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16/09/2019

"Salvini réveille la foule de Pontida."

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Italie. Revue de presse.

La réunion de la Ligue hier à Pontida fait la Une des médias italiens. Les commentateurs reviennent sur le rassemblement qui s’est déroulé hier à Pontida et pendant lequel M. Salvini a repris ses attaques classiques contre le gouvernement. Les observateurs relèvent que plusieurs journalistes ont été agressés et insultés : « Défi au gouvernement de la part de Pontida » (Corriere della Sera), « Le cri de Pontida : nous reviendrons » (La Repubblica), « Di Maio brise un autre tabou : ‘’ Arrêt aux partis et feu vert aux candidats civiques » - (Il Fatto Quotidiano).

Le journal romain, Il Messaggero, titre sur la prochaine rencontre entre le Président de la République et G. Conte, indiquant que le Président du Conseil Italien aurait pour intention de demander la mise en place d’une « rotation » entre l’Italie, l’Espagne, la France et la Croatie, des ports d’accueil des migrants : « Conte à Macron : rotation des ports » (Il Messaggero).

La quotidien turinois titre sur l’entretien accordé par P. Gentiloni sur ses futures fonctions et l’action de la Commission européenne : « Gentiloni : l’UE doit repartir des droits » (La Stampa).

Journaux télévisés : La scission probable au sein du PD, le pacte M5S-PD pour les élections régionales en Ombrie et la manifestation de la Ligue hier à Pontida font l’ouverture des JT, ce matin.

ARTICLE, La Repubblica, M. Pucciarelli : « Insultes antisémites contre Lerner. Un journaliste de La Repubblica a été agressé » : « La réunion annuelle de la Ligue a eu lieu hier à Pontida. Plusieurs journalistes ont été agressés, insultés et menacés, en marge de cette manifestation, par les militants du parti. Gad Lerner, éditorialiste de La Repubblica, tout d’abord accueilli par des selfies, a reçu de nombreuses insultes antisémites (juif, fasciste-communiste, intellectuel de m…) et a dû être accompagné par les membres du service d’ordre de la Ligue et par les agents de police, dans la zone consacrée aux journalistes. Le syndicat des journalistes (la FNSI) ainsi que l’Ordre des journalistes ont souligné que le climat de haine est préoccupant et que les forces politiques doivent absolument désamorcer cette culture de l’intolérance. Zingaretti a déclaré qu’il faut arrêter cette dérive et même le président de la Région Vénétie, Luca Zaia, a affirmé que l’hospitalité est sacrée, mais il a été sifflé ».

ARTICLE, Corriere della Sera, C. Zapperi : « ‘’ Le gouvernement du peuple gagnera ‘’. Salvini réveille la foule de Pontida » : « La nouvelle saison politique de la Ligue a démarré hier à Pontida, depuis toujours « terre sacrée », beaucoup plus appropriée à la Ligue de lutte plutôt qu’aux timides vêtements ministériels. La manœuvre du leader de la Ligue Salvini pour dissiper quelques doutes sur l’opportunité d’ouvrir la crise de gouvernement a été un véritable succès, avec des milliers de militants qui ont participé à la manifestation. Salvini a souligné que cette journée était le début d’une révolution pacifique pour la libération de l’Italie, par une opposition basée sur les référendums sur la loi électorale et la loi pour la sécurité. Salvini a aussi vivement critiqué ses anciens alliés de gouvernement en les accusant d’être intéressés uniquement aux sièges au Parlement ».

ENTRETIEN, Il Fatto Quotidiano, Flavio Tosi, ancien maire de Vérone et député européen de la Ligue du Nord « Salvini a tout raté, maintenant il risque de se dégonfler » : « ‘’ A Pontida, ce n’est pas la Ligue d’avant que l’on a vu mais tout autre chose. Le parti a été normalisé par Salvini, toutes les voix qui lui étaient contraires ont été marginalisées, comme Roberto Maroni, Giovanni Fava, ou bien exclues, comme je l’ai été moi-même. Les listes sont gérées directement par le secrétaire. Salvini a le pouvoir de vie ou de mort sur les candidatures. Sa méthode est une gestion du pouvoir animale. Il n’a aucune expérience de gouvernement. Il n’a jamais rien géré, même pas une petite ville ’’ ».

ARTICLE, A. Trocino, Corriere : « ‘’La scission serait dramatique’’ : le PD fait mur contre les plans de Renzi » : « Pour le secrétaire du PD, N. Zingaretti, la scission serait un ‘’fait dramatique’’ et Franceschini confirme qu’il serait ‘’ridicule’’ de dire que cette séparation est ‘’dans l’intérêt de tous’’. Le ministre de la Culture lance un appel à Renzi : ‘’Ne le fais pas. Le PD est ta maison’’ ».

UNE-ARTICLE, A. Gentili-C. Mangani, Messaggero : « Contre, pression sur Macron : ‘’ Rotation des ports ’’ » - « Mercredi, il demandera au Président français d’accepter aussi les migrants économiques » - « Notre gouvernement cherche le soutien de Paris sur les sanctions pour les pays qui n’accueillent pas » : « Emmanuel Macron sera le premier chef de l’Etat accueilli en Italie après l’arrivée du nouveau gouvernement et l’éclipse de ‘’l’ennemi’’ Salvini. Mercredi, après une rencontre avec Mattarella, il dînera avec Conte au palais Chigi. La visite a été organisée très vite pour marquer le retour de l’Italie dans la famille européiste. Le premier défi est sur les migrants. Macron, sollicité par Conte, a déjà donné sa disponibilité pour un mécanisme temporaire de répartition automatique des migrants qui arrivent dans les ports italiens. Conte demandera au Président français de dépasser la différence entre migrants économiques et demandeurs d’asile dans les quotas d’accueil.  Et il demandera un engagement pour adopter une ‘’rotation’’ des ports de débarquements. De plus, il cherchera le soutien français pour convaincre la Commission à introduire des sanctions économiques contre les pays refusant la répartition. Les écueils sont nombreux et les attentes sont grandes, surtout sur la répartition. L’Allemagne semble plus propice à collaborer, et la partie est entre les mains des chancelleries qui travaillent en vue de la réunion de Malte, le 23 septembre, où devra être signé un accord. Autre thème chaud qu’abordera Conte avec Macron : la flexibilité des comptes publics. Le président du Conseil italien veut pousser le Président français à faire ‘’bloc’’ pour convaincre la nouvelle Commission européenne à donner ‘’le plus de flexibilité possible’’, à introduire la golden rule sur les investissements et, enfin, à revoir le pacte de stabilité. Le dossier libyen sera aussi sur la table. Au G7 de Biarritz, Macron a sponsorisé un document qui semble marquer un changement, poussant ‘’pour une solution politique et un cessez-le-feu’’ : c’est de là que Conte partira mercredi. Objectif : une conférence internationale pour la pacification ouverte à toutes les parties en conflit. On parlait de la tenir à Rome, mais ce sera peut-être Berlin, en novembre ».

