matteo Salvini. Signal qui est arrivé par le biais de G. M. Centinaio ‘’nous renouvelons aux 5 Etoiles notre disponibilité à ouvrir une confrontation pour arriver à un accord de législature’’, avec l’offre à Di Maio de la Présidence du Conseil. Toutefois, après la journée d’hier, Salvini semble lui aussi se résigner au banquet qui se prépare au Palais Chigi. Au Nord, un peu de partout, ce sont les critiques qui commencent à circuler et qui pourraient se transformer en véritable ‘’procès’’ contre le leader de la Ligue. Ce dernier aurait demandé à Fontana et à Zaia de ne pas hausser le ton. Parmi les déçus, plusieurs regardent vers Giorgetti qui, récemment, aurait renoué avec Roberto Maroni [ancien secrétaire de la Ligue, fondateur historique et représentant de l’aile ‘’modérée’’, ndt.]
ARTICLE Il Messaggero J. Orsini « Italie lanterne rouge du G7, l’OCDE ‘’il faut un sursaut fiscal’’ » : « L’économie des pays les plus industrialisés perd du terrain et ralentit. L’Italie passe en queue du peloton dans le deuxième trimestre de 2019. L’Italie, comme déjà anticipé par l’Istat, affiche une économie à croissance zéro. Toutefois, le secrétaire général de l’OCDE, Gurria, affirme ‘’j’ai confiance, Rome a des marges de manœuvre pour adopter de nouvelles stimulations pour l’économie’’ ».
(Traduction : ambassade de France à Rome)
21:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
Interview de Lionel Baland à propos de Pierre Nothomb et de l’histoire du nationalisme belge.
Belgique. Ouvrage sur Pierre Nothomb et l’histoire du nationalisme belge :
http://eurolibertes.com/histoire/pierre-nothomb-paladin-d...
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L'AfD donnée à 15 %.
Allemagne. L'AfD donnée à 15 %.
CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens
SPD : sociaux-démocrates
AfD : patriotes
FDP : libéraux
die Linke : post-communistes
Grüne : écologistes
Sonstige : autres
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26/08/2019
"Le PD ouvre, Di Maio sceptique."
Italie. Revue de presse.
La crise de gouvernement fait les gros titres des médias transalpins. La presse écrite fait part des vétos croisés entre le M5S et le PD en vue d’une éventuelle majorité parlementaire pouvant éviter des élections anticipées. Les observateurs évoquent un certain ‘’enlisement’’ (Repubblica) dans les négociations. La possibilité que G. Conte puisse être reconfirmé au Palais Chigi (option non souhaitée par le PD) et espoirs d’accord dominent (Corriere, Stampa, Messaggero) : le leader démocrate Zingaretti semble ‘’tenté’’ par cette solution en échange de l’effacement du décret-sécurité voulu par la Ligue et d’un candidat démocrate pour le poste de commissaire européen. En l’absence d’une position claire des deux partis d’ici le second tour de consultations au Quirinal, prévu mardi, la voie aux urnes serait alors ouverte : « Le PD ouvre, Di Maio sceptique » - ‘’Les contenus prioritaires pour Zingaretti. Les 5 Etoiles insistent sur Conte’’ (Corriere della Sera), « fumée noire, avenir gris » - ‘’Encore bras-de-fer entre les deux leaders, pourtant exhortés au dialogue par leur entourage’’ (La Repubblica), « Le PD dicte les conditions sur Conte » - ‘’Zingaretti orienté vers un oui mais impose son véto à Di Maio’’ (La Stampa), « Le PD tenté par un Conte-bis » - ‘’Zingaretti ne veut pas de remaniement, premières ouvertures en échange de ministères-clé et d’un commissaire européen’’ (Il Messaggero), « Conte-bis, la stratégie du PD » (Il Mattino).
RETROSCENA (coulisses) Il Messaggero « Des ministres-clé et un siège à l’UE, les conditions des Démocrates » : « Le PD exige que la composition du gouvernement sortant soit complètement revue. On ne veut donc pas de ‘’gros remaniement’’ avec un simple remplacement des ministres de la Ligue. Les démocrates veulent un changement fort pouvant donner un sens de nouveauté. Pour le secrétaire du PD Zingaretti, le passage est compliqué sans l’éloignement de G. Conte, alors que nombreux sont ceux qui font pression pour le garder, notamment les renziens. Du coup, si Conte devait être maintenu à son poste, le PD voudrait en échange les ministères qui comptent : l’Economie, l’Intérieur et les Affaires Etrangères. Di Maio pourrait rester au sein du gouvernement, mais il perdrait le ministère du Travail et du Développement économique. Et même en cas de pas en arrière, Di Maio pourra toujours s’attribuer le succès de l’opération : Conte au Palais Chigi. Le Quirinal attend, d’ici ce soir, des signaux concrets avant de commencer le second tour de consultations ce mardi».
