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06/12/2019

Le SPD reste dans le gouvernement allemand.

Allemagne. Les délégués du Parti social-démocrate (SPD) ont voté ce 6 décembre 2019 pour le maintien du parti au sein du gouvernement. Le SPD exigera des mesures plus ambitieuses en matière climatique et un salaire minimum plus élevé.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/11/30/all...)

Vienne : le FPÖ donné en chute libre.

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Autriche. Un sondage Research Affairs en vue des élections de 2020 pour le Conseil municipal de Vienne / Parlement de l’État de Vienne donne le FPÖ en chute libre et la liste Strache [qui n’existe pas encore] à 4 %.

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SPÖ : sociaux-démocrates

ÖVP sociaux-chrétiens / conservateurs

Grüne : écologistes

FPÖ : patriotes

Neos : libéraux

Strache : patriotes (n'existe pas encore)

Article de Lionel Baland à propos de l'ouvrage de Thierry Baudet sur les frontières : "Des frontières prises d'assaut."

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Pays-Bas. Article sur la deuxième partie de l'ouvrage de Thierry Baudet, le dirigeant du Forum voor Démocratie, consacré aux frontières : « Des frontières prises d'assaut. » :

http://eurolibertes.com/politique/thierry-baudet-frontier...

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"certains concoctent la fin du gouvernement."

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Italie. Revue de presse.

La loi de finances et les tensions au sein de la majorité font les gros titres des médias transalpins. La presse relève les divergences entre les partis de la majorité gouvernementale sur certaines mesures économiques, notamment l’opposition de M. Renzi à la taxe sur les aliments sucrés et le plastique : « Loi de finances, bras-de-fer sur les taxes » - ‘’Italia Viva s’oppose, l’entente saute’’ (Corriere della Sera), « Di Maio freine, le gouvernement respire » - ‘’Sous pression par les siens, le leader 5 Etoiles baisse les tons sur la prescription et le MES’’ (La Repubblica), « Budget, bras-de-fer entre alliés » - ‘’Conte travaille à un agenda allant jusqu’à 2023’’ (La Stampa), « Plastique, Robin tax, appels d’offre, les entreprises en révolte » (Sole 24 Ore), « Les impôts baissent mais il faut trouver 500 millions » - ‘’Défi sur le budget, Renzi s’oppose aux micro-taxes’’ (Il Messaggero) « Budget, le défi de Renzi sur l’impôt sur le plastique » (Il Mattino).

Sur Twitter, c’est l’hashtag #Nutella (en référence à déclaration de M. Salvini de boycotter le produit car il est fait à partir de noisettes turques) qui domine.

COULISSE, Corriere della Sera, M. Guerzoni et A. Trocino : « Les soupçons croisés entre alliés, certains concoctent la fin du gouvernement » « On est loin d’une trêve. Dans la journée où les médiateurs, de Conte à Franceschini en passant par Gualtieri, faisaient tout leur possible pour calmer les tensions qui usent la majorité, voici Renzi qui torpille la loi de finances. Entretemps, démocrates et 5 Etoiles craignent réciproquement que l’autre veuille la fin anticipée de la législature. Si le PD continue de craindre que le M5S veuille faire tomber le gouvernement, les proches de Di Maio ont la préoccupation inverse. Ils pensent que les démocrates sont en train de manigancer pour la fin anticipée de la législature. La grande peur est que le PD veuille profiter de la solitude de Di Maio, mis à l’écart par une grande partie du groupe et qui n’est plus soutenu par ses partisans. On parle de « terrorisme psychologique », d’une tentative de pratiquer la « terre brulée » autour du chef politique du mouvement. Il est vrai que les démocrates ont changé d’attitude, leur devise étant désormais ‘’si les 5 Etoiles n’arrêtent pas, c’est nous qui commencerons à utiliser le bâton’’. Ils ont demandé au Président du Conseil de trouver la synthèse sur plusieurs dossiers ouverts. Quant à la nouvelle attitude « gentille » de Di Maio, certains y voient derrière l’effet d’un appel téléphonique que lui aurait fait Beppe Grillo. Un appel plutôt dur pour le critiquer de son comportement trop dur sur le gouvernement et pour le menacer de défenestration ».

COULISSE, La Stampa, F. Martini : « Rencontre secrète Salvini-Renzi dans la ville toscane de Verdini » « Certains affirment que Salvini et Renzi se seraient parlés en sirotant du Chianti sur les collines de Florence, ils auraient discuté du destin incertain du gouvernement et ils auraient trouvé au moins un point commun : il est difficile que la législature puisse durer encore longtemps. Si les intéressés démentent, les amis des deux politiciens ou ceux qui étaient là par hasard confirment. Le lieu de la rencontre aurait été la magnifique villa de Denis Verdini, sur les collines de Florence. Les deux Matteo se sont présentés chacun avec leurs préoccupations. Renzi doit faire face à l’enquête sur sa fondation et n’a pas apprécié l’indifférence de ses anciens amis et de ses anciens compagnons du PD. Ce nouveau fatalisme de Renzi serait-il le prélude à une attitude de rupture ? Quant à Salvini, il a une certitude : la nécessité d’élections anticipées et il peut compter sur le soutien de quelques sénateurs 5 Etoiles, prêt à passer dans les rangs de la Ligue. Du coup, les décisions de Renzi deviennent cruciales pour le sort de la législature. Par ailleurs, la fin de la législature permettrait l’arrêt d’une réforme électorale pouvant lui nuire et le maintien du nombre de députés et de sénateurs à 945 ».  

COULISSE, Repubblica, A. Cuzzocrea : « ‘’ Défiance contre le chef politique ‘’. Le document des grillini opposés à la ligne de Di Maio. » : « Voici le message qui a été transmis à Di Maio : « Si le ton ne change pas, si c’est Di Battista qui mène la danse et si les rumeurs qui disent que nous voulons aller voter ne sont pas démenties, nous ferons signer un document en faveur de la défiance vis-à-vis du chef politique ». Si vous voulez ma démission, mon successeur ne peut qu’être Alessandro ‘’ a affirmé à plusieurs reprises Di Maio dans les journées les plus tendues avec les autres leaders du M5S. En une phrase, le M5S se trouve au bord de l’abime. Ce qui manque vraiment – pour ceux qui sont en désaccord – c’est un leader alternatif. Beaucoup ont pensé au Ministre Stefano Patuanelli, mais ceux qui ont sondé ses idées ont obtenu une réponse nette : ‘’ Je ne ferais jamais le chef politique. Ce dont nous avons besoin maintenant est une réflexion sérieuse sur notre identité et un groupe de direction élargi. ‘’

