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31/07/2019

"Autonomies, pas d’accord."

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Italie. Revue de presse.

Le décès du carabinier fait encore la Une des journaux italiens : « Le dernier mystère : le carabinier tué était sans arme » (Corriere della Sera), « Désarmé vers la mort » (La Repubblica), « Le carabinier avait oublié son arme » (Il Fatto Quotidiano), « Sans arme devant le tueur les juges : ‘’ Nous allons tout éclaircir » (Il Messaggero- Il Mattino).

Les médias transalpins titrent également sur un nouvel épisode de friction entre la Ligue et le M5S : « Querelle Ligue-M5S sur l’autonomie. Action de Conte » (Corriere della Sera), « Echec aux Cinq Etoiles, Salvini vise au Sud » (La Repubblica), « Di Maio, stop aux financements à coopératives » (La Stampa), « La Ligue veut abolir la TASI (impôt municipal sur les services) et rejette le plan justice du M5S » (Il Messaggero), « Autonomies, pas d’accord. M5S et Ligue vers le moment de rendre des comptes » (Sole 24 Ore).

ARTICLE, Il Messaggero, F. Bisozzi : « Ligue : la TASI (impôt municipal sur les services) doit être supprimée. M5S : mieux l’impôt unique » : « Même l’abolition de la TASI pourrait être examinée dans la prochaine loi de finances. Après les tensions sur la flat tax et sur la réduction de la pression fiscale, les deux partis de gouvernement ne sont pas d’accord sur l’impôt foncier : les Cinq Etoiles veulent unifier ces impôts avec une taxe municipale unique dans le but de pouvoir les réduire. En revanche, la Ligue veut totalement supprimer la TASI et propose des coupes d’impôt sur la résidence principale, dans le but de récupérer des ressources supplémentaires, en essayant d’attaquer et d’éliminer l’économie souterraine ».

ARTICLE, Corriere della Sera, Alessandro Trocino : « Justice, le nouveau point de divergence Ligue-M5S » : « La réforme de la justice sera présentée aujourd’hui en Conseil des Ministres. Le ministre de la Justice Alfonso Bonafede avait déjà attaqué la Ligue, qui s’oppose à la réforme : « Bloquer une réforme qui réduit le temps de traitement de la justice civile et pénale signifie bloquer l’économie italienne ».  Le Garde des sceaux se disait prêt toutefois à effectuer des modifications, à la différence de Salvini. La Ligue souhaiterait insérer un point sur les interceptions et la séparation des carrières juridiques et ministérielles. Ce à quoi Bonafede s’oppose : « Les insérer signifierait un report de la réforme ». La Ligue, enfin, fait remarquer que les propositions de la ministre Bongiorno qui avait également participé aux réunions n’ont pas été prises en compte, contrairement à ce qu’assurent les proches du Garde des Sceaux ».

ARTICLE, Corriere della Sera, Marco Cremonesi: « Matteo va rompre ». La certitude des léghistes. Mais le leader attend » : « Le calme avant la tempête. Matteo Salvini continue dans son silence. Pour beaucoup de léghistes, il n’y a pas de doutes : « Matteo va rompre. Il n’y a plus les conditions de confiance nécessaires au sein du gouvernement pour aller de l’avant ». La situation est toujours la même, désormais synthétisée dans deux mots clés : « Motivation mobilisable ».  La motivation nécessaire pour rompre une fois pour toute avec le Mouvement 5 étoiles sans se retrouver pour autant responsable. Et pourtant, malgré l’évidente fatigue du vice-premier léghiste dans un climat de tension permanente, le leader n’a toujours pas sonné le glas définitif. Par ailleurs, il n’a pas souhaité se rendre en Val de Suse pour fêter la décision du premier Giuseppe Conte d’interrompre les hostilités autour de la TAV, une autre preuve évidente qu’il se prépare pour 2020. Les points de crispation sont reportés et le déficit nécessaire pour financer la flat tax, la loi sur le handicap et les autres mesures promises pour l’année prochaines préoccupent tout le monde, Salvini le premier. Mais ses soutiens le jurent comme un seul homme « Matteo ne donnera jamais son accord à une manœuvre sans croissance comme le voudrait l’Europe ». Mais il est presque trop tard pour dissoudre aujourd’hui le gouvernement, cela exposerait le leader léghiste à d’inévitables accusations d’irresponsabilité pour n’avoir pas pris acte de la situation à temps. C’est dans cet état d’esprit que Salvini assistera aujourd’hui au Conseil des ministres et qu’il affrontera la réforme de la justice. Il est prévu qu’il se réunisse en amont avec la ministre de la Fonction Publique Giulia Bongiorno et le secrétaire d’Etat à la justice, Jacopo Morrone, pour faire un point sur la situation. Après, à Palais Chigi, la possibilité d’un sommet avec Giuseppe Conte et Luigi Di Maio n’est pas exclue ».

ARTICLE, La Repubblica, V. Varesi : « La moto de la police pour les vacances du fils de Salvini : L’erreur de papa » : « Après les vols en avion de police, nous avons droit aux promenades en jet-ski, toujours du même sponsor. La seule différence est que le protagoniste de l’affaire n’est plus Matteo Salvini mais son fils de 16 ans.  En vacances à Milano Marittima, le fils de Salvini a été aperçu sur un jet-ski policier guidé par un agent.  Un journaliste présent sur place a réussi à prendre quelques clichés avant d’être interpellé par deux policiers « soit vous arrêtez, soit on vous l’enlève ».  A la demande du pourquoi, ils ont répondu que cela portait atteinte à la vie privée, une réponse qui frise le ridicule lorsqu’on se trouve sur une plage publique. Matteo Salvini s’est tout de même excusé « Mon erreur en tant que papa, aucune responsabilité ne doit être donné aux policiers » et a reçu des réactions mitigées d’autres politiciens. Luigi di Maio et Alfonso Bonafede dédramatisent l’affaire, tandis que Carlo Sibilia, Giancarlo Cancelleri et d’autres en profitent pour en remettre une couche. » Les policiers ne sont pas de baby-sitters » a déclaré Maria Elena Boschi ». 

ARTICLE, Il Fatto Quotidiano, L. Franco : « Maroc, mission Salvini-Savoini. Les 150 mille euros sauvés par la « turque » : « Au centre de l’enquête il y a toujours l’ancien porte-parole du ministre de l’Intérieur. Gianluca Savoini était assis dans un bistrot de boulevard Pereire, pas loin de l’Arc de Triomphe, avec Matteo Salvini. A un moment donné ils se passent une enveloppe qui avait en son intérieur 150 000 euros en espèces. Savoini va aux toilettes pour compter sa partie d’argent, sauf qu’un autre client fait irruption et les espèces tombent dans la chasse d’eau des toilettes. Il les ramasse et il les lave. Malgré l’imprévu, Salvini et Savoini ont fait une « très bonne affaire ». Une demi-heure avant, selon les sources, les deux italiens avaient reçu le pli dans la salle de l’Hôtel Méridien par Mohamed Khabbachi, ancien directeur général de l’agence de presse nationale Map. La rencontre au sein de l’Hôtel parisien avait été organisée en vue de signaler certaines entreprises italiennes pour des futurs appels d’offres publics. L’idée était, par ailleurs, de garantir une couverture de presse favorable au gouvernement de Rabat ».  

ARTICLE, Il Mattino, V. Di Giacomo : « Libye, la guerre pousse les migrants les navires des ONG retournent au large » : « En Libye, les conflits ouverts, avec des bombardements qui ne sont plus tournés exclusivement vers la capitale, ont pour effet d’accentuer les départs des migrants. Le Sea-Eye, un navire d’une ONG allemande se trouve déjà en position près des côtes libyennes et l’Open Arms, un navire espagnol, s’apprête à le rejoindre.  L’Ocean Viking de Médecins sans Frontières compte aussi les rejoindre dans les prochains jours, une expédition financée en urgence par la commune de Paris avec 100 milles euros. Cette concentration de navires humanitaires n’a pas laissé Salvini indifférent qui leur a souhaité un « bon voyage, mais loin de l’Italie ». Des conflits futurs sur la question d’immigration en Europe, avec l’Italie en premier plan, semblent inévitables.  L’évolution du conflit est attentivement suivie de Rome, puisque, si les embarcations libyennes vers l’Italie se sont réduites au cours des deux dernières années, c’est grâce à des accords écrits passés avec l’exécutif de Tripoli et les milices liées à Sarraj. Si Haftar réussi à rentrer à Tripoli, la situation pourrait dégénérer aussi du point de vue des arrivées sur les côtes italiennes. Des émissaires des tribus de Misrata, une ville située à 200 km à l’est de Tripoli, sont actuellement en contact avec les milices de Haftar pour s’assurer qu’il n’y aura pas de bombardements ultérieurs dans la ville. Haftar n’a pas seulement touché Misrata, mais a aussi effectué un raid aérien sur un hôpital de campement à Tripoli. Les agents de l’Aise (agence des services secrets étrangers italienne) retiennent qu’il s‘agit de signaux que le général veut envoyer à l’Italie. Un avertissement qu’entre les prochains objectifs de sa flotte aérienne, les camps italiens pourraient en faire partie ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Thuringe : l'AfD donnée à 24 %.

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Allemagne. Thuringe. Un sondage en vue des élections pour le Parlement de Thuringe du 27 octobre 2019 donne l’AfD à 24 %, juste derrière les post-communistes de die Linke. [La Thuringe est dirigée par un ministre-président de die Linke et une coalition die Linke-SPD-écologistes.]

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CDU : démocrates-chrétiens

die Linke : post-communistes

SPD : sociaux-démocrates

AfD : patriotes

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

Sonstige : autres

30/07/2019

"La Ligue, une forme inédite de "nationalisme sécessionniste"."

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Italie. Revue de presse.

Le décès du carabinier italien tué par deux étudiants américains fait toujours les gros titres de l’ensemble des médias italiens. Les funérailles qui ont lieu hier en présence notamment de G. Conte et de M. Salvini font l’objet de très nombreux articles et d’une très large couverture photographique : « Ils ont tué, ils ne se sont pas repentis » (Corriere della Sera), « Nistri : stop aux coups de couteau, mais l’affaire n’est pas close » (La Repubblica), « La victime de la vie nocturne américaine »(La Stampa), « Des mystères sur le meurtre du carabinier Rega : le blitz du collègue une heure avant et le dealer libre » (Il Fatto quotidiano), « Les cris de la veuve : ‘’ C’est nous que vous devez protéger ‘’  – Mario, l’épanchement de la veuve : ‘’ Vous devez nous protéger et ne pas protéger les tueurs ‘’ » (Il Messaggero - Il Mattino).

