28/09/2008
Autriche : premiers résultats (AFP)
Voici une dépêche AFP à propos des premiers résultats
Les Autrichiens ont sévèrement sanctionné la coalition gauche-droite, au terme de 20 mois de paralysie gouvernementale, au profit des partis d'extrême droite lors des législatives anticipées dimanche, selon les estimations des médias à la clôture du scrutin.
Les deux grands partis autrichiens, le social-démocrate SPÖ et le conservateur ÖVP, devraient, selon ces estimations publiées à 15h00 GMT, enregistrer leur plus mauvais score historique.
Mais, paradoxalement, l'arithmétique et la logique politique devraient conduire à une reconduction du gouvernement de grande coalition des deux perdants.
Quoique toujours en tête, les sociaux-démocrates perdent plus de 6 points de pourcentage avec un résultat autour de 29% par rapport à leur score de 2006. Pour les conservateurs, la chute est encore plus lourde, à 25,1% contre 34,3% il y a deux ans.
Le parti d'extrême droite FPÖ fait un bond de plus de 7 points autour de 18% et le parti populiste BZÖ de Jörg Haider est crédité de 11,7% à 11,9%, triplant presque son score de 2006 (4,1%).
Quant aux Verts, encore de justesse troisième formation politique en 2006, ils sont relégués au 5e rang avec autour de 10% des voix (11,5% auparavant).
Ainsi, si l'on additionne les voix de l'extrême droite FPÖ et du parti populiste BZÖ, l'extrême droite dépasserait son score historique de 1999 lorsque le parti de Jörg Haider avait atteint 26,9% des voix.
Si ces estimations de l'institut ARGES pour l'agence de presse APA et de l'institut SORA pour la télévision publique ORF se confirment, les Autrichiens ont sanctionné les partis de la coalition gouvernementale gauche-droite qui a échoué après 20 mois de querelles, au profit de l'extrême droite.
Le Parti social-démocrate SPÖ, fondé en 1885, et les démocrates-chrétiens du Parti du peuple (ÖVP) enregistreraient ainsi leur plus mauvais score historique. Et cela non seulement depuis l'après-Deuxième Guerre mondiale, mais même depuis la naissance de la République, issue en 1918 de l'Empire austro-hongrois après la défaite de la Première Guerre mondiale.
L'impasse gouvernementale sur tous les grands dossiers a surtout profité au FPÖ du bouillant Heinz-Christian Strache qui redevient ainsi la troisième force politique du pays, position déjà occupée dans les années 1990 et au début des années 2000. Mais, son ancien mentor, Jörg Haider, peut lui aussi se considérer comme l'un des vainqueurs du scrutin.
La gauche s'était dotée d'un nouveau dirigeant en juin, Werner Faymann, 48 ans, en remplacement du chancelier Alfred Gusenbauer, qui n'avait plus la confiance des militants.
Affichant un perpétuel sourire, Werner Faymann a caracolé en tête des cotes de popularité des chanceliers potentiels, battant son rival conservateur, le vice-chancelier Wilhelm Molterer, 53 ans, peu charismatique.
Dans une campagne électorale axée surtout sur la lutte contre la vie chère, en s'alliant tantôt avec l'extrême droite, tantôt avec les Verts, Werner Faymann avait in extremis fait adopter pêle-mêle lors de la dernière séance du Parlement le 24 septembre la réduction de moitié du taux de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les médicaments, l'abolition des droits d'inscription universitaires, une substantielle augmentation des retraites et des allocations d'entraide.
En cette journée ensoleillée, le taux de participation parmi les 6,3 millions d'électeurs a atteint un peu plus de 70% contre 78,5% lors du précédent scrutin.
Les résultats définitifs ne seront toutefois connus que le 6 octobre après dépouillement des votes par correspondance, une formule choisie cette année par plus de 580.000 électeurs (9,27%).
Pour la première fois, 183.000 jeunes de 16 et 17 ans, soit 3% de l'électorat, ont pu participer au scrutin et le mandat des députés sera de cinq ans, contre quatre auparavant.
18:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
25/09/2008
Autriche : les nationalistes sont de retour.

par Lionel Baland
Article publié dans Synthèse nationale 10.
Les élections législatives en Autriche ont lieu ce 28 septembre 2008. Aux cours des dernières années, l’Autriche a connu une percée spectaculaire des formations nationalistes. En 1999, ayant obtenu 27 % des suffrages, le FPÖ entre dans le gouvernement autrichien. Le FPÖ connaît ensuite un effondrement électoral et une scission : le leader charismatique du parti, Jörg Haider, le quittant pour fonder le BZÖ.
Les électeurs autrichiens sont en présence de deux partis nationalistes aux programmes proches : le FPÖ et le BZÖ. Ces deux partis peuvent-ils survivre ou un des deux partis tuera-t-il l’autre?
Le FPÖ
En 1945, Vienne et l’Autriche sont, à l’instar de Berlin et de l’Allemagne, partagées en zones d’occupation. En 1955, l’occupation de l’Autriche se termine. Les Soviétiques ont accepté la neutralisation du pays et se retirent. Les Alliés occidentaux font de même. C’est à cette époque que le FPÖ est fondé en tant que parti libéral. En 1983, le FPÖ entre dans une coalition avec les sociaux-démocrates (SPÖ).
En 1986, lors de la convention nationale du FPÖ à Innsbruck, Jörg Haider prend le contrôle du parti. Docteur en droit de l’université de Vienne, il représente la tendance nationaliste du FPÖ. En 1989, Jörg Haider devient gouverneur du Land de Carinthie en s’alliant aux conservateurs (ÖVP). Il démissionne de son poste en 1991, suite à des propos controversés sur la politique de l’emploi.
En 1994, la tendance libérale du FPÖ, conduite par Heide Schmidt, quitte le parti. En 1999, Jörg Haider est réélu gouverneur du Land de Carinthie et amène sont parti, qui a obtenu 27% des suffrages au niveau national, au gouvernement national dans une coalition avec les conservateur de l’ÖVP.
Lors des élections de 2002, le FPÖ, ayant mal résisté à l’exercice du Pouvoir, tombe à 10% des voix. Malgré cela, le FPÖ reste au sein du gouvernement, avec les conservateurs. En septembre 2003, Jörg Haider obtient plus de 40% des voix pour le FPÖ lors du scrutin pour le parlement de Carinthie. Il est à nouveau gouverneur du Land dans une coalition avec les sociaux-démocrates (SPÖ).
Le BZÖ
En Avril 2005, des dissensions éclatent entre les dirigeants du FPÖ (toujours au pouvoir). Jörg Haider, partisan de la poursuite de l’exercice du pouvoir, fonde le BZÖ (Mouvement pour l’Avenir de l’Autriche). Les adeptes d’un retour dans l’opposition restant au FPÖ. En octobre 2006, le BZÖ obtient 4,2% des suffrages lors des élections au parlement national. Un gouvernement social-démocrate–conservateur voit le jour : les nationalistes se retrouvent dans l’opposition.
Le FPÖ poursuit sa route sans Haider.
Après le départ de Jörg Haider, Heinz-Christian Strache, l’homme fort du FPÖ de Vienne, est élu président du parti en avril 2005. Lors des élections législatives de 2006, le FPÖ remonte la pente et obtient 11,2% des suffrages nationaux, malgré la concurrence du BZÖ.
Heinz-Christian Strache a 39 ans. Il a fait des études de technicien dentaire, est séparé de son épouse et a deux enfants. Sa ligne politique est liée à la dénonciation du « trop plein d’étranger » et de l’islamisme. Ces thèmes centraux sont : la politique d’immigration, le thème social, la sécurité, les demandes d’asile abusives et la prostitution forcée.
Il a également lancé une campagne intitulée « Liberté pour le Tyrol du Sud ». Il exige un élargissement de l’autonomie pour ce territoire germanophone d’Italie et s’est rapproché du parti "die Freiheitlichen" qui représente les intérêts des germanophones de cette région.
