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19/04/2021

Italie : les deux partis patriotiques donnés ensemble à 39,2 %.

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Italie. Les deux partis patriotiques donnés ensemble à 39,2 % : 21,2 % pour la Ligue et 18 % pour Frères d'Italie.

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Ligue : patriotes

Parti Démocrate : centre-gauche

M5S : anti-système

Frères d'Italie : patriotes

Forza Italia : conservateurs

Le Fidesz rejoint le groupe des conservateurs au sein du Conseil de l'Europe.

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Hongrie et Conseil de l'Europe. Le Fidesz rejoint le groupe des conservateurs au sein du Conseil de l'Europe.

Nouveau procès en vue pour Matteo Salvini.

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Italie. Nouveau procès en vue pour Matteo Salvini :

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/italie-matteo-salvini-...

Strache désire revenir au FPÖ.

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Autriche. L’ancien dirigeant du FPÖ Heinz-Christian Strache désire revenir au FPÖ et se place derrière le président du groupe des députés Herbert Kickl et contre le président du parti Norbert Hofer.

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HC Strache

"Alitalia et l'UE, la double stratégie de Giorgetti."

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Italie. Revue de presse.

Le plan du gouvernement prévoyant la création d'un certificat sanitaire pour les déplacements entre régions afin de relancer le tourisme tout en assurant la maîtrise de la circulation du virus fait les gros titres des quotidiens italiens. Le certificat est ouvert aux personnes vaccinées, ayant été contaminées dans les six mois ou ayant un test négatif de moins de 48h. La baisse du nombre des contagionsl'arrivée de millions de vaccins depuis l'UE et le débat autour du retour à l'école 100% en présentiel, malgré les difficultés soulevées par les directeurs d'école et les syndicats, sont également abordés. « Un pass pour un été en sécurité » -  Le gouvernement évalue trois hypothèses pour le laissez-passer (Corriere della Sera), « Des millions de tests pour les écoles » - Le comité d'experts propose un test obligatoire par semaine pour chaque élève. Le gouvernement évalue la possibilité d'entrées échelonnées (La Repubblica), « 54 millions de vaccins livrés par l'Europe. Interruption du vaccin AstraZeneca à partir de juin » (La Stampa), « Crise de la consommation. Les dépenses des familles en chute libre» - L’épargne et les aides seront les leviers de la reprise (Sole 24 Ore), « Pour les restaurants avec terrasse extérieure, la réouverture est proche » - Dans les plans du gouvernement, des réouvertures possibles à partir de la mi-mai (Il Messaggero), « Salvini demande une [commission d'enquête sur Speranza» - En accord avec Italia Viva, les léguistes veulent une enquête sur la gestion de la première vague de la pandémie (Il Fatto Quotidiano), « Speranza savait » - voici les preuves : un email du chef européen de l'OMS contredit le ministre de la Santé (Il Giornale). 

Les JT couvrent l'arrivée en Italie des millions de vaccins annoncée par l'UE, le dépassement du seuil des 15 millions d’injections effectuées, l'hypothèse de la création d'un certificat sanitaire pour les déplacements entre régions et l’état de santé de l’opposant russe Navalny.

ARTICLE, L’Economia, Corriere della Sera, « Alitalia et l'UE, la double stratégie de Giorgetti (Ligue) » : « Toutes les fois qu'il a parlé d'Alitalia, le ministre du Développement économique, Giancarlo Giorgetti, a dit qu'il ne fallait pas donner de l'argent public à des entreprises en déclin, un peu "souverainiste", expliquant que l'Europe nous maltraite au moment où elle devrait assouplir sa position sur les aides d'État. La dernière tactique, mise en œuvre en pleine crise avec la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, a été de viser un changement de la législation européenne sur les aides d'État. Ce qui, dans l'état d'urgence actuel causé par la Covid, a été temporairement et partiellement suspendu. Mais pas au point de permettre à une compagnie comme Alitalia, qui n'était pas en bonne forme avant la pandémie, de profiter de la suspension elle-même. En fait, Giorgetti n'avait pas grand-chose à dire sur ce point lorsqu'il s'est exprimé en commission à la Chambre des députés jeudi dernier : "Malheureusement, la situation juridique d'Alitalia est différente de celle des autres transporteurs, elle est sous administration spéciale. » Giorgetti a esquissé une hypothèse de changement dans la discipline qui régit les aides d'État avec un raisonnement qui ressemblait plus ou moins à ceci : d'accord pour la transition écologique, d'accord pour la transformation numérique, mais tout ce changement mettra-t-il ensuite les entreprises européennes en position de résister à la concurrence, qui sera peut-être déloyale dans le reste du monde ? Il a donné un exemple : "Le plan de sauvetage d'Ilva est basé sur le fait qu'aujourd'hui, l'Europe ferme les yeux sur les aides d'État pour l'acier s'il est produit de manière écologique. Mais demain, quand il y aura de la concurrence, si nous produisons propre et que d'autres continuent à le faire avec du charbon, il faudra des subventions. Même argument pour la mobilité durable : d'accord pour convertir tout ce qui est possible, mais si ces nouveaux véhicules ne sont pas compétitifs par rapport aux pollueurs ? Giorgetti propose des règles pour protéger nos produits contre la concurrence déloyale. "Sinon, dit-il, nous ferons la fortune des systèmes industriels à l'extérieur de nos frontières. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Législatif du Canton de Neuchâtel : recul de l'UDC.

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Suisse. Canton de Neuchâtel.  Lors des élections pour le législatif du Canton de ce 18 avril  2021, l’UDC obtient 8 sièges sur 100 (soit -1).

(https://syvotepub.ne.ch/ne-wabsys-public/fr/proporz/2021/...)

18/04/2021

Article de Bogdan Sajovic : des dizaines de millions d'euros du budget de l'UE pour les ONG de Soros.

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Par Bogdan Sajovic

L'Union européenne finance imprudemment les ONG de Soros avec des dizaines de millions d'euros du budget commun. L'UE finance également des organisations liées au terrorisme islamique. Les ONG de droite et conservatrices, en revanche, ne reçoivent pas un seul centime du budget de l'UE.

L'eurodéputé allemand Joachim Kuhs, élu sur la liste de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), a vivement critiqué le financement budgétaire des ONG de gauche. Selon les chiffres officiels, l'ONG "Open Society" de Soros a reçu 34 millions d'euros du budget général européen pour la seule année 2019. M. Kuhs estime que ce chiffre n'est même pas total, car les ONG sont financées de diverses manières qui ne sont pas des plus transparentes, et il pense que ce chiffre est en réalité beaucoup plus élevé. En ce qui concerne le montant du financement provenant du budget européen, M. Kuhs a déclaré qu'il ne pense même plus que l'étiquette "ONG" soit appropriée, mais qu'il serait plus approprié d'appeler ces organisations "organisations quasi-gouvernementales".

Seules les ONG de gauche sont financées

L'Open Society de Soros n'est pas la seule "ONG" de gauche à recevoir de l'argent du budget européen. Kuhs s'interroge sur la rationalité du financement de ces organisations, dont le seul but est un activisme subversif visant à détruire la société européenne telle que nous la connaissons, à l'heure de la crise économique provoquée par une nouvelle pandémie de coronavirus. "Compte tenu de la crise économique provoquée par la pandémie de COVID-19, il est difficile d'expliquer aux contribuables pourquoi l'UE dépense notre argent pour des ONG de gauche qui défendent le programme radical "No Borders", mènent des campagnes de "guerre juridique" contre des gouvernements démocratiquement élus et attaquent des dirigeants conservateurs comme Matteo Salvini et Viktor Orbán", a déclaré M. Kuhs. Il a ajouté qu'il ne pouvait pas trouver un seul exemple d'une ONG de droite conservatrice financée par le budget européen.

