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08/02/2009

Suisse : le verdict du peuple ne peut pas être interprété.

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voici un communiqué de l'UDC, premier parti de Suisse, 29 % des voix.
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(UDC) Compte tenu des menaces massives proférées en Suisse et à l'étranger, le oui du peuple suisse au projet de libre circulation des personnes est relativement faible. Conséquence de la conception antidémocratique de ce "paquet", il est impossible d'affirmer aujourd'hui avec certitude si le souverain helvétique voulait de l'extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie ou s'il n'en voulait pas. Les pressions énormes exercées ces derniers jours par Bruxelles sur la Suisse montrent bien que la libre circulation des personnes est uniquement dans intérêt de l'UE. En effet, la Suisse peut parfaitement recruter la main-d'ouvre étrangère dont elle a besoin sa ns libre circulation des personnes, donc aussi sans conséquences sociales excessivement onéreuses pour le pays.

L'UDC s'est battue totalement seule contre une armée de défenseurs du projet mis au vote. L'acceptation de ce dernier montre que la majorité des citoyennes et des citoyens ont cru la menace qu'un non mettrait en péril la poursuite de la libre circulation. Cela dit, le résultat qui sort de l'urne illustre aussi le grand malaise que suscitent au sein du peuple suisse la libre circulation des personnes et le minage systématique de la démocratie directe. La poursuite et, surtout, l'extension de la libre circulation des personnes renforceront le chômage en Suisse et affaibliront nos institutions sociales qui sont déjà dans un état financier lamentable. La responsabilité en incombe aux partisans de ce projet.

L'ouverture complète des frontières et le libre accès au marché du travail sans possibilité de contrôle et sans condition auront des conséquences insupportables pour la Suisse. Il sera inévitable à moyen terme de durcir les règles de l'immigration, de restreindre l'octroi de permis de travail et de renforcer les exigences donnant droit au séjour et aux prestations sociales en Suisse. L'UDC est prête à lancer, en cas de besoin, une initiative populaire "pour limiter la libre circulation des personnes" afin de contraindre le Conseil fédéral et le Parlement à chercher une solution financièrement et socialement supportable pour notre pays.

Berne, 8 février 2009

Suisse : la carte des résultats.

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(sources : Le Temps).
Résultats par cantons.
Vert : "oui"
Rouge : "non"
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Seuls trois cantons alémaniques et le Tessin (canton italophone) ont dit «non». La participation a dépassé les 51%.
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L'affiche des partisans du "non" et celle des partisans du "oui".

Suisse : 59, 6 % de oui.

Voici un article de La Liberté :
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Libre circulation: les Suisses votent massivement pour le "oui".
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Les Suisses ont voté massivement par 59,6% des voix en faveur de la reconduction et de l'extension à la Bulgarie et à la Roumanie des accords de libre circulation des travailleurs entre l'UE et la Confédération. Seuls trois cantons alémaniques et le Tessin ont dit "non".
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Malgré sa netteté finale, ce résultat n'était pas acquis d'avance vu les réticences à l'égard des deux nouveaux membres de l'Union européenne (UE) et la conjoncture difficile. Un peu plus de 1,51 million de citoyens ont suivi le Conseil fédéral, l'économie et la majorité des partis. Les opposants, UDC en tête, ont obtenu environ 1,02 million de suffrages. La participation a atteint quelque 51,5%.

Vingt-deux cantons ont dit "oui", de surcroît sans rideau de rösti entre les deux côtés de la Sarine. La palme revient aux Vaudois, avec 70,2% d'avis positifs. Cela avait déjà été le cas lors du vote de 2000 sur les premières bilatérales, mais avec un taux d'acceptation de 80% à l'époque.

La deuxième place est occupée par Neuchâtel (69,4%). Suivent le Jura (66,9%) et Bâle-Ville (66,8%).

La poursuite et l'extension de la libre circulation à Bucarest et Sofia ont aussi trouvé grâce aux yeux des Fribourgeois (64,5%), des Bernois (62,9%) et des Genevois (62,4 %). A l'instar de la majorité des cantons alémaniques, le Valais (59,6%) est en dessous des 60%.

