Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/01/2020

Le FPÖ donné à 11 % et la DAÖ à 5 %.

FPÖ.jpg

DAÖ 3.jpg

Autriche. Un sondage Research Affairs donne les sociaux-chrétiens de l’ÖVP à 39 %, les sociaux-démocrates du SPÖ à 17 %, les écologistes à 17 %, les patriotes du FPÖ à 11 %, les patriotes de la DAÖ avec à leur tête Heinz-Christian Strache atteindraient le seuil des 5 % nécessaires pour obtenir des élus et les libéraux de NEOS sont donnés 10 %.

Le tour d'Italie du dirigeant de la Ligue Matteo Salvini en février 2020.

Ligue.jpg

Italie. Le tour d'Italie du dirigeant de la Ligue Matteo Salvini en février 2020 :

Salvini 1.png

Alexander Gauland perquisitionné.

AfD.jpg

Allemagne. Le co-président du groupe des élus de l’AfD au sein de la Chambre des députés Alexander Gauland a été perquisitionné à son domicile de Potsdam et à Francfort-sur-le-Main, peu après la levée de son immunité parlementaire. Il est soupçonné d’une fraude discale, pour un montant de 3.000 euros, d’ordre privé et non liée à son parti.

"Meloni, la mission américaine."

M5S.jpg

Ligue.jpg

FI-AN.jpg 

Italie. Revue de presse.

ARTICLE, Messaggero, B. Jerkov, « Conte veut faire vite : réforme du fisc en avril. Hypothèse de remodulation de la TVA » - « Réunion avec Franceschini, Bonafede, Bellanova et Speranza : réunion de travail pour l’agenda » : « Le gouvernement communiquera son agenda et ses priorités ‘’dans quelques jours’’, avec en tête la réforme du fisc. La ‘’phase 2’’ part de là : G. Conte annonce une discussion ‘’rapide et intense’’. Il a réuni hier au Palais Chigi les chefs de délégation des quatre partis. L’hashtag choisi pour la photo de la réunion est emblématique : agenda2023. Le pays attend des réponses rapides. Revoir la TVA certes, qui n’est plus tabou, mais les démocrates demandent des modifications sur le revenu de citoyenneté et le quota 100, ce que refusent les 5 étoiles. Conte tentera de résoudre les problèmes et convoquera rapidement des réunions de travail pour lancer les mesures ‘’attendues’’ et mettre en place les réformes structurelles. Conte procèdera ainsi, et ouvrira par ailleurs le débat entre les partis sur les nominations pour les dirigeants des entreprises publiques ».

ANALYSE, La Repubblica, S. Sorgi « Si le centre de Renzi se réduit » : « Une majorité fragile mais déterminée à aller de l’avant dans la législature et un gouvernement qui reflète ce mélange de faiblesse et d’obstination. Voici la photo qui résume au mieux la situation italienne. Pour la première fois depuis un bon bout de temps, cet équilibre pourrait aider les partis de gouvernement, mais à condition qu’ils ne fassent pas de faux pas. Ce sont surtout les contradictions au sein de la droite qui persistent au lendemain des élections régionales. Dans un entretien au Corriere, D. Franceschini proposait une loi électorale proportionnelle avec seuil de barrage à 5%. Le PD se poserait alors comme la vieille démocrate-chrétienne avec, autour d’elle, les autres petits partis : tout d’abord un segment du M5S  (peut-être dirigé par Conte) qui aura choisi l’alliance de centre-gauche et puis les autres. Comme par exemple le centre de Renzi, avec son parti personnel d’Italia Viva. Or, son projet semble à bout de souffle, voire en train d’échouer. Sur l’autre côté, se trouve la Ligue comme parti principal et Fratelli d’Italia comme satellite. Ce n’est pas un hasard si G. Meloni s’est opposée à un pareil destin en demandant à son allié d’abandonner la tentation de la proportionnelle en faveur d’un système majoritaire. Dans un entretien à Repubblica, Brunetta a évoqué une alliance large allant de Forza Italia à Renzi en passant par la Ligue et un groupe de transfuges du M5S. Hypothèse tout-à-fait irréalisable mais qui montre encore une fois que la barque de Renzi navigue dans un espace de plus en plus réduit ».

ARTICLE, Repubblica, C. Lopapa, « Meloni, la mission américaine. Une droite made in Italy pour Trump » : « Giorgia Meloni, leader des Fratelli d’Italia, sera les 5 et 6 février à Washington pour participer à l’événement National Prayer Breakfast (Républicain mais pas seulement). Elle a été invitée aussi parce que le Times l’a insérée parmi les 20 personnalités qui pourraient changer le monde en 2020. Un sentiment de curiosité a dû naître à son égard de l’autre côté de l’Atlantique étant donné sa capacité à récupérer des voix au détriment de la bien plus puissante droite de Salvini.  Le chef de la Ligue avait tenté de s’accréditer en juin à la porte de la Maison Blanche mais la mission du vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur de l’époque n’avait pas atteint le résultat désiré. Meloni a été invitée à la Conférence des Conservateurs à Maryland du 26 au 29 février. ‘’Giorgia’’ semble être la nouvelle interlocutrice des Américains. Le 3 février, elle ouvrira à Rome, le congrès d’une fondation proche des Conservateurs et réformistes, le lendemain interviendront Orban et Salvini mais elle sera déjà en route pour les USA ».

ARTICLE Sole 24 Ore B. Romano « Brexit, le premier impact sera uniquement politique » : « Les 27 et le Royaume-Uni ont négocié un accord prévoyant une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020, voire de deux ans ou trois. Du point de vue politique, le changement est net. A partir de demain, la Grande-Bretagne n’est plus un pays membre de l’Union. Ses ministres ne participeront plus aux réunions ministérielles, ses députés devront quitter le Parlement Européen, ses experts et ses diplomates ne pourront plus participer aux nombreux comités de la machine communautaire. C’est surtout au Parlement européen que les conséquences sont évidentes : on passera de 751 à 705 sièges. Cela favorisera surtout les partis de droite. Pour l’Italie, elle obtient trois nouveaux députés venant de la Ligue, de Forza Italia et de Fratelli d’Italia. Outre Sandro Gozi, élu dans les listes françaises de Renew Europe. Dans la pratique, les citoyens et les entreprises ne subiront pas le Brexit, à ce stade.  La période de transition devra servir aux parties à négocier l’accord de partenariat devant régler les relations entre Bruxelles et Londres après le 31 décembre. Ce ne sera pas facile. Si les parties ne trouvent pas un accord d’ici octobre, une sortie brusque du Royaume-Uni provoquerait un chaos sur le front commercial et des queues énormes aux frontières ». 