Financement des terroristes islamistes

Les organisations liées au terrorisme islamiste, en revanche, sont fortement financées par des budgets. Par exemple, l'"Autorité palestinienne" a reçu la somme astronomique de 257 millions d'euros du budget européen au cours des vingt-cinq dernières années, bien qu'elle soit contrôlée par le Hamas et l'OLP, qui figurent tous deux sur la liste des organisations terroristes islamistes. Treize millions sont allés à l'organisation "Réfugiés palestiniens au Moyen-Orient", qui entretient des liens étroits avec les organisations terroristes Fatah et Hamas, un bon million au "Réseau européen contre le racisme", qui est dirigé par un ancien membre des Frères musulmans, et un demi-million à une organisation de soutien islamiste en Allemagne, qui entretient des liens avec les organisations terroristes Frères musulmans, Hamas et Hezbollah. Ces organisations ne se contentent pas de financer des actes terroristes, mais versent également une aide aux proches des terroristes qui ont été tués ou emprisonnés. Il est donc absurde que le budget européen finance des bandes meurtrières qui veulent nous détruire et, en plus, les pensions des familles des terroristes. En 2019, 34 millions d'euros provenant du seul budget européen iront à l'Open Society de Soros, qui finance également des organisations ayant des liens étroits avec les terroristes islamistes.

Ce texte est paru pour la première fois sur DEMOKRACIJA.SI, notre partenaire de la COOPÉRATION MÉDIA EUROPÉENNE.

(https://demokracija.si/)

17/04/2021

Article de Tamás Fricz : Un nouveau départ pour l'UE ?

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Par Tamás Fricz

L'Union européenne est en crise et à la croisée des chemins. Peut-être en réponse à cela, l'élite bruxelloise a décidé d'organiser cette année une série de conférences sur l'avenir de l'Union. La question est donc : quelle sera la prochaine étape ?

En explorant les alternatives possibles pour l'avenir, je veux revenir à l'essentiel et souligner d'emblée que l'idée de revenir à l'esprit des pères fondateurs de l'Union, comme cela est devenu presque courant aujourd'hui, est fondamentalement défectueuse d'un point de vue national et souverainiste.

Le fait est que les soi-disant pères fondateurs - avec des accents différents - ont généralement conçu la future Communauté européenne comme une fédération supranationale. En revanche, nous, souverainistes nationaux et conservateurs, envisageons l'Union comme une libre fédération de nations souveraines. Si nous devions prétendre que nous devons revenir aux Pères fondateurs et les suivre, nous parlerions contre nous-mêmes. Je suggère donc ici que nous abandonnions cette idée, car elle nous égare.

Je voudrais également étayer mon propos par quelques citations.

Aux yeux du public européen, Robert Schuman est considéré comme le père fondateur le plus éminent de la Communauté européenne, du Marché commun ou de l'Union européenne, aujourd'hui simplement Union, ne serait-ce que parce que c'est le ministre français des affaires étrangères qui, le 9 mai 1950, au nom du gouvernement français, a pris l'initiative de la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), qui peut être considérée comme le premier pas vers l'intégration européenne.

Né en Lorraine, Robert Schuman, homme politique, catholique fervent, aux identités française et allemande (cyniquement appelé "Boche" par Charles de Gaulle), a été une figure clé de l'idée de l'intégration européenne et a longtemps caressé la vision d'une unité européenne qui dépasserait les divisions entre les nations. Mais il faut ajouter rapidement qu'il avait deux aides très importantes : l'une était le secrétaire d'État américain Dean Acheson, qui, selon la volonté des États-Unis, exhortait le gouvernement français à faire quelque chose pour l'incorporation de l'Allemagne et l'unification des pays d'Europe (occidentale) - et il va probablement sans dire combien la voix de l'Amérique brutalement enrichie, qui avait remporté la victoire totale dans la guerre, avait de poids sur les dirigeants des États continentaux.

L'autre personne était le cosmopolite, à l'origine commerçant et banquier, Jean Monnet, qui, en tant que bras droit et conseiller de Schuman, avait dès le début envisagé un État unitaire européen, un État fédéraliste supranational ; il l'avait toutefois envisagé sous une forme beaucoup plus rapide et radicale que Schuman. Le plan de la CECA a été élaboré non pas par Schuman mais par Monnet, et Schuman l'a approuvé d'un signe de tête sans y apporter de changements significatifs, de sorte que la force motrice de cette constellation était en fait le mondialiste radical Monnet.

Mais laissez-nous le découvrir : Que pensait le premier père fondateur de l'avenir de l'Europe ?

Nous connaissons de Schuman l'adage issu de sa spiritualité catholique pieuse et profondément engagée : " L'Europe sera chrétienne ou ne sera pas. " Cette vérité est peut-être plus importante aujourd'hui qu'elle ne l'était à son époque. On cite moins souvent un autre dicton qui est également intemporel et d'actualité, à savoir que "la démocratie sera chrétienne ou ne sera pas". C'est une phrase qui a beaucoup de sens en ces temps où la "démocratie libérale" actuelle est à bout de souffle. Nous pouvons nous identifier à 100 % aux deux phrases, mais cela ne signifie pas que nous pouvons adopter une position similaire tant sur la vision politique concrète de l'intégration européenne que sur les vues de Schuman. Tout d'abord, que dit exactement la déclaration du 9 mai, que Schuman a présentée au gouvernement français et à l'opinion publique européenne ?

On y lit : " L'unification de la production du charbon et de l'acier, première étape de la fédération européenne, assurera directement l'établissement d'une base commune de développement économique et entraînera un changement dans la série des régions qui ont été longtemps mises au service de la production des moyens de guerre ".

"Cette proposition jettera les premières bases tangibles d'une fédération européenne, indispensable au maintien de la paix, par l'unification de la production de base et les institutions nouvellement créées de la Haute Autorité, dont les décisions uniront la France et l'Allemagne et les pays qui leur sont associés."

Il convient de noter ici que le premier président de la Haute Autorité de la CECA, créée en 1952, n'était autre que Jean Monnet lui-même, qui, en tant que fédéraliste et mondialiste convaincu, n'a pas caché un seul instant qu'il considérait la Haute Autorité (le prédécesseur de l'actuelle Commission) comme un gouvernement fédéral supranational. (Max Kohnstamm, secrétaire général de la Haute Autorité et compagnon d'armes de Monnet, l'a dit sans détour : Un État mondial doit être créé en abolissant les nations).

Mais revenons un peu en arrière et regardons ce dont Schuman a parlé lors de la conférence des ambassadeurs à Paris le 2 mars 1951. Il y a dit que la fragmentation de l'Europe était devenue obsolète, inutile, carrément absurde. Dans un monde de blocs, l'Europe doit s'unir. (René Lejeune, La politique et le caractère sacré de la vie, New Man, 2006) Il a ajouté : "Nous avons besoin d'une vision commune de la future cité-État européenne, une solution finale que j'ai constamment à l'esprit."

La vision est claire, sans équivoque.

La vision de Schuman est partagée par le principal intéressé, le chancelier allemand chrétien-démocrate Konrad Adenauer (1949-1963), qui reçoit l'idée de Schuman avec beaucoup d'enthousiasme et la partage avec lui lors d'une conversation personnelle. À cette époque, après la grave défaite de la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne avait un intérêt vital à pouvoir réintégrer l'Europe dans le cadre de l'intégration européenne et à se rendre ainsi à nouveau présentable aux yeux des peuples d'Europe (occidentale). Pour Adenauer, ce noble objectif peut être atteint par l'abandon partiel ou complet de la souveraineté allemande et, dès janvier 1950, il propose de placer la production industrielle de la région de la Sarre sous surveillance internationale. En mars 1950, il va même jusqu'à proposer audacieusement une union complète entre l'Allemagne et la France.

Un autre point - sur lequel je ne m'étendrai pas - est que dans les années 1950, le grand plan, la grande vision Monnet-Schuman, a été brisé par la résurgence des désirs de souveraineté des États membres ; l'État fédéral n'a pas été mis en œuvre à l'époque, mais une confrontation et une ligne de fracture sont apparues entre les fédéralistes et les souverainistes au sein de l'Union, qui se poursuit aujourd'hui encore.

Cette fois, j'ai simplement voulu montrer que la solution ne se trouve pas dans l'opinion des pères fondateurs de l'Union européenne, car ce n'est pas la solution, mais la racine du problème et de la crise actuelle.

Même au sein du christianisme, il existe une ligne de fracture entre le mondialisme et le patriotisme, que nous pouvons également découvrir, par exemple, au niveau domestique. Ce n'est pas un problème, il peut être affronté dans un esprit de tolérance chrétienne : les vues de Schuman sur la foi et le rôle du christianisme en Europe sont éternelles, mais ses idées politiques-institutionnelles-constitutionnelles sont fondamentalement défectueuses - vues d'une perspective souverainiste et patriotique. Une approche nuancée est nécessaire.

