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19/04/2023

"La polémique autour des propos du ministre de l'Agriculture évoquant un "remplacement ethnique"." et "Meloni : "L’urgence sur le manque de main d’œuvre ne se résout pas par les migrants, mais par plus d’emploi pour les femmes.""

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Italie. Revue de presse. 

La polémique autour des propos du ministre de l'Agriculture évoquant un « remplacement ethnique » avec l'arrivée des migrants, fait les gros titres « L'affaire Lollobrigida (Frères d'Italie) et le remplacement ethnique : les oppositions s'indignent et le critiquent » (Corriere della Sera), « En défense de la race : le ministre utilise un langage suprémaciste » (La Repubblica), « Le ministre Lollobrigida dans la tourmente » (La Stampa). « La démonstration de force de Poutine, la mission du Tsar à Kherson, puis les frappes sur le marché » (Corriere della Sera). « Plan de relance national : l’Italie demande plus de fonds » (Il Messaggero). « Visite du Chef de l'Etat S. Mattarella à Auschwitz : les régimes fascistes ont été complices de l'holocauste » (La Repubblica, Stampa). 

Les JT couvrent essentiellement la visite du Chef de l'Etat S. Mattarella à Auschwitz, l’ouverture du Salon du Meuble de Milan avec la reprise des propos de la Présidente du Conseil en faveur de la relance de l’emploi féminin, et la polémique autour des propos du ministre de l’Agriculture.

Sur Twitter, parmi différents sujets, le hashtag  #sostituzioneetnica (remplacement ethnique) commence à faire tendance.

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, M. Giannattasio : « Meloni : ‘’ L’urgence sur le manque de main d’œuvre ne se résout pas par les migrants, mais par plus d’emploi pour les femmes ‘’ » : « Travail, emploi des femmes, et défense de l’excellence italienne. Giorgia Melon inaugure, pour la première fois dans le rôle de Présidente du Conseil, le Salon du Meuble de Milan. ‘’ Ce Salon incarne une grande partie des visions stratégiques de notre gouvernement ‘’. Elle n’ira finalement pas rendre visite à Silvio Berlusconi à l’hôpital San Raffaele. Meloni choisit soigneusement les sujets à aborder en territoire lombard. ‘’ Nous nous disputons sur le revenu de citoyenneté et, entretemps, nous découvrons que nos entreprises, dans 4 cas sur 10, ont du mal à recruter de la main d’œuvre qualifiée pour des emplois bien rémunérés. Je ne me résigne pas à un modèle de société qui prend comme référence le revenu de citoyenneté, je suis pour un modèle de société qui mette le travail au centre. Ce problème peut se résoudre de différentes façons, mais le gouvernement n’a pas l’intention de le faire en recourant à l’emploi des migrants. Nous voulons le résoudre en utilisant cette grande ressource inutilisée que constitue le travail des femmes, car en augmentant le taux d’emploi des femmes et en l’alignant sur la moyenne européenne, nos données changeraient déjà beaucoup. Ensuite, il faut travailler sur la démographie, donc sur comment faire en sorte que les familles deviennent plus nombreuses. ‘’ Les autres thèmes prioritaires sont la défense du Made in Italy et des marques d’excellences italiennes qui sont bien représentées au Salon de Milan : Meloni annonce une loi–cadre pour défendre les marques italiennes, afin de pouvoir battre la concurrence sur la qualité. La présidente du Conseil annonce que le projet sur les lycées du ‘ made in Italy ‘ avance à grand pas. ‘’ Une révolution culturelle est nécessaire pour valoriser la créativité italienne ‘’ affirme Meloni. »