COULISSE, Repubblica, C. Lopapa : « ‘’ Pour le bien de Berlusconi ‘’. Voici comment ses enfants et Mediaset offrent Forza Italia à Salvini » : « Il faut absolument éviter que l’effondrement politique de Forza Italia ne se traduise en défaite personnelle et définitive de son fondateur. Mieux alors miser toutes les jetons qui restent sur le cheval gagnant, Matteo Salvini. Le projet, qui a mûri au cours d’une série de réunions de famille très restreintes et très secrètes, est celui d’un mariage avec la « Lega Italia » que Salvini créera pendant le congrès milanais du 21 décembre. Si le projet fonctionne, il portera au démantèlement de Forza Italia d’ici quelques mois. Mediaset est déjà en train de s’y aligner comme le prouve la grande relance de journalistes considérés proches aux positions souverainistes et de Salvini. Mais il y a aussi une partie de Forza Italia qui, plutôt que de confluer dans la Ligue, accélèrera une scission, et dira au revoir en claquant la porte. »

ENTRETIEN Corriere della Sera de Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission Européenne « ‘’Je ne m’attendais pas cette réaction de l’Italie sur le MES » : « ‘’Je ne m’attendais pas à cette réaction à un état aussi avancé des négociations. J’ai entendu les préoccupations sur la restructuration automatique de la dette, mais il n’y a pas cet automatisme. La réforme du MES contient des nouveautés importantes, surtout le backstop pour le fonds de résolution, qui augmentera la stabilité pour tous les pays de la zone euro. Je suis content qu’un accord de principe ait été trouvé pour rassurer l’Italie sur des préoccupations spécifiques. Par ailleurs, les fondamentaux macroéconomiques italiens sont relativement solides, les risques à court terme sont limités. Quant à la dette élevée, c’est avant tout dans l’intérêt de l’Italie et des Italiens de la réduire. Compléter l’Union bancaire est la priorité de mon mandat’’ ».

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Luigi Di Maio, leader du M5S et ministre des Affaires Etrangères : « Il est temps de dialoguer avec la Syrie » : « Le ministre des Affaires Etrangères considère qu’il faut parler avec « tout le monde », même avec la Syrie d’Assad, que toutes les voies de dialogue doivent être maintenues avec « tous les acteurs représentatifs » et qu’il faut donner un élan supplémentaire au dialogue. Il invite l’Europe à le faire, il confirme qu’il va rencontrer Lavrov parce que Moscou est l’interlocuteur clé en Libye et il ajoute qu’il faut « renforcer les relations économiques avec la Chine ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)   

Bavière : la Cour constitutionnelle attaque une législation basée sur le modèle de l’assimilation et impose celle fondée sur le multiculturalisme.

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Allemagne. La Cour constitutionnelle bavaroise déclare la loi d’Intégration introduite en 2016 par les sociaux-chrétiens de la CSU en partie inconstitutionnelle.

Les sociaux-démocrates du SPD et les écologistes avaient introduit un recours contre cette norme juridique.

La Cour constitutionnelle bavaroise estime que l’obligation prévue pour la radiotélévision et les organes de presse de diffuser la culture dominante (Leitkultur) va à l’encontre de la liberté de diffusion radiotélévisée et de la liberté d’expression. De plus, le cours de base obligatoire prévu pour les migrants sur les valeurs libérales démocratiques constitue, selon cette instance, une ingérence inadmissible dans le domaine de la liberté d’opinion de ceux qui, parmi les migrants, ne partagent pas ces valeurs.

La magistrature démonte, donc, une législation basée sur le modèle de l’assimilation et impose celle fondée sur le multiculturalisme.

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05/12/2019

Saint-Nicolas.

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Pays-Bas. Hollande du Nord. Harlemermeer. Forza Haarlemmermeer souhaite à tous les enfants une agréable soirée de pré-fête de Saint-Nicolas.

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HC Strache prétend avoir le soutien de 10 des 34 élus viennois du FPÖ.

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Autriche. L’ancienne figure de proue du FPÖ Heinz-Christian Strache prétend qu’il a déjà le soutien de 10 des 34 élus du Conseil municipal de Vienne / Parlement de l’État de Vienne.

[3 élus suffisent pour constituer un groupe.]

"4.700 emplois supprimés à l’Ilva."

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Italie. Revue de presse.

L’usine sidérurgique de Tarente (Ilva) revient faire les gros titres des médias transalpins. Les journaux télévisés et la presse écrite relèvent la proposition d’ArcelorMittal de maintenir son offre de rachat à condition de supprimer 4 500 emplois. Les observateurs soulignent les fortes perplexités du gouvernement : « Le plan Ilva prend de court le gouvernement » (Corriere della Sera), « Dernier appel » - ‘’L’Ilva annonce 4700 suppressions d’emploi, les syndicats s’insurgent’’ (La Repubblica), « Douche froide pour le gouvernement, Mittal annonce des coupes » (La Stampa), « 4 700 emplois supprimés à l’Ilva » - ‘’Colère des syndicats, le ministère du développement économique propose son plan’’ (Sole 24 Ore).

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) fait encore la Une, après la réunion de l’Eurogroupe acceptant un report mais sans modifications : « L’UE va de l’avant » (Corriere della Sera), « MES, le report après les polémiques » (Il Messaggero), « Le MES ne sera pas modifiable » - ‘’Bras-de-fer entre l’UE et l’Italie’’ (Il Mattino).

COULISSE, La Stampa, C. Bertini : « Conte ne se rend pas et cherche l’appui de Macron et Merkel » : « C’est une de ces situations où il faut savoir aller au-delà des mots liés à la loi de la diplomatie. C’est pour cela qu’au Palais Chigi, on espère avoir réussi à obtenir un report de la réforme, en bloquant jusqu’en janvier le feu vert à la discussion politique sur la feuille de route qui mène à la garantie sur les dépôts bancaires. Le Président du Conseil parle haut et clair pour se faire bien entendre en Italie par les dissidents du M5S. Il essaye de se protéger. Depuis Londres, Conte maintient les rapports avec le ministre Roberto Gualtieri. Et à Londres, il a plusieurs contacts avec Macron et Merkel, pour essayer d’obtenir des appuis importants dans cette négociation délicate. L’objectif est d’obtenir un résultat, même moindre, avant le vote au Sénat du 11 décembre, banc d’essai de la tenue de sa majorité divisée entre ceux qui sont pour (PD) et ceux qui sont contre (M5S). »

