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06/03/2023

"Meloni met un frein au décret sur la sécurité de Piantedosi."

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Italie. Revue de presse.

L’annonce du nouveau plan pour réguler les flux migratoires de la part du gouvernement, à la suite du drame du naufrage de migrants à Crotone, fait les gros titres « Le nouveau tour de vis sur les migrants, Meloni freine Piantedosi» (La Stampa), « Le tour de vis du gouvernement sur les passeurs et le plan pour les migrants réguliers » (Il Messaggero) « Les secteurs de l’industrie et de l’agriculture demandent plus de migrants » (La Repubblica). « Revenu de citoyenneté, voici les nouveautés » (Corriere della Sera). « Sécheresse, le record négatif des réserves hydriques » (Sole 24 Ore). « Protection de la haute mer, l’ONU sauvera les océans » (La Repubblica).

Les JT couvrent essentiellement le phénomène migratoire, avec l’Angélus du Pape François contre les passeurs, l’intensification des combats à Bakhmout en Ukraine, et enfin les propos de la directrice de la BCE Christine Lagarde sur la nécessité de revoir à la hausse le taux directeur face à l’inflation.

COULISSES, La Stampa, I. Lombardo « Meloni met un frein au décret sur la sécurité de Piantedosi (Indépendant) » - Le ministre de l’Intérieur est convoqué ce matin au Palais Chigi pour un éclaircissement : « Un point inquiète Giorgia Meloni : la décision qu’il faudra prendre lors du conseil des ministres qui se tiendra symboliquement à Cutro, lieu de la dernière tragédie en lien avec l’immigration. Ce choix doit représenter l’équilibre entre empathie et fermeté. L’autre objectif de la Présidente du Conseil est d’aplanir les divisions suite aux déclarations du ministre de l’Intérieur Piantedosi, notamment sur ‘’le désespoir qui ne peut justifier les voyages en bateau’’ et qui a suscité le scandale auprès de l’opinion publique ainsi que l’embarras au sein de la coalition de droite. Meloni veut une discussion avec le ministre de l’Intérieur pour clarifier les choses avant le prochain Conseil des ministres. Elle veut tout d’abord comprendre ce qui s’est passé et pourquoi les opérations de secours n’ont pas été lancées. La Présidence du Conseil évoque des dossiers confidentiels pouvant éclairer les faits à la décharge des autorités publiques et du gouvernement. L’autre point concerne les normes sur le décret pour la régulation du phénomène migratoire et qui devrait être adopté à cette occasion. D’après le ministre de l’Intérieur, tout serait ‘’prêt’’ mais ‘’le Palais Chigi aura le dernier mot’’. Le ton est assez prudent, car on sait la distance qui sépare Fratelli d’Italia et la Ligue sur le sujet, entre la Présidente du Conseil et les deux ministres impliqués : Piantedosi et Salvini. La Ligue serait tentée de proposer à nouveau les « décrets sécurité » de 2018 qui avaient été abandonnés lors du passage du gouvernement Conte I (M5S-Ligue) au Conte II (M5S-Pd), notamment sur avis de la Présidence de la République. Meloni ne peut pas se permettre de les exhumer en plein drame et alors qu’elle mène en Europe une négociation délicate sur la question migratoire, avec le soutien du Quirinal. Sans compter le choc causé dans le monde catholique. Son tweet partageant l’appel du Pape François contre les passeurs n’est pas une coïncidence. Depuis quelques jours, des concertations sont menées entre le Palais Chigi et le Vatican. Meloni ne veut pas d’un décret incluant les volets les plus controversés du décret de Salvini de 2018, tel que la restriction de la protection spéciale qu’avait rétablie l’ancienne ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, d’Antonio Tajani (Forza Italia), ministre des Affaires Etrangères « Je comprends les personnes qui décident de migrer mais il faut affronter cette crise et l’Italie ne peut pas le faire seule » : « ‘’L’urgence migratoire représente l’une des crises les plus graves que nous devrons affronter pout les prochaines années et qui peut durer des décennies. L’Italie, au-delà des polémiques et de l’utilisation politiques, ne peut pas la gérer seule. Je rappelle aussi le nombre de sauvetages effectués en 2022 par la Garde des finances et la Garde côtière : 1 170 interventions dans le cadre du « Law enforcement », ayant permis le sauvetage de 38 507 migrants, et les missions de sauvetage dans le cadre du « search and rescue », ayant permis le sauvetage de 57 028 migrants. Nous avons sauvé des milliers de vies et les Italiens en sont conscients, malheureusement nous n’y parvenons pas toujours. Certains, qui placent leurs destins entre les mains des passeurs criminels, n’atteignent jamais leur but, comme cela a été le cas du naufrage de Cutro. La magistrature fera son travail et mettra en évidence les responsabilités ou plutôt – comme je le crois – la fatalité d’un drame. L’agence Frontex avait simplement signalé un bateau avec une seule personne à bord et qui ne semblait pas en difficulté. Si elles avaient eu connaissance d’un tel danger, nos autorités seraient intervenues, comme elles l’ont fait à plusieurs reprises. Je comprends ces migrants sur le plan humain, mais le rôle de la politique est de faire un pas en avant et comprendre ce qui est possible de mettre en place afin de freiner et de résoudre un problème immense. Nous tiendrons un Conseil des ministres dans la semaine. Il y a deux niveaux d’intervention. Le niveau national, qui place l’immigration au cœur de la politique étrangère et de sécurité de l’Italie, et qui se traduit aussi par une aide à l’attention des pays qui traversent des crises énormes. J’ai été plusieurs fois en Afrique et dans les pays de la Méditerranée avec Giorgia Meloni pour signer des accords, pour débloquer des aides – notamment à la Tunisie, qui risque une crise financière – et pour stabiliser la Libye. Mais nous ne pouvons pas faire cela seuls, il faut aussi l’implication de l’Europe, de l’ONU et du FMI. Je le répète : il s’agit d’un problème global et pas uniquement italien. Dans le drame de Cutro, les ONG ne sont pas impliquées. Le fait de freiner les départs doit justement éviter que des masses de personnes désespérées ne transforment leur rêve d’une vie meilleure en une mort certaine’’. »

