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31/08/2021

" Revenu de citoyenneté et avenir de la ministre [de l’intérieur] Luciana Lamorgese : les dossiers qui divisent la majorité."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE, Corriere della Sera « Revenu de citoyenneté et avenir de la ministre [de l’intérieur] Luciana Lamorgese : les dossiers qui divisent la majorité » : « Après les propos d’hier de Giuseppe Conte défendant avec force le revenu de citoyenneté, le secrétaire du Parti Démocratique Enrico Letta lors d’un évènement électoral à Turin a rejoint sa position : « Je crois que, sur le revenu de citoyenneté, Draghi a dit des choses importantes. Il a ouvert une discussion qui permet d’apporter des améliorations et de prendre ce qu’il y a de bon. Donc, aucune annulation de cet instrument, mais comme le dit Draghi, nous croyons à son amélioration ». En revanche, pour Matteo Renzi (Italia Viva), le revenu de citoyenneté doit être remplacé par un revenu d’inclusion («Rei») et pour la présidente du groupe Forza Italia à la Chambre des députés Annamaria Bernini « il faut tout refaire ». De toute manière après-demain le gouvernement et les partenaires sociaux se réuniront pour trouver un moyen d’utiliser sur le front de l'emploi et de la formation professionnelle les 5 milliards d’euros du PNRR. Un autre front s’ouvre entretemps dans la majorité : celui qui concerne la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese. Pendant que Fratelli d’Italia prépare une motion de césure, Matteo Salvini prépare de son côté sa propre proposition : « Ce que font les autres ne nous intéresse pas. Nous travaillons à notre propre proposition : soit la ministre commence à faire son travail, soit elle le laisse sa place à quelqu’un d’autre ». Mais pour le Parti Démocratique, la ministre a toute la confiance de Mario Draghi et de Sergio Mattarella ainsi que des autres membres de la majorité. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

30/08/2021

"Le Secrétaire d’Etat [léghiste] Molteni attaque sa ministre [de tutelle]."

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Italie. Revue de presse. 

ARTICLE, La Repubblica, « Le Secrétaire d’Etat [léghiste] Molteni attaque sa ministre [de tutelle] et s’en prend à Forza Italia : "Gelmini se trompe sur Lamorgese"» : « Le mur érigé par Forza Italia en soutien à la ministre Luciana Lamorgese crée des tensions au sein du centre-droit, avec un nouveau bug politique au sein de la grande majorité de Mario Draghi. Hier, dans une interview à La Repubblica, Mariastella Gelmini, ministre (Forza Italia) aux Affaires régionales, avait défendu Lamorgese : "Sur l'immigration, Salvini pointe un vrai problème, mais il se trompe de cible en s’en prenant à la ministre de l'Intérieur : elle ne peut pas à elle seule arrêter le phénomène migratoire, il est injuste de s'en prendre à elle". Ces propos ont été repris par une autre ministre de Forza Italia, Mara Carfagna. Mais ces deux discours en défense ont provoqué la colère de Nicola Molteni, fidèle de Salvini et sous-secrétaire d’Etat à l'Intérieur, qui a déclaré : "Il est surprenant que Carfagna et Gelmini soient plus engagées dans la défense de Lamorgese que dans celle du centre-droit : les Italiens exigent la sécurité, qu’il n’y ait pas rave-party illégales et des contrôles aux frontières. Nous ne voulons pas d'un centre-droit qui parle comme Enrico Letta". Certains au parti démocrate appellent déjà Molteni à la démission.  Et un centriste qui milite dans les rangs de Forza Italia, le chef de groupe adjoint à la Chambre des députés Gianfranco Rotondi, ironise : "Il est surprenant que le sous-secrétaire à l'intérieur Molteni s’émeuve que certains défendent leur collègue au gouvernement. Par contre, il est anormal que ce soit précisément le sous-secrétaire de Lamorgese qui l'attaque. Etant donné son opinion sur sa ministre, pourquoi Nicola Molteni ne démissionne-t-il pas ? ". La semaine va être délicate, avec une rencontre prévue entre Salvini et Lamorgese, encouragée par Draghi, pour clarifier la ligne sur l’immigration de la Ligue et alors que Salvini n’a cessé de demander le départ de Lamorgese : « "Je laisse le premier ministre décider, si un joueur ne va pas à la fin de la première mi-temps, le coach le change". » 

ENTRETIEN, Corriere della Sera de Giuseppe Conte, président du Mouvement 5 étoiles « Le centre-droit et Italia Viva ne gagneront pas sur le revenu de citoyenneté. Salvini ? Il fait de la démagogie » : « Sur le revenu de citoyenneté, l’Italie ne peut pas revenir en arrière. Je vous l’assure, sa remise en cause n’est pas dans l’ordre des choses. C’est une mesure qui assure la cohésion et sécurité sociale dans notre pays, nous ne pouvons pas nous en passer. S’il y a quelques petites modifications à faire, je dis oui à l’organisation d’une réunion pour en discuter. Nous devons adopter immédiatement la réforme des procès civils au Sénat, c’est un passage essentiel pour rendre notre système économique et social plus attractif pour les investisseurs. L’autre sujet important de l’automne sera celui des retraites. En décembre, le processus permettant des départs anticipés (« Quota 100 ») arrivera à son terme. Il faudra revoir la liste des travailleurs en condition difficile, cela me paraît être un parcours rationnel et équitable. Sur l’immigration j’aimerais rappeler que Matteo Salvini, lorsqu’il était mon ministre, n’a pas réussi à améliorer le système de rapatriements. Il n’a pas non plus réussi à travailler à une meilleure gestion européenne des flux migratoires, ses décrets de sécurité ont laissé dans les rues et les campagnes des migrants sans aucune traçabilité et en éliminant la protection humanitaire il a empêché à des milliers de migrants d’entrer dans le système d’accueil. En somme, il a complètement échoué. Luciana Lamorgese, en revanche, est très compétente, elle sait comment se positionner en Europe. Le Mouvement 5 étoiles est absolument favorable à la vaccination mais je continue de défendre le binôme « liberté/responsabilité ». Mais cela n’a rien à voir avec les phobies antiscientifiques. Sur les élections municipales, je ne pense pas qu’il y aura un écroulement du M5S. Mais nous ne pourrons pas tirer des conséquences sur le nouveau cap fixé récemment, il sera trop tôt pour en voir les effets. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

28/08/2021

Viktor Orbán, Giorgia Meloni et Katalin Novák se rencontrent à Rome.

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Italie et Hongrie. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le ministre hongrois de la Famille Katalin Novák et la dirigeante de Frères d’Italie Giorgia Meloni se sont rencontrés ce jour à Rome et ont discuté de divers sujets, parmi lesquels l’Afghanistan et l’immigration.

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Viktor Orbán, Giorgia Meloni et Katalin Novák

27/08/2021

L'AfD donnée à 11 %.

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Allemagne.

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/politbarometer.htm)

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CDU : démocrates-chrétiennes / CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke : post-communistes

écologistes

Freie Wähler : électeurs libres

Sonstige : autres

"Durigon appelle Salvini et ensuite démissionne."

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Italie. Revue de presse.

La démission du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, Claudio Durigon  (Ligue) est également citée. Son départ était demandé par plusieurs partis depuis qu'il avait proposé de changer le nom d'un parc, « Falcone et Borsellino » en hommage aux juges anti-mafia assassinés, pour le rebaptiser du nom du frère de Mussolini. « Durigon démissionne : je ne suis pas fasciste » (Corriere della Sera). « Durigon démissionne et la Ligue cherche une contrepartie » (La Repubblica). « Affaire Durigon: 'j'ai commis une erreur. Falcone et Borsellino sont des héros' » (La Stampa).