COMMENTAIRE, La Stampa, M. Molinari : « Le piège maghrébin pour Conte » : « Il y a quelque chose de nouveau dans les eaux libyennes et qui touche directement nos intérêts nationaux. La première est le nombre de migrants débarqués ce mois en Italie, le double par rapport au mois de décembre et huit fois plus qu’en janvier 2019. La raison formelle est « la fermeture des centres de détention », mais le fait que cela se passe tout de suite après la Conférence de Berlin soulève des questions sur les intentions réelles du gouvernement libyen. Et puis, il y a aussi l’épisode du navire turc qui a sauvé mercredi trente migrants en Méditerranée centrale et qui les a immédiatement confiés à un patrouilleur libyen. Il s’agit d’un épisode qui confirme la présence de navires militaires turcs devant Tripoli et qui révèle qu’Ankara, qui a une ligne directe pour donner des ordres à la garde côtière d’Al Sarraj, ne partage pas la position européenne qui s’oppose à renvoyer les migrants en Libye, dans un port « non sûr ». L’armée turque est désormais à Tripoli et contrôle le port et l’aéroport, même à Misrata. Erdogan vise à transformer la Tripolitaine en son enclave pour contrôler les sources énergétiques – gaz et pétrole – et propager son modèle politique. Ces dernières actions d’Erdogan ont provoqué de vives protestations de la part de l’Elysée sur le « non -respect des garanties données à la Conférence de Berlin de ne pas envoyer de Forces Armées en Libye ». Ankara a riposté en objectant que « la menace la plus grave à l’intégrité territoriale libyenne vient de la France d’E. Macron », en raison des livraisons d’armes au général Haftar qui vise à conquérir Tripoli. Erdogan s’est désormais installé en Tripolitaine et commence à créer de nouveaux équilibres et tout cela, après seulement 12 jours après la conférence, montre la grande faiblesse du rôle de l’Europe mais surtout de l’Italie. Conte se trouve dans une situation d’urgence stratégique, il faut agir immédiatement pour éviter d’assister impuissants à la formation d’une autorité turque en Tripolitaine ».

ARTICLE, Repubblica, A. Ziniti, « Libye, la majorité se divise. L’ONU quitte le centre réfugiés » - « Di Maio : nous avons le temps de modifier le mémorandum d’accord qui sera tacitement renouvelé dimanche, mais LEU, une partie du PD, les Sardines demandent des changements radicaux avant » : L’optimisme de Di Maio, s’exprimant devant la commission Affaires étrangères du Sénat, qui estimait pouvoir débuter les négociations sur le mémorandum avec la Libye, a été ébranlé par l’annonce de l’ONU. En effet, toutes les opérations du centre de transit de Tripoli pour les réfugiés mais qui est devenu, ces dernières semaines, un refuge pour presque un millier de migrants auquel l’UNHCR distribue de l’argent et des produits de première nécessité, vont cesser. Le Commissariat pour les Droits de l’Homme estime en effet que le centre pourrait devenir un objectif militaire et qu’il est dangereux d’y rester. Certains membres du PD demandent un ‘’changement radical de la politique d’immigration’’ au gouvernement et les associations protestent. N. Zingaretti sur Rai 3 a dit que ‘’le mémorandum n’est pas le même que par le passé’’ et les chefs de groupe Alfieri et Quartapelle que ‘’le ministre Di Maio a confirmé que les modifications au mémorandum pouvaient avoir lieu après le 2 février’’.  Entre autres, les parlementaires européens Pietro Bartolo et Pierfrancesco Majorino avec la conseillère régionale d’Emilie-Romagne, Elly Schlein, demandent des ‘’choix plus clairs : une nouvelle loi-cadre sur l’immigration, une nouvelle loi sur la citoyenneté, stop aux décrets-sécurité et relance de l’accueil’’. Tandis que le Viminale et la Farnesina aujourd’hui feront l’objet d’un mail-booming de protestation lancé par 46 associations ‘’Ioaccolgo’’ (moi j’accueille) ».

ARTICLE, F. Paci, La Stampa : « ‘La Shoah n’a jamais existé ‘. Un italien sur sept pense qu’il s’agit de la propagande » : « Le rapport Eurispes 2020 enregistre l’augmentation de l’antisémitisme et de l’intolérance. 15.6% des Italiens sont persuadés que la « Shoah » n’est que de la propagande, un pourcentage de négationnistes qui a été multiplié par 7 en quinze ans. 16.1% des Italiens minimisent la dimension de l’extermination. 61.7% considèrent que les épisodes d’antisémitisme récents sont des « cas isolés ». Pour 20% des Italiens, Mussolini a été un grand leader qui a commis quelques erreurs. Il semble que l’antisémitisme et la minimisation de l’Holocauste vont de pair avec l’augmentation de l’indifférence sociale des Italiens. Ce n’est pas un hasard que ceux qui soutiennent le « Jus Soli » (droit du sol) sont passés de 60% à 50% au cours de la dernière année.

(Traduction : ambassade de France à Rome)

30/01/2020

Vienne : le FPÖ donné à 13 % et la DAÖ à 7 %.

DAÖ 3.jpg

FPÖ.jpg 

Autriche. État de Vienne. Un sondage Karmasin pour Puls 24 en vue des élections pour le Parlement de l’État de Vienne / Conseil municipal de Vienne de l’automne 2020 montre que l’ancien président du FPÖ Heinz-Christian Strache, à la tête d’une Liste Strache ou de la DAÖ, obtiendrait 7 % et serait donc au-dessus du seuil de 5 %. Le FPÖ recevrait 13 %.

Vienne.jpg

SPÖ : slociaux-démocrates

FPÖ : patriotes

Grüne : écologistes

ÖVP : sociaux-chrétiens  conservateurs

NEOS : libéraux

DAÖ : patriotes

Sonstige : autres

Chega donné à 6,2 %.

Chega.png

Portugal. Chega est donné à 6,2 % au sein d’un sondage Intercampus.

"Droite ou gauche ? Le M5S n’existe que s’il va de l’avant seul."

M5S.jpg

Ligue.jpg

Italie. Revue de presse.

Sur Twitter, l’hashtag de tendance est #Brexitday (en référence à l’entente d’hier entre Londres et Bruxelles sur le Brexit).

ANALYSE, Sole 24 Ore, L. Palmerini, « Au gouvernement, on attend le congrès du M5S » : « Aujourd’hui, la journée est consacrée à la « vérification » entre le Président du Conseil et les chefs-délégation des partis de majorité qui se tiendra au Palais Chigi. Il est légitime de se demander quel ‘’chrono-programme’’ sera discuté si le M5S se trouve actuellement sans direction. Le sens même de cette réunion est obscur dans la mesure où les décisions devraient de toute manière prises après les Etats-généraux des 5 Etoiles - désormais prévus après le 29 mars (date du référendum constitutionnel sur la coupe des parlementaires). Le type de transformation du Mouvement n’étant pas connu, ce qui se décidera aujourd’hui n’a pas grande valeur. En attendant le congrès du M5S, Conte devra occuper les deux mois à venir avec des rencontres et des tables programmatiques. Et si le leader du PD, Zingaretti, a décidé de ne pas encaisser l’avantage remporté lors des élections régionales et préfère patienter face à la défaite du M5S, c’est justement pour donner le temps à une partie des 5 Etoiles d’accompagner la conversion vers la gauche. Franceschini (PD) l’a fait en proposant une loi électorale proportionnelle. Mais si cette conversion n’aura pas lieu, la cohabitation au sein du Conte II risque de devenir bien difficile ».

