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30/11/2023

Le Forum voor Democratie est disposé à contribuer à la création d'un gouvernement de droite.

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Pays-Bas. Le dirigeant du Forum voor Democratie Thierry Baudet a expliqué à l’éclaireur que son parti est disposé à contribuer à la création d'un gouvernement de droite en mettant l'accent sur les restrictions à l'immigration, la révision de la politique climatique inabordable, l'introduction du référendum et le rétablissement de la souveraineté nationale.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/11/30/gee...)

S'inspirant du modèle slovaque, les socialistes bulgares prennent un tournant nationaliste et tentent un rapprochement avec les partis nationalistes.

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Bulgarie. S'inspirant du modèle slovaque, les socialistes bulgares prennent un tournant nationaliste et tentent un rapprochement avec les partis nationalistes :

https://www.breizh-info.com/2023/12/01/227444/les-antimon...

(https://www.euractiv.com/section/politics/news/bulgarian-...)

"Haute tension entre le gouvernement et les juges."

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Italie. Revue de presse.

Les Unes se concentrent sur différents sujets d’actualité concernant la justice : « Haute tension entre le gouvernement et les juges » (Corriere della Sera), « [Enquête sur Delmastro] : l'offensive de la magistrature a commencé » (Giornale), « L’étau se resserre sur les écoutes téléphoniques » (Messaggero). Sondage : « Une femme sur trois a subi des violences » (Repubblica), « L’Italie sanctionnée pour le traitement réservé à 4 migrants mineurs » (Avvenire). Le sort des otages israéliens et notamment la mort d'un nourrisson est citée avec large couverture photographique : « Le petit Kfir est mort avec sa maman et son frère » (Corriere, Stampa, Messaggero). 

COULISSES, Corriere della Sera, de M. Guerzoni, « La ligne de la Présidence du Conseil [sur Delmastro] : ‘’on ne touche pas au secrétaire d’Etat’’ ; le Parti démocrate demande une motion de  censure » : « La mauvaise nouvelle était considérée inévitable depuis plusieurs jours et Giorgia Meloni s’attendait à ce procès visant le secrétaire d’Etat à la Justice, Andrea Delmastro (Frères d’Italie), qu’elle avait défendu avec ferveur quelques mois auparavant, au risque de provoquer un bras-de-fer avec la magistrature. Hier, lorsque la nouvelle est tombée, tous, gouvernement et groupes parlementaires, ont attendu la réaction de la Présidente du Conseil avant d’hasarder tout commentaire. Finalement, c’est le secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil, Giovanbattista Fazzolari (Frères d’Italie), qui s’est chargé d’exprimer le soutien au collègue de Fratelli d’Italia : ‘’les accusations sont infondées’’. On ne touche pas à Delmastro, tel est l’ordre du Palais Chigi, et la Présidente du Conseil ne demandera en aucune manière à son protégé de se mettre en retrait. Si les oppositions maintiennent la motion de censure contre Andrea Delmastro, Giorgia Meloni sait qu’elle dispose d’une majorité très confortable afin qu’elle ne passe pas et contrer l’attaque du PD et des 5 Etoiles. Au sein de la majorité, le sentiment est que le verdict finira par passer au second plan ‘’puisque le parquet a demandé le non-lieu’’. On peut toutefois se demander s’il est opportun de réagir à un procès contre le secrétaire d’Etat à la Justice pour non-respect du secret professionnel dans une phase de forte tension entre le gouvernement et les juges. Depuis l’affaire qui avait visé la ministre du Tourisme Daniela Santanché, le gouvernement semblait avoir clairement défini ce qui relevait de la démission et ce qui n’en relevait pas. La mise en examen devait précisément être la limite, mais aujourd’hui Fratelli d’Italia n’en semble plus si sûr. L’épisode renforce par ailleurs la conviction de la Présidente du Conseil et de son entourage que les ‘’robes rouges’’ se font entendre et luttent contre le gouvernement. Un ténor de Fratelli d’italia souligne qu’il est rare qu’un juge impose l’inculpation malgré la demande d’abandon du procureur, ‘’il y a quelque chose de peu transparent’’ dit-il. Mais l’opposition aussi attaque. La demande du PD de se constituer partie plaignante a été écartée. La Chambre et le Sénat prépare une stratégie articulée : motion de censure, convocation du ministre Nordio (Frères d’Italie) pour qu’il s’explique devant la Chambre, et plainte pour diffamation contre le colocataire de Donzelli (Delmastro, donc). » 

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Andrea Delmastro

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Giovanbattista Fazzolari

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco « Une guérilla permanente qui complique le chemin des réformes » : « Il est légitime de se demander comment il sera possible de mener à bien toute réforme institutionnelle dans l’ambiance qui est en train de se cristalliser. D’une part il y a la convocation du secrétaire d’Etat à la justice A. Delmastro (Frères d’Italie) pour violation du secret judiciaire, d’autre part s’ajoute la polémique soulevée par les déclarations du ministre de la Défense Crosetto (Frères d’Italie) sur l’existence d’une « opposition de la magistrature » contre le gouvernement Meloni. C’est donc le scénario le plus redouté qui est en train de se matérialiser : un bras-de-fer entre la politique et la magistrature. On peut même dire : entre le gouvernement de droite et les hautes sphères de l’ordre judiciaire. Les oppositions s’en prennent à Crosetto, au ministre de la justice et à Delmastro, dont elles exigent sa démission. Entretemps, la majorité est de plus en plus prise en otage par ceux qui, en son sein, estiment qu’un règlement de comptes est inévitable. Pourtant, la réforme de la justice avait été mise de côté afin d’éviter les polémiques et les exploitations politiques. Il n’y a que Forza Italia qui insiste sur la séparation des carrières entre juges et avocats, sujet encore brûlant. Les oppositions et l’Association Nationale de la Magistrature commencent à soupçonner que derrière les déclarations de Crosetto se cache une stratégie préventive afin de délégitimer toute action judiciaire contre les membres du gouvernement. Le PD et le M5S demandent au ministre de s’expliquer devant le Parlement. La réaction prévisible du gouvernement montre à quel point il sera difficile de rétablir le dialogue. Le parcours des réformes se transformera en chaos et en guérilla, au sein et à l’extérieur du Parlement. » 

COMMENTAIRE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « La hausse des factures d’énergie est plus importante que l’affaire Delmastro ou Crosetto » : « Cette fois-ci, les oppositions n’ont pas laissé passer l’occasion de faire brèche dans le quotidien des gens. Elly Schlein évoque ouvertement la « taxe Meloni sur les factures » après la décision du gouvernement d’ouvrir le marché de l’électricité à tous les opérateurs avec la fin des mesures de compensation. C’était le gage offert par le gouvernement pour obtenir de la Commission européenne le feu vert aux modifications du PNRR et le versement de la 4e tranche des fonds. Salvini non plus ne souhaite pas renoncer à une bataille aussi populaire. Aussi, la ligue a-t-elle décidé de déverser les responsabilités sur Meloni, en la mettant devant ses contradictions. C’est-à-dire en pointant l’écart entre les promesses d’hier et la gestion politique d’aujourd’hui. Au Palais Chigi on sait très bien que les polémiques judiciaires autour de Delmastro ou de Crosetto n’occuperont qu’une petite p  art de la campagne électorale. A tout cela s’ajoutent les prévisions de l’OCDE qui revoir à la baisse la croissance de l’Italie (0,7% par rapport aux prévisions du gouvernement à 1,2%) et surtout le pouvoir d’achat des Italiens (-0,3%) alors que la moyenne dans la zone OCDE a augmenté de 5%. C’est là que se jouera le défi des élections européennes. » 