ARTICLE, Il Messaggero, F. Bechis, « Le plan pour la régulation des flux migratoire : le bonus de l’UE aux pays vertueux » : « D’un côté la lutte contre les trafiquants d’êtres humains. De l’autre, les couloirs humanitaires et les flux européens pour extraire les migrants de la traite dont ils sont victimes ». Jeudi 9 mars, Matteo Piantedosi se rendra au conseil « Justice et affaires intérieures » de l’UE. À cette occasion, il devrait réfléchir à une « initiative sur plusieurs fronts » visant à réguler les flux migratoires. Cette initiative repose sur trois enjeux : le premier est celui de la négociation pour mettre en place des fonds européens pour garantir des voies d'accès légales à l’UE. Dans un courrier récent, Meloni a demandé à la Commission « l’allocation de fonds urgents et exceptionnels pour les pays d’origine et de transit ». Cette allocation de fonds européens permettrait de gérer localement, en amont des traversées méditerranéennes, les demandes d’asiles et la protection. « C’est la feuille de route qui plaît au palais Chigi ». Le second enjeu est celui de faire venir légalement des migrants pour travailler dans les États membres, sur la base de leurs compétences professionnelles. Un programme européen existe déjà sur le sujet (Talent Partnership) et « l’Italie demandera son renforcement ». Le projet pilote avait été lancé en octobre dernier pour les réfugiés ukrainiens, mais « l’intention est désormais d’élargir le spectre ». Le dernier enjeu est celui du rapatriement. « À l’accès au marché européen pour les pays en voie de développement, il faut faire correspondre un engagement formel pour contrôler les flux migratoires ». Si le Système des Préférences Généralisées (SPG) prévoit déjà une norme visant à conférer des avantages tarifaires pour les pays en développement œuvrant pour le respect des droits humains et de l’environnement, « une nouvelle clause doit être ajoutée à la liste : l’obligation de rapatrier les migrants auxquels l’asile a été refusé en UE ». Les négociations sont en cours entre la Commission, le Conseil et le Parlement Européen. »