Après avoir refusé la précédente ouverture à l'Est en 2005, Nidwald, Uri et Obwald sont de nouveau dans le camp des europhiles, mais leur enthousiasme reste modéré (50,3%, 51,8% et 52,3%). La barre des 55% n'a pas non plus été franchie à Schaffhouse (54,3%).

Un "non" est sorti des urnes dans quatre cantons. Comme pour tous les scrutins européens, les Tessinois ont posé leur veto, à 65,8% des voix. Idem, mais sur des scores moins nets, de Schwyz (56,6%), Appenzelle Rhodes-Intérieures (53,4%) et Glaris (51%).
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(L’expression « sans rideau de rösti entre les deux côtés de la Sarine » signifie : sans différences entre la Suisse alémanique et romande.)

06/02/2009

Fin de grève dans la raffinerie Total de Lindsey, au Royaume-Uni.

Reuters

voici une dépêche de Reuters du 5 février 2009 :

Ils protestaient contre le recours à de la main d'oeuvre portugaise et italienne sur le site.

Les salariés britanniques ont accepté de reprendre le travail après la conclusion d'un accord soutenu par leurs syndicats qui prévoit d'offrir une centaine d'emplois à des nationaux qualifiés.

"Nous avons accepté de reprendre le travail lundi parce que notre objectif est atteint", a déclaré Tony Ryan représentant local du syndicat Unite.

Les travailleurs étrangers étaient employés par le groupe italien Irem, sous-traitant du groupe américain Jacobs qui avait lui-même obtenu un contrat de Total pour les travaux à la raffinerie de Lindsey.

Total a assuré que les étrangers avaient été embauchés conformément au droit du travail européen et britannique.

Des dirigeants syndicaux et des hommes politiques italiens ont accusé les Britanniques de protectionnisme. Les Britanniques travaillant dans d'autres pays de l'UE étaient près de 50.000 en 2006, selon des chiffres gouvernementaux.

Jeudi, Guglielmo Epifani, dirigeant de la Confédération générale des travailleurs italiens (CGIL), principale organisation syndicale italienne, avait dit craindre ce genre de mouvement qui pourrait déboucher sur du racisme.

"Je comprends cette grève, mais je pense qu'il faut être prudent, car si la crainte du chômage est utilisée contre les travailleurs étrangers, qu'ils soient Italiens ou non, cette question peut devenir très délicate", a-t-il dit à Reuters.

"Cela signifierait que les Italiens risquent de devoir travailler uniquement en Italie, les Britanniques en Grande-Bretagne et les Français en France."

Le gouvernement britannique risque d'être soumis à des pressions en faveur d'un remaniement du droit du travail qui autorise actuellement les sous-traitants étrangers à opérer en Grande-Bretagne au salaire minimum britannique au détriment des ouvriers qualifiés britanniques qui gagnent habituellement davantage.

Peu après son arrivée au pouvoir, en 2007, Gordon Brown avait promis "des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques", un slogan inventé par la formation d'extrême droite British National Party, mais il peine aujourd'hui à concilier cette promesse avec ses appels à éviter le protectionnisme en pleine période de crise économique.

Luke Baker, version française Nicolas Delame

Suisse : chacun pourra vider son sac dans le groupe UDC

voici un article de La Liberté :
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Les divergences d'opinion et les heurts sont devenus courants au sein de l'UDC depuis l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral. Histoire que chacun puisse vider son sac, le groupe parlementaire a agendé une discussion franche entre ses membres.

Les députés UDC se rencontreront les 20 et 21 février pour préparer la session de printemps qui débute le 2 mars. Lors du premier après-midi, chacun pourra mettre sur la table ce qu'il a sur le coeur, a expliqué la secrétaire générale par interim Silvia Bär, confirmant une information de la "Berner Zeitung".

Les frictions au sein du parti, jusqu'ici réputé pour être très uni, se sont multipliées depuis que Christoph Blocher ne siège plus au gouvernement. Le dernier incident date de samedi, lorsque que le Zurichois a traité l'UDC thurgovienne de "ver dans la pomme" durant l'assemblée des délégués de cette section. En cause: le "oui" prôné par les Thurgoviens pour la votation sur la libre circulation.

