05/05/2025
"La ligne indiquée par Fratelli d’Italia à ses élus sur le Conclave : "Aucune interférence, nous sommes spectateurs"."

Italie. Revue de presse.
Les Unes du jour portent sur l'Ukraine « Trump : « la paix impossible » » (Repubblica), « Ukraine, la paix est impossible » (Stampa), « Kiev, la paix peut-être impossible » (Messaggero), « « Ils se détestent trop » Trump éloigne la paix" » (Giornale) et sur les élections en Roumanie « Roumanie, le bond de l'ultra droite » (Corriere della sera).
Readiness 2030. Messaggero : « UE, le [plan de] réarmement réduit de moitié. Les dépenses militaires engagées seulement dans 16 pays (pour l’instant) ». « La couverture financière rétrécit, la stratégie ne décolle pas mais la Commission européenne ne semble pas s’avouer vaincue. L’UE semble encore une fois divisée en deux, puisque seulement 16 pays sur 27 - dont l’Allemagne qui, fait notable, défend maintenant la cause de la flexibilité auprès des institutions européennes - ont présenté la demande afin de générer un nouveau déficit en vue de financer leur défense. Parmi les neuf qui manquent encore à l’appel, l’absence de quatre des cinq principales économies européennes est flagrante : Italie, France, Espagne et Pays-Bas, même si l’objectif politique d’augmenter les dépenses pour la défense met bien tout le monde d’accord. L’obstacle est financier. Pour la Commission, la date n’était pas péremptoire et ‘il y a encore le temps’ mais elle n’entend pas remettre en cause le gel du Pacte de Stabilité. Les pays reprochent à U. von der Leyen le choix de ne pas couvrir les dépenses par des fonds européens. ». Il Foglio, tribune du général Vincenzo Camporini, ancien chef d’Etat-Major de l’Aéronautique : « Parmi les pays qui n’ont pas avancé la demande de pouvoir bénéficier la clause de sauvegarde prévue par le programme Readiness 2030 lancé par la Commission, figurent notamment l’Italie et la France. Si l’Hexagone est le seul pays de l’Europe à disposer d’armes nucléaires, pour l’Italie la situation est bien plus délicate. Cette absence souligne un manque absolu de cohérence, puisque c’est notre pays qui a demandé que les investissements dans la défense soient déduits : par le ministre de la Défense Crosetto (Frères d’Italie) mais aussi par la présidente du Conseil Meloni. Tout cela ne contribue pas à améliorer notre image internationale et nous fait perdre en crédibilité : nous ne pouvons pas nous le permettre. ».
Le Conclave. Messaggero : « La ligne indiquée par Fratelli d’Italia à ses élus sur le Conclave : ‘aucune interférence, nous sommes spectateurs’ » : « Aujourd’hui commence la semaine ‘sainte’ du Conclave et le parti de Giorgia Meloni, comme le reste du monde politique, se prépare à la fumée blanche. FDI donne des instructions à ses députés : il serait inopportun d’interférer, de soutenir une personnalité plutôt qu’une autre, a fortiori sur les réseaux sociaux, ‘la politique ne pouvant et ne devant pas s’en mêler’. La Présidente du Conseil devra rencontrer le pape dès son élection et établir des relations institutionnelles voire humaine, mieux vaut donc ne pas commettre de bévue avant. Personne, encore moins G. Meloni, ne sous-estime l’énorme impact politique et géopolitique du choix du nouveau pape. Elle a su tisser des relations étroites avec le Vatican, parfois avec la médiation de conseillers comme Alfredo Mantovano (indépendant, autrefois Alliance nationale), parfois sans. Elle connait bien Giovan Battista Re mais aussi Matteo Zuppi (que presque personne à droite n’espère voir élu), sans oublier Pietro Parolin. »
Les référendums. Messaggero : « La ligne de Giorgia Meloni sur le référendum : ‘Fratelli d’Italia s’abstiendra’” : “Giorgia Meloni réserve une surprise à la secrétaire du parti démocrate E. Schlein pour la bataille référendaire des 8 et 9 juin : déserter les urnes pour créer un flop autour des 5 questions posées (4 portant sur l’emploi et 1 sur la nationalité) par les oppositions à ses électeurs. La consigne aurait été passée par une note interne des dirigeants du parti sous la régie, comme toujours, de G. Fazzolari à l’attention des parlementaires FDI. Giorgia Meloni dénonce l’hypocrisie de la gauche notamment sur la question du travail et le Jobs Act. La prochaine bataille sera l’entente autour de la possibilité d’effectuer un troisième mandat à la tête d’une région à travers le cas particulier de la Vénétie. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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