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Giorgia Meloni

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, A. Logroscino : « Lollobrigida : ‘’ Il faut mettre fin au remplacement ethnique ‘’. Schlein : ‘’ C’est un discours suprémaciste ‘’ » : « ‘’ Non au remplacement ethnique, nous devons penser à l’Italie du futur et soutenir la natalité. ‘’ La déclaration du ministre de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, suscite l’indignation unanime des partis de l’opposition.  ‘’ Ces déclarations sont indignes d’un ministre, elles ont le ton du suprémacisme blanc ‘’ s’indigne la secrétaire du Pd, Elly Schlein. Lollobrigida s’exprime sur le thème de la dénatalité en la mettant en relation avec celui des flux de migrants : ‘’ Nous ne pouvons pas nous résoudre à l’idée d’un remplacement ethnique, au fait que les Italiens font moins d’enfants et donc nous les remplaçons. Il faut soutenir les jeunes couples afin qu’ils puissent trouver un emploi. Il faut construire un système social qui permette de travailler tout en ayant une famille. Il faut avoir recours aux migrants seulement quand la demande interne d’emplois sera complétée. ‘’ Comme pour Schlein, ces mots indignent aussi les vice-présidents du groupe M5S au Parlement : ‘’ c’est de la vulgaire propagande raciste ‘’. L’ancien président du Conseil, Romano Prodi, trouvent ces mots ‘’ brutaux’’. Suite à ces protestations, le ministre Lollobrigida essaie de se corriger par une vidéo sur les réseaux sociaux, mais le résultat est celui de relancer ses arguments : ‘’ Toutes les ethnies sont dignes de respect, y compris la nôtre que nous voulons protéger ‘. Aujourd’hui se discute au Sénat le décret de loi ‘Cutro’ sur les migrants, la Ligue voudrait y introduire des mesures encore plus dures. La Commission européenne envoie un signal à Rome : ‘’ L’Europe discute avec l’Italie pour fournir plus de fonds pour l’aider à gérer l’urgence migratoire ‘’ a annoncé le commissaire au budget, Johannes Hahn. »

COMMENTAIRE, F. Bei, Repubblica « L’importance des mots » : « Les pauvres, il faut les comprendre. Ils ont passé des années à crier sur les réseaux sociaux et à la télévision qu'ils avaient la solution en poche pour stopper l'immigration clandestine, qu'il suffisait de mettre en place un blocus naval et que les bateaux resteraient sur le rivage africain, que c'était la faute de la gauche. Au lieu de cela, depuis janvier E.M., la première année de l'ère Meloni, 34 124 personnes ont débarqué en Italie, soit quatre fois plus que les 8 642 de la même période de 2022. Malheureusement, ce sont les faits, et même les journaux de droite commencent à montrer quelques signes d'impatience. Les résultats en Europe ne viennent pas et ne viendront pas, car en 2024 il y a des élections et personne ne veut faire de cadeaux. Alors, faute de pouvoir convaincre ses amis hongrois, polonais ou suédois d'accepter les migrants qui ont débarqué chez nous, la droite italienne recourt à l'argument le plus classique des populistes de tous bords. La priorité du gouvernement, dit Meloni, est de faire travailler les femmes et d'augmenter le taux de natalité des Italiens, certainement pas de trouver un emploi aux immigrés. Les Italiennes d'abord, dirait-elle. Et le ministre Lollobrigida, on ne sait trop comment, va même jusqu'à parler de "substitution ethnique". Une déclaration, Prodi a raison, "brutale" pour sa référence implicite à la race. Mais Lollobrigida est obligé d'y recourir parce que ces deux mots sont codés. Le ministre, dos au mur comme le premier ministre, accablé par l'inconstance et l'absence de résultats du gouvernement, envoie un message précis à l'électorat le plus agité de son parti. Derrière cette phrase, il y a en fait un monde, celui des théories les plus farfelues de l'extrême droite raciste et suprémaciste. Comme l'écrit Mauro Favale, "du massacre d'Utoya en Norvège à celui de Buffalo aux États-Unis, le complot du "grand remplacement" était à la base des motivations des terroristes qui ont ouvert le feu sur les synagogues de Pittsburgh et de San Diego, d'El Paso et de Christchurch en Nouvelle-Zélande". Trump aux États-Unis et Orbán en Hongrie ont repris ce fil, en France c'est dans ce sillon que l'extrémiste de droite Éric Zemmour, battu à la présidentielle, s'est engouffré. Nous allons donc présenter quelques chiffres importants tirés des dernières données qui viennent d'être publiées. Le premier concerne la démographie, puisque Meloni parle du problème de la natalité. Selon Eurostat, à la fin de ce siècle, l'Italie comptera près de 9 millions d'habitants en moins, en faisant la part entre les naissances et les décès, y compris l'apport des migrants. Nous serons les plus vieux d'Europe. Dans quelques décennies, il n'y aura pas assez de travailleurs actifs pour payer les pensions de cette multitude de personnes âgées. En bref, il n'y a pas de plan de natalité qui tienne, la trajectoire démographique italienne est la suivante et elle n'est pas soutenable. De plus, comme l'expliquait Paul Krugman il y a deux jours dans ce journal, les immigrés sauvent l'économie. Et si Meloni et Lollobrigida ne croient pas au prix Nobel d'économie, ils peuvent toujours aller relire le document économique et financier qu'ils ont eux-mêmes rédigé et approuvé la semaine dernière. Les experts du Mef de Giorgetti, publiant un tableau sur l'évolution de la dette publique, arrivent à la conclusion que sans les immigrés (mais beaucoup d'entre eux), l'Italie finira par faire faillite et les entreprises ne trouveront plus de main d'œuvre. "Un impact particulièrement important est observé, puisque, compte tenu de la structure démographique des immigrés entrant en Italie, l'effet est significatif sur la population résidente en âge de travailler et donc sur l'offre de travail. Le ratio dette/PIB dans les deux scénarios alternatifs à la fin de la période varie de plus de 30 points de pourcentage par rapport au scénario de référence". En d'autres termes, sans les immigrés, nous aurions 30 points de dette publique en plus en 2070. Meloni l'a signé, mais Lollobrigida l'a-t-il lu ? » 