A cela s'ajoute le contexte tendu entre l'ex-conseiller fédéral et le conseiller national Peter Spuhler, grand défenseur des accords bilatéraux avec l'Union européenne. Les différends entre les deux hommes ne se comptent plus. M. Spuhler est notamment celui qui a osé conseiller à Christoph Blocher de ne pas rater le bon moment pour se retirer de la politique.

Au cours de la discussion du 20 février, certains UDC pourraient aussi remettre en cause la clause d'exclusion adoptée après l'élection d'Eveline Widmer-Schlumpf. Cette nouvelle disposition prévoit qu'un membre du parti qui accepte son élection au Conseil fédéral sans être un candidat officiel serait automatiquement exclu de l'UDC.

Source : www.sda-ats.ch - 05.02.2009 16:03

05/02/2009

Suisse : augmentation massive du chômage.

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Voici un communique de l'UDC (premier parti de Suisse, 29% des voix).

(economiesuisse est la Fédération des entreprises suisses. Elle fait campagne en faveur du "oui" lors de la votation qui aura lieu ce dimanche, alors que l'aile patriotique de l'UDC fait campagne pour le "non").

Les dissimulations d'Economie suisse: la libre circulation augmente le chômage.

(UDC) Le chômage progresse rapidement en Suisse – notamment à cause de la libre circulation des personnes. Il est navrant de voir economiesuisse dépenser autant d'argent pour une campagne grossière et malhonnête alors que des milliers de personnes perdent leur emploi.

L'organisation economiesuisse fait paraître des annonces aussi grandes qu'onéreuses dans divers quotidiens de Suisse alémanique. Ces annonces affirment notamment que la douteuse page internet alémanique www.come-to-switzerland.com a un rapport avec l'UDC.

Economiesuisse sait parfaitement qu'il n'en est rien. Le seul but de son annonce est de miner la crédibilité des arguments contraires et, plus particulièrement, le constat parfaitement établi que la libre circulation des personnes fait augmenter le chômage. La question se pose dès lors: quelles entreprises dépensent de l'argent pour une campagne honteuse alors que nous vivons une crise qui entraîne la perte de milliers d'emplois?

Les chiffres actuels sur le chômage sont clairs: entre septembre et décembre 2008, le nombre de chômeurs en Suisse a augmenté de plus de 25%. Le phénomène touche tout particulièrement les salariés étrangers chez lesquels le taux de chômage atteint 6,1%. Ce sont autant de personnes qui vivent à la charge des institutions sociales suisses. Cette tendance se poursuivra sans doute en janvier comme le confirmeront les derniers chiffres sur le chômage qui paraîtront demain.

L'extension de la libre circulation des personnes aggraverait encore la situation sur le marché du travail; elle ferait augmenter le chômage et, partant, la pression sur les assurances sociales. De ce point de vue, toute autre réponse qu'un NON le 8 février 2009 est irresponsable.

04/02/2009

Royaume-uni: les grèves contre les travailleurs étrangers se poursuivent

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"Des emplois britanniques pour les Britanniques"
"Il est temps de faire à nouveau grève"
BNP (British National Parti).
"Quand nous le disons, nous le faisons"

Voici un communiqué de l'AFP.

Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Peter Mandelson, a indiqué lundi devant le Parlement que la production n'était pas perturbée.

Plusieurs nouveaux sites ont imité lundi la vingtaine d'autres entrés dans l'action vendredi, dont les employés intérimaires de deux centrales nucléaires, Sellafield et Heysham, dans le nord-ouest.

Les syndicats ont appelé leurs membres du secteur du bâtiment à se joindre au mouvement, destiné à l'origine à protester contre l'emploi par un sous-traitant italien de Total de plusieurs centaines d'Italiens et de Portugais sur un projet d'extension de la centrale de Lindsey (est de l'Angleterre), troisième raffinerie du pays où Total emploie déjà 550 personnes et entre 200 et 1.000 intérimaires.

Les grévistes estiment qu'ils auraient pu être tout aussi qualifiés pour ce travail.

Les dirigeants de Total et des représentants des syndicats et du sous-traitant devaient se rencontrer dans la journée, autour d'un médiateur.

Le Premier ministre Gordon Brown a qualifié de "contre-productives" ces grèves, tout en disant "comprendre l'inquiétude des gens quant à leur emploi".