ENTRETIEN Fatto Quotidiano de Vito Crimi, régent du Mouvement 5 Etoiles « Droite ou gauche ? Le M5S n’existe que s’il va de l’avant seul » : « ‘’Nous sommes nés quand le bipolarisme a échoué. Nous avons notre place, composée de nos valeurs : de l’eau publique à la défense de l’environnement, jusqu’au revenu de citoyenneté. Ce sont sur ces points que je défie les autres. Quoi qu’on en dise, il n’y a pas de gouvernement possible sans le M5S. Il n’y a pas d’autres géométries possibles. Nous sommes le point de repère de cette majorité. A l’occasion des Etats-généraux, nous devrons nous concentrer sur les valeurs, les objectifs et les règles, repérer d’autres objectifs. Les polémiques sur la plateforme « Rousseau » ? Elle nait avec et pour le M5S. Elle représente l’extension naturelle de ce que nous étions, de la participation. Certains élus du M5S souhaitent gérer directement la plateforme ? Il est préférable que certaines choses soient le plus loin possible des politiques. Les données des personnes et d’autres informations ne doivent pas être à disposition des élus’’ ».

ENTRETIEN La Repubblica de Roberto Gualtieri, ministre de l’Economie : « ‘’ Le PD qui s’ouvre ne doit pas perdre les modérés ‘’ » : « ‘’ J’ai présenté ma candidature à la Chambre, à la place de Paolo Gentiloni, quand on m’a dit que mon nom aurait uni tout le monde. Le PD doit s’ouvrir, il faut construire un champ large qui attire des mondes et de mouvements différents et donner une perspective à toutes les forces modérées qui ne se reconnaissent pas dans les positions extrémistes. L’alliance avec le M5S est importante et peut devenir une perspective stratégique même pour la prochaine législature. Les élections en Emilie Romagne ont conduit à la défaite mais le gouvernement ne risque pas et, au contraire, il a été renforcé par ces résultats. La victoire extraordinaire de Bonaccini, et du PD, a montré que l’on peut battre Salvini et que la bonne gouvernance, l’unité et l’ouverture sont les meilleurs antidotes contre une droite nationaliste qui veut nous faire sortir de l’Europe. Je suis romain et je ressens les difficultés d’une capitale mal gérée, manquant de services à la hauteur et sans une stratégie pour l’avenir ‘’ ».

ENTRETIEN Corriere della Sera d’Antonio Misiani, vice-ministre de l’Economie « Il est nécessaire de revoir les aides aux personnes en difficulté » : « ‘’Le revenu de citoyenneté est opérationnel depuis moins d’un an. Il était nécessaire d’introduire en Italie une mesure universelle contre la pauvreté. Les critiques du FMI sont le reflet, en partie, du débat intérieur italien. Je crois que le revenu de citoyenneté sert et qu’il doit être maintenu en en améliorant le fonctionnement. En ce sens, un contrôle technique s’impose. Il sera possible d’en discuter avec les collectivités et les réalités qui opèrent quotidiennement contre la pauvreté’’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Nigel Farage déclare à propos du Brexit : "Nous avons atteint le point de non-retour."

Brexit party.jpg

Royaume-Uni et Union Européenne. Le dirigeant du Brexit Party Nigel Farage déclare à propos du Brexit : « Nous avons atteint le point de non-retour. »

29/01/2020

"La course pour le Sud agite les coalitions."

M5S.jpg

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

Italie. Revue de presse.

La politique intérieure, et notamment le règlement de comptes au sein du M5S et de la Ligue au lendemain des élections régionales en Emilie-Romagne et en Calabre, est rapportée : « Chaos M5S sur l’alliance aux élections régionales » (Corriere della Sera), « Salvini, des problèmes au sein de la Ligue » - ‘’Giorgetti critique la campagne. Meloni et Berlusconi ne veulent pas de candidats de la Ligue pour le Sud’’ (La Repubblica), « M5S, course à la succession » (Il Fatto Quotidiano), « Alliances, vents de scission, le congrès reporté après le référendum’’ (Il Messaggero), « Prescription, bataille à la Chambre » (Il Riformista).

ANALYSE, Sole 24 Ore, L. Palmerini, « Le rôle de Conte après les élections en Emilie-Romagne » : « Avec le renvoi à la Commission du texte sur la réforme de la prescription, les partis tentent de trouver une issue du moment où une éventuelle rupture provoquerait une crise de gouvernement et la fin de la législature. La journée d’hier a vu la coalition paralysée par la nervosité des 5 Etoiles, d’où la nécessité d’un rôle plus actif du Président du Conseil. Conte a ainsi convoqué les chefs de délégation des partis de la majorité sur le chrono-programme pour affronter les thématiques encore en attente : la justice, les concessions de la société gérant les autoroutes puis ceux pris en main par le ministre de l’Economie Gualtieri : la révision de la réforme des retraites, dite ‘’Quota 100’’ sur laquelle les 5 Etoiles sont encore sur les barricades ».

EDITORIAL, Il Foglio, C. Cerasa, directeur « Pas d’alliances avec le M5S, grandes listes de centristes, créer la tarte avant d’en redistribuer des parts. L’Emilie-Romagne expliquée à ce qui ne veulent pas la comprendre. La Région peut apprendre énormément au gouvernement » : « Dans la liste du gagnant Bonaccini figuraient aussi des candidats du parti de Renzi (Italia Viva) et de celui de Calenda (Azione) : soit ceux qui proposent au PD d’offrir un soutien différent par rapport à celui des 5 Etoiles. Tous devraient alors cesser de se disputer et tenter de répéter la liste unique à l’occasion des prochaines élections régionales voire celle nationale. L’autre leçon : il est nécessaire de montrer une solution alternative pour offrir de la protection aux citoyens. Avant d’offrir une répartition du bien-être, il faut d’abord le créer. L’Emilie-Romagne est une région qui marche bien et où les fonds structurels européens sont bien utilisés dans l’internationalisation des entreprises. Les exportations ont augmenté de 4,7% et cela a créé une hausse de l’occupation à hauteur d’1,9% contre celui national qui est de 0,5%. Il faut alors comprendre que pour battre Salvini il faut faire comme les citoyens de l’Emilie-Romagne : se concentrer plus sur la consistance que sur les détails ».

ARTICLE La Repubblica C. Lopapa « Ligue et alliés, premiers problèmes pour Salvini » : « Depuis hier, M. Salvini est un homme de plus en plus seul aux commandes. Berlusconi et Meloni signent un pacte secret pour l’empêcher de débarquer dans les deux régions du Sud où se tiendront les élections au printemps : la Campanie et les Pouilles. Hier à Rome, M. Salvini et G. Giorgetti se sont vus. D’après ce qui filtre, ce fut un échange franc et dur. L’ancien secrétaire d’Etat a reproché à Salvini d’avoir fait une mauvaise campagne électorale en Emilie, se laissant aller à ses ‘’intempérances habituelles’’. Giorgetti est persuadé que la Ligue devrait plutôt tenter de récupérer l’électorat modéré qui a quitté Forza Italia. Salvini aurait fait mea culpa, il aurait reconnu que la Ligue a un problème à s’imposer dans les villes, que si elle est forte dans les campagnes et les banlieues, ce n’est pas suffisant. Les problèmes, pour la Ligue, commencent maintenant. Le gouvernement Conte est encore debout et le rêve léguiste de pouvoir s’imposer dans une des régions du Sud pourrait déjà s’envoler ».