Joerg Haider est de retour
Joerg Haider, gouverneur de Carinthie, ne participait plus à la vie politique nationale depuis plusieurs années. Au début du mois d’août de cette année, Jörg Haider ressurgit sur la scène politique nationale autrichienne. Il dirige le BZÖ lors des prochaines élections législatives.
Bénéficiant des succès engrangés en tant que gouverneur du Land de Carinthie, il a pour objectif d’appliquer à l’ensemble de l’Autriche les méthodes qui ont été les siennes dans la gestion du Land de Carinthie. Son programme : stop à l’augmentation des prix, lutte contre l’immigration, euro scepticisme, rejet de la corruption.
Le système électoral voulant que pour être représenté au Parlement, un parti doit obtenir 4% des voix (ou des mandats directs), la question qui se pose est celle de savoir si le BZÖ passera cette barre des 4%.
Au-delà des élections législatives, se profilent pour 2009 les élections dans le Land de Carinthie. Le BZÖ y est crédité, dans les sondages, de 42% des voix et le FPÖ de 5% des voix. Cela signifie que dans cette partie d’Autriche dirigée par Joerg Haider, un électeur sur deux est prêt à voter nationaliste.
Les deux partis peuvent-ils survivre ensemble?
Les faits nous ont montré que deux partis politiques qui roulent sur la même bande de l’autoroute politique ne peuvent survivre sur le long terme. Un des deux disparaît.
Dans le cas de l’Autriche, une particularité pourrait nous laisser penser que, cependant, les deux partis pourraient exister l’un à côté de l’autre et obtenir tous les deux de bons résultats. Cette particularité vient du fait que le BZÖ est très puissant en Carinthie, dont son membre le plus célèbre, Jörg Haider, est gouverneur ; et quasi inexistant en terme de résultats politiques dans les autres Länder d’Autriche.
Nous pourrions donc assister à un scénario qui verrait le BZÖ représenter le nationalisme en Carinthie et le FPÖ représenter le nationalisme dans le reste de l’Autriche. C’est ce qui se passe en Allemagne, avec les partis de la droite chrétienne. La CSU (Union Sociale Chrétienne : ultraconservatrice, qui roule à droite toute) gouverne la Bavière avec une majorité absolue depuis soixante ans et a fait de cette région, qui au sortir de la Seconde guerre mondiale était la plus pauvre d’Allemagne, un bastion de l’ordre, de la sécurité, de la richesse et du plein emploi. La CDU (Union démocrate chrétienne, de centre droit) représente l’Union dans les autres Länder. Lorsque l’Union participe à un gouvernement, les deux partis obtiennent des ministres nationaux. Il s’agit donc de deux partis différents, totalement indépendants qui gouvernent ensemble.
Si le FPÖ et le BZÖ arrivaient à un tel compromis, cela permettrait aux deux ténors que sont Heinz-Christian Strache et Jörg Haider de coexister au niveau national tout en empêchant les interférences au niveau local. Chacun gardant le contrôle de ses bastions.
En attendant, les deux partis se tirent dessus à boulet rouge. Tous les coups sont permis.
Les enjeux
Le BZÖ passera-t-il la barre des 4% ? Verrons nous à l’issue du scrutin une coalition conservatrice - nationale ÖVP-FPÖ-BZÖ ou une coalition social-démocrate - nationale SPÖ-FPÖ-BZÖ ? Ou l’ancienne coalition entre les sociaux démocrates et les conservateurs SPÖ-ÖVP sera-t-elle reconduite, ouvrant la porte à un succès encore plus grand pour les partis nationalistes? Outre les 3 possibilités citées ici, l’arithmétique électorale permettra-t-elle une autre coalition, par exemple entre les sociaux-démocrates et les écologistes? Le prochain chancelier d’Autriche sera-t-il nationaliste ? Rendez-vous ce 28 septembre 2008, pour les premiers résultats.
Sièges pour chaque parti : (total des sièges au parlement: 183).
| Partis | 2008 | 2006 | 2002 | 1999 | 1995 |
| SPÖ (social-démocrate) |
| 68 | 69 | 65 | 71 |
| ÖVP (conservateur) |
| 66 | 79 | 52 | 52 |
| Grüne (écologiste) |
| 21 | 17 | 14 | 9 |
| FPÖ (nationaliste - HC Strache depuis 2005) |
| 21 | 18 | 52 | 41 |
| BZÖ (nationaliste – Joerg Haider) |
| 7 | 0 | 0 | 0 |
La réaction en chaîne.
Ces élections anticipées sont la conséquence directe du « non » irlandais au référendum sur le Traité de Lisbonne. En effet, le chancelier social-démocrate d’Autriche, voyant dans les sondages l’Union européenne totalement discréditée auprès de la population autrichienne, a profité du « non » irlandais pour réclamer l’approbation de tout nouveau traité européen par référendum. Suite à cette déclaration, les conservateurs ont fait tomber le gouvernement.
Il est vrai qu’en Autriche, les sociaux-démocrates sont loin d’être allergiques au nationalisme. Ils n’ont pas hésité à gouverner en Carinthie avec Joerg Haider et le Parti social-démocrate n’a abandonné l’idée d’une annexion de l’Autriche à l’Allemagne qu’en 1950 (1).
Pour plus d’informations :
Mon site : http://lionelbaland.hautetfort.com/
Le site du FPÖ (en allemand) : http://www.fpoe.at/
Le site du BZÖ (en allemand) : http://www.bzoe.at/
(1) HUBERT Laurence, Jörg Haider, le successeur ?, Éditions Luc Pire, Bruxelles, 2000, p.41.
13:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
23/09/2008
Autriche: les listes en présence

SPÖ = sociaux-démocrates
ÖVP = conservateurs, sociaux-chrétiens
Grune = écologistes
FPÖ = patriotes
BZÖ = patriotes
Lif = forum libéral
Dinkhauser = dissidence "sociale-chrétienne"
KPÖ = parti communiste
13:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
Autriche: derniers sondages
Voici le résultat des derniers sondages en Autriche, avant les élections de dimanche.
Pour siéger au parlement national, un parti doit obtenir 4% des voix ou des mandats directs.
Quatre partis sont assurés de passer cette barre des 4%: les sociaux-démocrates (SPÖ), les conservateurs (ÖVP) et les écologistes (Grüne), ainsi que les patriotes du FPÖ. Le BZÖ de Joerg Haider, l'autre parti patriotique devrait lui aussi être représenté au parlement.
La question est de savoir si le Forum libéral sera rreprésenté, la liste Dinkhauser quant à elle ne devrait pas passer la barre des 4%.
Les deux partis nationalistes devrait obtenir plus de 25%.

13:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
Interview Haider
Alors qu'un tremblement de terre politique est annoncé en Autriche , la presse francophone n'aborde pas le sujet. Euronews, télévison européenne multilingue, a rencontré Joerg Haider.
Voici l'interview.
http://www.euronews.net/fr/article/17/09/2008/jorg-haider...
12:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
22/09/2008
Irlande
L’Irlande fut longtemps un pays d’émigration. Ensuite, dans les années 90, l’Irlande connu un boom économique au détriment d’autres pays de l’Union européenne. Certaines entreprises quittèrent le continent pour aller s’installer sur l’île.
Face à ce boom, l’Irlande eu recours à de la main d’œuvre immigrée en provenance d’Europe, d’Asie et d’Afrique. De nos jours, un nombre impressionnant de Polonais travaillent en Irlande. Résultat des courses : les Irlandais doivent à nouveau émigrer pour trouver du travail.

Devant un magasin de Dublin : « prix anti-récession ».
01:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
Scandale politique à Cologne!
Le Députe européen Andreas Mölzer du FPÖ autrichien a été empêché, par la terreur de groupuscules d’extrême-gauche, de prononcer un discours contre la construction de mosquées.
Le Députe européen du FPÖ Andreas Mölzer a participé au congrès contre l’islamisation de Cologne avec d’autres représentants du FPÖ et devait y prendre la parole. Après des violences organisées par des groupuscules gauchistes, une conférence de presse a été empêchée ce samedi et la police n’est pas intervenue. L’organisation du congrès n’était pas non plus possible ce dimanche.
