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24/09/2020

Le procès de Matteo Salvini : le 3 octobre 2020.

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Italie. Le 3 octobre 2020, le dirigeant de la Ligue Matteo Salvini sera devant un tribunal à Catane pour avoir défendu les frontières de son pays. Il risque 15 ans de prison.

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"Plan sur les migrants, Rome insatisfaite : "L’UE doit faire plus.""

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Italie. Revue de presse.

Les suites des élections en Italie, la discussion sur le pacte sur les migrations et les projets de réforme de la fiscalité sont à la une des journaux italiens.  La Stampa publie un long entretien du président du Conseil italien : « G. Conte, pas de remaniement, à présent une baisse des impôts » ; « Au gouvernement, le nouveau défi est la réforme de la loi électorale » (La Repubblica) ; « La campagne pour la loi électorale : A présent, nous voulons choisir » (Il Fatto Quotidiano) ; « Sur les migrants, seulement un « mini-pacte » (Corriere della Sera), « Rencontre sur le pacte sur les migrations à Bruxelles, l’affaire du bateau Alan Kurdi surgit » ( La Stampa) ; « Migrants : l’UE apporte son aide à Rome » (La Repubblica) ; « En Allemagne, le budget est prêt » (Il Sole) ; « Budget : vers l’allocation unique » (Messaggero).

Sur Twitter, le hashtag #Grillo domine suite aux déclarations de Beppe Grillo au Parlement européen qui a affirmé ‘ne plus croire en la démocratie représentative mais seulement en la démocratie directe ‘.

ARTICLE, Repubblica, A. D’Argenio, « Le nouveau pacte européen sur les migrants : ‘’Solidarité obligatoire’’ – « La proposition de von der Leyen : ceux qui n’acceptent pas d’accueillir les personnes sauvées en mer devront prendre en charge leur rapatriement. Lamorgese : il faut dépasser le système de Dublin » : « Pour Conte, la proposition de Bruxelles est un ‘’pas en avant important pour une politique migratoire vraiment européenne. Maintenant, le Conseil européen doit conjuguer solidarité et responsabilité. Il faut des certitudes sur les rapatriements et la redistribution : les pays d’arrivée ne peuvent gérer seuls les flux au nom de l’Europe’’. La Ministre Lamorgese y voit ‘’des éléments de discontinuité par rapport au passé mais sans dépassement net du système de Dublin que nous souhaitons’’. ‘’L’Italie’’, ajoute-t-elle, ‘’continuera de porter ses exigences ». La Ligue et Fratelli d’Italia attaquent. C’est un difficile exercice d’équilibre pour Bruxelles qui prévoit ‘’un mécanisme automatique de solidarité pour les personnes sauvées en mer’’ ».

COULISSES, Repubblica, T. Ciriaco, « Le PD : ‘’au premier Conseil des ministres, stop aux décrets sécurité’’ – Conte craint le véto du M5S » : « Les Démocrates souhaitent un texte rapidement, et une conversion des décrets avant la session sur la loi de finances. Conte jure qu’à la fin une solution sera trouvée mais le palais Chigi craint des répercussions sur la popularité du président du Conseil, estimant, sondages en main, que toucher le dossier immigration avantagerait Salvini. Ce thème est politique et lié inévitablement à ce qui se discute actuellement au niveau européen, avec une proposition vue comme un pas en avant mais pas une révolution. Des éclaircissements seront demandés par le gouvernement lors des négociations mais il est clair que beaucoup dépendra de la médiation de Merkel, la réforme tombant pendant le semestre européen. »

ARTICLE, Stampa, F. Grignetti, « Plan sur les migrants, Rome insatisfaite : ‘’L’UE doit faire plus’’ » - « Lamorgese : c’est un pas en avant, mais on ne dépasse pas le système Dublin. Le cas Alan Kurdi éclate » : « La solidarité européenne est toujours difficile dans le domaine de la redistribution et des rapatriements. Une certitude inexistante. Si l’on prend l’affaire du bateau Alan Kurdi, avec 125 migrants à bord, sauvés dans les eaux libyennes. Le bateau, après des jours passé au large de Malte et de l’Italie, est en route vers Marseille. Ce serait la première fois qu’un navire humanitaire demande à arriver dans un port français. Et Paris, avant de devoir affronter le problème, s’est dépêchée de demander hier officiellement à l’Italie de les accueillir, assurant qu’elle participerait à un quota de relocalisation. Les discussions ont immédiatement débuté entre ministres de l’Intérieur. En somme, la négociation sur le plan européen sera compliquée ».

ARTICLE, Sole, B. Romano, « Migrants, l’Europe est déjà divisée. Incertitude sur le principe de Dublin » - « L’obligation de relocalisation n’est pas prévue, mais il existe une clause de solidarité. Ceux qui refusent d’accueillir les réfugiés devront prendre en charge le rapatriement des autres » : « En substance, l’espoir de Bruxelles est celui de créer un cercle vertueux avec une stratégie à trois piliers plus cohérente par rapport à celle utilisée jusqu’à présent : moins d’émigrés, moins de réfugiés, moins de relocalisations. Sur le front politique, les libéraux se sont plaints de ‘’l’absence de propositions relatives à l’immigration légale’’. La populaire R. Metsola s’est dite ‘’heureuse’’ du plan de la Commission. La socialiste K. Piri a demandé un ‘’mécanisme de relocalisation permanent et obligatoire’’. Alors que la Hongrie exige des ‘’frontières imperméables’’, le président du Conseil italien est resté prudent : c’est ‘’un pas important vers une politique migratoire vraiment européenne’’ ».

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, G. Buccini : « Migrants, un compromis sans courage et sans vision » : « Un demi-million de personnes débarquées en Italie et seulement treize mille migrants relocalisées en Europe sont, de notre point de vue, la synthèse de toute l’injustice subie au cours des cinq dernières années. Le Pacte pour les migrations présenté hier à Bruxelles par la Commission ne produira pas le changement nécessaire et, sur les relocalisations, fait même un pas en arrière par rapport au Traité de Malte. Conte a plus que jamais besoin d’un appui à Bruxelles car il doit faire face aux pressions du PD qui, fort du résultat électoral, lui impose de revoir les décrets Salvini. La ministre Lamorgese a déjà préparé un plan, mais il faudrait faire des choix plus courageux. Il faudrait une révision radicale du système d’accueil. Pour vaincre face aux passeurs qui font du trafic d’êtres humains, la solution n’est pas celle des improbables blocus navals : il faut rouvrir et réglementer les flux, en créant des couloirs humanitaires pour les réfugiés et des entrées légalisées pour les migrants économiques. Conte et Zingaretti y arriveront difficilement, ne pouvant pas compter sur une stratège formidable comme Angela Merkel, sur laquelle Ursula von der Leyen mise tout. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Le Parti du Progrès donné à 13 %.