ARTICLE, F. Fubini-F. Sarzanini, Corriere : « Six pays ‘’de bonne volonté’’ pour répartir les migrants dans l’UE avant les débarquements » : « En vue de la réunion de Malte le 23 septembre, G. Conte et la ministre de l’Intérieur négocient directement avec les partenaires – avant tout France et Allemagne – pour arriver à la réunion avec un texte partagé. Et sans exclure d’insérer dans la négociation l’éventualité d’une rotation des ports disponibles aussi en France et Espagne si urgence. Pour le moment les Etats ‘’de bonne volonté’’ sont seulement six : Allemagne, France, Italie, Espagne, Grèce et Malte. L’idée de la répartition des arrivants entre les pays disponibles, mais surtout de le faire avant la demande d’asile, était prévue dans le projet du gouvernement italien précédent mais tant que Salvini était là, la France ne pouvait accepter ce qui semblait être un pacte avec l’allié de M. Le Pen. Le changement a permis à Conte de faire circuler le même projet dans des conditions différentes et avec certaines modifications nécessaires car le Traité de Dublin n’a pas encore été modifié. Les catégories de migrants sur lesquels appliquer la répartition européenne sont le premier problème à résoudre. Conte a insisté avec von der Leyen pour que l’UE gère les accords pour les rapatriements, car son poids diplomatique est majeur et elle peut gérer directement les projets de développement et les aides économiques à mettre sur la table des négociations. Il faudrait plus de gouvernement adhérents au mécanisme des Etats ‘’de bonne volonté’’ pour diluer l’impact des répartitions. L’idée de Moavero puis de Conte de conditionner la concession de fonds européens à la disponibilité à coopérer sur les migrants est née de là. La menace des pays d’Europe centre-orientale est évidente. Mais la partie diplomatique reste ouverte plus que jamais ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

15/09/2019

Thierry Baudet : " Épargner doit valoir la peine !"

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Pays-Bas. Le dirigeant du Forum voor Democratie Thierry Baudet estime que la politique de la BCE consiste à baisser de plus en plus les taux d’intérêt. En conséquence, les épargnants néerlandais voient leurs avoirs s’évaporer. Ils payent le prix fort pour la faillite de l’Europe du Sud. Le Forum voor Démocratie désire mettre fin à cette situation car épargner doit valoir la peine !

Rassemblement annuel 2019 de la Ligue à Pontida.

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Italie. La Ligue a tenu ce dimanche 15 septembre 2019 à Pontida son rassemblement annuel en présence de son dirigeant Matteo Salvini.

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(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/09/05/ras...)

La vidéo d'Ibiza n'aura pas d'effet sur le vote de 63 % des électeurs autrichiens.

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Autriche. Un sondage Public Opinion Strategies pour l’ATV Österreich Trend auprès de 2.402 personnes montre que l’affaire de la vidéo d’Ibiza ne jouera pas un rôle chez 63 % des électeurs des sociaux-chrétiens de l’ÖVP, chez 63 % des électeurs des sociaux-démocrates du SPD et auprès de 62 % des électeurs des patriotes du FPÖ lors des élections législatives du 29 septembre 2019.

Joachim Herrmann désire que les contrôles frontaliers se poursuivent au delà de novembre 2019.

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Allemagne. Le ministre de l’Intérieur bavarois CSU Joachim Herrmann continue de faire pression pour que les contrôles aux frontières entre l’Allemagne et l’Autriche se poursuivent au-delà du mois de novembre 2019. Il met en avant des raisons sécuritaires et migratoires et estime que les frontières extérieures de l’Union Européenne ne sont pas assez sécurisées.

Allemagne : les libéraux du FDP s'opposent à la politique migratoire d'Angela Merkel.

Allemagne. Le dirigeant du Parti libéral FDP Christian Lindner exige que les demandeurs d’asile qui arrivent en Allemagne en provenance d’un autre pays membre de l’Union Européenne soient expulsés, comme le prévoit les règles de Dublin. Il dénonce la volonté du gouvernement d’Angela Merkel, réunissant les démocrates-chrétiens de la CDU, les sociaux-chrétiens de la CSU et les sociaux-démocrates du SPD, de vouloir accueillir 25 % des migrants arrivant en bateau dans l’Union Européenne.

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Christian Lindner

L'AfD donnée à 15 %.

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Allemagne. Un sondage Emnid donne l'AfD à 15 %.

(https://www.wahlrecht.de/umfragen/emnid.htm)

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CDU : démocrates-chrértiens / CSU : sociaux-chrértiens

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

FDP : libéraux

die Linke ; post-communistes

Grüne : écologistes

Sontige : autres

14/09/2019

Symposium du Forum voor Democratie sur la séparation des pouvoirs.

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Pays-Bas. Le Bureau scientifique du Forum voor Democratie de Thierry Baudet a organisé ce 14 septembre 2019 à Amsterdam un symposium portant sur la séparation des pouvoirs, à l’occasion des nouvelles choquantes à propos de l’ingérence politique au niveau du ministère public dans le cadre du procès à l’encontre de Geert Wilders pour sa déclaration portant sur les Marocains.

