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06/10/2022

"Le dictat de Meloni, elle veut des ministres de prestige, la question des techniciens n’est pas résolue."

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Italie. Revue de presse.

Les présumées critiques de Giorgia Meloni au gouvernement sortant, concernant les retards sur la mise en œuvre du Plan de Relance italien, et l’irritation que cela aurait suscité au palais Chigi, font les gros titres de la presse italienne. Les commentaires se divisent entre ceux qui mettent en avant une inquiétude normale voire justifiée (Sole, Messaggero), adressée plutôt aux deux alliés faisant partie de la précédente majorité (Corriere)et d’autres qui y voient plutôt une stratégie cherchant à se couvrir en cas de mauvaise gestion à partir de sa prise de fonctions (Repubblica, Stampa, Foglio) : « Gouvernement : voici le plan de Meloni » - La dirigeante de Fdi promeut la création d’un gouvernement de haut niveau comprenant des techniciens et critique les retards sur le PNRR. Mais Draghi lui répond : les délais ont été respectés (Corriere della Sera), « PNRR, Meloni cherche un alibi » - Entretemps Moody’s prévient qu’en l’absence de réformes, la notation de la dette souveraine de l’Italie pourrait basculer vers le niveau « junk bonds » (La Repubblica), « Meloni assure : aucune friction avec Draghi » - Le Président Draghi irrité par les critiques sur la gestion du PNRR (La Stampa), « Moody’s pourrait revoir à la baisse sa notation si les projets du PNRR devaient tarder. Frictions entre Draghi et Meloni sur les délais du plan » (Sole 24 Ore) « Meloni déplore les retards sur le PNRR et se dit ouverte à la participation de techniciens à son gouvernement » (Il Messaggero). 

PREMIER PLAN, La Repubblica, de T. Ciriaco et E. Lauria, « Le dictat de Meloni, elle veut des ministres de prestige, la question des techniciens n’est pas résolue » : « La leader de Fratelli d’Italia s’est adressée à son parti : ‘’le gouvernement sera politique mais il nous faut des personnalités qui garantissent notre crédibilité, des profils d’un certain niveau’’ et précise ‘’cela vaut pour nous comme pour les alliés’’. L’agacement causé par la Ligue et Forza Italia est bien palpable. Pour elle, ces complications pour mettre sur pied la prochaine équipe gouvernementale sont une perte de temps et d’énergie compte tenu des dossiers pour le moins alarmants qu’elle doit hériter de Mario Draghi. Elle fait comprendre à Matteo Salvini que le ministère de l’Intérieur ne sera pas pour lui, et à Silvio Berlsuconi que celui de la Santé n’ira pas à Licia Ronzulli. Elle doit faire le point aujourd’hui avec le leader de la Ligue, pour voir si des avancées sont possibles. Elle souhaiterait voir Fabio Panetta, de la BCE, à l’Economie mais Bloomberg rapporte l’intention de ce dernier de décliner l’offre. Lorsqu’elle s’adresse à son parti, elle demande implicitement un sacrifice à son entourage fidèle : peu d’entre eux obtiendront une fonction au sein de l’exécutif. On pense toutefois à des exceptions comme Raffaele Fitto aux Affaires européennes, Giovanbattista Fazzolari comme sous-secrétaire à la Présidence du Conseil alors que les autres seront des techniciens proches de la droite ou des personnalités ne siégeant pas au Parlement. Ce seraient donc les noms de Luciano Portolano à la Défense, Giampiero Massolo ou Elisabetta Belloni aux Affaires étrangères, Ettore Prandini, président de Coldiretti, à l’Agriculture. Des techniciens donc, qui seront utiles pour affronter les crises économique et énergétique qui inquiètent tant Giorgia Meloni. Mais elle devra d’abord résoudre la question de la présidence des Chambres. La Ligue défend la candidature de Roberto Calderoli et entrave celle d’Ignazio La Russa, qui aurait toutefois les faveurs de Silvio Berlusconi. Un accord devra être trouvé avant le 13 octobre, au risque de subir les rétorsions de la Ligue dans le secret des urnes au parlement. »

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, de M. Franco, « Entre ambitions et craintes, un parcours semé d’embûches » : « La façon dont Giorgia Meloni s’est présentée hier lors de la réunion de son parti nous donne quelques indications claires et laisse transparaître un fond d’inquiétude. Son gouvernement devrait être caractérisé par une ossature politique forte, renforcée - pas affaiblie - par quelques techniciens nommés aux ministères-clefs. Il y a aussi l’avertissement aux alliés, pour ne pas faire peser les problèmes internes à la coalition sur le futur exécutif. La déception électorale de Matteo Salvini et Silvio Berlusconi devra rester à la porte du Conseil des ministres. Giorgia Meloni veut avoir les mains libres, forte de cette investiture populaire inattendue, y compris malgré l’abstention. L’insistance de Salvini pour reprendre la tête du ministère de l’Intérieur apparait comme un faux bras de fer, dont ils connaitraient déjà l’issue. Le véritable problème de Giorgia Meloni est celui d’une ‘’transition fluide’’. Elle veut éviter que la sortie de scène de Mario Draghi soit vécue comme un traumatisme dont profiterait les spéculateurs financiers et ceux qui parient sur un basculement de l’Italie. Elle a d’ailleurs critiqué la mise en œuvre du PNRR, comme pour éloigner les rumeurs de sa proximité avec Draghi, mais surtout comme pour se dédouaner en cas de difficultés dans un défi qui s’annonce compliqué. ‘’Les retards du plan de Relance sont évidents et difficiles à rattraper et nous sommes conscients qu’ils ne dépendent pas de nous mais que ceux qui les ont causés nous tiendrons pour responsables’’ a-t-elle anticipé, en pensant peut-être moins à Draghi qu’à certains ministres critiqués au sein même de la majorité. C’est bien Mario Draghi qui lui a répondu immédiatement et un peu agacé en précisant qu’il n’y avait ‘’aucun retard sur la mise en œuvre du Plan’’ et par un augure à double tranchant : le Président du Conseil sortant est ‘’certain que le prochain gouvernement ferait preuve de la même efficacité’’. »

COMMENTAIRE, La Repubblica, C. Lopapa « La faiblesse et la ruse » : « Giorgia Meloni se montre aux regards curieux des observateurs internationaux et de ses électeurs avec un profil profondément changé. C’est le fruit aussi d’une bonne dose de ruse, qui l’a vue passer du souverainisme nationaliste à celui d’une Italie médiocre qui anticipe les problèmes pour ne pas assumer les responsabilités. Malgré les propos de ‘’collaboration fructueuse’’ au sujet du passage du témoin, la future Présidente du Conseil déclenche avec Draghi une polémique frontale d’envergure. Outre dénoncer les retards des projets du PNRR, elle fait savoir qu’elle ne participera pas au Conseil Européen des 20 et 21 octobre car elle n’aurait pas le temps de prêter serment (or, d’après le calendrier des plus hautes institutions, cela ne correspond pas à la vérité) mais aussi parce que le dossier sur l’Energie serait ‘’voué à l’échec’’. Ce n’est sans doute pas le meilleur des viatiques pour Mario Draghi. Par ailleurs, l’indisponibilité de Panetta au ministère de l’Economie est vue par la cheffe de Fdi comme la preuve que le Quirinal ne ferait pas tout son possible, comme elle le souhaiterait, dans le chantier du nouvel exécutif de droite. L’attaque déplacée à l’encontre de Draghi cache en quelque sorte une réaction irritée à l’égard de la Présidence de la République. Ce qui semble reporter Meloni dans le périmètre du souverainisme dur et pur. Les chancelleries européennes suivent de près, avec curiosité et crainte, ce qui pourrait arriver à partir d’aujourd’hui à Rome. Tous les propos de Meloni seront désormais scrutés, en Italie comme à l’étranger. »