En résumé, les causes de la crise actuelle de l'Union se trouvent dans ses racines. Cela conduit à la conclusion inverse : En laissant les racines derrière nous, nous devrions être en mesure de prendre un tout nouveau départ et de créer par le bas une fédération lâche d'États européens souverains. En d'autres termes, il ne s'agit pas de rapiécer l'ancien, mais de forger une nouvelle alliance.

Et permettez-moi de conclure en disant que l'Union sera soit une union économique et commerciale lâche d'États souverains, soit il n'y aura pas d'Union.

L'auteur est politologue et conseiller scientifique au Centre hongrois des droits fondamentaux.

(Source : Magyar Nemzet, https://magyarnemzet.hu/velemeny/az-ujrainditas-gomb-megn...)

Cet article a été publié en premier lieu par le Magyar Nemzet, notre partenaire de la COOPÉRATION MÉDIA EUROPÉENNE.

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Le Premier ministre hongrois Viktor Orban lisant le Magyar Nemzet

16/04/2021

"Me nomme-t-on "indépendant-solo" parce que l'État me laisse toujours seul ? Promouvoir l'entreprenariat."

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Allemagne. Affiche de l'AfD pour les législatives :

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"Me nomme-t-on "indépendant-solo" parce que l'État me laisse toujours seul ? Promouvoir l'entreprenariat. Allemagne. Mais normal. AfD."

Interview de Miklós Szánthó par Bogdan Sajovic : "Aujourd'hui, les ennemis du libéralisme sont les amis de la démocratie".

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Par Bogdan Sajovic

Miklós Szánthó est le directeur du Centre hongrois des droits fondamentaux. Nous avons discuté du politiquement correct, du marxisme culturel, des médias et de la migration, entre autres sujets.

DEMOKRACIJA : Quels sont le but et les objectifs de votre institut ?

Szánthó : Le Centre pour les droits fondamentaux est le seul groupe de réflexion conservateur hongrois qui traite des questions de droit public et constitutionnel. Malheureusement, la pensée juridique dominante, comme tout le discours public occidental, est dominée par une interprétation progressiste qui tente de présenter chaque question juridique comme une question de droits de l'homme. À première vue, cela peut sembler bon, mais lorsque vous réalisez que derrière cette interprétation se cache un effort pour transformer presque chaque désir humain en un droit de l'homme exécutoire qui lierait la majorité de la société et l'État lui-même, cela devrait sembler effrayant. Prenons l'exemple de la folie des genres : de plus en plus de pays occidentaux se détournent de la conventionalité et reconnaissent un "troisième" genre ou un genre "neutre" sur les documents d'identité ou ont des programmes dans l'éducation publique qui l'encouragent. Dans son travail public, ses recherches et ses analyses, le Centre est déterminé à résister au politiquement correct et au fondamentalisme des droits de l'homme et à défendre le bon sens et les valeurs nationales et chrétiennes.

DEMOKRACIJA : Travaillez-vous également avec des personnes partageant les mêmes idées à l'étranger ? Pouvez-vous nous parler de vos projets pour l'avenir ?

Szánthó : Bien que nous ayons des relations bilatérales avec des organisations à l'étranger depuis un certain temps, ce n'est que l'année dernière que nous avons mis l'accent sur la coopération internationale (non supranationale). C'est également l'approche de l'Open Society (de Soros), qui construit son réseau de cette manière depuis des décennies. L'année dernière, nous avons signé un accord de partenariat avec Ordo Iuris, un institut juridique polonais, et nous souhaitons étendre cette coopération à un niveau régional. Nous sommes actuellement en discussion avec plusieurs organisations conservatrices dans plusieurs pays européens et nous sommes ouverts à tous ceux qui partagent nos valeurs. En Europe centrale, nous partageons un passé commun, mais aussi un avenir commun.

DEMOKRACIJA : Récemment, l'opposition hongroise a menacé les journalistes des médias conservateurs de les bannir de la profession après leur arrivée au pouvoir. Quelqu'un de Bruxelles ou des associations internationales de journalistes a-t-il condamné ces menaces, et si non, pourquoi ?

Szánthó : Il n'est peut-être pas très surprenant que la réponse soit "non", bien que nous ayons informé les institutions européennes dans une lettre ouverte. Si, au cours d'une conférence de presse hongroise, un journaliste libéral n'avait été invité qu'à poser des questions brèves, la "mère de tous les scandales" aurait éclaté à Bruxelles, mais maintenant que la coalition de gauche de l'opposition a menacé d'interdire la profession aux journalistes qu'elle n'aime pas et a même proposé un "châtiment rwandais" à leur encontre, le silence est assourdissant. D'un autre côté, cela ne fait que souligner le fait que pour eux, la protection de l'"État de droit" et de la "démocratie" ne signifie que la protection de leur credo et de leur réseau libéral.

DEMOKRACIJA : Les libéraux de gauche accusent le gouvernement hongrois de faire pression sur les médias d'opposition. Ces accusations sont-elles justifiées ?

Szánthó : Ce que la gauche appelle "répression" n'est que la fin du monopole dont elle a joui pendant si longtemps. Comme dans tous les pays qui ont souffert du communisme, les fonctionnaires de l'ancien parti unique hongrois et leurs alliés ont transformé leur ancien capital politique en capital économique et culturel après la transition vers la démocratie. Ils en ont également profité sur le marché des médias, où la presse de gauche a occupé une position quasi-hégémonique jusqu'au milieu des années 2000. Ce qui s'est passé ces dernières années, c'est (nous voulons le souligner) une transformation orientée vers le marché dont la droite a bénéficié, de sorte que la gauche n'est plus en mesure de façonner le discours public dans la mesure où elle aurait pu le faire autrefois. Bien sûr, nous sommes encore loin de l'équilibre, mais certains leaders d'opinion sont déjà profondément frustrés par la situation actuelle, où leur voix dans les médias n'est plus en mesure de noyer tous les autres points de vue.

DEMOKRACIJA : Ces dernières années, la Hongrie a souvent été la cible d'attaques de la part de la gauche libérale, des grands médias et même des dirigeants de l'UE, au motif que le pays viole les droits de l'homme. Que répondez-vous à ces accusations ?

Szánthó : La Hongrie est régie par l'État de droit, les droits de l'homme ne sont pas violés. Les groupes d'intérêt post-communistes et les réseaux libéraux sont confrontés à de sérieux défis dans leur lutte pour l'hégémonie, c'est vrai. Toute l'hystérie anti-hongroise est basée sur des Fake News, à savoir que la démocratie ne peut être que libérale, et donc que le libéralisme est synonyme d'État de droit. Dans cette optique, quiconque ose critiquer les pratiques libérales modernes, le politiquement correct ou le fondamentalisme des droits de l'homme s'attaque en fait à l'État de droit. Mais cela révèle la dualité d'un récit politique qui se veut "tolérant" ; il est tout à fait clair qu'il n'est pas du tout tolérant à l'égard d'autres interprétations (conservatrices ou chrétiennes) de la démocratie. Une approche moins dogmatique et plus fondée reconnaîtrait que la démocratie, comme l'économie de marché, n'est pas nécessairement unitaire. Il peut y avoir une démocratie libérale, une démocratie sociale ou une démocratie chrétienne. Le gouvernement hongrois actuel fonde ses politiques, son approche constitutionnelle et l'organisation de la société sur cette dernière. Les libéraux n'aiment pas cela parce qu'ils essaient de créer un cadre véritablement totalitaire qui exclut toutes les opinions, sauf la leur, du droit public et de la politique. C'est pourquoi ils utilisent des moyens de communication très sophistiqués pour désigner leurs opposants comme des "ennemis de la démocratie". Mais face aux eurocrates élitistes de Bruxelles et aux technocrates occidentaux, les ennemis du libéralisme semblent aujourd'hui être les amis de la démocratie.

DEMOKRACIJA : Pendant des années, la Hongrie a été attaquée par les libéraux de gauche pour avoir violé les droits de l'homme des migrants en empêchant la migration de masse. Quelle est votre opinion sur cette question ?