ARTICLE, Corriere della Sera « Durigon appelle Salvini et ensuite démissionne ‘J’arrête, mais les attaques contre moi sont un prétexte’ » : « Dans une longue lettre, le secrétaire d’État Claudio Durigon présente sa démission hier en fin de soirée. Matteo Salvini le remercie de manière informelle, en espérant que « ce geste de responsabilité et de générosité permettra une sérieuse réflexion aux autres politiciens, au gouvernement et pas seulement, qui ne démontrent pas d’être à la hauteur de leur rôle ». Une référence claire à la ministre de l’intérieur Lamorgese dont il demande la démission depuis un certain temps. Durigon s’en va en faisant son mea culpa : «un procès en communication ne s’évalue pas seulement sur les intentions de celui qui délivre le message, mais surtout en fonction de la façon dont le message est reçu. J’ai commis des erreurs, je ne suis et je n’ai jamais été fasciste ». « Toute cette polémique est devenue prétexte pour ceux qui, de mauvaise foi, entendent couvrir d’autres problèmes. Je fais référence notamment aux limites de la ministre de l’Intérieur ». Le désormais ex-secrétaire d’État tire donc sa révérence, en remerciant chaleureusement son ami Matteo Salvini « pour le soutien, la proximité politique, morale et humaine qu’il a eu envers moi. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

26/08/2021

"Durigon proche de la sortie. Et sur Lamorgese, Salvini se démarque de Fratelli d’Italia."

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Italie. Revue de presse.

Les réactions politiques alimentant la polémique autour de l’affaire Durigon, secrétaire d'Etat léghiste qui avait proposé de rebaptiser un parc du nom du frère de Mussolini, continuent d’être citées, alors que la rumeur d'une démission ne désenfle pas. « Affaire Durigon, Giorgetti désapprouve » (Corriere della Sera), « Affaire Durigon, les points d’achoppements qui persistent au sein de la droite » (La Stampa), « Draghi garde le silence depuis 21 jours ; les négociations entre l’Etat et Durigon sont engagées » (Il Fatto Quotidiano)

ARTICLE, Il Messaggero, « Durigon proche de la sortie. Et sur Lamorgese, Salvini se démarque de Fratelli d’Italia » : « "Un membre du gouvernement démissionne soit parce que le Premier ministre le lui demande, soit parce que son parti le lui demande, soit parce que sa conscience le lui demande. Quand on a des responsabilités gouvernementales, il faut toujours faire attention...". Le vade-mecum de Giancarlo Giorgetti sur les démissions est parfait et s'inscrit dans le double jeu auquel se livre Matteo Salvini ces jours-ci. D'une part la demande du PD et du M5S pour la démission du sous-secrétaire léghiste à l’économie Claudio Durigon, d'autre part la polémique allumée par Salvini contre la ministre de l'Intérieur Luciana Lamorgese. Le sous-secrétaire Durigon est appelé par certains partis à la démission pour avoir proposé de rebaptiser le parc municipal de Latina - dédié aux juges anti-mafia Giovanni Falcone et Paolo Borsellino - du nom du frère du Duce Arnaldo Mussolini, comme cela avait été fait en 1931. Sur le cas Lamorgese, dont Salvini demandait la démission, évolue avec la perspective d’une réunion à trois - Draghi, Salvini, Lamorgese -. La question des débarquements de migrants, qui viennent désormais non seulement de Libye mais aussi d'Égypte et de Tunisie, est au centre des discussions. La solution au cas Durigon est plus compliquée pour Salvini, également parce que le sous-secrétaire résiste. Salvini continue de le défendre, affirmant qu'"il est la dernière personne qui peut être accusée de fascisme", tout en évoquant qu’on « réfléchira à son cas ». M. Salvini aurait toutefois décidé de résoudre le problème en retirant M. Durigon du gouvernement. Il pourrait être remplacé par l'ancien maire de Padoue, Massimo Bitonci - qui a occupé le même rôle dans le premier gouvernement Conte - ou par l'ancien vice-ministre Edoardo Rixi, qui a été contraint de démissionner dans le premier gouvernement Conte en raison d'une enquête dont il a été acquitté. Malgré les polémiques quotidiennes, Salvini n'a pas l'intention de faire quoi que ce soit qui risquerait de faire sortir la Ligue de la majorité, alors que le PD et le M5S espèrent sa chute. Il ne demande plus, comme il le faisait il y a deux jours encore, "le changement" de la ministre de l’intérieur Lamorgese, se distançant ainsi de la motion de défiance que veut déposer Fratelli contre elle. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

 "Salvini attaque Lamorgese : "Il faut changer de ministre de l’intérieur", mais il cède sur Durigon."

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Italie. Revue de presse.

Le 24 août 2021 :

ARTICLE, La Repubblica, « Draghi stoppe [la manœuvre] de Salvini : l'Italie doit parler d'une seule voix sur les réfugiés » : « La journée de Matteo Salvini a commencé par une attaque contre la ministre de l'Intérieur Luciana Lamorgese. Le même jour, il a rencontré le Premier ministre Mario Draghi, qui n'était pas très heureux de ses attaques perpétuelles à un moment où le Palais Chigi appelle à l'unité sur les réfugiés afghans. Salvini sait très bien que la ministre a le soutien du président du Conseil, il assure d'ailleurs qu'il n'a pas demandé de remaniement, et que la motion de censure annoncée par Giorgia Meloni dans les colonnes de La Verità ("l'affaire [des rave party incontrrôlées] à Viterbe crie vengeance devant Dieu !", avait-elle déclaré) n'a aucune chance d'aboutir. Pourtant, elle insiste, dans sa campagne, pour ne pas laisser trop de champ à son rival de droite. Il est difficile d'envisager la fin des hostilités. Il n'était pas encore neuf heures du matin lorsque Salvini a déclaré : "Rave party, baby gangs qui terrorisent la Riviera romagnole et aujourd'hui un bateau battant pavillon norvégien débarquera 322 immigrants en Italie. Lamorgese, où es-tu ?" Draghi l’a appelé à plus de sobriété et a expliqué que le gouvernement se battra pour les corridors humanitaires. Or, Salvini répète depuis plusieurs jours que le pays ne peut pas devenir un camp de réfugiés ("ils n'ont pas de pass sanitaire et ne sont pas vaccinés !"), reprenant les propos du Premier ministre slovène Janez Jansa. Salvini a toutefois promis à Draghi un soutien maximal pour mener à bien des "réformes utiles pour l'Italie" : justice, réduction de la bureaucratie, impôts, code des marchés publics et réforme des retraites, qu'il imagine "non pénalisante". Mais c'est sur l'immigration que les risques pour l’unité du gouvernement sont les plus élevés car Salvini est inquiet de la montée en puissance de Giorgia Meloni ».

ARTICLE, Corriere della Sera « Du chef de la Ligue à Meloni, la compétition des leaders lors du vote d’octobre » : « Si Salvini repense à une candidature à Milan, que Meloni est poussée par son entourage à faire valoir sa popularité à Rome, et que Giuseppe Conte se lance dans sa première compétition électorale en tant que leader, c’est bien que les élections d’octobre concernent très largement les leaders politiques italiens. La ressemblance avec le cas des élections locales de 1975 est parlante : à l’époque, devant la progression fulgurante de la gauche, la Démocratie Chrétienne dû faire appel à Giulio Andreotti pour tenter de limiter la défaite à Rome. Les partis cherchent à placer comme tête de listes des figures connues, des leaders ou des parlementaires populaires. La Ligue a opté à Rome pour Simonetta Matone, magistrate reconnue, tandis que Forza Italia cherche encore sa tête de liste romaine et à Milan rêve d’une candidature de Berlusconi. Le Parti Démocratique n’a pour l’instant arrêté son choix qu’à Turin, avec Gianna Pentero. Fratelli d'Italia mise sur Vittorio Feltri à Milan, Giorgia Meloni est elle-même pressentie pour Rome. Pour le reste, les discussions et négociations ne font que commencer. » 

Le 25 août 2021 :

La question du maintien au gouvernement du secrétaire d'état de la Ligue Claudio Durrigon, après la polémique de l'été où il avait voulu rebaptiser un parc du nom du frère de Mussolini, revient en une ce matin. « Salvini abandonne Durrigon 'pour le bien du gouvernement' » (La Repubblica). « Salvini change de ton sur le cas Durrigon. 'Nous évaluerons [ce qu'il convient de faire avec lui]' » (Corriere della Sera). 