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, « Le Pd, un parti embarqué dans le course pour sa direction » : « De manière informelle, le congrès des démocrates a déjà commencé depuis plusieurs jours à travers une multitude de déclarations dans les médias ou qu’on laisse filtrer dans les couloirs créant une tornade retentissante de candidatures à la succession d’Enrico Letta. Une seule idée en toile de fond : ‘’si ce parti, en quinze ans, a déjà changé dix fois de secrétaire, pourquoi ne pourrais-je pas devenir le onzième ?’’. Une activité de congrès officieuse et qui prend un tour amer, réveillant de vieilles rancœurs, rivalités et ambitions, à peine voilée par le débat sur les alliances, entre ceux qui veulent favoriser la reconstruction de l’alliance avec le Mouvement 5 Etoiles et ceux qui veulent aller vers le centre, avec Renzi et Calenda. La sensation nette est qu’au fond chacun veut jouer en solo. On compte ainsi les déclarations de Stefano Bonaccini, président de la région Emilie-Romagne dont l’ambition date de 2020 lorsqu’il avait arrêté l’avancée de Salvini avec le soutien de Lorenzo Guerini ; de Matteo Ricci, maire de Pesaro ; de Dario Nardella maire de Florence ; de Gianni Cuperlo ou encore Paola De Micheli qui voudrait promouvoir une équipe féminine. Giuseppe Provenzano déclare pour sa part se mettre en retrait alors que Dario Franceschini dit vouloir soutenir Enzo Amendola, même s’il semble qu’Andrea Orlando, autre ténor de la gauche, entende lui barrer la route. Pour l’instant, les réflexions sur l’identité, la dignité politique, le sens perdu de la communauté ou sur comment faire opposition au nouveau gouvernement manquent cruellement. Il ne faut pas oublier non plus la possible candidature d’Elly Schlein, vice-présidente du Conseil régional d’Emilie-Romagne, 37 ans, talent médiatique inégalable, écologiste, très estimée par le puissant Goffredo Bettini, proche de certains cercles 5 Etoiles, qui a la réputation d’être bobo et ambitieuse. Enfin, il y a Beppe Sala, le maire de Milan, celui qu’Enrico Letta souhaiterait voir lui succéder. »

ARTICLE, La Verità « Dans la guerre des semi-conducteurs, Rome répond à Paris » : « La Commission Européenne a débloqué 292,5 milliards du PNRR pour réaliser un établissement STM à Catane. Le ministre du Développement économique G. Giorgetti s’en félicite ‘’c’est une très belle nouvelle, nous avons suivi cela de près et cela va dans la direction souhaitée de la souveraineté italienne et européenne dans le secteur des semi-conducteurs’’. Cela rééquilibrera aussi le poids français dans les stratégies de la société, alors qu’en juillet Stm et l’américain Globalfoundries avaient annoncé la création d’une usine à Crolles avec le soutien financier de Paris. L’autre défi, encore plus ouvert, concerne un autre colosse, celui des semi-conducteurs Intel, qui doit décider si investir en Vénétie ou au Piémont. La région dirigée par le léguiste Luca Zaia est donnée à ce stade comme favorite. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

05/10/2022

Angela Merkel reçoit le prix Nansen, doté de 150.000 dollars, pour sa politique migratoire de 2015/16.

Allemagne et ONU. L'ancienne chancelière Angela Merkel reçoit le prix Nansen, doté de 150.000 dollars, pour sa politique migratoire de 2015/16.

(https://www.unhcr.org/dach/de/82857-angela-merkel-erhaelt...)

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"La prudence de la cheffe de Fratelli sur Matteo Salvini : "nous devons réfléchir ensemble"."

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Italie. Revue de presse.

Le succès de la contre-offensive ukrainienne dans le sud du pays fait les gros titres de la presse italienne, qui propose plusieurs reportages ainsi que des commentaires sur la possibilité que le Kremlin puisse avoir recours à l’arme atomique en réaction à ces revers :  « Poutine recule et menace » - Kiev s’impose, le Tsar évoque le test nucléaire. Un entretien téléphonique a eu lieu entre Zelensky et Meloni : “une pleine entente“. (Corriere della Sera), « Lyman est libre mais la bataille a été féroce » (La Repubblica), « Kiev revient sur ses terres » - Les troupes de Zelensky percent les lignes au sud et se dirigent vers Kherson. L’Otan prévient : Poutine prépare un test nucléaire (Il Messaggero), « Nous envoyons des armes mais Kiev interdit les négociations par décret » (Fatto Quotidiano). Les tractations pour la formation du gouvernement sont également citées en Une et dans les pages intérieures, alors que les spéculations vont bon train sur les titulaires des futurs portefeuilles et la répartition entre les trois principaux partis de la coalition : « Le ministère de l’Intérieur divise la droite » - La Ligue, soudée autour de Salvini, exige l’Intérieur et trois autres ministères, provoquant ainsi l’irritation de Meloni (La Repubblica), « Salvini à l’Intérieur, voici le défi de la Ligue » (La Stampa), « La volonté de Salvini d’aller à l’Intérieur ralentit les plans pour l’Exécutif » (Il Messaggero). La crise énergétique au niveau national et européen, est elle aussi citée en Une : « Energie : l’Allemagne et les Pays-Bas s’opposent à un plan européen à hauteur de 20 milliards par recours à la dette commune » (Sole 24 Ore), « Frères de France » - L’UE se divise sur l’énergie. Meloni se retrouve alliée de Macron » (Il Giornale), « L’Europe est toujours divisée sur la flambée des factures. Mattarella invite à s’opposer à la logique de la guerre (Corriere della Sera), « Meloni rencontre le ministre Cingolani et annonce un accord sur les factures : un plan d’ici trois mois. Les villes demandent des moyens afin d’éviter d’éteindre les lumières (La Stampa).

COULISSES, Corriere della Sera, de P. Di Caro, « La prudence de la cheffe de Fratelli sur Matteo Salvini : ‘’nous devons réfléchir ensemble’’ » : « Giorgia Meloni s’en tient à la ligne du silence sur tout ce qui concerne la formation du gouvernement. Elle ne veut pas agir comme si elle avait déjà été nommée Présidente du Conseil et entend respecter la procédure. C’est pourquoi elle fait preuve de la plus grande discrétion sur ses entretiens et sur ses quelques rencontres. La question du rôle de la Ligue est surtout de son secrétaire reste toutefois ouverte. Matteo Salvini a déclaré être disposé à faire ce qui pourra être utile pour le pays et Giorgia Meloni lui répond que pour son objectif est de mettre en place le gouvernement qui pourra apporter les meilleures réponses au pays. Sur les échéances et le temps que cela pourrait prendre, elle ne se prononce pas, laissant la question au Président de la République. Au sein de Fratelli d’Italia, certains se demandent si c’est une bonne idée qu’elle représente l’Italie lors du Sommet européen du 20 octobre, qui se penchera sur des décisions qu’elle n’a pas prises et des dossiers auxquels elle n’a pas travaillé. Pour ce qui est de la distribution des ministères, Giorgia Meloni répète qu’il n’y a ‘’aucun véto’’ sur le retour de Salvini au ministère de l’Intérieur mais dit vouloir ‘’réfléchir tous ensemble’’ : est-ce vraiment le choix le plus judicieux alors que le procès Open Arms est encore en cours ? Elle rappelle que dès sa prise de fonctions, le nouveau gouvernement devra faire face à la situation économique et internationale actuelle : ‘’est-ce nécessaire de rentrer immédiatement en conflit avec la magistrature, même si, nous sommes d’accord, ce procès est absurde ?’’. Giorgia Meloni est donc plus favorable à l’hypothèse que Matteo Salvini récupère plutôt le ministère de l’Agriculture, des Infrastructures ou du Développement économique. Fratelli d’Italia suggère par ailleurs qu’au vu de la situation délicate et les possibles manifestations qui pourraient agiter les rues, le ministre de l’Intérieur soit un technicien, pourquoi pas le préfet Matteo Piantedosi, qui a les faveurs de Salvini. L’idée que Roberto Cingolani, l’actuel ministre de la Transition écologique, puisse rester au gouvernement n’est pas exclue. Aux Affaires étrangères, plusieurs noms circulent : celui de la diplomate Elisabetta Belloni comme technicienne, ou alors ceux de politiciens comme Terzi ou Antonio Tajani. La fidélité à l’Europe et le CV impressionnant de ce dernier pourraient jouer en sa faveur. A l’Economie, le choix d’un technicien ou d’un homme politique se pose également et Giorgia Meloni sait bien qu’un technicien pourrait rassurer les marchés, ce dont elle a besoin en ce moment. »