ENTRETIEN, La Stampa, de Matteo Piantedosi (Indépendant), ministre de l’Intérieur, “Il n’y aura jamais aucun [migrant] mineur dans les Centres de permanence pour les rapatriements ; le modèle que nous mettons en place avec l’Albanie peut être reproduit ailleurs ; sur les féminicides, nos agents sont préparés » : « Le droit international prévoit que les mineurs bénéficient d’un traitement différent, c’est un principe juste mais l’envolée des arrivées et le manque de structures ne permettent parfois pas de le respecter. Nous prévoyons donc qu’ils puissent être placés dans des structures qui ne leur sont pas strictement dédiées mais ce pour une période limitée et en tenant tout de même compte de leur âge. En revanche, ni le décret dit ‘’Cutro’’ ni aucune autre norme nationale ne prévoit la détention de mineurs en vue de leur expulsion ou toute autre forme de privations de leurs libertés. Certains juges, comme à Catane ou le Tribunal de Florence, estiment que le droit n’est pas respecté mais nous soutenons le contraire, ce sera à la Cour de Cassation de trancher et je suis très respectueux du pouvoir judiciaire. Je ne veux pas entrer dans la polémique actuelle autour de Crosetto et de l’opposition politique des juges. Le connaissant, il devait avoir une très bonne raison de dire ce qu’il a dit. Les questions politiques et les questions juridiques doivent restées bien distinctes, et tout le monde doit faire en sorte d’éviter la confrontation entre les deux sphères. Concernant la Tunisie, l’accord qui a été passé fonctionne : la police a empêché plus de 60 000 départs. Mais la situation est complexe. L’Italie est parvenue à imposer en Europe une approche plus globale sur l’immigration. Il faut travailler aussi sur la situation économique et sociale des pays de départ et de transit des migrants. Les accords doivent être élargis, avec l’Egypte, la Côte d’Ivoire et d’autres pays stratégiques. Le centre que nous voulons ouvrir en Albanie aura de multiples fonctions, d’abord avec le premier accueil des migrants clandestins (contrôles sanitaires, identification), puis avec la détention et la permanence (qui peut durer jusqu’à 18 mois d’après la réglementation européenne même si nous essaierons de faire moins). La zone concernée sera sous juridiction italienne, avec nos normes et nos personnels. Cela s’inscrit dans un projet d’ensemble qui se veut notamment dissuasif pour ceux qui voudraient partir. Beaucoup de pays témoignent d’un grand intérêt, comme par exemple l’Allemagne, et il n’est pas exclu que si le projet fonctionne, il puisse être reproduit ailleurs. Nous voulions qu’il soit mis en place d’ici le premier semestre 2024. Concernant les violences faites aux femmes, le féminicide n’est que le tragique point culminant de violences continues, la loi peut faire beaucoup mais pas tout. L’école fait déjà beaucoup en matière d’éducation. Les forces de police aussi sont impliquées, il existe au moins 300 ‘’salles roses’’ dans les commissariats et les agents sont préparés depuis des années mais la formation se poursuivra. Le projet de loi signé avec les ministres de la Famille et de la Justice prévoit de faciliter l’usage des bracelets électroniques. Nous promouvons également le projet des ‘’Salles de sport de de la Légalité’’ qui s’adresse aux jeunes et doit être déployé dans les zones les plus sensibles (Caivano, Naples, Palerme, Turin…). Sur le sentiment d’insécurité, j’ai le plus grand respect pour la perception des citoyens mais les chiffres disent le contraire. A Turin, où le maire se plaint du manque de moyens et d’agents pour assurer la sécurité de la ville, nous aurons recruter 248 agents supplémentaires d’ici la fin de l’année. Ce plan est inscrit dans la Loi de Finances et se poursuivra au cours des prochaines années dans toute l’Italie. » 

ARTICLE, Repubblica, E. Lauria : « L'avertissement de Draghi à l'Europe : "l’UE doit devenir un Etat " » : « Mario Draghi revient sur la scène et lance un avertissement, voire un véritable cri d'alarme afin de relancer l'institution qui lui est la plus chère : une Europe dont le modèle "s'est dissous". Il s’est exprimé à l'occasion de la présentation du dernier livre du journaliste Aldo Cazzullo sur la Rome antique. Au premier rang, il y avait entre autres Carlo Calenda et Lorenzo Guerini, mais aussi Ernesto Galli della Loggia et Gianpiero Mughini. Draghi évite habilement d’émettre tout jugement sur les sujets du débat politique intérieur – immigration, violence contre les femmes et patriarcat, Expo – pour se concentrer, dans la dernière partie de l'entretien, sur les questions relatives à l'UE. L'Europe, dit-il, "traverse un moment critique et nous espérons que les valeurs fondatrices qui nous ont rassemblés nous permettront de rester unis". Draghi ne cache pas ses inquiétudes et ses craintes : "Le modèle de croissance s'est dissous et nous devons en réinventer un nouveau, mais pour y parvenir nous devons devenir un État. Le marché européen est trop petit et se compose en fait de nombreux marchés distincts. C'est pourquoi, lorsqu'une entreprise naît et grandit, elle préfère s'installer aux États-Unis. Nous avons commis une erreur colossale à la fin des années 1990, en délibérant sur l'élargissement sans avoir changé les règles concernant la prise de décisions". Draghi décrit une Europe en difficulté car trop éloignée d’une entité politique unique : "Le marché est divisé : par exemple, pour les médicaments aux Etats-Unis, il n'y a qu'une seule agence, en Europe, il y en a 26’’. Sur le changement climatique, à la veille de la Cop28 à Dubaï, l'ancien Président affirme que "chaque pays a sa propre politique. La lutte n'avance pas au même rythme, mais l'urgence appartient à tout le monde". "En ce moment, il y a une paralysie de la prise de décision. Il faut penser à une véritable intégration politique". Sur la crise au Proche-Orient : "L'Europe devra faire quelque chose de plus, il ne suffit pas d'injecter beaucoup d'argent. Elle devra jouer un rôle, je ne pense pas à un rôle militaire parce que nous sommes faibles et peu crédibles, mais certainement un rôle humanitaire". Des déclarations qui ressemblent à un appel pour qu’une nouvelle Union puisse se constituer, tandis que certains déjà font des hypothèses sur un possible poste important pour Draghi au niveau européens après les élections. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

"Notre passeport ne doit pas être de la camelote !"

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Allemagne.

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"Réforme de la citoyenneté : notre passeport ne doit pas être de la camelote ! L'Allemagne a besoin de nouvelles élections !' (Personalausweis = carte d'identité)

Geert Wilders désire un gouvernement PVV-VVD-NSC-BBB.

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Pays-Bas. Geert Wilders désire un gouvernement réunissant son parti le PVV, les libéraux de droite du VVD, le Nouveau Contrat social (NSC) de Pieter Omtzigt et le parti des agriculteurs BBB.

Le nouvel éclaireur est le travailliste (PvdA) Ronald Plasterk.

L’ancien éclaireur Gom van Strien du PVV a déclaré qu’il n’avait pas mis au courant Geert Wilders de sa mise en cause par son précédent employeur.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/11/27/l-e...)

29/11/2023

Mi Hazánk appelle le gouvernement à protester contre l'accord sur la pandémie prévu par l'OMS.

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Hongrie. Le parti nationaliste Mi Hazánk appelle le gouvernement à protester contre l'accord sur la pandémie prévu par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), car, selon Mi Hazánk, celui-ci viole la souveraineté nationale et restreint la liberté humaine.

Saxe-Anhalt : l'AfD est donnée à 38 %.

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Allemagne. Saxe-Anhalt. L'AfD est donnée à 38 % en vue d'élections pour le Parlement de Saxe-Anhalt.

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CDU : démocrates-chrétiens 

AfD : nationalistes

Die Linke : post-communistes

SPD : sociaux-démocrates

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

FW : Électeurs libres

Andere : autres

Le nouveau gouvernement conservateur polonais a prêté serment.

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Pologne. Le nouveau gouvernement conservateur polonais a prêté serment :

https://visegradpost.com/fr/2023/11/29/le-nouveau-gouvern...

Brandebourg : les deux partis anti-immigration sont donnés ensemble à 38 %.

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Allemagne. Brandebourg. Les nationalistes de l'AfD sont donnés à 27 % et le nouveau parti de gauche anti-immigration BSW de Sahra Wagenknecht à 11 %.

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SPD : sociaux-démocrates

AfD : nationalistes

CDU : démocrates-chrétiens 

Grüne : écologistes

Die Linke : post-communistes

BVB/FW : Électeurs libres

FDP : libéraux

BSW : gauche anti-immigration de Sahra Wagenknecht

Andere : autres

"Salvini tente une remontée en Italie mais joue également son va-tout en Europe."