ARTICLE Il Messaggero M. Ajello « La course pour le Sud agite les coalitions » : « Au Sud, la Ligue ne fait pas d’exploit et divise même par deux son score par rapport aux élections européennes, s’attestant à un maigre 12,2%. Après le revers en Emilie-Romagne, Salvini aura aussi des difficultés à s’imposer en Toscane, tout comme dans une autre région « rouge », les Marches. Du coup, le leader de la Ligue misera tout sur les Pouilles, et tentera d’écarter le candidat de Frères d’Italie, Fitto. Mais G. Meloni prévient son allié de coalition et lui rappelle l’importance de ‘’la parole donnée’’. Quant à Forza Italia, elle découvre qu’au Sud elle peut compter sur quelques enclaves où Salvini est faible ».

ENTRETIEN La Stampa de Stefano Bonaccini, président de la Région Emilie Romagne : « ‘’ Il faut maintenant que cessent les disputes au sein du gouvernement. Et les grillini doivent se rendre compte qu’ils ont tort de se présenter seuls ‘’ » : « ‘’J’ai demandé de voter pour l’Emilie Romagne et non pour le gouvernement national, mais il est évident que la défaite de Salvini, qui a voulu transformer ces élections en un référendum personnel, peut redonner de la force à la majorité qui soutient Conte. Il faut quand même faire attention parce que la droite est toujours forte. Il faut relancer l’action politique ainsi que celle du gouvernement. Cet exécutif est le seul qui s’est accordé avec les régions pour allouer 4 milliards en plus pour la santé. J’ai remporté les élections sans un accord avec les Cinq Etoiles, mais ce sont eux qui se sont retirés de la confrontation. Il faut unir le centre gauche et l’ouvrir au civisme et à toute la société civile pour sortir de l’impasse qui bloque le pays ‘’ ».

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Dario Franceschini, Ministre de la Culture et chef de délégation au gouvernement du PD, « En avant avec le scrutin proportionnel. Il y aura un bipolarisme Ligue-Pd » F. Verderami : « ‘’Sur le résultat en Émilie-Romagne, la personnalisation excessive que Matteo Salvini a fait du défi a pesé : il est à sa deuxième erreur en quelques mois, et cela laisse à penser qu’il en commettra d’autres. Mais je ne voudrais pas que l’on passe d’un pessimisme excessif à un optimisme excessif. Avoir gagné en Émilie-Romagne ne veut pas dire avoir gagné en Italie. Au cours de cette phase, le Pd ne doit pas avoir de tentations hégémoniques ni l’instinct de l’autosuffisance : en ce sens l’action inclusive de Nicola Zingaretti est intelligente. Il est évident que nos choix au gouvernement devront avoir une fonction proactive. Il faut construire un champ de forces réformistes. Je pense que le proportionnel avec un seuil électoral de 5% simplifiera ultérieurement le cadre politique. Et portera à un bipolarisme de la Ligue et du Pd, chacun avec ses propres alliés. Le proportionnel est utile au Pays. ‘’ »

ENTRETIEN, de Silvio Berlusconi, leader de Forza Italia et ancien Président du Conseil, Corriere della Sera, P. Di Caro : « ‘’ Matteo Salvini est tenté par une course en solitaire ? Non, il n’est pas suicidaire. Salvini a son propre style, qui naturellement n’est pas le mien, et il a ses contenus, qui ne sont pas les mêmes que les nôtres, sinon nous serions au sein du même parti. Avec Meloni et lui, nous avons un bon programme à réaliser. Le proportionnel livrerait le pays à l’ingouvernabilité. Ce modèle doit être corrigé en prévoyant un quota majoritaire qui permet à la coalition gagnante de pouvoir gouverner. ‘’ ».

ARTICLE, La Repubblica, R. Luna « Facebook efface la vidéo de l’interphone. La démocratie est peut-être sauve » : « Dans un message envoyé à ses usagers, le réseau social informe que la vidéo virale de Salvini dans le quartier difficile de Bologne, il Pilastro, demandant par interphone à un jeune Tunisien s’il est bien un dealer ‘’va contre les standards de la communauté ». Une vidéo qui avait été signalée dès le premier jour, le 22 janvier. Alors, la démocratie est sauve, dira-t-on. Vraiment ? C’est comme si nous étions en train de déléguer l’administration de la justice en matière de liberté d’expression et de pensée au mystérieux tribunal de Mark Zuckerberg. Il aurait été préférable de voir un magistrat décider de suspendre cette vidéo, soit un processus démocratique. Ce n’est pas suffisant que cela soit décidé juste après le résultat des élections, qui ont vu par ailleurs la première défaite de Salvini. Salvini a été pendant ce mois le ‘’top spender’’ sur FB, il a investi 50 000€ : cela a-t-elle eu une influence sur le timing de Facebook ? ».

ARTICLE, Corriere della Sera, F. Sarzanini : « Migrants, des milliers en fuite de la Libye. Salvini attaque : ‘’Je dénonce Conte ‘’ : « Les 403 migrants qui débarquent aujourd’hui à Tarente et les autres 300 qui ont été secourus par le Alan Kurdi et le Open Arms, pourrait bientôt être rejoints par des milliers d’autres personnes en fuite du conflit libyen. Mais aussi depuis la Tunisie. Le gouvernement jaune-vert, avec Salvini ministre de l’Intérieur, avait nettement réduit les financements pour les centres qui s’occupent des demandeurs d’asile. On craint une situation d’urgence et Rome demandera aux pays de l’UE de respecter les accords sur la redistribution. Il y a eu des tensions avec Malte et il n’est pas exclu que d’autres pays se défilent si les arrivées continuent à augmenter. Le feu vert au débarquement pour les migrants d’Océan Viking est arrivé après l’accord avec la France et l’Allemagne pour l’accueil, mais il faudra voir quelle sera vraiment la destination finale. Dans le gouvernement certains voudraient une révision des normes des décrets-sécurité, comme le souhaite le président Mattarella. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

28/01/2020

D'anciens collaborateurs du FPÖ travaillent pour l'AfD.

FPÖ.jpg

AfD.jpg

Allemagne et Autriche. Quelques anciens collaborateurs du FPÖ ont quitté l’Autriche et rejoint Berlin, après la chute du gouvernement autrichien ÖVP-FPÖ, et travaillent désormais pour le groupe parlementaire de l’AfD au sein de la Chambre des députés.

Le FPÖ et la DAÖ se disputent à propos des frais d'avocats de l'affaire d'Ibiza.

FPÖ.jpg

DAÖ 3.jpg

Autriche. Alors que le FPÖ de Vienne réfléchit au fait de réclamer les frais d’avocats suite à l’affaire [de la vidéo] d’Ibiza, estimés à 500.000 euros, à son ancien président Heinz-Christian Strache, la DAÖ et le FPÖ se disputent sur la question.

Intensification de la collaboration FPÖ-AfD.

