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21/05/2010

L'UDC empêche une imposition supplémentaire des entreprises et veut prévenir des erreurs comme l'accord avec les Etats-Unis.

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Voici un communiqué de l'UDC, premier parti de Suisse, 29% des voix :
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Le groupe parlementaire UDC a décidé de s'opposer à un nouvel impôt sur les entreprises (ledit "impôt sur les bonus") et exige qu'à l'avenir il ne soit plus possible de conclure des conventions de droit public sans l'aval du Parlement. La loi fédérale sur l'organisation du gouvernement et de l'administration (LOGA) devra donc être modifiée pour empêcher le Conseil fédéral de conclure des accords illégaux comme ce fut le cas avec les Etats-Unis dans l'affaire UBS. Ce n'est qu'à cette condition que l'UDC acceptera de ne pas rejeter l'accord passé avec les Etats-Unis.

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La convention conclue avec les Etats-Unis était et restera illégale. L'UDC ne peut comprendre comment le Conseil fédéral a pu signer un tel accord sans y formuler la réserve d'une décision parlementaire ou judiciaire. Quant aux Etats-Unis, ils considèrent cet accord comme légal puisqu'il est signé par le Conseil fédéral. La Suisse se retrouve ainsi dans une situation inextricable: approuver le contrat, c'est violer le droit suisse, le refuser, c'est brusquer le partenaire contractuel. Le Conseil fédéral ne reculant devant aucune concession pour obtenir le soutien du Parlement à cette violation de la loi, il a même cédé au chantage du PS en proposant un nouvel impôt sur les entreprises (ledit "impôt sur les bonus"). Le choix est donc désormais le suivant: approuver le contrat avec cet impôt nuisible pour l'économie ou l'approuver sans ce nouvel impôt.

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Le groupe parlementaire a adopté la position suivante: il ne rejettera pas l'accord avec les Etats-Unis si - de un - le Parlement refuse un nouvel impôt sur les entreprises et - de deux - s'il adopte une réforme légale afin que la violation de la loi commise par le Conseil fédéral reste un cas unique et que des affaires de ce genre ne puissent pas se répéter. Le groupe UDC choisit ainsi le moindre mal.

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Détail réjouissant: la commission de l'économie du Conseil national a décidé de renoncer à un nouvel impôt sur les entreprises. Pour des raisons incompréhensibles, elle a toutefois refusé de soutenir des mesures empêchant le Conseil fédéral de conclure à l'avenir des accords de ce type. Dans ces conditions, l'UDC ne pourra pas apporter son soutien au contrat.

Le FPÖ présente un nouveau livre.

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Dans le cadre de la campagne électorale en vue de l'élection du Parlement du Burgenland, le FPÖ a présenté un livre sur l’histoire du Burgenland et du FPÖ : « La patrie du Burgenland née de l’esprit de liberté ». Selon cette présentation, les ancêtres politiques du FPÖ ont contribué à l’édification du Burgenland. L’auteur du livre est l’historien Michael Floiger.

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"La patrie du Burgenland née de l’esprit de liberté."

Italie : envoyer le signal de la volonté politique du gouvernement de mettre les finances publiques sous contrôle.

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« Accélération du collectif budgétaire : vers un ‘oui’ mardi » (Dino Pesole, Il Sole 24 Ore) :

« Les tensions qui affectent les marchés poussent le gouvernement à précipiter les choses : la loi de finances rectificative biennale portant sur 25-26 Md€ serait adoptée en Conseil des ministres dès mardi, avec présentation lundi soir aux partenaires sociaux – telles sont les dernières nouvelles, après le dernier Conseil des ministres en grande partie dédié au ‘fédéralisme domanial’. Juste après, Silvio Berlusconi a rencontré G. Tremonti, avec Umberto Bossi et R. Calderoli. Dans la soirée, le ministre de l’Economie s’est rendu au Quirinal pour en présenter les grandes lignes à G. Napolitano qui partira dimanche soir aux Etats-Unis, après quoi a à nouveau eu lieu au Palais Chigi une réunion au sommet. Si tel est le nouveau calendrier, il n’est pas exclu qu’au bout du compte il faudra quelques jours de plus pour parachever le texte ; mais l’intention est claire : accélérer le tempo au maximum pour envoyer aux marchés et à Bruxelles le signal de la volonté politique du gouvernement de mettre les finances publiques sous contrôle. Le collectif bugétaire, qui pourrait monter jusqu’à 27-28 Md€, consistera en un décret-loi assorti d’un projet de loi ad hoc, le tout pour ramener le déficit de 5 % en 2010 à 3,9 % en 2011 et à 2,7 % en 2012 – impact sur 2011 : 12,8 Md€. »

 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Changement au sein de la direction de pro NRW à Leverkusen.