Journaux télévisés : L’enquête sur le meurtre du jeune carabinier tué à Rome et les tensions au sein de la majorité sur la ligne ferroviaire Lyon-Turin (TAV), autonomie et loi de finances font l’ouverture des JT.

Réseaux sociaux : Les thèmes les plus commentés concernent toujours le décès du carabinier.

COMMENTAIRE, Il Messaggero, C.Nordio : « Répondre à la tragédie d’un pays plus mature » : « Comment expliquer l’attitude de celui qui, face à l’horrible assassinat d’un carabinier en service, concentre son attention sur un événement marginal ? Nous parlons du traitement réservé au jeune américain durant sa permanence à la caserne, qui a fait passer en second plan les onze coups de couteau infligé à la pauvre victime. La violence policière est malheureusement un cas fréquemment documenté, même dans les pays libres et démocratiques, tel que les comportements bien plus violents de la police américaine pour des délits mineurs.  Ceci ne légitime en aucun cas cette violence, qui sera bien évidemment punie avec sévérité, mais elle ne peut être comparée à la violence du meurtre de Mario Cerciello. Pour finir, une considération juridique. Nous sommes de grands admirateurs du système juridique américain, mais nous reconnaissons que comme tous les systèmes il a ses forces et ses faiblesses. Mais nous pouvons rassurer l’illustre avocat Alan Dershowitz, qui a soulevé des doutes quant à la légalité de nos procédures. Nous ne laisserons pas le traitement incorrect en caserne influencer nos compétences judiciaires.  S’il le souhaite, Dershowitz peut venir assister au procès et il verra que, avec toutes nos manières, notre justice peut même fonctionner mieux que la sienne ».

ARTICLE, Il Fatto Quotidiano, I. Proieti : « Ligne ferroviaire Lyon-Turin, l’alliance entre Berlusconi et Salvini pour la motion contre le Mouvement 5 Etoiles » : « La Ligue et Berlusconi ont recommencé à discuter lors du débat sur la ligne Lyon-Turin. Ainsi, le 7 août, on assistera à la renaissance de l’ancien centre-droit. Cela dit, malgré l’alliance entre Berlusconi et la Ligue, Luigi Di Maio ne semble pas vouloir abandonner.  Sur cette question : ‘’ Une motion ne suffit pas pour bloquer la construction‘’, affirme la représentante de Forza Italia Maria Stella Gelmini. La sénatrice Anna Maria Bernini invite également Di Maio à jeter le discrédit sur Conte qui, en manifestant son accord pour la construction de la ligne Lyon-Turin,  a trahi le mandat reçu par la force politique qui l’a nommé. Les prochains jours seront dédiés aux stratégies entre Forza Italia et Fratelli d’Italia qui pourraient présenter une motion en vue d’appuyer la construction de la ligne transalpine. Concernant le parti Démocrate, on raisonnait sur l’opportunité de présenter un document autonome pour soutenir la ligne haute vitesse en Val De Suse ».

ARTICLE, La Stampa, Stefano Lepri : « La nécessité de préserver les plus faibles » : « Le report au mois de septembre, du budget 2020 annoncé hier par le président du Conseil lors de sa rencontre avec les forces sociales démontre une fois de plus les dissensions au sein du gouvernement.  Les deux propositions de réformes - respectivement la Flat Tax pour la Ligue et le salaire minimum pour le M5S - ne parviennent pas à dégager un consensus. Elles se révèlent être peu adaptées au marché italien. Bien que le salaire minimum soit un cheval de bataille important de la gauche, cela ne prend pas auprès des syndicats qui craignent de voir diminuer leur pouvoir de négocier les contrats de travail. Si l’on veut protéger les plus faibles sur le marché du travail, il faut un objectif réaliste, autrement ils se tourneront vers des emplois illégaux moins bien payés. Quant à la « Flat tax », idée phare de la droite américaine, qui sous sa forme la plus pure n’est autre qu’un cadeau aux plus riches, les études montrent qu’elle compliquerait le système fiscal au lieu de le simplifier. Le président du Conseil a entendu de la part des entreprises et des syndicats d’autres priorités. Mais aujourd’hui ce ne sont plus les forces sociales qui définissent les besoins du pays. Le PIB italien a stagné ces douze derniers mois, Carlo Bonomi, président des industriels lombards parle à juste titre « d’une année perdue ». Les difficultés liées au protectionnisme de Donald Trump touchent en priorité les pays exportateurs comme l’Allemagne et l’Italie. Mais à la différence de l’Allemagne, il nous faut ajouter à cela toute une série de facteurs internes. Dans tous les cas, l’argent manque pour ces réformes, de 25 à 40 milliards en 2020, selon comment l’on souhaite les mettre en place. Et pourquoi pas un budget du compromis, qui ne mette pas au défi l’Europe, et qui nous laisserait le temps d’organiser une campagne électorale successive dans laquelle la Ligue et le Mouvement 5 étoiles seraient jugés selon les désillusions ? ».

ANALYSE, Il Mattino, I. Sales : « Autonomie, pourquoi la rancune pour le Sud condamnera l’Italie» : « Je ne suis pas un sympathisant du M5S, mais je crois qu’il faut reconnaître qu’il a gardé ouverte la discussion sur le régionalisme différencié, en transformant le thème de l’égalité des droits entre les Italiens (au-delà de la région dans laquelle on réside), en une question de l’actuel débat politique et médiatique. Ce n’était pas évident, même si le « radicalisme gouvernemental » de Di Maio (c’est-à-dire la conviction qu’être au gouvernement est la seule possibilité de survie du Mouvement) pourra à nouveause rendre aux raisons de son allié-ennemi. En vérité, au début de l’expérience au gouvernement, les Cinq Etoiles n’avaient pas été assez prudents sur les conséquences désastreuses que le régionalisme différencié pouvait apporter à l’idée de Nation et aux principes constitutionnels en créant une séparation insurmontable entre les deux Italies. Séparation non seulement du point de vue économique mais aussi du point de vue de la fourniture de services essentiels pour les citoyens. Le M5S avait, en fait, signé un accord avec les plus rusés alliés de la Ligue en vertu duquel le gouvernement n’avait qu’à ratifier les accords conclus avec les trois régions trépignantes d’impatience (Lombardie, Vénétie et Emilie-Romagne). Puis, peu à peu, la situation a changé, grâce à une réaction de la partie la plus attentive de l’opinion publique méridionale, sollicitée par des analyses détaillées sur les conséquences possibles. Il s’agit d’un raisonnement simple : si, avec le régionalisme actuellement en vigueur, les différences entre le Centre-Nord et le Sud (dans les domaines de la santé, des transports, de l’éducation publique, de l’assistance) sont déjà si élevées, que se passera- t- il lorsque certaines régions pourront utiliser davantage de ressources alors que d’autres se verront refuser des fonds supplémentaires à cause de leurs conditions économiques ? Ensuite, il y a eu le vote aux élections européennes, qui a fait réfléchir beaucoup de membres du Mouvement sur leur naïveté de permettre à la Ligue de s’approprier des résultats électoraux d’un nationalisme exaspéré accompagné par un sécessionnisme de certaines régions. La Ligue est en train de s’étendre au Sud, sans payer le prix du soutien des intérêts de certains territoires en contradiction avec ceux des régions méridionales et elle est en train de poursuivre une forme inédite de « nationalisme sécessionniste », soit un racisme non seulement ethnique (envers les étrangers) mais aussi territorial (envers les méridionaux). Qu’est-ce que c’est, sinon une forme de « racisme territorial », c’est-à-dire croire que certains Italiens, (habitants de certaines régions), valent plus que d’autres, surtout si ces derniers sont placés géographiquement au-dessous du Garigliano ? D’ailleurs, ces dernières décennies aucune force politique n’avait pensé que la lutte pour les intérêts des populations méridionales était une chose politiquement avantageuse : depuis la fin de la « Cassa per il Mezzogiorno », en fait, aucun parti national n’a poursuivi aucune bataille pour défendre le Sud. C’était la plus longue période d’hégémonie septentrionale sur la politique italienne et la plus longue période de silence et d’embarras des forces politiques, entrepreneuriales et culturelles. On peut se réjouir qu’enfin, après 25 ans, le Sud retrouve sa place dans le débat politique national, surtout en considérant que l’Italie n’existe pas en tant que Nation si les droits fondamentaux (santé, éducation, mobilité) sont niés à une partie de ses citoyens. Depuis la fin des années 80, un courant de pensée s’est affirmé selon lequel l’Italie pouvait prospérer et rivaliser même avec un Sud faible et marginal, idée qui a été exacerbé par la Ligue d’Umberto Bossi. L’Italie a abandonné le Sud, a négligé sa partie la plus faible, mais elle n’est pas sortie de son déclin historique. L’Allemagne a suivi un autre chemin, après la réunification du pays et elle a investi beaucoup de ressources dans la partie la plus faible, en devenant la première Nation en Europe et parmi les premières dans le monde. Deux expériences, deux résultats différents : la rancune du Nord, pas entravée pendant trop longtemps, n’a pas apporté des avantages pour la nation Italie. Mais l’Italie n’est pas l’Allemagne, et Salvini n’est pas Kohl et encore moins Merkel »

COMMENTAIRE, La Repubblica, Massimo Riva : «UE, les souverainistes pèsent » : « Au lieu de dissiper les doutes suite à son élection à la tête de la Commission Européenne, Ursula von der Layen a fait de son mieux pour exacerber les soupçons et les craintes sur ses réelles intentions. Evasive sur l’influence concrète que pourraient avoir les souverainistes de l’Est européen –qui se sont révélés indispensables pour son électionvon der Layen manifeste des ouvertures politiques déconcertantes envers les déviations antidémocratiques et illibérales des gouvernements de Varsovie et de Budapest. Le message est préoccupant : au lieu de chercher à reconsolider le front européiste qui a su contrer l’assaut national-souverainiste des europhobes, la nouvelle Présidente de la Commission semble disposée à continuer avec une majorité variable suivant une géométrie politique hétérogène. Le soutien des partis du groupe de Visegrad pourrait être ainsi utilisé comme une arme de chantage en cas de désaccords sur le front européiste. Perspective plutôt alarmante ».