ARTICLE, La Repubblica, « Salvini attaque Lamorgese : "Il faut changer de ministre de l’intérieur", mais il cède sur Durigon » : « Lors du festival de Rimini, les différences entre Salvini et Letta sur Lamorgese et Durigon sont restées le principal sujet de discussion, avant et après. Pendant près de deux heures et demie, les leaders du M5S, du PD, de Fdi, de l'Italia Viva, de la Ligue et de Fratelli d’Italia ont convergé - ou se sont divisés - sur l'Afghanistan et les réfugiés, le pass sanitaire et les délocalisations, le Pnrr et la famille, le seul leader connecté à distance étant Giorgia Meloni. Cent cinquante minutes qui sont aussi un micro-sondage sur les sujets qui passionnent le plus le public. Par exemple : le revenu de citoyenneté qui "a été dévastateur pour de nombreuses entreprises" (trois ovations), ou le système judiciaire qui "vous met en prison pour une signature" (tonnerre d'applaudissements). Salvini s’en est pris à la ministre de l’intérieur Lamorgese : "Un changement sera nécessaire : on ne sait pas ce qu'elle a fait en huit mois, entre les morts en Méditerranée et les rave parties clandestines ». Puis voici le secrétaire du PD qui parle de Durigon, le secrétaire d »Etat leghiste qui voulait effacer les noms de Falcone et Borsellino du Parc de Latina pour le rebaptiser du nom du frère de Mussolini, et qui devrait ‘quitter le gouvernement ». Et Salvini, pour la première fois, a déclaré : "J'ai confiance en lui, nous allons parler [de son sort] à Claudio". Ces mots témoignent du fait que la défense du leader cède. Pendant ce temps, Tajani, numéro deux de Fi, les suit : "Pour nous, personne ne démissionne, nous pensons à travailler". Kaboul reste le point central. Letta a utilisé la "belle image de notre consul soulevant un enfant de la foule" comme "modèle italien" et a demandé des couloirs humanitaires et "d'avancer absolument la date limite d'évacuation du 31 août", entraînant Salvini derrière lui. "Contrairement au professeur Conte, je ne parlerais jamais aux terroristes islamiques - siffle le capitaine". Toutefois, Giorgia Meloni a reçu la première des plus fortes ovations, en disant : "Les partis ont du poids ou n’en ont pas“ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

23/08/2021

"G7 extraordinaire sur les migrants afghans. Mais l’UE se divise sur l’accueil."

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Italie. Revue de presse.

ENTRETIEN, La Repubblica, de Roberto Gualtieri, Candidat (PD) aux municipales à Rome, « Raggi a échoué, je battrai Michetti au deuxième tour » : « Pour Rome, j’envisage un changement profond dans la ville, après des années de négligence. Nous voulons une ville efficace, propre, verte, capable de créer des emplois, d'attirer des investissements et de valoriser ses talents. Nous visons une ville que l’on rejoint en 15 minutes pour réduire les distances et les inégalités. Tous les services à portée des Romains dans tous les quartiers. Nous donnerons la priorité aux femmes et aux jeunes dans tous les domaines. Virginia Raggi n'a pas amélioré la vie dans les banlieues et l'a empirée dans le centre. Nous sommes enracinés dans chaque quartier. Nous allons regagner la confiance de ceux qui reviennent se tourner vers le centre-gauche en nous concentrant sur le logement, la mobilité, les crèches et les bibliothèques. Derrière Michetti, il y a Meloni et Salvini. Nous ne les sous-estimons pas. Mais jusqu'à présent, Michetti ne m'a pas semblé être centré sur la ville.  Cependant, je sais qu'il est le véritable adversaire pour le second tour. Notre objectif est de le devancer au premier tour. C'est pourquoi il est important de ne pas disperser les votes. Je garantirai la continuité administrative des projets utiles à la ville, à commencer par les tramways du Jubilé et la candidature à l'Expo 2030. Pour le second tour, il n'y aura pas d'accords signés en douce. Nous allons nous adresser aux électeurs de Raggi et Calenda. Je suis convaincu qu'ils ne voudront pas favoriser la droite. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera de Alessandra Todde, secrétaire d’état au développement économique « Notre loi anti-délocalisations n’est qu’une ébauche, il faut en finir avec les licenciements via WhatsApp » : « Je rappelle que nous parlons d’une version de la loi qui n’est pas définitive. Je m’attends à ce que s’ouvre un dialogue productif. Le but de la loi est de tracer une ligne de responsabilité sociale des entreprises qui ne sont plus en crise et qui décident tout de même de fermer leur production après avoir reçu des subventions de l’Etat. Pour garantir le « droit d’alerte », c’est-à-dire le droit donné aux travailleurs de connaître quels sont les délais de décision avant une fermeture, la loi propose d’introduire une obligation de six mois de préavis lorsqu’un projet de fermeture est décidé. Ceux qui ne le respecteront pas seront sanctionnés, notamment les entreprises qui ont reçu dans les 3/5 années antérieures des subventions publiques, par le biais d’une amende d’environ 2% du chiffre d'affaires du dernier exercice. Nous ne pouvons pas accepter que la politique industrielle de notre pays permette des attitudes de prédateurs sans éthique de la part des entreprises, comme par exemple les cas de licenciements par messages de dernière minute sur WhatsApp. Il y a des règles similaires aussi dans les autres pays européens, notamment en Espagne, c’est donc juste qu’il y en ait aussi en Italie. » 

ARTICLE, La Repubblica « G7 extraordinaire sur les migrants afghans. Mais l’UE se divise sur l’accueil » : « La crise en Afghanistan a ouvert une nouvelle phase de divisions au sein des pays occidentaux. Parler avec Erdogan, impliquer la Chine et la Russie, telle est la nouvelle ligne de stratégie proposée par Boris Johnson avant la tenue d’un G7 extraordinaire demain. Le Président turc a été clair avec les leaders européens : les Etats membres n'ouvrent leurs frontières qu’à une partie réduite des personnes qui ont travaillé pour eux. La Turquie ne pourra pas supporter une charge migratoire supplémentaire, puisque le pays compte déjà 4 millions de réfugiés dont 3 millions de Syriens. A Bruxelles, ont craint une répétition de ce qui s’est produit en 2015, année durant laquelle Angela Merkel avait ouvert ses portes à un million de réfugiés. Mais pour le président actuel du Conseil Européen, le slovène Janez Jansa, « L’UE n’ouvrira jamais de couloirs humanitaires ». Une ligne démentie par d’autres voix européennes toutefois. Le chancelier autrichien Kurz se dit aussi opposé à l’accueil : “nous ne permettrons pas que se répète l’erreur stratégique de 2015“. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Asile zéro en Allemagne."

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Allemagne.

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"Asile zéro en Allemagne."

Article de Lionel Baland : Thilo Sarrazin dénonce la politique de la chancelière Merkel.