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « Si l’une des deux présidences du Parlement était laissée à l’opposition » : « On parle beaucoup des ministres du prochain gouvernement, et c'est logique. En revanche, on parle moins du premier rendez-vous de la législature, qui coïncide avec un passage qui est tout sauf secondaire. Un passage à la fois politique et institutionnel, puisqu'il servira à définir l'équilibre au sein du Parlement et, dans un certain sens, à indiquer le climat des relations entre majorité et opposition. Il s'agit de l'élection des deux présidents de la Chambre et du Sénat. Il y a quelques jours, le sujet avait été évoqué dans les journaux avec la suggestion d’une coalition de droite prête à accorder aux oppositions la présidence d'une des deux assemblées. L’idée viendrait de Meloni elle-même, comme engagement qui permettrait une légitimation réciproque des forces politiques. Or, le sujet semble avoir disparu. Meloni pourrait, en attribuant la présidence d’une des chambres à l’opposition, reprendre une tradition de la Première République, rendant ainsi plus fluides les rapports parlementaires et transmettre un message davantage positif à l’étranger. On pourra objecter que la gauche n’a pas accompli un acte aussi généreux quand elle a eu une majorité. Dans la période allant de 1968 à 1994, les présidents de la chambre étaient élus en fonction d’un souhait de rééquilibrage et de légitimation. Le socialiste Pertini fut le premier non membre de la DC à Montecitorio, reconfirmé en 1972. Le signe d’une époque de maturité démocratique. Si Meloni faisait ce choix, ce serait un geste positif allant contre les habitudes d’une politique hargneuse. Elle signalerait aussi à ses alliés Berlusconi et Salvini que c’est elle qui commande au lendemain des élections. Quoi qu’il arrive, la nomination des deux présidences du Parlement sera le premier test pour la gagnante des élections du 25 septembre. »

EDITORIAL, Il Messaggero, A. Campi « Les jambes courtes du populisme de gouvernement » : « Les élections du 25 septembre ont modifié non seulement les équilibres politiques et les rapports de forces au sein de la coalition de droite, mais marquent aussi un changement dans le climat social. La phase politique où Salvini avec son style pompeux et assourdissant était l’un des principaux protagonistes, est révolue. Seul G. Conte, son ancien allié puis ennemi juré, lui résiste. Car ceux qui sont dans l’opposition peuvent s’offrir le luxe de la démagogie. Ceux qui veulent faire partie du gouvernement, en revanche, comme Salvini, non. C’est ce choix de responsabilité que les entrepreneurs, petits ou grands, et notamment au Nord, attendent de lui. Pas de sécession de la « Padanie » donc, ou encore moins de slogans contre « Rome la voleuse » ou « les bureaucrates de Bruxelles ». »

PREMIER PLAN, Sole 24 Ore, de B. Fiammeri, « Draghi appelle à ‘’garantir la croissance’’, sur le ‘’Plan de Relance la politique doit collaborer’’ » : « Hier, lors de son intervention devant les membres de la Direction anti-mafia, le Président du Conseil sortant Mario Draghi a lancé un véritable ‘’appel à collaborer’’ à toutes les forces politiques, mais aussi entre gouvernement central et territoires. ‘’Le PNRR n’est pas le plan d’un gouvernement, mais le plan de l’Italie toute entière, il suppose l’engagement et les efforts de tous pour garantir les objectifs définis et ce dans les temps impartis’’ insiste-t-il. ‘’Nous devons assurer aux citoyens et aux entreprises un système robuste de protection économique et sociale ainsi que des perspectives sérieuses de développement. On a besoin que l’Etat aide les plus vulnérables mais surtout on a besoin d’emploi et de croissance. Et il faudra une gestion très attentive des ressources, qui sache lutter contre l’illégalité. ‘’Le crime organisé ne doit pas pouvoir s’approprier les fonds publics, comme cela s’est trop souvent produit par le passé’’, il faudra en effet ‘’démontrer aux citoyens et aux partenaires européens que l’Italie sait investir correctement et en veillant à l’honnêteté’’. Ici, Draghi pense aussi aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina. Il explique que les pouvoirs des préfets et des juges ont été renforcés dans cette perspective. »

ARTICLE, La Stampa « L’entente entre Paris et Berlin se renouvelle et les débuts en Europe de Meloni se font sur une pente ascendante », de Alessandro Barbera : « L’image qui représente le mieux le changement de phase dans le Vieux Continent est celle de la visite d’Emmanuel Macron à Scholz, à Berlin, le jour ou le Commissaire Breton esquissait une réponse européenne au plan allemand contre la flambée des prix. Avec la longue transition allant de Merkel à Scholz, Draghi représentait l’interlocuteur privilégié du Président français. Maintenant les choses ont changé. Pour Meloni, il s’agit d’une phase de changement très délicate, car la capacité de l’Italie d’influencer les négociations en Europe dépend aussi des relations avec Paris et Berlin. Un habitué du Palais Chigi qui veut rester anonyme nous explique : ‘’Pendant des mois, Meloni a rassuré l’allié américain en cherchant à faire oublier ses selfies avec Steve Bannon. Le soutien à l’Ukraine l’a aidée. Mais les matchs importants se jouent en Europe, avec Paris et Berlin. Et sur cela Meloni part de zéro’’. Les mots choisis pendant la campagne électorale n’ont pas facilité ce processus, avec son « la fête est finie », ou encore le vote de soutien à Orban ou sa promesse d’accorder plus d’attention à l’Est de l’Union par rapport à l’entente Paris-Berlin. Malgré les efforts de Mattarella et de Draghi pour ne pas donner cette impression, la possible vacation du pouvoir au Palais Chigi commence à se manifester. Raison pour laquelle Mattarella fait pression pour que le nouveau gouvernement prête serment au plus vite. Une fois au Palais Chigi, Meloni devra reconstruire le réseau d’alliances que Draghi ne peut plus garantir pour elle. »

PREMIER PLAN, La Repubblica, de T. Ciriaco, « Entretien téléphonique entre Giorgia Meloni et Volodymyr Zelensky, elle promet de le rejoindre à Kiev » : « Deux coups de fil, avec Zelensky et Netanyahu, trois voyages en préparation, à Kiev, Varsovie et Londres, et un appui français à construire. En 24 heures, Giorgia Meloni ébauche un véritable programme de politique étrangère. Sa position sur l’Ukraine ne semble pas prévoir d’alternatives possibles et l’éloigne un peu plus de son allié Matteo Salvini. Le Président ukrainien l’a félicitée pour l’issue du récent scrutin et l’a invitée à Kiev, elle a condamné à nouveau les référendums menés par Moscou et promis de poursuivre le soutien à Kiev. Le même jour, le ministre de la Défense Lorenzo Guerini a présenté au Comité parlementaire pour la sécurité de la République le cinquième décret interministériel pour l’envoi d’armes à Kiev. En s’entretenant avec Netanyahu, elle fait le choix stratégique de renforcer le ‘’flanc droit’’ de ses relations internationales et de poursuivre sur la voie ouverte par Draghi en matière de coopération sur le gaz. Elle prend également conscience que si elle ne veut pas rester isolée sur la scène européenne, elle devra soigner les relations avec Emmanuel Macron, l’unique allié possible pour contraindre Berlin à céder sur le prix-plafond sans rompre avec le bloc des pays fondateurs. Elle veut aussi promouvoir des mesures reprenant le fonds ‘’Sure’’ mis en place en période de pandémie. Elle soignera pour cela ses relations avec les pays méditerranéens, presque tous dirigés par des socialistes. Surtout, elle tentera de convaincre Macron de rejoindre sa cause. Il faudra faire preuve de pragmatisme car à droite la ‘’compétition’’ avec Paris est un signe distinctif, presque une question d’identité. Elle pourrait tenter d’exploiter l’ouverture ménagée par Mario Draghi et qui, au cours de la dernière année, a déplacé le barycentre vers la France. Le niveau d’alerte demeure toutefois très haut. Ce n’est pas un hasard si hier la leader a rencontré Roberto Cingolani et sévèrement critiqué Berlin pour son nouveau plan d’aides. »