FPÖ.jpg

AfD.jpg

Autriche et Allemagne. Le chef de file des élus du FPÖ à la Chambre des députés (Autriche) Herbert Kickl a rencontré ce mardi 28 janvier 2020 à Berlin la direction de l’AfD (Allemagne) afin d’intensifier la collaboration entre les deux partis, avant tout dans le domaine de la migration, de la politique d’asile ainsi de la protection des frontières et de la population. La conférence de presse qu’il a tenue avec les deux codirigeants du groupe des élus de l'AfD à la Chambre des députés Alexander Gauland et Alice Weidel a bénéficié d’un large écho médiatique.

Weidel Kickl Gauland.png

Alice Weidel, Herbert Kickl, Alexander Gauland

Johann Tschürtz quitte sa fonction de président du FPÖ du Burgenland.

FPÖ.jpg

Autriche. Burgenland. À la suite de la défaite électorale subie par le FPÖ lors des élections de ce 26 janvier 2020 pour le Parlement du Burgenland, le chef de file du parti dans cet État, Johann Tschürtz, quitte sa fonction et la transmet à Alexander Petschnig. Tschürtz reste chef de file du groupe des élus FPÖ au sein du Parlement du Burgenland.

Johann Tschürtz.png

Johann Tschürtz

Municipales en Basse-Autriche : le FPÖ perd 186 conseillers municipaux.

FPÖ.jpg

Autriche. Basse-Autriche. Des élections municipales se sont déroulées ce dimanche 26 janvier 2020 dans la plupart des municipalités de cet État. Le FPÖ obtient 486 conseillers municipaux, soit -186 par rapport au scrutin de 2015.

FPÖ 1.png

ÖVP : sociaux-chrétiens / conservateurs

SPÖ : sociaux-démocrates

FPÖ : patriotes

Grüne : écologistes

NEOS : libéraux

Sonstige : autres

Le modèle politique de Jörg Haider était Franz-Josef Strauß.

Autriche et Allemagne. Au sein d’une interview, l‘ancien proche de Jörg Haider, Stefan Petzner, indique que le modèle politique de Jörg Haider (Autriche) était l’ancien ministre-président CSU de Bavière (Allemagne) Franz-Josef Strauß.

Franz Josef Strauss.jpg

Franz-Josef Strauß

Article de Lionel Baland : les patriotes prennent la Calabre et doublent leur score en Émilie-Romagne.

Boulevard Voltaire.png

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

M5S.jpg

Italie. Les patriotes prennent la Calabre et doublent leur score en Émilie-Romagne :

https://www.bvoltaire.fr/elections-regionales-en-italie-l...

"Les équilibres renversés, le PD met le M5S au pied du mur."

M5S.jpg

Ligue.jpg

Italie. Revue de presse.

Au lendemain des élections régionales, les médias transalpins se penchent sur les conséquences du résultat et rapportent les réactions politiques. Les observateurs relèvent dans l’ensemble le renversement de poids entre les partis de la majorité, avec la forte baisse de popularité du M5S et la volonté du PD de dicter les priorités de l’agenda politique  : « Gouvernement, le PD demande la « Phase deux » » - ‘’Zingaretti demande une alliance électorale avec le M5S, soutenu par Conte mais Crimi dit non’’ (Corriere della Sera), « Le PD à Conte : ‘’modifions l’agenda’’ » - ‘’Conte prévient Franceschini : pas de rétorsions contre le M5S’’ (La Stampa), « L’offre de Conte au PD divise le M5S » - ‘’Conte prône un front contre la droite’’ (Il Messaggero) « Romano Prodi : ‘’ouvrons les horizons du PD’’ » - ‘’Le père de l’ « Olivier » appelle à s’ouvrir au monde civil, notamment aux « sardines »’’ (La Repubblica), « Le gouvernement change de peau » - ‘’Les équilibres renversés, le PD met le M5S au pied du mur’’ (Il Giornale).

ANALYSE, Repubblica, S. Folli, « Les grandes manœuvres du Palais Chigi » : « Sans être le chef de ce Mouvement désorienté, G. Conte considère néanmoins en représenter le point de repère. L’option offerte est naturellement que le gouvernement tienne jusqu’à la fin de la législature : un axe PD-M5S pour sauver ce qui peut être sauvé, construit sur l’idée que le bipolarisme est réapparu au lendemain des élections en Emilie-Romagne. Et puisque le bipolarisme a besoin d’un adversaire bien identifié, Conte a répété son attaque contre Salvini. L’ancien ministre est ainsi « indigne » pour l’histoire de l’interphone. Le Président du Conseil a ainsi fait comprendre que l’accord entre le PD et le M5S existe si lui-même en représente le point d’équilibre, en fonction anti-Salvini. Conte s’est donc dépêché d’élargir le fossé entre la droite et la gauche, étant conscient que c’est seulement de cette manière qu’il peut conserver son rôle ».  

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Le Quirinal et le risque d’un enlisement du gouvernement » : « Malgré le soulagement de G. Conte et de N. Zingaretti après les élections de dimanche, le danger pour l’exécutif est celui de finir dans les sables mouvants. Il a été décidé de tenir le référendum sur la coupe des parlementaires le 29 mars. Mattarella a accepté. Ce référendum représente une sorte d’assurance-vie parfaite : d’ici cette date il n’y aura de place ni pour une crise ni pour la dissolution des Chambres. Une fois la coupe adoptée, avec un Parlement amoindri à 600 élus, les sénateurs et les députés se garderont bien de renoncer à leur siège. Toutefois, la « phase 2 » demandé par Zingaretti à Conte risque de se transformer en un faux départ. Zingaretti devra faire attention à vouloir une redistribution de force au sein du gouvernement sans trop secouer l’arbre du M5S qui pourrait tomber. Du coup, la « relance » pourrait se révéler un « jeu d’équilibre ». »

ANALYSE, Corriere della Sera, M. Breda : « Maintenant, pour le Quirinal le gouvernement ne doit pas ‘’flotter’’ » : « Le Président de la République, Sergio Mattarella, ne se fait aucune illusion : l’épreuve de force de Matteo Salvini n’est pas terminée, malgré sa défaite aux élections régionales en Emilie Romagne. En mai, il y aura d’autres élections régionales et Mattarella sait très bien que Salvini continuera sa campagne électorale permanente, totalement indifférent au risque de maintenir le gouvernement et les institutions sous pression. Le leader de la Ligue ne baissera pas le ton dans ses défis et pour cette raison Mattarella fait attention à préserver la stabilité et surtout à veiller sur l’agenda du gouvernement qui doit maintenant continuer de travailler sur des mesures concrètes : décider, donc, rapidement sur la crise des entreprises italiennes (ILVA et Alitalia), sur les agences fiscales, sur les nominations ainsi que sur un programme économique avec la « relance verte » déjà annoncée ».