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Sandra Kruse remplace Manfred Rouhs à son poste de direction au sein du groupe d’élus de pro NRW à Leverkusen.
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Le parti va travailler le terrain à Leverkusen en publiant un organe de presse qui informera la population de Leverkusen du travail fourni par les élus de pro NRW. Cela afin de contrer la presse locale qui n’informe pas les citoyens sur le sujet.

 

Manfred Rouhs quitte son poste afin de se consacrer à ses nouvelles activités politiques à Berlin. Rappelons que lorsque j’ai interviewé Patrik Brinkmann à Düsseldorf le 8 mai 2010, il m’a bien confirmé qu’il allait aller à Berlin développer le parti.

Initiatives de l'UDC Suisse sur le renvoi des criminels.

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Voici un article du Nouvelliste.ch qui explique comment les autres partis tentent de barrer la route à l'initiative de l'UDC, premier parti de Suisse - 29% des voix, qui après avoir introduit une initiative victorieuse sur l'interdiction de construction de minarets en Suisse, veuut une consultation du peuple sur le renvoi des criminels venant d'autres pays :
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Un casse-tête politique

 

Faire barrage à l'initiative UDC sur le renvoi des étrangers criminels: la commission du National tente, à son tour, de lui opposer un contre-projet direct détaillé.

 

Après le succès de l'initiative sur les minarets, le Parlement ne parie plus sur l'échec de celle sur le renvoi des étrangers criminels. En mars, le Conseil des Etats a adopté un contre-projet direct (constitutionnel) qui reformule de manière plus cohérente les motifs de renvoi prévus par l'initiative. Mais en rappelant que la priorité va à l'intégration des étrangers et au respect du droit international.

 

En vue du débat au Conseil national (2 juin), sa commission préparatoire a suivi la même voie. Mais, au lieu de s'en tenir à une seule phrase sur l'objectif de la politique d'intégration, elle la détaille en six paragraphes: cohésion nationale, respect de la législation suisse, égalité des chances, obligations de la Confédération, des cantons et des communes, soutien fédéral ou rappel à l'ordre possibles.

 

Quant aux motifs de renvoi, la commission a repris le modèle du Conseil des Etats. Sauf qu'elle part de l'article actuel sur l'«expulsion des étrangers qui menacent l'ordre public» pour, ensuite, dresser la liste des motifs: assassinat, meurtre, viol, lésions corporelles graves, brigandage qualifié, prise d'otage, traite d'êtres humains, infraction grave à la loi sur les stupéfiants.

 

Dans cette catégorie, il doit s'agir de délits ayant entraîné une condamnation à un an de prison au moins. L'escroquerie aux assurances sociales est également un motif d'expulsion, si elle a donné lieu à une con-damnation à dix-huit mois. Et, finalement, tout autre délit sanctionné par deux ans de prison. En son temps, le Conseil fédéral avait déjà proposé une telle liste, pour un contre-projet indirect.

 

La commission a également suivi le Conseil des Etats en ajoutant que toute décision d'expulsion doit être prise «dans le respect des droits fondamentaux et des principes de base de la Constitution fédérale et du droit international». Au final, la commission a voté ce contre-projet par 13 voix contre 11 et deux abstentions. Les voix opposées sont celles de l'UDC et d'une partie de la gauche.

 

Explications

 

Le président de la commission, Yvan Perrin, est sorti brièvement de son rôle, hier, pour l'expliquer. Son parti, l'UDC, ne retirera pas l'initiative au profit d'un contre-projet qui contiendrait une réserve sur le respect du droit international. En commission, le refus du contre-projet vient donc de ce parti, mais aussi, pour des raisons inverses, d'une partie de la gauche qui rejette l'initiative et le contre-projet.

 

D'autres députés de gauche se sont joints au centre-droit, estimant qu'«entre deux maux, il fallait choisir le moindre» (c'est-à-dire le contre-projet), selon l'expression d'Yvan Perrin. Le centre-droit, lui, accepte un renforcement des dispositions sur l'expulsion, mais tient à préciser que toute décision dans ce domaine soit conforme aux droits fondamentaux, suisses et internationaux.

 

Le libéral-radical argovien Philipp Müller a rappelé que le droit actuel avait permis l'expulsion d'environ 700 étrangers en 2008. Ce chiffre pourrait doubler avec l'initiative et se situer entre deux avec le contre-projet.

Tyrol du Sud ou Haut-Adige : les Freiheitlichen sont la deuxième force politique au sein des municipalités.