COMMENTAIRE, La Stampa, M. Sorgi : « Conte est persuadé que Di Maio finira par céder » : « Dans les conflits internes au sein de la majorité jaune-rouge, il est de plus en plus difficile de distinguer la tragédie et la farce. C’est le cas pour le MES, qui devra être approuvé d’ici le mois de janvier, si l’on veut éviter l’isolement de l’Italie en Europe. De même pour la suppression de la prescription, qui devait être liée à une plus ample réforme de la justice, mais que le M5S voudrait maintenant réaliser, même sans un accord sur la durée des procès. Di Maio est conscient que sur ce point, le PD ne peut pas encaisser. Zingaretti est prêt à présenter un projet de loi qui repousserait d’un an la date du 1er janvier 2020 pour l’entrée en vigueur de la réforme du ministre Bonafede. Pour le PD, il ne reste plus qu’à se fier à la médiation du Président Conte qui a répété que le Palais Chigi travaille pour trouver un compromis. Le doute porte sur le fait que Di Maio cèdera à la fin »

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli : « Compte à rebours après l’adoption de la loi de finances » : « Après la proposition d’ArcelorMittal, qui revient somme toute à sa première position, c’est surtout le M5S qui doit assumer le désastre sur le plan politique. Cela est encore plus dramatique car il a lieu dans le Mezzogiorno, là où il avait obtenu le plus de consensus électoral. C’est la fin de l’illusion d’un « parti de gauche » qui se voulait enraciné dans la partie la plus démunie de la société et se considérait légitime à passer un accord avec l’autre parti du centre-gauche, le PD. Les 5 Etoiles peuvent penser être encore déterminants sur les barricades où l’on retrouve comme par hasard Di Battista. La question est la suivante : jusqu’à quel point ce groupe a-t-il intérêt à soutenir le gouvernement Conte ? L’étincelle ne viendra pas de l’Ilva ni de la prescription mais sur le fatidique MES, sujet sur lequel la crise est probable. Cela pourrait conduire à la fin d’un gouvernement qui n’est jamais né. Le PD aussi constate que ce flottement ronge sa popularité par une lente érosion. Les deux partenaires ont ainsi leurs raisons pour en arrêter là. Après avoir adopté la loi de finances, bien sûr ».

COULISSES, Messaggero, S. Canettieri, « Les doutes du M5S sur ‘’Luigi kamikaze’’ – Zingaretti alerte : ‘’il nous fait perdre des points’’ » : « La crise est évoquée par les parlementaires : depuis trois mois et demi Di Maio et Zingaretti ne se parlent plus et ont pour intermédiaire Costa, le ministre de l’Environnement. La situation, la ‘’mélasse’’, fait perdre des points au PD dans les sondages. Et des questions se posent : Di Maio veut-il rompre ? A-t-il un accord avec Di Battista ? Et Grillo dans tout ça ? Au cours de la soirée, l’entourage de Di Maio fait savoir : ‘’avec le PD nous travaillons bien et il fera le bon choix sur la prescription’’. Et aujourd’hui est un autre jour, identique à celui-ci ».

EDITORIAL, Messaggero, L. Ricolfi, « Ce Traité cache trop de risques » : « Trois questions distinctes sont essentielles sur la réforme du MES. 1. Est-ce dangereux pour l’Italie ? Il l’est et il augmente le danger d’une crise financière qui nous oblige à une lourde ‘’restructuration de la dette’’. 2. A qui revient la faute si nous nous retrouvons dans la situation de devoir signer un traité qui nous porte tort ? A mon avis, au gouvernement jaune-vert même s’il est impossible d’estimer la répartition entre Conte-Tria-Salvini-Di Maio (je demanderais à Giorgetti pour en savoir plus). 3. Et maintenant ? Je ne sais pas. Car il y a de graves risques si on refuse de le signer, et idem si on accepte. Notre vulnérabilité dans les deux cas augmente face à la spéculation et aux crises financières. Ma prévision est donc que Conte et Gualtieri prieront à genoux l’establishment européen d’apporter au moins une petite modification au traité, pour permettre au gouvernement de sauver la face et la faire adopter au Parlement. Le gouvernement rassurera les Italiens.  Mais l’assainissement des comptes publics restera cet ‘’objectif stratégique’’ tellement stratégique qu’ils y penseront demain, mieux encore : ce sont les futurs gouvernements qui y penseront ».

ANALYSE, Il Foglio, C. Cerasa : « Qui défend l’Europe ? Le devoir de la classe dirigeante de transformer la bataille sur le MES est le miroir de l’incapacité des partis italiens » : « On écrit MES, on lit Italie. Parmi les nombreux éléments de réflexion offerts par l’incroyable débat sur l’avenir de ce fonds, il y en a un important qui concerne la transformation du MES en un formidable test décisif, qui met en évidence les qualités (pas nombreuses) et les défauts (nombreux) de l’actuelle classe dirigeante politique de notre pays ; celle qui est aujourd’hui au gouvernement ainsi que celle qui se présente comme l’alternative. Le M5S nous a rappelé que son tournant européen était uniquement un algorithme du pouvoir et qu’il était un parti sans sens, sans avenir, sans identité, sans idées, sans perspectives. Et qu’il est capable de transformer, de manière démagogique, les petits changements que l’Italie pourra obtenir sur le MES en révolutions gigantesques. Matteo Salvini est un cas différent : sur le MES, il a montré le pire de lui-même et toute son irresponsabilité, en tant qu’homme de gouvernement incapable de comprendre les dossiers gérés par un gouvernement dont il faisait partie et en tant qu’homme d’opposition qui voudrait être l’alternative à ce gouvernement sur la base d’un projet qui n’exclut pas la sortie de l’Italie de la zone euro. La bataille du MES est également décisive pour d’autres partis, comme pour Forza Italia qui a choisi, encore une fois, de soutenir la démolition de la Ligue contre la réforme du Fonds et pour le PD qui a choisi d’utiliser cette bataille uniquement contre Salvini, renonçant ainsi à se battre sur un thème offert par l’Europe. Le MES nous rappelle que l’Europe peut fonctionner seulement si les Etats-membres acceptent qu’ils peuvent être aidés s’ils sont prêts à partager les risques des autres pays. C’est un débat au centre duquel il y a concrètement l’avenir de l’Europe ».