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Norvège. Le Parti du Progrès est donné à 13 % au sein d’un sondage Norstat.

Sahra Wagneknecht à propos des études de médecine.

Allemagne. Sahra Wagneknecht du parti post-communiste die Linke déclare : « Comment un pays riche comme l'Allemagne n'arrive-t-il pas à former lui même ses travailleurs ? Dans les études de médecine, il y a chaque année 43.000 candidatures, desquelles, à cause du numerus clausus, seulement 9.000 reçoivent une place d'étude. Et ensuite nous prenons des médecins d'Irak, de Syrie et du Niger ou d'autres pays pauvres - plus cynique, il n'y a pas. »

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L’AfD dénonce le pacte sur la migration et l’asile.

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Allemagne. L’AfD dénonce le pacte sur la migration et l’asile présenté par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Le groupe des élus de l'AfD de Basse-Saxe n'existe plus.

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Allemagne. Basse-Saxe. À la suite de disputes internes existant depuis longtemps entre l’aile libérale et l’aile nationaliste du parti, Dana Guth et deux autres élus ont quitté le groupe des élus de l’AfD qui comptait neuf membres et, en conséquence, ne bénéficient plus du statut de groupe d’élus, ce qui entraîne une perte de 100.000 euros par mois, ainsi que de divers avantages.

[Lors d’un congrès ayant eu lieu une semaine auparavant, Dana Guth n’avait pas été réélue au poste de présidente de l’AfD de Basse-Saxe, car elle avait été battue par le tenant de l’aile nationaliste Jens Kestner.]

Le co-président du groupe des élus de l’AfD au niveau fédéral Alexander Gauland demande  l’expulsion du parti de Dana Guth.

23/09/2020

Le Vlaams Belang bloque la rue de la Loi.

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Belgique. Le Vlaams Belang a bloqué la rue de la Loi, où se trouve le siège des principales institutions du pays :

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_formation-federa...

"Meloni récupère les électeurs perdus par Berlusconi."

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Italie. Revue de presse.

Le débat au sein de la coalition au lendemain des élections régionales, qui ont vu un renforcement du PD au détriment de son allié, le M5S, fait les gros titres des médias italiens. Les observateurs relèvent les revendications des démocrates voulant maintenant dicter l’agenda des réformes sur lesquelles les 5 Etoiles ont longtemps temporisé (décrets sécurité, utilisation du MES, le droit du sol, etc.). Entretemps, le Président du Conseil exclut un remaniement et ouvre aux demandes du PD de revoir les décrets de sécurité adoptés par le précédent gouvernement Ligue-M5S : « Gouvernement, le PD demande la relance » - ‘’Zingaretti : nous sommes le premier parti, maintenant les réformes et le MES. Conte exclut un remaniement’’ (Corriere della Sera), « M5S, le règlement de comptes » - ‘’Di Battista contre le leadership du Mouvement. Zingaretti ‘’maintenant les réformes et les décrets sécurité’’ (La Repubblica), « Conte fait virer le gouvernement à gauche » - ‘’Ouverture de Conte sur le droit du sol et sur les décrets sécurité. La défaite provoque la guerre au sein du M5S’’ (La Stampa), « Conte exclut un remaniement et se concentre sur la relance » (Sole 24 Ore), « Les électeurs ont choisi l’alliance M5S-PD » (Fatto Quotidiano) , « Le plan du M5S : se débarrasser de Raggi » - ‘’les 5 Etoiles proposent Zingaretti comme vice-président du Conseil et un candidat partagé pour la mairie de Rome’’ (Il Messaggero), « Conte se plie au PD et les 5 Etoiles implosent » (Il Giornale).

Politique intérieure/élections régionales et référendum sur la réduction du nombre des parlementaire

  • Le PD demande à influencer l’agenda politique :

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Perrone, « Zingaretti dicte son agenda ‘’et maintenant il faut plus d’esprit d’équipe’’ » : « Hier soir, Zingaretti avait demandé aux parlementaires et à ses collaborateurs de la ‘’sobriété’’, car ‘’les résultats sont parlants’’. En conférence de presse au siège du PD, il a proposé au gouvernement un ‘’un nouvel agenda’’ car ‘’c’est une nouvelle phase qui commence’’. Zingaretti a lancé un message précis à Conte : ‘’nous espérons que l’esprit d’équipe se renforcera’’ (même en vue de l’élection du Président de la République). Ce qui se traduit par éviter des sorties « solitaires » du Président du Conseil et privilégier les décisions collégiales. Le dirigeant du PD demande à ce qu’il y ait des ‘’modifications des décrets de sécurité dès le premier Conseil des ministres’’ car il faudra ensuite ‘’se concentrer sur le Recovery Fund’’, décider de comment dépenser l’argent communautaire, qui doit servir aussi à offrir ‘’un grand plan d’emploi pour les jeunes et les femmes’’. Sur le Recovery Fund, une ‘’collaboration avec les oppositions sera utile’’. Enfin, sur le MES (mécanisme européen de stabilité), Zingaretti demande à ce qu’il n’y ait pas d’ ‘’approches idéologiques’’, afin d’éviter l’opposition du M5S. Pour cette raison, il a demandé au ministre Speranza de ‘’présenter un grand plan pour la santé publique’’. Dans cette liste, le remaniement ne figure pas car ‘’c’est un point que le président du Conseil évaluera en toute indépendance ». Zingaretti demande à ce que s’ouvre ‘’une nouvelle phase 2’’ et propose aussi ‘’le dépassement du modèle du bicaméralisme parfait’’, pour contenter Italia Viva de Renzi et avoir en échange le feu vert à la réforme électorale ».

  • Un Mouvement 5 Etoiles déchiré qui chercherait un nouveau leadership :

ARTICLE, Corriere della Sera, A. Trocino « Le M5S organise son au congrès en pleine polémique. Di Battista déplore ‘’la pire des défaites’’» : « Il aura fallu 24 heures pour attendre le séisme inévitable qui devait frapper le M5S. C’est-à-dire le conflit entre Di Maio (qui tente de revenir à la direction) et Di Battista (qui cherche à rester dans le jeu). Entre les deux, R. Fico déplore une ‘’guerre entre bandes’’ afin de l’éviter. Di Maio continue de se présenter comme le leader de fait, s’attribuant la paternité de la victoire du oui au référendum et revendiquant la nécessité de bâtir des alliances. Di Battista entre lourdement dans le débat en critiquant ‘’un excès de jubilation face à la pire des défaites dans l’histoire du M5S’’ et en lançant une pique : ‘’nous avons fait l’expérience d’un leadership fort et nous avons vu les votes en notre faveur divisés par deux avec entretemps une défaite impressionnante aux élections européennes’’. Pour sa part, Fico déplore ‘’les personnalismes et les égoïsmes’’. Seule la mise en place rapide des « Etats généraux » semble faire consensus entre ces trois figures du parti. Entretemps, lCrimi ne cache pas son agacement d’être critiqué par tous et Casaleggio pourrait bientôt préparer une surprise, comme plusieurs le craignent ».