ARTICLE, La Stampa, Cesare Martinetti : « Entre les capitales, court-circuit sur les réfugiés » : « Les 140 migrants bloqués depuis plusieurs jours sur le bateau Gregoretti par les gardes côtes italiens finiront par débarquer et seront distribués en Europe, puis seront bien vite oubliés comme la commandante du Sea Watch Carola Rackete. Mais le problème ne sera toujours pas réglé et bientôt un autre bateau chargé d’êtres humains deviendra le prétexte d’un nouvel affrontement entre le gouvernement italien et l’Union européenne. Nous sommes arrivés à une situation paradoxale, véritable paraphrase du roman sarcastique de l’américain Joseph Heller « Catch 22 », qui se résume en un proverbe : « Celui qui est fou peut demander d’être exempté des missions de vol, mais qui demande d’être exempté des missions de vol n’est pas fou ». Pour changer la situation, il faudrait se mettre autour d’une table et discuter les règles en vigueur ; mais changer les règles signifie modifier le traité de Dublin. Les gouvernements de l’Est, en particulier la Hongrie et la Pologne, que Salvini considère comme les plus proches de sa ligne souverainiste, s’y opposent. Il y a ensuite une autre question qui renforce la paraphrase de « Catch 22 » : c’est que Matteo Salvini n’a participé qu’à deux réunions des ministres de l’Intérieur européens depuis qu’il est au Viminal. Difficile d’imaginer pouvoir résoudre les problèmes si l’on ne se rend pas aux réunions, comme celle du 22 juillet dernier à Paris. La France et l’Allemagne se disent pourtant prêtes à réunir un « groupe de volontaires ». La réponse de Salvini est sans appel : nous ne prenons pas d’ordres de Bruxelles. Une plaisanterie qui aurait encore pu passer en période de campagne électorale mais qui sonne creux dans le contexte actuel. Si les 140 du Gregoretti ne sont qu’un prétexte – comme presque tout désormais – pour un jeu de rôle à l’intérieur du gouvernement italien, alors c’est une autre histoire ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Henk Otten est mis à la porte du Forum voor Democratie.

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Pays-Bas. Henk Otten est mis à la porte du Forum voor Démocratie de Thierry Baudet. Il annonce vouloir fonder son propre mouvement.

Forum voor Démocratie désire que ce co-fondateur du parti rende son siège de sénateur à Forum voor Démocratie, mais Otten refuse.

(http://lionelbaland.hautetfort.com/archive/2019/06/18/hen...)

29/07/2019

"Nous voulons maintenir l'État national."

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Allemagne. Le co-dirigeant de l'AfD Alexander Gauland déclare au magazine autrichien Freilich : « Nous voulons maintenir l'État national allemand. »

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"M5S : voilà la motion Non-TAV qui énerve Salvini : "Vous êtes dehors "."

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Italie. Revue de presse.

Le décès d’un carabinier italien tué par deux étudiants américains fait les gros titres de l’ensemble des médias italiens -Une de la presse écrite et ouverture des journaux télévisés- : « Carabinier tué, tous les appels téléphoniques » (Corriere della Sera), « La honte et la douleur » (La Repubblica), « Les yeux bandés au jeune américain, poursuites en danger »(La Stampa), « Les yeux bandés au suspect, enquête des Carabiniers, la Ligue applaudit » (Il Fatto quotidiano), « Tueur américain, enquête régulière – Tueur, confession libre  » (Il Messaggero - Il Mattino).

La ligne Lyon-Turin continue de faire la Une de certains quotidiens, avec de nouvelles tensions entre le M5S et la Ligue : « La Ligue : Si la TAV crée de la gêne aux Cinq Etoiles, ils peuvent partir » (La Stampa), « M5S : voilà la motion Non-TAV qui énerve Salvini : ‘’ Vous êtes dehors ‘’ » (Il Fatto Quotidiano).

ARTICLE Il Messaggero, S. Canettieri « Ligne Lyon-Turin, conflit entre Ligue et Mouvement 5 Etoiles : « Que faites-vous au gouvernement ? » : « Les représentants de la Ligue, Riccardo Molinari et Massimiliano Romeo partent à l’attaque : ‘’ Si pour le Mouvement 5 Etoiles la ligne Lyon-Turin est un délit humain, un gâchis, un crime, un cadeau à Macron, pourquoi font-ils toujours partie d’un gouvernement qui la réalisera ? S’ils veulent, ils peuvent démissionner, personne ne les oblige‘’.  Selon le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini ce n’est pas le gouvernement mais Danilo Toninelli qui devrait démissionner. ‘’ C’est lui qui devrait démissionner et avec lui, les autres parlementaires opposés au chantier‘’.  Mercredi 7 août 2019 au Sénat se tiendra la discussion sur la ligne Lyon-Turin, mais la majorité est destinée à se briser. Sur cette question Luigi Di Maio ‘’Si chaque parti politique votait pour soi, la motion du Mouvement 5 Etoiles passerait. Seulement l’union des votes de la Ligue et du Parti démocrate ou de la Ligue et Forza Italia empêcherait l’approbation de notre motion‘’ ».

 ARTICLE, Il Mattino, M. Conti « Commissaire UE, Conte fait pression sur Salvini. L’hypothèse Fontana et la possibilité Moavero » : « Matteo Salvini propose à G. Conte un candidat pour le poste de commissaire européen, mais le temps presse et beaucoup d’autres pays ont déjà indiqué leur nom. La présidente de la Commission européenne, Von Der Leyen, sera à Rome vendredi pour rencontrer Giuseppe Conte, qui tentera de comprendre la position de la ministre de la Défense allemande qui aura déjà consulté les gouvernements de Berlin, Paris, Varsovie et Madrid. Même le président du Parlement européen, Davide Sassoli, a invité le gouvernement italien à revenir dans la partie européenne, surtout après les positions récentes de Conte à Bruxelles. La candidature de G. Giorgetti s’est évanouie, celle de G. Buongiorno est très compliquée. Maintenant, il y a la possibilité de proposer le nom du nouveau Ministre pour les affaires européennes, Lorenzo Fontana. Il y a également l’hypothèse de la candidature d’E. Moavero ».

ARTICLE, La Stampa, F. Capurso : « Impasse sur le navire Gregoretti. Salvini reste seul, aucune aide de la part de Conte et Mattarella » : « Cette fois-ci, Matteo Salvini devra se débrouiller tout seul. Le navire des garde-côtes italiens Gregoretti a pu s’amarrer dans le port militaire d’Augusta (près de Catane) avec 131 migrants à bord. Mais au sein du gouvernement, l’idée de ne plus agir comme par le passé, en offrant l’aide et la collaboration active au ministre de l’Intérieur pour résoudre rapidement la situation, commence à prendre forme. Le navire reste bloqué, Di Maio préfère aller en Calabre pour une rencontre, Giuseppe Conte visite la chambre funéraire du carabinier tué à Rome. Aucun des deux ne semble vouloir s’occuper de ce dossier. Le ministre des Transports Toninelli (M5S) lance un dernier avertissement et demande à l’Europe de répondre mais, si l’Europe doit se charger d’accueillir une partie des migrants, quelqu’un devra bien la contacter. Le président du Conseil, qui avait été plusieurs fois protagoniste des accords avec les partenaires européens, pour le moment assiste en tant que spectateur. Les Cinq Etoiles affirment qu’il s’agit d’une ‘’ stratégie dangereuse ‘’ parce que cette impasse risque de faire exploser une nouvelle « affaire-migrants » et donc d’attirer de nouveaux consensus à la Ligue. Mais si la situation devait se prolonger, il y aurait des problèmes pour le Viminal : d’abord parce qu’un navire des garde-côtes resterait indisponible pendant plusieurs jours et ensuite parce qu’il y a, à bord, des femmes et des mineurs non accompagnés. Tous ces éléments pourraient rendre cette épreuve de force prolongée peu aisée pour le Viminal. Les silences inhabituels de Di Maio et de Conte sur cette affaire sont une première sonnette d’alarme. Le soupçon que, sur l’affaire du navire Gregoretti, le M5S est en train de construire sa vengeance pour la ligne ferroviaire Lyon-Turin (TAV) commence à s’implanter au sein de la Ligue. Salvini voudrait éviter de revivre des situations désagréables, comme quand le Président Mattarella était intervenu, pour débloquer l’impasse du navire Diciotti à Trapani et faire ainsi débarquer les migrants malgré l’avis contraire de Salvini. Si le ministre de l’Intérieur devait de présenter à nouveau devant la Commission pour les autorisations de poursuites au Sénat, il devrait aujourd’hui faire face à une nouvelle attitude de ses alliés et compter sur un groupe de sénateurs Cinq Etoiles qui n’est plus du tout uni comme il y a quelques mois ».

ARTICLE Il Foglio « Salvini et l’immigration. Le souverainisme comme écran de fumée pour cacher le charlatanisme » : « Dans une intervention à la Chambre, le député du Parti démocrate Stefano Ceccanti a résumé, de la meilleure façon possible, le sens d’un décret important que le Parlement est en train de convertir en loi. Le décret en question est celui qui est appelé par les partis du gouvernement, le décret « sécurité bis ». Suite à son analyse, Stefano Ceccanti a démontré que les articles 1 et 2 donnent naissance à une norme inconstitutionnelle ou inutile. Cependant, selon Ceccanti il y a plusieurs indices qui suggèrent que la stratégie de Salvini ne peut produire des effets que sur le plan médiatique. Dans la pratique, sa politique se fonde sur l’absence de problèmes réels à résoudre. En effet, Matteo Salvini avait promis 600 000 rapatriements pendant sa campagne électorale, alors qu’aujourd’hui environ 6 000 migrants ont été rapatriés. Récemment le ministre de l’Intérieur a affirmé, par ailleurs, ne pas vouloir donner de permis de débarquement à un navire avec 135 migrants. Et cela jusqu’au moment où ‘’ on pourra bénéficier de l’aide concrète de l’Europe afin d’accueillir les migrants‘’.  L’élément significatif de sa déclaration est que le ministre de l’Intérieur a saisi un navire pour demander la redistribution des réfugiés au sein de l’UE, après avoir imposé des alliances suicidaires en Europe, qui n’avaient pour but que de renforcer la Ligue au sein du gouvernement ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Le bungalow au sein duquel dormait un cadre de l'AfD incendié.