ARTICLE, Corriere della Sera, A. Trocino : « Di Maio insiste sur la ligne dure. Et il veut un vote au Parlement » : « La stratégie de Luigi Di Maio sur le MES est simple : il faut insister et résister. Il est inutile, selon lui, de fixer une date pour la signature du MES s’il n’y a pas de modifications du projet. Le ministre des Affaires Etrangères relance, plus détendu, sur l’autre thème de désaccord avec le PD, la prescription, en affirmant que le PD fera sûrement le bon choix et prépare sa stratégie sur le MES : une résolution de la majorité aux négociateurs de ‘’ ne pas assumer de contraintes ‘’ et donc de gagner du temps ».

ARTICLE Corriere della Sera M. Galluzzo « L’entente entre les deux ‘’chers amis’’ mais silence sur la webtax et les droits de douanes » : « Dans la rencontre entre les deux, plusieurs dossiers ont été évoqués : la Libye, les échanges dans le secteur naval, les collaborations aérospatiales entre Nasa et l’ASI, le 5G. Mais Trump évite le sujet de la webtax, argument sur lequel il a déjà menacé la France avec la possibilité d’adopter des droits de douanes. A la fin de la rencontre, c’est Conte qui explique et rassure Trump sur les relations avec les Chinois d’Huawei ‘’l’Italie ne peut pas rester en arrière sur la technologie mais elle s’est dotée de mesures de protection adéquates’’. Sur la Libye, Conte assure ‘’nous avons discuté longtemps. Il n’y a pas de stabilisation par le moyen d’action militaire. Nous devons absolument avoir leur appui pour une solution politique ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

04/12/2019

Première rencontre entre Jimmie Åkesson et le dirigeant des Modérés.

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Suède. Le dirigeant des Démocrate suédois Jimmie Åkesson et celui des Modérés [parti de centre-droit] se sont rencontrés pour la première fois.

Les (Vrais) Finlandais donnés à 22,4 %.

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Finlande. Un sondage Kantar TNS donne les (Vrais) Finlandais à 22,4 %.

(http://www.fdesouche.com/1305317-finlande-le-parti-anti-i...)

37 % des Allemands estiment que le Parti social-démocrate aura disparu de la scène dans dix ans.

Allemagne. Un sondage Civey pour Focus Online montre que 37 % des Allemands estiment que le Parti social-démocrate (SPD) ne fera plus partie dans dix ans du paysage politique allemand, alors que 51 % pensent qu’il sera toujours là dans une décennie.

Bavière : l'AfD donnée à 13 %.

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Allemagne. Bavière. L’AfD est donnée à 13 % (contre 10,2 % lors des élections pour le Parlement de Bavière en 2018) au sein d'un sondage GMS. La CSU est donnée à 35 % (contre 37,2 % en 2018).

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CSU : sociaux-chrétiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

Grüne : écologistes

die Linke : post-communistes

Freie Wähler : électeurs libres

Sonstige : autres

Photos : Matteo Salvini sur la RAI.

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Italie. Matteo Salvini sur la chaîne de télévision publique italienne RAI :

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"Déjà quatre sénateurs M5S auraient accepté un passage à la Ligue et d’autres seraient sur le point de céder."

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Italie. Revue de presse.

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) fait, une fois de plus, les gros titres des médias transalpins. La presse évoque une « ouverture » de G. Conte vis-à-vis de la demande du M5S d’obtenir un délai de la part de Bruxelles pour la ratification du texte. Les médias reprennent abondamment les déclarations de M. Delrio qui regrette le « chantage » de M. L Di Maio et indique que le PD ne craint pas les élections anticipées : « Sauve-Etats, Conte ouvre à un report » (Corriere della Sera), « Delrio : ‘’Di Maio fait du chantage’’ » - ‘’Le chef de groupe PD prévient le leader du M5S : ‘’nous n’avons pas peur d’élections anticipées’’ (La Repubblica), « Le M5S met en jeu son identité sur le MES » (La Stampa).

La rencontre du Président de la République avec D. Trump à Londres est également reprise avec une large couverture photographique en Une. Les médias italiens font état d’un « bras de fer » entre les deux Présidents et soulignent les « menaces » de D. Trump d’instaurer des droits de douanes sur les produits français et européens. La presse transalpine indique que le secteur agroalimentaire italien serait également menacé : « Droits commerciaux et Otan, Trump menace Macron » (Corriere della Sera), « Les Gafa contre le Champagne » (La Stampa), « Trump, bras-de-fer avec Macron » (Il Messaggero), « Trump prévient l’Italie : davantage de droits de douane en cas de webtax’’ » (La Repubblica). 

ENTRETIEN, Corriere della Sera, de Giuseppe Conte, Président du Conseil : « Sur le Mes je dis non à un chèque en blanc. Assez avec la propagande » : « Di Maio dit que c’est le M5S qui fait pencher la balance, c’est vrai, je le souscris. Pour continuer sur le MES, il faut l’accord de toutes les forces politiques qui soutiennent le gouvernement. Nous travaillons sur un ensemble de mesures qui inclut l’union bancaire et monétaire : il est correct que l’Italie s’exprime seulement quand elle sera capable d’une évaluation générale sur la direction à prendre, je n’ai encore rien signé et je n’ai pas l’intention de signer un chèque en blanc. Tant que ce n’est pas signé, il y a toujours des marges d’amélioration d’un Traité. Si d’autres pays considèrent l’accord clos, cela ne m’intéresse pas. Je n’exclus pas un renvoi sur le MES. Mais il faut éviter la propagande qui fait monter le spread, la dette de l’Italie est soutenable et le déclenchement du MES se fait sur base volontaire.  Nous nous sommes battus pour que l’évaluation de la dette ne se fasse pas de manière automatique. Je ne suis proche de personne, je suis un chef de gouvernement qui poursuit un programme en 29 points. Sur la prescription, nous sommes déjà en train de chercher un compromis. Nous trouverons surement une solution soutenable pour sauvegarder le principe d’un procès équitable »

PROPOS, Corriere della Sera, de Klaus Regling, directeur du MES : « L’Italie ? Je ne comprends pas les craintes. Votre dette est soutenable » : « Les accords de décembre 2018 et juin 2019 ont renforcé le MES mais cela ne signifie pas que les possibilités de restructuration de la dette publique des États ont augmenté. Il y a des thèmes plus controversés que d’autres, comme la création d’une assurance européenne sur les dépôts bancaires. Je ne m’attends pas à ce que l’Italie ait besoin de nous. Elle n’a jamais perdu accès au marché financier, même en pleine crise »

EDITORIAL, La Stampa, G. Orsina : « Sur le MES, le M5S met en jeu son identité » : « Salvini a mis au pied du mur le M5S pendant 15 mois en gouvernant avec lui. Il continue à le faire maintenant qu’il est dans l’opposition. En brandissant la bannière identitaire, Salvini a rétabli la dichotomie droite/gauche qui semblait avoir disparu. Et le Mouvement 5 Etoiles, qui a en son sein, des militants progressistes et modérés, est maintenant pris de court. Les nuances, les ambiguïtés et les compromis pourront peut-être permettre au M5S de survivre encore un peu à sa crise identitaire, dont le gouvernement est désormais l’otage ».