Le ministre du Commerce, Peter Mandelson, a insisté sur le fait que Total s'était publiquement engagé à ne faire aucune discrimination contre les travailleurs britanniques. Il a estimé que "cela devrait rassurer les gens et faire cesser ces grèves non officielles". Il a promis cependant que le gouvernement ferait appliquer la loi s'il s'avérait que celle-ci avait été bafouée.

Mais il a rappelé aussi devant le Parlement que "300.000 entreprises britanniques travaillaient en Europe hors du Royaume-Uni" et il a défendu les règles économiques d'échange en vigueur dans l'Union européenne, indiquant qu'il était "important de respecter et de garantir" ce principe.

Le ministre du Commerce du gouvernement fantôme conservateur, Kenneth Clarke, a lui aussi indiqué "comprendre que les gens soient anxieux pour leur travail". "Mais je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de le démontrer", a-t-il dit.

Alstom, qui emploie également des ouvriers au Royaume-Uni, s'est défendu comme Total de toute discrimination envers les ouvriers britanniques.

Le syndicat Unite, derrière ce mouvement, a estimé que le gouvernement "ne comprenait pas les problèmes fondamentaux dans cette affaire".

"Il ne s'agit pas des ouvriers d'autres pays européens travaillant au Royaume-Uni ou de sous-traitants étrangers obtenant des contrats au Royaume-Uni, mais d'employeurs qui empêchent les travailleurs britanniques de postuler même à ces contrats", a-t-il indiqué.

Le Fonds monétaire international (FMI) a prédit le mois dernier que le Royaume-Uni connaîtrait la pire contraction (-2,8%) du PIB de tous les grands pays industrialisés en 2009.

AFP, Lundi 2 février, 16h59

Suisse : la votation, c'est dimanche.

Voici un article de La Liberté.
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L'INCERTITUDE EST TOTALE À QUATRE JOURS DU VOTE
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LIBRE CIRCULATION • En matière de prévisions, on nage en plein brouillard! Bien malin celui qui peut prévoir l'issue du scrutin du 8 février sur la libre circulation. Le sujet est aussi d'actualité au Royaume-Uni. Des milliers de salariés britanniques sont en grève depuis vendredi. Une colère aux airs protectionnistes: ils protestent contre l'engagement de travailleurs immigrés européens dans le secteur de l'énergie. C'est le premier mouvement social d'ampleur depuis que le pays s'est enfoncé dans la crise.
ERIK REUMANN


Côté façade, tout va bien. Le dernier sondage de la SSR donne le «oui» gagnant avec 50% contre 43% de «non» en vue de la votation sur la libre circulation de ce week-end. La campagne est restée calme et rationnelle, bien loin des émotions que suscitent en temps normal les questions européennes en Suisse.Côté coulisses, les partisans de la libre circulation et de son extension à  la Roumanie et la Bulgarie se rongent cependant les ongles. «Je suis très inquiet», avoue un responsable du PS. Le même sondage, réalisé entre le 19 et le 24 janvier dernier, montre aussi que le camp du «non» a progressé plus rapidement que celui du «oui». Un sondage précédent donnait encore 49% de «oui» contre 40% de «non», avec 11% d'indécis.