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Allemagne. Saxe-Anhalt. Après une fête d’été de la Ja - l’organisation de jeunesse de l’AfD -, des inconnus ont mis le feu au bungalow au sein duquel le président de la circonscription d’Altmark West de l’AfD Sebastian Koch (32 ans) et sa copine (27 ans) dormaient. Ces deux personnes n’ont pas été blessées et l’incendie a pu être maîtrisé.

26/07/2019

"Salvini et Di Maio retournent se voir. Le signal à Conte sur qui sont les "chefs"."

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Italie. Revue de presse.

Les Unes de la presse italienne portent sur les tensions au sein du gouvernement : « Gouvernement, avertissement du Quirinal » (Corriere della Sera), « Gouvernement au-dessous de zéro » (La Repubblica), « Salvini snobe Conte. Mattarella au gouvernement : ‘’ Ça suffit avec les conflits ‘’ » (La Stampa), « Salvini-Di Maio, la trêve d’été » (Il Messaggero), « Le répit Salvini-Di Maio, mais tension avec Conte » (Il Mattino).

Journaux télévisés : Les déclarations du Président Mattarella au gouvernement, les tensions au sein de la majorité et le naufrage devant les côtes d la Libye font l’ouverture des JT.

ARTICLE Corriere della Sera, A. Tirocino « Salvini et Di Maio retournent se voir. Le signal à Conte sur qui sont les « chefs » : « Suite au sommet entre Salvini et Di Maio, les distances restent, la possibilité d’une crise n’est pas évitée. ‘’Berlusconi ? Je n’ai pas nostalgie du passé, je pense au futur. Mais on verra‘’ affirme le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini. Sur la ligne Lyon-Turin : malgré le refus de la part de Toninelli de signer la lettre, on a trouvé un escamotage. Ainsi, la lettre partira d’une direction du MIT, sous l’impulsion du président du Conseil, sans la signature du Ministre ».

EDITORIAL, La Repubblica, C. Verdelli : « L’inconscience au pouvoir » : « Pauvre Mattarella et pauvre Italie. Pendant qu’il lançait un avertissement du Quirinal (éviter les conflits, collaboration au sein des institutions), Matteo Salvini refilait une gifle à son (et le nôtre aussi) Président du Conseil, en déclarant : ‘’ Le discours de Conte m’intéresse moins que zéro ‘’. Dans toutes les autres démocraties, au point où nous sommes, le président du Conseil aurait déjà dignement démissionné. Au-delà de toute sympathie politique, la situation a dépassé, depuis des semaines, le point d’un éventuel retour à un minimum de dignité, où, en guise de dignité, on considère que les forces de gouvernement, qui ne sont plus d’accord sur rien, doivent en prendre note et rompre un contrat qui les a artificiellement liées pour un an de cohabitation compliquée ».

ARTICLE/SONDAGE, La Repubblica, E. Lauria : « Le scandale n’a pas porté atteinte aux consensus de la Ligue » : « La réduction de la pression fiscale pèse plus que le scandale russe. Roberto Weber, président de Ixe (société de sondages), a affirmé que, dans un pays où le ciment civique est devenu rare, les analystes ne sont pas surpris par les pourcentages de consensus de Salvini : plus les scandales augmentent, plus Salvini est apprécié. L’affaire russe préoccupe davantage les électeurs des autres partis (PD, M5S), parce que ceux qui ont voté pour la Ligue sont plutôt intéressés par d’autres priorités : immigration, sécurité, impôts. Salvini est imperméable. Alessandra Ghisleri, directrice d’Euromedia, a souligné que l’opinion publique est plus scandalisée par les gaspillages et que seulement si Salvini était impliqué en première ligne, elle pourrait changer d’avis. Fabrizio Masia (Emg Acqua), de son côté, a affirmé que les passages décisifs pour Salvini sont la flat tax et la non-augmentation de la TVA et qu’une fois qu’il les aura surmonté, il pourra aller aux élections avec la perspective d’un résultat très important ».

COMMENTAIRE, La Stampa, M. Sorgi : « Le M5S et l’option américaine » : « Comme cela s’est déjà passé auparavant, lorsque la longue crise italienne dépassait un certain niveau, l’ambassadeur américain Lewis Eisemberg a appelé Luigi Di Maio, pour lui faire prendre conscience de sa crainte justifiée. L’ambassadeur américain a eu besoin d’éclaircir cette situation surtout après le résultat décevant de la visite de Salvini aux Etats-Unis et après le scandale des financements russes à la Ligue. Au sein du mouvement, certains disent qu’Eisemberg aurait peut-être fait comprendre à Di Maio que le moment d’arrêter la coalition gouvernementale avec la Ligue était arrivé. On ne connaît pas le contenu de l’appel téléphonique, mais le leader du M5S a dû faire comprendre à l’ambassadeur que la chute du gouvernement en ce moment pourrait avoir des résultats opposés : élections anticipées et victoire absolue de Salvini. Maintenant, c’est Di Maio, donc, qui doit se montrer crédible et fiable par rapport aux préoccupations américaines ».

ANALYSE Il Mattino, P. Balduzzi « La ligne Lyon-Turin au Sud : unique solution pour dépasser les « non » excessifs » : « Le Mouvement 5 Etoiles risque le coup mortel par rapport aux déclarations avant et après les élections. Après des années de lutte, le « oui » du premier Ministre Conte signerait la fin de la bataille du parti des « non ».  Au lieu de réaliser la ligne Lyon-Turin, ‘’ pourquoi ne pas mettre l’accent sur la nécessité d’infrastructures dans le Sud du Pays ? ‘’. On peut commencer d’où l’on veut : nécessaires modernisations, développement et mise en sécurité des lignes régionales en vue de rapprocher le Mezzogiorno avec l’Europe. C’est le seul moyen de renverser la question de l’autonomie qui est en train de briser l’Italie ».

ARTICLE Il Mattino, F. Pacifico « Le plan de Conte pour le Mezzogiorno. Investissements, règle fixe du 34% » : « L’objectif est double : rééquilibrer une politique qu’à ce stade est trop déséquilibrée sur les intérêts de la Ligue, ainsi qu’offrir aux gouverneurs du Mezzogiorno un point d’appui quand il faudra discuter d’autonomie différenciée aussi avec eux. Lundi prochain, le premier Ministre Conte présentera aux syndicats un plan pour le Sud. Le point central du plan consiste dans l’application de la règle du 34% afin de garantir un tiers des investissements publics dans la zone où un tiers de la population réside, c’est-à-dire le Sud ».

ARTICLE, La Stampa, F. Albanese : « Massacre des migrants devant les côtes libyennes : 150 personnes noyées » : « Un nouveau naufrage en Méditerranée. Au large de la Libye, deux navires ont coulé et 150 personnes ont disparu. Selon l’ONU, il s’agit de la pire des tragédies depuis le début de l’année ».

ARTICLE Il Messaggero, C. Mangani « Alerte des 007 : nous risquons une ondée de réfugiés Libyens» : «Fayez al-Serraj laisse comprendre qu’il pourrait ouvrir les centres de rétention gérés par Tripoli en vue de libérer les migrants et confier leurs vies aux passeurs. Selon les derniers chiffres diffusés par l’Organisation internationale pour les migrations, 641.398 migrants sont présents actuellement dans le territoire. Parmi eux, seulement 5.000 sont dans les centres de rétention gérés par le gouvernement de Serraj. Ainsi, s’il décidait de les libérer tous, la situation ne changerait pas beaucoup. La gestion des centres de rétention est financée par l’UE et notamment par l’Allemagne et l’Italie. Cela dit, c’est de l’argent que, dans le chaos du conflit, on ne sait pas qui va en bénéficier ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

25/07/2019

"Le non-gouvernement dans le désert."

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Italie. Revue de presse.

L’intervention de G. Conte hier devant le Sénat fait la Une des tous le journaux italiens et l’ouverture des JT. Les commentateurs considèrent que les propos du Président du Conseil Italien constituent un « défi » voire une « attaque » : « Conte attaque, Salvini le défie » (Corriere della Sera), « L’affaire russe, Salvini démasqué » (La Repubblica), « Metropol, Conte abandonne Salvini »(La Stampa), « Conte démasque Salvini, mais personne ne s’en aperçoit » (Il Fatto Quotidiano), « Conte défie Salvini, M5S en crise » (Il Messaggero), « Le défi de Conte, le M5S craque » (Il Mattino).

ARTICLE Corriere della Sera, M. Galluzzo « Au Sénat Conte accuse Salvini : Savoini a été en Russie avec lui » : « Conte répète plusieurs fois qu’il faut dialoguer avec les parlementaires quand on est au gouvernement. Presque à marquer une distance avec le choix de Salvini de refuser de se présenter au Sénat.  En revanche, Salvini déclare de manière explicite que le Premier ministre est en train de chercher d’autres majorités dans le cadre d’une possible crise. Dans son discours Conte admet de ne pas avoir reçu des informations du titulaire du Viminal. Les sièges du Mouvement 5 Etoiles sont presque désertes, en signe de protestation contre l’absence de Salvini (‘’Nous respectons Conte mais ce n’était pas lui à devoir s’exprimer aujourd’hui‘’».