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Allemagne. Thilo Sarrazin dénonce la politique de la chancelière Merkel :

https://www.bvoltaire.fr/thilo-sarrazin-denonce-la-politi...

(Thilo Sarrazin a annoncé qu'il n'introduira pas un recours judiciaire contre son exclusion du Parti social-démocrate SPD.)

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21/08/2021

"Qui veut les écologistes a le choix : CDU, CSU, SPD, FDP,  die Linke..."

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Allemagne. "Qui veut les écologistes a le choix : CDU, CSU, SPD, FDP,  die Linke..."

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"Listes communes, la rencontre avec Berlusconi. L’idée de Salvini et les limites de Forza Italia."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE, Corriere della Sera, « Listes communes, la rencontre avec Berlusconi. L’idée de Salvini et les limites de Forza Italia » : « Sans être un parti unique mais en étant un peu plus qu’une simple fédération, l’idée de l’union du « centre-droit de gouvernement » poursuit son chemin pendant l’été. Jusqu’à présent on entendait plutôt parler d’un rapprochement des groupes parlementaires, avec des porte-paroles communs. Après réflexion sur la possibilité de revoir la loi électorale, Salvini et Berlusconi se rendent compte de l’improbabilité de cette option, et pensent maintenant à une union des listes pas seulement pour l’élection dans les circonscriptions uninominales mais aussi pour le vote par liste à la proportionnelle. Mais l’idée de Salvini, qu’il présentera en visite au leader de FI dans sa villa en Sardaigne, suscite beaucoup de doutes au sein du parti de Berlusconi. Les listes uniques seraient en effet un moyen pour Salvini de récupérer le leadership au détriment de Giorgia Meloni, devant dans les sondages mais pour qui il deviendrait difficile de disputer une liste d’union des deux autres partis de centre-droit. Pour Berlusconi en revanche la priorité est de tenir ensemble sa coalition. C’est de cela et d’autres sujets que les deux leaders discuteront ce soir lors de leur rencontre cruciale, pour l’un comme pour l’autre.

ARTICLE, La Stampa, F. Capurso, « Pour Conte, les Talibans sont plus souples, oui à un dialogue rapproché » : « Pour le moment seule la Chine a franchi le pas du dialogue avec les talibans tandis que les pays européens continuent à s’interroger sur les meilleurs moyens pour résoudre la crise actuelle. Le leader du M5S aussi, Giuseppe Conte, fait sienne la priorité d’ouvrir des couloirs humanitaires, mais a ajouté depuis Salerne, où il se trouve en soutien de la campagne électorale de la maire M5S, qu’ « il faut maintenir un dialogue rapproché avec le nouvel Émirat islamique qui fait preuve, au moins dans ses paroles, d’une attitude plus tolérante ». Les propos de Conte ont rapidement rencontré une vive résistance de la part du gouvernement et des autres forces de la majorité. Di Maio a ainsi été le premier à réagir, affirmant que « nous devons juger les talibans sur leurs actions, et non sur leurs paroles » et ajoutant que « l’Italie a à sa disposition plusieurs leviers sur eux, à l’instar de l’isolement international et des programmes d’aides au développement accordés jusqu’ici ; nous devons donc maintenir une position ferme sur les droits de l’Homme ». La ligne de Conte, leader du M5S, est donc mise à mal par le ministre de son propre parti qui est considéré depuis plusieurs mois comme son principal rival. Le PD n’est pas en reste, Enrico Letta ayant déclaré qu’un dialogue « semble franchement très difficile » et la responsable des affaires étrangères du parti, Lia Quartapelle, ayant même déclaré que « l’Italie ne dialogue ni avec les terroristes ni avec ceux qui commettent des crimes contre l’humanité ». Les proches de Renzi ont aussi marqué leur désaccord par la voix de la cheffe de groupe de la Chambre des Députés, Maria Elena Boschi : « dire que l’on doit dialoguer avec les talibans, c’est prouver que l’on s’y entend peu en politique étrangère et qu’on ne comprend rien aux talibans ». Si bien que le leader du M5S a été obligé de rectifier son tir par un post Facebook où il précise qu’ « il est nécessaire que la communauté internationale exerce une pression sur les talibans afin qu’ils soient obligés d’accepter les conditions pour garantir les droits de l’Homme et les libertés fondamentales ». Beppe Grillo, enfin, est venu complexifier encore la ligne du parti en critiquant la politique suivie par tous les ministres des affaires Étrangères italiens jusqu’à aujourd’hui les traitant de « Yes Men », y compris Luigi Di Maio. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

19/08/2021

" Meloni, quant à elle, tente même de dépasser le leader de la Ligue par la droite en affirmant que les réfugiés doivent être dirigés vers les pays d'Asie Centrale voisins de l'Afghanistan."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE, La Repubblica, de Michele Bocci « Les personnes vaccinées aussi se contaminent entre elles ; accélération en vue d’une troisième dose » : « En Italie, près de 90% des plus de 60 ans présentent un schéma vaccinal complet. On observe donc que des personnes vaccinées sont tout de même contaminées voire hospitalisées. L’Institut supérieur de Santé surveille leur taux et suit particulièrement la situation des premières personnes à avoir été vaccinées afin de mieux comprendre l’évolution de la protection dans le temps. Il est désormais sûr que la campagne de vaccination inclura l’administration d’une troisième dose, pour laquelle il serait possible de commencer dès octobre à avec les personnes les plus fragiles. Le commissaire Figliuolo s’est dit favorable, il y a encore des doses disponibles et de nouvelles commandes pourraient être passées si nécessaire. Ce sont les vaccins Pfizer et Moderna, à ARN messager, qui seront utilisés. Sur suggestion de certaines régions, le ministère de la Santé envisage également de mener une étude au sein de la population des plus de 80 ans sur leur immunité. »

ARTICLE, La Stampa, F. Capurso, « Conte : Les 5 étoiles prêts à se mettre d'accord pour l'accueil » : « Tandis que le président du Conseil Mario Draghi se tourne vers l'Europe pour affronter la crise humanitaire en Afghanistan, les partis de sa majorité continuent de s'entre-déchirer. D'un côté, les forces de gauche du PD, M5S et Leu qui lancent des campagnes de solidarité, appellent à ouvrir les portes aux réfugiés et à instaurer des couloirs humanitaires. De l'autre, au contraire, Matteo Salvini durcit la ligne de son parti : « portes ouvertes aux femmes et aux enfants mais pas à des milliers d'hommes, potentiellement terroristes ». Giuseppe Conte quant à lui a déclaré sur le sujet : « il faut intervenir avec la plus grande rapidité pour mettre en sécurité les personnes qui ont collaboré avec nous ». Un travail à poursuivre aux côtés de la communauté internationale, continue-t-il, et aux côtés du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et de l'Organisation Internationale pour les Migrations afin de créer des couloirs humanitaires. Un effort financier viendra s'ajouter aux actions diplomatiques : « je demanderai à ce que l'on destine un quota des redistributions des élus du mouvement au financement de ce couloir et à l'accueil des réfugiés ». Le PD aussi lancera ses propres initiatives solidaires, grâce à une souscription publique visant particulièrement les élus du parti comme le confirme Enrico Letta : « ce sera une souscription pour aider les ONG qui restent à Kaboul ». La proposition de Salvini renforce au contraire la divergence entre les opinions, alors même qu'il est évident qu’elle entre en contradiction avec le droit au regroupement familial et à la demande d'asile, garantis par la Constitution et ne faisant pas de distinction de genre. Meloni, quant à elle, tente même de dépasser le leader de la Ligue par la droite en affirmant que les réfugiés doivent être dirigés vers les pays d'Asie Centrale voisins de l'Afghanistan ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

18/08/2021

"Amour de la patrie."

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"Amour de la patrie."