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Le décompte total des voix au Tyrol du Sud ou Haut-Adige est terminé. Les Freiheitlichen obtiennent 131 conseillers municipaux (110 hommes et 21 femmes. 36 ont 30 ans ou moins) au sein de 56 municipalités. Il y a cinq ans, le parti obtenait 20 conseillers municipaux au sein de 13 municipalités. 
 

Á Vintl, le parti obtient 33% des voix, à Gais 28,9% (dont 38% dans la section de Uttenheim), à Mühlbach et Vahrn 26%, à Marling 24,5%, à Rodeneck 24%, à Tscherms 22%, à Glurns et Terenten 20%.

 

(Rappelons qu’au sein de 3 municipalités le deuxième tour doit avoir lieu dans 10 jours)

Annonce du FPÖ à propos de l'euro.

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"Le FPÖ est le seul parti qui a averti de l'échec de l'euro."

20/05/2010

Conférence de presse de Filip Dewinter et de l’ALCEC : « l’immigration illégale est mortelle ».

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Afin d’endiguer le courant de demandeurs d’asile, à côté d’une politique d’obstruction des campagnes de dissuasions doivent être menées dans les pays d’origine des illégaux. Étant donné l’absence des autorités dans ce domaine, le Vlaams Belang prend lui-même les choses en main.
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Vous vous souvenez sans aucun doute de Émile Bomba, le président de l’organisation camerounaise ALCEC (Association de Lutte Contre l’Emigration Clandestine).

 

En 2008, le Vlaams Belang a organisé en collaboration avec l’ALCEC une campagne en Flandre au sein de laquelle les illégaux sont encouragés à retourner dans leur pays d’origine. Á la fin de l’année dernière, une délégation du Vlaams Belang conduite par Filip Dewinter et Jan Penris s’est rendue au Cameroun, où l’ALCEC élabore des initiatives afin de s’opposer à l’immigration de masse.

 

Cet après-midi, le Vlaams Belang a présenté, lors d’une conférence de presse en présence Emile Bomba, une campagne qui sera menée au Cameroun, Congo, Gabon et en République d’Afrique centrale et intitulée « L’immigration illégale tue ». C’est un appel clair aux Africains disant que leur avenir se trouve pas en Europe mais dans le développement de leur pays.

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Filip Dewinter et le Président de l’organisation camerounaise Association de Lutte Contre l’Emigration Clandestine Émile Bomba.

Cologne : pro NRW demande un recomptage des voix.

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En raison des erreurs massives de comptage de voix au détriment de pro NRW au sein de plusieurs locaux de vote de Cologne, pro NRW exige un recomptage complet des voix à Cologne. Le Secrétaire général de pro NRW Markus Wiener déclare que de nombreuses voix accordées par les électeurs de Cologne à pro NRW ont été déclarées, d’une manière frauduleuse, non valables.
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Markus Wiener, secrétaire général de pro NRW.

Le Cavaliere chevauche aussi la crise.

