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03/05/2018

"Le PD en miettes, le plan B du Quirinal."

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Italie. Revue de presse.

Gouvernement-Consultations au Quirinal – Unes : « Di Maio attaque Salvini » - ‘’La Ligue ne veut pas d’élections anticipées en raison de soucis budgétaires’’ (Corriere della Sera), « Défi au sein du PD, les ténors contre Renzi » (La Repubblica), « Un gouvernement de trêve contre l’impasse » - ‘’Le Quirinal vers de nouvelles consultations’’ (La Stampa), « Le PD en miettes, le plan B du Quirinal » (Il Messaggero), « Le PD dans le chaos, le Quirinal cherche la trêve » (Il Mattino).

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Les négociations pour un gouvernement de responsabilité pouvant arriver jusqu’en décembre » : « Les prochains six mois sont pleins de rendez-vous européens et internationaux et on discute déjà de la proposition de budget européen pour 2021-2027 : des ressources cruciales pour l’Italie. Pourtant, personne ne se préoccupe d’avoir un gouvernement opérationnel qui puisse s’en occuper. Ce sont là des points bien connus par le Quirinal et qui le poussent à raisonner sur un gouvernement de trêve, voire de responsabilité, pouvant arriver jusqu’en décembre, après l’adoption du budget italien. On raisonne alors sur la possibilité que le gouvernement Gentiloni puisse rester. Mattarella pourrait alors mettre les partis face au dilemme : permanence de l’exécutif actuel avec le risque d’un exercice provisoire, ou bien responsabilité de faire un gouvernement ».

COMMENTAIRE, La Repubblica S. Folli « Les nombreuses versions d’un gouvernement du Président » : « Le chef de la Ligue, M. Salvini, sait bien qu’à ce stade les conditions pour former une majorité politique ne sont pas réunies. Il laisse un soupirail à un exécutif dit ‘’du Président’’, auquel assigner des tâches limitées dans le secteur économique (cher aux électeurs du Nord, expression des classes productives). Renzi et Berlusconi considèrent un gouvernement du Président comme un vrai exécutif institutionnel pouvant renouer les fils d’une éternelle réforme constitutionnelle. Mais le moment ne semble pas propice. Il y aurait l’hypothèse d’un gouvernement transitoire pouvant durer jusqu’en 2019. Mais cela demande un travail tenace de médiation de la part du Chef de l’Etat. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on l’appelle ‘’du Président’’ ».

ARTICLE, La Repubblica, G. Vitale : « PD divisé, aujourd’hui le défi : Martina veut la confiance mais les partisans de Renzi résistent » : « Les divisions au sein du PD sur la participation à un gouvernement avec le M5S continuent et aujourd’hui la direction nationale du parti va se réunir pour tenter de trouver une solution à ce grave moment de crise. Un affrontement très dur se prépare pour ce défi entre les partisans de Martina et ceux de Renzi et cette après- midi, un vote de confiance sera probablement demandé pour déterminer le chef par intérim, vote qui pourrait faire exploser le parti. Aujourd’hui le défi n’est plus du tout sur l’accord, maintenant naufragé, avec le Mouvement mais plutôt sur le mandat du chef par intérim, sur les temps et sur les façons pour définir les nouvelles structures au sommet du parti, surtout en cas de vote anticipé ».

ENTRETIEN, Corriere della Sera, Antonio Tajani, Président du Parlement Européen et membre de Forza Italia « ‘’Un gouvernement pour compter en Europe’’ » : « ‘’Le centre droit est la première coalition et, même s’il n’a pas la majorité absolue, il pourrait obtenir le soutien des autres partis. Sur le Budget européen, les négociations ne peuvent pas uniquement être déléguées à la diplomatie. Le match doit être joué par la politique avec une présence forte à Bruxelles. Confier un mandat à Salvini, pourrait être une solution pour sortir de l’enlisement. Un gouvernement minoritaire, comme celui de M. Rajoy, serait une idée. Mais il n’est pas possible de faire un gouvernement pour trois mois. Il faut un exécutif qui puisse se faire entendre et qui fasse entendre sa voix à Bruxelles’’ ».

ENTRETIEN, Corriere della Sera, Carlo Calenda, ministre du développement économique sortant et membre du PD : « D’abord les réformes, ensuite les élections » : « ‘’Sur le commerce, l’Italie reste pleinement légitime et nous sommes écoutés à Bruxelles. Toutefois, dans un moment historique aussi compliqué pour tout l’Occident, nous avons besoin d’un gouvernement fort avec un large soutien parlementaire et pouvant affronter une dimension internationale. Essayons donc de nous concentrer sur un gouvernement institutionnel’’ ».

EDITORIAL Sole 24 Ore A. Cerretelli « Le trou du Brexit dégonfle l’Europe » : « Comme annoncé par J-C Juncker à l’occasion de la présentation du nouveau budget 2021-2027, ce sera une bataille très dure, l’Union devant faire plus avec moins de ressources. La sortie de la Grande-Bretagne ouvre un trou de 12-14 milliards sur les entrées et les nouvelles politiques stratégiques demandent des dépenses annuelles à hauteur de 8-10 milliards. Les pays du Nord, qui sont normalement les contribuables majeurs, se refusent à verser davantage d’argent. Exception faite pour l’Allemagne et la France qui se disent disponibles à augmenter leurs contributions. Il est inutile de dire que le chemin de l’Italie s’annonce particulièrement difficile. Pour le chapitre migration, protection des frontières et aides étrangers, l’Italie, la Grèce et la Bulgarie devraient être les bénéficiaires majeurs ».

ARTICLE Corriere della Sera I. Caizzi « Un budget européen qui déçoit tout le monde, coupes à l’agriculture et à la cohésion » : « De l’Italie à la Pologne, plusieurs critiques sur la proposition de la Commission européenne. La France a rejeté l’hypothèse de fortes coupes aux fonds européens pour l’agriculture, avec le soutien de l’Italie, qui critique aussi l’amoindrissement de ceux de la cohésion pour les zones moins développées ».

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ARTICLE, La Repubblica, T. Mastrobuoni : « Berlin ne veut pas payer de nouveau et craint les populistes » : « Le vice-chancelier et ministre des finances allemand n’a pas l’intention d’augmenter l’engagement financier de l’Allemagne dans l’UE. En effet, beaucoup de préoccupations pèsent sur Berlin, qui, suite à la possibilité d’une augmentation des ressources au profit de Bruxelles, craint une propagande acharnée de la droite populiste. La pression allemande pour une plus importante attention aux thèmes des réfugiés et des migrants, dans le domaine du prochain budget européen, ainsi que de plus grandes ressources économiques pour l’Italie et la Grèce n’a pas diminuée. La Chancelière pourrait cesser d’exercer une forte pression sur les pays du groupe de Visegrad si ces pays acceptaient une solidarité plus forte pour affronter l’urgence des migrants, surtout en Italie. Mais la situation italienne après le vote du 4 mars, ainsi que la longue impasse politique, n’aident Merkel à maintenir sa position avec les pays de l’Est ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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