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22/06/2021

"Peu d’engagements sur les migrants et les relocalisations au point mort."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne ouvre sur la levée de l'obligation du port du masque pour le 28 juin, proposée par le comité scientifique CTS et confirmée par le ministre de la Santé. Les observateurs relèvent la perplexité de certains immunologues face au variant indien Delta ainsi que les déclarations du Président du Conseil sur la possibilité de faire jouer la finale de l'Euro 2020 dans un pays connaissant peu de contaminations. « Levée de l'obligation du port du masque à partir du 28 juin » - Draghi soulève la question de la finale de l'Euro 2020 (Corriere della Sera), « Pour le CTS : adieu au masque à partir du 28 juin» -  Draghi : il serait préférable de faire jouer la finale à Rome (La Repubblica),  « Bas les masques à partir du 28 juin» - Craintes pour le variant indien, Draghi chez Merkel : non à la finale de l'Euro2020 dans un pays ayant une courbe de contaminations élevée ( La Stampa),  « Draghi prend le ballon et la barre de l'Europe » - Attaque sur la finale de l'Euro2020. Aucune entente sur les migrants au sommet avec Merkel (Il Giornale), « Les médecins de famille s'opposent à l’administration du vaccin AstraZeneca » (Fatto Quotidiano).

ARTICLE, Corriere della Sera, « Coup de froid entre Conte et Grillo » : « Les signaux venant du Mouvement 5 étoiles parlent d'"impasse totale", de "chaos", et l'événement prévu pour la présentation des statuts est même reporté. Giuseppe Conte et Beppe Grillo n'ont pas encore réglé leurs différends sur les nouvelles règles du M5S. "On navigue à vue, les prochaines étapes vont sûrement être reportées" dit une source (la réservation de la salle pour l'événement a d’ailleurs été annulée). "Pas d'inquiétude, c'est une discussion normale", fait-on savoir dans les milieux proches de Conte tandis que les proches de Grillo s’inquiètent de la disparition du rôle du fondateur dans le M5S nouvelle formule.  Mais le délai pour mener à bien le processus est court. Si les règles ne sont pas publiées d'ici le 25 juin - un délai qui semble actuellement peu plausible même pour les plus optimistes - la naissance du nouveau Mouvement risque d’être reportée vers la deuxième quinzaine de juillet, ce qui entrainera des difficultés au quotidien. Depuis les territoires, en effet, la pression sur les dirigeants s'accentue : "A qui devons-nous demander l'utilisation du symbole ? Quel symbole ? Qui donnera le feu vert aux listes ?". Autant de questions qui nécessitent des réponses rapides, car dans de nombreuses régions d'Italie, les Cinq Étoiles ont fixé une date limite fixer les candidats d'ici début août. Entre-temps, hier, un nouveau départ a été enregistré chez Rousseau. Pietro Dettori, l'un des trois membres de l'association milanaise, s'en va. Il explique dans un post sur Facebook. "Les derniers mois ont été difficiles et la conclusion des événements, loin d'être indolore, est connue de tous. Le chemin que j'ai choisi est différent. Parce que je crois encore au Mouvement. Ceux qui me connaissent savent que j'ai une relation presque charnelle avec le Mouvement. C'était un choix presque obligatoire après les tensions de ces derniers mois. "

ENTRETIEN, Il Messaggero, de Vincenzo Amendola, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, « C’est le coup de sifflet initial, stop aux polémiques ; les fonds devront être investis dans leur totalité pour 2026 » : « La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit lancer officiellement l’émission des fonds du Plan de Relance avec le versement des premiers 13%. Il nous faut quant à nous cesser les polémiques et nous mettre immédiatement au travail pour la bonne réalisation du Plan. C’est le véritable progrès qui servirait à l’Italie. Concentrons-nous sur les réformes pour la simplification de l’administration afin que tout aille ensuite plus vite sur chacun des projets. Les deux chantiers doivent progresser en parallèle. Il va falloir être rapide et la totalité des fonds devra avoir été investie pour 2026. Contrairement à l’année dernière, tous les partis semblent satisfaits du PNRR, et même Giorgia Meloni s’est montrée ouverte au Next Generation UE. Il faut donc une synergie entre forces politiques, représentants des filières industrielles et partenaires sociaux plutôt que de mener la traditionnelle bataille sur les réseaux sociaux. Les réformes de la Justice et de l’Administration ne sont pas imposées par Bruxelles, elles sont absolument nécessaires à notre pays, tout dépendra de la réelle volonté des partis, ensuite ce changement, même profond, pourra se faire assez rapidement, au nom de l’intérêt national. Au cours de ces dernières années, l’Europe a rencontré deux grands problèmes dérivant d’un manque de solidarité : les politiques d’austérité d’une part, problème dépassé avec les fonds pour la relance, l’immigration d’autre part, sujet qui sera à l’ordre du jour du prochain conseil européen, sur proposition de l’Italie, alors que la dernière discussion date de 2018. Il y a deux objectifs : accélérer la renégociation du Traité de Dublin qui est trop lente et marquer un tournant dans la politique de gestion des flux migratoires qui relèvent de la politique extérieure de l’UE et pas uniquement des relations bilatérales entre l’Italie et la Libye. Le gouvernement italien présentera à ce sujet au Parlement une résolution déjà signée par toutes les forces politiques de la majorité et qui devrait donner un important élan aux négociations. »