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« Une réforme-symbole qui tend à renforcer le rôle de la Ligue » (Massimo Franco, Corriere della Sera) : « L’adoption du texte sur le ‘fédéralisme domanial’ tend à démontrer la centralité du parti de Bossi, sa capacité à unifier le centre droit et à diviser le centre gauche : l’opposition se retrouve en effet divisée en 3 – ‘oui’ PdL-Ligue-IdV, abstention du PD et ‘non’ UdC-API. Berlusconi et Tremonti crient victoire avec la Ligue et Di Pietro – qui se dit ‘passé à droite de ses alliés’ par ‘sens des responsabilités’, accusant le PD d’être sans identité. La Ligue, elle, peut dire aux électeurs qu’elle ‘tient ses promesses’ même si Tremonti s’est hâté de dire que le texte a surtout une ‘valeur symbolique élevée’ et ‘une portée économique neutre ou presque’ – pour faire taire les critiques. La crise ne permet pas de baisser les impôts, dit Berlusconi, mais leur réduction viendra comme ‘dividende’ du fédéralisme fiscal – façon habile de présenter ce sur quoi Bossi n’entend rien céder. Dans ce contexte, la conférence de presse conjointe Di Pietro-Calderoli a été un vrai coup de théâtre, comme la quasi-bénédiction de la conférence épiscopale – ‘il faut une analyse du rapport coût-bénéfice’, dit L. Diotallevi, organisateur des ‘semaines sociales’ de la CEI, ajoutant que l’Eglise catholique est ‘porteuse d’un droit des communautés locales à s’auto-gouverner’. Confirmation d’un dialogue entre les évêques et la Ligue, freiné mais non interrompu par leurs dissensions sur l’immigration. »
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« Le Cavaliere chevauche aussi la crise » (Marcello Sorgi, La Stampa) : « A en croire les premiers échos, le livre à paraître du journaliste Bruno Vespa devrait donner de Berlusconi une image différente de celle à laquelle nous sommes habitués : de longues discussions avec le Cavaliere, l’auteur retire l’impression d’une inflexion stratégique vers plus de réalisme et d’une moindre propension aux promesses, difficiles à tenir dans la situation actuelle –comme la réduction des impôts, remise à l’après-crise. C’est justement sur la bataille contre la très difficile conjoncture européenne que Berlusconi entend jouer les trois années restantes de la législature, sans rien cacher de la gravité de la situation, mais en y ajoutant de l’optimisme, l’Italie ne s’en étant jusqu’ici pas si mal tirée. Il sait que l’énorme dette publique italienne, qui requiert de placer en moyenne, chaque jour, 1 Md€ de titres d’Etat, ne permet pas de dormir tranquille, mais il est convaincu que la crédibilité de la politique économique préservera l’Italie du danger d’être prise pour cible par la spéculation. Certes, il faudra lire tout le fil du raisonnement, mais voici ce qu’on peut déjà déduire de cette nouvelle stratégie. Berlusconi voit dans la crise une occasion de renforcer son gouvernement. Il prévoit qu’au Parlement, comme hier sur le fédéralisme, l’opposition se divisera et il n’est pas dit que la gauche ait à gagner à contrer frontalement Tremonti au sujet du collectif budgétaire – vraiment inquiète, l’opinion demande qu’on trouve une voie de sortie de crise, sans obstruction. Dans ce contexte, le renforcement de la majorité et le remplacement du ministre ou d’autres visés par les enquêtes judiciaires pourraient se révéler moins difficiles. Autrement dit, si Casini ne veut pas finir à la remorque de la gauche et si Bossi veut vraiment voir aboutir le fédéralisme, le président du Conseil pense qu’ils devront mettre de l’eau dans leur vin. »
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(Traduction : ambassade de France à Rome)

Listes du VB pour BHV et pour Leuven.

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Liste du Vlaams Belang pour l'arrondissement électoral de Bruxelles Halle Vilvoorde : http://www.vlaamsbelang2010.org/8/kamer/bhv/
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Liste du Vlaams Belang pour l'arrondissement électoral de Leuven : http://www.vlaamsbelang2010.org/8/kamer/leuven/

19/05/2010

Autriche : le FPÖ et le BZÖ s'opposent à l'aide à la Grèce.

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Autriche. Le chef de file du FPÖ Heinz-Christian Strache rejette les mesures d'aide à la Grèce : « Cela me rappelle un peu le Titanic, sur lequel les politiciens rouges (sociaux-démocrates) et noirs (conservateurs) dansent sur le pont supérieur et se laissent fêter en tant que sauveur pendant que l’orchestre des médias joue des mélodies rapides, mais en dessous les passagers sont debouts avec de l’eau jusqu’au cou ». HC Strache a ajouté qu’il s’agit d’une autre aide financière à la Grèce dont elle ne profitera pas. Il a exigé de nouveau l’instauration d’une union monétaire des pays de la Méditerranée.

 

Le chef de file du BZÖ, Josef Bucher, s’oppose également à l’aide à la Grèce.

Italie : le décret sur le "fédéralisme domanial" est en voie d’adoption.

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« Le pacte Bossi-Tremonti pour l’austérité et ses inconnues » (Stefano Folli, Il Sole 24 ore) :

« Les inconnues se font plus nombreuses, qu’il s’agisse du fédéralisme – alors que le décret sur le ‘fédéralisme domanial’ est en voie d’adoption – et du détail de la loi de finances à laquelle travaille Tremonti – avec de premiers signes d’affrontement au sein de la majorité (par exemple : Fazio parle de coupes budgétaires pour la santé ; Formigoni s’insurge au nom de la Lombardie). Le téléscopage fédéralisme-loi de finances n’est pas voulu, le hasard en a décidé ainsi. La crise grecque a changé la donne, d’où l’angoisse de Bossi. Malgré son insistance, il sait pertinemment qu’il n’est pas temps de mener une réforme aussi ambitieuse et radicale – même graduellement. Assurément, l’Italie va vers une expérience inédite : d’une part, elle veut transformer un Etat centralisé en Etat semi-fédéral ; de l’autre, elle veut le faire à un moment critique où il faut rassembler, au nom de l’Europe, un montant d’environ 30 Md€ - comme une sorte de ‘saut de la mort’. Fini, à la suite de Napolitano, a de nouveau fait appel à la ‘cohésion nationale’ à défendre coûte que coûte. Pour Bossi, la relation avec Tremonti est essentielle : tenant les cordons de la bourse, il peut rendre compatibles une part de fédéralisme et la maîtrise des comptes publics. Tremonti et les responsables léghistes sont aussi d’accord sur la nécessité de couper dans la rémunération des parlementaires : un ‘apéritif’ censé servir à créer un climat propice dans l’opinion. On marche sur le fil du rasoir, les chiffres en jeu étant énormes, mais Tremonti aura la Ligue pour allié principal dans son objectif de ‘réduire la main publique’. Avec un risque de court-circuit : l’impossibilité à gouverner les contradictions politiques que la crise de l’euro a fait éclater. »