COULISSES, La Repubblica, T. Ciriaco « Conte craint maintenant les votes au Sénat et demande un peu de temps au PD » : « Avec un peu d’embarras, le président du Conseil demande au secrétaire du Parti démocrate d’avoir un peu de ‘’patience’’ jusqu’aux Etats généraux du M5S. Une crise politique est possible car le Mouvement 5 Etoiles est ‘’hors de contrôle’’. Au Sénat, le risque d’une scission pourrait attendre au tournant, car une dizaine de défections suffirait à être fatale. Conte admet qu’au Sénat, il n’y a pas de majorité « jaune-rouge » sûre permettant d’adopter le MES ou la réforme du droit du sol. Dans l’immédiat, le défi le moins compliqué serait celui de revoir les décrets de sécurité. Ce regain de réalisme au Palais Chigi s’explique par la gravité de l’implosion du M5S. L’adoption du MES n’est pas écartée mais juste reportée, permettant ainsi au M5S de calmer la guérilla interne, éviter des scissions immédiates et aller aux Etats généraux pour réparer les désastres électoraux de ces deux dernières années ».

ENTRETIEN, La Stampa, d’Alfonso Bonafede, ministre de la Justice et chef de la délégation M5S au gouvernement, « Il est urgent d’organiser les Etats Généraux du parti portant sur des valeurs et non sur des étiquettes » : « ″concentrons-nous sur le Plan de Relance, comme l’a dit le Premier ministre Conte. Pour le bâtir, nous mettrons en place un comité chargé de plancher sur l’annulation des arriérés, la digitalisation, les bâtiments judiciaires et pénitentiaires. Ces sujets seront ceux vers lesquels nous nous concentrerons″. Sur les ″décrets sécurité″, le ministre affirme : ″La majorité a déjà travaillé sur diverses améliorations et modifications en partant du périmètre indiqué par le président Mattarella″.

  • Le centre droit revoit sa stratégie :

ENTRETIEN Corriere della Sera, de Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue : « De mauvais choix de candidatures dans le Sud. Il faut des candidats provenant du monde des entreprises et des professions libérales » : « ‘’Au Sud, notamment dans les Pouilles et en Campanie, la proposition de candidats de la part du centre-droit n’a pas été à la hauteur. Aujourd’hui je réunirai les coordinateurs régionaux et nous réfléchirons ensemble sur les erreurs que nous avons faites et où. En Toscane, Susanna a fait une très belle campagne électorale, dans une région qui est un fief de la gauche depuis l’après-guerre : on est passé de 20 à 40% en 5 ans. La modération [que l’on me prête] pendant la campagne électorale s’explique par le fait qu’après le virus, les gens veulent voir des faits et peu de polémiques. L’impact des enquêtes en cours [sur les finances de la ligue, ndlr] ? Stop, je ne parlerai pas de cela, je respecte le travail des juges. Le bon score de Fratelli d’Italia ? S’il y a plus de voix pour notre coalition, c’est une bonne nouvelle. Si une équipe gagne, c’est toute l’équipe qui gagne. Sil elle perd, elle perd avec les choix de tous. En tout cas, je ne ferai pas de commentaire sur les erreurs des autres, encore moins sur celles de nos alliés. Conte doit nous écouter, il ne peut pas gouverner avec un parti qui s’évapore et contre une coalition qui a désormais 15 présidents régionaux sur 20’’ ».

ARTICLE, La Repubblica « La Vallée d’Aoste : la Ligue déstabilisée, l’alliance autonomistes-PD s’étoffe » : « La Ligue est le premier parti dans cette région mais cela ne lui suffira pas pour gouverner, le centre droit étant absent (tout comme le M5S). La ligue risque alors de passer à l’opposition car l’Union Valdotaine et les démocrates seraient prêts à s’allier. Du coup, dans la bataille des régions, la victoire finale de 4 contre 3 pourrait être remportée par le centre gauche ».

ENTRETIEN, La Stampa, de Giorgia Meloni, présidente du parti Fratelli d’Italia« Fratelli d’Italia a fait sa part, alors que d’autres non. Il faut que le centre-droit joue plus collectivement » : « ″Nous sommes le seul parti qui monte partout par rapport aux européennes et aux dernières régionales.″ Sur le Plan de Relance : ″ Nous sommes toujours prêts à coopérer pour le bien du pays mais jusqu’à maintenant, le gouvernement n’a pas voulu travailler avec nous. La majorité actuelle ne voudra utiliser les fonds arrivant de Bruxelles que pour créer du consensus. De plus, ce Parlement est délégitimé et n’a pas la possibilité de faire les réformes constitutionnelles nécessaires, notamment sur la loi électorale. Je suis convaincue que les deux chambres devraient être dissoutes.″ »

ARTICLE, Il Giornale A. M. Greco « Berlusconi évalue la relance : ‘’le souverainisme n’a pas accompli l’exploit’’ » : « Depuis sa résidence milanaise, S. Berlusconi est encore en train de digérer les résultats des élections et ne fait pas de commentaire. Il a parlé avec tous les barons de Forza Italia par téléphone (Tajani, Giacomoni, G. Fontana et Gasparri) puis a félicité les nouveaux présidents régionaux de centre droit (Marches, Ligurie, Vénétie). Dans ce contexte difficile et dans la perspective de la réduction du nombre de parlementaires, Berlusconi montre la voie à ses hommes : il faut chercher l’intérêt du pays avant tout et le dialogue avec le gouvernement pour bâtir ensemble des projets pour le Recovery Plan et les réformes constitutionnelles ».