L'électorat flottant oublié

Le problème, ce ne sont pas tant les fidèles de chaque parti. «Je crois que tous tiennent bien leurs troupes», analyse le cadre socialiste interrogé. C'est d'ailleurs un reflet de la campagne: que ce soient l'UDC, le PS ou les partis centristes, tous semblent s'être avant tout adressés à  leur base, oubliant un peu l'électorat flottant. «Ce qui me fait souci, ce sont les citoyens qui gagnent entre 3000 et 5000 francs par mois et qui n'ont pas de préférence partisane. Avons-nous réussi à  les atteindre?», s'interroge notre observateur socialiste.La campagne n'a pas vraiment pris, note pour sa part Damien Cottier, responsable de communication du Parti radical. Le PRD a lancé ses annonces en décembre, dans la foulée de la dernière votation. Mais la crise financière et l'actualité internationale (transition gouvernementale américaine et crise de Gaza) ont tout relégué en arrière-plan, observe-t-il.Du côté de l'UDC, la campagne est aussi restée assez confidentielle. Certes, Christoph Blocher a fait une série d'apparitions publiques. Mais sa propre crédibilité a été malmenée par ses atermoiements sur la question. Dans un premier temps, il était opposé à  la tenue d'un référendum, avant de se voir forcer la main par les jeunes de son parti. Mais durant toute la campagne, on avait plutôt l'impression qu'il cherchait avant tout de convaincre les siens qu'il est bien resté le même et qu'il se contenterait d'une défaite honorable.«Au début je croyais aussi cela», avoue Damien Cottier. Mais depuis que l'UDC a tout récemment lancé une série d'annonces imputant l'accroissement du chômage en Suisse à  la libre circulation, il est moins convaincu par cette analyse. «Ils veulent gagner», estime-t-il désormais.Le front de l'UDC reste cependant confus: il mêle côte à  côte ceux qu'anime une hostilité totale à  la libre circulation, à  ceux qui se limitent à  la critique du paquet noué par le parlement, qui lie la poursuite des accords de libre circulation à  leur extension à  la Bulgarie et la Roumanie dans un même référendum. «C'est antidémocratique», répète Kevin Grangier, président des jeunes UDC vaudois. L'aile économique de l'UDC préconise pour sa part majoritairement le «oui», ce qui n'ajoute rien à  la clarté du message.

L'affichage tombe à  plat

Le camp du «oui» ne va pas beaucoup mieux. La campagne d'economiesuisse avec ses pommiers menacés de stérilité est tombée émotionnellement à  plat en dépit des moyens mis en œuvre, tandis que l'argument jusqu'au-boutiste du Conseil fédéral - «il n'y a pas de plan B en cas de non» - suscite plus de suspicions que de convictions dans une large frange de l'électorat. Même la traditionnelle polémique sur l'affiche de l'UDC - les Roumains et les Bulgares comparés aux corbeaux - est tombée à  plat.Les affrontements picaresques qui marquent habituellement les votations sur les questions européennes font donc totalement défaut. Les médias, pris dans le tourbillon de l'actualité de la crise financière et en partie démoralisés par les restructurations que celle-ci leur impose, n'ont pas pris le relais. «Ils se sont contentés de publier des dossiers majoritairement favorables à  la libre circulation», observe Kevin Grangier.

Prévisions difficiles

Mais n'est-ce pas là  le retour à  un certain train-train de la politique suisse observé par le passé? Il suffit de se pencher sur les courriers des lecteurs des quotidiens pour se rendre compte que sous le calme apparent, les opinions fermentent toujours. Les inquiétudes sur la présence de frontaliers à  Genève et d'Allemands de plus en plus nombreux à  Bâle et Zurich augmentent. Elles fragilisent des bastions traditionnels de la libre circulation. «S'ils deviennent trop hostiles, nous commencerons à  perdre systématiquement ce genre de votations», observe un de nos interlocuteurs. L'absence d'un débat public électrique, polarisant les citoyens de façon révélatrice, rend toute prévision sur le résultat de dimanche extrêmement difficile. Tous les camps s'accordent pour le dire: cela sera serré.

Dernières nouvelles de Cologne.

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Le local de pro-Köln, une nouvelle fois attaqué.


La première édition de 2009 du journal pro-Köln est parue. Le journal est tiré à 50.000 exemplaires. Les sujets abordés sont : la candidature de Markus Beisicht au poste de maire de la ville, la présentation des candidats du mouvement dans les différentes circonscriptions de la ville, la manifestation du samedi 14 février 2009 contre la grande mosquée et le lancement de la nouvelle campagne d’adhésion au parti.

Le local de pro-Köln a été une nouvelle fois la cible de l’extrême-gauche. Des jets de couleur ont eu lieu. Dans le passé, des pierres ont été jetées sur les vitres du local.

03/02/2009

"L'argent flamand dans les mains des Flamands"

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Le Vlaams Belang réclame l'indépendance de la Flandre. Il lance une campagne sur le thème de "L"argent flamand aux Flamands".
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Chaque année, la riche Flandre paye pour la Wallonie socialiste des sommes importantes. Si la Flandre ne payait plus, chaque citoyen flamand économiserait, selon le Vlaams Belang, 2000 euros par an.
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"L'argent flamand dans les mains des Flamands".
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2000 euros en plus pour chaque Flamand (par an), si la Flandre devient indépendante.
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VL = Vlaanderen = Flandre. Le jaune et le noir sont les couleurs de la Flandre et du Vlaams Belang, qui signifie "Intérêts flamands".