 

(Traduction : ambassade de France à Rome.)

Génève : taxis et MCG.

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Suisse. Genève. Les chauffeurs de taxi du service privé se réunissent devant l’Hôtel de Ville afin de s’opposer à l'augmentation de la taxe pour devenir taxi public. Les membres de la section ville du Mouvement des Citoyens Genevois mènent le mouvement.

Eric Oulevey du MCG est élu à la vice présidence du bureau du Conseil municipal d’Onex.

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Voici un article de La Tribune de Genève :

 

Suisse. Il est près de 23 h, mardi soir, lorsque le Municipal d’Onex arrive au point 18 de son ordre du jour, intitulé «élection du bureau du Conseil municipal pour 2010-2011». Cette désignation, qui passe généralement pour une simple formalité dans 44 communes du canton, vire à la fanfaronade à Onex depuis 2009. L’an dernier, en effet, les élus avaient déjà refusé la Présidence au député trublion du MCG, Eric Stauffer.

 

Mardi, le MCG remet ça en présentant cette fois un de ses élus, plus discret, Eric Oulevey. De son côté, le groupe libéral radical présente François Mumenthaler, dissident radical passé chez les libéraux en 2008.

 

Le MCG Christian Muller et le libéral Yvan Zweifel font les louanges de leur collègue avant le passage de l’urne.

 

Le socialiste Ivan Schmidt ironise en demandant aux deux candidats s’ils sont prêts à exiger que certains élus ne s’attaquent plus au buffet dans le dos de leurs collègues et à instaurer un principe de pauses régulières durant les (trop) longues séances.

 

Le verdict de l’urne est sans appel: François Mumenthaler obtient 15 voix, le MCG Eric Oulevey 7. Les regards questionnent l’assemblée: qui, à droite ou à gauche a voté MCG?

 

Eric Oulevey est ensuite élu à la vice présidence à une très large majorité.

En Belgique, la campagne électorale en vue des élections du 13 juin 2010 se poursuit.

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Filp Dewinter qui est tête de liste du Vlaams Belang pour le Sénat utilise Twitter et Facebook afin de mener sa campagne électorale sur internet. Il est également présent sur le terrain, notamment grâce à l’affichage électoral.

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Exclu de la CDU pour avoir assisté à un meeting de pro NRW.

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Allemagne. Rhénanie du Nord – Westphalie. Á Oerlinghausen, dans la circonscription de Lippe, Frank Böning n’est plus le président du groupe des élus de la CDU, le Parti chrétien-démocrate. C’est la conséquence d’un reportage télévisé au sein duquel Frank Böning a été vu assistant à un meeting de pro NRW.  Il a déclaré qu’il s’était rendu à ce meeting avant les élections afin de capter des informations sur pro NRW.

18/05/2010

HC Strache et les séniors.

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Autriche. Voici une autre affiche de Heinz-Christian Strache, le président du FPÖ, en vue des élections à Vienne.
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Il veut ce que nous voulons. Enfin du respect. Dis "Oui" à HC Strache.

Nomination d’un anti-UDC à la tête de la radiotélévision suisse.

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Voici un communiqué de l'UDC, premier parti de Suisse, 29% des voix :
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L'UDC est à la fois surprise et irritée par la nomination du nouveau directeur général de la SSR. Les motivations qui ont conduit à ce choix ne sont objectivement pas défendables. Avec la personne de Roger de Weck, c'est une personne idéologiquement très marquée qui prend la tête de la SSR. Roger de Weck est un des partisans les plus acharnés de l'adhésion de la Suisse à l'UE. Il ne rate pas une occasion pour exprimer publiquement son hostilité primaire à l'égard de l'UDC. En fait, on serait en droit de s'attendre à ce que le nouveau patron de la SSR possède avant tout les qualités d'un chef d'entreprise, d'un homme capable de s'attaquer sans œillères idéologiques aux grands défis que doit relever la SSR. Il s'agit notamment d'assainir les finances de cette institution sans augmenter les redevances radio/TV. Le nouveau directeur de la SSR a aussi pour tâche de veiller à un niveau élevé du service public tout en débarrassant les programmes de productions inutiles au niveau de l'information et de la culture. L'UDC invitera Monsieur de Weck dans les semaines à venir à un entretien en lui demandant de clarifier sa position dans des questions politiques et de gestion d'entreprise ainsi que face à l'UDC.

