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25/05/2022

"Moscou rejette le plan italien."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne titre largement sur la guerre en Ukraine et « le rejet » de la part du Kremlin du plan de paix proposé par l'Italie. L'émergence d'une crise alimentaire en raison du blocus des ports ukrainiens empêchant le commerce de blé est aussi citée  « Moscou dit non au plan de paix » - Medvedev rejette la proposition italienne. Selon Di Maio, la discussion avec la Russie prendra du temps. Quelque 200 corps ont été retrouvés à Marioupol (Corriere della Sera), « Von der Leyen : Poutine est en train de provoquer une famine mondiale » - La Présidente de la Commission souligne les premiers signes d'une crise alimentaire. La Chine offre sa médiation pour des corridors alimentaires (La Repubblica), « La main de fer de l'Europe sur les oligarques russes » - Un nouveau plan prévoit un gel d'environ 250 milliards. Orban fait sauter l'accord sur l'embargo au pétrole russe (Stampa), « Crise du blé ukrainien : des premiers déblocages sont en cours » -  Un corridor a été activé grâce à la ligne ferroviaire lituanienne. Moscou est accusée de provoquer une crise alimentaire; un plan prévoit le transport du blé depuis Odessa par le biais de navires neutres. L'UE travaille à un plan pour la reconstruction de l'Ukraine (Il Messaggero). 

 

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Galluzzo et G. Sarcina « Moscou rejette le plan italien » : « Le vice-président du Conseil de Sécurité russe D. Medvedev, qui est l’un des collaborateurs les plus proches de Poutine, a rejeté avec mépris la proposition italienne, qualifée de document ‘’préparé non pas par des diplomates mais par des politologues qui ont lu des articles de journal basés sur les fausses nouvelles diffusées par l’Ukraine’’. Juste après, le ministre Di Maio a souligné que ‘’c’est un travail qui est à l’état d’embryon et il faudra du temps. Nous avons tracé un parcours qui part d’un groupe de facilitation international et qui a l’ambition d’arriver à une nouvelle Helsinki’’. Toutefois, l’initiative de la Farnesina a provoqué des mécontentements au sein de l’UE. Ce n’est pas un hasard si Mario Draghi n’est jamais intervenu publiquement sur cette thématique et s’il n'a jamais fait allusion à un « plan italien ». Néanmoins, la réponse venant du Kremlin nous dit clairement que les conditions pour une négociation sérieuse ne sont pas réunies. Le principal obstacle demeure le cessez-le-feu, à savoir s’il faut l’interpréter comme une simple trêve (comme souhaité par les Ukrainiens) ou bien comme la reconnaissance des territoires conquis jusque-là sur le terrain (comme souhaité par la Russie). »

PREMIER PLAN, Il Messaggero, de V. Sabadin « L’Occident s’active : des corridors sur la Mer Noire défendus par des supers-missiles » : « Une flotte composée de navires militaires du Royaume-Uni et d’autres pays, unis dans une sorte de coalition de volontaires, pourrait escorter les navires transportant le blé en les protégeant des navires russes qui bloquent les ports ukrainiens. C’est la proposition lancée par le ministre des Affaires Etrangères de Lituanie G. Landsbergis qui a été accueillie favorablement par Londres et Le Caire. Toutefois, des premiers appels à la prudence ont été envoyés : une bataille navale dans la Mer Noire pourrait étendre le conflit vers l’Occident, avec des conséquences graves. La crise alimentaire pourrait provoquer elle aussi des conséquences négatives comme des révoltes et des flux migratoires intenses vers l’Europe. La situation est donc proche de l’implosion et il faut trouver une solution. Tenter de le faire sur le plan militaire risque cependant d’être dangereux. Le Danemark a entretemps décidé de fournir à l’Ukraine des missiles Harpoon. De son côté, le président Zelensky a confirmé que des pourparlers sont en cours entre l’UE, le Royaume-Uni et les Etats-Unis pour mettre en place un corridor de sécurité pouvant transporter le blé là où il est attendu. Le Kremlin pourrait donner son accord à condition d’obtenir quelque chose en échange, probablement un assouplissement des sanctions.»

 

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Pontecorvo « La doctrine de Gerasimov et nous » « L’échec militaire russe en Ukraine est aussi et surtout l’échec de la doctrine Gerasimov, dont le créateur est l’actuel Chef d’Etat-Major de la Défense russe. En poste depuis 2012, il est l’un des responsables du programme de réarmement et de modernisation de l’Armée Russe, avec le ministre Shoigu. Cette doctrine prévoit une ‘’défense active’’ qui concerne une guerre hybride en mettant en place tout une série d’actions pour arriver à une victoire finale par le biais du démantèlement du pays ennemi grâce à des instruments politiques, économiques, de communication, et humanitaires, avant de l’attaquer frontalement par l’utilisation de la force avec le prétexte de maintenir la paix. Or, l’échec militaire russe censé conquérir Kiev a mis en évidence des instruments opérationnels qui n’étaient pas à la hauteur, en raison de la corruption, d’erreurs d’évaluation et de mauvaise connaissance du terrain virtuel de l’affrontement. La doctrine Gerasimov se base aussi sur l’exploitation des maillons faibles du processus décisionnel de nos démocraties. » 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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