Szánthó : Cette question est assez similaire au débat sur l'État de droit. La vision juridique libérale interprète le droit d'asile de manière si large qu'il est devenu méconnaissable. Essentiellement, ils affirment que le droit d'asile est un droit à un filet de sécurité sociale mondial. Tout le monde peut migrer où il veut, et les sociétés des pays de destination sont obligées de le tolérer, même si elles doivent sacrifier leur propre culture pour y parvenir. Selon une interprétation sobre de la loi, un migrant n'a droit à l'asile que dans le premier pays sûr où il est arrivé, et non partout dans le monde. En outre, nous ne sommes pas obligés d'importer leurs problèmes avec les migrants, mais d'exporter l'aide là où ils en ont besoin. Des politiques irresponsables conduisent à des sociétés parallèles en Europe en raison de différences culturelles bien réelles, et les pays du tiers monde qui souffrent de conflits perdent les personnes qui pourraient reconstruire leurs maisons. La valeur chrétienne de la solidarité exige que nous aidions sur le terrain, là où l'aide est nécessaire. "Ici", je donne la priorité à mes propres intérêts, "là-bas", j'aide ceux qui sont dans le besoin.

DEMOKRACIJA : Seriez-vous d'accord pour dire que le marxisme culturel, ainsi que l'immigration de masse, constituent la principale menace pour la civilisation européenne et que l'un des outils les plus importants et les plus efficaces de ceux qui veulent détruire notre civilisation est le politiquement correct ?

Szánthó : Les migrations, le multiculturalisme, la renaissance du marxisme culturel, les campagnes de sensibilisation constantes, la version XXIe siècle de la "révolution sexuelle" sont tous des aspects d'un même phénomène. Les visions socialiste et libérale ont beaucoup en commun : elles nient à la fois la nature créée de l'homme et l'ordre et la hiérarchie du Créateur. Au contraire, ils proclament la primauté de la raison, la relativité du "bien" et du "mal" et, par conséquent, l'égalité totale des comportements humains et culturels. Si tout le monde et tout est égal, alors personne ne peut être offensé d'aucune manière et le politiquement correct devient obligatoire. Si tout est relatif, alors il n'y a pas de "bien" ou de "mal" ; aucune barrière (physique ou autre) ne peut être érigée ; on ne peut pas dire "évidemment" que Dieu est la source de la vérité et de la justice ; nous ne pouvons pas être fiers de notre héritage judéo-chrétien ; et la nature créée de l'homme et de la femme est discutable. Il ne s'agit pas "seulement" d'une menace pour la civilisation européenne, mais pour notre existence en tant qu'êtres humains, car l'avortement, l'euthanasie et la toxicomanie sont rationalisés et encouragés par des valeurs relativisantes.

DEMOKRACIJA : Êtes-vous d'accord pour dire que le politiquement correct aux États-Unis a déjà atteint le niveau de la folie ? Pensez-vous que cette folie pourrait s'étendre à l'Europe et comment pourrait-on l'empêcher ?

Szánthó : Le politiquement correct a vraiment atteint le niveau de la folie aux États-Unis parce qu'il est devenu partie intégrante de la vie et de la pratique quotidiennes. Cela est particulièrement évident dans les réactions avec vandalisme du groupe Black Lives Matter. Le fait que l'"antiracisme", la lutte pour la "justice sociale" et l'"inclusion" puissent justifier le vandalisme généralisé, la destruction, l'incendie de commerces, la terreur physique de passants innocents, la démolition de monuments, montre qu'il ne s'agit plus d'un argument théorique, mais d'une lutte à la vie à la mort. Il y a quelques décennies, Martin Luther King le Jeune prêchait la "colorblindness" et se battait pour une société où les gens n'étaient pas jugés sur la couleur de leur peau, mais nous constatons aujourd'hui, qu'une fois de plus, la race est le facteur décisif. Et ce qu'ils disent ouvertement, c'est que "le silence blanc est une violence", ce qui signifie que les Blancs qui veulent simplement vivre en paix sont désormais traités de "racistes" simplement parce qu'ils ne veulent pas frapper des crânes ou des vitrines au nom de la lutte pour les "droits des Noirs". L'été dernier, nous avons vu des images de Londres, Bruxelles et Paris qui rappelaient fortement ce qui s'était passé peu de temps auparavant à New York, Seattle ou Minneapolis. La "révolution raciale" du XXIe siècle est devenue hautement exportable. Et nous n'avons même pas parlé de la propagande diabolique qui corrompt nos enfants : la folie de l'identification sexuelle qui se répand comme une traînée de poudre en Europe grâce à Hollywood et à l'industrie musicale. Seules les personnes qui ont une colonne vertébrale, une position politique "virile", si vous voulez, peuvent résister à tout cela. " 'Dieu, la patrie, la famille' doivent être les mots brodés sur nos drapeaux de bataille. Il me semble que c'est exactement ce à quoi nous, conservateurs d'Europe centrale, travaillons, et les mercenaires internationaux du libéralisme n'aiment pas cela.

Miklós Szánthó (36 ans) est le directeur du Centre pour les droits fondamentaux en Hongrie. Il est membre du conseil d'administration de la Central European Press and Media Foundation depuis 2018 et président du conseil d'administration depuis 2019. Miklós est l'auteur de nombreuses publications juridiques et politiques en langue hongroise et étrangère, ainsi que le co-auteur et le co-éditeur de plusieurs livres. Il apparaît régulièrement dans des émissions de télévision et de radio. Miklós Szánthó est marié et père d'une fille et d'un fils.

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Miklós Szánthó

Cet article a été publié en premier lieu par DEMOKRACIJA.SI, notre partenaire de la COOPÉRATION MÉDIA EUROPÉENNE.

(https://demokracija.si/)

"Poursquoi mon père est-il venu à l'époque en Allemagne ? Pour la culture allemande dominante."

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Allemagne. Affiche de l'AfD pour les législatives :

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"Poursquoi mon père est-il venu à l'époque en Allemagne ? Pour la culture allemande dominante. Notre pays. Nos valeurs. Allemagne. Mais normal. AfD."

"La motion de défiance contre Speranza est un piège de Meloni pour Salvini."

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Italie. Revue de presse.

La réunion entre le gouvernement et les régions de ce vendredi sur les réouvertures graduelles à partir du 3 mai et le débat au sein de la majorité autour de la motion de défiance de Fratelli d'Italia contre le ministre de la Santé R. Speranza (Articolo Uno), accusé d'incompétence, font les gros titres des médias italiens. Les observateurs relèvent les ambiguités de la Ligue envers le ministre et les préoccupations du Président du Conseil pour la cohésion gouvernementale. « Le retour des zones jaunes en mai » - Draghi invite la Ligue à éviter les polémiques (Corriere della Sera), « Le calendrier des réouvertures : on ouvrira le 3 mai » - La réunion se tiendra aujourd'hui. Les régions font pression, Draghi reste prudent (La Repubblica), « Rouvrons dans un mois» - Le projet des régions sur les restaurants, les bars, les piscines et les thermes. Draghi freine la Ligue alors que Fratelli d'Italia demande une motion de défiance contre Speranza  (La Stampa), « Le déficit à hauteur de 11,8 %. Record de la dette à 159,8%» (Sole 24 Ore), « Latium, le vaccin AstraZeneca sera administré aux volontaires » - La région pionnière sur le sérum anglo-suédois. Pour Speranza, le vaccin est sûr (Il Messaggero), « 400 morts par jour et ils veulent rouvrir» - La Ligue et les régions font pression, le nombre de victimes ne baisse pas et les contagions augmentent (Il Fatto Quotidiano), « L'OMS contre la Vénétie » - Pas de louanges à Zaia. Ranieri Guerra (ancien membre de l’OMS) et sa collègue ne voulaient pas que l’on dise du bien de la gestion de la crise sanitaire par la région léguiste pour ne pas irriter le gouvernement Conte II (Il Giornale).   

ARTICLE, La Repubblica, « Le plan des présidents de région : "Faire repartir toute l’activité,  même dans les zones rouges"».