ENTRETIEN de Matteo Salviniministre de l’Intérieur : « Encourageants les ‘’ oui ‘’ à la TAV et à d’autres travaux. Flat tax progressive et volontaire » (Il Sole 24 Ore) : « C’est clair que l’intérêt de la Ligue serait d’aller voter demain matin et de doubler le nombre de ses parlementaires, mais, en tant que ministre, j’ai à cœur aussi d’autres choses. Quand je parlais des partis qui disent toujours « non », je pensais à tous les grands chantiers bloqués en Italie et maintenant, en l’espace de 24 heures, les « oui » sont arrivés. C’est un jour de fête. Je serais un Italien heureux si on pouvait débloquer d’autres questions importantes : la sécurité de 15 000 emplois à l’Ilva de Tarente, la politique italienne sur les déchets pour les incinérateurs, la recherche dans le domaine de l’énergie et du pétrole, la réforme de la justice, la réforme fiscale et l’autonomie régionale. Nos propositions économiques sont prêtes, mais nous devons maintenant en discuter avec Conte, Di Maio et Tria. Nous sommes en train de travailler à la paix fiscale depuis 2 ans et nous ne pouvons pas tout faire en même temps, la flat tax sera progressive et nous voulons l’étendre aux entreprises. Il y aura des coupes aux dépenses. Je suis optimiste pour l’autonomie régionale, les négociations sont en cours nous ne voulons pas donner des ressources à certaines régions pour en enlever à d’autres. A propos de l’affaire russe, Conte a dit ce que je savais déjà, je sais très bien la raison pour laquelle je suis allé en Russie, les personnes rencontrées, je sais que je n’ai pas demandé de l’argent. La motion de défiance du PD me fait rire, il n’y a aucune crise de gouvernement, les « fenêtres de crise » qui s’ouvrent et qui se ferment tous les jours sont ridicules. Pour moi tous les jours sont importants et je dois travailler tous les jours pour mon pays ».

COMMENTAIRE, La Repubblica, S. Folli : « Le non-gouvernement dans le désert » : « Le spectacle d’hier au Sénat a été une nouveauté absolue dans l’histoire parlementaire de la République : le président du Conseil intervient sur une question très délicate – les relations entre le deuxième parti de la coalition et la Russie de Poutine – et le protagoniste de cette affaire n’est pas là, Salvini, le leader de la Ligue qui aurait dû se sentir obligé de parler au Parlement plutôt que de faire des déclarations par Facebook du Viminal. Et ce n’est pas tout : pendant que Conte commence à parler, les membres du M5S abandonnent la salle et vont se placer au milieu du public. Ils le font contre la décision du Palais Chigi de terminer les travaux de la ligne ferroviaire Lyon-Turin (TAV), un choix attendu. C’est très grave, les deux partis de la majorité ont manqué hier de respect envers leur Président du Conseil, une énième confirmation de la situation de confusion politique et institutionnelle. L’impolitesse reste et en d’autres temps elle aurait provoqué au moins un vote de confiance. Au contraire, le non-gouvernement restera opérationnel, parce le mois d’août a d’autres priorités. Personne n’en sort gagnant : ni Salvini, qui parle sur les réseaux sociaux plutôt qu’au Parlement, et qui ne choisit pas les élections dans un contexte d’isolement international. Ni les Cinq Etoiles, Di Maio étant un petit leader évaporé, mais même pas Conte, dont le discours au Sénat était faible et rigide, ni pour, ni contre Salvini».

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco : « La solitude du garant » : « L’isolement par rapport à sa majorité était un prix que Giuseppe Conte savait qu’il devait payer. Et il l’a payé au Parlement, conscient que l’encerclement par le M5S et la Ligue est ambigu : il est plus apparent que substantiel et toutefois sans issue. Mais surtout, en évoquant la centralité des Chambres, il a lancé un avertissement à la Ligue, qui vise à l’épuiser et à le remplacer. Attention, si vous pensez décharger sur la législature vos difficultés et vos ambitions électorales, vous devez savoir qu’aujourd’hui cet épilogue n’est plus si sûr. Il faut rééquilibrer le contrat entre M5S et Ligue, en tenant compte des rapports de force que Salvini considère en sa faveur. La nouveauté est que Conte semble relire le résultat des élections européennes non seulement comme un triomphe de la Ligue mais aussi comme un présage d’isolement d’une Italie identifiée avec le ‘’ souverainisme ‘’ de Salvini. Hier, le président du Conseil a joué le rôle du double bouclier : pour protéger Luigi Di Maio de la colère du Mouvement après le oui à la TAV et pour offrir une défense à Salvini, empêtré dans l’affaire des relations de la Ligue avec la Russie. Mais Conte a revendiqué, en même temps, avec le Président Mattarella, une loyauté européenne et à l’OTAN, en tant que périmètre naturel de la politique étrangère. L’absence du Mouvement au Sénat et le refus de Salvini de se présenter aux Chambres sont devenus les deux côtés de l’embarras du gouvernement. Il est facile pour les oppositions de soutenir qu’ils sont dans une crise de gouvernement, mais il s’agit d’une crise encore virtuelle. La nouveauté est que Conte se trouve dans les alliances internationales non pas comme l’interprète du populisme souverainiste mai plutôt comme ‘’ garant ‘’. En ce qui concerne les relations entre la Ligue et la Russie, Conte a liquidé ‘’ Monsieur Savoini ‘’ comme une imprudente légèreté de Salvini. Conte est destiné à flotter sur ces contradictions, surtout celle de l’exigence de Di Maio de confier au Parlement la décision finale sur la TAV. Mais il sait que ce sera de plus en plus compliqué, mais l’avertissement que Conte a lancé à Salvini a été très clair et a provoqué la colère du leader de la Ligue ».

ARTICLE Il Messaggero, S. Canettieri  « Maintenant Casaleggio élève la voix. On ne gouverne pas à tout prix » : « ‘’ Personne m’a prévenu de la vidéo de Conte sur la ligne Lyon-Turin et surtout cela est la preuve qu’on ne gouverne pas à tout prix ‘’déclare Davide Casaleggio. Si Alessandro Di Battista échange des messages d’urgence avec les parlementaires proches de lui, Roberto Fico ne se prononce pas. Et cela car Fico, en tant que président de la Chambre, ne peut pas aller à l’encontre de la proposition de vote faite par Di Maio. Sur le discours de Conte, la députée du Mouvement 5 Etoiles Fabiana Dadone, a été encore plus explicite : ‘’ Sur la ligne Lyon-Turin il y a eu la première erreur politique de Conte. Le président aurait dû motiver mieux les choix personnels et avec des manières compatibles avec les institutions‘’ ».

ARTICLE Il Messaggero, G. Nicola « Appendino peut perdre la majorité. Deux conseillères du Mouvement 5 Etoiles prêtes à quitter » : « Les conseillères du Mouvement 5 Etoiles, Daniela Albano et Maura Poli, sont prêtes à quitter leur parti politique. ‘’Ce qui a été mis en place par Di Maio et Conte a été pénible et inacceptable. Si les ministres et les parlementaires du M5S ne mettent pas en crise le gouvernement en cas de feu vert de la ligne Lyon-Turin pour nous il est impossible de continuer à faire partie du gouvernement ‘’.  La maire de Turin, Chiara Appendino : ‘’J’ai toujours été contraire à la ligne Lyon-Turin, mais dès le début de ma campagne électorale j’ai dit qu’un maire et une administration locale ne pouvaient pas la bloquer. Mon auspice est que la majorité puisse continuer, car on a beaucoup de thèmes très importants‘’ ».

ARTICLE Corriere della Sera, T. Labate « Tav et poison, guerre froide entre Di Maio et Conte » : « La guerre froide entre Conte et Di Maio est le fruit de la division interne au sein du Mouvement 5 Etoiles sur la ligne Lyon-Turin. Et surtout des mots prononcés par le président du Conseil lors de son discours. Le chef politique du M5S : ‘’ Mais sur cela on ne s’était pas mis d’accord. On est restés qu’il aurait dit seulement que le dernier mot appartenait au Parlement, mais pas jusqu’à ce point-là ‘’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

24/07/2019

"G. Conte annonce que les travaux de la ligne Lyon-Turin continueront."

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Italie. Revue de presse.

L’ensemble des Unes des médias italiens est consacré à la déclaration de G. Conte qui a annoncé que les travaux de la ligne Lyon-Turin continueraient, leur arrêt impliquant un coût plus élevé que leur poursuite. Les commentateurs relèvent la colère de la base du M5S, en particulier celle de Beppe Grillo qui parle d’une « trahison » de la part d’un « mouvement qu’il ne reconnaît plus » : « Le M5S se retire, la TAV se fera » (La Stampa), « Changement sur la TAV, oui de Conte » (Corriere della Sera), « Pardon Grillo, la TAV se fera »(La Repubblica), « Conte monte sur la TAV. Elle se fera » (Il Messaggero), « Changement d’avis de Conte, la TAV se fera. Toninelli en danger » (Il Mattino), « Les 5 étoiles sous la TAV » (Fatto Quotidiano).

La prise de fonction de B. Johnson comme nouveau Premier Ministre britannique fait également la Une avec une large couverture photographique.

EDITORIAL, M. Sorgi, Stampa, « Le président du Conseil tend la main au Capitaine (ndr : surnom donné à M. Salvini) » : « Bien qu’étant accompagnée d’une série de ‘’si’’ et de ‘’mais’’, l’annonce du « oui » de Conte à la TAV, à la veille de la réunion au Sénat dédiée à l’affaire russe qui implique Salvini, marque un changement important sur l’un des thèmes les plus controversés de l’alliance Ligue-M5S. Conte, accusé de ne pas être super partes, et d’aller dans le sens des 5 étoiles, ouvre ainsi la porte à la Ligue et crée une fracture au sein du mouvement. C’était inévitable surtout depuis que l’Europe avait augmenté de 40 à 55% son financement. Le raisonnement de Conte par ailleurs ne fait pas un pli : renoncer à la TAV aurait un coût plus élevé que de la terminer. Toninelli devra soit contresigner, soit démissionner. Pour le M5S et Di Maio ce seront des jours compliqués mais, après la défaite électorale du 26 mai, c’est ‘’primum vivere’’ qui compte. Et pour survivre, il faut que le gouvernement tienne quel qu’en soit le prix et que la législature continue. Il faudra voir si Salvini se contentera de cette victoire ou mettra la barre de son soutien à Conte plus haut ».