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Italie. Revue de presse. 

L’ouverture du marché italien de l’électricité et du gaz à tous les opérateurs et la fin des mesures de compensation, provoquant un débat au sein de la majorité, fait la Une : « Bagarre sur les factures » (La Repubblica), « Tensions sur le bouclier tarifaire, Salvini et le PD critiquent le choix de Meloni » (Corriere della Sera), « Ce qui changera pour environ 9 millions d'usagers » (Sole 24 Ore), « Des conditions tarifaires qui divisent » (Avvenire). Le Corriere titre en Une sur l'entretien du ministre de la Justice « Carlo Nordio (Frères d'Italie) : Il est juste de pouvoir évaluer les juges ». 

Les JT couvrent essentiellement le feu vert de la Commission Européenne pour le versement de la 4e tranche du PNRRl’ouverture du marché italien de l’électricité et du gaz à tous les opérateurs et la fin des mesures de compensation, les négociations en cours entre Israël et le Hamas pour la prolongation de la trêve et la désignation de Riyad comme ville-hôte de l’Expo 2030. 

ARTICLE, Sole 24 Ore, de L. Palmerini « La stratégie de Salvini pour remporter le derby à droite » : « Le schéma pour le prochain match électoral est un derby à droite. Salvini veut marquer sa différence entre lui et son alliée. Conscient des limites de Meloni, qui a la responsabilité de diriger un gouvernement, il voit son alliée se déplacer sur des positions de plus en plus modérées. La Ligue peut alors s’emparer de cette ‘’primauté’’ du discours anti-système qui était autrefois la prérogative de Fratelli d’Italia. On verra avec quelle habileté les deux dirigeants gèreront la communication, mais il est vrai aussi que beaucoup dépendra de la situation sociale et économique. Paradoxalement, pour s’assurer un succès, Salvini doit miser sur le mécontentement et sur les faux pas de l’exécutif. Difficile que cette stratégie puisse fonctionner car la Présidente du Conseil le prive d’espace et trouve de nouveaux ennemis : le marché, les agences de notations, auxquels s’ajoutent maintenant une partie de la magistrature soupçonnée comploter contre son gouvernement. Le coup d’envoi de ce derby commencera dimanche prochain à Florence où Salvini a invité le nouveau vainqueur des élections aux Pays-Bas, Wilders. Marine Le Pen ne sera pas présente, mais elle sera représentée par son adjoint Bardella. Pour l’AfD, il y aura Tino Chrupalla. La présence de Wilders n’est pas sûre à 100% mais l’annonce suffit à lancer un avertissement à Meloni : de quel côté se place-t-elle ? Et quand on lui fait remarquer le profil de ses invités, Salvini répond :‘’qui devrais-je inviter ? Macron ?’’. C’est une façon de placer Meloni dans une position difficile, puisqu’elle doit nécessairement dialoguer avec le dirigeant français tout comme avec Scholz. Ce derby représente en réalité un match crucial, en Italie comme à l’extérieur. Salvini tente une remontée en Italie mais joue également son va-tout en Europe. Car si cette opération ‘’droite contre extrême-droite’’ ne réussit pas, il finira sur les bancs de touche du terrain politique européen. Meloni a un intérêt inverse : obtenir une place à la table des décisions si à la fin elle choisit de soutenir une ‘’majorité Ursula’’ élargie. Une telle asymétrie entre Rome et Bruxelles pourrait avoir des conséquences lourdes. » 

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli « Si Renzi utilise le levier de la justice » : « Tout le monde sait que Matteo Renzi est considéré comme le paria de la gauche, car on ne lui pardonne pas ses erreurs du passé. Son retour dans une coalition qui s’est radicalisée dans l’intervalle apparait impossible. L’idée réformatrice qui alimente toujours le Labour anglais, qui se prépare à une victoire, ne semble pas avoir inspiré le PD, le M5S, Sinistra Italiana ou les Verts. On préfère la rhétorique qui galvanise les militants mais qui ne séduit pas un électorat plus large et réclamant des réponses claires et une vision pour la société de demain. Bâtir une opposition cohérente est difficile, il faut savoir saisir les points faibles de l’adversaire et le PD d’aujourd’hui ne semble pas posséder ce talent ou bien n’est pas intéressé. Revenons à Renzi : une opposition basée sur des remarques précises et sur des propositions alternatives peut être efficace même si cela est fait par un seul parlementaire sans troupes. Car il s’adresse à l’opinion publique, bien plus qu’aux parlementaires. L’accusation selon laquelle Renzi voudrait renforcer la coalition de droite pour ensuite monter à bord apparait injuste. Au contraire, il a l’ambition, peut-être velléitaire, de faire dérailler l’exécutif. Raison pour laquelle il a choisi le terrain de la justice, qui est également celui qu’a choisi Forza Italia. C’est aussi la raison de son soutien au ministre Nordio (Frères d'Italie) et à sa réforme libérale, actuellement enlisée au Palais Chigi sur un point crucial : la séparation des carrières.  Renzi parvient même à défendre le ministre Crosetto (Frères d'Italie) dans sa croisade contre les magistrats factieux. Il utilise la justice comme levier pour briser les certitudes d’un gouvernement qui a abandonné tout discours triomphaliste sur les réformes (à part celle sur l’élection directe du Président du Conseil) qui caractérisait l’exécutif Meloni à sa naissance. » 

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Carlo Nordio, ministre de la Justice, « Le test d’aptitudes psychiques n’a rien de scandaleux, mais la question est très délicate » : « Ce que racontent les articles de presse évoquant un Conseil des ministres tumultueux ce lundi est faux. C’est moi qui ai présenté les mesures sur la justice en Conseil des ministres et tout a été approuvé à l’unanimité, sans que personne n’intervienne. Quant à la réunion technique précédant le Conseil des ministres, je n’y étais pas, les ministres n’y participent pas. Je n’ai pas non plus bloqué la proposition des tests d’aptitudes psychologiques pour les magistrats, tout simplement parce qu’elle ne figurait pas parmi les mesures présentées. Le texte examiné a été longuement préparé par notre service législatif et moi-même. Ceci dit, ce test est déjà prévu depuis longtemps pour la police judiciaire, ce ne serait pas scandaleux qu’il soit étendu également aux magistrats et aux procureurs. Mais c’est un sujet très délicat, qui doit être discuté sereinement et en concertation avec le Conseil supérieur de la magistrature et l’ordre des avocats. Je soutiens mon collègue Guido Crosetto : il n’a jamais parlé de complot, il a exprimé la préoccupation de la politique face à certains comportements des magistrats. Ces tensions ne sont pas nouvelles. Dans le scandale dit ‘’Palamara’’ nous avons découvert des conversations de magistrats disant que Salvini était innocent mais qu’il fallait tout de même l’attaquer, c’est indigne. Malgré la vague de radiations à l’époque, les soupçons vis-à-vis de la magistrature demeurent. Nous sommes sensibles à la question de l’autonomie de la justice mais nous soutenons l’idée que les résultats des enquêtes lancées par les juges doivent être évalués. Il faut limiter les enquêtes longues et destructrices pour la vie des personnes concernées et qui n’aboutissent à rien. Autre fake news : le premier paquet de la réforme est en cours d’examen par le Sénat, Meloni ne bloque pas la réforme. Une autre réforme, celle qui portera sur la question des écoutes dans les enquêtes sur la mafia, sera présentée prochainement, et d’autres réformes sont en cours de préparation. La séparation des carrières est bien prévue dans notre programme et va de paire avec la procédure pénale accusatoire, mais suivra la réforme plus importante de la loi électorale. Il vaut mieux procéder de manière distincte pour les deux réformes, notamment pour un éventuel référendum, afin de ne pas créer la confusion. » 