La ligne dure de Salvini : "L’Italie ne peut pas accueillir plusieurs autres milliers de migrants."

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Italie. Revue de presse.

ARTICLE, Corriere della Sera « Candidatures, les tourments du Mouvement 5 étoiles. A Milan Giuseppe Conte intervient, c’est une course contre le temps » : « L’élection municipale de Milan risque de se faire sans candidat du M5S. La réunion d’hier n’a débouché sur aucun nom, alors que tous les signaux laissent entrevoir la possibilité de trouver un accord. Finalement la discussion n’a pas seulement porté sur le nom du candidat, mais aussi sur la capacité du Mouvement à prouver son ‘changement’ depuis l’arrivée de Conte. Il en reste que si l’absence de candidat M5S se confirme, la réélection de Beppe Sala, qui a par ailleurs exclu toute alliance avec le Mouvement, puisse se réaliser dès le premier tour. L’hypothèse d’une alliance de tout le centre-gauche pourrait en revanche refaire surface dans le cas d’un ballotage, et ne ferait qu’anticiper les discussions en vue des régionales de Lombardie prévues pour 2023. La Lombardie reste encore aujourd’hui une forteresse de la droite, et si Sala veut aussi remporter le défi de faire basculer la région pour la première fois en 29 ans, il devra réfléchir à élargir le plus possible sa coalition à Milan. »

COULISSES, La Stampa, d’Alessandro Barbera, « La ligne dure de Salvini ‘L’Italie ne peut pas accueillir plusieurs autres milliers de migrants’’ » : « Salvini s’est entretenu par téléphone avec le l’Ambassadeur afghan à Rome et compte faire rapidement de même avec celui di Pakistan. Il risque de devenir la première victime politique des événements en Afghanistan, pris en étau entre la fidélité au gouvernement Draghi et sa ligne dure sur les migrants. Les conséquences de la tragédie humanitaire commenceront à produire leurs effets d’ici quelques semaines. Le secrétaire du parti démocrate appelle à ‘’une vaste mobilisation nationale pour l’accueil des Afghans menacés“ et a convoqué son parti pour une réunion spéciale. En somme, si Draghi est jusqu’ici parvenu à ne pas laisser la majorité se diviser autour de la question nord-africaine, il devra désormais éviter le pire avec la fuite des Afghans. Parmi les maires des grandes villes, une course à la solidarité s’est engagée : Beppe Sala à Milan ; Dario Nardella à Florence et Leoluca Orlando à Palerme ont déclaré leur souhait d’accueillir des réfugiés. Rien de tel pour enflammer la campagne dans les villes où les élections se tiendront le 3 octobre prochain ; rien de pire pour le gouvernement de large entente durant les mois qui précèdent l’élection du Chef de l’Etat. Entre le Parti démocrate et la Ligue, la question reste épineuse aussi bien pour le Mouvement 5 Etoiles, historiquement divisé sur les questions migratoires, que pour Forza Italia. Draghi risque de se retrouver coincé entre deux crises. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

17/08/2021

"Les 500 000 signatures pour le referendum sur l’euthanasie sont atteintes."

Italie. Revue de presse.

ARTICLE, Corriere della Sera, de C. Zapperi, “Les 500 000 signatures pour le referendum sur l’euthanasie sont atteintes : ‘’nous ne nous arrêterons pas’’ ; la colère du Vatican » : « La première proposition de loi sur l’euthanasie avait été déposée il y a 37 ans mais le Parlement n’a jamais fait passer aucune norme sur la fin de vie. Ce référendum pourrait bien donner l’élan décisif, les 500 000 signatures nécessaires ayant été recueillies. Mais le débat autour de ce thème si délicat sera très vif jusqu’au dernier moment. L’Eglise catholique a rapidement réagi, Monseigneur Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie, a notamment dénoncé une nouvelle forme d’eugénisme. Face à lui, on retrouve Marco Cappato, personnalité de la société civile en première ligne pour défendre les droits civils. Le referendum aurait pour objectif l’introduction de l’euthanasie légale à travers l’abrogation partielle de l’article du Code pénal condamnant l’homicide consenti. A ce jour en Italie, seule la possibilité d’interrompre des soins vitaux est reconnue par la loi. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

16/08/2021

"Afghanistan : moratoire sur l'asile maintenant !"

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Allemagne.

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"Afghanistan : moratoire sur l'asile maintenant ! Accorder le droit d'asile d'après le modèle danois ! Allemagne. Mais normal."

"Électricité, mazout, essence et gaz. En finir avec l'arnaque."

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Allemagne. Thuringe.

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"Électricité, mazout, essence et gaz. En finir avec l'arnaque.", "Tout pour notre patrie !"

Hambourg : 60 antifas attaquent un rassemblement de l'AfD.

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Allemagne. Hambourg. Vers 22h20, le samedi 14 août 2021, alors que la police avait en partie quitté les lieux, 60 gauchistes ont attaqué la fin d’un rassemblement de l’AfD. Lorsque les véhicules de police sont revenus, les gauchistes ont fui. La police a appréhendé deux individus figurant parmi les agresseurs.

Giancarlo Giorgetti : "La révolution verte doit être soutenable pour les plus fragiles."

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Italie. Revue de presse.

ENTRETIEN, La Repubblica du dimanche 15 août, de Beppe Sala, maire de Milan (indépendant, Parti Vert Européen), « il n’y aura pas d’entente avec le Mouvement 5 Etoiles au premier tour ; Bernardo insulte Milan » : « Il n’y aura finalement pas d’alliance au premier tour avec le M5S, ils représentent l’opposition depuis 5 ans, et les accords politiques ne peuvent pas être passés selon ce qui arrange sur le moment. La porte n’est cependant pas définitivement fermée au dialogue, à l’avenir, avec le mouvement dirigé par Giuseppe Conte. Il y a en effet certains points de convergence entre nos deux visions dans le domaine du développement durable, de l’emploi et des PME. Aucune ouverture possible en revanche vis-à-vis de Luca Bernardo qui représente le centre-droit et qui, à travers ses propos sur le fascisme, insulte les valeurs de notre ville. De même pour Durigon. Notre devoir est de ramener le centre-gauche à la tête de la région Lombardie après plus de 30 ans. Il faut pour cela trouver une nouvelle formule. A l’échelle nationale, le M5S doit clarifier ses positions sur plusieurs points et j’espère qu’il continuera à s’inscrire dans l’aire du centre-gauche car nous en avons besoin. A Milan, nous lions le futur de la ville à la transition écologique. Le droit du sol est également une priorité ; un enfant de parents étrangers allant à l’école ne représente aucune menace, mais en revanche l’exclusion de certains citoyens peut freiner le développement économique. J’apprécie le travail que mène Enrico Letta, mais le chemin vers le renouvellement du parti est encore long, laissons-le faire son travail. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, Dimanche 15 août, de Giancarlo Giorgetti, ministre du développement économique (Ligue) : «  La révolution verte doit être soutenable pour les plus fragiles. Sur le plan de relance, il faut du concret » : « En Slovénie, lors de la réunion des ministres de l’industrie, j’ai dit clairement quelles sont mes inquiétudes sur le paquet « Fit for 55 ». Nous risquons de ralentir l’industrie européenne, tandis que d’autres grandes économies se fixent moins de limites et avancent. En réalité, sur la Chine, l’Inde ou la Turquie, s’il y aura une sorte de taxe aux importations des biens de productions polluants, la façon dont ces taxes sont conçues pèsera sur les importations et peut provoquer une guerre commerciale. Nous risquons de déplacer une partie importante des coûts de la transition écologique sur les petites et moyennes entreprises et sur les familles de revenus moyens et bas. Attention, car ces phénomènes peuvent diviser la société et provoquer des protestations. Une crise sociale pourrait entrainer à son tour une crise politique. J’ai à l’esprit qu’il faut maintenir le triangle entre soutenabilité économique, sociale et environnementale : si l’un des trois manque, les deux autres ne tiennent pas. J’ai découvert au ministère que nous n’avons pas de bureau à même de faire une analyse de la situation et de la capacité productive du pays. Le monde du travail risque en outre de se diviser davantage entre ceux qui seront capables de s’engager dans le smart working et les précaires des services. Il faudra aussi prévoir des milliers de spécialistes dans l’administration et la construction pour le déploiement des fonds du plan de relance. Les normes sont importantes, mais ce sont les personnes qui les traduisent en actes qui le sont plus encore ».