ARTICLE, Corriere della Sera, « Le défi du Palais Chigi : pour un changement de rythme sur le Covid et l'économie » : « Le Conseil des ministres d'hier et la réunion du comité de pilotage aujourd’hui montrent le changement de rythme que le Premier ministre veut imprimer pour mettre les citoyens à l'abri du virus chinois, les ramener progressivement à la normalité, et sortir ainsi de la crise qui frappe les entreprises et les travailleurs. Depuis sa prise de fonction, Draghi travaille sur ce moment, et s'il s'est d'abord concentré sur la fermeture du pays, c'est précisément parce qu'il voulait anticiper la réouverture, seul moyen de relancer l'économie nationale. Un choix politique qui s'accompagne désormais du lancement du décret sur les 40 milliards et du plan de relance dans lequel - par rapport à l'ancien projet - 50 milliards de plus sont consacrés à de nouveaux investissements. Les consultations entamées ces derniers jours avec les partis, en vue de la présentation du PNRR au Parlement, font partie de sa stratégie : mieux vaut se mettre d'accord avant pour éviter les problèmes plus tard. Les interventions rapides et directes en faveur des entreprises - garanties par la nouvel amendement budgétaire - serviront à faire en sorte que le système italien soit prêt lorsque l'économie redémarrera, afin d'éviter le risque que les entreprises se retrouvent au feu vert sans essence. Pour le reste, Draghi mise sur la combinaison dette élevée-croissance élevée : il a expliqué aux ministres que dans cette phase, il ne faut pas regarder les taux d'intérêt mais le taux de croissance, qu'il faut se concentrer sur l'expansion de l'économie car il n'y aura pas de place pour une réduction d’impôts. Il veut aussi symboliser le changement : ce n'est pas pour rien que, lorsqu'il a décidé de remplacer Arcuri par Figliuolo, il a été écrit que la nouvelle structure de commissariat était "remplacée" et non "reprise", afin de marquer une rupture claire avec la direction précédente. Le New York Times a rappelé hier les critiques du premier ministre italien aux négociations de l'UE avec les grands groupes pharmaceutiques pour l'achat de vaccins, et son intervention retentissante pour bloquer les exportations de vaccins hors de l’UE, ce qui a provoqué un conflit avec Berlin. Il est politiquement compliqué pour un premier ministre de se démarquer du passé lorsque son gouvernement et le Parlement comptent avec de grandes figures de la précédente équipe. Draghi est encore conscient de la présence de certains mécontents au sein du Conseil des ministres, mais que les efforts doivent maintenant être concentrés sur le succès de la mission, en maintenant un équilibre entre les partis qui garantissent sa confiance. "Il s'agit d'un gouvernement d'unité nationale", a déclaré le premier ministre à la délégation léghiste réunie pour discuter du plan de relance : "Il n'y a pas besoin de se faire du mal." C'est ce que disaient hier certains ministres léghistes et de PD à la fin du Conseil. Aussi parce que le défi de Draghi est le défi du pays. Les effets collatéraux d'un éventuel échec affecteraient tous les partis. » 

ARTICLE, Sole 24 Ore, de L. Palmerini  « La motion de défiance contre Speranza (Articolo Uno) est un piège de Meloni pour Salvini » : « C’est désormais une bataille politique entre camps opposés. Salvini a réussi à faire passer le message qu’au sein du gouvernement il y avait comme un affrontement entre lui (qui est favorable aux réouvertures et qui est proche des commerçants et des restaurateurs) et le ministre Speranza (défenseur de la rigueur). Certes, Draghi a bien dit à la délégation de la Ligue, hier, que ‘’se lancer des méchancetés réciproquement n’a aucune utilité’’. Il est clair que Salvini laisse que d’autres se préoccupent de finances publiques alors que lui il conserve une attitude proche du syndicalisme. Il ne s’est pas présenté à la rencontre d’hier au Palais Chigi mais il a fait savoir que sur le plan de relance européen, sa procuration de vote n’était pas encore prête, insistant sur la nécessité de retourner aux zones jaunes au plus vite. Mais c’est son alliée Meloni qui a brisé sa stratégie, alors qu’il cherchait à diffuser l’idée d’un duel entre une droite favorable aux ouvertures et une gauche qui s’y oppose. La dirigeante de Fratelli d’Italia vise justement à faire sortir Salvini de son bluff. Meloni a anoncé hier vouloir présenter une motion de défiance contre le ministre de la Santé Speranza, dans le but de mettre dans l’embarras le dirigeant léguiste. Après des piques lancées pendant toute la journée, des sources de la Ligue ont fait savoir que l’on ne voulait pas la tête de de Speranza. Il s’agit d’une sorte de défense qui a été produite par le piège des alliés de droite, qui sont bien conscients qu’une voix favorable de Salvini à la motion de défiance déterminerait une déchirure avec le gouvernement difficilement soignable. C’est donc un escamotage pour dévoiler le bluff de Salvini d’attaquer le ministre de la Santé sans toutefois vouloir aller jusqu’au bout.»

ARTICLE, La Stampa, «Stellantis, la pression de la maire de Turin, Chiara Appendino (M5S), sur Draghi : arrêtons les silences, il faut protéger la ville de l’automobile de Turin» : « ‘’Turin mérite d'être protégée tant du point de vue de l'emploi que du point de vue de son rôle indéniable de référence mondiale pour l'industrie automobile". La maire Chiara Appendino, a utilisé pour la première fois des mots directs en épousant la cause des syndicats qui soulignent la nécessité pour le gouvernement de rencontrer le PDG de Stellantis, Carlos Tavares, afin de connaître les plans industriels du groupe pour les usines italiennes et pour Turin en particulier. Mme Appendino a adressé une lettre au président Mario Draghi et au ministre du développement économique, Giancarlo Giorgetti (Ligue), suite aux déclarations du ministre français de l'économie Bruno Le Maire et du PDG de Stellantis, Tavares, où ils ont réitéré la volonté de maintenir et de développer le rôle de la France en tant que "nation de l'automobile".  Ces affirmations, publiées dans Le Figaro, sont apparues pour la maire de Turin comme un camouflet, le jour-même où  les syndicats rencontraient les dirigeants européens de la société formée par la fusion entre Psa et Fca. Les Français, note Appendino, ont indiqué plusieurs pistes, y compris un financement de l'État pour la mobilité durable. "Sur l'Italie et Turin, je n'ai entendu que des silences", déplore la maire en faisant référence à l'entretien du Figaro. Pour Appendino, la capitale piémontaise "est le lieu naturel d'où doit commencer la relance de l'industrie automobile italienne". La maire demande au gouvernement d'utiliser une partie des ressources prévues par le plan de relance national "juste pour permettre à ma ville de continuer son parcoursL'histoire de ma ville l'exige’’. L’appel a été salué par les syndicats. Hier, le ministre Giorgetti, lors d'une audition à la Chambre sur les lignes programmatiques de son ministère, a souligné pour sa part : "La mondialisation post-épidémie devra répondre à des règles du jeu équitables pour tous ceux qui veulent y participer, autrement nous finirons par fournir d’énormes ressources pour faire la fortune de grands systèmes industriels hors de nos frontières’’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

15/04/2021

"J'exige  :  une limitation de vitesse pour les interdictions vertes !"

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Allemagne. Affiche de l'AfD pour les législatives :

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"J'exige  :  une limitation de vitesse pour les interdictions vertes [écologistes] ! La mobilité est la liberté. Allemagne. Mais normal. AfD."

Markus Söder (CSU)  ou Armin Laschet (CDU) ?

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Allemagne. Plusieurs représentants de l’Union (CDU-CSU) estiment que le groupe des élus CDU-CSU à la Chambre des députés devrait décider qui sera le candidat de l’Union (CDU-CSU) à la Chancellerie, Armin Laschet (CDU) ou Markus Söder (CSU), si ces deux candidats n’arrivent pas à se mettre d’accord entre eux.

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Markus Söder (CSU)  ou Armin Laschet (CDU)

"L'affaire de la présidence du Copasir est toujours dans l'impasse."

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Italie. Revue de presse.