COMMENTAIRE La Stampa M. Sorgi « Le Président du Conseil a fait s’aligner Di Maio à la Ligue » : « Le débat parlementaire sur le MES a laissé des traces profondes dans la majorité. La Ligue et Fratelli d’Italia font pression sur les 5 Etoiles pour que ces derniers votent contre la résolution du 11 décembre qui devra autoriser Conte à boucler les négociations avec l’Europe et signer le traité. Or, à en croire à Di Maio, ils n’auraient pas tort. Encore hier, le chef du Mouvement avait écrit sur les réseaux sociaux toutes ses perplexités sur le MES. Le M5S ne peut plus faire machine arrière, ni faire semblant de n’avoir jamais rien su sur ce traité en s’alignant sur Salvini. Voilà pourquoi Di Maio a voulu prévenir que seul le M5S pouvait décider de bloquer ou débloquer la négociation ».

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Guerzoni, A. Trocino : « Où vont les 5 étoiles ? » : « Déjà quatre sénateurs M5S auraient accepté un passage à la Ligue et d’autres seraient sur le point de céder. D’un côté, il y a Di Maio, qui fait équipe avec Di Battista, et qui ne cache pas son hostilité au gouvernement qu’il a lui-même formé. De l’autre il y a « les gouvernistes » qui se situent entre Conte et le PD. Enfin, il y a le consistant groupe de députés qui en est déjà au deuxième mandat et ne peux pas se représenter une nouvelle fois. Le seul qui peut arrêter Di Maio est Grillo, mais il y a un risque de faire tomber le gouvernement. »

ARTICLE, La Stampa, « L’UE craint des répercussions sur son économie et s’aligne avec Paris » : « ‘’Nous réagirons avec une seule voix’’ assure un porte-parole de la Commission Européenne, parce que plusieurs Etats-membres pourraient finir dans le viseur de la Maison Blanche. La Commission Juncker avait fini par décider que la décision de taxer les GAFA à hauteur de 3% des recettes était laissée à l’initiative de chacun de ses membres. Du coup, la proposition a fini par être enlisée à cause du refus de certains gouvernements qui avec un régime fiscal généreux, ont souvent été utilisé comme base par les multinationales. L’Irlande, les Pays-Bas, Malte, le Luxembourg et Chypre ont résisté durement contre ce plan pendant le dernier Ecofin, laissant le ministre français Le Maire dans le désespoir. Les autorités européennes ont ainsi décidé de porter la question sur la table de l’OCDE et du G20 pour trouver une solution globale. Von der Leyen a ainsi confié cette tâche à Gentiloni. Il aura un an pour négocier. En cas d’impasse, il devra retourner à la charge pour une solution européenne. Certain pays ont décidé d’agir en solitaire. Paris a été le chef de file. L’Italie a décidé de la suivre en adoptant une webtax à compter de 2020. Paris table sur des entrées à hauteur de 500 millions d’euros. Rome table sur 700 millions ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

03/12/2019

HC Strache invité à se rendre devant le tribunal d’arbitrage du parti.

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Autriche. L’ancien dirigeant du FPÖ Heinz-Christian Strache est invité à se rendre devant le tribunal d’arbitrage du parti, qui est habilité à donner un avis, à propos de son éventuelle exclusion, à la direction de la section du FPÖ de l’État de Vienne.

Pour le moment, HC Strache et sa femme sont en vacances.

Alexander Gauland estime que le SPD connaît une poussée vers la gauche.

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Allemagne. Le président d‘honneur de l’AfD Alexander Gauland estime que le fait que la base du Parti social-démocrate SPD a placé à la tête de cette formation politique une co-présidente qui glorifie le socialisme pousse le parti vers la gauche.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/11/30/all...)

"L’agenda du gouvernement est décidé par les oppositions de Salvini et de Meloni."

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Italie. Revue de presse.

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) fait toujours les gros titres des médias transalpins. La presse revient aujourd’hui sur l’audition hier du Président du Conseil G. Conte devant les Chambres. Les analystes soulignent le « gel » entre G. Conte et L. Di Maio, le premier ayant répété que les anciens ministres étaient tous « au courant » des négociations avec Bruxelles alors que le leader du M5S maintient ses distances, s’alignant de fait avec les partis de l’opposition, provoquant des turbulences au sein de la majorité  : « Conte attaque, coup de froid avec Di Maio » (Corriere della Sera), « Il n’en restera qu’un » - ‘’Conte attaque Salvini et Di Maio : ‘’tous les ministres étaient au courant’’ ‘’ (La Repubblica), « Di Maio-Conte, le grand froid » (La Stampa), « Fonds de sauvetage, bras-de-fer aux Chambres, l’UE orienté vers le report de la réforme » (Sole 24 Ore), « Conte-Di Maio, le gouvernement vacille » (ll Messaggero), « Conte, gel avec Di Maio : ‘’Les ministres savaient’’ » (Il Mattino), « Conte déménage et va vers le PD » (Il Giornale).

EDITORIAL, La Repubblica, E. Mauro : « Le fantôme du grand complot » : « A qui parlait hier le président du Conseil Conte, lors de son audition devant les Chambres sur le MES ? Tout d’abord, il parlait au pays, à travers le Parlement qui le représente, pour garantir qu’aucune négociation n’avait été entamée secrètement, qu’aucun traité n’avait été signé. Puis, il parlait à l’Europe et aux marchés qui voient un système politique bloqué non seulement par une dette énorme mais aussi par le risque que cette dette n’éclate, tandis que le FMI et la Commission européenne la considèrent, au contraire, soutenable. Ensuite, Conte parlait à la Ligue et à FDI qui, précisément sur le MES, sont en train de l’attaquer, portant des accusations très graves de haute trahison et de faux témoignage. Mais, sans jamais ni le citer ni le regarder, assis à ses côtés, pendant qu’il s’adressait à l’opposition de droite, Conte parlait aussi à son ministre des Affaires Etrangères, Luigi Di Maio, immobile et qui n’applaudissait pas Conte, parce que, même si le dernier affrontement direct est avec Salvini, l’attaque contre son ancien vice-président du Conseil était une attaque aussi contre Di Maio. En fait, la polémique du leader du M5S sur le MES retentit comme un écho de la campagne de la Ligue mais, en plus, tient le gouvernement en échec, paralyse sa majorité, voire évoque la crise et la fin de l’alliance entre le M5S et le PD ».