  • Analyses sur les élections

ARTICLE, La Stampa, A. Ghisleri, « La coalition PD-M5S à deux points du centre-droit. Meloni récupère les électeurs perdus par Berlusconi » : « La première donnée qui ressort nettement de ces élections est l’importance des ″indécis″, qui représentent 36,9% de l’électorat, surtout des jeunes et des retraités recherchant sans cesse de nouveaux repères dans le paysage politique. En ce qui concerne les partis du gouvernement, PD et M5S, ils sortent renforcés des élections en ayant obtenu des résultats qui se rapprochent de ceux du centre-droit : alors que la distance qui sépare les deux coalitions était de 6-7 % il y a quelques mois, elle se rapproche désormais des 2%. Le PD, particulièrement, a eu de belles performances dans toutes les régions, sauf en Vénétie. Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, s’est lui montré très fragile. Le nombre de voix qu’il a perdues est presque équivalent à celles gagnées par Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni. La Ligue de Salvini s’érode de manière significative par rapport aux élections européennes de 2019, en perdant presque 2 millions de voix. »

ARTICLE, La Repubblica E. Lauria « L’effondrement des populistes qui perdent 3,2 millions de voix en un an » : « La perte brusque de confiance pour le M5S et la Ligue a marqué une tendance qui se manifestait déjà ses dernières années. Certains évoquent un « effet Covid » qui a fait passer à l’arrière-plan des sujets souvent exploités par la droite et qui ne marchent plus comme avant ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Article de Lionel Baland sur les élections régionales en Italie.

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Italie. Élections régionales en Italie. La donne politique ne change pas :

https://www.breizh-info.com/2020/09/23/150948/elections-r...

22/09/2020

Le centre-droit emporte Macerata.

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Italie. Marches. Lors des élections municipales de ce 20 et 21 septembre 2020 dans les Marches, le centre-droit emporte, après 25 ans, la ville de Mecarata : Sandro Parcaroli est élu au premier tour avec 52 %.

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"Pour une Macerata au sein de laquelle vous aimerez vivre et travailler."

Val d’Aoste : la Ligue obtient 23,9 %.

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Italie. Val d’Aoste La Ligue obtient, lors de l’élection du conseil régional de cette région à statut spécial, 23,9 %. [Le dirigeant de la région est élu par le conseil régional et pas par les électeurs.]

Carlo Doria de la Ligue élu sénateur lors d’une partielle.

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Italie. Sardaigne. Sassari. Élection partielle pour le Sénat. Carlo Doria de la Ligue, représentant le centre-droit, est élu sénateur avec 40,25%.

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Carlo Doria

Luca De Carlo de Frères d'Italie élu sénateur lors d'une partielle.

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Italie. Villafranca di Verona. Élection partielle pour le Sénat. Le Candidat de Frères d’Italie Luca De Carlo obtient 71,9 % et est élu.

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Luca De Carlo

Italie : résultats du référendum constitutionnel sur la réduction du nombre de députés.

Italie. Résultats du référendum constitutionnel sur la réduction du nombre de députés. Résultats finaux. Oui : 78,2 %. Non : 21,8 %.

Frères d'Italie augmente son score dans toutes les régions.

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Italie. Lors des élections régionales de ce 20 et 21 septembre 2020, Frères d'Italie augmente son score dans toutes les régions au sein desquelles le scrutin régional s'est déroulé.

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"Frères d'Italie croît partout."

"Salvini perd à nouveau et Meloni lui prend des voix."

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Italie. Revue de presse.

Les résultats des élections régionales et du référendum sur la réduction du nombre de parlementaires font les gros titres des médias italiens. Dans l’ensemble, les observateurs relèvent un résultat qui « renforce » le gouvernement, le PD ayant tenu dans les régions-clé (Toscane et Pouilles) et la réforme constitutionnelle (fortement voulue par le M5S) ayant été approuvée par une large majorité d’électeurs (69,6%). Le dirigeant du PD, N. Zingaretti, est considéré comme le grand gagnant de ce scrutin, alors que l’image de M. Salvini semble se ternir : « Le vote donne de l’oxygène au gouvernement » (Corriere della Sera), « Aux régionales, le PD donne un coup de frein à Salvini » - ‘’Les démocrates gardent la Toscane, les Pouilles et la Campanie. Les Marches passent au centre-droit. Zingaretti demande maintenant la mobilisation du Mécanisme Européen de Stabilité’’ (La Repubblica), « Le « Oui » s’impose, le vote met le gouvernement à l’abri» - ‘’Bonne affluence malgré la Covid, la réduction du nombre de parlementaires l’emporte’’ (La Stampa), « La Toscane et les Pouilles gagnés par le PD, 3 partout, le «  oui » l’emporte : le gouvernement et la majorité se renforcent » (Sole 24 Ore), « Le vote renforce le gouvernement » - ‘’Le match sur les régions se termine ex-aequo. Exploit de Zaia en Vénétie, crise à la Ligue’’ (Il Messaggero), « Le raz-de-marée De Luca, flop de la Ligue au Sud » (Il Mattino), « Oui, vous avez perdu » - ‘’Le Oui s’impose (70%), le gouvernement se renforce, Salvini et les vieux barons battus’’ (Fatto Quotidiano), « La tentative de faire tomber le gouvernement échoue » - ‘’Salvini n’accomplit pas d’exploit. Di Maio exulte sur le référendum mais sort mal en point des élections’’ (Il Giornale).

Politique intérieure/élections régionales (Toscane, Pouilles, Marches, Campanie et Vallée d’Aoste)

  • Le PD et le gouvernement en sortent renforcés mais doivent s’attendre à de nouveaux défis :

ARTICLE, Sole, M. Perrone, « Pour Conte une coalition plus forte, mise à l’épreuve sans délai par le calendrier et le Mes » « Du Palais Chigi transparaît uniquement la ‘’satisfaction’’ de Conte ‘’suite à des élections qui se sont déroulées correctement’’, ce qui n’apparaissait pas évident ‘’étant donné le contexte covid’’, mais ce sera à lui de se faire le garant des nouveaux équilibres avec la mise en œuvre du Recovery fund et une ‘’saison de réformes’’ » : « Derrière les formules d’usage, il est clair que le soulagement est grand au Palais Chigi. L’association entre le président du Conseil, le secrétaire général du PD Zingaretti et les membres du M5S convaincus de la pertinence de l’axe avec le PD - auquel s’est ajouté Di Maio, en qualité de metteur en scène d’une trêve entre courants du gouvernement- s’est révélée gagnante. Cela ne signifie pas que l’hypothèse d’un remaniement, dont Conte n’est pas friand, soit mise de côté. Mais, en conséquence de la pression exercée par les partis, il pourrait ne s’agir que de petites retouches. Par exemple, pour ‘’récompenser’’ les vainqueurs symboliques, Di Maio et Zingaretti, on pourrait réintroduire le rôle de vice-président du Conseil. Deux thèmes restent particulièrement épineux. D’abord, le MES. Hier, Zingaretti l’a souligné sur La7 : le PD demandera que ‘’le financement du MES pour la Santé soit inclus dans le paquet pour la relance’’. Le second est la sécurité, sur lequel le PD a demandé au M5S de respecter ses engagements et de modifier les décrets Salvini. Difficile à digérer pour les 5 étoiles, mais les dossiers qui devront être résolus sans que l’alibi des élections ne soit plus utilisable sont nombreux, par exemple le destin des banques Popolare de Bari et Mps, Autostrade, ex-Ilva. »