ARTICLE, Sole 24 Ore, de L. Palmerini, « Mattarella : "L'Europe a besoin d'une souveraineté partagée » : « Lors de sa rencontre avec le président de la République tchèque, Petr Pavel, Mattarella a répété qu’”opposer souveraineté européenne et souveraineté nationale" est un faux dilemme, et il a mis sur la table le concept de la "souveraineté partagée", qui a même connu quelques tentatives réussies : Pnrr, plafonnement des prix du gaz, vaccins. En revanche, sur de nombreux dossiers, à commencer par celui des migrants, l'UE piétine et la cause, pour le chef de l'État, réside dans l'inefficacité du mécanisme de gouvernance actuel. L'Europe, dont on critique la faiblesse, est le résultat des choix politiques des chefs de gouvernement de l'UE qui hésitent encore à passer au vote à la majorité. Sur la réforme du pacte de stabilité, Mattarella n'a pas changé d'avis quant à la nécessité de "nous doter d'instruments communs de politique financière".  "L'UE doit parler d'une seule voix en matière de politique étrangère et de sécurité" a-t-il dit. Et s'il faut avant tout bannir la règle de l'unanimité, il faut aussi "renforcer le Parlement européen, qui doit être l'expression authentique de la souveraineté des citoyens, une institution réellement représentative des Européens". La vision européiste de Mattarella, faite de changement et d’évolution, est ressortie des réflexions échangées avec le président de la République tchèque. Avec Pavel, ancien chef d'état-major de l'armée de la République tchèque et ancien président du comité militaire de l'OTAN, la guerre déclenchée par Poutine a été naturellement évoquée et le chef de l'Etat a réitéré sa "pleine solidarité avec Zelensky et le peuple ukrainien" ce qui, cependant, "n'exclut pas la recherche de la paix dont les conditions doivent évidemment être partagées par Kiev". Au-delà du conflit, le processus d'élargissement de l'UE à l'Ukraine, à la Moldavie et à la Géorgie, "que l'Italie voit d'un bon œil", M. Mattarella a dit souhaiter que "les Balkans occidentaux, qui ont fait de grands efforts pour adhérer à l'UE et dont les aspirations ne doivent pas être déçues, ne soient pas relégués au second plan". »

ARTICLE, Repubblica, G. Di Feo : « Niger, la junte demande aux militaires italiens de rester. Et maintenant une opportunité se présente de pouvoir jouer un nouveau rôle en Afrique » : « Si le gouvernement Meloni à l’intention de rendre concret le ‘Plan Mattei’ qu'il a si souvent brandi, il a devant lui une opportunité unique au Niger : une piste tracée dans le sable rouge du désert, encore incertaine et pleine d'inconnues, qui pourrait cependant redonner à l’Italie un rôle de premier plan en Afrique. Le Niger est le pilier dont dépend la stabilité de tout le Sahel : s'il s'effondre, il deviendra impossible de contrôler les flux migratoires, de contrer l'insurrection djihadiste et d'arrêter l'avancée des mercenaires de Poutine. Ce pilier a été mis à mal par le coup d'État qui a pris le pouvoir le 26 juillet dernier en arrêtant le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum. En effet, les généraux ont expulsé le contingent français, qui achèvera son retrait dans quelques jours, et les milices islamistes en profitent pour multiplier les attaques. A Niamey, en revanche, est resté le contingent des forces armées italiennes, qui a cessé toute activité depuis le coup d'Etat et dont l’effectif a été réduit à 250 hommes. Ces dernières années, il a assuré la formation de milliers de soldats et de gendarmes nigériens. La junte des généraux a fait savoir à Rome qu'elle considérait cette présence comme importante et que la reprise de la formation, éventuellement à plus grande échelle, serait la bienvenue. Il y a trois semaines, l'attaché militaire, le colonel Franco Merlino, s'est vu décerner une médaille par le président putschiste Tchiani en "reconnaissance des efforts qui ont permis la coopération". De manière discrète, les Etats-Unis poussent aussi l'Italie à jouer un nouveau rôle au Niger. "Nous voulons nous assurer que la sécurité du Sahel soit protégée", déclarait il y a quelques jours Judd Devermont, le responsable de la zone du Conseil national de sécurité. Ce pragmatisme s'explique par une prise de conscience de la menace djihadiste, qui "se rapproche des frontières des pays côtiers, si elle ne les a pas déjà franchies". Ainsi, une opportunité s'offre à l'Italie dans cette crise. Une opportunité qui nécessite un engagement diplomatique, économique et militaire sérieux, mais qui offrirait la perspective de protéger les intérêts nationaux et de contribuer à éviter une catastrophe humanitaire. Les prémisses sont là : les généraux de Niamey ont apprécié la position de dialogue du gouvernement Meloni, et en particulier des ministres Tajani et Crosetto, qui se sont opposés l'été dernier aux actions de force inspirées par Paris. Mais toute avancée dépendra de la capacité de la Farnesina à obtenir des putschistes une feuille de route crédible vers des élections et la libération du président Bazoum. La deuxième pierre angulaire est la construction d'un consensus européen pour assumer le rôle de leader d'un plan européen de relance des programmes de développement pour la population et d'assistance à l'armée. Il n'est pas exclu qu'un consensus parlementaire transversal aux forces politiques puisse également être trouvé sur le Sahel. Le président PD du Copasir, Lorenzo Guerini, a abordé la question : "Nous sommes là et nous devons y rester : le Niger est une plaque tournante stratégique et le quitter serait une erreur, d'autant plus qu'on ne nous le demande pas". Il reste un obstacle de taille : la France. Le retrait du Niger a marqué la fin d'une ère d'activisme au Sahel et l’opposition aux putschistes semble irrémédiable. Mais Paris reçoit, par les mines du Niger, un tiers de l'uranium destiné à ses centrales nucléaires : peut-elle courir le risque que ces approvisionnements soient compromis par Daech ou par les mercenaires de Moscou ? Il s’agit d’une autre inconnue qui pourrait jouer en faveur de l'Italie. À’ condition que le gouvernement Meloni soit réellement intéressé par un "plan Mattei" pour l'Afrique. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Entretien de Lionel Baland avec le député européen de la Ligue Paolo Borchia.

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Italie. Entretien avec le député européen de la Ligue Paolo Borchia :

https://www.breizh-info.com/2023/11/29/227282/italie-paol...

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Paolo Borchia

28/11/2023

Les Démocrates suédois mettent sur la table le Swexit.

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Suède. Le député européen des Démocrates suédois Charlie Weimers, désigné principal candidat du parti pour les élections européennes, a déclaré qu’il exigerait la « sortie immédiate » de la Suède de l’Union européenne si les fédéralistes allaient trop loin :

https://www.euractiv.fr/section/elections/news/un-eurodep...

Zuhal Demir de la N-VA n'exclut pas une coaltion avec le Vlaams Belang.

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Belgique. Flandre. Zuhal Demir du parti nationaliste flamand N-VA préfère voir, à l’issue des élections régionales de juin 2024, la Flandre être gouvernée par une coalition regroupant son parti et le parti nationaliste flamand Vlaams Belang, plutôt que par une coalition de 4 partis.

Italie : les patriotes donnés à plus de 40 %.

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Italie. Frères d'Italie de Giorgia Meloni est donné à 30,1 %, la Ligue de Matteo Salvini à 9,6 % et Italexit à 1,8 %.

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Le centre droit est donné à 47,7 % :

Frères d'Italie : patriotes

Ligue : patriotes

Forza Italia : conservateurs

Noi Moderati : centristes

Le centre gauche est donné à 24,7 % :

Parti démocrate : centre gauche

Verdi / Sinistra : gauche

+ Europa : libéraux

Autres :

M5S : anti-système

Azione : libéraux

Italia Viva : libéraux

Italexit per l'Italia : patriotes

Un autre parti :

Damien Rieu et Lionel Baland sur Radio Courtoisie : la révolte des Européens.

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Pays-Bas. La révolte des Européens :

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"Magistrats, voici la nouvelle note d’évaluation."

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Italie. Revue de presse. 

La réforme de la justice, sur fond de polémiques soulevées par les récentes déclarations du ministre de la Défense (Frères d'Italie) évoquant l’existence d’un courant de magistrats voulant nuire au gouvernement Meloni, est citée en Une : « Le gouvernement adopte les « bulletins de notes » pour les magistrats » (Corriere della Sera), « La tentative du gouvernement d’imposer des tests psychologiques aux juges échoue » (La Repubblica), « Magistrats, voici la nouvelle note d’évaluation » (Sole 24 Ore), « Juges, l’étau se resserre sur les non titulaires » (Messaggero). 