ARTICLE, La Repubblica, L. De Cicco « Conte, à l’opposition, convoque une manifestation pour la paix » : « C'est un vieux projet de Giuseppe Conte, l'idée d'une manifestation "pour la paix". Il en a parlé lorsque le M5S avait encore un pied dans le gouvernement, avant la crise et avant les élections. Le jour de l'anniversaire du M5S (13 ans), l'ancien Président du Conseil cite Saint François et relance l'idée. Et il tente une percée auprès de l'ancien « camp large » : de Nicola Fratoianni aux franges de la gauche du PD et des catholiques démocrates. Beaucoup sont d'accord, avec des nuances différentes. Le leader 5 Etoiles propose l'idée d’une manifestation pacifiste dans les colonnes du journal de la conférence des évêques, Avvenire. Le moment n'est pas fortuit : il le fait le jour où le ministre de la Défense sortant, Lorenzo Guerini, présente au Copasir le cinquième décret sur les armes à l'Ukraine. A ce stade, il n’y a ni date ni ville pressenties, même si Rome serait un choix privilégié. Pourtant, cette proposition rencontre la faveur de plusieurs personnalités allant de Luigi de Magistris, leader de l'Unione popolare, Nicola Fratoianni de Sinistra Italiana, à Arturo Scotto, coordinateur d'Articolo 1, le parti de Pierluigi Bersani et Roberto Speranza. Même au sein du PD, il y a des adhérents potentiels comme Laura Boldrini, qui a dit : "Je serai là" ».

ENTRETIEN, Avvenire, de Giuseppe Conte, président du M5S « Arrêtons l’escalade » : « L’obsession d’une hypothétique victoire militaire sur la Russie ne vaut pas le risque d’une escalade nucléaire folle, outre une récession économique sévère pouvant asphyxier encore plus nos économies. J’aimerais que les citoyens puissent se retrouver à manifester pour provoquer un tournant dans les négociations, pouvant mettre fin à ce conflit. Si cette mobilisation devait se concrétiser, le M5S sera là, même sans drapeaux. On peut s’étonner que le Président Zelensky décide par décret de rendre impossible la paix. Une initiative de l’Italie pourrait faire retrouver à Rome un rôle diplomatique dans une phase où l’Europe fait figure d’absente. C’est la crédibilité même de l’Europe qui est en jeu. L’UE doit se faire le promoteur d’une conférence internationale de paix, qui se tiendrait en Europe et sous l’égide de l’ONU, avec l’engagement aussi du Saint-Siège.’’ »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Fin de campagne électorale de l'AfD en Basse-Saxe avec Alice Weidel.

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Allemagne. Basse-Saxe.

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04/10/2022

Thierry Baudet et sa femme Davide Heijmans ont un fils dénommé Lancelot.

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Pays-Bas. Thierry Baudet et sa femme Davide Heijmans ont un fils dénommé Lancelot.

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Photo : Giorgia Meloni et Gianfranco Fini en 2006.

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Italie.

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Giorgia Meloni et Gianfranco Fini en 2006.

"Pour Meloni, il reste fondamental de s’assurer la présidence du Sénat, où les plus grandes tensions sont à prévoir."

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Italie. Revue de presse.

Les tractations pour former le nouveau gouvernement, sur le fond d’une Europe vue comme divisée face à la crise des prix énergétiques, font les gros titres de la presse italienne. Les observateurs rapportent aussi l’appel du patronat italien adressé à la coalition de droite craignant un creusement de la dette italienne si le programme de la coalition venait à être appliqué : « Urgence sur le gaz, voici le plan italien » - L’UE convoque un sommet ; Bonomi (Confindustria) s’oppose à la flat tax et à la réforme des retraites telle que proposée. La Ligue et Forza Italia protestent (Corriere della Sera), « Salvini assiégé » - Le chef de la Ligue est encerclé par un parti divisé et un monde entrepreneurial désabusé. Le patron de Confindustria lance un appel : je dis non à des propositions irrréalistes sur la flat tax et les retraites (La Repubblica), « Meloni : il faut faire vite et il n’y a aucune manœuvre en coulisses [avec Draghi] » - Meloni critique l’UE : il y a trop de divergences. Breton et Gentiloni désapprouvent la décision solitaire de Berlin et évoquent la solidarité. Selon le Trésor, l’Italie serait déjà en récession en raison des prix du gaz (La Stampa), « Bonomi : non à des actes insensés sur les comptes publics : les priorités sont l’énergie et la dette » (Sole 24 Ore), « Pression de l’UE sur le gaz » - La France et Bruxelles accusent Berlin. Bonomi s’oppose à la flat tax. Meloni fait pression sur la Ligue et FI afin d’accélérer sur la formation du gouvernement (Il Messaggero

PREMIER PLAN, La Repubblica, de T. Ciriaco, « S’assurer la présidence du Sénat, la stratégie de Meloni qui insiste : ‘’il y a trop d’échéances, il faut faire vite’’ » : « La phase actuelle est marquée par les silences et les tensions entre les alliés. En vue de la prochaine étape, l’élection des présidents des deux Chambres, Giorgia Meloni a un plan. Elle veut assurer la présidence du Sénat à Fratelli d’Italia, nommer Ignazio La Russa numéro deux du gouvernement, et confier à la Ligue la présidence de la Chambre des députés. Le candidat naturel pour cette charge serait Giancarlo Giorgetti mais Matteo Salvini veut garder cette prérogative et son choix pourrait se porter sur Riccardo Molinari, ancien chef de groupe de la Ligue à la Chambre. Il faudrait alors offrir une compensation à Forza Italia à travers un ministère de poids et Antonio Tajani pourrait être nommé au ministère de l’Intérieur ou aux Affaires étrangères. Mais d’ici dix jours, tout cela a encore le temps de changer. Toutefois, pour Meloni il reste fondamental de s’assurer la présidence du Sénat, où les plus grandes tensions sont à prévoir. C’est le seul moyen qu’elle a pour pouvoir ensuite gagner du temps sur la formation de l’exécutif : ‘’il faudra faire vite, il y a trop d’échéances importantes’’. La Ligue est aux prises avec le cas Salvini : il sait qu’il devra renoncer au Viminal pour se contenter d’un ministère plus modeste, comme l’Agriculture, mais exigerait alors la vice-présidence du Conseil. Dernièrement, c’est une autre bataille qui agite la coalition de droite : Silvio Berlusconi veut que Licia Ronzulli devienne ministre de la Santé, ce que Giorgia Meloni refuse. Berlusconi veut à tous prix qu’elle fasse partie de l’équipe ministérielle, comme ‘’sentinelle des intérêts de Forza Italia’’ et il se donne plus de mal pour lui garantir un poste que pour Tajani ou Paolo Barelli, autre candidat Forza Italia possible. Mais ce bras de fer ralentit les négociations, et la sénatrice ne semble pas disposée à se contenter d’un ministère moins important, mieux vaudrait qu’elle prenne la tête du groupe au Sénat, où elle pourrait donner du fil à retordre à la future Présidente du Conseil. De plus, entre Giorgia Meloni et Roberto Cingolani, actuel ministre de la Transition écologique, le dialogue est constant, elle pourrait le maintenir au sein du prochain gouvernement mais elle manquerait ainsi à sa promesse de renouveler la totalité du Conseil des ministres. Il pourrait ne garder qu’une délégation à l’Energie. Enfin, la question du nombre de techniciens qui pourraient rejoindre le gouvernement continue à faire débat. Pour la Justice notamment, Giorgia Meloni a en vue Carlo Nordio, alors que la Ligue défend la nomination de Giulia Bongiorno. Ce serait un énième coup dur pour Salvini, à moins que la parlementaire léghiste ne récupère le portefeuille de la fonction publique. »