Paul Cliteur et Afshin Ellian ont écrit un ouvrage intitulé « L’État versus Wilders. » La question posée au sein de ce livre est : « La liberté de critique peut-elle survivre quand des politiciens sont, d’une part, menacés et, d’autres part, poursuivis. »

Le premier exemplaire a été remis à Theo Hiddema (Forum voor Democratie). Martin Bosma (PVV) était présent afin de recevoir un exemplaire du livre.

Paul Cliteur, Theo Hiddema, Frits Bolkestein [ancien politicien du VVD, le parti libéral de droite, et ancien commissaire européen] et Theo de Roos ont débattu sur le sujet.

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(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/09/09/pro...)

Norbert Hofer est élu président du FPÖ, avec 98,25 % des votes.

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Autriche. Norbert Hofer est élu président du FPÖ, avec 98,25 % des votes, lors du congrès fédéral de son parti, ce 14 septembre 2019 à Graz en Styrie.

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Norbert Hofer remercie Strache sur Facebook pour son combat politique.

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Autriche. Ce vendredi 13 septembre 2019 au soir, à la veille du congrès du parti à Graz en Styrie, Norbert Hofer a remercié sur Facebook son prédécesseur, l’ancien président du FPÖ Heinz-Christian Strache : « Nous savons ce que tu as fait pour le FPÖ, pour l’Autriche et pour tout le pays. »

Le FPÖ donné à 20%.

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Autriche. Selon l’expert Christoph Haselmayer, interrogé par le Krone, les prévisions de résultats pour les élections législatives du 29 septembre 2019 sont :

ÖVP : sociaux-chrétiens :  autour de 35 %

SPÖ : sociaux-démocrates : 21 à 23 %

FPÖ : patriotes : 20 %

Verts : écologistes : 11 à 12 %

NEOS : 8 à 9 %

Jetzt : écologistes dissidents : 1 à 2 %.

13/09/2019

Le Vlaams Belang donné premier parti de Flandre.

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Belgique. Flandre. Un sondage Het Laatste Nieuws, VTM Nieuws, RTL TVI et Le Soir donne les nationalistes du Vlaams Belang premiers et les nationalistes de la N-VA deuxièmes.

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Vlaams Belang : nationalistes flamands

N-VA : nationalistes flamands

Open-Vld : libéraux [à droite]

CD&V : sociaux-chrétiens

Groen : écologistes

SP.A : socialistes

PvdA : gauche de la gauche

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/05/27/reg...)

Le Parti du Peuple danois est 100 % en faveur d’une transition verte.

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Danemark. Le Parti du Peuple danois présente un plan pour le climat. Cette formation politique affirme être 100 % en faveur d’une transition verte. [Si le parti disposait déjà autrefois de propositions en la matière, celles-ci se trouvaient incluses dans les points concernant la politique énergétique. Certains au sein du parti estiment que les deux dernières défaites électorales sont la conséquence de l’absence de visibilité de celui-ci en la matière.]

Comparaison de popularité des deux gouvernements Conte.

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Italie. La popularité des gouvernements Conte I (M5S-Ligue) en juin 2018 et Conte II (M5S-Parti Démocrate) en septembre 2019 :

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Nouvelles affiches du FPÖ pour les législatives.

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Autriche. Nouvelles affiches du FPÖ pour les élections législatives du 29 septembre 2019 :

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"Norbert Hofer : noir-vert menace ton avenir. Meilleur pour l'Autriche. Voter FPÖ." et "Herbert Kickl : Sans nous Kurz bascule vers la gauche. Stopper les clandestins Protéger les frontières. Voter FPÖ." [Le noir est l'ancienne couleur des sociaux-chrétiens de l'ÖVP dirigés par l'ex-chancelier Sebastian Kurz.]

"Orgueil italien! Le samedi 19 octobre 2019 à Rome."

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Italie.

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Matteo Salvini. "Orgueil italien ! Le samedi 19 octobre 2019 à Rome."

"Le gouvernement allemand désire prendre 25 % des migrants arrivant en Europe."

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Italie et Allemagne. Selon des médias italiens, le gouvernement allemand désire prendre 25 % des migrants arrivant en Europe. L’Italie devra en accueillir 10 %.

(https://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/500226/Italie...)

"Conte promet un accord pour la redistribution automatique des migrants sauvés."

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Italie. Revue de presse.

Le grand plan de relance de la BCE fait les gros titres des médias transalpins. La plupart des quotidiens saluent la dernière action de M. Draghi en faveur de l’économie européenne : « La BCE relance la croissance » (Corriere della Sera), « Le plan de Draghi contre la crise » (La Stampa), « BCE, plus de liquidité sans limites de temps » - (Sole 24 Ore), « Croissance, Draghi secoue l’UE » (Il Messaggero), « Le dernier coup de pouce de Draghi » (Il Mattino).

Le quotidien La Repubblica titre en Une l’entretien avec le nouveau ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, qui annonce un changement d’approche avec les institutions européennes : « ‘’Plus jamais de guerre contre l’Europe’’ » - ‘’Nous revenons à Bruxelles pour avoir un rôle. Une nouvelle phase s’ouvre’’ (La Repubblica).

Journaux télévisés : La décision de la BCE d’adopter des mesures en faveur de la croissance et les négociations en Europe sur la redistribution des migrants font l’ouverture des JT, ce matin.

ANALYSE, La Repubblica, L. Manconi « Le mystère salvinien » : « Souvent, comme l’expliquait Machiavel, la chance détermine le destin d’un leader. Le goût du hasard marche si l’on utilise avec parcimonie. Or, quand Salvini a demandé, dans le délire du dancing de Milano maritima, ‘’allons immédiatement au Parlement pour prendre acte que la majorité n’existe plus’’, il a montré une chose : la politique surexcitée produit du stress, montrant ainsi sa faiblesse. Même la formidable arme à agiter la peur s’est révélée être une ressource peu solide, qui ne peut pas être renouvelable à l’infini. Il n’est pas possible de produire une tension pérenne d’alarme, en temps de paix, avec le risque d’user le système nerveux de la société. C’est une stratégie qui peut marcher (elle a marché, elle pourra le refaire encore) mais elle est destinée à s’épuiser. C’est ce qui s’est passé avec Salvini, en le précipitant dans une sorte de spirale : le consensus jusque-là obtenu était le produit d’un état d’âme et pas une orientation rationnelle. Son apparat rhétorique et iconographique posait sur des racines très fragiles, confiées à une émotivité élémentaire et donc éphémère. Et puis il y a le facteur humain, celui qui a porté Salvini, le 8 août au soir, à décider de se faire exploser avec un gilet de sauvetage plein d’explosif ».