 

La SSR est censée jouer un rôle central dans la formation de l'opinion publique en Suisse. Le choix du directeur général de cette institution comporte donc une importante composante politique. Dans la perspective de cette élection, l'UDC s'est engagée pour que cette nomination se fasse non pas uniquement selon des critères politiques, mais aussi sur la base de considérations entrepreneuriales. La SSR a en effet de grands défis à relever. On attend depuis longtemps des réformes fondamentales, soit en particulier la concentration des activités sur le mandat-clé donné à la SSR.

 

Face à ces exigences objectives, la nomination de Roger de Weck est irritante. De Weck s'est manifesté jusqu'ici comme un observateur et commentateur à forte empreinte idéologique. Il fait partie des partisans les plus acharnés de l'adhésion de la Suisse à l'UE; il est membre fondateur du "Club helvétique" qui vise à restreindre les droits populaires et qui cherchait notamment à faire invalider l'initiative populaire pour l'expulsion des étrangers criminels; toutes les occasions lui sont bonnes pour exprimer son profond mépris à l'égard de l'UDC. En revanche, Roger de Weck aurait du mal à présenter un bilan convaincant de chef d'entreprise. En résumé, Roger de Weck n'est certainement pas qualifié pour occuper cette fonction importante. L'UDC l'invitera néanmoins dans les semaines à venir pour un entretien.

Italie : la Ligue dépasse pour la première fois les 13% dans les sondages.

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« Sur la politique étrangère, la Ligue redessine son identité » (Massimo Franco, Corriere della Sera) :

« Quand Umberto Bossi dit qu’on ne peut ‘s’enfuir’ d’Afghanistan, il se contredit mais fait un pas de plus vers une Ligue de gouvernement et il en fait un autre en ajoutant que, pour la loi de finances, il faudra ‘tenir compte de la volonté de l’UE’ – ‘on ne peut pas perdre aussi l’euro’. Et cette une identité en construction ne peut faire abstraction de la dimension internationale. Lorsque Calderoli, après la mort hier de deux soldats, a demandé qu’on ‘revoie les missions extérieures’ sur la ligne plaidée par la Ligue en septembre 2009, Bossi l’a rectifié : ‘désormais la réalité est différente’. Il en va ainsi sur l’euro : début 2000, Bossi s’en prenait aux technocrates de la BCE ; aujourd’hui, le garant de la stabilité financière et le défenseur de l’euro est Tremonti, son principal allié au PdL. La politique a permis à la Ligue de finir par représenter près d’un électeur centre droit sur trois aux dernières régionales. Le dialogue avec le Vatican, après des années de tensions, le ‘non’ à la sécession (‘désormais, le mot d’ordre est fédéralisme’) en font partie intégrante, comme autant d’éléments tendant à accréditer la Ligue comme une force stabilisatrice, en dépit d’une dureté frisant la xénophobie envers l’immigration clandestine. Pour Napolitano, qui verra Obama le 25 mai à la Maison blanche, la Ligue d’accord sur l’Afghanistan, c’est une anomalie de moins à expliquer. »

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« Gouvernement, on commence à parler d’une ‘table ronde des sacrifices’ » (Ugo Magri, La Stampa) :

 « Ces derniers temps, une donnée alarme Berlusconi plus que toute autre : le parti des ‘indécis’ et du ‘non vote’, armée sans visage ni chef qui a pris une ampleur inédite en rassemblant désormais 41 % du corps électoral. Pour l’instant, Berlusconi n’a pas de challenger, mais les sondages indiquent un ‘effondrement à la verticale de la confiance’ envers les dirigeants des partis qui n’épargne personne. L’analyse, pour une fois, est commune aux deux camps : à gauche, seul Di Pietro – proche des 9% – réussirait à gagner du terrain tandis que la Ligue dépasse pour la première fois les 13%, s’affirmant comme vraie force ‘de lutte et de gouvernement’. Berlusconi, conjurer la menace et rallier les électeurs à sa cause, doit parler au pays, expliquer la situation de crise et présenter une stratégie à moyen-long terme, ce que suggérait d’ailleurs Il Giornale hier : ‘Que Berlusconi fasse un effort : qu’il renonce à un peu de sa popularité et sauve l’Italie’. En vérité, il se sauverait lui-même et ne perdrait pas en popularité – d’autant que le PdL tient bon dans les sondages, autour de 35 %, en dépit du tsunami médiatico-judiciaire. »

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(Traduction : ambassade de France à Rome)

Pro NRW perce là où il dispose de structures et du personnel adéquat.