ARTICLE La Repubblica, G. Vitale « Zingaretti exulte, le PD est le premier parti : ‘’Mécanisme Européen de stabilité et décrets Salvini, il n’y a plus d’alibi’’ » : « Les démocrates conservent 3 régions sur 4. Hier soir, N. Zingaretti a rencontré D. Franceschini et P. Provenzano pour faire le point de la situation. Il est possible de revendiquer la victoire du « oui » au référendum, grâce auquel il est possible d’ouvrir ‘’le chantier des réformes’’ et surtout d’exprimer la grande ‘’satisfaction’’ pour un test électoral où personne ne pouvait prévoir un tel score. Toutes les régions ont été confirmées, à part celle des Marches à cause du M5S, qui n’a pas voulu d’alliance électorale pour ce scrutin. A partir de maintenant, ce sera le PD qui va rebattre les cartes : ‘’du MES aux décrets Salvini, nous devons accélérer car aujourd’hui nous sommes beaucoup plus forts’’ a déclaré le dirigeant Zingaretti devant la petite foule de parlementaires réunis au QG pour fêter les résultats. La ligne est tracée, les équilibres au sein de l’exécutif ont changé, le verdict des bureaux de vote a parlé et il est clair que les alliés devront en prendre acte. ‘’Le gouvernement va de l’avant s’il fait les choses, s’il transforme l’essai » est le nouveau mantra de Zingaretti. Ce dernier souligne qu’il ne faut pas « tomb[er] dans le piège du remaniement, ce sera le Président du Conseil qui en décidera le cas échéant. Restons plutôt concentrés sur les thématiques car nous devons bien dépenser les milliards du Recovery Fund’’».

  • Un Mouvement 5 Etoiles en difficulté, qui peut juste revendiquer le succès du référendum :

COULISSES, Il Messaggero, E. Pucci, « Règlement de comptes au M5S : Casaleggio et Dibba battus, Di Maio veut prendre la tête du Mouvement » : « Di Maio s’adresse en tant que chef devant les caméras : ‘’Le « non » à la réduction du nombre de parlementaires devait nous porter un coup, à moi et au gouvernement. La victoire du « oui » appartient aux citoyens, c’est l’issue d’une bataille historique, cela ne serait jamais arrivé sans nous’’.  Il appelle à un rassemblement des barons du M5S à Montecitorio. La ligne suivie est celle du renforcement de l’exécutif, tout en pressant Conte sur l’agenda, pour pousser sur le non au MES et s’organiser face à la demande du PD de remaniement. L’objectif est de renforcer l’axe avec les démocrates et d’engager un travail commun sur le Plan de relance. ‘’Je suis très fier du résultat du référendum. Les régionales en revanche auraient pu être organisées autrement, y compris au sein du Mouvement avec une autre stratégie. Que ceux qui ne sont pas d’accord se mettent en retrait d’eux-mêmes’’. D’ici quelques jours, la date des Etats généraux sera fixée. Le ministre des Affaires étrangères aspire à être le « primus inter pares », celui qui devra dialoguer avec Conte et Zingaretti. Mais la formation d’un comité élargi reste très risquée. L’accord déjà trouvé par les ténors du parti doit encore passer l’épreuve des députés et des sénateurs. La fébrilité actuelle est vouée à durer malgré la victoire au referendum. Si le conflit devait perdurer, les députés et sénateurs qui ont signé un manifeste pour « l’évolution » du Mouvement sont prêts à (…) former un réseau alternatif à celui de Casaleggio. Et transformer le M5S en un véritable parti, possédant son siège à Rome, des secrétaires régionaux et provinciaux. Quoiqu’il en soit, le but est d’éviter toute scission : ‘’ça suffit avec les fuites en avant et les attaques contre le Mouvement, il existe un groupe dirigeant qui décidera ensemble’’. Un affrontement se profile donc entre Di Maio e Dibba, Grillo soutenant le premier puisqu’il demande depuis longtemps que l’axe M5S-DP soit ressoudé. L’agenda politique – comme l’explique le 5 étoiles Silvestri – comprend la réduction des indemnités des parlementaires et la loi sur les conflits d’intérêt, en plus de la réforme électorale. Il est probable que le PD présentera l’addition à ses alliés ».

ENTRETIEN, Il Fatto Quotidiano, de Luigi di Maio, ancien dirigeant du Mouvement 5 Etoiles : « “ Le schéma tripolaire ne fonctionne pas, mais le gouvernement en sort renforcé” » : « Je vois la réponse au referendum comme une porte ouverte vers un nouveau départ. Nous pouvons désormais entamer une saison de réformes qui marquera les trois prochaines années de ce gouvernement. Et je ne pense pas seulement à la loi électorale et à la nécessité d’empêcher que les élus soient parachutés dans les partis. Je parle aussi de la réduction des salaires des parlementaires, en les indexant éventuellement sur leur présence effective, et de règles pour dissuader les changements d’affiliation. L’exécutif est plus fort. L’assaut de l’opposition sur le Recovery Fund a échoué. J’ai déjà proposé au PD des concertations en vue des élections municipales de 2021. N’oublions pas que là où nous formons une coalition nous obtenons souvent de meilleurs résultats dans les urnes.  Je ne crois pas que le PD demandera un remaniement.  Les Etats généraux du M5S ? Ce n’est pas à moi de les organiser, c’est à notre chef politique Vito Crimi de le faire. J’espère cependant qu’il le fera le plus tôt possible.  Il faut un secrétaire commun, il y a beaucoup de problèmes à régler et à définir, la collégialité est donc nécessaire. »

ENTRETIEN, La Stampa, de Riccardo Fraccaro, secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil des ministres, « Maintenant s’ouvre une ère de réformes. Nous appuierons le vote préférentiel. Oui à la motion de censure constructive. » : « ″Ils ont raconté pendant des années que le M5S était le parti du Non, alors que grâce à nous le peuple italien a voté Oui. C’est la preuve que nous portons des projets pour construire et non pour défaire. Je suis par ailleurs heureux que la participation ait dépassé les 50%. Ceci montre que les italiens ont voulu s’exprimer malgré la peur du virus. Avec ce résultat s’ouvre une importante ère de réformes. Aux votants du Non, je dis que nous montrerons que cette réforme, loin d’affaiblir le Parlement, le renforce.″ »

  • La Ligue, amoindrie après le test électoral, risque de se voir doublée par Fratelli d’Italia :

ARTICLE La Repubblica, E. Ferrara « En Toscane, Florence est un fief démocrate. Un effondrement des voix pour la Ligue » : « A Florence, le nouveau président de la Région Toscane, E. Giani, remporte une victoire écrasante sur son adversaire Ceccanti (60% contre 30%). Le PD atteint les 35% alors que la Ligue perd10 points de pourcentage par rapport aux élections européennes de 2019. Le score d’Italia Viva de Renzi est cependant assez décevant : 4,5% ».