PREMIER PLAN, La Repubblica, de T. Ciriaco, « Le coup d’éclat de Mantovano (Indépendant, autrefois Alliance nationale) et la réunion très tendue ; Nordio (Forza Italia) dit stop : ‘nous risquons de déclencher une guerre avec le pouvoir judiciaire’’ » : « Au cours de la réunion technique qui précède traditionnellement le Conseil des ministres, le responsable législatif du ministère de la Justice détaillait le contenu des décrets d’application de la réforme Cartabia sur la justice, lorsqu’il a été interrompu par Alfredo Mantovano. Le secrétaire à la Présidence du Conseil, qui est également juge, a suggéré un ‘’mécanisme pour le contrôle des magistrats’’, une proposition inattendue qui a laissé place à un silence gêné. Mais le bras droit de Giorgia Meloni ne se démonte pas et d’après plusieurs sources de l’exécutif il aurait dit : ‘’pourquoi ne pas imaginer l’introduction d’un test d’aptitudes psychotechniques pour les nouveaux magistrats ?’’. Le responsable du ministère de la Justice tente immédiatement de freiner son collègue : ‘’non, ce ne serait pas possible, pas sans une consultation préalable avec les magistrats, avec les organisations de représentants’’. On comprend en tous cas que quelque chose de profond dans les rapports entre le gouvernement et la justice est en train de se jouer et que cela fait suite, personne ne le nie, aux propos de Guido Crosetto (Frères d'Italie) dans la presse. Un autre responsable du ministère appuie d’ailleurs la proposition de Mantovano soulignant que ce type de tests existe déjà pour d’autres branches de la fonction publique et surtout pour le recrutement des forces de police, mais la discussion s’arrête là. Si ce n’est que, lors du Conseil des ministres, Antonio Tajani (Forza Italia), vice-président du Conseil et coordinateur de Forza Italia, prend la parole pour déconseiller l’introduction de ces tests d’aptitude, en tous cas par le biais des décrets en cours de discussion, pour ne pas faire de passage en force. En réalité, tout donne l’impression d’une impulsion de Fratelli d’Italia et de la Présidence du Conseil – et donc de Giorgia Meloni – pour amener le gouvernement à une confrontation directe avec la magistrature. Personne ne sait encore vraiment pourquoi. Crosetto comme Meloni tentent d’une part de modérer leurs propos et disent vouloir éviter la confrontation mais on perçoit bien l’atmosphère de suspicion derrière les discours officiels. Meloni critique l’Association nationale des magistrats et répète la théorie selon laquelle ‘’une frange politisée de la magistrature prend ouvertement position contre tout gouvernement qui ne serait pas de gauche’’. Le ministre Guido Crosetto a été appelé par le PD devant la commission anti-mafia, mais la date n’est pas encore connue. Le bras-de-fer est encore en cours et la Présidence du Conseil ne semble pas avoir l’intention d’y mettre fin. » 

COULISSES, Corriere della Sera, de M. Guerzoni, « La crainte des alliés : de nouvelles enquêtes visant à affaiblir le gouvernement » : « L’écho retentissant des propos du ministre de la Défense ne s’atténue pas, malgré les tentatives d’apaisement de ce dernier. Les groupes parlementaires et même la Présidence du Conseil craignent un ‘’assaut judiciaire’’ de la magistrature contre le gouvernement comme au temps de Berlusconi. Personne ne sait précisément qui au sein de Fratelli d’Italia a fini dans le viseur de la magistrature mais la sensation que tous partagent, y compris la Ligue et Forza Italia, est que quelque chose de grave se prépare, avec pour objectif d’entraver la coalition menée par Giorgia Meloni dans la course vers les européennes. La Présidente du Conseil était au courant de ce passage final contre les juges dans l’entretien de Crosetto et partage la conviction de son ministre qu’une ‘’partie de la magistrature est en train de se déporter à gauche’’. La Ligue s’en prend aux magistrats comme une ‘’caste d’intouchables’’ et prédit des ‘’enquêtes comme des bombes à retardement’’. La majorité s’agite, au Parlement les députés s’alarment, convaincus que si le ministre a tenu ces propos ce n’était pas par hasard. Pour Tommasi Foti, chef de groupe de Frères d'Italie au Parlement, Crosetto a identifié un péril clair pour le gouvernement, ‘’s’il s’est exprimé ainsi c’est qu’il doit effectivement y avoir quelque chose’’, de sérieux, de nouveau. Peut-être quelque chose qui le concerne personnellement. Mais le ministre, contacté directement, répond qu’il ne crain aucune enquête à venir, ni contre lui ni contre quelque ténor de la majorité. Il confirme toutefois que ‘’certains magistrats expriment explicitement et même publiquement leur volonté d’entraver l’action du gouvernement avec les moyens à leur disposition“. Les ministres discuteraient afin de comprendre où se cacherait le danger exactement. Les noms de Daniela Santanchè, ministre du Tourisme inquiétée pour conflit d’intérêt, ou encore d’Andrea Delmastro, secrétaire d’Etat à la Justice, reviennent souvent. Tous attendent que Crosetto révèle ce qu’il sait. » 

ENTRETIEN, Sole 24 Ore, de Francesco Lollobrigida (Frères d'Italie), ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire « Avec la révision du PNRR, nous multiplions par deux les fonds pour l’agriculture » : « Nous nous sommes concentrés sur des mesures et des investissements qui se sont révélés intéressants pour les entrepreneurs. La technologie agrivoltaïque réduit non seulement la pollution mais produit aussi de l'énergie à partir de sources renouvelables, ce sont donc des investissements qui offrent des réponses plus positives. Nous avons proposé des changements au PNRR parce que nous estimons qu'il y a eu un manque de discussion avec les partenaires sociaux et le Parlement. Il est peut-être juste qu'un gouvernement comme le nôtre ait pris la responsabilité de demander que cette approche soit modifiée. En ce qui concerne le photovoltaïque, nous avons convaincu la Commission de remplacer le concept d'autoconsommation des entreprises par le concept plus large de "communautés énergétiques". Une approche qui a été accueillie avec enthousiasme à Bruxelles. Le fait est que beaucoup de choses ont changé depuis le lancement du plan de relance. Après le début du conflit en Ukraine, le besoin d'autosuffisance énergétique face à l'explosion des prix du gaz est devenu pressant. Cela a également modifié l'attitude de la Commission. Grâce au travail du gouvernement, nous avons montré à Bruxelles que l'Italie est capable de dépenser, et bien, les ressources allouées, comme le démontre l'avis préalable sur agrivoltaïque. C'est grâce à ce travail d'équipe que nous avons proposé au Conseil AgriFish la reconnaissance de la profession d’agriculteur en tant que bio-régulateur et la défense de son rôle dans la protection des territoires et de l'environnement. Une nouvelle approche qui est également partagée par d'autres pays comme la France et avec laquelle nous proposons à Bruxelles d'augmenter les ressources de la Politique Agricole Commune afin d'inverser la tendance à la réduction des exploitations agricoles qui ont diminué – en quelques années seulement – de 35% en Italie (avec des pointes de 40% dans le Sud et dans le secteur de la pêche) et de 28% dans l'UE. Après le feu vert de Bruxelles, la dotation pour le secteur agricole passe de 3,68 à 6,53 milliards d’euros. » 