ARTICLE, Sole 24 Ore, L. Palmerini « Les querelles internes qui anticipent le risque d’un système proportionnel » : « Rééquilibrer la représentation au Parlement, dans le cadre du projet de réduire le nombre des élus et des sénateurs, n’est pas la seule nécessité. Il y a aussi la tentation de créer une sorte de mesure « antisalvinienne » : avec une loi proportionnelle, il lui sera plus difficile d’atteindre le 51% des voix. L’idée est donc de rendre plus difficile les ‘’pleins pouvoirs’’ invoqués par le leader léghiste. Toutefois, en ce moment, pour la nomination des secrétaires d’Etat, le M5S et le PD agissent dans une logique de courants internes, voulant ainsi mettre un maximum de nom dans les cases. C’est une logique qui ne disparaitra et qui serait même encouragée par un système proportionnel, pouvant ainsi provoquer des scissions internes au sein du PD et du M5S ».

ARTICLE Il Messaggero, E. Pucci « Rencontre Salvini, Meloni et Berlusconi. Et au sein de Forza Italia, le front de ceux qui ouvrent à Conte est en croissance » : « Au sein de la Ligue, à commencer par Giorgetti, l’idée est qu’il ne faut pas ‘’rester isolés, Matteo doit recommencer à parler avec Berlusconi’’. C’est leur refrain. Pour le moment, Salvini a juste donné son accord pour une coordination commune des actions au Parlement. L’offre de Berlusconi serait ‘’à prendre ou à laisser’’. Meloni, de Fratelli d’Italia, elle, fera opposition au gouvernement et entend s’allier uniquement en ce sens. Au sein de Forza Italia l’affrontement est ouvert. Désormais, de plus en plus nombreux sont ceux (au Sénat aussi) qui observent les actions du gouvernement (sur loi de finances et proportionnelle) et celles de Renzi, et se concentrent aussi sur Conte (qui rencontre les parlementaires FI sur divers thèmes). »

ARTICLE, La Repubblica, T. Ciriaco « Migrants, Conte compte sur Macron » : « Au lendemain de sa mission à Bruxelles, G. Conte promet aux deux partis de majorité, le M5S et le PD, un accord pour la redistribution automatique des migrants sauvés. ‘’En Europe, nous sommes sur la bonne voie. J’aimerais clore le tout le 23 septembre à Malte mais je ne suis pas sûr d’y arriver. Tout dépend de la rencontre avec Macron’’. Qui est prévue, elle, le 18 septembre. Au Palais Chigi, tout raisonnement tourne autour d’un objectif : vider la propagande de l’ancien ministre de l’Intérieur Salvini en se montrant concrets. Le ministre de la Culture Franceschini résume bien la stratégie ‘’moins on en parle et plus nous agissons, mieux nous nous porterons’’. Il invoque également des couloirs humanitaires. Le but est de baisser la température et investir de manière médiatique sur d’autres dossiers, comme le suggère N. Zingaretti à Conte. Toutefois, en attendant un accord européen sur la thématique, il faudra agir rapidement face aux futures crises. Le navire « Viking » avec 82 migrants à bord attend toujours une réponse pour pouvoir débarquer à Lampedusa. Toutefois, la décision politique a déjà été prise : d’ici 24 heures ils recevront le feu vert, sous la coordination de la nouvelle ministre de l’Intérieur Lamorgese alors que Conte a négocié pour la répartition des migrants avec l’Allemagne, la France et l’Irlande (qui ont donné leur disponibilité) mais il faudra que d’autres fassent autant. Le plan que Conte veut soumettre à Macron est le suivant : activer un mécanisme automatique pour obtenir des pays volontaires, dirigés par la France et l’Allemagne, avec l’indication des ‘’quotas d’hospitalité’’. Difficile toutefois que cela concerne tous les migrants : ce sera le cas plutôt les cas humanitaires. Pour les autres, l’Italie espère en un système de rapatriements plus efficace. Tout cela est peut-être bien peu et la réforme du traité de Dublin est encore loin. Toutefois, cela représente un pas en avant comparé au derniers 14 mois avec des enfants et des femmes à la merci d’un slogan ».

COULISSES Il Messaggero M. Conti « Migrants, Conte : ‘’l’UE gérera la répartition’’ » : « Bruxelles coordonne la répartition des migrants de l’Ocean Viking et G. Conte exulte. Hier matin, il a raconté à Di Maio et Franceschini, chefs de délégation, et aux ministres de l’Intérieur, Défenses, et Infrastructures (Lamorgese, Guerini, De Micheli) à quel point la ‘’musique’’ de Bruxelles a changé depuis la naissance du nouveau gouvernement.  Son objectif premier est de dégonfler le problème qua Salvini a tant exalté en faisant sa propagande et de le ramener à ses dimensions réelles. Dans le nouveau climat, Conte insère les visites de E. Macron et F-W. Steinmeier la semaine prochaine. Sur le dossier migrants, Paris soutient l’Italie et l’a fait savoir. Bien qu’il ne soit passé que huit mois de la visite aux gilets jaunes de Di Maio et de la polémique sur le franc africian, il semble que Di Maio se soit calé dans le rôle de ministre des Affaires étrangères qui, comme c’est la tradition dans la diplomatie italienne, a la nécessité absolue d’avoir des rapports avec son homologue français, qui lui a d’ailleurs envoyé une lettre à sa nomination ».