ARTICLE La Repubblica, C. Lopapa « Salvini perd à nouveau et Meloni lui prend des voix. Le mécontentement au sein de la Ligue augmente » : « Le dirigeant de la Ligue se retrouve dans l’étau, entre la concurrence de Fratelli d’Italia et l’exploit impressionnant de la liste personnelle de Luca Zaia en Vénétie qui multiplie par trois le score par rapport à la liste officielle du « Carroccio ». Salvini avait répété dans tous ses meetings qu’il serait revenu en tant que Président du Conseil, or, il est le grand perdant de ce test électoral sur lequel il avait tout misé. Quand les journalistes l’interrogent sur la montée en puissance de Giorgia Meloni, il refroidit immédiatement les ambitions de son alliée : ‘’je n’ai pas de rivaux au sein de la coalition, ce sont les citoyens qui décident. Et puis la Ligue est le premier parti de droite dans toutes les régions intéressées par le vote’’ ».

ARTICLE, Corriere della Sera, M. Cremonesi « La Ligue recule et freine au Sud » : « Les scores importants en Vénétie et la brillante épreuve, même perdante, en Toscane n’arrivent pas à maintenir le moral au sein de la Ligue. Dans le Sud, le projet de parti national est stoppé brusquement : 5% en Campanie, 9% dans les Pouilles. Le vice-secrétaire de la Ligue, L. Fontana, reconnait que ‘’les attentes étaient différentes, je m’attendais à quelque chose de mieux’’. En Toscane, par rapport aux élections européennes de 2019, la Ligue a perdu 10 points. Même en Ligurie, la Ligue a connu une baisse de 4 points. Quant aux succès personnel du président de la Région Vénétie, L. Zaia peut en effet revendiquer un rôle et une vision dans le parti ».

  • Forza Italia appelée à revoir sa stratégie :

ARTICLE, La Stampa, A. Di Matteo, « Le réveil brutal de Forza Italia : ″Ligne politique mauvaise, c’est la fin″ » : « Le parti est sous le choc après les résultats décevants aux élections régionales. Un membre du parti explique : ″les parlementaires demanderont à Berlusconi un changement net dans la ligne politique. Sinon je ne sais pas ce qu’il se passera″. De son côté, le chef de Forza Italia minimise : ″Le parti a tenu. Un sondage Tecné nous donne à 7,5% dans une coalition qui dépasse à peine les 50%. Nous sommes donc indispensables, et sans nous il n’y a pas de victoire possible.″ »

Référendum constitutionnel sur la réduction du nombre des parlementaires

ARTICLE, La Repubblica, E. Lauria « Le « Oui » l’emporte, 343 parlementaires disparaitront. Le « non » provient surtout des électeurs du PD » : « La réforme constitutionnelle l’emporte avec environ 70% des préférences de vote. C’est un raz-de-marée qui est constaté surtout dans les régions du Sud, notamment au Molise et en Calabre ou le taux arrive à 80%. En revanche, le « non » a été plus choisi dans les centres historiques des grandes métropoles. A la grande surprise, le « Oui » est arrivé à son score le plus bas en Vénétie, (59,5%). Ce sont des résultats qui ont plusieurs lectures. Il est vrai aussi que presque tous les dirigeants avaient exprimé leur choix pour le « oui », à part Berlusconi et Renzi. Et puis, des fissures ont pu être constatées à l’intérieur d’un bon nombre de partis ».

ARTICLE, La Repubblica « Collèges électoraux, loi électorale et élection du Président de la République : voici toutes les énigmes à résoudre après le oui à la réforme » : « La réforme s’appliquera aux prochaines élections, soit en 2023 sauf surprise. Il faudra néanmoins redessiner les collèges électoraux sur la base du nouveau nombre d’élus. Car, selon des experts, il y a un risque de sous-représentativité des régions moins peuplées (comme la Basilicate et l’Ombrie). La réforme n’implique pas automatiquement une modification du mode de scrutin. Une nouvelle proposition pour un système proportionnel avec seuil de barrage à 5%, soutenue par le PD et le M5S, est actuellement déposée à la Chambre. L’élection du nouveau Président de la République est prévue début 2022. Si la législature tient, ce seront 945 élus qui voteront. Mais si la législature devait se terminer avant, la parole irait alors aux 600 parlementaires. Il faudra toutefois réduire d’un tiers le nombre de délégués régionaux ». 

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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"Frères d'Italie. Le seul parti qui croît dans toutes les régions."

Beatrix von Storch appelle ses sympathisants à lui envoyer des photos de monuments liés à l’histoire allemande et fleuris.

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Allemagne. Beatrix von Storch (AfD) appelle ses sympathisants à lui envoyer des photos de monuments liés à l’histoire allemande et fleuris.

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Beatrix von Storch devant un monument dédié à Goethe

21/09/2020

"Pas de surprise dans les Régions-clé : on sera au coude-à-coude."

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Italie. Revue de presse.

Les élections régionales et le référendum sur la réduction du nombre des parlementaires dominent les gros titres des médias italiens. Dans l’attente de connaitre les résultats (prévus pour ce lundi soir), la plupart des quotidiens souligne, malgré la pandémie, un taux de participation somme toute important (notamment en Toscane (48%), où se joue le vrai match entre le centre-gauche et le centre-droit) et se félicite d’une organisation qui, dans l’ensemble, a bien tenu : « Le virus ne freine pas les élections – ‘’Le taux de participation est à 40%. Les bureaux de vote restent ouverts jusqu’à 15h00’’ (Corriere della Sera, La Repubblica, La Stampa, Il Messaggero, Il Mattino). Les journaux qui font une lecture inverse sont rares : « Les élections ne séduisent pas » - ‘’Pandémie et désintérêt, un référendum populiste dépeuplé’’ (Il Giornale).