ARTICLE Il Fatto Quotidiano, L. De Carolis « La dernière débâcle : le tabou tombe, le Mouvement 5 Etoiles sort battu » : « Luigi Di Maio jure de ‘’respecter Conte‘’ même s’il tient à souligner que        ‘’pour le Mouvement 5 Etoiles, la réalisation de la ligne Lyon-Turin représente une œuvre nocive, un cadeau à la France et à Macron‘’‘’Le Parlement devra décider sur la Tav‘’ a affirmé Giuseppe Conte. Cela dit, le président du Conseil a été choisi par le Mouvement 5 Etoiles, et c’est un gouvernement dans lequel la majorité appartient encore au M5S. Le résultat de ce syllogisme est que le Mouvement 5 Etoiles n’a pas pu, ni voulu, arrêter la ligne Lyon-Turin. Ainsi, il n’a pas protégé ce qui était considéré comme étant un symbole par les membres du Mouvement. ‘’Nous ne lâcherons jamais‘’ promet Luigi Di Maio : ‘’Le Mouvement présentera un acte législatif pour dire qu’il y a d’autres priorités‘’. Sur cette question, le sénateur Emanuele Dessi : ‘’Aujourd’hui c’est une très mauvaise journée, après des années de luttes cela représente une défaite extrêmement pénible‘’ ».

ARTICLE La Repubblica, T. Ciriaco : « Grillo parle en tant qu’ancien membre du M5S : ‘’ C’est une trahison ‘’. Mais Toninelli reste » : « Cela ressemble à la fin du monde et peut-être cela l’est-il. Le feu vert à la ligne ferroviaire Lyon-Turin de la part de Giuseppe Conte a provoqué une dure réaction de Beppe Grillo, fondateur du M5S, qui a parlé comme s’il était un ancien membre du Mouvement, en soulignant que c’était une « trahison » de la part d’un mouvement qu’il ne reconnaît plus. L’annonce de Conte, une victoire pour Salvini, dont le parti a toujours soutenu ce chantier, a provoqué également l’embarras de Luigi di Maio et la colère de la base du M5S ».

COMMENTAIRE, C. Tito, La Repubblica : « L’âme perdue des Cinq Etoiles » : « Le Mouvement Cinq Etoiles existe encore ? Ou bien, est-il seulement un simulacre ? Vidé, privé de son noyau original, sans une âme, ou mieux, sans contenu. Il est encore en vie, mais pour survivre, pour rester au sein du gouvernement mais pour ne pas gouverner. Le feu vert à la TAV l’a, en effet, débranché. Le rideau a été définitivement tiré. Le problème est que pour ceux qui sont au gouvernement, tout devient indifférent. Sans valeur. Ansi Di Maio peut subir la TAV et Salvini peut répéter obsessionnellement que les ports sont fermés. Le résultat de tout cela est l’incohérence constante, le manque de fiabilité, l’annulation de l’intérêt collectif. Il ne reste que l’intérêt individuel. Le véritable résultat du pacte entre le M5S et la Ligue est uniquement le dévouement au pouvoir, seulement au pouvoir, sans politique ».

 ARTICLE/ENQUETE, La Repubblica, C. Bonini, T. Ciriaco : « Qui a payé les missions de Savoini à Moscou ? Le président du Conseil demande, Salvini ne répond pas » : « Devant le fantôme russe, le vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur Matteo Salvini reste en hibernation dans sa tranchée et maintenant il échappe aussi à Giuseppe Conte. En effet, depuis deux jours, ses bureaux de vice-président au Palais Chigi ne fournissent pas les informations qu’ils ont, sur Gianluca Savoini, à l’occasion de ses voyages récurrents à Moscou de l’été 2018 jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit d’une série de questions très simples posées à Salvini, de la part du président du Conseil Conte, par son secrétaire Général, auxquelles le Viminal n’a jamais répondu. De même que cette situation est grotesque, l’impasse reste, après trois semaines de l’affaire Metropol et la vérité sur les relations avec la Ligue est, donc, dans le portable de l’ancien porte-parole, maintenant aux mains des juges ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

23/07/2019

"Conte est prêt à dire "oui" aux chantiers de la TAV."

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Italie. Revue de presse.

L’incendie d’une cabine électrique près de Florence, qui a bloqué hier une grande partie du transport ferroviaire italien, fait la Une des médias italiens. La presse transalpine fait état d’un acte de « sabotage », voire d’un « attentat » attribué à la mouvance anarchiste, opposée à la TAV : " Sabotage, trains dans le chaos " (Corriere della Sera), " L’Italie paralysée, le gouvernement même pire " (La Repubblica), " Un attentat bloque la TAV " - " TAV, un attentat coupe l’Italie " (Il Messaggero - Il Mattino)

 La réunion qui s’est déroulée hier à Paris sur la question de la répartition des migrants fait la une du Corriere della Sera et du Messaggero et est traitée, en pages intérieures, dans l’ensemble des journaux italiens. Les commentateurs font état d’un nouvel épisode de tensions entre la France et l’Italie : " Les accusations de Macron à l’Italie des migrants " (Corriere della Sera)

ARTICLE/ENQUETE, La Repubblica, L. Montanari, F. Tonacci : « Les anarchistes qui haïssent la TAV : ‘’ Il faut provoquer la panique ‘’ » : « L’énième sabotage nocturne d’une cabine électrique près de Florence a bloqué le transport ferroviaire italien et a coupé la ligne ferroviaire Milan-Rome, véritable colonne vertébrale de la ligne à grande vitesse (TAV). Le sabotage a été revendiqué par une groupe anarchiste italien qui a annoncé : ‘’ Il faut provoquer la panique et l’apporter à la superficie des choses ‘’. Il existe l’hypothèse que la raison de cette action aurait été un avertissement dans l’attente de la décision du juge, qui devait se tenir hier après-midi, qui a ensuite condamné les trois anarchistes toscans pour la bombe du Jour de l’An 2017 à la librairie ‘’ Il Bargello ‘’considérée proche de CasaPound. Les services de renseignement sont très préoccupés par ces actions des anarchistes qui sont, en effet, les partisans principaux de l’action destructrice directe ».

COULISSES, M. Galluzzo/A. Trocino, « Conte est prêt à dire « oui » aux chantiers de la TAV. Risque de chaos pour le M5S – La décision sera connue d’ici vendredi, avec un report éventuel des fonds » :« Seulement deux mois après avoir exprimé ses ‘’doutes et perplexités’’ et après avoir consulté le dossier coûts-bénéfices, il avait dit qu’il se ‘’battrait pour ne pas laisser ouvert le chantier TAV’’.  Mais les choses changent, la réalité est là, l’Europe pousse, la Ligue insiste, et voilà que G. Conte est prêt à donner son accord au chantier le plus détesté des 5 étoiles : le Lyon-Turin. Une décision difficilement imaginable qui devient un dû. Conte s’exprimera devant le Parlement et il ne s’agira pas de déclarations contre Salvini mais bien en défense du gouvernement. »

ARTICLE La Stampa, C. Martinetti « L’Italie brisée par les anarchistes » : « L’attentat à la ligne de haute vitesse dans la périphérie de Florence est un acte trop grave pour être considéré comme une écœurante querelle politique. Trois incendies volontaires ont divisé en deux l’Italie. Trains annulés et retards jusqu’à 240 minutes. Après trois heures d’attente nombreux ont essayé de trouver un moyen alternatif tel que voiture ou avion. La piste anarchique est privilégiée. ‘’ J’espère qu’ils seront attrapés et iront en prison‘’, affirme le représentant de la Ligue Matteo Salvini. Le ministre des Infrastructures Danilo Toninelli assure : ‘’ On ne craint pas des attentats. L’Etat italien est fort et l’attention est très élevée‘’ ».

ARTICLE, La Repubblica, A. Ginori « Macron attaque Salvini sur les migrants : ‘’ Accord européen, l’Italie n’est pas là ‘’ » : « L’Europe cherche-t-elle des solutions pour faire face aux débarquements de migrants ? Salvini répond absent. Ce n’est pas la première fois que le ministre de l’intérieur déserte une réunion européenne, mais hier son absence a été remarquée parce que la France avait organisé une rencontre informelle précisément pour tenter d’aider les pays les plus exposés aux débarquements, en premier lieu l’Italie. Il n’y avait aucun représentent important de notre gouvernement. Le thème de la réunion était la proposition franco-allemande, déjà présentée à Helsinki, pour organiser la répartition des migrants. L’affaire dramatique du navire Sea Watch a convaincu Paris et Berlin d’agir, mais Salvini ne veut ni discuter ni présenter une contre-proposition. Il continue d’évoquer la réforme des règles de Dublin, bloquée par ses alliés, les pays de l’Est, et il se limite au slogan ‘’ ports fermés ‘’, inhumain et inefficace. Le ministre de l’Intérieur  a donc envoyé à Paris une délégation technique avec le mandat précis de bloquer les tentatives d’arriver à un document partagé : mission qui a échoué. Même le gouvernement de Malte, exposé aux débarquements comme l’Italie, s’est aligné avec la ‘’ coalition de volontaires ‘’ et il devrait organiser la prochaine réunion sur le ‘’ mécanisme de solidarité ‘’ en septembre. L’Italie est donc restée seule, avec ses contradictions. Il est probable que le leader français en parlera aujourd’hui lors de la rencontre avec Ursula Von der Leyen ».

ARTICLE/UNE, S. Montefiori, Corriere della Sera : « Tension diplomatique. Les accusations de Macron contre l’Italie sur les migrants » : « Nouvel affrontement entre Macron et Salvini sur les migrants. 14 pays ont trouvé hier un accord hier à Paris pour créer un ‘’mécanisme de solidarité’’ pour la redistribution des migrants. Pas avec l’Italie, qui n’a pas participé et a rejeté l’accord. Macron n’a pas nommé Salvini mais a déploré des absences ‘’injustifiées’’, ajoutant que l’’’on ne gagne jamais rien en ne participant pas’’. Salvini a répliqué : ‘’l’Italie a relevé la tête, elle ne prend pas d’ordres’’. L’accord de Paris a été pensé pour répondre aux griefs de l’Italie, se plaignant d’être laissée seule face aux débarquements. L’idée serait que les pays européens acceptent le principe selon lequel ceux qui débarquent en Italie débarquent en Europe, et acceptent donc de prendre en charge les migrants, relocalisés rapidement ; l’Italie est appelée à rouvrir ses ports pour accueillir de nouveaux bateaux en difficulté, en conformité au droit international. Cette sorte d’échange n’est pas accepté par l’Italie qui a déserté la rencontre. Salvini a défini la rencontre de Paris comme étant un ‘’flop’’ et ajoutant que ‘’si Macron veut discuter d’immigrés, qu’il vienne à Rome’’.  Ce n’est pas l’invitation la plus diplomatique qui soit. A Helsinki, il avait déjà rejeté l’éventualité que l’Italie rouvre ses ports, avec d’un côté France et Allemagne et de l’autre l’Italie et Malte qui ne veulent pas être les ‘’hotspots’’ de l’Europe ».