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, d’E. Marro, « Le revenu de citoyenneté devient le MIA [Mesure d’Inclusion Active] ; un chèque de 375€ pour ceux qui pourraient travailler » : « Le ministère du Travail est en train de mettre au point le nouveau décret qui doit réformer le revenu de citoyenneté. Les propositions sont en cours d’examen par le Trésor public car les mesures indiquées (extension des aides à destination des femmes, renforcement des politiques pour l’emploi…) coûteraient environ un milliard d’euros. La ministre du Travail Elvira Calderone se veut rassurante alors que la possible disparition de ces aides contre la pauvreté inquiète les partenaires sociaux. Les subventions à destination de ceux qu’on qualifie ‘’d’employables’’, ceux qui pourraient travailler, devraient aussi être maintenues mais sensiblement revue à la baisse. Le nouveau dispositif d’aides devrait être en place à partir d’août ou septembre. Il y aura deux grandes catégories de bénéficiaires : les ménages les plus pauvres sans membres pouvant accéder à l’emploi (mineurs, plus de 60 ans, personnes en situation de handicap), et les ménages dont certains membres sont en mesure de travailler. Le revenu de citoyenneté sera encore octroyé aux personnes concernées pour 7 mois maximum et pas au-delà de décembre 2023. Il faudra ensuite présenter la demande pour bénéficier du MIA, synonyme dans la plupart des cas d’une subvention inférieure par rapport au revenu de citoyenneté. Pour les ménages sans possibilité d’insertion sur le marché du travail aussi, les aides de l’Etat seront réduites. Les discussions sont encore en cours, mais le revenu de base pour une personne ‘’employable’’ pourrait passer à 375€ par mois et ce pour un maximum d’un an. Et même pour les ménages sans possibilité d’insertion, c’est la piste avancée par le secrétaire d’Etat Claudio Durigon qui semble privilégiée : à partir de la deuxième demande, les aides seront octroyées pour 12 mois et non sur 18 mois comme lors de la première demande. Quelle que soit la catégorie à laquelle appartient le ménage, les subventions seront octroyées pour des périodes de plus en plus courtes et les demandes devront être présentées avec un intervalle de plus en plus long, l’idée étant d’encourager les bénéficiaires à la recherche d’emploi. Le niveau de revenu pour l’éligibilité à la mesure va également être considérablement abaissé et pourrait exclure une part importante des bénéficiaires actuels (environ un tiers). En revanche, un nouveau mode de calcul devrait davantage tenir compte du nombre de parts et donc privilégier les familles nombreuses. Suite aux remarques de Bruxelles (entre autres), le critère du nombre d’années en tant que résident sur le sol italien doit aussi être corrigé pour passer de 10 à 5 ans. Une vaste plateforme pour l’emploi sera mise en place sous l’égide du ministère du Travail, à laquelle les ‘’employables’’ devront s’inscrire obligatoirement et qui devra permettre de faire coïncider l’offre et la demande. A la première offre d’emploi cohérente avec le profil du bénéficiaire qui sera déclinée, la subvention sera suspendue. Pour éviter le travail clandestin, il sera possible de continuer à percevoir les aides tout en les cumulant avec certains contrats saisonniers ou jusqu’à un certain seuil de rémunération. Les contrôles sur les conditions d’éligibilité des bénéficiaires seront renforcés. Déjà sous le gouvernement Draghi lorsque les contrôles avaient été renforcés, le nombre de bénéficiaires avait sensiblement reculé. Avec cette réforme, le gouvernement entend économiser 2 à 3 milliards d’euros, sur les 7 à 8 milliards que coûte actuellement le revenu de citoyenneté. »

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, de F. De Rosa, « La Caisse des dépôts et des prêts veut le réseau [de télécommunication] TIM et fait une offre à 18 milliards défiant le fonds d’investissement KKR » : « La Caisse des dépôts et des prêts se relance dans la course pour le réseau TIM en présentant une offre aux côtés du fonds Macquarie pour l’infrastructure du groupe téléphonique italien. Ce dernier examinait déjà une offre du fonds américain KKR portant sur le réseau. La proposition de CDP, valable jusqu’au 31 mars, sera examinée, probablement le 15 mars, après un passage par un comité spécial, CDP étant actionnaire de TIM à hauteur de 10%. Les autorités sur la concurrence de Bruxelles feront également leurs vérifications sur l’opération, puisque CDP et Macquarie contrôlent ensemble Openfiber, principal concurrent de TIM sur le réseau. Les offres de CDP et de KKR concernant le réseau de la fibre, le réseau secondaire de FiberCop et le réseau international de Sparkle. CDP n’offre que 18 milliards contre les 20 milliards offerts par KKR, mais la proposition est moins contraignante et comprend une plus importante part en liquide. En fait, TIM encaisserait de fait une somme supérieure, notamment la valeur supérieure attribuée au réseau de la fibre que TIM contrôle à 100%. Mais surtout, il est évident que le fait d’être appuyé par un actionnaire public, le ministre italien de l’Economie, constitue un avantage non négligeable, d’autant plus que le gouvernement a pour objectif la création d’un réseau national. C’est maintenant à TIM de se prononcer même si le verdict définitif revient au premier actionnaire, Vivendi, pour qui les deux propositions sont encore loin de la valeur qu’il avait indiqué. Pour certains observateurs, l’offre de CDP n’est qu’une étape intermédiaire dans le contexte du remaniement du réseau et doit permettre de trouver une solution pour que Telecom Italia finisse entre des mains qui plaisent au gouvernement. »