Des députés européens originaires d’Autriche, France et Italie ont été empêchés par des groupuscules violents d’extrême-gauche de s’exprimer sans que les autorités allemandes n’interviennent afin de rétablir la démocratie et la liberté d’expression.
01:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
16/09/2008
Synthèse nationale 10
IL VIENT DE SORTIR :
Synthèse nationale n°10
Septembre-octobre 2008
LA FIN DU NOUVEL ORDRE MONDIAL ? Editorial de Roland Hélie
OSSETIE : CONFLIT EXEMPLAIRE Patrick Parment
POUR UNE ARMEE AUTHENTIQUEMENT POPULAIRE Ulric Hellier
ALEXANDRE SOLJENITSYNE ET NOUS Nicolas Tandler
LES SOUCIS DE L'ONCLE SAM Pieter Kerstens
AUTRICHE : LES NATIONALISTES SONT DE RETOUR Lionel Baland
LE DENIER BELGE EST PRIE D'ETEINDRE LA LUMIERE AVANT DE PARTIR Jean-Claude Rolinat
QU'AVONS-NOUS DE COMMUN AVEC NOS ELUS ? Pierre Descaves
LES DELIRES XENOPHILES DE L'UNION EUROPENNE Arnaud Raffard de Brienne
Les chroniques de Philippe Randa, Robert Spieler, Ursule Minoret-Levrault...
Commandez-le à : Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris (correspondance seulement) : 12,00 €
ABONNEZ-VOUS : SN Bulletin abonnement.pdf
15:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
13/09/2008
Joerg Haider et les sociaux-démocrates.
Un article intéressant est paru sur le site du Standart, un des grands organes de presse d’Autriche, ce 12 septembre 2008.
Voici la traduction que j’ai réalisée :
Père omnipotent et fils adoptif.
De Leopold Wagner (SPÖ) à Jörg Haider (BZÖ).
Klagenfurt – Il est le gouverneur de Carinthie qui est resté en place le plus longtemps : le social-démocrate Leopold Wagner (81) a gouverné la Carinthie de 1974 jusqu’en 1988, sans interruption et avec une majorité absolue. Après les élections de 2009, Haider aura la même durée d’exercice dans la fonction de gouverneur de Carinthie que Leopold Wagner. Malgré de nombreux scandales et son départ de la politique fédérale, Haider s’est accroché en Carinthie et est, à l’instar de Wagner, invaincu.
L’originaire de Haute-Autriche Haider a été recruté en 1976, par le chef du groupe parlementaire du FPÖ en Carinthie : Mario Ferrari-Brunnenfeld, en tant que secrétaire du parti du Land. Il devait ensuite, en tant qu’espoir libéral, nettoyer le parti carinthien poussiéreux de notables. Cependant ça s’est passé autrement.
Wagner trouva enfin en Haider son fils adoptif et meilleur élève, a côté duquel son propre dauphin se fanait. Haider attaqua le parti social-démocrate. Cela lui réussit. Il a thématisé avec succès l’abus de pouvoir et l’incompétence économique du SPÖ. Aussi, beaucoup de « nationaux » et « anciens » que Wagner, de par ses relations et le fait qu’il était un haut gradé de la Jeunesse hitlérienne, avait lié au SPÖ, le réflexe national-socialiste aidant, changèrent de camp et rejoignirent le FPÖ de Haider.
Après un attentat avec arme à feu, Wagner se retira de la politique en 1987. Son successeur Peter Ambrozy perdit en 1989 la majorité absolue rouge et Haider devint gouverneur pour la première fois. En 1991, après avoir loué la politique de plein emploi du Troisième Reich, Haider démissionna et s’occupa de politique au niveau fédéral. Depuis ce moment, le SPÖ ne fut plus tranquille. Dans les combats intenses entre les camps « nationaux » et « libéraux » déchirés, on cherche infructueusement, jusqu’à aujourd’hui, un homme qui peut tout faire du calibre de Leopold Wagner.
(Elisabeth Steiner, DER STANDARD, Printausgabe, 13.9.2008)
Les débats entre les différents candidats se poursuivent à la télévision.
Voici le lien vers une petite video (en allemand) sur le débat Haider – Faymann (SPÖ).
http://www.kleinezeitung.at/allgemein/video/oesterreich/1...
Voici un article trouvé sur le site Internet Kleinezeitung.at, que j'ai traduit.
Débat Haider contre Faymann: dispute avant tout sur le passé.
|
Foto: APA
Lors d’un débat télévisé sur la chaîne ORF, jeudi soir, le chef du SPÖ (Parti social-démocrate) Werner Faymann et le leader du BZÖ Jörg Haider se sont affrontés. Haider et Faymann confirment vouloir négocier le paquet anti-vie chère du parti social-démocrate.
|
16:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
11/09/2008
Affiches électorales de Joerg Haider.
Cliquez sur ce lien et vous voyez les affiches de Joerg Haider.
http://www.bzoe.at/index.php?content=kampagne_wahl08
Joerg Haider, l'"original"; par opposition à la "copie" Hans-Christian Strache.
Deinetwegen signifie en Autriche et dans ce contexte: "cela dépend de toi".
Les slogans peuvent être en français:
"Emprunter la voie, le chemin social(e)."
"L'Autriche aux Autrichiens."
"Relever (ou retrousser) ses manches."
Les affiches se déclinent en quatre formats différents.
01:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
Sondage NEWS-Market
Sondage NEWS-Market
Résultats d’un sondage News: les sociaux-démocrates (SPÖ), ainsi que Joerg Haider, montent et le parti conservateur (ÖVP) descend.
Á deux semaines et demi des élections, le SPÖ monte de 2,5% et atteint 29%, l’ÖVP perd 2 point et tombe à 27 %. LE FPÖ perd 2% et se trouve à 18 %, les verts à 11% et Joerg Haider à 7%.
On constate donc que, parmi les partis du système, les sociaux-démocrates gagnent du terrain au détriment des conservateurs. Les sociaux-démocrates sont eurosceptiques, alors que les conservateurs sont plus favorables à l’Europe.
Parmi les formations nationalistes, il y a un déplacement de voix du FPÖ de H-C Strache vers le BZÖ de Joerg Haider.
01:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
31/08/2008
Italie: la gauche en déroute.
Voici un article paru dans le journal Le Monde à propos de la gauche italienne. Il apparaît clairement que la stratégie d'union de toute la droite et le fait que la droite ne fait aucune concession à la gauche porte ses fruits.
Parfum de déprime à la fête de la gauche italienne
FLORENCE ENVOYÉ SPÉCIAL
L'évocation des souvenirs du vieil Oscar Luigi Scalfaro, 89 ans, président de la République italienne de 1992 à 1999, n'a pas suffi à remplir la salle des débats de la fête du Parti démocrate (PD), mercredi 27 août à Florence. Luisa, une militante du Piémont est déçue : "Je suis venue chercher des signes de renaissance, explique cette jeune femme entrée en politique par le parti communiste (PCI) puis les démocrates de gauche (DS), mais je n'ai rien trouvé. J'ai envie d'un vrai parti d'opposition, mais celui-ci est trop modéré." Avant de quitter la salle, emmenant mari et enfant, elle lâche : "Trop de saucisses et pas assez d'idées."
Des saucisses, il y en a dans toutes les allées de la forteresse de Basso, où se déroule l'événement. La fête du PD, qui remplace la Fête de l'unité, tient à la fois de la Foire du Trône et du forum politique. Le forum ? Des débats bipartisans organisés chaque soir, suivis d'un concert. Umberto Bossi, le leader de Ligue du Nord, y a été invité, Giulio Tremonti, le ministre des finances, était attendu jeudi 28 août. La foire ? Des restaurants à ciel ouvert qui côtoient des boutiques de vêtement ethniques. Il y a un marchand de scooters à côté d'une librairie new-age. Les rayonnages sont organisés ainsi : dépression, travail et confiance en soi. Cela tombe bien, c'est exactement ce dont le parti de Walter Veltroni a besoin.