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Au sein de différentes villes et municipalités, le mouvement de citoyens pro NRW a démontré que le barre des 5 % peut être atteinte. Où pro NRW dispose des structures et du personnel adéquat, le parti obtient plus de 5%. C’est le cas à Bergheim où pro NRW a obtenu 5,85% des voix dont 6,20 % à  Kenten,  6,99 % à Oberaußem, 8,56% à Thorr et 8,91 % à Quadrath-Ichendorf.

 

Á Bergheim, les nombreux tracts distribués par pro NRW, la publication d’un organe de presse local ainsi qu’un site internet du parti ont contré la propagande des médias du système.

Le FPÖ de Haute-Autriche en progression dans un sondage.

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Un sondage du Linzer market-Institut montre une progression du FPÖ en Haute-Autriche. En cas d’élections nationales, le FPÖ passerait de 19 % (élections parlementaires de 2008) à 22% en Haute-Autriche. Le Parti social-démocrate (SPÖ) récolterait 28%, le Parti conservateur (ÖVP) obtiendrait 27%, les Verts 12% et le BZÖ 5%.

 

En cas d’élections pour le Parlement du Land de Haute-Autriche, le FPÖ passerait de 15 à 17% et le BZÖ obtiendrait 1%.

17/05/2010

Élections municipales au Tyrol du Sud ou Haut-Adige : progression des Freiheitlichen.

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 Municipalités de plus de 15.000 habitants

 

Les élections municipales ne se déroulent pas de la même manière selon que les municipalités comptent plus ou moins de 15.000 habitants. 4 municipalités ont plus de 15.000 habitants.

 

Á Bozen / Bolzano, un maire de gauche est élu au premier tour avec plus de 50% des voix. Au sein du Conseil municipal, Le Peuple de la Liberté est le premier parti avec 21,5% des voix et obtient 11 conseillers municipaux. La Ligue du Nord obtient 2 élus, Unitalia emporte deux sièges et la liste Forza Bolzano 1 siège. Le Conseil municipal compte au total 50 sièges.

 

Au sein des 3 autres municipalités de plus de 15.000 habitants (Meran, Brixen et Leifers), un second tour aura lieu dans deux semaines. Á Brixen, le maire sortant du SVP est mis en ballotage (44,3% contre 15,6%) par Walter Blaas des Freiheitlichen. Á Leifers, la candidate de la gauche est mise en ballotage par le candidat du Peuple de la Liberté Christian Bianchi (32,8% contre 28,1%).

 

Municipalités de moins de 15.000 habitants

 

Le SVP, parti de centre-droit dominant dans la région, emporte, comme d’habitude, de nombreux sièges de maire.

 

Les Freiheitlichen progressent

 

Ce parti s’est inspiré lors de sa fondation du FPÖ de Joerg Haider. Il a ensuite entretenu des contacts avec le FPÖ de Heinz-Christian Strache. Les Freiheitlichen seront représentés au sein de 56 des 116 municipalités du Tyrol du Sud / Haut-Adige. Jusqu’à présent ils ne disposaient d'élus qu’au sein de 13 conseils municipaux.

 

Au sein de villes telles que Sterzing, Bruneck ou Brixen, les Freiheitlichen arrivent en deuxième position.

 

Süd-Tiroler Freiheit perce à Ahrntal

 

Au sein de la municipalité d’Ahrntal, Süd-Tiroler Freiheit récolte, grâce à de jeunes militants motivés, plus de 30% des voix.

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Résultats par municipalité : http://www.gemeindewahlen.bz.it/

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Pius Leitner dirige les Freiheitlichen.

Pro NRW récolte à Cologne plus de voix qu’annoncé.

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Pro NRW récolte à Cologne (Köln) plus de voix qu’annoncé à l’issue du scrutin du 9 mai 2010. Le parti obtient 10.234 secondes voix (les électeurs allemands émettent deux voix) à Cologne.

Italie : pour la Ligue, le seul objectif du moment est le fédéralisme fiscal.