ARTICLE, Repubblica, G. Colombo, L. Pagni : « Marché libre de l'électricité et du gaz, pas de retour en arrière » : « C'est le ministre de l'Environnement Gilberto Pichetto Frattin (Forza Italia) qui porte le décret sur l'énergie sur la table du Conseil des ministres. Mais la ligne est dictée par Giorgia Meloni et le fidèle ministre Fitto (Frères d'Italie). Quand la réunion au Palais Chigi commence, la fin du marché protégé de l'énergie est déjà décidée. Le report de la double échéance – 10 janvier 2024 pour le gaz, 1er avril pour l'électricité - n'est pas prévu. Après quatre reports, la libéralisation des factures d'électricité et de gaz est maintenant proche. Concrètement, cela signifie que quelque 9,5 millions de ménages et de travailleurs indépendants devront signer un nouveau contrat pour le gaz naturel et l'électricité d'ici juin prochain. Ainsi, la droite au gouvernement s’aligne avec les choix de Draghi sur la transition définitive vers le marché libre. C'est un autre signal adressé à Bruxelles, après une loi de finances prudente et les réformes, précisément sur la concurrence, qu'il a été décidé d'élargir afin d'obtenir le feu vert de l'UE pour la révision du PNRR. Et c'est précisément pour respecter un engagement pris dans le cadre du Plan national de relance et de résilience que la Présidente du Conseil et le ministre pour le PNRR ont décidé de forcer la main, en faisant plier la résistance du ministère de l'Environnement, qui demandait un report, entre six mois et un an, de la libéralisation. Les représentants du PD sont furieux lorsque la nouvelle de la non-prolongation du marché protégé sort dans des dépêches d’agences de presse. La secrétaire du parti, Elly Schlein, a immédiatement convoqué une conférence de presse, prévue pour ce matin. Le Mouvement 5 étoiles et les associations de consommateurs protestent également. Dans le décret, il est également prévu de considérer les terminaux gaziers de Porto Empedocle et de Gioia Tauro comme "d'utilité publique, non-délocalisables et urgents". On reparle aussi d'énergie nucléaire. Les communes qui ne sont pas incluses dans les zones appropriées pourront se proposer pour accueillir le dépôt de déchets attendu en Italie depuis plus de 40 ans, depuis le premier référendum qui a mis fin à l'industrie de l'énergie atomique. » 

ARTICLE, La Repubblica, de D. Longhin, « Accord avec l’Arabie Saoudite pour la recherche de terres rares en Afrique » : « L’Italie et l’Arabie Saoudite pourraient bien unir leurs forces pour orienter vers l’Afrique la recherche des matières premières rares ou récupérer les ressources existantes et qui ne seraient pas encore aux mains de sociétés chinoises ou russes. Ensemble, le tandem italo-saoudien pourrait démultiplier ses capacités financières et technologiques dans un secteur fondamental, la conquête des terres rares et de tous les éléments nécessaires aux nouvelles technologies (cobalt, cuivre, lithium en particulier). Dans le cadre de son tour de la péninsule arabique, le ministre italien des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso (Frères d'Italie), a notamment rencontré le président de la Commission royale Jubail et Yanbu, Khalid Al Saalem, et discuté d’un possible accord. Un pas supplémentaire, après le forum italo-saoudien de septembre sur les investissements en Italie qui s’était déroulé à Milan. L’Italie s’apprête à approuver un fonds souverain d’un milliard, ouvert au secteur privé, et jetant les bases d’une coopération plus étroite entre les deux pays dans le secteur minier et du traitement des matériaux rares en Afrique, en Italie et en Arabie Saoudite. Avec pour objectif notamment de briser le duopole de la Russie et de la Chine. Cet accord ‘’favoriserait et accélèrerait l’autonomie stratégique dans le secteur des matières premières critiques, à travers des partenariats et des investissements conjoints, surtout pour l’extraction des ressources, dans nos propres pays ou dans des zones tierces, comme sur le continent africain, dans l’esprit du Plan Mattei que notre gouvernement est en train de développer’’ a expliqué Urso aux côtés de Saalem. Le ministre italien s’est également entretenu avec le président du fonds souverain saoudien sur la recherche de matières premières et les investissements en Italie. Le fonds s’intéresse au Made in Italy et l’un de ses derniers investissements a été fait dans la société de yachts Azimut-Benetti. Mais le ministre s’est aussi précédemment rendu à Doha, où un autre forum sera organisé en mai 2024 avec le Qatar, là encore afin de consolider les relations entre les entreprises des deux pays et plus généralement avec celles de la Péninsule arabique dans des secteurs tels que l’énergie, les véhicules électriques, la pétrochimie, l’immobilier, le luxe et le sport. » 

ARTICLE, Avvenire, D. Fassini « Lampedusa, des arrivées record et l’adoption du décret sur les mineurs non accompagnés » : « Après quelques jours de répit, en raison du mauvais temps, hier matin les patrouilleurs de la Garde côtière, de la brigade des finances et du dispositif suédois de Frontex ont secouru un navire avec à bord 573 personnes, provenant tous de Libye. Un autre flux record a été intercepté deux heures plus tard, un bateau avec à bord 259 personnes. Les migrants, partis depuis la Libye, sont de nationalité bangladaise, soudanaise, syrienne, indienne, égyptienne et pakistanaise. Ils affirment avoir versé entre 4 et 6 000 dollars aux passeurs. Entretemps, à Rome, la Chambre a adopté par vote de confiance le décret sur les migrants, appelé « Cutro 2 », qui représente le troisième décret de ce gouvernement sur le phénomène. Le texte prévoit de prolonger de 30 à 45 jours le délai maximum de séjour des mineurs âgés de plus de 16 ans dans les structures de premier accueil et, en cas de flux migratoire intense, les centres pourront accueillir jusqu’à 50% en plus de personnes par rapport au maximum de la jauge normale. Le décret passera ensuite au Sénat. Les oppositions critiquent toujours l’approche du gouvernement ‘’cet exécutif aborde une question complexe avec des décrets d’urgence qui parlent exclusivement au ventre des personnes, avec une approche idéologique par l’exploitation de la peur’’, souligne C. Auriemma du Mouvement 5 Etoiles. ‘’Nous savons bien qu’il y a la nécessité de main d’œuvre dans certains secteurs productifs mais nous ne pouvons pas permettre que des passeurs gèrent les nécessités du peuple italien et qu’ils le fassent avec votre soutien’’, a répondu F. Mura, député de Fratelli d’Italia. » 

EDITORIAL, Corriere della Sera, F. Giavazzi « L’Europe qui regarde vers le futur » : « Si quelqu’un avait un doute qu’un pays puisse utiliser la dette commune pour payer les insuffisances qui lui sont propres, il est clair que personne n’accepterait d’en assurer la charge. Les fonds du projet Next Generation EU servent justement à cela : ils sont en effet limités à des interventions spécifiques : l’environnement, le numérique, les écoles, les hôpitaux, le transport sur rail et en tout cas pour financer des investissements et jamais des dépenses courantes. Il est encourageant que la Cour constitutionnelle allemande en adoptant il y a quelques années le Next generation EU, ait accepté cet argument. Ce sera l’Europe du futur : des projets avec des bénéfices communs et financés par de la dette commune. Après l’environnement et la reconstruction de l‘Ukraine, ce sera le tour de la défense, de l’accueil et de l’intégration des migrants et, comme cela s’est déjà passé avec le programme SURE, le financement d’une assurance européenne contre le chômage. La capacité de savoir représenter de manière coopérative et non conflictuelle permet à l’Union de faire des pas en avant utiles à chaque pays membre. Le travail entre le gouvernement italien et la Commission, qui a duré environ un an, et qui a permis l’accord sur une révision du PNRR et au versement de la 4e tranche du plan, en est un exemple. » 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

27/11/2023

Le Premier ministre suédois dénonce les propos du dirigeant des Démocrates suédois.

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Suède. Le Premier ministre suédois du gouvernement de centre droit dénonce les propos du dirigeant du parti patriote les Démocrates suédois Jimmie Akesson qui a déclaré : « « Nous devons commencer à confisquer et à démolir les mosquées où se propage une propagande antidémocratique, anti-suédoise, homophobe, antisémite ou une désinformation générale. »

[Les Démocrates suédois soutiennent de l’extérieur le gouvernement de centre droit.]

L'AfD monte encore !

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Allemagne. Le parti patriotique AfD est donné à 23,5 % et le parti de gauche anti-immigration BSW à 6 %.

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SPD : sociaux-démocrates

CDU : démocrates-chrétiens / CSU : sociaux-chrétiens

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

AfD : patriotes

Die Linke : post-communistes

BSW : gauche anti-immigration de Sahra Wagenknecht

Andere : autres

Markus Söder désire que des élections législatives anticipées soient organisées.

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Allemagne. Le président de la CSU (Bavière) Markus Söder désire que des élections législatives anticipées soient organisées le 9 juin 2023, en même temps que les élections européennes. Les élections législatives doivent avoir lieu à l’automne 2025.