PREMIER PLAN, Il Messaggero, d’A. Marani, « La ligne dure du gouvernement : ‘’il faut sévir’’ ; les liens avec des groupes [anarchistes] étrangers » : « Au lendemain des affrontements avec les forces de l’ordre et des dégradations dans l’espace public, samedi soir à Turin, le gouvernement réaffirme qu’il n’est pas disposé à reculer d’un seul centimètre face à la violence des anarchistes. ‘’On ne discute pas avec ces gens, il faut les arrêter, les juger et les punir’’ tweet le ministre de la Défense Guido Crosetto alors que Matteo Piantedosi, ministre de l’Intérieur, souligne la bonne gestion des débordements par les forces de l’ordre. La nouvelle secrétaire du Parti démocrate, Elly Schlein, a elle aussi ‘’condamné ces phénomènes de violence’’. Les services de renseignement italiens s’attendent à de nouveaux raids, ciblant des objectifs hautement symboliques, de la part du réseau de soutien qui s’est formé autour du détenu anarchiste Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis quatre mois en protestation contre le régime de détention sévère. Pour les enquêteurs, Cospito est l’un des chefs de la Fédération anarchiste informelle (association qualifiée de terroriste) et serait le leader de ces mouvements depuis la prison. Ce samedi à Turin, parmi les manifestants, il y avait aussi des anarchistes venus de France et d’Allemagne. L’appel italien à la lutte contre l’Etat et le capital a été entendu à travers une moitié de l’Europe et jusqu’en Amérique du Sud. Le front anarchique international serait en train de se ressouder, de Leipzig, à la Grèce et jusqu’aux étudiants chiliens qui doivent descendre dans les rues le 9 mars. Des ramifications anarchistes qui se seraient renforcées ces dernières années, malgré l’intervention des autorités judiciaires. Le feu anarchico-insurrectionnel est prêt à renaître de ses cendres même si l’on attend le verdict du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les droits humains, saisi par l’avocat de Cospito sur ses conditions de détention. Dans la capitale, les anarchistes revendiquent de nouveaux raids et les yeux sont rivés sur le 10 mars suite à un appel à la libération de Cospito et d’autres détenus. »

ENTRETIEN, Corriere della Sera, dimanche 5 mars, d’Adolfo Urso (Frères d’Italie), ministre italien des Entreprises et du Made in Italy, – « Le changement ? Biofioul et hydrogène pour faire repartir la filière automobile » : « Les Etats-Unis ont décidé de donner 7.500 dollars pour promouvoir chaque auto électrique fabriquée chez eux avec des composantes nord-américaines. C’est pour cette raison que l’Italie a alerté l’Europe, nous risquons de nous transformer le Vieux continent en un musée au lieu d’être un pôle technologique global. Il faut réorienter les aides au niveau national. [Avec Bruno Le Maire tous ces thèmes ont été abordés] et nous avons adopté une déclaration conjointe sur la politique industrielle en 17 points, très importante. Elle arrive à quelques jours de l’entrée en vigueur du Traité du Quirinal qui a été signé il y a un an entre la France et l’Italie, qui prévoit justement un forum de consultations bilatérales ministérielles et l’institution de groupes de travail, déjà formés il y a quelques semaines. C’est pour cette raison que le document contient des indications aussi fortes sur la gouvernance européenne, la relance des rapports bilatéraux, également dans le secteur spatial, et des affirmations importantes sur la politique industrielle et la transition verte. L’Italie [n’est pas non plus intéressée à bloquer l’électrique], même s’il est vrai que sur ce point nos positions sont plus proches de celles de l’Allemagne qui, comme nous, veut valoriser le biofioul et l’hydrogène. Q. La déclaration marque un dégel avec la France ? Elle marque la volonté de mettre en œuvre de la meilleure façon qui soit le Traité du Quirinal. Un parcours qui servira à déterminer les choix communautaires dans cette phase si décisive. Je souhaite dans ce sens qu’un rapport analogue s’instaure avec l’Allemagne, pour constituer un format trilatéral entre les grandes puissances industrielles, par ailleurs fondatrices de l’Europe. Ce qui n’exclut de rapport identiques avec les autres membres de l’UE ».