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« Bossi rejette l’ouverture à Casini : que Berlusconi fasse attention, il est comme Fini » (Claudio Del Frate, Corriere della Sera) :

« C’est à l’occasion d’un simple rendez-vous de son mouvement (un concours de tir à la corde entre Lombards et Piémontais sur les rives du Tessin) que Bossi s’est dit opposé au retour dans la majorité de Casini, allié peu fiable selon lui. Le chef de la Ligue a lancé un vrai appel à serrer les rangs et fermé la porte à tout accord avec Casini : ‘dans l’autre gouvernement, il combinait une embrouille par jour ; mieux vaut rester avec celui qui tient parole pour réaliser les engagements pris envers les électeurs’. Réplique du leader de l’UdC : ‘le renard disait que le raisin n’était pas bon parce qu’il n’arrivait pas à le cueillir.’ Pour la Ligue, le seul objectif du moment est le fédéralisme fiscal. ‘Cette fois, nous y sommes, dans la semaine, le premier acte concret passera au Conseil des ministres’ a déclaré Bossi, enflammant la foule : ‘la classe politique méridionale devra tenir compte de la réalité ; si au lieu d’investir ils continuent à gaspiller, mieux vaut ne plus leur donner d’argent’. Il ne veut pas entendre parler de ralentissement de la feuille de route du fédéralisme à cause de la crise financière : ‘L’Europe va forcer Tremonti à une correction budgétaire lourde mais le fédéralisme fera économiser de l’argent à l’Etat et les délais devront être respectés’. Hier, on a vu un Bossi prêt à montrer ses muscles, comme au tir à la corde. »

« Berlusconi face au thème de la légalité » (Il Sole 24 Ore de dimanche) :

« Qui a pu approcher Berlusconi ces dernières heures le décrit toujours plus furieux et déçu. L’amertume est grande envers Scajola, Verdini, Bertolaso : ils avaient sa confiance et l’ont trahie. Non, pas Bondi ! Envers le ministre-poète, le Cavaliere se montre serein, sûr que le fidèle Sandro réussira à démontrer son innocence. Mais Berlusconi est inquiet et craint que ce ne soit que le début. L’appréhension grandit, accrue par les rumeurs sur Gianni Letta. Il ne sait ce que l’avenir lui réserve. Pour l’instant, pas question de repartir de zéro ni d’aller à des élections : le moment n’est pas propice. ‘Maintenant, il faut regagner du terrain face aux électeurs en leur apportant des résultats’. Il s’est hâté d’envoyer ses hommes démentir l’hypothèse d’un ‘nettoyage’ général. Une de ses craintes est de se faire ‘doubler’ par la Ligue sur le front de la légalité. Il va répétant ‘nous ne pouvons pas nous faire donner de leçons’, désorienté par l’activisme de la Ligue qui marque ses distances face aux malversations révélées par les enquêtes. Sans compter que sur le terrain de la légalité, le Cavaliere est aussi confronté à l’offensive des finiens. Hier, Bocchino, ex-n°2 du groupe PdL à la Chambre, a mis la majorité au pied du mur : ‘Que le PdL démontre par des faits qu’il est vraiment le parti de la légalité en isolant les responsables éventuels des épisodes nuisant à son image’. Schifani, président du Sénat, a rejoint les finiens pour demander l’accélération du projet de loi anti-corruption. Tel sera donc le premier test de la possibilité d’un dégel entre les deux co-fondateurs du PdL. L’issue est incertaine, mais face à la Ligue, le Cavaliere sait qu’il a aussi besoin de Fini. »

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« Le gouvernement Tremonti – vrai président du Conseil de salut public » (Stefano Cappellini, Il Riformista de dimanche) :

« Il y a quelques jours, un député PdL, se voulant l’interprète de tout le groupe, finiens compris, ironisait : ‘Le seul à ne s’être pas rendu compte que nous avons déjà un gouvernement Tremonti, c’est Berlusconi’. C’est lui que Bossi a désigné comme l’ultime rempart inexpugnable d’un exécutif acéphale et ébranlé par les scandales et à qui il a confié le dossier le plus cher à la Ligue : le fédéralisme fiscal. Engagé sur une ligne de restriction de la dépense, Tremonti a pour mission de protéger l’Italie des risques de contagion et de défaut. Calderoli, comme tout l’état-major de la Ligue, n’admettra jamais qu’une partie des ‘sacrifices’ anticipés servent à rendre financièrement praticable la route vers le fédéralisme – une route pavée d’or, qui contraindra Tremonti à serrer les cordons de la bourse au risque à la fois de faire trembler les comptes publics et de rendre beaucoup moins digeste la rigueur imposée aux autres. Gianfranco Fini l’a bien compris, lui qui a choisi de mettre au sommet des priorités la bataille contre le passage au fédéralisme fiscal. »

 

(Traduction : Ambassade de France à Rome)