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « Le bain de réalisme sur la flat tax et les retraites » : « Avant même que le président de Confindustria n’en parle, il était déjà clair que la flat tax, soit la réforme des impôts à taux unique, n’avait pas de sérieuses chances de figurer dans le programme du nouveau gouvernement. Il s’agissait surtout d’un slogan identitaire de la Ligue, soutenu en partie par Forza Italia. Par ailleurs, la voie indiquée à plusieurs reprises par Meloni est tout à fait différente : détaxer les nouvelles embauches de la part des entreprises, pour augmenter le taux d’emploi, et si possible, rajeunir les recrutements. C’est la recette de Maurizio Leo, le conseiller de Fdi qui devrait avoir un rôle dans le prochain exécutif. Et ce n’est pas un hasard si le chef du patronat Bonomi a lancé hier son appel [contre la flat tax et la réforme des retraites], persuadé que la probable Présidente du Conseil ira dans une toute autre direction. A la fin, le nombre de ministres techniques sera très réduit, mais le fait qu’on en parle beaucoup met en avant deux aspects. Le premier concerne la nature stratégique de certains ministères, sur lesquels le Président de la République exerce son contrôle : la diplomatie, la défense, l’Intérieur, l’Economie et un peu aussi la justice. Dans une époque de fortes tensions internationales, sous le regard de l’UE et de l’Otan, les premiers trois ou quatre ministères exigent des personnalités ayant une grande crédibilité. Ils ne peuvent pas être laissés au hasard des tractations politiques entre courants ou factions. Cela signifie qu’un bras-de-fer a commencé en coulisses. Le second concerne les deux « alliés » Berlusconi et Salvini, qui unissent leurs forces pour faire chanter la future cheffe du gouvernement. Cette dernière devra trouver un compromis de qualité pour ne pas amoindrir son exécutif dès sa naissance. Ce qui ne veut pas dire devenir une copie de Draghi mais d’accepter un bain de réalisme. »

ARTICLE, Domani, F. Ciconte « Le souverainisme alimentaire de Meloni et la crise climatique » : « Depuis quelques jours, il semblerait que l’on veuille transformer le ministère de l’agriculture en créant un ministère de la souveraineté alimentaire, une vision qui copie un concept élaboré par des mouvements paysans des années 90 mais vidé de son contenu pour en faire un étendard de l’idéologie conservatrice et anti écologique. Le concept originel était fondé sur l’idée de promouvoir une agriculture locale, soutenable et en harmonie avec les écosystèmes, avec l’idée de redonner le pouvoir à ceux qui produisent, distribuent et consomment la nourriture plutôt qu’aux grandes entreprises et au marché. Lors de sa première sortie publique depuis les élections, Meloni a souligné que ‘’la souveraineté alimentaire est centrale’’. Mais son idée est fondée sur la production, coûte que coûte. Ce qui veut dire que la souveraineté alimentaire du nouveau gouvernement implique que la transition écologique ne doit pas entraver la production. Si l’objectif est bien celui-là, il faut s’attendre à un conflit avec les stratégies européennes de réduction des pesticides ou de fertilisants chimiques. Bref, une souveraineté alimentaire de moins en moins soutenable et qui aura le label italien. Or ce sont surtout les grandes multinationales qui gardent l’oligopole du marché de la chimie, des semences, de la mécanique et du commerce global. Il faut alors s’attendre à une rhétorique nostalgique allant contre la transition écologique des systèmes alimentaires. »   

ARTICLE, La Repubblica, G. Vitale « Les pressions du PD pour que Letta dirige la phase de refonte » - Un mouvement transversal allant d’Orlando à Franceschini s’organise pour gagner du temps et maintenir la direction en place : « Se précipiter et élire un nouveau dirigeant sans avoir au préalable discuté de manière rigoureuse sur l’identité même du PD signifie empêcher une véritable refonte du parti. Mieux vaut alors gagner du temps, se régénérer et retrouver son identité. C’est le raisonnement d’un mouvement transversal aux courants internes, en vue de la direction nationale. Certains évoquent même un ticket Stefano Bonaccini-Elly Schlein. Mais c’est une idée qui semble plutôt un artifice afin d’éviter au président de la Région d’Emilie-Romagne une adversaire très redoutable. Par ailleurs, chez les anciens renziens, plusieurs souhaiteraient ne pas accélérer la succession d’Enrico Letta. Une guerre entre réformistes et l’aile de gauche pourrait finir par provoquer une scission du Parti démocrate. »

ARTICLE, Sole 24 Ore, C. Domitilli « ENI prête à payer à l’Autriche la garantie russe » : « Le groupe italien ENI se dit prêt de se substituer à Gazprom pour couvrir la garantie de 20 millions d’euros que le colosse russe n’a pas versé à l’opérateur de transport autrichien qui, samedi dernier, a provoqué l’interruption des flux de gaz depuis la Russie vers l’Italie via Tarvisio. Le PDG d’ENI, Descalzi, a expliqué que Gazprom aurait dû verser, selon les nouvelles règles, une garantie en fonction du passage de gaz via Gas Connect Austria, qui garantit le transport du gaz par le biais du Trans Austria Gas Pipeline et qu’il était difficile pour un opérateur, voulant payer en roubles, de mettre une garantie en euro pour un passage. Descalzi a expliqué ‘’Nous sommes en train de voir comment il est possible de se substituer au transporteur ou à Gazprom’’ ajoutant que ‘’le gaz n’est pas entre les mains de Gazprom mais il est resté en Allemagne et en Autriche et Eni est en train de faire une analyse de « compliance » ; d’ici une semaine le problème sera résolu’’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Bulgarie : percée des nationalistes de Renaissance et de Réveil bulgare lors des législatives.

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Bulgarie. Lors des élections législatives du 2 octobre 2022, le parti nationaliste Renaissance obtient 9,83 % des voix et 27 sièges (soit + 14) et le parti nationaliste Réveil bulgare 4,47 % et 12 sièges (soit + 12). Les autres partis de tendance nationaliste, nationaliste radicale ou ultranationaliste (VMRO, Ataka, Front national pour le salut de la Bulgarie, Union nationale bulgare Nouvelle démocratie, …) ont de très faibles résultats et pas d'élu.

(https://results.cik.bg/ns2022/rezultati/index.html)

03/10/2022

Sommet magyaro-serbo-autrichien à Budapest.

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Hongrie, Serbie et Autriche. Balázs Orbán (Fidesz) : « Aujourd'hui à Budapest, lors du sommet magyaro-austro-serbe, nous avons décidé d'agir ensemble contre l'immigration clandestine et de protéger conjointement les frontières de la Serbie. C'est dans le besoin que l'on reconnaît ses vrais amis. Pour régler tous les détails, nous nous rencontrerons prochainement à Belgrade et à Vienne. »

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Canton de Zug : l'UDC maintient ses 18 sièges sur 80.

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Suisse. Canton de Zug. Lors des élections pour le législatif du canton de Zug du 2 octobre 2022, l’UDC maintient ses 18 sièges sur 80 avec 17,53 %.

(https://www.zg.ch/behoerden/staatskanzlei/kanzlei/abstimm...)

Canton de Zug : les deux UDC de l'exécutif sont réélus.

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Suisse. Canton de Zug. Lors des élections pour l’exécutif du canton de Zug du 2 octobre 2022, les deux UDC sont réélus.

(https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/13432266-l...)

Thierry Baudet dénonce l'envoi de milliards en Ukraine.