ARTICLE, La Stampa, G. Tomasin « La Croatie contre l’Italie : ‘’la statue de D’Annunzio à Trieste, une offense’’ » : « Le Président croate a déclaré que ‘’avec cette œuvre, on célèbre l’irrédentisme et l’occupation’’ et que les rapports entre Italie et Croatie ‘’se basent aujourd’hui sur des valeurs qui sont en totale opposition avec tout ce qu’a fait celui à laquelle est dédiée cette scandaleuse statue’’. Le maire de Fiume rétorque : ‘’cette polémique me semble incroyable. D’Annunzio a des places et des écoles dans toute l’Italie ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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Inauguration d'une statue de D'Annunzio à Trieste.

12/09/2019

Gohrisch : groupe CDU-Verts-AfD au sein du Conseil municipal.

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Allemagne. Saxe. Gohrisch. Deux élus démocrates-chrétiens (CDU), un élu sur les listes écologistes (die Grünen) mais non-membres de ce parti et un patriote (AfD) ont décidé de former ensemble un groupe au sein du Conseil municipal. Le parti écologiste dénonce cette situation et demande à l’élu sur les listes écologistes de quitter ce groupe.

Conte : "Nous serons encore plus rigoureux sur l’immigration clandestine par rapport au gouvernement précédent."

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Italie. Revue de presse.

Le déplacement de G. Conte à Bruxelles fait les gros titres des journaux et l’ouverture des journaux télévisés italiens. Les commentateurs notent « l’ouverture de l’Europe vis-à-vis de l’Italie » (Corriere della Sera) et soulignent un « changement de climat » (Stampa). Ils relèvent les propos du Président du Conseil Italien qui souhaite une réponse européenne à la question des migrants, tout en notant que les négociations sont encore dans une situation « précaire » (Repubblica)  : « Conte : ‘’Migrants, voici ce qui changera’’ » - ‘’Conte : des pénalités pour ceux qui n’accueilleront pas’’ (Corriere della Sera), « Migrants, l’Europe est dure d’oreille » - ‘’Conte présente son plan mais l’entente n’est pas encore au rendez-vous’’ (La Repubblica), « Migrants, ouverture de l’UE » - ‘’Conte : des pénalités pour les réticents’’ (Il Messaggero), « Fonds UE, le plan pour le Sud de Conte » (Il Mattino).

Journaux télévisés : Le déplacement du Président du Conseil G. Conte à Bruxelles et le débat sur la répartition des migrants, toujours au niveau européen, font l’ouverture des JT, ce matin.

Réseaux sociaux Sur Twitter, outre l’habituel hashtag du jour #12settembre (12 septembre, sur des thèmes très variés), à signaler aussi #dodici09FR (en référence au débat sur les migrants, avec des commentaires, pour la plupart positifs, sur le changement de cap du gouvernement, qui a décidé d’affronter la question au niveau européen).

ENTRETIEN, Dario Franceschini, Ministre de la Culture Repubblica, « Alliance avec le M5S dès les prochaines élections régionales » : « ‘’Le thème des migrants est une urgence. Je suis sûr qu’il y aura bientôt des résultats’’. Sur le « non » à la Liaison Lyon-Turin (TAV) du M5S : ‘’Comme dans toutes les coalitions, il y a des thèmes qui mettront le PD en difficulté et d’autres le M5S. Il me semble que la décision sur la TAV a été prise avant la création de ce gouvernement’’ ».

EDITORIAL, Repubblica B. Giovara « L’automne triste de Salvini qui cherche sa revanche » : « Le Salvini des selfies heureux n’existe plus, il a du mal maintenant à rester dans sa machine à selfies qu’il fait désormais les dents serrées. Il a disparu en un souffle, comme les vols d’Etat qu’il ne pourra plus prendre, la Papeete plage, etc, un style passé. Son large consensus télématique est en train de s’écrouler, et selon F. Nicomedo, ancien conseiller communication de Renzi et Gentiloni, le taux de croissance de ses followers est divisé par deux et ce sont uniquement des gens de la Ligue. A la télé, il perd aussi : à ‘’Porta a porta’’, Rai 1, l’émission en sa présence a perdu 5-6 points de parts de marché par rapport à celle de 2018, se plaçant loin derrière La7 et Canale 5. La route est longue, le temps joue en sa défaveur. Mais dire qu’il est fini est exagéré ».

ARTICLE La Stampa F. Sforza « La stratégie de Conte pour modifier le traité de Dublin : ‘’ce qui est contraire devra payer » : « Le Traité de Dublin sera modifié mais les temps pour y arriver ne seront pas courts. Entretemps G. Conte a présenté à von der Leyen une alternative en mettant ensemble une coalition d’Etats membres volontaires, disposés à un mécanisme temporaire. Conte a été explicite ‘’il y a une grande disponibilité à trouver un accord immédiat, bien que temporaire, pour la redistribution des migrants sauvés en mer’’. Bref, il s’agit de trouver une entente entre 6 voire 7 pays afin d’éviter que chaque navire s’approchant des côtes italiennes ne se transforme en cauchemar. Le gouvernement italien peut déjà compter sur le soutien de la France et de l’Allemagne et est en train de négocier pour s’assurer celui d’Espagne, du Portugal, du Luxembourg et de la Roumanie. L’accord, qui devrait être défini dans les détails lors du prochain sommet des ministres de l’Intérieur le 23 septembre à Malte, se base sur deux points cardinaux : a) définition d’un pourcentage d’accueil des pays volontaires. b) distinction entre réfugiés et demandeurs d’asile. Cela permettrait de surmonter un des obstacles du traité de Dublin. Selon Conte, ‘’le mécanisme sera ensuite stabilisé, modifié et perfectionné, mais il faut absolument sortir de la gestion d’urgence des cas qui retombent exclusivement sur l’Italie’’. Et pour les pays qui devraient s’y refuser, Conte envisage ‘’ils en ressentiront les conséquences sur le plan financier, de manière consistante’’. La réaction de la Présidente von der Leyen a été positive. A l’avenir, les rapatriements seront gérés directement par la Commission. Selon des sources italiennes cela se fera ‘’dans deux-trois mois’’. Dans l’ensemble, l’Italie a donné l’impression d’avoir un agenda clair. La Commission a montré une grande ouverture face à un gouvernement décidément ‘’ami’’ par rapport au précédent. La France et l’Allemagne sont en première ligne pour soutenir l’Italie. A Paris, Macron a parlé d’une ‘’alliance historique pour modifier Dublin’’. A Berlin, Merkel se dit prête à une conférence pour la stabilisation de la Libye, où l’Italie aura un rôle de protagoniste ».