EDITORIAL, Stampa, S. Lepri, « L’UE attend de Conte la réduction de la dette publique » : « Si les marchés financiers ont réagi avec soulagement au résultat électoral en Emilie-Romagne, ce n’est certainement pas par sympathie politique. C’est parce que, en perspective, que M. Salvini se rapproche du pouvoir les inquiète : ses promesses trop nombreuses mettrait la soutenabilité de la dette italienne à dure épreuve. Pour les mêmes raisons ce résultat est apprécié en Europe. Le gouvernement Conte 2 est traité avec bienveillance non pas parce qu’on le croit capable de trouver des remèdes durables aux maux de l’économie italienne, mais parce que l’on espère qu’au moins il ne les aggrave pas, ce qu’avait fait le Conte 1. »

ARTICLE Il Messaggero C. Fusco « Les sardines préparent l’assaut : maintenant un vrai parti pour survivre » : « Le rideau tombe sur les Sardines, pour le moment. Toutefois, pour ne pas se disperser dans la mer de la politique, elles tentent le grand bond. Dans une note interne qui est aussi un manifeste, les fondateurs annoncent ‘’depuis dimanche, les Sardines sont entrées dans une nouvelle phase. On travaille pour créer, à partir de Naples, une structure capillaire, coordonnée et unie vers une direction claire et partagée’’. L’intention, donc, est d’éviter les caméras pour ‘’avoir plus de temps pour parler entre nous et nous coordonner, sans avoir hâte et en pouvant se concentrer sur les initiatives, sur le renforcement des groupes locaux et sur l’implication des personnes qui voient dans les Sardines un possible point d’atterrissage’’. L’objectif est d’arriver préparés à la rencontre nationale de Scampia (Naples) des 14 et 15 mars et élaborer l’expérience lancée avec les élections en Emilie-Romagne »

ANALYSE Il Messaggero « En Calabre, 1 bénéficiaire sur 3 du revenu de citoyenneté a préféré ne pas voter pour le M5S » : « En 2018 le M5S, en promettant le revenu de citoyenneté à hauteur de 780€ par mois pour tous les chômeurs, avait obtenu 43,4% des voix. Or, les résultats des élections de dimanche ont été une véritable surprise. Sur les environ 70 000 bénéficiaires du revenu de citoyenneté, les 5 Etoiles ont remporté uniquement 48 784 voix. Du coup la réforme qui représentait le drapeau des « Grillini » n’a plus d’attrait, cela aussi en raison d’une distance entre ce qu’ils ont promis et la réalité ».

COMMENTAIRE, La Stampa, M. Sorgi : « Les 5 étoiles sont à un croisement, entre autonomie et un futur d’alliés » : « Le silence de Di Maio, qui en vain avait suggéré d’éviter de se présenter à ces élections, l’embarras, les phrases à moitié, le commentaire prudent du chef régent Crimi, laissent comprendre que le travail des M5S continue. »

ENTRETIEN de Graziano Delrio, chef de groupe du Pd à la Chambre des députés : « ‘’ Ne reportons plus les problèmes. Commençons par les décrets-sécurité‘’ », La Stampa, C. Bertini : « ‘’Stefano Bonaccini a gagné avec le Pd, cette histoire d’une contraposition est ridicule. Le message qui arrive au gouvernement est que si les problèmes ne sont pas reportés mais résolus, les gens reprennent confiance. Cette victoire n’a pas été de tout repos, il faut reconnaître l’honneur des armes à Salvini, nous devons reconnaître aussi l’apport décisif des Sardines. Je ne pense pas que le M5S soit en voie d’extinction ; une contamination est possible sur beaucoup de thèmes. Un parti unique n’est pas envisageable mais une alliance oui. Les thèmes de l’emploi, de la croissance des investissements et du soutien aux familles doivent être affrontés avec courage ‘’. »

ENTRETIEN, La Repubblica, de Romano Prodi, ancien président du Conseil : « ‘’La leçon est claire : les démocrates doivent s’ouvrir à la société, stop au parti des abonnés’’ » : « ‘’C’est l’esprit d’équipe qui a gagné. Bonaccini [le candidat du centre gauche pour la présidence de la Région de l’Emilie-Romagne, ndt.] a bénéficié de son travail, du soutien inconditionné du parti et du changement de climat que les Sardines ont amené. Celles-ci ont eu un double effet : elles ont créé un nouveau climat et elles ont remplis les rues, laissant à la Ligue le rôle de numéro 2. Quant aux bruits selon lesquels je serais derrière à ce mouvement, quelle fantaisie ! Non, malheureusement non. Le résultat en Emilie-Romagne renforce l’exécutif mais la résistance d’un gouvernement dépend surtout des équilibres internes aux partis. Dans les moments de crise, tu dois ouvrir les portes, il faut que Zingaretti favorise la rencontre entre intelligences, propositions et personnalités’’ ». 

ENTRETIEN, de Matteo Renzi, leader d’Italia Viva et ancien Président du Conseil : « ‘’ Le Pd a une opportunité, il doit nous suivre sur les thèmes réformistes, assez de populisme pro M5S‘’ », La Stampa, F. Bei : « ‘’ Conte doit absolument aller de l’avant. Mais il faut qu’il augmente le taux de réformisme du gouvernement, sinon nous ferons un grand cadeau à Salvini. La législature tiendra, où voulez-vous qu’aillent les parlementaires M5S ? Je ne crois pas qu’ils aient hâte de rentrer chez eux.  Forza Italia a touché un score très bas, cela ouvre pour nous des scénarios merveilleux, nous avons des prairies devant nous. Il ne faut pas dormir tranquille, Salvini est encore très fort et le sous-estimer serait une erreur grave. ‘’ »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

27/01/2020

Marie d’Armagnac analyse les résultats des scrutins en Émilie-Romagne et en Calabre.

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

M5S.jpg

Italie. Marie d’Armagnac analyse les résultats des scrutins en Émilie-Romagne et en Calabre :

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/salvini-le-debut-de-la-...

Italie : le centre-droit emporte la Calabre.

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

M5S.jpg

Italie. Calabre. Lors des élections régionales de ce 26 janvier 2020, la candidate du centre-droit (Forza Italia, Ligue, Frères d'Italie, ...) Jole Santelli (Forza Italia) est élue présidente de Calabre avec 55,29 %, face au candidat de centre-gauche qui obtient 30,14 %. Francesco Aiello du M5S décroche 7,35 %.

Lors de l’élection de l’assemblée régionale, Forza Italia obtient 12,34 % et 5 sièges, la Ligue 12,25 % et 4 sièges et Frères d’Italie 10,85 % et 4 sièges. Le M5S reçoit 6,27 % et pas de siège.

(https://elezioni.interno.gov.it/regionali/scrutini/202001...)

Le Forum voor Democratie devient le premier parti en nombre de membres.

FvD.png

Pays-Bas. Le Forum voor Democratie de Thierry Baudet est devenu le premier parti en nombre de membres : 42.794 au 1 janvier 2020.

En Émilie-Romagne, les 2 partis patriotiques obtiennent ensemble plus de 40 %.

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

M5S.jpg

Italie. Émilie-Romagne. Lors des élections régionales de ce dimanche 26 janvier 2020, la candidat du centre-droit à la présidence de la région Lucia Borgonzi (Ligue) est battue avec 43,63 % par le candidat de centre-gauche qui récolte 51,42 %. Simone Benini du M5S obtient 3,38 %.

Lors de l’élection de l’assemblée régionale, la Ligue décroche 31,95 % et 14 sièges, Frères d’Italie 8,59 % et 3 sièges et Forza Italia 2,56 % et 1 siège. Le M5S obtient 4,74 % et 2 sièges.

(https://elezioni.interno.gov.it/regionali/scrutini/202001...)

"L’Emilie impose un ‘’stop’’ à Salvini."