La décision de la Commission Européenne de miser sur le sérum Pfizer pour les vaccinations, après les problèmes rencontrés avec AstraZeneca et J&J, et le débat politique autour des réouvertures font les gros titres des quotidiens italiens ce matin. « Voici le calendrier des réouvertures» - D'abord les restaurants, puis les spectacles et le sport (Corriere della Sera), « Virus, voici comment l'Italie rouvrira » - Hypothèse d'une zone jaune dans toute l'Italie d'ici un mois. Il sera possible de diner aux restaurants fin mai. En juin, reprise des spectacles avec un public réduit. Le PD et les experts s'y opposent  (La Repubblica), « Figliuolo : à partir de juin des vaccins pour tous » - Le commissaire à la crise sanitaire explique les priorités : d'abord les plus fragiles. L'UE prête à acheter 1,8 milliards de doses Pfizer (La Stampa), « Déficit, encore 40 milliards pour les aides» (Sole 24 Ore), « Vaccins, Pfizer au lieu de J&J» - 7 millions de doses arriveront pour combler la pénurie de vaccins bloqués (Il Messaggero),  «Les régions de droite à l’assaut :“Le 26 avril, nous allons tout rouvrir» ; « Trop d’annonces et peu d’actes » (Il Fatto Quotidiano),  « Stop à AstraZeneca et J&J, l'UE mise uniquement sur Pfizer » (Il Giornale).

ARTICLE, Corriere della Sera, « Duel sur le COPASIR, le parti de Meloni déserte en signe de protestation, mais la Ligue résiste » : « L'affaire de la présidence du Copasir est toujours dans l'impasse. Dans la soirée, Matteo Salvini, invité de ‘Porta a Porta’ (émission de télévision, ndlr), a dit que l’on « doit repartir de zéro » sur l'organe de contrôle des services secrets. Pourtant, le président Raffaele Volpi résiste et reste en place. Le compteur des démissions n'en enregistre donc que deux : Adolfo Urso (Fratelli d’Italia) et le berlusconien Elio Vito.  Lorsqu'à deux heures de l'après-midi Volpi ouvre la séance de la commission du Copasir, il trouve sur sa table la démission de Vito. "Il n'est plus tolérable – écrit-il – que l’on maintienne une situation qui ne correspond pas à la loi, avec un membre de la majorité à la présidence. Et, enfin : "J'espère que ce geste montre la voie du respect des règles institutionnelles, à ceux qui auraient déjà dû la suivre". C'est dans cette atmosphère qu'a débuté une session qui avait à l'ordre du jour l'audition du préfet Franco Gabrielli, désormais sous-secrétaire à la présidence du Conseil chargé des services. Pendant près d'une heure, M. Gabrielli a évoqué la cybersécurité, l'affaire Attanasio, l'ambassadeur italien tué au Congo en février dernier, les tensions sociales dues à la fermeture d'activités économiques, et enfin l'affaire du capitaine de frégate Walter Biot qui a remis des documents militaires aux Russes. C'est à ce moment qu'Urso a remis une lettre à la présidente du Sénat, Elisabetta Casellati, dans laquelle il "démissionne de son mandat" de membre du Copasir, espérant que les autres fassent de même. "Tant que Meloni et Salvini ne se seront pas rencontrés, rien ne changera", a prévenu Volpi. Aussi parce que l'on pense que "le jeu" est étroitement lié à la sélection des candidats pour les élections municipales, à l'équilibre de la Rai, aux nominations dans les entreprises publiques. Du côté du Parti démocrate italien, Francesco Lollobrigida déclare : "Quel paradoxe. Salvini et Volpi appellent à la remise à zéro du Copasir mais restent à leur place ». Tandis que Roberto Occhiuto, chef de file de Forza Italia à la Chambre des députés, observe que "La loi prévoit que sur les 10 membres de la commission, 5 vont à la majorité et 5 à l'opposition. Et si FdI avait fait partie de la majorité ? Pour suivre les règles à la lettre, la présidence du Copasir serait revenue à une composante de l'opposition comptant 7 ou 8 députés, et 5 d'entre eux auraient fait partie de la commission. Il est clair que l’impasse doit être surmontée".»

(Traduction : ambassade de France à Rome)

14/04/2021

"L’enthousiasme pour SuperMario retombe."

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Italie. Revue de presse.

SONDAGE, La Stampa, d’A. Ghisleri, données d’Euromedia Research, « L’enthousiasme pour SuperMario retombe ; parmi ses ministres, Dario Franceschini [culture] et Giancarlo Giorgetti [développement économique] sont en tête » : « Le nouvel exécutif était particulièrement attendu sur la rupture avec le gouvernement Conte II, or 51,6% des Italiens interrogés déclarent ne pas relever de différence majeure entre l’actuelle gestion de la crise sanitaire et la précédente. 21,1% déclarent remarquer une amélioration dans la gestion administrative (principalement parmi l’électorat d’Italia Viva), alors que 19,8% estiment qu’elle a empiré (en particulier pour l’électorat du M5S). L’homme providentiel qui cristallisait tous les espoirs et qui dirige ce gouvernement, Mario Draghi, est aujourd’hui confronté à la complexité de la situation du pays et à de nombreuses contraintes. S’il a bien envoyé quelques signaux de rupture, notamment au début avec certaines nominations, le jugement des Italiens reste de façon générale très sévère sur ce qui a été accompli et le soutien au sein de son gouvernement est inégal. La figure de proue la plus en difficulté s’avère être Matteo Salvini, qui perd en consensus semaine après semaine, aujourd’hui à 29,5% de confiance. Il est en effet dans la position délicate de devoir concilier l’appartenance au gouvernement et sa bataille de grand opposant parmi les principales forces politiques du pays, et peine beaucoup plus que lors du gouvernement Conte I à préserver sa popularité. Celui qui, à l’inverse, est parvenu avec succès à dépasser ces difficultés, mieux que son prédécesseur, est Enrico Letta, avec qui le PD gagne 3 points de confiance pour 27,6%. Seule exception dans ce paysage, Giuseppe Conte maintient son indice de confiance autour de 44,5%. Quant aux ministres, ce sont Dario Franceschini, Giancarlo Giorgetti et Marta Cartabia (justice) qui sont les plus populaires. Le Président du Conseil semble finalement se distinguer en misant tout sur le collectif et une forte corrélation entre les sphères politique, gouvernementale et civile. »

LETTRE OUVERTE, Il Messaggero, de Giorgia Meloni, dirigeante de Fratelli d’Italia « Le patrimoine d’Alitalia que nous devons valoriser » : «Cher Président Draghi, Alitalia est bien plus qu'une "famille un peu chère" et vous savez que de vos décisions dépend le sort de notre communauté et des 100 000 personnes qui vivent cette crise industrielle avec angoisse. Allons-y par point par point. 1) En Italie, toutes les compagnies aériennes font faillite. Les aéroports paient les taxes les plus élevées, l'excellent contrôle du trafic aérien d'Enav étant le plus cher. Tout comme le carburant et les loyers. 2) En Italie, il y a une présence massive de compagnies à bas coût. En France, les avions des low-cost n'atterrissent pas sur les aéroports centraux, mais en province, pour ne pas nuire à la compagnie nationale. Les compagnies low cost opèrent ici avec les contributions des aéroports, déguisées en opérations de co-marketing. Des appels d'offres transparents et des obligations communes seraient alors nécessaires, en commençant par exemple par payer les mêmes taxes. 3) Pendant la pandémie, seule Alitalia a garanti le maintien des liaisons de notre pays, en volant même avec 10 passagers afin de ne pas interrompre un service essentiel et ramener au pays des compatriotes partis à l'étranger. C'est la seule compagnie autorisée à transporter des organes pour les transplantations, des produits radiopharmaceutiques et des passagers sur des brancards. A qui allons-nous confier tout cela avec une mini-Alitalia débarrassée de son nom et de sa marque glorieuse ? 4) Macron a suspendu les taxes sur les compagnies aériennes françaises, avec l'accord de Bruxelles. L'Union a adopté des critères discutables sur les montants des indemnités. Alitalia reçoit 9 euros par siège, Air France 88. 5) Qu’aucun ultra-libéral ne soit choqué : Alitalia a enregistré des pertes énormes ces dernières années. Elles étaient beaucoup plus basses pendant la gestion publique. La France montera à 30% du capital d'Air France KLM, les Pays-Bas sont à 15%. Les Länder allemands sont présents dans le capital de Lufthansa. La présence de l'État est cruciale pour la défense d'un intérêt public stratégique dans une nation qui prospère grâce au tourisme, à la culture, à l'alimentation et au vin, à l'industrie manufacturière et à la promotion du Made in Italy. Il est essentiel de veiller à la souveraineté des infrastructures et des connexions. 6) l'État contrôle Eni et il est incroyable qu'il paie le carburant à des prix scandaleux. Aujourd'hui, les avions peuvent être achetés à des prix très bas. La Caisse de Dépôts et Prêt peut acheter la flotte à Boeing et Airbus et la louer à Alitalia aux coûts du marché, tandis que la location d'avions à des prix exorbitants a garanti les entrepreneurs vendeurs qui ont créé ce gouffre. Renoncer à ces hauts standards de qualité d'Alitalia (compagnie parmi les plus sûres et les plus ponctuelles, avec les meilleurs pilotes, la meilleure restauration, les meilleurs ouvriers qualifiés et ouvriers de maintenance, l'assistance au vol la plus professionnelle) signifie renoncer tout court. La souveraineté envisagée par la Constitution est composée de nombreux éléments, dont la liberté de voler de manière indépendante, en étant maître de ses propres intérêts, capable de sauvegarder l'une des traditions aéronautiques les plus prestigieuses de l'histoire moderne. Une mini-entreprise ne nous permettra pas de toucher le ciel de la renaissance italienne.»