L'éclaireur PVV démissionne à la suite d'attaques de presse.

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Pays-Bas. Gom van Strien du PVV a démissionné de sa fonction d’éclaireur. Il a expliqué que des « troubles ont surgi » autour de lui à la suite d'informations faisant état de fraudes signalées par son précédent employeur : « Ce week-end, des articles sont parus dans les médias sur mon travail passé, dans lequel mon intégrité est mise en question. » 

Il nie les accusations portant sur le transfert d'actions vers une société au sein de laquelle des personnes proches de lui seraient actionnaires.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2023/11/24/le-...)

L'AfD est donnée à 23 % et le BSW à 8 %.

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Allemagne. Le parti patriotique AfD est donné à 23 % et le parti de gauche anti-immigration BSW à 8 %.

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SPD : sociaux-démocrates

CDU : démocrates-chrétiens

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

AfD : patriotes

CSU : sociaux-chrétiens

Die Linke : post-communistes

Freie Wähler : Électeurs libres

BSW : gauche anti-immigration de Sahra Wagenknecht

Andere : autres

André Ventura : "Nous sommes un des pays d'Europe qui traite le plus mal les retraités."

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Portugal. Le président du parti politique patriotique Chega, André Ventura, estime que de nombreuses personnes âgées vivent dans une pauvreté extrême, devant choisir entre se nourrir ou se soigner. Il ajoute : « Nous sommes un des pays d'Europe qui traite le plus mal les retraités, mais qui dépense le plus pour le système politico-administratif. Cela doit changer ! »

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"L’accord avec la Tunisie fonctionne, 60.000 départs ont été empêchés."

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Italie. Revue de presse.

La polémique soulevée par le ministre de la Défense Guido Crosetto (Frères d’Italie) évoquant l’existence d’un courant de magistrats voulant nuire au gouvernement Meloni est citée en Une : « Accusations contre la magistrature : c’est la polémique » (Corriere della Sera), « L’association nationale de la magistrature et les oppositions critiquent les propos de Crosetto » (La Repubblica), « Les juges anti-gouvernement deviennent un sujet » (Messaggero), « Crosetto évoque des complots et suscite la polémique avec la magistrature » (Domani), « De quoi le ministre Crosetto  a-t-il peur? » (Fatto Quotidiano).

ARTICLE, La Repubblica, « La communauté juive : "Extradez les terroristes de l'attentat de la synagogue". L'appel au gouvernement après l'inclusion dans le registre des suspects de quatre Palestiniens pour l'attentat de 1982. 

COMMENTAIRE, La Repubblica, C. Galli « Un complot désolant » : « Après les accusations du ministre Crosetto contre une partie de la magistrature, Il y a toute une série de questions et d’émotions qui se bousculent dans l’esprit de ceux qui croient que nous vivons dans une démocratie. On pourrait se demander les motivations, le timing et si quelqu’un au sein du gouvernement a décidé de déclarer la guerre à la magistrature pour commencer – voire continuer – un démantèlement de l’équilibre des pouvoirs. S’agit-il au contraire d’une défense préventive face à une attaque contre le gouvernement préparée par un noyau de magistrats politisés, décidés à s’en prendre à un système de pouvoir que les oppositions ne parviennent pas à briser ? Cette intimidation de la part d’un ministre – épaulé jusque-là par tout le gouvernemen t– ouvre un nouveau front. Crosetto le fait-il car il se croit intouchable ou bien car il est inquiet de l’ouverture imminente d’une enquête qui viserait un membre du gouvernement ? Ou bien, s’agit-il d’un « faux objectif » car la vraie cible n’est pas atteignable ? Enfin, le gouvernement est-il victime ou joue-t-il les victimes ? Il est légitime aussi de se poser la question de comment pourrait réagir le Chef de l’Etat, qui est aussi président du Conseil Supérieur de la Magistrature. Car, même si l’affaire devait être démontée ou minimisée par le ministre, une telle légèreté ne serait pas acceptable de la part d’une personnalité politique au long cours comme lui, non extrémiste (même s’il est le co-fondateur de Fratelli d’Italia). Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une affaire déplorable. Le conflit entre la droite et la magistrature semble être une composante structurelle qui continue même après la disparition de Silvio Berlusconi. Si quelqu’un se réjouit d’un faux pas du gouvernement, il faudra aussi qu’il s’inquiète du fait que la démocratie républicaine est en train de perdre l’une de ses qualités essentielles : la transparence et la rigueur des mœurs institutionnels. Une clarification de l’affaire s’impose. »  

ARTICLE, Corriere, V. Picolillo, « Des "notes" attribuées aux juges et aux procureurs - Nordio portera le dossier (contesté par les magistrats) en Conseil des ministres » : « Comme il l'avait annoncé, le ministre de la Justice, Carlo Nordio (Frères d’Italie), est prêt à présenter en Conseil des ministres la réforme du "dossier des magistrats" tant contestée par ces derniers. Une évaluation du travail des juges et des procureurs, que le Conseil Supérieur de la Magistrature devra suivre pour leur avancement de carrière. Il s'agit du décret législatif sur le système judiciaire, prévu par la réforme Cartabia. Les "bulletins de notes" des magistrats ne contiendraient pas seulement les jugements des chefs de bureaux judiciaires et les statistiques, mais aussi le résultat des demandes ou des mesures prises à différents stades du procès. C'est l'un des points les plus contestés par l'ANM, car il pourrait pousser les magistrats à rechercher un résultat facile plus que la vérité. Le texte prévoit des jugements tous les quatre ans en fonction des performances : excellentes, bonnes, insuffisantes, négatives. Dans ce dernier cas, le magistrat sera réévalué au bout d'un an. Pour les insuffisances, les sanctions vont de l'obligation de suivre "un stage de formation professionnelle" (comme pour les points du permis de conduire), à l'affectation du magistrat "à une fonction différente" dans le même bureau, en passant par l'exclusion des postes de direction "jusqu'à la prochaine évaluation". Et dans l'attente de la prochaine évaluation, après deux ans, la perte du "droit à l'augmentation périodique du traitement". Le magistrat qui recevra une nouvelle évaluation négative sera "libéré de ses fonctions". Le décret législatif marque le retour du ministre Nordio à son image de garant qui est restée, selon ses détracteurs, quelque peu ternie par les mesures récentes telles que le décret sécurité. » 

ENTRETIEN, La Stampa, d’Adolfo Urso (Frères d’Italie), ministre des Entreprises et du Made in Italy, « L’industrie du futur passe par [le domaine spatial], l’homme doit retourner sur la lune. » 

ENTRETIEN, Quotidiano Nazionale, Antonio Tajani, vice-président du Conseil, coordinateur de Forza Italia et ministre des Affaires étrangères, « L’objectif est d’accélérer sur toutes nos réformes » : « A mon sens, les trois réformes de la justice, de la loi électorale et de l’autonomie différenciée des régions vont de pair. La réforme de la justice, qui ne porte pas seulement sur la séparation des carrières mais qui est aussi une réforme de la justice civile, est vraiment urgente, ne serait-ce que pour le coût des procédures qui s’éternisent (et représentent un manque à gagner de 2 à 3% du PIB). Une justice juste et rapide permet en outre d’attirer des investissements. Nous devons accélérer, c’est le sens des propos de Crosetto, et dissiper tous les doutes et soupçons. Pour notre part, nous travaillons pour un centre-droit pro-européen avec une coalition des libéraux, des conservateurs et des populaires, mais les alliances européennes ne font pas partie du programme du gouvernement et les partis du gouvernement Meloni n’appartiennent pas aux mêmes familles. En Italie, nous travaillons bien avec la Ligue mais nous n’envisageons pas de faire de même en Europe avec des partis comme celui de Geert Wilders ou Marine Le Pen car les distances sont trop grandes. Pour compter en Europe, l’Italie a besoin du PPE et donc que Forza Italia soit fort. Les récents sondages confirment notre montée dans les intentions de vote. Nous rassemblons et les adhésions augmentent dans toute l’Italie, dans tous les secteurs, la société civile contribue aux programmes et aux nouvelles idées, alimentant le débat pour l’avenir de l’Italie. L’objectif est de convaincre les abstentionnistes et d’élargir vers le centre l’aire du centre-droit. Sur la Loi de Finances, nous voulons défendre le droit au logement et maintenir les aides sur l’achat du premier logement, travailler sur les retraites des médecins et infirmiers et de certaines catégories de fonctionnaires, réduire la pression fiscale, soutenir le secteur de l’édition. Concernant le Pacte de stabilité nous estimons que certaines dépenses liées à des décisions européennes, comme sur la transition écologique et la guerre en Ukraine, que nous approuvons, devraient être exclues du calcul. Nous aurons l’occasion d’en discuter et d’autres pays sont avec nous, comme la France, car le Pacte ne doit pas porter seulement sur la stabilité mais aussi sur la croissance. » 