Ligue.jpg

FI-AN.jpg

M5S.jpg

Italie. Revue de presse.

Les résultats des élections régionales en Emilie-Romagne et en Calabre – font les gros titres des médias italiens. La presse écrite évoque notamment la « défaite » de M. Salvini (Ligue), ce dernier ayant voulu donner à ce test électoral en Emilie-Romagne une valeur décisive pour le sort du gouvernement, ainsi que l’effondrement du M5S. Selon les observateurs, le gouvernement Conte II est maintenant « plus soudé » (Corriere) malgré les « ombres » (Repubblica) d’un M5S amoindri: « Bonaccini gagne, le PD freine Salvini » - ‘’Grande affluence, le gouvernement va de l’avant’’ (Corriere della Sera), « La première défaite de Salvini » - ‘’Zingaretti : un grand merci aux ‘’Sardines’’ ‘’ (La Repubblica), « Emilie, Bonaccini bat la Ligue » - ‘’Conte mise sur une alliance PD-M5S plus stable’’ (La Stampa), « L’Emilie impose un ‘’stop’’ à Salvini » - ‘’Bonaccini gagne ; Calabre, Santelli (FI) s’impose’’ (Il Messaggero), « Emilie, Bonaccini freine Salvini » (Il Mattino), « L’Emilie reste ‘’rouge’’ » - ‘’Bonaccini en tête, les ‘’grillini’’ en forte baisse, les Sardines exultent’’ (Il Resto del Carlino).

EDITORIAL, Repubblica, S. Folli, « Mais le gouvernement souffrira encore » : « Ce matin personne ne sonnera à l’interphone du Quirinal pour réclamer des élections anticipées. Qui a fait cette promesse, dans le centre droit mené par Salvini, a fait preuve d’une certaine arrogance. Ce vote donne certaines leçons impossibles à ignorer, pour les deux pôles.  Deux pôles car le M5S a été réduit à une entité sans importance par les élections en Emilie-Romagne, ce qui, à Rome, fait s’ouvrir une phase d’interrogation : la dissolution du ‘’grillisme’’ (à 33% des élections législatives il y a moins de deux ans) peut-elle advenir sans répercussions sur le gouvernement ? Avec le M5S pratiquement réduit à néant dans le pays, mais encore important au Parlement, que compte faire le PD ? Le parti de Zingaretti est désormais en mesure d’absorber une partie considérable du Mouvement. Mais ce serait étrange si cela devait se produire à travers des concessions progressifs sur le programme et donc, en définitive, sur le profil réformiste d’une force qui aspire à revenir à plus de 20% de manière stable. Sur la justice (la réforme de la prescription) que feront les Démocrates ? Cèderont-ils au M5S ? Tous unis dans le désir de faire durer la législature. Le protagoniste numéro un de cet après-élections est cependant Salvini : il a fait peur à ses adversaires, qui ont su se mobiliser, et il a appris à ses dépens la leçon de Machiavel : se moquer ou blesser ses adversaires sans avoir la force de les dépasser expose celui qui les défie à d’amères conséquences.  Son insuccès confirme l’urgence pour Salvini de changer son message médiatique et sa manière d’envisager la politique. Surtout si, en l’absence d’élections législatives à court terme, nous aurons le nouveau système électoral proportionnel. Un modèle qui change les règles et affaiblit le leadership salvinien sur Berlusconi ou Meloni».

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco, « La partie qui s’ouvre maintenant » : « L’Emilie Romagne a  repoussé l’attaque de Matteo Salvini contre le gouvernement. La gauche a perdu en Calabre mais a remporté le défi le plus difficile, tandis que le M5S s’est effondré. La ‘’défaite’’ du leader de la Ligue est très lourde, après deux ans de triomphes, d’autant plus que c’est lui qui a voulu donner à ce test électoral régional une valeur décisive pour le sort du gouvernement. Ces élections, qui se transformaient en un référendum sur l’exécutif, n’ont pas permis à Salvini de reconquérir le pouvoir. Les résultats ont été légitimés par une participation populaire très élevée et les analyses expliqueront si tous ces électeurs ont été convaincus par la campagne électorale exagérée de Salvini ou plutôt par la mobilisation des jeunes ‘’ Sardines ‘’ de Mattia Santori, avec leur alerte contre la stratégie de la Ligue. Le résultat est de toute façon positif et a été plus notable qu’en Calabre, où il y a eu la victoire nette du centre droit de Berlusconi et où la sensation la plus forte est que la région a été ignorée au niveau national. Et Salvini même, obsédé par la perspective de s’emparer de la forteresse historique de la gauche au Nord, a traité les élections en Calabre comme une affaire secondaire. A l’arrière-plan, la place de la Ligue en Europe reste à décider parce que, pour aller au Palais Chigi, la droite d’aujourd’hui a besoin d’un fort soutien continental. Et, pour le moment, uniquement Berlusconi avec le PPE et Giorgia Meloni avec les Conservateurs ont ce soutien. Salvini sera sans doute obligé de revoir non seulement sa stratégie italienne mais aussi ses alliances ‘’souverainistes’’ imprésentables au sein des chancelleries européennes et le faire après ce vote n’augmentera pas son pouvoir ».

EDITORIAL La Stampa M. Sorgi « Un succès construit sans les partis » : « La victoire de Bonaccini et du centre gauche en Emilie-Romagne représente de l’oxygène pour le gouvernement, qui a maintenant plus d’arguments pour résister. Quant au président de la région, reconfirmé, il a eu le mérite d’avoir gardé les partis qui le soutenaient, à commencer par le PD, loin de sa campagne électorale et de se faire entourer par des listes civiques. Il a eu le mérite d’avoir renforcé, d’une part le PD, qui n’aurait pas survécu à la défaite, ainsi que le chancelant exécutif national guidé par Conte. Ce qui n’est pas peu. La défaite de Salvini n’est pas un bon signal pour le ‘’Capitaine’’, qui s’était investi entièrement dans cette campagne d’Emilie-Romagne. L’objectif qu’il s’était fixé était ambitieux, peut-être trop. La faiblesse de la candidate Borgonzoni explique cette défaite mais Salvini ne s’est pas aperçu qu’il a exagéré, en attirant en permanence l’attention sur lui. Il a fini par mobiliser une partie de l’opinion publique qui était contre lui, la renforçant ainsi jour après jour. Salvini devra maintenant réfléchir sur la concurrence pressante de Meloni (FdI) au sein de sa coalition et de l’effondrement de Berlusconi en Emilie-Romagne. Mais le fera-t-il, maintenant qu’une autre saison s’ouvre, avec le Sénat qui accélérera pour autoriser son procès pour séquestration des migrants du navire « Gregoretti » ? Le gouvernement tiendra. Même si sa majorité reste chancelante, le risque d’élections anticipées s’éloigne ».