Sa défaite face à Silvio Berlusconi, aux législatives en avril, l'a ébranlé. Ses amis se sont mis à douter de sa stratégie, malgré son score honorable - 33,2 % à la Chambre des députés, 33,7 % au Sénat. La presse de droite dresse le portrait d'un homme sans projet et à la dérive. Sur sa gauche, Antonio di Pietro et l'Italie des valeurs le dénigrent à cause de sa supposée "mollesse". "Il nous pose plus qu'un vrai problème", reconnaît un cadre du parti. Et le berlusconisme a fait le reste.
Pour avoir montré de l'intérêt pour le dialogue bipartisan proposé par le président du conseil, il s'est aliéné le soutien de la gauche radicale sans vraiment, pour l'heure, séduire les centristes. Son attitude déroute. Dans une contribution récente envoyée au quotidien La Repubblica, il cite Woody Allen et des auteurs américains, sans dire un mot de Silvio Berlusconi. "Nous sommes aphones", reconnaît un député. "Il est très difficile de communiquer contre Berlusconi", affirme un autre.
Mais la majorité solide dont dispose la droite n'encourage pas à rêver à un retour rapide au pouvoir. Le congrès n'est prévu qu'à l'été 2009... D'ici là, il faudra faire avec Walter Veltroni. "Il faut se restructurer autour de nos dirigeants actuels et ne pas empêcher le renouvellement de la classe politique au centre gauche dans les quatre prochaines années", analyse Sandro Gozi, un "quadra" du parti. Une manière de sous-entendre que M. Veltroni ne pourra pas être le prochain candidat à la présidence du conseil. Cette génération se dit prête à prendre les rennes et à bousculer les équilibres entre les différentes familles qui composent le Parti démocrate (ex-PCI, ex-DS, ex-Marguerite, etc.).
C'est dans cette atmosphère un rien désenchantée que Ségolène Royal a choisi de conduire sa campagne. Le programme annonce sa venue à Florence samedi 30 août. Pour la fin de la fête, le 7 septembre, Walter Veltroni a choisi, au lieu du traditionnel discours politique de clôture, de donner une simple interview. Pas de quoi galvaniser les militants.
02:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
30/08/2008
Haider président du BZÖ

Ce samedi a eu lieu un congrès du BZÖ, au cours duquel Joerg Haider a été élu, avec un résultat de 100% des voix, par 661 délégués, au poste de dirigeant du parti.
Voici un article en français du Journal du dimanche :
Haider élu à la tête d'une formation populiste
Jörg Haider a été élu samedi à la tête du parti populiste autrichien BZÖ. Le gouverneur de Carinthie depuis 1999 reprend ainsi les rênes de l'Alliance pour l'avenir de l'Autriche, née d'une scission au sein du FPÖ en 2005. Jörg Haider, qui a été élu à l'unanimité lors d'une convention du parti, est également la tête de liste du BZÖ pour les élections législatives anticipées du 28 septembre. Lors du précédent scrutin en 2006, le parti avait péniblement franchi la barre des 4% nécessaire pour entrer au Parlement. Le Parti libéral (FPÖ) avait rejoint le gouvernement de coalition autrichien en 2000, ce qui avait conduit l'Autriche à connaître des mois de sanctions européennes.
21:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ouverture du SPÖ en direction des nationalistes.
Le parti social-démocrate tente de faire passer, avant les élections du 28 septembre, des mesures contre la vie chère au parlement : pour cela, le SPÖ cherche des alliés pour obtenir une majorité de votes des députés autrichiens.
Le parti social-démocrate a fait des ouvertures aux deux partis nationalistes : le FPÖ et le BZÖ.
Hans-Christian Strache, le leader du FPÖ a répliqué que ce n’était pas suffisant. Qu’il fallait aller plus loin. Joerg Haider, le leader du BZÖ a rejeté ce projet en disant : c’est bien de copier mes idées, mais j’avais proposé plus.
On voit que le SPÖ, devenu réticent à l’avancée de la construction européenne, réalise des ouvertures en direction des nationalistes.
Les trois grandes possibilités de coalition sont :
1/ sociaux-démocrates et conservateurs
2/ conservateurs et nationalistes
3/ sociaux-démocrates et nationalistes
La solution 1/ verrait la reconduction d’une majorité impopulaire qui n’a pas fonctionné et placerait les nationalistes dans l’opposition, leur permettant de gonfler électoralement.
La solution 2/ amènerait un ou deux partis nationalistes au pouvoir. (Le FPÖ et peut-être le BZÖ)
La solution 3/ constituerait un tremblement de terre politique. Les sociaux-démocrates qui ont déjà gouverné en Carinthie avec Joerg Haider et au niveau national avec le FPÖ, alors que ce parti était à l’époque un parti libéral, accepteraient pour la première fois de gouverner au niveau national avec un ou deux partis nationalistes.
21:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
29/08/2008
Débat Haider - Molterer
Voici un résumé que j'ai réalisé du débat télévisé:
La troisième confrontation télévisée a vu s’opposer le dirigeant de l’ÖVP (parti conservateur, tendance sociale-chrétienne) Wilhelm Molterer et le candidat de tête du BZÖ Joerg Haider. 847000 téléspectateurs ont regardé le débat.
Le débat a tourné autour du thème de l’augmentation du coût de la vie. Joerg Haider a plaidé pour l’instauration d’un bonus de taxes non bureaucratique. Wilhelm Molterer s’est concentré sur une augmentation de l’aide aux familles et une meilleure gestion des soins de santé afin de préserver des moyens financiers pour abaisser les impôts sur les classes moyennes.
Wilhelm Molterer est le ministre des finances sortant. Joerg Haider lui reproche d’avoir encaissé des taxes mais de n’avoir rien redistribué au peuple. Joerg Haider y voit la preuve de l’attitude anti-sociale du parti conservateur.
Joerg Haider prône 200 euros de bonus d’impôt sur les salaires et 50 euros d’allocations familiales en plus.
Molterer dit que les engagements de Joerg Haider ne sont pas financièrement réalisables. Il reproche également à Joerg Haider son attitude très dure envers les demandeurs d’asile en Carinthie, dont il est gouverneur.
Les deux protagonistes n’excluent pas la formation d’une coalition qui comprendrait leurs deux partis respectifs. Après le débat, ils ont bu ensemble une bière.
Voici une petite vidéo (en allemand) du débat:
http://www.kleinezeitung.at/nachrichten/politik/regierung...
14:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
28/08/2008
Haider, candidat en Italie lors des élections européennes?

Voici un texte trouvé sur le site Internet http://www.nachrichten.at que j’ai traduit :
Haider réfléchit à une candidature lors des élections européennes.
ROME. Le gouverneur de Carinthie Jörg Haider (BZÖ) n’exclut pas sa candidature dans la région du Nord de l’Italie du Frioul - Vénétie Julienne lors des élections européennes du printemps prochain. « Je pourrais présenter ma candidature en Italie, bien que je doive d’abord étudier l’italien » a déclaré Joerg Haider, selon une dépêche de l’agence de presse Ansa, ce mercredi.
Lors d’une visite à Udine, où il a rencontré le Président de la région du Frioul Renzo Tondo, Joerg Haider s’est exprimé en faveur de listes qui dépassent les frontières. "Si les régions veulent avoir plus de poids à Bruxelles, elles doivent s’unir. Nous voulons une Europe des régions. C’est pourquoi l’idée de listes électorales par delà les frontières entre les régions de différents pays me fascine", déclare Haider.
Á la question de savoir avec quel allié il veut être candidat, Haider répond: « Pour cela nous avons le temps. Il faut d’abord se concentrer sur les élections nationales en Autriche et, au printemps 2009, sur les élections prévues pour le parlement de Carinthie. Ensuite nous penserons aux élections européennes. »
© apa/nachrichten.at 16:10 27.08.2008
00:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
27/08/2008
bracelet électronique


Voici la traduction que j’ai réalisée d’une dépêche en allemand trouvée sur Internet.
Haider veut un bracelet électronique
.
pour les demandeurs d’asile.