ARTICLE, La Stampa, F. Goria « Pour Lagarde, l’inflation représente un monstre qu’il faut abattre » : « Le mantra de Christine Lagarde n'est pas remis en cause. Au contraire. Ainsi, de nouvelles hausses de taux seraient nécessaires pour préserver la stabilité de la zone euro. La numéro un de la Banque centrale européenne (BCE), s'adressant au journal ibérique Vocento, répète que le coût de l'argent devra encore augmenter dans les prochains mois. "L'inflation est un monstre qu'il faut faire baisser", a expliqué Mme Lagarde, soulignant qu'une hausse d'un demi-point de pourcentage est quasiment acquise lors de la réunion du milieu du mois. Et à ceux qui pointent du doigt les conséquences possibles pour les ménages et les entreprises, la banquière centrale française rappelle qu'elle est certaine que "de nombreuses banques sont prêtes à renégocier les prêts immobiliers sur hypothèque pour alléger à terme le fardeau des ménages". La ligne dure était attendue et cela a été confirmé. Quant à savoir si le rythme des augmentations sera modifié, elle a souligné que Francfort est pragmatique : "Nous dépendons des chiffres. De nombreux gouverneurs font des suggestions ou des prévisions et donnent leur avis personnel et leur analyse. En tant que présidente de la BCE, je dois me concentrer sur le processus de décision, qui doit prendre en compte les données et les chiffres’’. A ce stade, le début d’un changement de stratégie de la BCE n’est pas prévu avant 2024. »

ENTRETIEN, Il Messaggero, dimanche 5 mars, d’Antonio Tajani, ministre des Affaires Etrangères « Voici la stratégie internationale » : « ‘’Concernant la rencontre entre Blinken et Lavrov, tout ce qui peut favoriser le dialogue constitue un élément positif. Il faut éviter le risque d’une escalade, en lien avec la menace russe d’utiliser l’arme nucléaire. L’Italie figure au premier rang des pays qui soutiennent l’Ukraine et œuvre en faveur de la paix, sachant qu’une capitulation de Kiev ne peut être la base pour une paix juste. Quant aux propos flatteurs de Lavrov à l’adresse de Silvio Berlusconi, il ne fait aucun doute que ce dernier soit une personnalité crédible, qui a toujours été du côté de l’Occident. Berlusconi a été très déçu par Poutine, il aurait voulu poursuivre dans l’esprit de Pratica di Mare. Il voulait pousser la Russie vers l’Occident. Berlusconi y est parvenu, évitant ainsi l’invasion de la Géorgie avec l’aide de Sarkozy. Dans les Balkans, l’Italie joue à nouveau un rôle majeur, il n’y a pas que la France et l’Allemagne. Avec Pékin, nos relations sont bonnes et il existe plusieurs formes de collaboration. Nous devons maintenir de bonnes relations avec tout le monde. Toutefois, l’Inde devient un partenaire de plus en plus stratégique de l’Italie dans la région. Quant au débat sur la fin des moteurs à combustion, l’Italie travaille en vue de sauver 70 000 emplois. La transition écologique est une bonne chose mais les entreprises doivent avoir le temps de s’y préparer. Enfin, concernant la décision de la BCE de revoir encore à la hausse son taux directeur, cela m’inquiète un peu. On risque la stagnation. J’espère que l’on ne continuera pas sur cette voie, car, contrairement aux Etats-Unis, notre inflation est due à la guerre et à la hausse des coûts énergétiques.’’ »

ARTICLE, Il Messaggero, « La Russa (Frères d’Italie) en Israël, étapes à la Knesset et au Yad Vashem » : « Le président du Sénat, Ignazio La Russa, est en visite en Israël. Aujourd’hui, il y rencontrera le président de la Knesset (le Parlement monocaméral de l'État d'Israël siégeant à Jérusalem), Amir Ohana, puis visitera le mémorial de la Shoah, Yad Vashem. Il se rendra ensuite à la synagogue italienne de Rehov Hillel, qu’il avait déjà visité en 2009 à l’occasion de son mandat de ministre de la Défense, avant de faire une étape au mur des lamentations. »

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Ignazio La Russa visite le mémorial de la Shoah, Yad Vashem.

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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