ARTICLE Corriere della Sera F. Basso « Conte : ‘’un pacte sur les migrants : nous serons rigoureux mais humains’’ » : « A Bruxelles, Conte promet ‘’nous ne maintiendrons pas que la rigueur, nous serons encore plus rigoureux sur l’immigration clandestine par rapport au gouvernement précédent’’. Comptes en ordre et solidarité partagées, ainsi Conte, à la tête du gouvernement jaune-rouge, rencontre les institutions européennes. Si auparavant il pouvait compter sur la sympathie et l’estime personnelle, maintenant il y a aussi le soutien politique qui se traduit en une grande attente à l’égard de l’Italie. Rome a dit clairement ‘’notre objectif est l’automaticité de la redistribution’’. Et pour qu’il n’y ait pas d’équivoques, il précise ‘’si 100 personnes arrivent en Italie, il est évident qu’une partie resteront chez nous et que le reste ira aux autres pays’’. Il ne s’agira donc plus de négocier au cas par cas, après des bras-de-fer entre diplomatie et secouristes. Le bilan de cette mission semble positif. Le fait de choisir Bruxelles comme première sortie internationale représente un signal important de retour dans la maison européenne en un moment fragile pour le futur de l’Union. L’entourage de von der Leyen a parlé de ‘’bon échange’’ de vues sur ‘’la nouvelle situation politique en Italie, sur l’immigration et sur l’économie’’. Maintenant que la Ligue a quitté le gouvernement, Bruxelles compte sur une relation moins conflictuelle avec Rome ».

ARTICLE, Messaggero, C. Mangani « L’Italie est prête à permettre les débarquements, uniquement après une répartition préventive » : « Ils se disent prêt à réformer Dublin, à trouver une solution concrète pour la répartition des migrants dans les Etats-membres, en renforçant Frontex et en accélérant les rapatriements. Si l’on écoute les commentaires en marge du voyage à Bruxelles de Conte, on dirait presque un succès, avec Paris et Berlin qui poussent pour que la solution, cette fois, arrive vraiment, et von der Leyen qui semble particulièrement sensible au thème. En Italie, la ministre de l’Intérieur Lamorgese a démontré à plusieurs reprises qu’elle préfère les solutions humanitaires. Mais si l’on rouvrait les ports (comme le demande par exemple Sassoli) on risquerait de bloquer toute la négociation avec Bruxelles. Les pactes doivent être d’abord très clairs.  Les conditions sont que l’on s’accorde sur une répartition préventive : oui aux débarquements, mais uniquement si les Pays qui doivent recevoir ces migrants sont prêts. Si cette volonté existe dans l’UE, on pourrait le savoir dès demain lors de la préparation du sommet de La Vallette le 23 septembre. Bien que Macron soit en train de reproposer les thèmes de la ‘’coalition des gens de bonne volonté’’, l’écueil des pays du pacte de Višegrad demeure ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

11/09/2019

L'ex-chancelier autrichien Kurz reprend un slogan utilisé par Jörg Haider.

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Autriche. L'ex-chancelier social-chrétien (ÖVP) Sebastian Kurz utilise un slogan du parti patriotique FPÖ dans le cadre de la campagne électorale pour les élections législatives de septembre 2019, alors que le chef de file des élus FPÖ à la Chambre des députés et ancien ministre de l'Intérieur FPÖ Herbert Kickl place également ce slogan sur ses affiches.

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"Un, qui parle notre langue. C'est mon chancelier. Voter ÖVP. Le nouveau parti populaire."

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"Herbet Kickl. Un, qui parle notre langue. Voter FPÖ. Le parti social-patriotique."

 

Dans le passé :

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"HC Strache : Le seul, qui parle notre langue. L'allemand est un devoir pour les migrants. L'allemand d'abord, ensuite l'école. Arrêter l'immigration illégale."

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Jörg Haider : "Un, qui parle notre langue. Simplement humain. FPÖ."

 

Ouvrage de Lionel Baland sur Jörg Haider (Quelques exemplaires sont encore disponibles) :

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(https://editions-cimes.fr/search?controller=search&or...)

 

Reportage sur Jörg Haider réalisé par Nicolas de Lamberterie pour TVLibertés et réalisé sur la base de l'ouvrage de Lionel Baland « Jörg Haider, le phénix » :


Affiches du FPÖ pour les élections législatives.

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Autriche. Affiches du FPÖ pour les élections législatives du dimanche 29 septembre 2019 :

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"Norbert Hofer. Juste. Social. Fidèle à la patrie. Poursuivre la coalition pour notre patrie. Voter FPÖ." et "Herbert Kickl. Avec sécurité pour l'Autriche. Poursuivre la coalition pour notre patrie. Voter FPÖ. "

Le nouveau groupe des élus de l'AfD au Parlement de Saxe.

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Allemagne. Saxe. Le nouveau groupe des élus de l'AfD au Parlement de Saxe :

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Pour l'ÖVP, l'interdiction des identitaires est une condition pour une coalition avec le FPÖ.

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Autriche. Alors que les sociaux-chrétiens de l’ÖVP exigent la dissolution des Identitaires, les patriotes du FPÖ estiment que cette idée relève de la dictature mentale. L’ÖVP prétend que cette interdiction, qui ne sera pas votée avant les élections, sera une condition sacro-sainte pour la formation d’une future majorité.

Ce mardi 10 septembre 2019, le chef de file de l’ÖVP Sebastian Kurz a présenté le « paquet sécurité » du programme de l’ÖVP : moins de prestations sociales pour les migrants, sanctions pour les parents des élèves qui ne suivent pas les cours, limitation de l’immigration, cours d’instruction civique. Des idées proches de celles du FPÖ.