ARTICLE/UNE, V. Errani, Messaggero, « Affrontement Macron-Intérieur, 14 pays pour l’accord » : « L’affrontement entre Macron et Salvini a eu lieu à distance. De fait, la France a encaissé l’adhésion de 14 états de l’UE pour un ‘’mécanisme de solidarité’’ avec une indication indigeste pour le ministre de l’Intérieur italien, concernant l’obligation du débarquement dans le port le plus proche. Les positions à Helsinki étaient les mêmes et hier, Salvini avait envoyé une délégation technique à Paris avec pour mission de rejeter les tentatives de parvenir à un document partagé. Ce n’est pas le premier affrontement et la solution semble encore loin ».

COMMENTAIRE La Repubblica, S. Folli : « L’anomalie Salvini et ses inconnues » : « Il est désormais inutile de découvrir de combien de mines le chemin du gouvernement est disséminé. La liste est longue : le conflit Nord-Sud, la ligne Lyon-Turin (TAV), la flat-tax, l’élection de la nouvelle présidente de la Commission européenne, jusqu’au scandale des financements russes à la Ligue. Tout peut arriver, il faut attendre la position de Conte sur la défense de Salvini et voir si le ministre de l’Intérieur prend une décision qu’il a reportée jusqu’à maintenant. La Ligue souverainiste coïncide plus que jamais avec ‘’ l’anomalie italienne ‘’, mal tolérée par l’axe qui gouverne l’Europe, de Macron à Merkel et Von der Leyen. Par conséquent, une crise de gouvernement en août équivaut à ouvrir la boîte de Pandore. Certaines voix du PD sont en train de demander une ouverture au M5S. C’est vrai qu’il n’y a pas les conditions pour un exécutif basé sur une entente PD-Cinq Etoiles et Renzi a assez d’amis au Parlement pour boycotter l’opération. Mais lui aussi, comme Salvini, il fait partie des ‘’anomalies italiennes ‘’ et pour le leader de la Ligue le risque serait de perdre la partie politique, un premier pas vers le déclin malgré les sondages au zénith ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

22/07/2019

"Le plan de Salvini pour les 40% : ‘‘Je peux gouverner seul.""

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Italie. Revue de presse.

Autonomie régionale – Gouvernement : Les titres de la presse italienne portent principalement sur la question de l'autonomie régionale qui oppose la Ligue et le Mouvement 5 étoiles. Les médias rappellent les demandes répétées de la Ligue pour que les régions du Nord (qu'elle dirige) contribuent moins au titre la péréquation, au financement des régions du Sud : " Autonomie réelle au Nord " (Corriere della Sera), " Conte, objectif important. Autonomie, il est prêt à négocier avec les Présidents des Régions " (La Repubblica)," Rupture sur l'autonomie - Le Nord, nous ne signerons pas. Conte prêt à négocier " (La Stampa), " Régions, affrontement sur les fonds " - " Régions, affrontement sur les impôts " (Il Messaggero - Il Mattino)

Ligne ferroviaire Lyon-Turin (TAV) : le quotidien turinois titre également sur les affrontements qui ont opposés les forces de l'ordre à des manifestants qui s'opposent la construction de la ligne Lyon Turin : " Guérilla NO-TAV, pierre et roquettes contre la police " (La Stampa)

COULISSES, A. Trocino, Corriere, « ‘’Nous avons même attendu trop longtemps’’. Salvini tenté par des élections où il irait seul – Ses proches sont convaincus qu’il arriverait à 40%. Et Giorgetti pousse à la rupture avec le M5S » : «Salvini, après la pression mise par Giorgetti pour qu’il rompe avec le M5S, tergiverse. Mais sa patience est à bout comme il l’a dit hier soir, très dur : ‘’nous avons attendu trop longtemps, qui en Europe est avec Merkel ou Macron ne peut être avec nous’’. Les sondages font bouger les fils et poussent à la crise : le dernier du Corriere le donne à 36%. Le ‘’Russiagate’’ reste en fond. Reste à savoir si le prochain pas sera ou non la rupture. Le plus tranquille au M5S est le secrétaire d’Etat Buffagni, qui dit ‘’les léghistes aboient mais ne mordent pas’’ ».

COULISSES, I. Lombardo, Stampa, « Le plan de Salvini pour les 40% : ‘‘ Je peux gouverner seul ’’ » : « Dans le tumulte psychologique de ces derniers jours, où il semblait à un pas de déclarer ouverte la crise, avant de faire deux pas en arrière et laisser se déchaîner ses deux gouverneurs pit-bulls (Vénétie, Lombardie), Matteo Salvini s’est consolé avec les sondages. ‘’Nous pouvons arriver à 40%’’ a-t-il dit avec ses plus proches collaborateurs. ‘’Je veux essayer’’. Le gouvernement est en danger comme jamais. Ce pourrait être toujours le même scénario, comme dit le Parti Démocrate, ou bien ce pourrait vraiment être la fin. Giorgetti est arrivé à son maximum de patience et son entretien au Quirinal où il a refusé la possible carrière de commissaire européen a été vu comme un signal par les parlementaires de la Ligue : ‘’c’est la fin’’ ont-ils dit. »

ARTICLE La Repubblica, C. Tito: « Le plan B de Salvini. Remplacer le président du Conseil pour éviter le vote » : «‘’ Salvini doit se rappeler que la majorité en Parlement, même si relative, nous l’avons encore‘’ annoncent Luigi Di Maio et les représentants du Mouvement 5 Etoiles. Cela dit, les journées de la Présidence du conseil sont agitées par un soupçon : que le leader de la Ligue ait un plan B par rapport aux élections anticipées, et qu’il pense remplacer le président du Conseil. Le duel serré n’est plus avec Di Maio mais avec Conte, dont le rôle a pris de l’ampleur ces derniers mois en provoquant le mécontentement parmi les membres du Mouvement 5 Etoiles ».

COMMENTAIRE La Repubblica, I. Diamanti « Seul Salvini est l’ennemi de Salvini » : « Salvini risque d’apparaître non plus comme l’homme fort et décisif pour la politique italienne, mais comme un homme et un politicien comme les autres. Malgré les scandales qui évoquent la corruption et la dépendance des pouvoirs économiques, la Ligue ne cesse d’attirer des voix, qui sont même en augmentation ».

ARTICLE, P. Colonnello, Stampa, « La colère de Fontana (Lombardie) et Zaia (Vénétie) : ‘’Conte nous a blessés, ainsi la décentralisation est une farce’’ » : « De nouvelles négociations sont prévues. Conte a décidé de tendre la main aux deux gouverneurs, la nouvelle informelle est qu’il pourrait les voir dès mardi ».

ARTICLE, Il Messaggero, M. Ajello : « Tenaille UE sur la Ligue contre le front pro-russe » : « De mauvaises nouvelles arrivent encore de l’Europe pour la Ligue. Le Parlement européen est en train de réfléchir à la proposition, surtout de la part du groupe socialiste, de créer en septembre une commission d’enquête pour évaluer l’influence de la Russie sur les élections européennes ainsi que sur ses ingérences sur les partis et sur la vie politique des Etats-membres. Et l’initiative européenne pour éclaircir l’affaire des financements russes à la Ligue est en train de démarrer, suite aussi à la préoccupation générale à l’égard des liens entre Moscou et les partis populistes ».

ENTRETIEN, Luigi Di Maio, vice-président du Conseil, Stampa de samedi, « Aucun soupçon sur Matteo (Salvini) et la Russie, le gouvernement continue » : « ‘’Je le dis clairement : il n’y a pas le spectre d’une crise. Le mot crise n’est pas dans le vocabulaire du gouvernement. Aucun changement pro-allemand dans notre attitude au sein de l’UE : nous poursuivons l’intérêt des Italiens, chose que Bruxelles a oublié’’. Sur le PD : ‘’nous n’avons jamais eu de rapports avec un parti pro-austérité qui a contribué à la chute du pays’’ ».

Article Il Messaggero, C.Mangani « Le Viminal aux Français : l’Italie n’est pas votre camp de réfugiés » : « Nouvelle rupture diplomatique : le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a envoyé une lettre à son homologue français, Christophe Castaner, pour lui communiquer sa décision de ne pas participer à la réunion d’aujourd’hui à Paris sur les migrants, après celle d’Helsinki. Salvini a déclaré que l’Italie n’est plus le camp des réfugiés de Bruxelles, de Paris et de Berlin et qu’elle n’est plus disposée à accueillir tous les migrants qui arrivent en Europe. Les raisons de la décision de Salvini sont les mêmes qui avaient agité le débat à Helsinki, c’est-à-dire l’annonce de la proposition franco-allemande qui affirme qu’il faut faire débarquer les migrants ‘’dans le port le plus proche et le plus sûr‘’. L’affrontement repart précisément le jour où les navires SOS Méditerranée et Médecins sans frontières ont annoncé la reprise des opérations de sauvetage en Méditerranée et devant la Libye ».

ARTICLE, La Repubblica, A. Ziniti « Les vrais nombres des immigrés rappatriés. Environ 500 par mois, 1 sur 4 en Albanie » : « Le Garant des détenus : les migrants que l’Italie renvoie aux pays d’origine sont en baisse. Salvini en avait promis 600 000. Les charters vers la Tunisie (premier pays de personnes arrivées par la mer) sont au ralenti. Et les queues des migrants irréguliers augmentent.   ‘’Pour la première fois les rapatriements sont plus nombreux que les débarquements‘’ affirme le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini. Cependant, parmi ces migrants on en renvoie beaucoup moins que ce qu’on devrait ».

ARTICLE Il Messaggero, M. Conti : Commissaire UE, accord encore lointain, s’il s’agit d’un ‘’ technicien ’’, la carte Moavero est probable » : « Après avec renoncé à la fonction de commissaire européen de Giancarlo Giorgetti, la Ligue se prépare à une législature européenne à l’opposition. En effet, la Ligue n’a pas voté Ursula von Der Leyen et maintenant a aussi renoncé à proposer le nom de Giulia Bongiorno. La solution pour la nomination du Commissaire européen pourrait donc être de nature technique plutôt que politique. L’actuel ministre des Affaires Etrangères, Enzo Moavero Milanesi, pourrait être favorisé pour cette nomination, en ayant l’avantage d’être l’expression de l’exécutif et d’avoir une excellente connaissance des mécanismes communautaires ».