SONDAGES, La Stampa, d’A. Ghisleri, « L’Italie qui ignore les féminicides, pour 1 personne sur 4 l’urgence n’existe pas » : « Pour 35,8% des Italiens les féminicides sont un problème lié à la dégradation de la société et de ses valeurs, et ce notamment pour 40% des hommes et même 43,6% des hommes âgés de 45 à 64 ans. En revanche, pour 30,2% des interrogés, il s’agit d’un phénomène culturel et étroitement lié au contexte familial. Un jeune homme sur deux (18-24 ans) partage cette idée.  Pour 22,3% des femmes et 25,6% des 18-24 ans, le problème est aussi qu’il n’est pas certain que les coupables soient punis et que souvent les condamnations sont trop légères ou faciles à contourner. 81% des femmes estiment que les féminicides sont une véritable urgence alors qu’un homme sur quatre y voit « simplement » un sujet sur lequel on insiste beaucoup. Une résistance à reconnaître le problème que l’on retrouve également chez les jeunes (32,9%). La condamnation des féminicides est la plus forte en Sicile selon ce sondage (84%), où l’on appelle tout particulièrement à éduquer la société et inculquer le respect et la non-violence. Suite aux violences subies puis au meurtre de la jeune Giulia Cecchettin, 1 femme sur 4 explique la vague d’émotion qui a touché le pays tout entier par le fait que l’on ne trouve pas de solution efficace pour faire face à ce phénomène. Si ces crimes relèvent de la responsabilité individuelle de ceux qui le commettent pour 46,7% des interrogés, 40,2% des femmes (contre 22% des hommes) est convaincu que la culture sexiste et patriarcale construite durant des siècles d’histoire est à la base de tels actes. Du reste, la moitié de la population (49,1%) est convaincue que la jalousie vis-à-vis de son partenaire est une preuve d’amour, et c’est plus particulièrement l’avis de 60% des hommes interrogés et de 73,1% des 18-24 ans. Les femmes ont la capacité de se rassembler et de dénoncer ces violences de toutes leurs forces comme on l’a vu ces derniers jours mais la fréquence de ces homicides continue à nous faire nous sentir impuissantes. » 

ARTICLE, Repubblica Roma, L. D’Albergo : « Compte à rebours pour l’expo. Gualtieri va seul à Paris et Riyad prépare la fête » : « Derniers appels téléphoniques pour faire le point sur le défi lancé par Rome à Riyad en Arabie Saoudite et à Busan en Corée, puis le départ. Sachant que demain, les routes des protagonistes de l'Expo 2030 ne mèneront pas toutes à Paris. En France, invité par le Bureau international des Expositions, il y aura le maire Roberto Gualtieri. Seul. Giorgia Meloni restera à Rome. La Présidente du Conseil rencontrera Francesco Rocca, gouverneur du Latium de Fratelli d'Italia, cet après-midi. Puis au Bie, sauf changement de dernière minute, sera envoyée la secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de Forza Italia, Maria Tripodi. Victime de l'isolement généré par le désengagement de la droite et du risque d'être désignée comme seul responsable de l'échec en cas de défaite, la commune de Rome fait profil bas. Mieux vaut - pour l'instant - se concentrer sur le vote : il y a 182 voix disponibles, mais il est impossible de faire des pronostics. Seule certitude : à Riyad, où la superstition n'a manifestement pas droit de cité, les princes saoudiens ont déjà préparé les feux d'artifice pour fêter la victoire. Le projet présenté au Bie par Rome est axé sur la durabilité, sur une idée de communauté. Riyad mise de son côté sur un portefeuille virtuellement illimité, tandis que Busan a aligné les grands noms de la technologie, de Samsung à Lg. Bref, chacun a fait campagne à sa manière. Mais venons-en aux certitudes : Rome peut compter sur les voix des Etats-Unis, du Brésil, de la Slovénie, d'Haïti et de bon nombre de pays africains. Elle a également recueilli le soutien de l'Union européenne. Mais pas de la France, qui est liée à Riyad. Du moins au premier tour. Lors du second tour, qui est le vrai objectif que Rome veut atteindre, tout peut changer. Au Palazzo Senatorio, on espère aussi voir partir au moins un ministre pour Paris. Pour avoir un dernier signe de soutien du gouvernement Meloni. Aujourd'hui, le compte à rebours commence officiellement. » 

ENTRETIEN, Domani, dimanche 26.11.2023, de Matteo Piantedosi (Indépendant), ministre de l’Intérieur : (extrait) « L’accord avec la Tunisie fonctionne, 60.000 départs ont été empêchés » : « Ce que Meloni porte, ce ne sont pas des slogans de campagne, mais des accords internationaux similaires à tant d’autres conclus par le passé. Il s’agit de projets qui sont à un stade avancé de réalisation, comme dans le cas du mémorandum avec la Tunisie. Et comme l’a dit aussi Tajani, nous pouvons apporter des preuves documentées que rien n’a été fait à notre insu. Je viens juste de sortir d’une rencontre trilatérale avec mon collègue libyen et tunisien et l’un des thèmes centraux a été la mise en œuvre de la coopération. Je rappelle par ailleurs que le mémorandum a été signé en présence d’Ursula von der Leyen et de Mark Rutte. [Q :Mais Saied a remis en cause l’accord après l’avoir signé]. C’est faux. Il y a souscrit, et je le répète, nous avons de très bonnes relations de coopération. Aujourd’hui nous avons par exemple parlé de la réalisation d’un des points de l’accord : les renvois volontaires assistés par la Tunisie. La Tunisie, comme la Libye, pense qu’elle a un point commun avec l’Italie : le fait d’être un pays de transit. Un pays qui en quelque sorte subit le phénomène migratoire. Le MoU Europe-Tunisie veut être un cadre plus large pour une collaboration qui a pour objectif d’éliminer ces facteurs qui alimentent les crises socio-économiques, lesquelles sont souvent les causes du phénomène migratoire. Alors je vous rassure : je participe activement aux travaux, avec beaucoup de satisfaction. (..) Depuis le début de l’année, la Tunisie a réussi à empêcher le départ d’au moins 60.000 personnes, et ce malgré toutes les difficultés que le pays rencontre. Je suis témoin du fait qu’il y e un grand engagement et, malgré ce qu’on dit, [la Tunisie] prend en compte aussi la protection des vies humaines. Donc je ne crois pas qu’il n’y ait pas de signes tangibles des résultats atteints. Les départs sont toujours nombreux, mais, croisons les doigts, il pourrait s’agir du deuxième mois d’affilée où nous assistons à un léger fléchissement par rapport à la même période l’an passé ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Tom Van Grieken estime que Giorgia Meloni est décevante.

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Belgique et Italie. Le président du Vlaams Belang Tom Van Grieken estime que le Premier ministre italien Giorgia Meloni (Frères d'Italie) est décevante et met en avant le fait que Matteo Salvini de la Ligue est l’allié du Vlaams Belang, tout en précisant que lorsque Matteo Salvini était ministre de l’Intérieur, des migrants étaient repoussés.

Jussi Halla-aho a tenu un discours au Parlement ukrainien.

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Finlande et Ukraine. Le président du Parlement finlandais Jussi Halla-aho, du parti des (vrais) Finlandais, a tenu un discours au Parlement ukrainien lors d'une séance spéciale organisée en l'honneur de la Journée commémorative de l'Holodomor, une famine artificielle provoquée par le régime soviétique qui a causé la mort de millions d'Ukrainiens dans les années 1930.