SONDAGE Sole 24 Ore de dimanche, R. D’Alimonte, « Les électeurs favorables à une union avec le PD pourvu qu’elle soit temporaire. La Ligue en chute dans les sondages » : « Il était normal que cette crise de gouvernement se traduise en une perte de consensus pour Salvini et de son parti. Cela est confirmé par le sondage de Winpoll-Sole 24 Ore. La Ligue, attestée à hauteur de 38,9% le 30 juillet, est maintenant à 33,7% - soit moins 5 points. Il est tôt pour dire si cela n’est qu’un coup d’arrêt passager ou bien la fin d’un cycle. La résolution de la crise sera décisive, de même que les politiques qui émergeront pour un éventuel nouveau gouvernement. Selon les sondages, le M5S, attesté à 14,8% en juillet, est maintenant à 16,6%. Le PD passe de 23,3 à 24%. Quant à une réédition de l’alliance jaune-verte, seuls 7% de la Ligue et 16% des 5 Etoiles l’estiment possible. En revanche, 43% des 5Etoiles veulent un gouvernement avec le PD, 22% préférant les élections. 41% des Italiens souhaitent des élections anticipées (34% est favorable, 8% souhaite une réédition M5S-Ligue et 8% ne se prononce pas) ».
ARTICLE La Repubblica G. Vitale « L’OPA des renziens pour reprendre le PD en misant sur Conte » : « Il n’y a pas que les fidèles de l’ancien président du Conseil Renzi : le secrétaire démocrate Zingaretti est assiégé pour qu’un gouvernement avec le M5S avec Conte au Palais Chigi se fasse. Même R. Prodi fait pression pour cette solution. Dans les cauchemars de Zingaretti il n’y a pas uniquement la rupture ou la crainte d’une perte de cohérence face à une composition gouvernementale critiquée jusqu’à hier et à un nom (Conte) rejeté dès le début. Il y a la crainte de finirisolé s’il était opposé à un renouvellement de G. Conte à la Présidence du conseil. Il craint une sorte de placement sous tutelle par Renzi. Si ce dernier devait réussir à imposer sa ligne, il le ferait non seulement par le biais des groupes parlementaires qu’il contrôle déjà, mais aussi au sein du parti. Ses proches affirment la satisfaction du Sénateur Renzi. Un succès qui comporte également un gel de la scission qui avait été imaginée en cas de retour aux élections anticipées ».
ARTICLE, La Stampa A. Barbera « Naufrage souverainiste sur les débarquements. Trop de lois violées en Libye » : « Derrière le ‘’flop’’ de la ligne des ports fermés de Matteo Salvini se cachent des normes internes et internationales. Une série de tribunaux (Trapani, le Tribunal administratif de Rome, mais aussi le Parquet d’Agrigente) a évoqué des violations des normes internationales en matière de secours en mer et sur les droits des migrants à ne pas être repoussés vers des pays où ils risquent d’être torturés. Par ailleurs, l’institut pour les études internationales (Ispi) a montré que des 3 073 migrants arrivés en Italie depuis janvier, seul 248 ont été accompagnés par les ONG. Tous les autres ont débarqué par le biais de ‘’navires fantômes’’ ».
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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25/08/2019
"Norbert Hofer. Juste. Social. Fidèle à la patrie."
Autriche. Affiche du FPÖ pour les élections législatives :
"Norbert Hofer. Juste. Social. Fidèle à la patrie. Poursuivre la coalition [ÖVP-FPÖ] pour notre patrie. Voter FPÖ."
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23/08/2019
Brandebourg : trois meetings en trois jours dans trois villes.
Allemagne. Brandebourg. L'AfD est en campagne intensive en vue des élections pour le Parlement de Brandebourg du 1 septembre 2019. Trois meetings en trois jours dans trois villes :
21:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
LE FPÖ donné à 19 %.
Autriche. Un sondage Research Affairs donne les sociaux-chrétiens de l’ÖVP à 35 %, les sociaux-démocrates du SPÖ à 21 %, les patriotes du FPÖ à 19 %, les écologistes à 11 %, les libéraux de NEOS à 8 %, les écologistes dissidents de Jetzt à 2 %.
21:37 | Lien permanent | Commentaires (0)