ARTICLE, Avvenire « Migrants, de Sant’Egidio aux Acli, plusieurs critiques arrivent du monte catholique » : « Face aux derniers décrets en matière de migration, la Communauté de Sant’Egidio et la Fédération des Eglises Evangéliques en Italie (ACLI) ont exprimé toute leur inquiétude et lancent un appel au Gouvernement et au Parlement. ‘’il faut revoir les effets qu’aurait une restriction de la protection spéciale qui n’est pas une mesure exclusivement italienne’’ écrivent-elles, en expliquant ‘’les graves conséquences pour les personnes qui y font appel. Elles ne pourraient plus être protégées alors qu’elles risquent de subir des traitements inhumains dans leur pays d’origine’’. Les deux associations ajoutent que ‘’il s’agit d’un appel qui se base sur l’expérience concrète d’intégration, réalisée depuis 2016 par le biais de corridors humanitaires : une expérience fondée sur la légalité, et qui a eu d’importantes reconnaissances institutionnelles, qui est vue comme un exemple aux différents partis, de majorité et d’opposition’’. Les ACLI font savoir par un communiqué que le décret « Cutro » est ‘’injuste et anachronique car il tente de mettre un frein à un phénomène de manière totalement irrationnelle, contraignant des êtres humains fuyant des situations désespérées à entrer dans l’immigration clandestine sans aucune chance d’intégration ou de rachat’’. Le communiqué ajoute ‘’l’immigration n’est pas une urgence, il s’agit d’un phénomène qui doit être géré, notamment par un pays comme l’Italie où l’on ne fait plus d’enfants et où les retraites sont possibles aussi par le travail des migrants’’. »  

ARTICLE, La Stampa,  U. Magri « La leçon de Mattarella depuis Auschwitz » : « Pendant sa visite a Auschwitz-Birkenau, le Chef de l’Etat Sergio Mattarella a adressé un message contre les tentatives de certains révisionnistes de l’Histoire, en rappelant que ‘’la Mémoire est plus forte que l’oubli’’. Ces mots très clairs nous arrivent depuis la Pologne, sans toutefois faire de référence à la Libération [que l’Italie s’apprête à célébrer le 25 avril, ndlr.]. Avec un ton sévère, le Chef de l’Etat a prononcé des mots contre le nazisme, ‘’avec la complicité de régimes fascistes européens’’ qui ‘’ont livré leurs concitoyens aux bourreaux’’. Cette allocution a été faite après une visite très touchante dans les lieux symbole de l’Holocauste. Avant de franchir le portail d’Auschwitz, Mattarella avait rendu visite au président polonais M. Morawiecki. Ensemble, ils sont convenus que l’Ukraine ne pouvait pas être abandonnée à son destin, et qu’elle devait être soutenue jusqu’au bout dans sa résistance aux Russes. Sur les migrants, il est possible de voir de nouveaux espoirs de collaboration entre les deux pays, la Pologne et l’Italie, alors que leurs positions ont été jusque-là assez distantes. » 