ARTICLE, Il Foglio : « Draghi parvient un peu à convaincre Merkel ». « Au Palais Chigi, on est conscient que le facteur temps joue cette fois-ci contre l'Italie. Car Mario Draghi sait qu'il doit obtenir un changement de cap immédiat sur la gestion des flux, pour faire face à l'habituel exode estival. Toutefois, si hier le Président du Conseil a confié à ses collaborateurs que la rencontre avec A. Merkel s'est déroulée "un peu mieux que prévu", c'est parce que sur au moins deux aspects il est convaincu d'avoir reçu de sa part le soutien qu'il espérait en vue du Conseil européen de jeudi. D'une part, il existe en effet un accord sur la relocalisation des migrants sauvés en mer. L'Italie a obtenu qu'avec la France et l'Allemagne, ces trois pays, à parts égales de 30 % chacun, assument la charge de la redistribution, les 10 % restants étant répartis entre les différents pays "volontaires" (Luxembourg, Irlande, Roumanie). Un accord sur lequel la ministre de l’Intérieur Lamorgese travaille depuis un certain temps. Cette dernière a eu avec son homologue français Gérald Darmanin en marge du Conseil européen début juin, une conversation très animée d'une demi-heure, ce qui montre bien que la médiation reste compliquée. Macron et Merkel souhaitent que Draghi exerce un contrôle accru sur les mouvements secondaires et, surtout en ce qui concerne l'Allemagne, que l'Italie s'engage à accepter sur son territoire tous les "dublinés" en attente d'extradition en raison de la pandémie. Merkel pourrait, le cas échéant, s'ériger en modèle sur un autre aspect : celui de la recherche d'une immigration qualifiée. On pourrait tenter de donner un rôle accru aux ambassades européennes dans les pays de départ, pas seulement africains, pour coordonner les flux avec les besoins du marché du travail. Ce n'est pas un hasard si Merkel et Draghi ont parlé hier d'un projet visant à créer des écoles de spécialisation professionnelle dans les capitales des États dans lesquels la politique de voisinage de l'UE est en vigueur. Des perspectives d'avenir, certainement. Or l'été vient juste de commencer. »

ARTICLE, La Stampa, « Peu d’engagements sur les migrants et les relocalisations au point mort » : «Sur les migrants, A. Merkel et M. Draghi sont contraints de trouver un accord au rabais. Oui à l'aide aux pays d'Afrique du Nord, mais rien n'a été décidé - du moins à ce stade - sur la relocalisation des demandeurs d'asile débarquant sur les côtes italiennes. Le premier sommet bilatéral entre les deux dirigeants pourrait même être le dernier. L'Italien aurait aimé arriver à Berlin plus tôt, l'agenda dicté par la pandémie ne le lui a permis qu’au moment où l'Allemagne se trouve en pleine campagne électorale. Mme Merkel, qui a un pied hors de la Chancellerie, ne peut se permettre de prendre des engagements sur un sujet aussi délicat que l'immigration. Les diplomaties avaient évoqué un accord à trois permettant une répartition équitable des arrivants, mais Paris que Berlin ont demandé en contrepartie le retour des migrants secondaires : les personnes qui ont transité par l'Italie et qui se sont ensuite dispersées en Europe. Les élections allemandes (en septembre) et les élections du printemps en France ne permettent pas de faire de prévisions. Emmanuel Macron, jusqu'à présent l'excellent allié de l'Italie dans ce dossier aussi, doit faire face à la débâcle des élections régionales de dimanche. Draghi peut toutefois se réjouir d'avoir imposé la question à l'ordre du jour de la réunion des dirigeants européens, en surmontant l'approche du gouvernement Conte qui avait tenté de construire une coalition des pays du Sud. Il faut maintenant espérer que l'été ne s'accompagne pas d'une urgence migratoire et que la question ne s'impose pas d'elle-même. »

ARTICLE, Corriere della Sera : « Sur les migrants, l’entente Draghi-Merkel :"Il faut renouveler l’accord avec la Turquie"».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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