ANALYSE, Corriere della Sera, C. Bozza: « L’effet des élections régionales sur le référendum : le taux de participation augmente de 3 points » : « Le taux de participation à 23h00 était de 39,4%. Une donnée ‘’importante’’ selon S. Vassallo, professeur de Sciences politiques à l’Université de Bologne et directeur de l’Institut Cattaneo. ‘’Il est vraisemblable que l’affluence finale sera semblable à celle de 2006 (52,46%) ou de 2016 (68,46%)’’. ‘’Comme toujours, au Sud il y aura moins de participants par rapport au Nord et on vote encore moins pour le référendum, où seule question de politique générale est en jeu’’. Selon le chercheur de Youtrend, G. Forti, ‘’la grande participation en Toscane et dans ses grandes villes fait comprendre qu’il y a eu une forte mobilisation des électeurs de centre gauche. Il faudra ensuite voir si cela donnera les mêmes effets qu’en Emilie-Romagne ou pas’’ ».

ARTICLE, Repubblica, A. Cuzzocrea : « Pas de surprise dans les Régions-clé : on sera au coude-à -coude » : « Les analystes disent qu’aucune tendance claire n’apparait, surtout dans les régions où le résultat n’était pas évident à l’avance. Il y a désormais une grande volatilité dans les intentions de vote des Italiens. Quant au référendum, il n’y a pas eu d’augmentation d’affluence dans les grandes villes. Au contraire. Mais, selon Youtrend, il aurait déjà une participation de 50% des inscrits. Une bonne nouvelle pour Di Maio, qui confiait hier à ses proches : ‘’ si la participation dépasse les 40%, le « Oui » sera gagnant’’.»

ANALYSE, Corriere della Sera, F. Verderami : « Ce qui peut se passer après les élections » : « Arrivée à la moitié de son parcours, la législature se trouve devant un carrefour : une stabilité à bout de souffle ou une crise chaotique de tout le système politique. Le scrutin décidera du sort du gouvernement et influencera les stratégies futures des partis de majorité et d’opposition. Il est clair qu’une nette victoire du centre-droit fissurerait l’alliance jaune-rouge et la ligne Maginot construite en défense de l’exécutif, ouvrant la voie vers l’inconnu : l’impossibilité d’aller immédiatement aux élections anticipées et la difficulté de trouver dans des délais brefs un nouveau point d’équilibre au Parlement. Seul un ex-aequo aux élections régionales garantirait aux partis du temps précieux. Elle permettrait à la coalition de gouvernement de résister à la tentative de le faire tomber (le poussant à affronter des problèmes politiques inévitables) mais serait une victoire pour le Président du Conseil. Le centre droit, lui aussi, est en état de survie. Les propos de Salvini en campagne (‘’quand je serai Président du Conseil’’ ) révèlent une volonté de souligner une primauté qui est dans une phase d’usure et qu’une affirmation en Toscane pourrait freiner mais pas interrompre. Tout cela dévoile une situation politique de fragilité et seul un match nul permettrait aux deux camps de disposer d’un temps précieux dont ils ont tant besoin ».

ARTICLE, Corriere della Sera, G. Guastella, « L’acompte de cent mille euros versé aux comptables proches de la Ligue » : « A peine 16 jours après que la ″Lombardia film commission″, dirigée par la Ligue, a versé 800 mille euros pour son nouveau siège à Cormano, l’entreprise chargée de rénover l’immeuble a, sans raison apparente, offert cent mille euros à Alberto Di Rubba et Andrea Manzoni. D’autres opérations de ce genre ont éveillé les soupçons de la brigade financière de Milan, qui a par la suite arrêté les deux comptables proches de la Ligue pour détournement de fonds publics. Les enquêteurs soupçonnent un système de vases communicants, dans lequel des fonds publics entrent par un endroit et sortent par un autre. En tout et pour tout, les procureurs Stefano Civardi et Eugenio Fusco estiment que les deux hommes ont reçu un total de 307 000 euros ″à travers des factures pour des opérations inexistantes″. Avec ces fonds, Di Rubba et Manzoni auraient notamment acquis deux villas sur les bords du lac de Garde. »

ARTICLE, Stampa, F. Grignetti, « Accord avec la Tunisie sur les migrants : ‘’à partir d’octobre les rapatriements seront multipliés par deux’’ » : « Le flux de Tunisiens en direction de Lampedusa semble ne pas baisser. En 24 heures, 11 bateaux ont laissé descendre 253 extracommunautaires. Le « hotspot » est à nouveau plein. Raison pour laquelle on a demandé au navire humanitaire allemand Alan Kurdi, avec ses 133 migrants secourus au large de la Libye, de s’adresser à l’Allemagne. Toutefois, l’optimisme est revenu au ministère de l’intérieur, puisque le nouveau gouvernement tunisien a accepté de multiplier par deux le nombre de rapatriements. La ministre Lamorgese a réussi à faire passer le principe de la nécessité de récupérer le temps perdu pendant la crise sanitaire entre mars et juillet. Le Ministre Di Maio et la Farnesina ont eux aussi fait beaucoup pour obtenir ces rapatriements extraordinaires vers la Tunisie. La ministre a également effectué une visite-éclair à Alger, qui a accepté d’évaluer une entente à l’instar de celle qui existe entre Rome et Tunis. Ce sont déjà 968 migrants qui ont débarqué en Sardaigne depuis le début de l’année. Pour les réfugiés, sur la base de l’accord de Malte, 67 personnes seront transférées le 24 septembre en Allemagne et 67 partiront en France le 1er octobre ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

20/09/2020

"Faiseuse de Roi de tout à droite"

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Allemagne et Italie. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung, un des quotidiens les plus lus d'Allemagne, consacre une pleine page à la dirigeante de Frères d’Italie Giorgia Meloni.

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"Faiseuse de Roi de tout à droite"

Oskar Freysinger à propos de l'initiative UDC de limitation.

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Suisse. Oskar Freysinger à propos de l'initiative UDC de limitation de l'immigration :


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19/09/2020

Rhénanie du Nord-Westphalie : l'AfD a obtenu 185 conseillers municipaux.

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Allemagne. Rhénanie du Nord-Westphalie. Lors des élections municipales du 13 septembre 2020, l’AfD a obtenu 185 sièges.

(https://www.wahlergebnisse.nrw/kommunalwahlen/2020/aktuel...)

"L’addition arrivera après les élections fédérales : les dettes corona augmentent de plus de 300 milliards d’euros."

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Allemagne.

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La co-dirigeante du groupe des élus de l'AfD à la Chambre des députés Alice Weidel : "L’addition arrivera après les élections fédérales : les dettes corona augmentent de plus de 300 milliards d’euros !"

18/09/2020

Les élections régionales en Italie ce 20 et 21 septembre 2020.

Italie. Le dimanche 20 et le lundi 21 septembre 2020, les élections régionales ont lieu au Val d'Aoste, en Campanie, en Ligurie, dans les Marches, dans les Pouilles, en Toscane et en Vénétie.

"Ligue, le blanchiment d’argent s’invite dans l’enquête."

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Italie. Revue de presse.