ARTICLE La Stampa I. Lombardo « Conte mise sur l’alliance stable entre le PD et le M5S » : « Le Mouvement 5 Etoiles liquéfié dans la région qui était devenu le dernier rempart dans la défense contre la Ligue est également le signe d’une tendance qui, selon Conte, devrait être ‘’irréversible’’. Une polarisation aussi extrême devrait pousser à des choix à compter des prochaines élections. Les résultats du M5S en Emilie-Romagne et en Calabre sont la preuve, selon le Président du Conseil, que le projet d’une ‘’alliance organique’’ doit être poursuivi, comme le souhaite la direction du PD mais aussi une grande partie, de plus en plus grandissante, du M5S. ‘’Nous devons accélérer’’, assure Conte et confirmer l’agenda jusqu’en 2023. Les premiers chantiers qui devront être ouverts sont la réforme fiscale, la débureaucratisation et le green new deal. Mais il faudra avant tout surmonter les premiers écueils de la majorité : la réforme de la justice, la révocation d’Autostrade et la réforme du revenu d’impôt en faveur des classes moins privilégiées. Renzi est sur sa position ; le PD et le M5S sur une autre. Conte souhaiterait fixer une rencontre avec les Sardines : ‘’ce résultat, c’est aussi grâce à eux’’ ».

COULISSES, Il Messaggero, M. Conti : « Conte se sent plus fort : je serai le médiateur entre Pd et M5S » : « ‘’Le résultat de l’Émilie-Romagne ne change pas l’agenda du gouvernement ‘’. Giuseppe Conte l’a souvent dit et il le répète encore. Le dire maintenant, avec un grand sourire, donne le sentiment du péril échappé mais aussi de la volonté d’éviter que la partie gagnante de la majorité, Pd et Italia viva, puisse se faire maintenant la part du lion. Le fait que la course de son ancien vice-président se soit arrêtée enlève la sensation de siège qui a été vécue au Palais Chigi depuis le début du Conte 2. Maintenant que le centre droit pourrait avoir ses problèmes et l’avancée de Salvini montre ses limites, semblables à celles de Marine Le Pen en France, Conte se prépare à ouvrir la ‘’vérification’’ de gouvernement qu’il a annoncé plusieurs fois et qui devrait représenter un rendez-vous décisif, et en même temps très délicat, pour mener à bien la législature. À cette table arrivera un Pd considérablement renforcé par le résultat électoral et qui doit se confronter avec le mouvement des Sardines. Du côté des vainqueurs, il y a aussi Matteo Renzi et son Italia Viva qui a peut-être contribué à recueillir le vote modéré de ceux qui se sont sentis effrayés par Salvini. L’inconnue plus compliquée s’appelle M5S. Le Mouvement traverse sa phase la plus difficile depuis qu’il existe. Il est aussi probable que l’opposition résiduelle à une loi électorale proportionnelle puisse finir sous les décombres du vote d’hier, mais pour Conte il est important de construire, d’ici 2023, une action de gouvernement capable de bloquer le centre droit à traction de Salvini. »

ARTICLE, La Stampa F. Capurso « Le retour du bipolarisme qui risque de rendre les 5 Etoiles insignifiants » : « Les résultats du Mouvement en Emilie-Romagne, là où Grillo avait préparé son ‘’Woodstock 5 Etoiles’’ en 2010, sont préoccupants : 3,8%. En Calabre les choses vont un peu mieux : 7,2%. Mais c’est surtout la polarisation de l’électorat en Italie qui fait peur. Les ténors du Mouvement craignent maintenant des répercussions sur le gouvernement et sur les équilibres internes avec le PD. Les Etats généraux sont désormais la dernière chance. Maintenant, Di Maio sent la pression de ses adversaires internes, le poussant (avec Conte) à ouvrir un dialogue intense avec le PD et à entrer de manière stable dans une alliance structurelle pouvant freiner la poussée du centre droit ».

ARTICLE, Repubblica, B. Giovara : « Bibbiano, saucissons et interphones. Le pari perdu du souverainiste » : « Que n’a pas fait Matteo Salvini pour tenter de gagner ces élections régionales ? Soixante jours vécus dangereusement, à faire des allers-retours le long de l’autoroute, des routes nationales et des petites routes, en couvrant toutes les provinces, avec la ténacité d’un missionnaire et le métier d’un démarcheur à domicile. Il faut lui reconnaître qu’il a travaillé comme une mule, talonné par le gouverneur sortant Bonaccini, qui, à un certain moment, a commencé lui aussi à fixer huit, neuf, dix rendez-vous par jour. Partout il a été contesté, la dernière fois au marché de Bologne. Il avait défié la ville le 14 novembre au Paladozza, avec cinq mille personnes. Mais Piazza Maggiore, il y avait la surprise des Sardines qui étaient douze mille. »

ARTICLE La Stampa, F. Schianchi, « Le pari gagnant des Sardines : ‘’la grande affluence c’est aussi grâce à nous’’ » : « ‘’Quel que soit le résultat, notre victoire est d’avoir réussi à pousser les gens à voter’’. Avant même les résultats, ce taux de participation de 67,7% est une victoire pour les fondateurs du mouvement des Sardines. Le but était de sensibiliser les habitants de leur région, de les pousser à voter puisque la fois précédente le taux de participation avait été de 37%. Les quatre fondateurs se sont réunis avec leurs amis et leurs parents pour suivre les résultats. Le soir, l’annonce arrive par les réseaux sociaux ‘’pour nous stop aux télévisions et aux journaux, il est temps de tirer les rideaux’’. La prochaine étape est déjà fixée : à mi-mars à Scampia (Naples). Ce ne sera pas un congrès, mais ce sera l’occasion de se donner une structure plus organisée, pour écrire un document programmatique qui soit clair ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

26/01/2020

Flux de voix lors des élections pour le Parlement du Burgenland.

FPÖ.jpg

LBL.jpg

Autriche. Burgenland. Transfert de voix entre le scrurtin de 2015 et celui de 2020 :

Burgenland 1.png

SPÖ : sociaux-démocrates

ÖVP : sociaux-chrértiens / conservateurs

FPÖ : patriotes

Grüne : écologistes

LBL (Liste Burgenland) : patriotes

NEOS : libéraux

CPÖ : Parti chrétien d'Autriche : conservateurs

Nichtwähler : abstentionnistes

Burgenland : fort recul des patriotes qui ne gouverneront plus avec les sociaux-démocrates.

FPÖ.jpg

LBL.jpg

Autriche. Burgenland. Lors des élections de ce dimanche 26 janvier 2020 pour le Parlement du Burgenland, les sociaux-démocrates du SPÖ augmentent leur score, alors que leur allié de gouvernement, le parti patriotique FPÖ, recule fortement.

Burgenland 1.png

SPÖ : sociaux-démocrates

ÖVP : sociaux-chrértiens / conservateurs

FPÖ : patriotes

Grüne : écologistes

LBL : patriotes

NEOS : libéraux

 

Les sociaux-démocrates du SPÖ obtiennent une majorité absolue en sièges et n'ont plus besoin de leur allié du FPÖ pour gouverner. Le FPÖ perd 2 sièges et tombe à 4 sièges. La LBL (Liste Burgenland) perd ses 2 sièges et est éliminée de l'assemblée.

Burgenland 2.png

Article de Lionel Baland : Martial Bild à Bruxelles.

TVLibertés.jpg

EL.png

France et Belgique. Martial Bild de TVLibertés à Bruxelles :

http://eurolibertes.com/evenements/martial-bild-a-bruxell...

Martial Bild 1.jpg