"Migrants, le pacte européen de Conte."

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Italie. Revue de presse.

Le vote de confiance obtenu hier par gouvernement au Sénat (par 169 voix contre 133) fait les gros titres des médias transalpins. Les médias italiens soulignent notamment le revirement européen de l’exécutif et la nomination de l’ancien Président du Conseil P. Gentiloni au poste de Commissaire pour les affaires économiques : « Oui au gouvernement, négociations avec l’UE » - ‘’Aujourd’hui Conte rencontre von der Leyen pour demander plus de flexibilité’’ (Corriere della Sera), « L’heure est à la refonte de l’Europe, voire aussi de l’Italie » - ‘’Le jour des deux gouvernements’’ (La Repubblica), « Migrants, le pacte européen de Conte » - ‘’Entente avec la France et l’Allemagne sur les relocalisations’’ (La Stampa), « Confiance froide, Conte au banc d’essai de l’UE » - ‘’Feu vert au Sénat, querelle Conte-Salvini. Aujourd’hui mission bruxelloise sur le budget’’ (Il Messaggero).

Il Sole 24 Ore titre sur la visite du Président de la République à Rome, le 18 septembre et indique, en page intérieure, que cette visite comprendra une rencontre avec Conte mais également avec S. Mattarella : « Italie-France, coup d’envoi à la nouvelle ère. Macron chez Conte » (Sole 24 Ore).

Journaux télévisés : Le vote de confiance obtenu au Sénat par le gouvernement Conte II,  la nomination de P. Gentiloni à Commissaire européen et l’anniversaire du 11 septembre 2001 font l’ouverture des JT, ce matin.

ARTICLE Corriere della Sera D. Martirano « Duel Conte-Salvini au Sénat, confiance avec 169 voix » : « Le professeur Conte, côtoyé par L. Di Maio (Affaires étrangères) et L. Lamorgese (Intérieur) obtient le feu vert au Sénat avec deux voix d’écart en moins par rapport au gouvernement Conte I. A remarquer l’absence de 5 sénateurs de Forza Italia, dont D. Conzatti qui reconnait ‘’j’ai entamé une réflexion politique...’’. A noter aussi l’absence pour maladie de G. Napolitano (qui avait annoncé son vote favorable) et de deux sénateurs de la majorité, l’un du PD, l’autre du M5S, ainsi que l’abstention des trois sénateurs du Sud-Tirol qui ont assuré vouloir voter au cas par cas les propositions du gouvernement. La proposition de réduire le nombre de parlementaires a été reportée à octobre ».

ARTICLE Messaggero, E. Pucci « La majorité avec deux votes de moins que le gouvernement M5S-Ligue. Chasse aux ‘’responsables de Forza Italia’’ pour la loi de finances » : « A la fin, au Sénat, le gouvernement PD-M5S a eu 169 voix (2 de moins que le précédent gouvernement en 2018). C’est satisfaisant mais pas rassurant. Sur la loi de finances, Di Maio a dit qu’il accepterait l’aide de Forza Italia. Le PD comme le M5S parient sur l’implosion du parti de Silvio Berlusconi : certains pourraient passer à la Ligue, d’autres avec Toti.  Mais ceux qui ne veulent plus entendre parler de Salvini, pourraient s’allier avec la majorité, sur la loi de finances et la loi électorale ».

ARTICLE La Repubblica. A. Cuzzocrea « Di Maio : l’ascension prodigieuse du caméléon 5 Etoiles maintenant aux Affaires Etrangères » : « Revenu après des défaites cuisantes, le caméléon a devant lui un challenge qui n’est pas des moindres : se mettre dans la condition de rencontrer le ministre des affaires étrangères russe Lavrov (quelqu’un qui par exemple a été au Sri Lanka et a appris le cinghalais) ou le Secrétaire d’Etat américain Pompeo (qui a été chef de la CIA) en faisant oublier un CV parsemé d’impairs sur le front international. Avant toute chose, il devra renouer avec la France d’Emmanuel Macron, le pays qui a été le plus frappé par ses propos de campagne électorale comme ceux, jamais oubliés, sur le franc colonial considéré comme la source de toutes les migrations ».

ARTICLE Fatto Quotidiano L. De Carolis « La Farnesina pour ne pas se laisser écraser, les plans de Di Maio aux Affaires Etrangères » : « Le chef politique 5 Etoiles qui n’est plus vice-président du Conseil doit rester au centre du jeu, tenter d’être protagoniste ou du moins être déterminant afin de ne pas se faire effacer par G. Conte qui, lui, veut faire de la politique. Raison pour laquelle Di Maio veut être un ministre des Affaires étrangères actif sur plusieurs fronts. Il veut éviter que les navires pleins de migrants n’arrivent en Italie, comme on l’explique au Mouvement. Aussi pour ne pas laisser de l’espace à Salvini. Di Maio entend réduire la voix de Salvini en renouant, à moyen terme, les liens avec les Etats-Unis sur la Libye. Des sources qualifiées nous parlent d’un ‘’péché originel’’ : ne pas avoir prévenu Washington de l’accord commercial avec la Chine. Raison pour laquelle Di Maio prendra toute les compétences sur le commerce actuellement dans les mains du ministère de l’Economie. Il a l’intention de renouer définitivement avec la France, là où il est encore vu comme celui qui négociait avec les gilets jaunes. Or, pour travailler sur la Libye, une trêve s’impose. Conte le sait très bien et le 18 septembre il rencontrera à Rome le président français. Il n’est pas encore clair si Di Maio sera lui aussi présent ».

ARTICLE Corriere della Sera M. Galluzzo « Conte redémarre depuis Bruxelles et demandera plus de flexibilité » : « Le président du Conseil se présentera aujourd’hui à Bruxelles pour rencontrer la nouvelle présidente de la Commission, ainsi que le nouveau président du Parlement européen et le Président désigné du Conseil européen. La première visite que recevra le ‘’nouveau’’ Conte sera celle du 18 septembre à Rome avec le Président français E. Macron. Ce sera sous le signe du changement, l’Italie souhaitant revenir dans les mécanismes institutionnels de l’UE. La toute récente nomination de P. Gentiloni à Commissaire aux Affaires économiques est sans doute un succès dont Conte peut se vanter au niveau international : un pivot d’une relation avec la nouvelle présidente de la Commission qui ne pouvait pas être davantage fructueuse. Les premiers échanges bruxellois de Conte ne se limiteront pas aux aspects économiques mais aussi à ceux migratoires, à partir de la réforme de Dublin ».