AFP – Mardi 26. August, 14h33
Vienne (AFP) – Le populiste de droite autrichien Jörg Haider veut que les demandeurs d’asile en Autriche porte un bracelet électronique. Dans un interview du magazine "Profil", il dit qu’au moins les demandeurs d’asile condamnés doivent être surveillés de cette manière. "Je peux aussi me le représenter pour chaque demandeur d’asile", dit Haider. Il veut garantir que chaque personne qui vient en invité, se comporte comme un invité, dit le président de l’orienté à droite Mouvement pour l’Avenir de l’Autriche (BZÖ).
01:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
25/08/2008
Débat Haider - Strache
Voici un résumé que j’ai réalisé à partir d’articles en allemand sur le débat Haider - Strache.
La première confrontation télévisée à l’ORF avec le "Killer-Match" Strache contre Haider qui a eu lieu vendredi- au vu du passé des adversaires – s’est déroulé sur le plateau télévisé calmement et sans scandales. Jörg Haider (BZÖ) s’est montré pragmatique et a cherché dés le début à se réconcilier avec son ex-collège HC Strache (FPÖ). Haider a démarré promptement et s’est comporté d’une manière amusante, comme on y était habitué auparavant. Pour le sondeur d’opinion Wolfgang Bachmayer et pour d’autres personnes Joerg Haider s’est présenté en grande forme et a emporté le duel.
Il n’y a pas eu de règlement de compte entre les deux hommes.
Joerg Haider a utilisé chaque possibilité pour présenter la Carinthie comme preuve du succès de sa politique.
Le sondeur d’opinion voit un succès pour Strache dans la partie finale du débat. Le chef du FPÖ a pu marquer des points par rapport à son rôle d’opposant au gouvernement SPÖ-ÖVP.
Haider commence: "Nous ne pouvons pas nous conduire comme les rouges et les noirs. Nous devons discuter de coopération après les élections, afin d’éviter une grande coalition (SPÖ – ÖVP)"
Il n’y a pas eu de contacts entre Strache et Haider avant le duel télévisé.
Haider : « On doit s’être rencontré pour la dernière fois lors d’un bal en Carinthie (au temps commun du FPÖ). »
Strache: « Mais Monsieur Haider, nous ne nous tutoyons plus depuis l’an 2005. Vous avez trahi et vendu le FPÖ. »
Haider: « Vous êtes une photocopieuse complète de moi ! « Il sont contre lui, parcequ’il est pour vous .» C’est mon slogan, je vais vous envoyer la facture »
…
« Depuis mon retrait de la politique, vous n’avez apporté aucune idée neuve. »
23:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
Débat Strache - Haider: présentation vidéo
Voici la traduction que j’ai réalisée d’un article paru sur le site Internet http://salzburg.orf.at/stories/302322/
Le duel télévisé, décisif pour vous?
Jusqu’à 915.000 téléspectateurs ont vu ce vendredi soir (22 août) le premier duel TV, pour l’élection au parlement national à la fin du mois de septembre, entre les deux dirigeants de partis Jörg Haider (BZÖ) et Heinz-Christian Strache (FPÖ).
Mobilisation des indécis
La confrontation entre les deux anciens amis de partis, le mentor et son ancien supporter marquait le début de dix duels télévisés sur la chaîne ORF et un débat entre des candidats de tête.
Les politologues et les personnes qui étudient l’opinion sont d’accord pour dire que ce débat à mobilisé aussi bien les partisans que les indécis et a une signification dans le débat politique.
Est-ce que ces confrontations vont modifier votre vote, à vous aussi ?
02:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
Sondages en Autriche.

02:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
15/08/2008
Le retour.

C’est confirmé : Joerg Haider a annoncé, lors d’une conférence de presse, qu’il dirigera la campagne du BZÖ (Mouvement pour l’Avenir de l’Autriche) lors des prochaines élections législatives. La presse germanophone a largement relayé l’information.
Voici la traduction que j’ai réalisée d’un article paru sur le site Internet du Spiegel, un des plus grands hebdomadaires d’Allemagne.
14.08.2008
Autriche
Haider veut revenir dans la politique fédérale.
Il y a huit ans, il avait proclamé son retour. Maintenant, le populiste de droite veut faire son retour au niveau fédéral. Lors des élections de fin septembre, il s’engage en tant que candidat de tête pour le BZÖ.
Vienne – Agé de 58 ans, il confirme lors d’une conférence de presse sa candidature en tant que candidat de tête du Bündnisses Zukunft Österreich (BZÖ) lors des élections du 28 septembre. Il voit sa candidature en tant qu’obligation patriotique précise Joerg Haider à propos de son nouvel engagement. Un mandat à l’assemblée nationale ne l’intéresse pas, il veut rester gouverneur du Land de Carinthie. En tant qu’objectif électoral pour son parti: devenir plus fort, mais il ne fixe pas de pourcentage, ni de limite vers le haut.

Dans les semaines à venir, Haider sera nommé au poste de nouveau président du BZÖ. L’élection doit avoir lieu lors d’un congrès spécial du parti à Graz.
Celui qui est, jusqu’à présent, président du BZÖ Peter Westenthaler avait renoncé à la candidature de tête, après qu’il ait été condamné à une peine de neuf mois de prison pour faux témoignage dans un procès à l’encontre d’un de ses gardes du corps.
Le BZÖ est une scission du Freiheitlichen Partei Österreichs (FPÖ), dont le chef était autrefois Haider. Le fait de savoir si le parti passerra la barre des 4 % pour pouvoir siéger au perlement fédéral n’est pas certain.
De par ses déclarations à l’encontre des étrangers, Haider est un des politiciens autrichiens les plus controversés. En l’an 2000, il avait fait ses adieux à la politique au niveau fédéral, tout en continuant à s’immiscer dans les débats. Au printemps prochain, il veut à l’issue des élections pour le parlement de Carinthie continuer à être gouverneur de Carinthie.
asc/AFP/AP
Joerg Haider se profile comme candidat du BZÖ au poste de chancelier, mais il prépare surtout les élections du printemps prochain en Carinthie, dont il est gouverneur.
16:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
13/08/2008
Interview de HC Strache, leader du FPÖ
Voici la traduction que j'ai réalisée d'un Interview de HC Strache, leader du FPÖ, parue dans Profil, un organe de presse autrichien.
Im aktuellen PROFIL profil 33/08
"Si Haider entre en campagne, je m’en réjouis"
- Le chef du FPÖ, Strache en conversation avec Profil.

Le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache à propos de ses vacances à l’étranger, la “maladie homosexuelle“, le footballer Ümit Korkmaz et son job de rêve en politique.
profil: vous êtes le seul candidat de tête qui part maintenant pour un long moment en vacances. Ne renoncez-vous pas maintenant?
Strache: je suis le seul honnête. Je m’amuse du fait que les autres politiciens ne vont jamais en voyage, et quand ils le font c’est seulement en Autriche. Je rencontre souvent dans l’avion des collaborateurs politiques. J’ai rencontré Peter Westenthaler dans un vol vers la Thailande. Il a raconté qu’il était pendant ce temps là en Autriche. Qui dit qu’il a beaucoup de travail et qu’il n’a pas besoin de vacances est un escroc. Je ne trompe pas les gens.
profil: le choix du lieu de vos vacances nous émerveille aussi. Vous êtes le représentant d’un parti autrichien et partez en voyage à l’étranger.
Strache: c’est une absurdité que de vouloir lier le patriotisme au choix d’un lieu de vacances. Cela se mesure à bien d’autres choses.
profil: Vous ne serez pas, comme attendu, opposé au cours de la campagne à Peter Westenthaler, mais probablement à Jörg Haider. Comment est-ce lorsque l’on doit affronter le mentor et le grand exemple qu’est pour vous Joerg Haider.