(Traduction : ambassade de France à Rome)

13/04/2021

Article d'Olivier Bault : la ratification du plan de relance Next Generation EU sème la discorde en Pologne.

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Pologne. La ratification du plan de relance Next Generation EU sème la discorde :

https://visegradpost.com/fr/2021/04/13/la-ratification-du...

Massimiliano Fedriga : "Donnons des signaux d’espoir aux restaurants, aux bars et aux salles de sport."

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Italie. Revue de presse. 

ENTRETIEN, La Stampa, de Massimiliano Fedriga (Ligue), président de région du Frioul-Vénétie-Julie et président de la Conférence des régions « Donnons des signaux d’espoir aux restaurants, aux bars et aux salles de sport » : « ‘’Les institutions doivent agir ensemble avec les citoyens. Aujourd’hui, il y a un détachement, une séparation entre les institutions et une partie importante de la population. Nous avons toujours choisi ensemble, entre régions. Salvini ? Il fait des propositions au gouvernement, il ne crée pas de problèmes. Il avance des propositions constructives pour améliorer les choses. Je dois pour ma part agir comme coordinateur des territoires et donc la synthèse entre des exigences différentes. Quant au plan vaccinal basé sur l’âge, il y aura jeudi la Conférence des Régions et nous nous rencontrerons pour trouver une solution partagée. Je rappelle à V. De Luca, président de Campanie, que nous avions donné un avis favorable au plan du gouvernement. Le général Figliuolo est en train d’avancer, à juste titre, dans la direction décidée au niveau central. Le choix sur un assouplissement des mesures relève du gouvernement et pas des régions. Nous, nous proposons des lignes directrices, comme par exemple les consommations aux restaurants à l’extérieur, avec la juste distance, réduisant ainsi la diffusion du virus. Ou encore la possibilité de pouvoir donner des leçons individuelles pour les salles de sport. Ce sont là des choix que doit faire le gouvernement mais je pense que des petits signaux d’espoir doivent être donnés au plus vite. Je comprends la prudence, mais il faut donner ces signaux. Quant à la concurrence avec la Grèce, dans ce pays le tourisme est principalement basé sur les îles. Chez nous ce n’est pas la même chose’’ »

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Massimiliano Fedriga

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, Massimo Franco : « Une impatience instrumentalisée qui se déverse sur l’Etat » : « On soupçonne que certains perçoivent la trêve [entre l’Etat et les revendications des manifestants] comme une forme de soumission. Comme si le fait de respecter les recommandations et avoir le sens des responsabilités dicté par le Palais Chigi revenait à perdre son identité politique et plus tard, des votes. Le cas d’école est celui de la Sardaigne qui devrait nous enseigner quelque chose : la région est passée en deux mois de la zone blanche ( presque libérée du virus et de sa circulation) à la zone rouge, de nouveau plongée dans le cauchemar. En revanche, le président de Campanie Vincenzo De Luca (PD) s’oppose aux recommandations du commissaire à l’urgence sanitaire, Filgliulo, qui a répété que les vaccinations devaient respecter les mêmes règles au niveau national, sans dérogation, pour protéger d’abord les personnes âgées et fragiles. Et la Ligue, après une brève pause durant laquelle elle a gardé le silence, pour le chef de file Matteo Salvini, c’est le retour aux revendications immédiates pour la réouverture de certains commerces, tout en appelant les manifestants au calme. On a l’impression que ce qui domine, c’est l’impératif de soutenir une opinion publique et la rue lassée des restrictions. Les réflexes de la Ligue reviennent, en attisant les colères tout en cherchant à rassurer. Il y a aussi la récupération par certains partis qui se disputent la paternité des décisions du gouvernement qui vont dans le sens des réouvertures. Ce qui est évident, c’est le peu de scrupules qu’ont certains dirigeants à rejeter la faute sur les autres dès que c’est possible : un problème davantage culturel que politique ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

12/04/2021

llemagne : l"Afd peaufine sa stratégie pour les législatives et prône une sortie de l'UE.

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Allemagne. Reportage Euronews sur le congrès de l'AfD qui s'est tenu le 10 et 11 avril 2021 à Dresde :


La Bavière est l'État le plus sûr d'Allemagne.

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Allemagne.

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"La Bavière est l'État le plus sûr d'Allemagne."

Matteo Salvini : "Voici ce que je ferai."

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Italie. Revue de presse.

ENTRETIEN, La Stampa, de Massimo Garavaglia, ministre du Tourisme (Ligue), « Nous sommes prêts à avancer le lancement du passeport européen. Notre objectif : la réouverture de toute l’Italie pour le 2 juin » : « Le gouvernement commencera dans les prochains jours à examiner certaines réouvertures. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à perdre ainsi des parts de PIB chaque semaine. Nous savons que, tant que les chiffres ne le permettent pas, il faut rester très prudent, mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas planifier les réouvertures et certains secteurs ont besoin de temps (par exemple les foires et congrès internationaux ou grands événements). Les bars et restaurants pourraient rouvrir dès le mois d’avril, pour les plages j’espère que cela sera possible vers la mi-mai, avec des protocoles renforcés au moins au début. L’Italie devra ensuite rouvrir ces commerces et activités d’ici le 2 juin, jour de la fête nationale de la République, comme en France où la date du 14 juillet a été indiquée. Le Président du Conseil Draghi a lui-même dit espérer que ce soit possible avant. Je souhaite que le ‘’green pass’ soit lancé avant la date envisagée par le reste de l’Europe, le 15 juin, afin que les personnes puissent se déplacer avant et permettre de préparer la saison estivale. A l’instar de la Grèce, nous devons mettre en place un protocole pour des îles sans Covid, car si nous ne le faisons pas alors que les autres le feront, et le dommage sera énorme. L’Europe n’a pas fait de son mieux concernant les vaccins, Il est évident que nous devons avoir une chaine de production européenne et italienne. C’est une production stratégique pour les années à venir et nous ne pouvons pas dépendre des productions extra-européennes. Le ministre Giorgetti travaille à une production de vaccins Made in Italy. Quant au secteur culturel, les musées et les cinémas pourraient déjà rouvrir, avec une bonne organisation. »

ENTRETIEN, Il Giornale, de Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue : « Voici ce que je ferai » :  « ‘’Nous devons multiplier les efforts pour les vaccins en commençant par les produire également en Italie et à nous préparer à employer d’autres sérums qui marchent, comme le Spoutnik : nous payons le prix d’erreurs et de retards de l’Europe, ainsi que la sous-estimation des besoins de la part des ministres et des techniciens, et l’échec de l’ancien commissaire pour la pandémie, D. Arcuri. Sur les réouvertures, j’en ai parlé directement au Président du Conseil Draghi, qui partage avec moi la nécessité de retourner au plus vite à la normalité, à l’école, au travail. Le ministre Speranza ? Je veux éviter les polémiques. Je dirai uniquement que si une région est orange [d’après les critères sanitaires définis par le gouvernement], elle ne peut pas rester rouge. Il n’est plus possible de gérer la santé avec une approche idéologique. Il semblerait qu’il y ait de grosses erreurs de la part du gouvernement précédent, les nouvelles sur l’enquête visant Arcuri en sont la preuve. Mais je préfère regarder de l’avant : nous avons un pays à relever, tous ensemble’’ ».