ARTICLE, Corriere della Sera : «  Evasion d'Artem Uss : une procédure disciplinaire lancée par le ministre Nordio (Frères d’Italie) contre les magistrats de Milan «  par Luigi Ferrarella : «  Des juges soumis pour la première fois à une procédure disciplinaire par le ministre de la Justice Nordio, non pas pour une interview ou pour un prétendu affront institutionnel (comme dans les cas déjà rares à l'époque des affrontements les plus vifs entre le gouvernement Berlusconi et les magistrats de ses procès), mais pour le contenu d'une de leurs décisions. Le ministre de la Justice du gouvernement Meloni, l'ancien procureur Carlo Nordio, a engagé une action disciplinaire contre les juges de la cour d'appel de Milan Monica Fagnoni, Micaela Curami et Stefano Caramellino, les accusant de "négligence grave et inexcusable" pour avoir assigné à résidence l'homme d'affaires russe Artem Uss, 40 ans, avec un bracelet électronique, le 25 novembre 2022. Uss est le fils du gouverneur d'une région sibérienne chère à Poutine, qui depuis son arrestation provisoire à Malpensa le 17 octobre 2022 était en prison dans l'attente d'une décision sur son extradition demandée par les Etats-Unis pour exportation illégale de technologie militaire et contrebande de pétrole vers le Venezuela ; puis le 22 mars 2023, à la suite du premier feu vert non opérationnel de trois autres juges de la Cour d'appel pour l'extrader uniquement pour la contrebande de pétrole et non pour le trafic de composants d'armes, il s'est évadé de sa résidence surveillée, simplement en enlevant son bracelet à la cheville. Le ministre de la Justice accuse les trois juges d'avoir décidé l'assignation à résidence "sans prendre en considération" sept circonstances qui, selon l'avis rendu le 21 novembre par le procureur général de Milan Francesca Nanni et son procureur Giulio Benedetti contre l'assignation à résidence, "si elles avaient été correctement prises en considération, auraient pu conduire à une décision différente".  Le ministre reproche aux trois juges d'avoir "omis d'évaluer ces éléments à partir desquels le danger élevé et concret de fuite est apparu". En lisant l'ordonnance accordant l'assignation à résidence, on constate que les trois juges n'ont pas ignoré les éléments qui, d'après les documents, auraient pu les amener à favoriser la détention en prison, mais qu'ils les ont soupesés et mis en balance avec d'autres circonstances produites par la défense, concluant que le danger de fuite était toujours réel, mais aussi qu'il pouvait être contenu en ajoutant la sécurité (présumée) du bracelet électronique à l'assignation à résidence. A posteriori, on peut bien sûr critiquer et considérer cette mise en balance et la décision correspondante comme inadéquate, voire carrément erronée, mais le système judiciaire produit des décisions qui peuvent être contestées en appel, et ici le raisonnement (agréable ou non) est là. »