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Pays-Bas. Le dirigeant du Forum voor Democratie Thierry Baudet dénonce le fait que le gouvernement envoie des milliards en Ukraine, alors que des Néerlandais ne peuvent même pas payer leurs courses et leurs factures d'énergie, et que des logements sont fournis aux immigrés, alors que des Néerlandais sont sans abri.

"Le gouvernement technique de Giorgia Meloni."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne titre sur les réactions internationales faisant suite aux menaces de V. Poutine d’avoir recours à des frappes nucléaires en cas d’attaque dans les régions ukrainiennes annexées par des référendums fallacieux. Plusieurs journaux relèvent le poids « croissant «  des  ultranationalistes au Kremlin poussant le Président russe à suivre une ligne dure : «  L’Otan prévient Moscou » - Stoltenberg évoque des « conséquences sérieuses » en cas de recours au nucléaire. Di Maio convoque l’ambassadeur russe Razov. L’appel du Pape à Poutine : « arrête » (Corriere della Sera), « Le Pape lance un appel : Poutine, arrête » - Puis invite Zelensky à négocier. L’Otan prévient le Kremlin qu’ [en cas d’utilisation d’armes nucléaires] il y aura des réactions en conséquence (La Repubblica), « L’UE rappelle les ambassadeurs de Poutine » - Les 27 Etats membres convoquent les ambassadeurs russes pour leur indiquer que les référendums ne seront pas reconnus. Le Pape lance un appel aux deux présidents russe et ukrainien (La Stampa). Les discussions au sein de la coalition de droite pour former le nouveau gouvernement sont également évoquées en Une et dans les pages intérieures : « « Meloni veut former un nouveau gouvernement Draghi » » - La Ligue et Forza Italia s’insurgent : toutes nos propositions de ministres ont été rejetées, Meloni veut nommer huit techniciens (La Stampa), « Contre la flambée des factures, on menace de couper le revenu de citoyenneté aux fraudeurs » - voici le plan de la coalition de droite afin de mettre fin aux fraudes qui coûtent environ 4-5 milliards. Un gouvernement est en train de naitre avec seulement trois techniciens et Crosetto comme adjoint de  Meloni (Il Giornale).

Les JT couvrent essentiellement les élections présidentielles au Brésil, les avertissements du Secrétaire Général de l’Otan sur une éventuelle utilisation d’armes nucléaires par la Russie, la convocation de l’ambassadeur russe par la Farnesina et l’annonce du ministre de la transition écologique d’un plan italien pour lutter contre la flambée des prix de l’énergie.

EDITORIAL, La Repubblica, d’E. Mauro, « La croisée des chemins après la victoire » : « Le gouvernement de Giorgia Meloni sera-t-il réactionnaire ou conservateur ? Si on sait que la droite a gagné, on ne sait pas de quelle droite il s’agira. Giorgia Meloni a choisi le silence après le résultat électoral. Ses alliés ont perdu trop de poids pour peser réellement sur le futur profil de la coalition. Ce sont les choix de la leader de Fratelli d’Italia qui compteront. Nous savons d’où elle vient : groupe des conservateurs européens, tradition du post-fascisme, mais ce sera à Giorgia Meloni de se définir, et dans le même temps de définir la nouvelle droite italienne du XXI° siècle. Pour la première fois, Silvio Berlusconi va céder son sceptre au sein de la coalition de droite, mais pas seulement. Il cède son pouvoir de rassembler autour de lui et de réconcilier des contraires, de nommer les choses et d’interpréter les phénomènes, pour les traduire en ligne politique. C’est ce qu’il avait fait en construisant son propre mythe berlusconien d’entrepreneur et politique, à travers sa propre télévision. Giorgia Meloni doit inventer et interpréter un nouveau récit. Le paysage politique dans lequel elle est née et a grandi ne peut plus être proposé aujourd’hui comme horizon. Le propre des conservateurs est de s’appuyer sur la tradition mais Meloni risque d’arriver au pouvoir sans disposer d’une tradition identifiable, politiquement attractive, qui ne soit pas périmée. Il lui manque le référentiel d’une expérience commune dans laquelle se reconnaitrait une grande partie du pays. C’est d’autant plus compliqué que l’Italie n’a jamais eu de culture conservatrice moderne. Si elle décidait d’imposer un virage réactionnaire à son leadership, elle devrait s’attaquer aux droits, faisant aussi régresser toute la société car la qualité de la démocratie serait mise à mal. Une droite réactionnaire serait plus proche des anti-vaccins, et d’une politique xénophobe. Mais cela semble aujourd’hui improbable car une telle division du pays générerait de trop fortes tensions, et ressemble plus au populisme de Salvini qu’au nationalisme souverainiste de Fratelli d’Italia. L’Italie n’est probablement pas prête à une réinterprétation réactionnaire d’elle-même, les minorités rebelles se soulèveraient et cela mettrait le pays aux marges de l’Europe. Il est plus probable que Meloni fasse valoir l’italianité qu’elle souhaite défendre pour mettre sur pied une tradition au fur et à mesure. Elle fondera l’identité de son gouvernement sur deux autres éléments : le soutien à l’Ukraine et le lien avec les Etats-Unis à travers l’OTAN, ce qui lui permettra plus de liberté pour critiquer l’UE, comme une sorte d’objection permanente au cœur de l’Europe, plus proche de Visegrad et Budapest que de Paris et Bruxelles. Atlantisme donc, mais pas occidentalisme. Le deuxième front sera interne, avec la modification de la Constitution et le présidentialisme, mettant fin à l’époque de la première république post-fasciste pour entrer dans la deuxième, neutre culturellement, déséquilibrée du point de vue des pouvoirs et prête à renforcer le pouvoir décisionnel et de commandement de l’élu du peuple. »

COULISSES, La Stampa, de F. Olivo, « Le gouvernement technique de Giorgia Meloni » : « Giorgia Meloni sait qu’elle n’aura pas le droit à l’erreur. Elle devra présenter une équipe ministérielle de qualité, surtout qu’elle est attendue également par les autres pays. Pour ses alliés elle ‘’veut un gouvernement technique’’. Elle serait prête à nommer huit à dix personnalités extérieures au monde de la politique. Cela concernerait y compris des ministères comme la Santé et l’Education, particulièrement convoités par les personnalités de la majorité. Des proches de Fratelli d’Italia rapportent que les propositions faites par les alliés n’atteindraient pas les standards de qualité rendus nécessaires par la gravité de la situation internationale. Si FdI tente de rassurer en disant qu’il s’agira de techniciens de droite, cela ne suffit pas à dissiper l’inquiétude de Forza Italia et de la Ligue qui craignent d’être mis à l’écart de leur propre gouvernement. La tension monte, comme le soulignent les déclarations de Silvio Berlusconi à La Stampa et la plaisanterie selon laquelle ‘’si elle voulait refaire un gouvernement Draghi, il aurait mieux valu le maintenir à la tête de l’exécutif’’. Ils craignent une victoire mutilée, dans laquelle elle récupérerait tout. Matteo Salvini a convoqué pour demain un conseil fédéral extraordinaire précisément pour ‘’discuter puis choisir les candidats les plus adaptés’’, un message clair lancé à Giorgia Meloni : ‘’c’est nous qui déciderons du gouvernement’’. Un deuxième gouvernement technique avec une petite touche souverainiste, ‘’ce n’est pas ce qui avait été promis aux électeurs’’ souligne un proche de la Ligue. Malgré le climat cordial, la machine se bloque. Pour affronter les urgences actuelles, entre crise énergétique et guerre en Ukraine, il faut mettre sur pied un gouvernement au plus vite. Il sera intéressant de voir si le conseil convoqué par Salvini actera ce qui est encore un non-dit : la perspective du ministère de l’Intérieur s’est définitivement dissipée. Il pourrait désormais miser sur des ministères secondaires comme l’Agriculture, les Infrastructures ou le Développement économique. »