ANALYSE La Repubblica. A. Bonanni « Ursula sera l’arbitre de nos comptes » : « L’Italie a obtenu le portefeuille des affaires économiques, un objectif pour lequel elle s’est beaucoup dépensée. Mais est-ce là une vraie victoire ? La réponse dépend des relations entre les motivations de Gentiloni, qui a fortement voulu ce poste, et la présidente de la Commission. Gentiloni, fort d’un CV de très haut niveau. Il a fait son choix. Les affaires économiques. Un signal qui veut faire comprendre au monde que l’Europe et les marchés ont retrouvé la confiance à l’égard d’une Italie post-Salvini. Quant à favoriser la révision du pacte de Stabilité de manière expansive, qui est présent dans le programme du gouvernement Conte et fait partie des souhaits du Président Mattarella, il faudra voir. Au-dessus de Gentiloni, von der Leyen a voulu nommer un représentant du Nord partisan de la rigueur, Dombrovski. Ce qui freinera les enthousiasmes italiens. Du coup, ce sera justement von der Leyen le vrai arbitre de ce match et qui pilotera la réflexion sur la révision du Pacte de stabilité, une fois que Berlin et Paris auront trouvé un point d’équilibre ».

EDITORIAL Il Messaggero, P. Balduzzi « L’occasion croissance en compagnie du faucon » : « Nous pourrions dire en résumé que si l’Italie souhaitait une influence majeure et du pouvoir au sein des institutions européennes, elle l’a obtenue. Et c’est paradoxalement grâce à la sortie de scène de la Ligue. En une demi-saison, notre pays garde la présidence du Parlement européen, et reçoit l’appui de diverses et influentes chancelleries, suite à la proposition de Mattarella de revoir les règles du pacte de stabilité. Et elle occupe même la délicate et stratégique position des Affaires économiques au sein de la nouvelle Commission. Mais espérons que ce tapis rouge qui nous est déroulé sur le papier ne soir pas demain une façon de nous lier les mains avec le vieux rigorisme de certains pays d’Europe du nord, en nous reprochant le manque de vertu en matière de dette publique. Toute référence au rôle fort, pour ne pas dire d’hégémonie, du faucon Dombrovskis, est voulue. Raison de plus pour ne pas louper l’occasion – sans doute la dernière – qui nous est donnée  ».

ENTRETIEN, Vincenzo Amendola, ministre pour les Affaires européennes, Stampa, « Il faut changer Dublin et créer des couloirs humanitaires » : « Le gouvernement ne naît pas de la volonté de gouvernements étrangers, c’est ridicule. Il faut accélérer les investissements pour la croissance et le changement environnemental. Il faut un engagement pour changer le Traité de Dublin et il faut de nouveaux instruments pour l’immigration, comme les couloirs humanitaires. En Italie, l’euroscepticisme est réel, je ne le nie pas, dans certaines tranches populaires, mais nous devons être conscients que pour défendre l’intérêt national nous n’avons pas d’alternative au processus d’intégration. Nous sommes à mi-chemin : les souverainistes voudraient revenir en arrière, à nous de démontrer, en le complétant, que nous pouvons revenir dans une dynamique de croissance ».

ARTICLE Corriere della Sera S. Montefiori « Des pouvoirs importants à Goulard, du marché à l’industrie » : « La Française Sylvie Goulard obtient un portefeuille-clé, aux dimensions inédites, et elle voit récompensée sa carrière d’ ‘’Européenne passionnée et convaincue’’, comme l’a souligné von der Leyen. Goulard, qui a soutenu Macron dès la première heure, a un CV qui a peu de rivaux en Europe. Elle parle couramment l’allemand, l’anglais et l’italien ». 

EDITORIAL, Maurizio Molinari, directeur Stampa, « Défi commun pour Rome et Bruxelles » : « La coïncidence de calendrier entre la naissance de la nouvelle Commission européennes et celle du gouvernement Conte II offre l’occasion de répondre sur plusieurs fronts au défi du populisme qui est actif en Europe depuis le référendum sur le Brexit de 2016. Ursula von der Leyen et le nouvel exécutif italien ont trois éléments en commun : la genèse politique, les contenus du programme, et enfin, un facteur de convergence crucial : von der Leyen comme Conte sont conscients que la vague de protestation de la classe moyenne est très élevée, que le risque d’échouer est important. Si cela se produisait, populistes et souverainistes pourraient facilement imposer une avalanche à Rome comme à Bruxelles ».

ENCADRE, Messaggero, « Dégel avec Paris : Macron à Rome le 18 pour un Sommet » : « Emmanuel Macron sera à Rome vers la moitié de la semaine prochaine pour marquer la nouvelle phase des rapports entre les deux pays après la crise des mois derniers. La date n’a pas été fixée officiellement, mais Macron devrait voir Conte le 18 ».

COULISSES, Stampa, F. Grignetti « Migrants, pacte avec France et Allemagne : ‘’débarquements dans les ports sûrs et relocalisation’’ – 23/09 : la signature. Premier accueil en Italie et à Malte, puis redistribution en Europe. Les deux pays en prendront chacun 25%» : « Le 23 septembre, à Malte, les quatre ministres de l’Intérieur de l’Italie, Malte, la France et l’Allemagne, se rencontreront pour présenter le ‘’Temporary predictive riallocation programm’’, dont G. Conte parlera aujourd’hui à Bruxelles avec U. von der Leyen. Quinze jours après, à la réunion des ministres de l’Intérieur et de la Justice au Luxembourg, on espère que de nombreuses autres adhésions aient lieu pour partir sérieusement avec un élan européiste ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)