Plusieurs sujets font les gros titres des médias italiens , allant des mesures de prévention dans les écoles aux lignes directrices du « Recovery Plan » en passant par les élections régionales des 20 et 21 septembre: « ‘’La température doit être mesurée à l’école’’ » - ‘’Le Tribunal Administratif régional est saisi du recours de la région du Piémont contre les dispositions du gouvernement’’ (Corriere della Sera), « Ciro l’emporte sur Azzolina » - ‘’La température sera mesurée à l’école’’ (La Stampa), « La bataille sur l’Arno » - ‘’A Florence, le centre-droit achève sa campagne et croit en l’exploit. Appel de Zingaretti au PD’’ (La Repubblica), « Von der Leyen ouverte à des coupes sur le coin fiscal » (Sole 24 Ore), « Le Sud oublié » - ‘’La baisse du coût du travail en sursis’’ (Il Messaggero) « La Ligue : ‘’c’est du blanchiment d’argent’’ » - ‘’Le Parquet de Milan progresse dans son enquête’’ (Fatto Quotidiano), « L’UE contre Loukachenko » - ‘’L’abstention de la Ligue donne lieu à une polémique’’ (Avvenire).

ARTICLE, Sole 24 Ore, B. Fiammeri : « Conte choisit le camp du “oui’’ » : « Ce n’était pas un mystère, mais l’annonce officielle du vote en faveur du « oui » de la part du Président du Conseil au référendum sur la réduction du nombre des parlementaires n’est pas passé inaperçue. Certains y voient la confirmation d’une remontée des voix en faveur du « non ». Quoi qu’on en dise, le vote de dimanche et de lundi, sur le référendum comme sur les élections régionales, aura un impact sur le gouvernement et les partis de la majorité. A commencer par le PD et le M5S, qui n’ont rien fait pour calmer leurs divisions, notamment sur le Mécanisme européen de stabilité (MES) »

ENTRETIEN, Silvio Berlusconi, ancien président du Conseil, Stampa : « Le ‘’oui’’ au référendum met en cause la démocratie. Le centre-droit reviendra au gouvernement » : « Aux élections régionales, le centre-droit peut l’emporter partout, les forteresses ‘’rouges’’ n’existent plus. Par la suite, les forces qui soutiennent l’exécutif devront en tirer les conséquences. Mon objectif demeure la lutte contre l’oppression fiscale, judiciaire et bureaucratique ».

COMMENTAIRE, Repubblica, S. Folli : « Le référendum est un vote sur le M5S » : « Il est assez clair, depuis longtemps, que le référendum sur la réduction du nombre de parlementaires sera aussi un vote sur le Mouvement 5 Étoiles d’aujourd’hui, deux ans et demi après le grand succès électoral de 2018. A ce moment-là, la tendance à la contestation du système politique avait atteint son apogée, avec plus de 32% de votes pour les listes M5S. Aujourd’hui, le scénario est très différent. Le Mouvement est tiraillé et étouffé par ses contradictions. Tous les scrutins récents ont été mauvais pour le M5S, qui se retrouve avec un pouvoir énorme au Parlement tandis que sa crédibilité est faible. Pour Di Maio et les siens, le référendum représente l’occasion de remonter la pente. C’est pour cela qu’il se présente comme un plébiscite sur le « grillisme » en 2020. Toutefois, le gouvernement Conte ne doit pas avoir peur du résultat, même dans l’hypothèse extrême d’une victoire du « non » : il souffrira davantage du résultat des régionales, si le Pd devait trop y perdre. »

ARTICLE, La Repubblica, S. De Riccardis « Ligue, le blanchiment d’argent s’invite dans l’enquête » : « Dans l’enquête sur la « Lombardia Film Commission », c’est maintenant la piste du blanchiment d’argent qui est évaluée par le Parquet de Milan. L’argent encaissé dans la vente d’un hall d’usine serait passé par les caisses de la société dirigée par le comptable de la Ligue, Di Rubba. Selon les écoutes téléphoniques, il en résulte que la même somme a d’abord été transférée en Suisse et ensuite rapatriée en Italie. Les enquêteurs cherchent à identifier les vrais bénéficiaires de ces fonds ».

COULISSES, Stampa, F. Grignetti, « Appel téléphonique Conte-Merkel sur la situation libyenne et la crise en Méditerranée orientale » - « Rapatriements, droit d’asile et quotas obligatoires, Bruxelles refroidit Rome sur la réforme du règlement de Dublin » : « L’heure n’est plus à l’enthousiasme sur la réforme tant attendue du règlement de Dublin. Le projet élaboré par Bruxelles qui a commencé à circuler au plus haut niveau du gouvernement italien a fait l’effet d’une douche froide. Le mécanisme prévu pourrait prévoir en effet que le migrant faisant l’objet d’un renvoi dans son pays soit quand même laissé dans le pays de première entrée tant que le rapatriement n’a pas lieu. Le résultat final serait que les migrants n’arriveront jamais physiquement au centre ou au nord de l’Europe. La méditerranée est un sujet très sensible pour l’UE et Conte a parlé avec Merkel hier. Rome est très attentive à cette question, à commencer par la réforme du règlement de Dublin. Le refus des pays de Višegrad de participer au mécanisme de solidarité concerne en réalité tous les pays qui ne sont pas en première ligne. Il convient de rappeler que l’unanimité n’est pas nécessaire pour réformer le droit d’asile, mais le dossier étant délicat, on veut éviter qu’une majorité de votes ne permette d’adopter la réforme. Et à la fin, pour cause de pandémie, même la présidence allemande ne parviendra pas à obtenir de résultats ».

ARTICLE, Corriere della Sera, A. Muglia « Vote [au parlement européen] sur Navalny, l’Italie se divise : la Ligue s’abstient sur Loukachenko » : « hier, le Parlement Européen a adopté une résolution condamnant l’empoisonnement, demandant une enquête internationale et invitant les pays membres à décider de nouvelles sanctions contre Moscou. Les Italiens ont voté en ordre dispersé. Le PD a voté pour, la Ligue contre, le M5S et Fratelli d’Italia se sont abstenus. Bruxelles a également adopté à une large majorité une résolution pour sanctionner le président Loukachenko et le condamner en raison des violentes répressions contre ses opposants. Les députés de la Ligue se sont abstenus. Une décision qui a été vue, par le PD, comme une faveur accordée à Poutine ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

17/09/2020

Volonté de l’UE de réformer le règlement de Dublin.

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Suisse et Union Européenne. Sous la Coupole fédérale, les partis politiques – sauf l’UDC – réagissent positivement à la volonté de l’UE de réformer le règlement de Dublin :

https://www.letemps.ch/suisse/politique-migratoire-suisse...