EDITORIAL, Il Foglio, de C. Cerasa, « Le véritable drame du Parti démocrate est que le charisme semble incompatible avec la direction du parti » : « Pour certains fidèles défenseurs du Parti démocrate, le résultat aux récentes élections n’est qu’une défaite politique, pas stratégique, et la voie suivie par le Pd est la bonne. Il ne faudrait que des réajustements et pas une profonde révolution, puisque le score a été meilleur qu’en 2018, qu’il a remporté plus de voix que le Mouvement 5 Etoiles, le double du parti de Renzi et de Calenda, et qu’il est au fond le deuxième parti d’Italie. L’évidence est qu’il s’agit bien d’une catastrophe politique, stratégique, culturelle et identitaire. Le maire de Milan, Beppe Sala, a bien raison lorsqu'il dit que les problèmes du Parti démocrate ne se résoudront pas en changeant de secrétaire mais en allant à la racine du problème. Le Pd n’est pas mort et ce n’est pas non plus un amalgame raté comme l’affirme le directeur de La Stampa. Mais comment un parti qui a rejeté tout modèle de leadership charismatique peut-il aspirer à devenir un parti majoritaire ? Les chefs des différents courants qui le composent et les leaders internes ont systématiquement refusé de se mesurer à leurs adversaires en se présentant dans les collèges à l’uninominale, refusant de mener une campagne électorale forte et sur le terrain. Comment ne voient-ils pas qu’une réalité politique fondée davantage sur les courants que sur le consensus, dépourvue d’identité, continuera à avoir un leadership faible ? On devine que le Pd passera les prochains mois à discuter de la juste distance à maintenir vis-à-vis du M5S d’un côté, de Renzi et Calenda de l’autre. Espérons qu’il ne renonce pas aux primaires : sans compétition entre les leaders potentiels, le Pd risque de s’affaiblir encore plus. Le statut du Parti démocrate considère l’identité du parti plus importante que l’identité du candidat. Mais on risque d’assister dans le cadre du congrès à une campagne offrant à ses électeurs un discours insipide et banal. Enrico Letta n’est malheureusement pas parvenu à construire un ‘’camp large’’, réunissant le M5S et le parti de Calenda. On ne comprend pas comment ils parviennent à gouverner ensemble en Europe mais pas en Italie. Mais il faut un leader bien identifié, capable d’émouvoir, de faire rêver, qui ne considère pas la popularité comme le propre du populisme. Un leader qui revienne au projet originel du Pd : élargir son champ le plus possible, être inclusif, percevant le M5S comme un allié inévitable partout où la loi électorale contraint aux alliances, favorisant le processus d’agrégation et non de scission.  Renzi et Calenda peuvent être non pas des adversaires mais les possibles partenaires de la reconstruction d’un parti plus ample et plus ambitieux. Le problème n’est pas de trouver un nouveau secrétaire mais de ne plus voir la popularité d’un leader comme un défaut à combattre mais comme une opportunité à exploiter. Il faut une coalition plus ample, une direction bien identifiée, un mode représenté qui ne se limite pas aux centres villes, un modèle travailliste à exporter. »

PREMIER PLAN, La Repubblica, de V. Conte, « Factures, le plan de Giorgia Meloni pour 25 milliards d’euros, un bouclier pour ceux qui ne pourraient pas payer » : « Des familles dans les rues qui brûlent leurs factures, les restaurateurs qui les exposent en vitrine pour justifier les augmentations de prix, des hôtels et des entreprises au bord de la faillite… La première tâche du prochain gouvernement sera de protéger les ménages et les entreprises du tsunami de l’hiver qui placera beaucoup de monde en conditions de survie. Draghi était déjà intervenu à travers 8 décrets pour redistribuer un total de 66 milliards cette année, et laisse 10 milliards au gouvernement entrant. Mais cela ne suffira pas. Le spectre d’une Italie qui s’arrête et entre en récession hante les vainqueurs des dernières élections. ‘’La priorité est de mettre fin à la spéculation sur le gaz’’ ne cesse de répéter Giorgia Meloni. L’actuel ministre de la Transition écologique est confiant quant au plafonnement du prix du gaz : ‘’des progrès ont été faits et d’ici 48 heures nous enverrons notre proposition, à partager avec plusieurs pays. Nous voulons indexer les prix sur des cours plus stables que celui du TTF hollandais’’. Du reste, pour le ministre, la situation est bonne : ‘’il n’y a pas de problème au niveau de la quantité de gaz, nous en avons assez pour passer l’hiver’’. Il ne faudra toutefois pas épuiser toutes les réserves, en prévision d’un avenir incertain. La première tâche du prochain Parlement sera de convertir en loi le troisième décret d’aides à hauteur de 14 milliards préparé par Mario Draghi. Le nouveau gouvernement pourrait ensuite préparer un quatrième décret dans la foulée, en absolue continuité avec les trois premiers élaborés par l’exécutif de Draghi. On note le climat d’absolue collaboration dans cette phase de transition entre les gouvernements sortant et entrant. Giorgia Meloni peut compter sur un budget allant de 10 à 25 milliards : 10 milliards laissés par Draghi, grâce au déficit moins important que prévu, 10 milliards issus des recettes fiscales plus importantes - et notamment de la TVA - du fait de l’inflation, et 5 milliards issus de la taxation des superprofits. Ils pourraient être ainsi redistribués : 4,7 milliards pour prolonger le crédit d’impôts à destination des entreprises énergivores, 3 milliards pour une deuxième édition du chèque de 150€ à 20 millions de travailleurs précaires et de retraités dont les revenus sont inférieurs à 20 000 € par an, 2 milliards pour poursuivre la réduction à la pompe de 30,5 centimes jusqu’à la fin de l’année. Fratelli d’Italia travaille aussi sur un moratoire pour les factures impayées des ménages et des entreprises : six mois de sursis et pas d’interruption des fournitures de gaz et d’électricité. Et si la situation devait tout de même se précipiter et les entreprises fermer, l’accès gratuit à la caisse d’assurance chômage pourrait être rétabli, comme à l’époque du Covid. » 

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Imarisio « La charge des nationalistes en faveur de la guerre » : « Il est possible de parler d’invasion des ultranationalistes. Ils sont partout, dans les émissions télévisées diffusant la propagande la plus partisane. Ils sont les invités d’honneur appréciés par le public de la Russie profonde. Et ils sont surtout présents dans la tête de Poutine, à en croire à son dernier discours, une sorte de déclaration de haine envers l’Occident. Ce discours résumait la pensée d’une représentation politique minoritaire mais ayant un poids considérable dans l’opinion publique. Les attaques contre le « colonialisme américain » et celui sur le satanisme de l’Europe sont issus des manifestes de partis comme Russie Conservatrice ou le Mouvement Russe Impérial. Ces représentants minoritaires donnent ainsi le ton au débat et ne font que mettre la barre du bellicisme de plus en plus haut. Toutefois, la situation de « l’opération spéciale » en Ukraine finit par émousser aussi le soutien de ceux qui voudraient même bombarder Paris ou Londres ou Berlin. Selon le Mouvement impérialiste, les Russes auraient déjà perdu la « guerre des idées » du moment où ses soldats ne comprennent pas pourquoi ils sont en train de combattre. Dans ce jeu de surenchère, le discours de Poutine peut être lu comme la tentative de contrôler une galaxie à la fois cruciale et utile à sa propagande. Sauf que de cette manière on continue de jouer avec le feu, ou plutôt avec le nucléaire. »

ARTICLE, La Repubblica, R. Castelletti « Les seigneurs des milices, les Tchéchènes et la compagnie Wagner, tentés par le putsch pour faire tomber le Tsar » : « Au lendemain du retrait de Lyman, dans la république autoproclamée indépendante et annexée unilatéralement par la Russie de Poutine, la frustration et la colère ne font que monter. Le ministère ne parvient même plus à édulcorer la réalité et reconnait ce retrait. Il s’agit d’un échec qui résonne comme un affront au jour même où la Cour Constitutionnelle validait l’annexion. Les nationalistes parlent de la première perte d’une « ville russe », demandent la tête des généraux et évoquent l’instauration de la loi martiale. Il s’agit d’attaques qui marquent une faille de plus en plus profonde entre l’armée russe et les chefs des milices tels que le Tchéchène Kadyrov ou le chef de la compagnie Wagner, Prighozine. Certains prévoient des purges imminentes dans les sphères militaires. Les failles sont tellement évidentes qu’à l’Institut for the Study of War ont prévoit ‘’des changements de personnel à l’intérieur du commandement militaire supérieur’’. Et l’ancien directeur de Vedomosti, exilé à Berlin, Bershidskij, évoque dans ses articles sur Bloomberg qu’‘’il serait prudent de se préparer à un putsch de l’extrême droite’’. »