Strache: Haider n’a jamais été mon mentor. Et je ne combats pas contre les petits mais contre les grands partis complètement encroûtés: SPÖ et ÖVP. Je me réjouirais si Haider s’engageait dans la campagne et s’il assumait enfin, une fois lui-même, la défaite. Mais j’ai peur qu’il soit trop lâche pour cela et qu’il utilise Westenthaler comme paravent.
profil: Votre ancien dauphin à la tête du parti Karlheinz Klement a été exclu du parti et se présente en Carinthie avec sa propre liste FPÖ. Comment est-ce que les électeurs peuvent s’y reconnaître ?
Strache: C’est un non-sens et ce n’est pas légitime. Les autorités de vote doivent aussi décider que ce n'est pas légitime. Il y a seulement un FPÖ. Tout autre est une tromperie à bon marché de l’électeur, comme nous en connaissons de la part du BZÖ.
profil: Pourquoi avez-vous exclu Klement du FPÖ. Vous était-il si extrême?
Strache: il n’avait pas d’esprit d’équipe, il ne nous renforçait pas. Qui veut un mandat chez nous doit être performant.
profil: Klement a entre autre désigné l’homosexualité comme « culture de la mort ». Approuvez-vous ces propos?
Strache: Je n’approuve pas cette représentation, ce ne sont pas mes mots. Mais nous écartons le mariage homosexuel. Nous n’avons pas besoin en Autriche de la promotion de relations basées seulement sur la sexualité. Je suis catholique et chrétien, aussi l’église parle-t-elle de la maladie homosexuelle. Je suis de l’avis du Saint-Père, que tous les politiciens catholiques partagent, de ne pas subventionner le couple homosexuel.
profil: Klement a aussi parlé de folie du genre.
Strache: Quand nous voyons que les femmes sont à peine représentées sur sa liste, ça doit être ses idées..La folie du genre se joue aujourd’hui. Lors des séparations, les femmes sont préférées.
profil: Financièrement, les hommes sont privilégiés lors des séparations.
Strache: C’est vrai, mais il y a de nombreux cas, où les hommes ne sont plus autorisés à voir leurs enfants. Là, les hommes sont lésés.
profil: Pourquoi le FPÖ est-il un parti dominé par les hommes?
Strache: Nous sommes un parti de la justice et de la liberté.
profil: Et ça ne correspond pas aux femmes?
Strache: Bien entendu que si. Nous augmentons aussi la participation des femmes, mais nous n’avons pas de pourcentages imposés. Les femmes ne sont peut-être pas si égoïstes que les hommes, qui sont plus orientés vers leurs carrières. La question, de savoir si quelqu’un représente la requête féminine, on ne peut pas le réduire au sexe. Moi, par exemple, en tant que politicien, je me sens également excellement représenté par une politicienne telle que Barbara Rosenkranz.
profil:... à propos de l’Islam.
Strache: Nous restons sur nos exigences. Dans notre pays européen chrétien l’Islam n’a pas de bien-fondé historique et culturel. Nous n’allons pas mener de combats anti-étrangers, mais nous voulons placer les intérêts des Autrichiens au centre. Les étrangers ne doivent pas recevoir de prestations sociales
profil: ce n’est pas praticable. Les immigrés payent aussi les cotisations sociales
Strache: c’est pourquoi il y a 22 organismes de sécurité sociale. Nous voulons les réduire à trois : un pour les Autrichiens, un pour les citoyens de l’Union européenne, un pour les autres.
profil: Différencier les citoyens européens des Autrichiens, c’est contraire aux principes fondamentaux de l’Union européenne
Strache: C’est ce que disent l’ÖVP et le SPÖ, mais ce n’est pas vrai.
profil: Ca se trouve dans tous les jugements de la Cour européenne.
Strache: Qui dit que quelque chose n’est pas possible ne veut simplement pas. Nous voulons l’équité des prestations: les citoyens peuvent prétendre à toutes les prestations sociales particulières. Les immigrés, par contre, ne doivent pas dés le premier jour recevoir des allocations familiales et une habitation sociale. Ils doivent cotiser dix ans avant de recevoir cela.
profil: Il y a aussi des Autrichiens, qui sont bénéficiaires net de l’Etat social.
Strache: Mais dans ce cas, les générations précédentes ont payé, le père, le grand-père. Et on doit faire une différence entre les citoyens et les non citoyens.…
profil: C’est aussi valable chez certains Autrichiens.
Strache: Chez les Autrichiens, je ne peux pas me représenter, si c’est courrant ou pas. Chez les étrangers, c’est courrant.
...
profil: L’action du bus de Joerg Haider vous plait-elle? Non, je n’attends rien du fait d’envoyer un demandeur d’asile d’un Land vers un autre.: Si c’est un criminel , il doit être expulsé du pays.
profil: Le footballer Ümit Korkmaz a demandé dans une interview: Que fait Strache, quand le stade crie « Ü-Ü » ? Que faites-vous ?
Strache: Que dois-je faire? Quand quelqu’un joue bien au football, alors je m’en réjouis Et je me réjouis quand il est bien intégré. Il y a assez de gens qui viennent d’Europe de l’Est, comme des Serbes, qui sont excellemment intégrés. Mais les gens qui viennent des pays musulmans ne montrent pas souvent de volonté d’intégration.
profil: Vous appréciez les Serbes. Vous êtes allés souvent à Belgrade. Lors de l’arrestation de Radovan Karadzic, vous vous êtes visiblement tu. Pourquoi?
Strache: Je peux seulement condamner fermement cette arrestation. Visiblement, jusque là, Monsieur Karadzic pouvait se mouvoir librement et maintenant la Serbie a décidé de plier le genoux devant l’Union européenne et de le livrer …
profil: Karadzic est rendu responsable de massacres et génocides. Doutez-vous de cela ?
Strache: Ie n’ai pas à pré-condamner quelqu’un. Il y a la présomption d’innocence.
profil: Sans quoi vous accordez moins de valeur à la présomption d’innocence.
Strache: Je n’ai pas examiné les reproches que l’on fait à Monsieur Karadzic. Mais je condamne tous les crimes contre l’humanité. Aussi longtemps qu’il n’y a pas de jugements, on doit attendre pour savoir qui est responsable pour les crimes.
profil: Que pensez –vous du Tribunal Pénal international?
Strache: Cela a un sens de juger les crimes contre l’humanité, de manière internationale. C.a me consterne seulement que les Américains n’aient pas reconnu le TPI C’est un des plus grands crimes de l’administration Bush. Une super-puissance autoproclamée ne se trouve pas sous juridiction internationale. Il serait sage que l’Europe ne soit pas seulement orientée vers les USA et l’Otan, mais un peu plus vers la Russie. L’union européenne doit accroître chaque contact.
profil: Votre ligne par rapport à l’Union européenne ne nous est pas claire. Si vous pouviez aujourd’hui décider, quitteriez vous l’Union européenne?
Strache: La question ne se pose pas.
profil: Nous vous la posons.
Strache: Nous avons d’autres problèmes: l’Union européenne n’est pas sociale et est loin du citoyen. Je veux changer l’Europe et ne pas devenir une province de Bruxelles. La majorité du peuple serait pour une Europe sociale.
profil: Qu’est ce que c’est pour vous que la justice sociale?
Strache: Le grand problème, c’est l’augmentation des prix et l’inflation. L’Etat doit intervenir pour réguler les prix dans le domaine de l’énergie, des aliments de base et des médicaments. En outre, la TVA doit être divisée en deux. Et à moyen terme, nous devons renforcer les classes moyennes. Abaissement de tous les impôts. Les impôts les plus hauts doivent être limités à 45% et pas à 50%.
profil: De nos jours, il se trouvent réellement à 43%, si on inclut dans le calcul les 13 et 14ème mois.
Strache:je parle des douze mois. Noël et primes de vacances, je ne les inclus pas ici.
profil: la réduction de moitié de la TVA coûterait deux milliards d’Euros. Votre paquet global coûterait des milliards. Comment voulez-vous financer cela?