LETTRE, Corriere della Sera, Samedi 14.08, de Silvio Berlusconi, président de Forza Italia“Actuellement, nous nous trouvons dans des circonstances exceptionnelles, mais le bipolarisme entre droite et gauche existe toujours" : « Sous la Première République, étant l’impossibilité de toute alliance alternative, nous avons connu 50 ans sans pratiquement aucun changement de classe dirigeante. C'est certainement l'une des causes de l'implosion de ce système. En 1994 - je vous le rappelle, grâce à mon entrée sur le terrain - deux partis ont été créés avec la légitimité de gouverner, l'un de centre-droit et l'autre de centre-gauche, qui depuis lors dirigent alternativement le pays. Non sans défauts, mais en Italie aussi, nous avons réalisé cette démocratie de l'alternance qui caractérise les modèles que j'aime regarder en tant que libéral, à commencer par les anglo-saxons. Même avec le gouvernement Draghi, qui a été créé dans des circonstances exceptionnelles et n'exprime pas une formule politique pour l'avenir, ce bipolarisme demeure : au Royaume-Uni, pendant la Seconde Guerre mondiale, les conservateurs et les travaillistes ont gouverné ensemble, mais pas pour cette raison, dès le jour où la guerre a pris fin, le système d'alternance bipolaire a échoué. La bipolarité ne signifie évidemment pas, à mon sens, une guerre tribale dans laquelle l'adversaire est délégitimé, diabolisé et si possible détruit. Au contraire, il s'agit d'un système mature dans lequel le sens de l'État et de la responsabilité institutionnelle commune unit les deux parties. C'est précisément le rôle que Forza Italia aspire à jouer au sein du groupement que nous avons fondé, le centre-droit. Un centre-droit auquel je revendique le mérite d'avoir toujours été loyal, au point de sacrifier souvent, lorsque je dirigeais le gouvernement, les raisons du parti à celles de la coalition.  Forza Italia, je le répète souvent parce que je veux que ce soit clair pour tout le monde, est la seule force politique qui peut se définir de manière cohérente comme libérale, chrétienne, pro-européenne et fiable. Ces quatre adjectifs se complètent et s'additionnent pour définir notre identité et notre rôle. Une identité et un rôle qui ne peuvent être exercés, non seulement en Italie mais dans toutes les démocraties occidentales, que dans une coalition de centre-droit. Une coalition qui comprend naturellement des forces très différentes de nous, en termes de culture, de traditions et de style politique, mais cela n'est pas du tout en contradiction avec la bipolarité, ni avec le bipartisme, si un jour nous arrivons - comme je l'espère - au parti unique de centre-droit.  Notre idée du "centre" n'est certainement pas le zentrum allemand de la République de Weimar, qui était en permanence au gouvernement parce qu'il était capable de s'allier indifféremment avec la droite et la gauche (d'ailleurs, ce schéma politique a abouti à la prise de pouvoir électorale d'Adolf Hitler). C'est au contraire le centre du Parti Populaire Européen, que nous représentons fièrement en Italie, une alternative à la gauche, comme le sont le Cdu en Allemagne, le Partido Popular en Espagne, et les Républicains en France. Mais contrairement à d'autres pays, en Italie, il n'y a pas de forces subversives ou irresponsables à notre droite, à l'exception de franges marginales ; il y a de grands partis démocratiques, différents de nous mais avec lesquels nous collaborons depuis 27 ans. Bien sûr, tout appel à consolider la vocation et l'identité de Forza Italia va exactement dans ce sens. Nous voulons renforcer le profil libéral et pro-européen d'un gouvernement de centre-droit, destiné à diriger le pays à partir de 2023, ce qui ne sera possible que dans ces conditions.

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Des migrants allument des feux de forêt à la frontière serbo-hongroise !

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Hongrie. László Toroczkai, le dirigeant du parti hongrois Notre patrie et maire d'Ásotthalom, un village situé à la frontière sud de la Hongrie, rend compte de l'augmentation de la violence des migrants illégaux qui tentent de rejoindre l'Ouest. La nouvelle façon de mener leur djihad est le feu : dans la nuit du 12 au 13 août 2021, ils allument des feux de forêt. D'après leur apparence, ils semblent venir du Pakistan, d'Afghanistan et d'Iran. 

László Toroczkai : "Depuis cinq ans, la Hongrie n'a pas connu de telles conditions à la frontière entre la Hongrie et la Serbie comme au cours des derniers jours et des dernières semaines. Il y a une nouvelle invasion et la frontière est attaquée de plus en plus violemment, maintenant les migrants attaquent en groupe, armés de pierres, de gaz lacrymogènes, ils assiègent la frontière."

Les dernières nouvelles auraient pu conduire à une catastrophe, tant pour la Serbie que pour la Hongrie, les migrants ayant mis le feu à la végétation. Le long de la frontière serbo-hongroise, des forêts denses s'étendent sur des dizaines de kilomètres. Cette année, il y a une grande sécheresse et tous les villages auraient pu être victimes des flammes si les pompiers des deux pays n'avaient pas pu arrêter les incendies.

Toroczkai et le peuple réclament le droit pour la police de tirer sur les intrus.

La vidéo montre des migrants illégaux arrêtés par la police, tous en âge de se battre. Ils sont tous habillés en vêtements occidentaux et ne portent qu'un sac à dos afin de rester aussi discrets que possible.

Qui les a amenés à la frontière, qui leur apprend comment se comporter ? Les ONG pro-migration sont impliquées dans cette invasion criminelle qui vise à tuer l'Occident.

Découvrez plus de détails dans cette vidéo très actuelle :


"La situation à la frontière entre la Hongrie et la Serbie dégénère lentement en une guerre. 20 personnes franchissant illégalement la frontière du côté serbe viennent d'attaquer des policiers hongrois dans la zone frontalière de Bácsalmás. Ils se sont couverts le visage d'un masque ou d'un foulard et ont attaqué les policiers des frontières hongrois avec des briques ; ces derniers ont répondu à leur tour par des gaz lacrymogènes. Le 27 juillet, un groupe plus important de soldats hongrois gardant la frontière à cet endroit a également été attaqué au gaz lacrymogène par la partie serbe à Ásotthalom. Quelques soldats hongrois ont été blessés, mais l'attaque a été repoussée. La "police de terrain" mobile, avec l'aide de la police, a intercepté les frontaliers et les migrants qui avaient pénétré sur le territoire hongrois. Il est clair que la situation s'aggrave. Les dernières nouvelles d'aujourd'hui : ils veulent mettre le feu à notre pays. Les broussailles sur le territoire serbe ont déjà été incendiées par les migrants et le feu s'est propagé du côté hongrois, ici à la frontière, où les pompiers serbes et hongrois ont combattu le feu ensemble pour éviter une catastrophe à la frontière. Dans la région frontalière, ici aussi dans la zone d'Ašotthalom, il y a d'énormes forêts contiguës et en période de sécheresse, ces forêts pourraient prendre feu comme en Turquie ou en Grèce, ce que nous avons vu ces dernières semaines et qui a entraîné un terrible désastre et même des morts. Notre installation ici près de la frontière pourrait brûler complètement si quelque chose comme ça se reproduit ici. Ce n'est que grâce à la rapidité et au travail des pompiers hongrois et serbes qu'une catastrophe majeure a pu être évitée. Mais le problème n'a pas disparu : ces migrants deviennent de plus en plus agressifs dans leurs attaques contre les soldats et les policiers hongrois qui gardent la frontière. Notre mouvement "Notre patrie" demande que dans tous les cas où des groupes violents attaquent les gardes-frontières hongrois avec des briques, des morceaux de pierre, des gaz lacrymogènes, des couteaux ou toute autre arme, la police et les soldats hongrois soient autorisés à faire usage de leurs armes et qu'ils répondent à ces attaques avec des balles réelles, car ces attaques sont clairement des attaques de groupes armés, qui ont souvent lieu la nuit et mettent immédiatement les gardes-frontières hongrois en danger de mort. Nous demandons donc l'ordre de pouvoir ouvrir le feu à la frontière et nous exigeons que les soldats et les policiers hongrois soient armés de balles réelles pour pouvoir répondre à des attaques aussi violentes."