COMMENTAIRE, Messaggero, G. Bessi « L’attaque que l’Europe doit repousser » : « L’invasion russe de l’Ukraine n’est pas le seul conflit que la Russie a décidé de mener. N’arrivant pas à remporter le conflit direct avec l’Ukraine, Poutine a décidé d’élargir la guerre contre ses alliés en Europe, en utilisant l’arme non conventionnelle du gaz avec une réduction des fournitures afin de briser l’unité de l’Union et donc d’affaiblir le soutien à Kiev. La décision de fermer les robinets est désormais non plus commerciale mais purement militaire et cela a été vu avec l’escalade spectaculaire du sabotage du gazoduc Nord Stream 2. Les sanctions commencent à faire mal à la Russie et l’escalade à laquelle on assiste le prouve bien. Il faut une Europe qui parvienne à surmonter l’intérêt particulier et qui puisse donner une réponse réellement unitaire comme cela a été le cas pendant la pandémie. L’Europe doit ainsi activer dès maintenant des mécanismes de coopération renforcée sur le front énergétique car ce dernier est partie intégrante de la priorité européenne : la défense commune. Pour ce faire, il faut des ressources publiques. Il faut alors une stratégie européenne et les plans nationaux de support ne devraient pas entrer dans le calcul de la dette et du déficit. Il faut aussi qu’ils soient financés par l’émission de titres rachetés par la BCE. Sur ce point, l’Union doit et peut montrer sa force. »

ARTICLE, Il Fatto Quotidiano, S. Cannavò « Le Pape essaye encore de négocier mais l’Otan menace » : « Le Pape n’a pas de doutes au sujet de l’annexion de la part de Moscou des territoires ukrainiens sur la base de référendums clairement illégitimes (imitant, il faut le dire, des habitudes largement utilisées par les Etats-Unis et par l’Otan dans les conflits du passé). Le Pontife tente encore une fois de lancer des messages de paix et de pacification. C’est un appel dramatique, qui est encore plus grave en raison du risque nucléaire qui plane. Le secrétaire général de l’Otan J. Stoltenberg pour sa part, affirme que ‘’toute utilisation d’armes nucléaires comportera des conséquences sérieuses pour la Russie’’. Il faut se demander s’il s’agit ou pas d’une déclaration devant empêcher l’escalade. Toutefois, le fait de reconnaitre que l’admission de l’hypothèse d’une adhésion de l’Ukraine à l’Otan ‘suppose le consensus de tous les alliés’’ est un geste un peu plus apaisant. Il n’est donc pas réalisable à moyen terme. Ceux qui font pression pour cette solution sont les 9 membres de l’Otan de l’Europe Centrale et Orientale : la République Tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie. Il s’agit toutefois de la position traditionnelle des pays appartenant à l’ancien pacte de Varsovie et qui sont toujours favorables à intensifier la confrontation avec la Russie. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Jour de l'unité allemande."

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Allemagne. Le 3 octobre 1990, l'Allemagne était réunifiée.

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"Jour de l'unité allemande. Nous souhaitons à tous les Allemands un bon 3 octobre !"

02/10/2022

À Vienne, dans certains districts la majorité de la population n'a pas le droit de voter car elle ne dispose pas de la nationalité autrichienne.

Autriche. À Vienne, dans certains districts la majorité de la population n'a pas le droit de voter car elle ne dispose pas de la nationalité autrichienne.

(https://www.puls24.at/news/politik/bp-wahl-ein-drittel-de...)

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La Nouvelle-Alliance recule lors des élections législatives en Lettonie.

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Lettonie. Lors des élections législatives du 1 octobre 2022, les nationaux-conservateurs de la Nouvelle-Alliance (Nacionālā apvienība "Visu Latvijai!"-"Tēvzemei un Brīvībai/LNNK") obtiennent 9,27 % (contre 11 % en 2018) et 13 sièges. Le parti populiste de droite La Lettonie d’abord (Latvija pirmajā vietā, LPV) décroche 9 sièges et un autre parti populiste de droite, Pour chacun (Katram un katrai, KuK), aucun siège.

(https://sv2022.cvk.lv/pub/velesanu-rezultati)

01/10/2022

Tchéquie : le SPD a 493 sièges de conseillers municipaux.

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Tchéquie. Lors des élections municipales du 23 et 24 septembre 2022, le SPD a obtenu 493 sièges de conseillers municipaux.

Élections sénatoriales en République tchèque.

Tchéquie. À l’issue du deuxième tour des élections à deux tours visant à renouveler 1/3 du Sénat, la coalition de centre-droit au sein de laquelle figure l’ODS, légèrement eurosceptique, du Premier ministre Petr Fiala obtient 20 sièges sur 27. ANO 2011, le parti populiste de centre-droit d’Andrej Babiš, reçoit 3 sièges.

Giorgia Meloni : "Nous allons construire une relation différente entre les institutions et les citoyens."

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Italie. Giorgia Meloni a déclaré, lors d’une intervention à Milan au village Coldiretti : « Nous n'avons pas l'intention de le faire seuls. Je crois aux corps intermédiaires et à ceux qui vivent des problèmes au quotidien. La politique doit avoir le bon sens d’écouter et de décider, mais aussi l'humilité de demander à ceux qui rencontrent chaque jour des problèmes quelles sont les meilleures solutions. Alors attendez-vous à être impliqués. Nous allons construire une relation différente entre les institutions et les citoyens. »

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Giorgia Meloni au village Coldiretti

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Conférence internationale explorant le sens et l'avenir du conservatisme italien.

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Italie. Une conférence internationale de deux jours explorant le sens et l'avenir du conservatisme italien se tient à Rome, le vendredi 30 septembre et le samedi 1 octobre 2022.

Une troisième journée, dimanche 2 octobre, réunit des représentants du mouvement Nazione Futura pour discuter d'idées et de propositions pour un éventuel nouveau gouvernement conservateur dans le pays.

La conférence internationale, fruit d'une collaboration entre la Fondazione Tatarella, une fondation culturelle de Bari, Nazione Futura, un groupe de réflexion et un mouvement intellectuel basé à Rome, et The European Conservative, le principal trimestriel de langue anglaise sur la droite européenne, réunit des penseurs, des écrivains, des intellectuels et des dirigeants politiques de premier plan d'Italie et de toute l'Europe. Il se déroule en anglais et en italien, avec traduction simultanée.

Dans un programme qui comprend des discours liminaires et dix panels différents explorant différents défis auxquels sont confrontés l'Italie et d'autres pays européens, la conférence vise à réunir les Italiens, qui sont préparés et prêts pour un nouveau gouvernement résultant de l'élection anticipée, avec d'autres dirigeants européens, en particulier ceux qui ont déjà forgé des alliances culturelles et politiques de centre-droit dans leur propre pays.

Les thèmes des panels internationaux sont intentionnellement larges et incluent « l'identité nationale », « la liberté et la souveraineté », « l'État-nation » et l’« Europe».

Parmi les principaux orateurs internationaux figurent Jorge Buxadé Villalba (VoX), Balázs Hidveghi (Fidesz), Balázs Orbán (Fidesz), André Ventura (Chega), Vincenzo Sofo (Frères d’Italie), Lorenzo Fontana (Ligue), Mattias Karlsson (Démocrates suédois), Raffaele Fitto (coprésident du groupe ECR).

(https://europeanconservative.com/articles/the-european-co...)

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Raffaele Fitto

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Balázs Orbán

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