Strache: Le ministère des finances a augmenter les impôts de huit milliards depuis l’an 2000, une réforme de l’administration peut rapporter 5 milliards et moins de bureaucratie peut raporter un milliard. Il y a des sommes énormes si l’on est un peut innovant et a un peu de courage. Mais le ministre des finances est l’inverse de cela. Il est exsangue. Notre concept coûte 6 milliards d’euros. Il y a également les allocations familiales qui doivent être versée jusque l’âge de six ans.
profil: Ce n’est pas possible
Strache: Combien d’enfants naissent par an?
profil: environs 80.000.
Strache Cela coûtera plus, mais seuls les Autrichiens doivent recevoir cela et pas les étrangers.
…
profil: Afin d’appliquer tout cela, vous devez gouverner. En février, vous avez dit que le SPÖ vous était sympathique. Est-ce encore valable.
Strache: Les différences de personnes n’interfèrent pas avec les qualités politiques. Depuis deux ans nous voyons que le ÖVP et SPÖ n’ont pas la volonté et la capacité de travailler ensemble. Maintenant, ils provoquent des élections qui coûtent des millions d’euros et malgré cela ne réfléchissent pas
...
profil: Voulez-vous gouverner en coalition, ou non?
Strache: Je veux faire chuter les rouges et les noirs et réaliser une coalition avec les Autrichiens.
profil: Les coalitions, on les fait avec les partis, pas avec le peuple.
Strache: Si. Je voudrais, ensemble avec les Autrichiens, briser la majorité des 2/3 du SPÖ et de l’ÖVP. ... Nous devons devenir si fort et les autres partis si faibles que cela provoque un changement de mentalité au sein des partis.
profil: Á quel pourcentage pensez-vous ?
Strache: nous démarrons à 11%. Peut-être y aura-t-il un miracle bleu et nous atteindrons 20%.
profil: Vous nous avez plusieurs fois communiqué vos plans Vous voulez devenir chancelier et maire de Vienne Quel job préférez-vous?
Strache: On fait son travail, là où on est en fonction.
profil: Vous êtes le chef, vous pouvez vous même décider où vous serez engagé.
Strache: Pour le moment, il y a des élections fédérales et nous nous concentrons là dessus. S’il y avait en ce moment une élection à Vienne, nous devrions réfléchir à la manière d’expulser le SPÖ du fauteuil de maire.
…
Interview: Eva Linsinger, Rosemarie Schwaiger
20:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
12/08/2008
Autriche: vers une coalition socialiste-nationale-nationale?
Un article paru sur le site Internet du journal Le Monde, nous dit que le nouveau leader social-démocrate est eurosceptique.
Les sociaux-démocrates autrichiens se sont dotés d'un nouveau leader pour affronter les élections, mais celui-ci marche dans les pas de son prédécesseur et maintient sa position eurosceptique. Il réclame, lui aussi, un référendum pour chaque nouveau traité européen. Position rejetée par les conservateurs de l'ÖVP.
Verrons-nous les sociaux-démocrates autrichiens s'allier avec les deux partis nationalistes FPÖ et BZÖ? Ce n'est nullement impossible. Joerg Haider a gouverné deux fois la Carinthie avec l'appui des sociaux-démocrates.
Les sociaux-démocrates nous disent qu'ils n'accepteront jamais une telle alliance au niveau national. Mais, au lendemain des élections, tout sera possible.
Si tel était le cas, la coalition SPÖ-FPÖ-BZÖ serait-elle dirigée par un chancelier social-démocrate ou nationaliste? Et si ce chancelier est nationaliste, qui de Joerg Haider ou HC Strache obtiendra le poste?
Lionel Baland
Voici l'article du journal Le Monde:
Les sociaux-démocrates autrichiens
misent sur un nouveau leader affable
VIENNE CORRESPONDANCE
A un mois et demi des élections législatives autrichiennes, le Parti social-démocrate (SPÖ), sorti K.-O. de l'épreuve de grande coalition avec les conservateurs, intronise son nouveau chef et présente son programme de campagne.
L'élection de Werner Faymann par 98,36 % des voix, vendredi 8 août, lors du 40e congrès du SPÖ, n'est que la régularisation statutaire du coup de force opéré le 16 juin. Ce jour-là, le chancelier Alfred Gusenbauer, accusé d'être le principal responsable de la crise traversée par le SPÖ, avait remis ses fonctions de chef de parti à son ministre des transports.
"Assez de querelles". Ce surprenant slogan, leitmotiv de la campagne, semble aller comme un gant au nouveau leader social-démocrate. Figure lisse et toujours souriante, Werner Faymann, âgé de 48 ans, est issu du sérail viennois dominé par le puissant maire Michael Häupl. Son principal trait de caractère est d'avoir peu d'ennemis. A l'inverse de son prédécesseur, Alfred Gusenbauer, porté en 2000 à la tête du parti et en 2006 à la chancellerie, qui était parvenu à s'aliéner la plupart des courants et des cadres du SPÖ. Pour beaucoup, il était devenu "celui qui capitule" devant le partenaire conservateur. Une image qui avait fini par déteindre sur le parti : le SPÖ est passé pour la première fois de son histoire sous la barre des 30 % dans les sondages.
Le Parti social-démocrate mise désormais sur un homme neuf pour sortir de la crise. Werner Faymann suscite la sympathie auprès de l'électorat (44 % des sondés), mais il n'est pas encore jugé crédible (30 %). Homme de réseaux, l'ancien ministre des transports, qui dispose aussi de nombreuses accointances dans la presse populaire, a su se réconcilier avec les syndicats et s'assurer leur appui dans la campagne. Pour rallier les jeunes sociaux-démocrates, il a placé leur représentante en quatrième position de la liste électorale.
VIRAGE EUROSCEPTIQUE
Son programme de campagne, placé sous le signe de la lutte contre la vie chère, promet une réforme fiscale en faveur des classes moyennes, un contrôle des prix de l'énergie et l'abolition des frais universitaires. Il reprend les grandes lignes du programme de 2006. A une variante près : le nouveau chef du parti social-démocrate confirme son virage eurosceptique. Il a affirmé que toute nouvelle modification du traité de Lisbonne serait soumise à un référendum.
Ce revirement avait déclenché l'ire de nombreux cadres. Prise sans consultation, la décision avait été annoncée sous forme de lettre ouverte à la Kronen Zeitung, quotidien populaire à grand tirage, réputé pour ses campagnes antieuropéennes. Sur le plan tactique, le calcul est rationnel. D'après les sondages, le SPÖ, tombé dans les suffrages entre 24 % et 27 %, aurait perdu un quart à un tiers de ses électeurs séduits par le parti d'extrême droite FPÖ. Celui-ci obtiendrait entre 16 % et 19 % des suffrages, tandis que le second parti d'extrême droite (BZÖ de Jörg Haider) récolterait encore 5 % des voix.
Le Parti conservateur, pour sa part, atteindrait 26 à 30 % des suffrages ; les Verts entre 14 % et 15 %. Aucun des deux grands partis ne pourrait donc former une coalition avec ces derniers.
A ce stade, sociaux-démocrates et conservateurs récusent vigoureusement une alliance avec le FPÖ. Cependant, ni la population ni les acteurs politiques n'ont plus le goût d'une nouvelle expérience de grande coalition paritaire.
01:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
08/08/2008
Mannequin de Carinthie

Voici une traduction que j'ai réalisée d'un article paru ce jour sur le site Internet http://www.krone.at, un des plus grands quotidiens d'Autriche.
Peut-être que Jörg Haider s’est trompé de profession: en tant que mannequin, âgé de 58 ans, il fait excellente figure sur les photos pour les affiches électorales du FPÖ. Le photographe responsable de cela est à nouveau la photographe munichoise des stars Astrid Obert, dont la campagne d’été de l’année dernière était déjà consacrée à cela.

"Les photos de l’année dernière étaient si bonnes, que le candidat de tête du Parti Social-démocrate Werner Faymann a demander à Obert, de photographier sa campagne, rapporte le chef de campagne du BZÖ Stefan Petzner.
"Ils sont prêts"
Durant quatre jours le modèle Haider et sa photographe étaient en chemin en Carinthie. "Nous sommes préparés de la même manière pour une campagne au niveau fédéral que pour une campagne en Carinthie, déclare énigmatique Petzner."