Cet article a d'abord été publié sur unser Mitteleuropa., notre partenaire au sein de la COOPERATION MEDIAS EUROPEENS.

15/08/2021

Márta Demeter rejoint le Jobbik.

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Hongrie. Le député Márta Demeter rejoint le Jobbik en vue des élections législatives de 2022. 

Membre du groupe socialiste MSzP jusqu'au début 2017, elle siège ensuite comme non-inscrite avant de rejoindre fin 2017 le groupe écologiste LMP.

En 2014, elle a été élue député socialiste et en 2018 député écologiste.

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Márta Demeter

(https://demetermarta.hu/)

Article de Tamás Fricz : "Il est temps de parler de Huxit."

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Par Tamás Fricz 

Je sais que c'est tabou, mais il faut bien que quelqu'un écrive ce mot, et pour la première fois, pas nécessairement à titre dissuasif : huxit - la sortie volontaire et souveraine de la Hongrie de l'UE (comme le Brexit). Un huxit est-il vraiment nécessaire, surtout après la série d'attaques sans précédent et coordonnées par l'UE et l'Occident contre la loi hongroise sur la protection de l'enfance ? 

Ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est qu'en juillet 2021, il est temps d'envisager sérieusement une éventuelle sortie d'une alliance d'États qui saigne de mille blessures, montre des signes d'empire et traite les États membres d'Europe centrale et orientale avec une condescendance et une arrogance spectaculaires. Car nous avons atteint la ligne de démarcation : l'élite financière mondialiste et les institutions européennes qu'elle contrôle - la Commission, le Parlement, la Cour de justice et, dans une certaine mesure, le Conseil européen - sont déterminés à nous donner une leçon. Et pas seulement ça : pour nous punir. Mais plus que cela : nous rendre la vie impossible si nous ne prenons pas les mesures qu'ils prescrivent. Et l'instrument ultime, bien sûr, est de collecter des fonds. C'est ce qu'a déclaré l'une des vice-présidentes de la Commission, Katarina Barley (aux côtés de George Soros et de ses partisans, bien sûr), à savoir qu'il fallait affamer les pays sécessionnistes comme la Hongrie et la Pologne en leur retirant toute aide financière.

Et en effet, la moitié de tout cela n'est pas une blague.

Quels sont les arguments pour et contre le maintien dans l'Union ? Je pense qu'il vaut la peine d'examiner cette question d'un point de vue politique, économique, culturel et militaire. D'un point de vue politique, l'argument en faveur du maintien dans l'UE est que l'adhésion à l'UE peut donner à chaque citoyen hongrois le bon sentiment de faire partie d'un Occident développé et démocratique, fondé sur une alliance de nations libres, ce que nous avons toujours voulu et ce que nous avons finalement obtenu après quarante ans de communisme. Et faire partie de l'une des communautés les plus avancées du monde est une expérience particulière à laquelle on ne peut renoncer qu'après quinze ans, pour des raisons très fortes et impérieuses.

La question est la suivante : existe-t-il une raison aussi forte et impérieuse à l'heure actuelle ?

Ma réponse : oui. C'est le fait que les priorités au sein de l'alliance d'États tant convoitée ont radicalement changé et que les élites mondialistes-libérales veulent transformer l'Union en quelque chose de très différent de ce qu'elle a été. Et c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui : nous sommes entrés dans une communauté de pays libres et souverains - du moins c'est ce que nous imaginons - mais la construction d'une Europe impériale, d'États-Unis d'Europe super-fédéraux subordonnés aux États-nations, bat son plein sous nos yeux. Notre objectif le plus important et notre plus grand souhait était de devenir une nation souveraine et indépendante après la domination de l'Union soviétique. Cette situation est aujourd'hui fondamentalement remise en question. S'ils veulent à nouveau nous dire ce qu'il faut faire et comment le faire, notre appartenance à l'UE n'aura plus aucun sens.

De plus, une série de conférences et de débats d'une durée d'un an sur l'avenir de l'Union vient de commencer, et il est clair dès le départ que les cercles dominants placent la réalisation de cet objectif au cœur du débat, sans parler des garanties intrinsèques choquantes que les institutions de l'UE, qui dirigent le débat, peuvent modérer le débat et simplement ignorer les opinions qu'elles considèrent comme non politiquement correctes. Le fait que l'un des dirigeants de l'organe qui préside le débat soit Guy Verhofstadt, un mondialiste aveugle convaincu qui déteste le gouvernement Orbán, est un signal inquiétant et clair, sans parler du fait que le groupe Spinelli (du nom d'un politicien communiste italien) a été fondé dans le cadre du débat dans le but de créer des États-Unis d'Europe.

Bien sûr, nous devons participer au débat de toutes nos forces, mais si le résultat est inacceptable pour nous, il ne peut être dans l'intérêt de la Hongrie de se soumettre une fois de plus aux ambitions impériales et mondialistes. D'un point de vue économique, l'argument en faveur du maintien est que nous avons accès à des fonds spécifiques provenant des contributions des États membres, qui s'élèvent actuellement à 2 500 milliards d'euros pour la reconstruction. (C'est ce qu'ils veulent nous enlever - juste ça pour le moment.) Cependant, les experts ont écrit et dit cent fois, d'Imre Boros à Károly Lóránt et de Csaba Lentner à Magdalena Csath, qu'avec son adhésion, la Hongrie a abandonné les politiques économiques mercantilistes, la protection douanière et la protection des entreprises hongroises ; nous avons ouvert le marché, et ainsi, une à une, les entreprises occidentales, beaucoup plus fortes que les nôtres, ont remporté les appels d'offres de l'UE et ramené la plupart des bénéfices dans leur propre pays. N'oublions pas non plus qu'après la guerre, les pays d'Europe occidentale ont reçu une aide énorme du plan Marshall américain pour relancer leurs économies. Dans les années 1970 et 1980, les pays qui ont adhéré à l'Union - la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande, le Danemark - étaient encore dans une union prospère, mais lorsque nous avons adhéré en 2004, avec neuf autres pays, l'Europe n'était plus en aussi bonne forme économiquement, et l'aide était loin d'être ce qu'elle avait été au cours des décennies précédentes.

L'un des arguments les plus durs - hormis ceux mentionnés ci-dessus - est probablement que les entreprises occidentales se détourneraient de nous si nous quittions l'UE, et que nos relations commerciales et économiques avec l'UE et les États membres, notamment avec le géant allemand, s'éroderaient. Et le moment viendrait où les trois grands, Audi, BMW et Mercedes, fermeraient leurs usines ici. Cela semble terrible, mais est-ce vrai ? Notre situation économique deviendrait-elle vraiment impossible et devrions-nous subvenir à nos besoins, ce qui est impossible ?