ARTICLE, La Repubblica, T. Ciriaco : « MES, Conte attaque Salvini (et Di Maio) : ‘’ L’accord était déjà connu par le gouvernement précédent ‘’ » : « L’audition d’hier du Président du Conseil Giuseppe Conte devant les Chambres sur le MES a, encore une fois, relevé la grande tension au sein de la majorité et, surtout, a souligné le « gel » entre Conte et Di Maio, le premier ayant répété que les anciens ministres étaient tous « au courant » des négociations avec Bruxelles alors que le leader du M5S maintient ses distances, s’alignant de fait avec les partis de l’opposition, Ligue et FDI, et provoquant de graves turbulences au sein de l’alliance Cinq Etoiles-PD. Conte a défendu la réforme du MES et a attaqué Salvini, et il s’est adressé à l’opposition de droite en demandant d’avoir le sens des responsabilités en ce moment très délicat ».

ARTICLE, La Repubblica, A. Cuzzocrea : « Le leader du M5S et le président du Conseil ne se saluent même pas. Maintenant, la crise est un véritable danger » : « L’audition sur le MES du président du Conseil Giuseppe Conte devant le Chambres a été la preuve concrète d’un grand « gel » entre Conte et Di Maio, qui ne se sont même pas salués. Luigi Di Maio n’a jamais applaudi le président du Conseil lors de son discours d’explication sur les négociations de la réforme du MES. En fait, Conte a répété plusieurs fois que les anciens ministres étaient tous « au courant » des négociations avec Bruxelles, alors que le leader du M5S a maintenu ses distances, s’alignant de fait avec les partis de l’opposition et finissant par adhérer aux positions des interrogations soulevées par Salvini (Ligue) et Meloni (FdI). La vérité est que les groupes parlementaires sont désormais à la dérive et que l’alliance entre le M5S et le PD est en équilibre précaire ».

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Salvini dicte l’agenda du Conte II » : « Après la discussion hier au Parlement, une chose est ressortie clairement : l’agenda du gouvernement est décidé par les oppositions de Salvini et de Meloni. La thématique du MES n’aurait jamais été au centre du débat politique si le chef léguiste n’avait pas soulevé la polémique. Par ailleurs, le « Capitaine » a repris les tons agressifs et eurosceptiques pour se protéger à droite, où Fratelli d’Italia commence à prendre un peu de son électorat. La majorité a été incapable de mettre sur la table son point de vue sur les prochaines étapes en Europe. C’est la solution de la fuite et du report des décisions qui a été privilégiée. Cela veut dire accepter les arguments des opposants, avec les 5 Etoiles qui se montrent subalternes aux mots d’ordre de Salvini. Zingaretti e Gualtieri ont pu ainsi constater que les sirènes de Salvini continuent à conditionner l’attitude et le comportement des 5 Etoiles et surtout de son leader. Ce serait un paradoxe si ce gouvernement, né avec le placet des Chancelleries européennes, devait reporter le risque-Italie sur la scène financière. Une majorité sur la carte européiste pour combattre les souverainismes italiens mais qui continue à les subir ».

EDITORIAL Il Messaggero A. Campi « L’équivoque persistant de l’allié adversaire » : « D’une part, il y a Di Maio, le chef politique du M5S, qui mène une opposition quotidienne contre le gouvernement dont il fait partie mais auquel il n’a jamais cru, contrairement à Grillo. De l’autre nous avons les « Sardines » qui manifestent non pas contre un gouvernement mais contre l’opposition. La polémique sur le MES ne promet rien de bon. Il faut éviter le choix de vivoter ou de reporter. Ce qui mènerait au paradoxe de notre politique : avoir confié l’Italie à un non-gouvernement dirigé par une majorité parlementaire improbable. Combattre l’amateurisme populiste avec l’ignorance démocratique lié au transformisme parlementaire a été une piètre recette ».

ARTICLE Sole 24 Ore R. D’Alimonte « La Ligue et FdI en compétition pour les mêmes électeurs, aucune alternative pour ceux qui votent le M5S » : « Il existe un autre instrument pour comprendre les tendances électorales, c’est l’acronyme anglais de PTV, ou « penchement, tendance au vote », soit la probabilité qu’un électeur continue à voter pour un parti à l’avenir, sur une échelle allant de 0 à 10. Cela permet d’étudier combien les différents partis peuvent se superposer sur un électorat. Cela est déjà en train d’arriver : Fratelli d’Italia est en train de grandir, depuis des mois. C’est une croissance lente mais constante. Il est passé de 4,3% aux élections politiques de 2018 à 6,4% pour celles européennes jusqu’à arriver à 10,4% aux élections en Ombrie. La côte de popularité de Giorgia Meloni a même dépassé celle de Salvini. Bref, le chef de la Ligue a une concurrente redoutable. Et les électeurs disposés à voter l’un ou l’autre sont pratiquement les mêmes. Par ailleurs, la dichotomie droite et gauche a encore un sens en Italie : cela a encore un sens pour des millions d’Italiens. Et les électeurs de la Ligue et de FdI se perçoivent comme électeurs de droite, voire d’extrême droite. L’axe politique italien a donc bougé. Jusque-là, c’est Salvini qui en a bénéficié le plus mais il n’est pas dit que cette tendance continue. Meloni est aux aguets. Les deux occupent la même espace politique. L’Italie a trouvé sa Marine Le Pen en Giorgia Meloni. A gauche la situation est bien différente, le diagramme de Venn saisit bien la différence. Si à droite il y a un bloc compact, à gauche ce n’est pas le cas. Les électeurs sont plus distanciés. Ce qui frappe, c’est l’isolement du M5S. Son bassin électoral s’est rétréci mais c’est comme si les électeurs qui sont restés ne sont disposés qu’à voter pour le M5S ou à s’abstenir. Cela est confirmé par le fait que l’objectif plus réel pour Renzi est davantage l’électorat du PD que celui de Forza Italia de Berlusconi (dont les électeurs se situent automatiquement à droite). Bref, l’électorat potentiel de la gauche n’est pas seulement plus limité, mais le bloc n’a pas la même homogénéité qu’à droite ».