ARTICLE, La Repubblica, « La démocratie du chef.  Voici comment les "présidents" dirigent une Italie figée [par le virus] » : « Le virus nous a profondément changés. Mais les effets qu'elle laissera sur nous, sur nos institutions, sur les règles qui régissent nos vies ne sont pas clairs. Ces questions sont abordées dans les enquêtes Demos publiées dans ce journal. Cependant, au cours des derniers mois, un certain nombre d'événements ont confirmé le signe et l'ampleur de ces transformations. Au niveau politique et institutionnel. Et sur l'opinion publique. Premier enseignement : les Italiens ne remettent pas en cause la démocratie. Une très large majorité de citoyens (71%, dans le récent rapport sur "Les Italiens et l'État") considère qu'il s'agit, en fait, de la meilleure forme de gouvernement possible. Deuxièmement, les craintes suscitées par la pandémie ont rendu les changements plus profonds et plus explicites. D’abord sur les droits des citoyens. En effet, les deux tiers des Italiens estiment aujourd'hui que l'État doit imposer des limites aux libertés des citoyens afin de garantir la sécurité de tous. Un peu moins qu’au début de la pandémie, où le consensus sur le rôle de surveillance de l'État était presque unanime. Par la suite, le sentiment d'insécurité a diminué, tandis que l'intolérance à l'égard des contrôles s'est accrue. Parce qu'ils forcent les gens à vivre une vie sans relations. Et elles génèrent des difficultés économiques croissantes pour de nombreuses personnes et de nombreuses catégories de travailleurs. Cela a accentué et personnalisé la demande d'autorité. Les citoyens se sont rassemblés autour du chef du gouvernement. La confiance en Giuseppe Conte a, en effet, augmenté de façon spectaculaire avec l'irruption de Covid. La popularité du gouvernement a dépassé les 70% en mars 2020 et a chuté de manière significative dans les mois suivants, jusqu'à l'été, où beaucoup ont eu l'illusion que le virus s'était éteint. Pour se rétablir légèrement à l'automne. Dans le même temps, l'opposition a été perçue comme un obstacle face à la nécessité de gérer l'urgence. C'est ainsi qu’un "présidentialisme non déclaré" est apparu, notamment à l'occasion de la crise du gouvernement Conte, résolue par le président Mattarella (qui a atteint un très haut niveau de popularité) par la nomination de Mario Draghi. Il convient de noter que ni Draghi ni Conte n'ont été "élus" au Parlement. Un autre signe du changement qui s'opère dans notre démocratie représentative. En outre, l'importance de l'UE sur les choix politiques nationaux est devenue plus évidente. Parce que Draghi est considéré comme le garant de l'énorme dette du pays. Sa nomination a été approuvée au Parlement par une majorité politique presque unanime. Donc, aujourd'hui, il y a deux gouvernements qui dirigent le pays. Tous deux personnalisés. Le " gouvernement de Draghi " (et de Mattarella), composé de techniciens, capable d'affronter les questions critiques, notamment dans les relations avec l'Europe (... et avec l'Italie). Flanqué d'un "gouvernement des partis", à son tour une projection des leaders, qui reproduit les équilibres internes de la majorité, qui regroupe presque tous les partis. Le Parlement, pour cette raison, semble moins influent. Enfin, il convient de souligner à quel point les relations entre l'État et les régions se sont compliquées. En particulier, sur les mesures à prendre pour faire face à la pandémie et à ses conséquences. Au point d'esquisser une sorte d'"État archipel", comme l'a défini Sabino Cassese dans la revue Limes ».

Visite du ministre des Affaires Etrangère Luigi Di Maio à Washington

COMMENTAIRE, La Stampa, par P. Mastrolilli « La main tendue de l’ami américain » : « L’Italie peut construire une relation privilégiée avec les Etats-Unis et influencer l’agenda transatlantique au moment où Biden vise à remettre les démocraties au centre des équilibres géopolitiques globaux. C’est le message que le Secrétaire d’Etat américain Bliken adresse à Rome en vue de la rencontre d’aujourd’hui avec Di Maio. Dans ce contexte, l’Italie a plusieurs cartes à jouer, à condition qu’elle soit claire, fiable et déterminée. Les alliés-clé comme le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sont en train de traverser une période difficile (Brexit, l’élection présidentielle à venir en France, la succession de Merkel). Cela offre à Rome la possibilité de représenter un point de repère, si le gouvernement Draghi a la stabilité et la capacité opérationnelle sur laquelle mise Washington. Cela concerne avant tout la Chine, car Blinken a fait comprendre que, tout en soignant ses intérêts économiques, l’Italie ne peut pas rester dans l’ambiguïté. Concernant la Russie, l’Italie a bien réagi face à la récente crise d’espionnage mais il faudra que Rome surmonte ses incertitudes à l’égard des sanctions contre la Russie, car l’Ukraine est au centre de l’attention des Etats-Unis. Là aussi il pourrait y avoir des retombées positives pour l’Italie : l’opposition des Etats-Unis sur le Nord Stream 2 pourrait relancer le hub alternatif italien du gaz, allant de l’Algérie à Zohr, avec un regard rivé aussi vers la mer Caspienne. Cela suppose aussi la stabilité de la Libye. A ce sujet, Washington a déjà montré la volonté d’être davantage présent et d’écouter Rome, afin aussi de faire barrage aux ambitions de Moscou et d’Ankara. La présidence du G20 est une occasion unique et c’est à l’Italie d’exploiter cela avec un sens du concret.»

(Traduction : ambassade de France à Rome)

11/04/2021

L'AfD renforce sa ligne politique lors d'un congrès à Dresde.

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Allemagne. Lors de son congrès à Dresde, ce 10 et 11 avril 2021, l’AfD a renforcé sa ligne politique en vue des élections législatives de septembre 2021 avec des exigences radicales comme une sortie de l’Allemagne de l’Union Européenne et une politique Corona totalement différente, ainsi qu’une politique plus stricte en matière migratoire.

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Björn Höcke

10/04/2021

Sahra Wagenknecht élue tête de liste en Rhénanie du Nord-Westphalie.

Allemagne. Le parti post-communiste die Linke de Rhénanie du Nord-Westphalie a élu, lors de son congrès virtuel, Sahra Wagenknecht à la première place de sa liste en Rhénanie du Nord-Westphalie pour les élections fédérales.

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Sahra Wagenknecht

09/04/2021

Le portail d’informations Exxpress a publié la vidéo « d’Ibiza » de sept heures.

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Autriche. Le portail d’informations Exxpress a publié la vidéo « d’Ibiza » de sept heures à propos du complot mis en place à Ibiza contre l’ancien dirigeant du FPÖ Heinz-Christian Strache et afin de montrer les manipulations des journalistes des organes de presse Süddeutschen Zeitung et Spiegel.

(https://exxpress.at/die-fortsetzung-das-ibiza-video-uncut...)

L'évêque de Saxe baptise le nouveau "navire de sauvetage".

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Allemagne. Le «  Rise Above » de l'ONG «  Mission Lifeline » naviguera sous drapeau allemand.

L'évêque protestant Tobias déclare : «  C'est un plaisir et un honneur pour moi de prendre ce navire en service avec vous aujourd'hui. Le sauvetage en mer est quelque chose qui se fait avec un fort engagement personnel.

Et le fait que vous preniez cet engagement, avec tout ce que cela implique et même si vous n'y êtes pas obligé, m'impressionne profondément. Le fait que nous puissions envoyer un navire de la Saxe est quelque chose qui me rend fier... 

Ce navire est un signe de charité et d'humanité... Grâce au déploiement de ce navire, il est clair pour le public qu'il y a un besoin ici qui nécessite une solution ; ce qui, en fin de compte, nécessite également une solution politique.

Le sauvetage civil en mer prend en charge quelques personnes, ce que d'autres, qui devraient être là pour le faire, ne font pas. Et cela doit être exprimé très clairement. »

(Information fournie par notre partenaire unser Mitteleuropa)

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