ARTICLE, La Repubblica, « L'UE met la pression sur le PNRR, mais Fitto prend ses distances : "Regardons plutôt vers 2026" par Rosaria Amato : «  Au Forum Confcommercio organisé par Ambrosetti lors d'une réunion hier après-midi, la distance entre Bruxelles et Palazzo Chigi sur le Pnrr a émergé une fois de plus. Etant donné que le 30 avril était la date limite pour la présentation d'un nouveau chapitre sur l'énergie", a déclaré Marco Buti, chef de cabinet du commissaire européen à l'économie, "nous avons suggéré de modifier les projets existants, le cas échéant, et d'inclure de nouveaux projets, le tout en une seule fois". Et voici la réponse de Fitto : "L'horizon et la méthode de travail de ce gouvernement ne peuvent pas être ceux de la date d'échéance du prochain jalon ou objectif, qui est là et doit être maintenu, et nous le manquerions. Nous nous fixons un objectif encore plus large, qui est ce qui se passera le 30 juin 2026". Dans un long discours, le ministre, revendiquant "le dessein du Premier ministre", qui est de concentrer dans un seul ministère les délégations aux fonds de cohésion, au PNRR et aux affaires européennes, a esquissé une trajectoire de modification et de développement des projets à un horizon encore plus large, celui de 2029, date limite des travaux financés par les fonds de cohésion 2021-2027. En effet, il a fait référence à d'autres fonds encore mis à disposition par Bruxelles, "qui n'ont pas de date limite". Il a donc esquissé un plan qui part des ressources restantes des fonds de cohésion 2014-2020 ("au moins 20 milliards"), celles de la période actuelle ("au moins 40"), et esquisse une "stratégie des vases communicants" qui prévoit des ajustements tout au long de la législature et ne tient pas compte "des échéances de juin ou de septembre". Lesquelles, assure-t-il, seront respectées. Tout comme, surtout, la dernière sera respectée : il est désormais clair pour le gouvernement, a dit M. Fitto, qu'il n'y aura pas de report des projets des PNR au-delà du 30 juin 2026.Il va falloir identifier tous les projets qui ne pourront pas être mis en œuvre d'ici 2026. "Nous devons avoir le courage de sortir de la planification ce que nous ne sommes pas en mesure de réaliser", a-t-il déclaré, déplaçant ce qui n'est pas fait d'ici juin 2026 vers les politiques de cohésion. » 

ARTICLE, Il Messaggero, G. Rosana « Plus de fonds à Rome et un pacte européen sur les flux migratoires » : « ’’Les côtes de Lampedusa sont les côtes de l'Union européenne : la responsabilité de ces personnes incombe à l'ensemble de l'UE". A Strasbourg, on revient à l'invocation de la solidarité avec l'Italie, tandis que la Commission - représentée par le titulaire du budget, l'Autrichien Johannes Hahn - tend la main à Rome. Ce dernier a lancé un appel aux autres capitales au nom d'une relocalisation plus rapide et immédiate, d'une part, et a fait des concessions sur de nouveaux financements d'urgence pour faire face aux besoins de notre pays. Sans oublier la nécessité de relancer le dialogue avec la Tunisie, secouée par l'instabilité politique et d'où partent le plus grand nombre de bateaux à destination de l'Italie, et la volonté d'approuver la réforme du droit d'asile avant les élections européennes du printemps 2024. Lors du débat d'hier en séance plénière du Parlement européen sur les flux migratoires et les sauvetages en mer en Méditerranée, l'attention est restée focalisée sur l'Italie et les arrivées record de ces dernières semaines. Cela devait être une confrontation sans résolution à soumettre au vote, mais finalement la Commission en a profité pour illustrer ses projets à très court et moyen terme. Avec Hahn, l'exécutif européen a recommencé à invoquer la solidarité de l'UE : non seulement envers les migrants, "qui doivent tous être traités avec dignité et humanité, tant ceux qui reçoivent l'asile que ceux qui doivent être rapatriés", mais en particulier entre les pays de destination et de débarquement. Avec l'Italie en première ligne. ‘’Nous avons relocalisé 950 personnes, dont deux tiers venant d’Italie, beaucoup de Lampedusa" sur la base de l'accord de redistribution volontaire de juin de l'année dernière. Mais pour la Commission, cela n'est pas suffisant : "Nous voulons que les Etats membres relocalisent plus et plus vite", a insisté M. Hahn au nom de l'exécutif européen. "L'Italie, a poursuivi le responsable des finances publiques de l'UE, est le principal bénéficiaire des fonds pour la gestion des migrations, avec 2 milliards d'euros déboursés depuis 2015, mais un dialogue est en cours entre Rome et Bruxelles sur "d'éventuelles autres mesures de financement pour faire face à la situation d'urgence".

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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