ARTICLE, Corriere, E. Buzzi, « Di Maio, Grillo et Casaleggio : réunion sur la nouvelle équipe » : « Les questions internes continuent d’occuper le M5S. Les parlementaires sont divisés par ailleurs sur les Régionales, et une hypothèse qui revient régulièrement (pour l’instant) est que le Mouvement n’y prendrait pas part. En parallèle, la nouvelle organisation : aujourd’hui sera lancé l’appel d’offres pour ‘’l’équipe du futur’’. Hier, de nouveaux contacts ont eu lieu entre Grillo, Casaleggio e Di Maio pour décider des six composantes de la cabine de direction. Le défi pour choisir les douze ‘’facilitateurs’’ entre maintenant en jeu ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Reportage : Matteo Salvini à Anvers.

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Belgique (Flandre), Italie, France, Autriche. Ce 2 décembre 2019 au soir, Matteo Salvini (Ligue - Italie) a pris part à un meeting à Anvers (Flandre-Belgique).

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"Nouvel espoir pour l'Europe."  

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Matteo Salvini

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Gerolf Annemans (Vlaams Belang), Matteo Salvini (Ligue), Tom Van Grieken (Vlaams Belang); Jordan Bardella (Rassemblement National), Harald Vilimsky (FPÖ), Filip Claeys (Vlaams Belang)

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/11/12/mat...)

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02/12/2019

"Grande tension à la réunion nocturne sur le MES. Di Maio défie le PD."

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Italie. Revue de presse.

La réforme du Mécanisme européen de sauvetage (MES) fait encore les gros titres des médias transalpins. La presse quotidienne relève la « tension » au sein de la majorité, les deux principaux partis de la majorité gouvernementale (M5S et PD) étant toujours divisés. La presse (Messaggero, Stampa) indique que G. Conte compterait sur l’appui de Paris pour demander un report d’un mois, afin d’avoir le temps de dissiper les interrogations soulevées par Salvini (Ligue) et Meloni (Frères d’Italie), auxquelles a fini par adhérer L. Di Maio (M5S) : « Sauve-Etat, négociations avec l’UE » - ‘’Tension à la réunion, les « renziens » absents. Mandat à Gualtieri pour Bruxelles’’ (Corriere della Sera), « De cette manière tout saute » - ‘’Grande tension à la réunion nocturne sur le MES. Di Maio défie le PD : une motion pour le report du vote’’ (La Repubblica), « MES, le gouvernement ne tient qu’au renvoi » - ‘’L’exécutif mise sur l’appui de la France et d’autres Etats pour un report du vote à Bruxelles’’ (La Stampa), « Gouvernement divisé, défi au Parlement » (Il Messaggero, Il Mattino).

EDITORIAL, La Stampa, S. Lepri : « Le risque d’une double défaite » : « L’offensive de propagande de la droite, à laquelle le M5S a du mal à y résister, se fonde sur une émotion simple voire vulgaire : la méfiance envers les autres Européens. Il y a une tentative de les décrire comme des ennemis voués à « arnaquer » les Italiens. Dommage que le parti d’extrême droite allemand, l’AfD soit convaincu de l’inverse, qu’il s’agisse d’un instrument des Italiens pour « piquer » de l’argent aux Allemands. L’idée de demander un (inutile) délai de réflexion sur l’accord du MES pour renforcer la position de négociation de l’Italie apparait sans base. Face à un risque qui n’est pas pressant, demander un report finira par apparaitre aux autres pays membres comme un signe de manque de fiabilité de l’Italie. Le mécanisme de sauvetage, même avec ses défauts, est un instrument de solidarité envers les pays les plus faibles. Bref, les autres pourraient nous dire ‘’vous ne le voulez pas ? Tant pis pour vous’’. Et il est difficile que cela nous aide dans l’autre négociation, celle des mesures sur les banques »

ANALYSE, Corriere della Sera, F. Fubini : « La troisième voie qui peut sauver l’Italie sur le MES » : « Que peut faire l’Italie ? Si le gouvernement signe l’accord européen, il risque de tomber car une partie du M5S est en désaccord ; s’il le bloque, le pays risque des tensions sur les marchés de la dette publique, car les investisseurs penseraient qu’une frange d’extrémistes anti-euro ont encore le contrôle du pays. Il y a une troisième voie pour le gouvernement actuel, qui ne participa pas à la négociation de 2018 : prendre du temps avec l’Europe pour consulter son Parlement (Paris et Berlin le font régulièrement) et proposer ensuite une révision du traité qui démasquera « l’européisme de façade » de l’Allemagne. L’Italie peut conditionner son accord à la promotion du MES – avec les actuelles règles – au rang de véritable institution européenne qui rend uniquement compte au Parlement de Strasbourg. »

ARTICLE, La Repubblica, T. Ciriaco : « Gouvernement en équilibre sur le sauve-Etat, Di Maio défie le PD : ‘’ Il faut voter sur le report ‘’» : « Dans le moment peut-être le plus difficile d’une rencontre qui sent la crise, le ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, se dérobe et affirme qu’il s’en tient à la décision du président du Conseil. Jusqu’à tard, l’affrontement au sein de la majorité est très dur et relève la grande tension, les deux principaux partis de la majorité gouvernementale (M5S et PD) étant toujours divisés. Luigi Di Maio, leader du M5S, qui a fini par adhérer aux positions des interrogations soulevées par Salvini (Ligue) et Meloni (FdI), voudrait la modification du mécanisme de restructuration automatique de la dette ainsi que la réalisation de l’union bancaire européenne. La position de Roberto Gualtieri, la même que celle du PD, est qu’il faudrait donner le feu vert au MES et à l’union bancaire en même temps, s’il y a les conditions et les garanties. Le président Conte est en difficulté, Gualtieri devra traiter avec l’UE mais ensuite ce sera au Parlement de décider et il espère pouvoir compter sur l’appui de la France et d’autres Etats pour un report du vote à Bruxelles, afin d’avoir le temps de dissiper toutes les interrogations et les doutes ».