Il est clair après les premières photos que Haider s’adresse à un public urbain. Le slogan a pour objectif d’éviter une coalition rouge-noire
Probablement Haider candidat de tête
Les variantes probables actuelles: Haider sera candidat de tête et pourra ainsi prétendre au poste de chancelier. De toute façon, il n’est pas obligé d’être élu député pour prétendre au poste de chancelier et peut aussi prétendre à cette fonction en tant que gouverneur du Land de Carinthie.
Von Waltraud Dengel/Kärntner Kronee
On ne sait donc pas si Joerg Haider va diriger la campagne du BZÖ en tant que tête de liste du parti, ou pas. Mais dans tous les cas, il va tenter de briguer le poste de chancelier.
15:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
19/07/2008
En Italie, l’union des droites est possible.

L’exemple nous vient d’Italie. Les trois ténors de la droite ont obtenu un résultat retentissant. Umberto Bossi, Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini ont mené la droite à la victoire. L’Italie, pays par excellence de la politique, berceau de tant d’expériences politiques, laboratoire de nombreuses idées et ayant accouché d’hommes politiques extraordinaires est, une fois de plus, le laboratoire de la politique.
Pourquoi cette union des droites est-elle possible ? Parce que le centre et le centre-droit ont accepté une alliance avec les formations nationalistes, patriotiques et régionalistes. L’effondrement de l’ancien centre-droit (la démocratie chrétienne) a laissé la place à la formation de Silvio Berlusconi qui, elle, accepte une alliance avec la Ligue du Nord et l’Alliance Nationale. Ce qu’aurait refusé la Démocratie Chrétienne. Les autres formations du centre et centre-droit ont-elles aussi accepté cette alliance.
Gianfranco Fini
Gianfranco Fini débute en politique au sein du Mouvement Social Italien, un parti politique qui entretient l’héritage politique du Duce. Devenu le dauphin du dirigeant du parti, Giorgio Almirante, il lui succède à la présidence du mouvement en 1987.
Au fil du temps, il fait évoluer le M.S.I. vers le centre et lui permet d’apparaître plus fréquentable. Ce mouvement entre en 1994 dans le gouvernement de Silvio Berlusconi. En 1995, le M.S.I. est réformé en Alliance nationale. En 2001, Gianfranco Fini devient ministre du gouvernement Berlusconi. Le 30 avril 2008, Gianfranco Fini devient président de la chambre des députés.
Le fait que Gianfranco Fini se soit progressivement démarqué de l’aile la plus à droite de son parti et qu’il ai réformé progressivement l’image que donne son mouvement, lui a permis de faire de l’Alliance nationale une force politique capable de supplanter celle de Silvio Berlusconi, lorsque celui-ci quittera l’arène politique.
Umberto Bossi.
Certaines entreprises mondialement connues et cotées sur le Nasdaq, (l’indice des valeurs technologiques de la bourse de New York) ont été créées au domicile de leurs dirigeants. Partis de rien, ces capitaines d’industries se sont taillés, grâce à leurs talents, des empires économiques et ont placé à la disposition des consommateurs des biens technologiques exceptionnels. Il en est de même, en politique, d’Umberto Bossi, le leader de la Ligue du Nord. Il a créé la Ligue dans l’appartement de sa compagne.
Umberto Bossi naît en 1941 dans un village situé près de Varèse en Lombardie, dans le Nord de l’Italie, à proximité de la frontière suisse. Sa famille est pauvre. Il déclare à propos de cette période de jeunesse : « Mon enfance a été plus qu’heureuse, ce fut un rêve », « Je suis content d’être né suffisamment tôt pour voir les dernières lueurs du monde paysan. Á ce monde, au fond de mon âme, je suis toujours resté fidèle ».
Umberto interrompt ses études à l’âge de 15 ans. Il pratique différents petits emplois. En mai 1968, Umberto Bossi manifeste contre la guerre du Vietnam. Il adhère ensuite au parti communiste, puis tombe dans l’orbite du parti fédéraliste européen, puis du parti socialiste italien.
Umberto reprend ensuite ses études et entre à l’université de Pavie, en faculté de médecine. En 1979, il bouscule, en sortant du bâtiment de l’université, un homme qui lit une affiche électorale. Cet homme n’est autre que Bruno Salvadori, chef de file de l’Union valdotaine. Il cherche de l’aide pour sa campagne électorale. Umberto décide de le soutenir. Il abandonne ses études à quelques mois du doctorat en médecine et se lance dans la politique.
En 1980, Bruno Salvadori se tue dans un accident de voiture et laisse à Umberto une dette de vingt millions de lire. En 1982, Umberto fonde la Ligue lombarde dans l’appartement de sa future femme. Il officialise la Ligue par acte notarié en 1984.
Le mythe
Le 29 mai 1176 a lieu la bataille de Legnano. Les villes du nord de l’Italie se sont révoltées contre l’Empereur Frédéric Barberousse, représentant du centralisme médiéval, et rassemblées au sein de la Ligue lombarde. Á la tête des combattants se trouve le seigneur de Legnano. La silhouette de ce guerrier devient le symbole du parti.
En 1989, Umberto Bossi est élu secrétaire général de la Ligue lombarde. En février 1991, ayant fédéré au sein d’un seul parti la mouvance autonomiste du nord de l’Italie, il est élu secrétaire fédéral de la Ligue du Nord. Umberto Bossi est élu sénateur en 1987 et député en 1992. Il déclare : « Le vrai combat oppose Rome, la capitale du parasitisme et du clientélisme, et milan, la capitale de l’économie. Les chrétiens-démocrates sont à Rome, la Ligue est à Milan ».
En mars 1994, la Ligue entre dans le gouvernement Berlusconi I. Sept mois plus tard, la Ligue fait tomber le gouvernement Berlusconi, suite à des divergences entre Umberto Bossi et le chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
Lors des élections législatives de 2001, la Ligue s’allie aux autres partis de droite, au sein de la Maison des libertés. La ligue entre dans le gouvernement Berlusconi II et Umberto Bossi devient ministre. En 2004, Umberto Bossi entre au parlement européen. En 2008, il redevient ministre dans le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi.
En France ou en Belgique, l’union des droites est, pour le moment, impossible.
En France ou en Belgique, le centre et le centre-droit n’accepteront jamais une alliance avec le courant patriotique, nationaliste, régionaliste, identitaire. Pourquoi ? Tout simplement parce que certains lobbys, tels que la franc-maçonnerie, ou d’autres coteries qui gangrènent l’arène politique empêchent de telles alliances.
Ce qui permettra aux nationalistes d’arriver au pouvoir, ce n’est pas le fait de voir un parti patriotique atteindre les 10, 15, 20, 25 ou 30% des voix mais le fait de savoir si ce parti peut arracher une alliance avec le centre-droit, le centre, le centre-gauche ou la gauche. (Des alliances entre les patriotes et la gauche sont elles aussi possibles : la Ligue du Nord a gouverné certaines municipalités du Nord de l’Italie avec la gauche. Jörg Haider a gouverné la Carinthie avec le soutient des sociaux-démocrates.)
Ce qui doit nous guider, c’est avant tout le nettoyage du centre et du centre-droit de l’échiquier politique. Nous devons tout faire pour permettre aux centristes et aux adeptes du centre-droit qui acceptent une alliance avec nous, d’écraser les centristes et les adeptes du centre-droit qui refusent une alliance avec nous.
Ce nettoyage du centre, centre-droit voire centre-gauche est plus important que les scores que réalisent les mouvements issus de notre mouvance. Mieux vaut une formation patriotique qui obtient 10% des voix, et un centre centre-droit qui en obtient 40% et qui accepte de gouverner avec les patriotes, plutôt qu’un résultat qui donne 20% pour les nationalistes et 35 % pour un centre centre-droit qui refuse de gouverner avec les patriotes et nous place dans une sorte de placard, nous barrant la route du pouvoir.
06:37 | Lien permanent | Commentaires (0)

