Le panneau du pont « Joerg Haider » a été volé.

Le panneau du pont « Joerg Haider » a été installé il y a une semaine et volé dans la nuit de dimanche à lundi (2 février 2009). Le dommage est évalué à 150 euros. La police se demande si c’est un chasseur de souvenir qui l’a dérobé ou un opposant à Joerg Haider.
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Il y a un peu plus d'une semaine, le pont "Lippitzbach" devenait le pont "Joerg Haider".

02/02/2009

"L'Italie sur le fil du rasoir" (suite).

Voici les passages intéressants du livre de Marc Lazar : l'Italie sur le fil du rasoir.

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Sur la campagne électorale de 2008 qui a conduit à la victoire de Silvio Berlusconi :

 

« Ensuite, le centre droit sut développer une campagne qui répondait aux préoccupations des électeurs apeurés, en particulier pour leur sécurité, inquiets notamment de la présence des immigrés et plus encore de celle des Roms, et fortement pessimistes, l’Italie étant le pays occidental actuellement le plus pessimiste pour son avenir économique et social. Le PDL et la Ligue du Nord ont critiqué sans cesse le gouvernement Prodi pour exploiter par exemple l’incapacité des autorités municipales et du centre à Naples et en Campanile à ramasser les ordures dans les rues, reportages télévisés à l’appui. Et ils ont mis en avant des thèmes porteurs comme la sécurité quotidienne, la lutte contre l’immigration clandestine, la baisse des impôts, l’emploi, la hausse des salaires et des revenus, le logement, la protection face aux effets de la mondialisation  et d’une forme de nationalisme économique, … » (1)

 

(1)   LAZAR Marc, L’Italie sur le fil du rasoir, Perrin, 2009, p. 30-31.

 

Sur l’Alliance Nationale :

 

« Les institutions de la République ont exercé leur effet classique d’intégration, de modération et de conciliation. Une preuve éclatante en a été administrée par Gianfranco Fini, le 13 septembre 2008, après que deux membres éminents de son parti, le maire de Rome, Gianni Alemanno, et le ministre de la Défense, Ignazio La Russa, eurent célébré les mérites du fascisme (tout en condamnant ses mesures antisémites) : « La droite italienne et, à plus forte raison, les jeunes doivent dire sans ambiguïté qu’ils se reconnaissent dans certaines valeurs de notre Constitution : la liberté, l’égalité et la justice sociale. Valeurs qui ont guidé la droite et qui sont à plein titre antifascistes ». Or ce mélange de polarisation intense entre deux protagonistes et de pratiques de médiation est le propre de la République sur le long terme, une République qui a été capable d’acculturer à la démocratie le plus puissant parti communiste du monde occidental. » (2)

 

      (2) Lazar Marc, l’Italie sur le fil du rasoir, 2009, Perrin, Paris, p.73.

 

Sur le fédéralisme prôné par la Ligue du Nord :

 

« …l’Italie à aller vers le fédéralisme. La pression de la Ligue du Nord, les revendications d’une majorité de maires et de gouverneurs de région poussent dans cette direction qui semble faire plus ou moins consensus entre le centre gauche et le centre droit. Le premier engage, en 1997-98, des transferts de compétences vers les régions, notamment en matière d’agriculture, de forêts, de chasse, de pêche, de transport public local, de marché du travail, de développement économique territorial et de commerce, puis en 1999, des transferts financiers, en matière fiscale notamment. Le mode de scrutin des élus régionaux a été changé en 1995. En novembre 1999, une révision constitutionnelle renforce le pouvoir des présidents des régions, appelés « gouverneurs », élus au suffrage universel. En 2001, la loi constitutionnelle indique dorénavant que la « République est constituée de communes, de provinces, de villes métropolitaines, de régions et de l’État. Son nouvel article 117 énonce que « c’est aux régions que revient le pouvoir législatif pour tout domaine non expressément réservé à la législation de l’État ». (3)

 

      (3) Lazar Marc, l’Italie sur le fil du rasoir, 2009, Perrin, Paris, p.66.