ARTICLE, La Stampa, A. Barbera et I. Lombardo : « Di Maio veut un report du bouclier européen » : « L’hypothèse de travail discutée lors la réunion de majorité convoquée par Conte au Palais Chigi serait un mois de moratoire grâce au soutien de la France et de quelques autres pays pour ‘’faire lumière’’ sur les points les plus délicats du traité de la réforme du Fonds de sauvetage. Pour le PD, la réforme est considérée comme un acquis et les démocrates en font une question de survie du gouvernement. Italia Viva de Renzi déserte la réunion ‘’c’est une dispute entre le PD et le M5S, qu’ils voient cela entre eux’’. La solution possible pour faire sortir la majorité de cette impasse arrive de Paris. Selon des sources gouvernementales, les Français (avec une dette qui frôle les 100% du PIB) seraient d’accord avec l’Italie et craignent les contrecoups imprévus des modalités d’application d’une éventuelle demande d’assistance financière. L’Italie a déjà obtenu que le mécanisme de sauvetage ne soit pas automatique. Toutefois, plusieurs, dont la Banque d’Italie, ont exprimé leur perplexité sur une formule qui laisse de l’espace à des hypothèses de coupes aux épargnants. Un scénario qui a déclenché la fronde souverainiste du M5S avec les oppositions. En premier Salvini, qui défiera aujourd’hui Conte au Sénat. Le Président du Conseil a invité Di Maio à prendre en considération tout le ‘’paquet’’ des réformes, le mettant en garde ‘’le vrai danger pour l’Italie vient de l’Union bancaire’’ »

COULISSE, Corriere della Sera, M. Guerzoni : « La pression de Di Maio : c’est le Parlement qui doit décider. Bras-de-fer avec le ministre de l’Économie » : Plus de quatre heures de discussion, jusqu’à la médiation de Conte qui a fait baisser le ton et a trouvé un accord sur le MES. L’enjeu est le destin du gouvernement. En ouvrant la réunion, Conte incite ‘’à trouver une position commune, qui puisse obtenir l’approbation du Parlement. Luigi Di Maio lui a confié sa crainte que ses troupes ne supportent pas le poids du traité, car pour le M5S ‘’beaucoup de choses de l’Union économique et monétaire doivent être revues. Son groupe parlementaire est en révolte et il est très contrarié car le Ministère de l’Économie aurait négocié avec l’UE ‘’sans le soutien politique ‘’ du parti majoritaire. Gualtieri défend le texte, jusqu’à ce que Di Maio, en plein conflit avec le ministre de l’Économie lance son avertissement : « Il n’y a pas les chiffres pour approuver le MES. Le gouvernement doit se mettre de côté et laisser au Parlement souverain, prendre une décision aussi délicate ‘’. L’objectif de l’Italie est d’obtenir des améliorations sur le texte de l’Union bancaire et sur les documents d’accompagnement. Et si la négociation devait mal se passer à cause de la dure opposition de l’Allemagne qui défend ses intérêts ? Selon le M5S Gualtieri devrait mettre un veto de l’Italie. Sans aucun renvoi. »

ENTRETIEN (La Repubblica) de David Sassoli, président du Parlement européen : « ‘’ Bloquer la réforme est un choix à haut risque pour la crédibilité de l’Italie ’’ » : « On ne parle du MES (Mécanisme européen de stabilité) qu’en Italie. Dans les capitales de l’UE, personne n’en parle parce qu’il s’agit d’un fonds à utiliser uniquement en cas d’urgence si un pays est en difficulté. Le réforme de ce mécanisme ne nuit pas à l’Italie ; il y a, bien sûr, certains aspects qui peuvent être améliorés, mais à l’intérieur de l’ensemble des mesures de réforme de la zone euro et non du traité du MES. Les règles du MES peuvent être améliorées, même en introduisant des mécanismes qui prévoient l’implication du Parlement européen, mais ne pas le signer serait comme conduire une Ferrari non assurée et comme ne pas avoir un parachute dans un moment de difficulté. Pourquoi y renoncer ? ».

ARTICLE, Il Messaggero V. Errante « L’accord de Malte devient opérationnel : les premiers 210 migrants iront à l’UE » : « L’accord trouvé en septembre à Malte semblait destiné à devenir lettre morte. Or, Bruxelles, qui a géré directement l’affaire, a assuré de fait le dépassement du Traité de Dublin. La redistribution, en effet, ne regarde pas uniquement les demandeurs d’asile mais aussi les migrants économiques. Cette redistribution concerne les débarquements de ces dernières semaines de migrants sauvés en mer par le navire Ocean Viking et ceux sauvés par Open Arms. De ces 353 migrants, 90 iront en France, 69 en Allemagne, 20 au Portugal et 25 en Espagne et en Irlande. L’entente ne prévoit pas de quotas fixes mais la répartition se fait sous la régie de Bruxelles ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

01/12/2019

Autriche : le gouvernement sociaux-chrétiens - écologistes devrait être ficelé dans une semaine.

Autriche. Les négociations en vue de former un gouvernement regroupant les sociaux-chrétiens / conservateurs de l’ÖVP et les écologistes devraient être terminées pour le week-end de la Saint-Nicolas (7-8 décembre 2019).

AfD : l'aile nationaliste du parti sort renforcée du congrès de Brunswick.

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Allemagne. Lors du congrès de l’AfD à Brunswick, ce 30 novembre et 1 décembre 2019, l’aile nationaliste du parti a renforcé ses positions : Stephan Brandner est un des trois vice-présidents du parti, Andreas Kalbitz et Stephan Protschka sont réélus membres de la direction de celui-ci.

Le nouveau co-président Tino Chrupalla déclare n’avoir pas de différent idéologique avec cette aile qui a conclu depuis longtemps un pacte de non-agression avec l’autre co-président Jörg Meuthen et la, désormais, vice-présidente Alice Weidel.

Des personnes ayant critiqué l’aile nationaliste, comme Georg Pazderski et Albrecht Glaser, ne sont pas réélus au sein de la présidence de l’AfD, alors que d’autres opposants à cette aile nationaliste ne sont pas arrivés à se faire élire au sein de la présidence.

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Andreas Kalbitz et Björn Höche sont les fers de lance de l'aile nationaliste du parti.

Giorgia Meloni : "Libérons l'Italie."

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Italie. La dirigeante de Frères d'Italie Giorgia Meloni :

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"Libérons l'Italie."

Alexander Gauland est élu président d’honneur de l’AfD.

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Allemagne. L’ancien co-président de l’AfD Alexander Gauland est élu président d’honneur de l’AfD.

Une partie de la famille d'Alexander Gauland a rompu avec lui, suite au fait qu'il a rejoint l'AfD.

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Allemagne. Au sein d‘un interview accordée à l’organe de presse Focus, le co-dirigeant sortant de l’AfD Alexander Gauland explique qu’une partie de sa famille a rompu avec lui suite au fait qu’il a rejoint l’AfD.