Je ne pense pas. D'une part, les entreprises allemandes - et britanniques, néerlandaises, françaises, etc. - (sans parler de celles d'outre-mer) sont axées sur le profit, et si elles réduisent leurs coûts en Hongrie, elles n'agiront pas contre leurs propres intérêts. N'est-ce pas exactement ce que l'Europe occidentale fait actuellement, en entretenant des relations commerciales avec les Chinois et les Russes détestés (voir Nord Stream 2, par exemple) ? Les entreprises occidentales savent exactement à quoi s'attendre lorsqu'elles viennent chez nous ou y séjournent, et notre prévisibilité est un grand avantage et une grande vertu.

D'autre part, il est évident que le pays a besoin d'être remis sur pied ; nous l'avons reconnu depuis quelques années et nous agissons en conséquence. Nous pouvons brièvement illustrer cela par le concept - et la pratique - de l'ouverture à l'Est, comme l'a souvent dit Péter Szijjártó, le ministre des affaires étrangères d'Unharz. Troisièmement, il me semble évident que nous, comme la Norvège et la Suisse et maintenant le Royaume-Uni, devrions entamer des négociations avec l'UE et les différents États membres parallèlement au retrait. En d'autres termes, nous devrions conclure un traité distinct sur le modèle des pays pour lesquels nous sommes désormais suffisamment forts sur le plan économique et ne sommes plus un pays vulnérable qui ne peut se débrouiller seul. Nous sommes déjà au-delà de cela. Qu'y a-t-il de mal à ce que la Norvège ne soit pas membre de l'UE ? Rien. En d'autres termes, une hypothétique sortie ne devrait pas signifier une opposition, mais une renégociation de la nouvelle relation avec l'Union, qui est désormais souveraine. Ce n'est bien sûr pas une tâche facile, mais elle n'est pas insurmontable.

D'un point de vue militaire, notre retrait n'est pas pertinent, surtout si l'on considère que nous sommes membres de l'OTAN depuis 1999 et que nous le restons. Nous n'avons pas besoin d'établir des centres militaires dans les villes et les villages comme en Suisse, mais nous devons bien sûr continuer à développer nos forces armées - et nous le faisons.

Enfin, et c'est peut-être le plus important, du point de vue de la culture, des valeurs et de l'idéologie, l'argument en faveur du maintien dans l'UE serait que nous sommes censés être unis par le savoir grec et romain et la morale chrétienne. Mais est-ce encore vrai ? La réponse est non, malheureusement plus maintenant. Alors que l'Occident rompt délibérément - et je dis bien délibérément - avec la morale et les valeurs chrétiennes et s'efforce de construire une société mondiale cosmopolite et sans visage, fondée sur l'auto-exploitation et l'autodestruction effrénées de l'individu (voir The Great Reset), nous, Hongrois, Polonais et Européens du centre-est, nous accrochons à nos fondements culturels et religieux millénaires. A notre mode de vie. Et cela prime sur toutes les autres considérations.

Je m'arrête là, je ne tirerai pas d'autres conclusions. Je voudrais juste noter que le Fidesz de Viktor Orbán n'a - à juste titre - quitté le Parti populaire européen qu'après une très lente et longue période de réflexion et d'attente. Mais : Finalement, nous sommes partis sans perdre la face, et ce n'est pas nous qui avons été mis à la porte ! C'est une grande différence. C'est le bon modèle. Parce que si nous cédons maintenant, nous allons perdre. Tout ce pour quoi nous nous sommes battus serait alors perdu.

L'auteur est politologue et conseiller de recherche au Centre hongrois des droits fondamentaux.

Source : Magyar Nemzet

Cet article a d'abord été publié sur Magyar Nemzet, notre partenaire au sein de la COOPERATION MEDIAS EUROPEENS.

13/08/2021

"Migrants, Salvini freine sur l’idée d’une régie."

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Italie. Revue de presse.

Les JT couvrent essentiellement les incendies, qui frappent le Sud de l’Italie, et le pic de chaleur, la rencontre entre le gouvernement et les syndicats sur les protocoles de sécurités en vue de la rentrée scolaire et la progression des talibans dans plusieurs villes de l’Afghanistan.

LETTRE de Giuseppe Conte, Corriere della Sera, Président du Mouvement 5 Etoiles « Sur Milan et le Nord, le M5S a fait des erreurs. Avec moi, il prend un nouveau cap » : « Nous n’avons pas réussi à écouter les besoins des citoyens milanais, des différentes catégories sociales, et particulièrement du milieu professionnel et entrepreneurial. Notre image a été celle d’une force politique principalement concentrée sur la réduction de l’écart du Sud par rapport au reste de l’Italie. Mais un nouveau cap peut y remédier. La Carte des principes et valeurs, qui constituera le fondement de notre action politique, affirme un rôle fondamental des entreprises dans le progrès économique et social d’une communauté et souligne l’importance du progrès scientifique et de l’innovation technologique. Elle invoque le principe de transparence et de simplification pour garantir aux entreprises et aux citoyens une meilleure qualité de l’action de l’administration publique. C’est aussi pour cette raison que, à l’occasion du tour du pays que je commencerai en septembre, le Nord aura un poids déterminant. Parmi les objectifs du Mouvement, renforcer les politiques actives pour la reconversion vers les nouvelles professions dont nos PME ont besoin, sans oublier la centralité de la lutte contre la pauvreté. Après les désastres causés par le Covid, Milan et tout le Nord doivent retrouver leur rôle moteur, en mettant à profit les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026. La réforme fiscale, à laquelle devront s’atteler le gouvernement et le parlement dans les prochains mois, est un défi majeur pour soutenir la croissance : l’abolition de l’Irap (impôt sur les sociétés ndt) est le point de départ pour rendre nos entreprises compétitives à l’internationale, dans la suite de l’abaissement des coûts du travail. Le nouveau Mouvement se concentrera avec moi sur la compétence et le développement durable. Nous accorderons une attention toute particulière à la question septentrionale. »

ARTICLE La Stampa « Migrants, Salvini freine sur l’idée d’une régie. ‘‘Avant il faut une réunion avec Lamorgese et Draghi’’ » : « Matteo Salvini attend une réponse de Draghi après avoir demandé une convocation au Président du Conseil et à la ministre de l’intérieur pour une réunion sur la question migratoire. Mais l’idée d’une régie [un format avec plusieurs ministères impliqués pour gérer la crise des flux] ne lui plaît car, sans charge gouvernementale, il en resterait une fois de plus exclu. Il a déjà exprimé plusieurs fois à Draghi son souhait d’avoir un face à face avec Lamorgese, surtout en présence de son très fidèle secrétaire d’Etat Nicola Molteni pour qui il souhaite que revienne le dossier de l’immigration, pour l’instant gardé précieusement par la ministre pour préserver la coalition de tensions. Sur l’affaire Durigon, la décision de Draghi se fait attendre car il attend de voir combien de voix demandent sa démission. Il a conscience que pour Salvini le départ du secrétaire d’Etat à l’économie, qui est non seulement un homme fort de la région Latium mais aussi un très fidèle du leader, pourrait déstabiliser le gouvernement. En attendant, il y a aussi beaucoup de léghistes du Nord qui s’irritent de l’image de nostalgique fasciste que Durigon fait passer au parti, et attendent une réaction de Salvini. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Construction du Mur il y a 60 ans."

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Allemagne.

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"Construction du Mur il y a 60 ans. Nous nous souvenons des victimes du Mur et de la dictature du SED [Parti communiste)."