 ARTICLE, Stampa, « Assaut des anti-TAV : roquettes, feu et pétards, 70 activistes poursuivis » - « Deux nuits d’attaques contre le chantier en Val de Suse. Le Ministre Salvini : ‘’arrestations et accélération des travaux’’ » : « De nombreuses réactions politiques ont suivi les deux nuits d’attaque contre le chantier pour la Lyon-Turin par environ deux cents personnes. Entre autres, A. Cirio, président du Piémont, a déclaré qu’’’aucun acte intimidateur ne serait accepté’’ et que les travaux devaient se poursuivre ».

COULISSES, F. Caparuso, Stampa, « Le M5S ne devrait pas tarder à se rendre aux raisons des pro-TAV, le parti est désormais du côté de la police » : « Le temps de sa bataille politique contre la TAV a fait long feu et Di Maio a pris acte de n’avoir plus d’alliés à ses côtés. Ni sur le front externe, avec les Français jamais vraiment disponibles à abandonner le projet, ni interne. Et il abandonne ainsi, en se rangeant du côté des forces de l’ordre, une des racines du M5S. Le gouvernement français a inséré la Lyon-Turin dans sa loi d’orientation de la mobilité et l’UE a donné sa disponibilité pour augmenter son pourcentage de financements aux travaux. Du coup, le M5S est en net repli, pensant demander une révision du projet. A Turin, des défections pourraient suivre au conseil municipal et la mairesse, C. Appendino, risque de tomber. D’ici le 26 juillet, le gouvernement italien doit donner une réponse à l’UE sur le projet ».

ENCADRE, Corriere, « Airoli (sénateur M5S) : ‘’Le ministre veut bloquer les manifestants ? Qu’il arrête les travaux‘’ » : « A. Airola a un pédigrée anti-Lyon-Turin de plus de dix ans et a déclaré : ‘’Salvini veut arrêter les manifestants anti-TAV. Mais s’il arrêtait les travaux, il n’aurait plus besoin d’arrêter personne’’, tout en se disant contre les violences ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

21/07/2019

Italie : le centre-droit uni obtiendrait la majorité des 2/3 des sièges.

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Italie. Une projection à partir d'un sondage réalisé le 18 juillet montre, qu'en cas de législatives, si le centre-droit se présente uni (Ligue, Frères d'Italie, Forza Italia), il obtiendra la majorité des 2/3 à la Chambre et au Sénat.

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Italie : le centre-droit uni obtiendrait la majorité des 2/3 des sièges.

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Italie. Une projection à partir d'un sondage réalisé le 18 juillet montre, qu'en cas de législatives, si le centre-droit se présente uni (Ligue, Frères d'Italie, Forza Italia), il obtiendra la majorité des 2/3 des sièges à la Chambre et au Sénat.

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20/07/2019

"Le plan de Salvini pour les élections."

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Italie. Revue de presse.

La possibilité d’une crise gouvernementale fait les gros titres des médias transalpins : « Gouvernement : tensions et menaces de crise » (Corriere della Sera), « La crise est là, personne ne l’admet » (La Repubblica), « Salvini prépare la crise gouvernementale » (La Stampa), « Affrontement Ligue-M5S, le gouvernement vacille » (Sole 24 Ore), « Déchirure de Salvini, vents de crise » (Il Messaggero), « La déchirure de Salvini, le gouvernement vacille » (Il Mattino), « Le plan de Salvini pour les élections » (Il Giornale).

EDITORIAL Corriere della Sera M. Franco « L’Italie vient avant tout » : « En d’autres temps, un affrontement au sein du gouvernement comme celui auquel nous assistons aurait déjà abouti à une crise. Depuis hier, la situation est à risque. M. Salvini, isolé en Europe, assiégé par le M5S mais soutenu par son électorat, a évoqué pendant quelques heures la rupture, en prenant comme prétexte, l’élection de von der Leyen avec les voix du M5S. Mais cela aurait pu être n’importe quel autre sujet, tant les conflits accumulés après le 26 mai sont nombreux. Toutefois, il est temps que l’on explique au pays ce que la majorité populiste et souverainiste veut faire de cette législature. Continuer à tout prix l’inertie multiplie la conflictualité et l’immobilisme, faisant du mal à l’Italie. Les souverainistes, qui sont exclus du grand jeu européen, représentent un désastre continental : l’exécutif a commencé une manœuvre désespérée pour l’amoindrir. Le pari risqué de tout faire sauter est, à ce stade, suspendu par le leader de la Ligue, qui est en train de vivre l’un des pires moments de sa carrière. Le spectacle offert par le M5S et la Ligue est de toute façon déplorable. Il nous pousse à croire que l’idée d’un populisme destiné à diriger longtemps l’Italie est en train de finir. Mais tout doucement, avec mille convulsions »

EDITORIAL La Stampa F. Geremicca « Chronique d’une mort annoncée » : « Oui, cette fois-ci il y a vraiment le risque d’une crise. C’est le ton des phrases lancées mais aussi les argumentations qui semblent être de vraies anticipations de propagande électorale. Les observateurs et les acteurs impliqués se demandent ceux qui peuvent profiter d’une crise. Pour le gouvernement Ligue-M5S, nous pourrions dire que jamais une crise n’a été aussi évoquée, annoncée et peut-être aussi attendue ».

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « La ligne de Mattarella : mettre en sécurité le budget » : « Ce ne sera pas un diktat, car le dernier mot sur la crise et les élections relève des partis, mais le conseil de Mattarella est d’assumer la responsabilité : mettre en sécurité la session budgétaire afin de ne pas conduire l’Italie en exercice budgétaire provisoire. Cela comporterait inévitablement l’augmentation de la TVA, outre d’autres tensions sur les marchés. Les collaborateurs de Mattarella répondent de manière nette qu’au Quirinal il n’y a pas de construction de scénarios en dehors des indications que donneront éventuellement les partis et le Parlement. Si l’on veut verrouiller la session budgétaire, Salvini devrait ouvrir une crise immédiatement, d’ici la fin du mois, pour aller voter le 29 septembre ou la première semaine d’octobre. De toute manière, le Palais Chigi demeure crucial : impossible d’avoir une crise s’il n’y a pas la démission de Conte ou de motion de défiance contre lui de la part du Parlement ».

RESTROSCENA Corriere della Sera F. Verderami « La stratégie de l’attente de Conte, qui sonde le Quirinal et l’opposition » : « La Ligue fait pression pour que Salvini ne perde pas ‘’l’occasion’’ d’ouvrir une crise. Au final, tout se réduit au choix de Salvini et du Palais Chigi qui l’attend au tournant. Hier, le Président du Conseil a eu un entretien réservé avec Mattarella. Conte (et Di Maio) imaginant la ‘’fenêtre électorale’’ désormais fermée, ont commencé à encercler l’allié. Et Conte a peut-être commencé à se regarder autour. C’est ce qu’estiment les hommes de la Ligue, qui se posent la question ‘’qui est-ce le représentant influent d’un parti d’opposition ?’’ qui aurait parlé au Président du Conseil. ‘’Sans doute pas Meloni ni Berlusconi’’. Par exclusion, on est arrivé au PD. ‘’Love is in the air’’, chante à la buvette l’ancienne ministre Boschi, faisant allusion à des relations entre le M5S et son parti. L’opération, toutefois, ne verrait pas l’implication de Di Maio. Selon l’ancien vice-ministre démocrate Giacomelli ‘’la vraie clé est Conte’’. Pour faire sauter cela, Renzi a proposé une motion de défiance contre le ministre de l’Intérieur. Mais pour Zingaretti ce serait ‘’une perche tendue à Salvini’’ ».

COMMENTAIRE La Stampa M. Sorgi « Les armes émoussées de Conte en Europe » : « Salvini sait très bien que ni Di Maio, ni Conte et encore moins Zingaretti ne pensent vouloir faire tomber le gouvernement. Cela s’explique par la nomination d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission Européenne. Salvini avait misé sur son échec, malgré les voix du M5S. Il a perdu pour 9 voix d’écart. Après avoir défini cette élection comme le fruit de l’axe ‘’Merkel, Macron, Renzi, Di Maio’’, il est difficile d’imaginer que la nouvelle Présidente puisse accepter un candidat de la Ligue. Cette fois-ci Salvini s’est mis dans un cul-de-sac. Et Conte réussira difficilement à faire des miracles, lui qui est l’interlocuteur des délicats équilibres européens qui sont en train de se composer. Il est impossible pour lui de négocier, dans ces conditions, en automne, le budget le plus lourd que l’Italie doit adopter ».

ARTICLE Il Messaggero, A. Gentili « Le Quirinal et la possibilité d’élections anticipées » : « Giancarlo Giorgetti est parti en exploration de Sergio Mattarella. Officiellement pour expliquer les raisons de sa renonciation à la fonction de commissaire européen. En réalité, pour avoir aussi des garanties du chef de l’Etat. ‘’ Si on créait une majorité alternative je ne pourrais pas dissoudre le Parlement. Je ne manigancerai pas, vous pouvez en être sûr ‘’. En réalité, les chances du gouvernement jaune-verte sont désormais à la fin. Pour Salvini il vaut mieux de garder la protection du Viminal plutôt qu’aller aux élections »

ENTRETIEN de Maria Elena Boschi, députée du Parti Démocrate « Si les 5 Etoiles sont cohérents, ils voteront la défiance contre Salvini » : « ‘’Le gouvernement est déjà en crise, ils se disputent pour n’importe quelle raison. Or, il y a une solution : les élections anticipées. Nous souhaitons que l’opposition fasse son travail. Si l’opposition ne propose pas une motion de défiance aujourd’hui contre Salvini, quand est-ce qu’elle pourra le faire ? On ne discute pas des « renziens » et des « non-renziens ». Zingaretti a obtenu les voix pour diriger le parti. Nous ne donnerons pas une note à Zingaretti mais uniquement un coup de main’’ ».

COMMENTAIRE, La Repubblica, Gad Lerner : « Ce que Foa sait sur Poutine » : « A la Rai, il y a un journaliste qui, mieux que quiconque, pourrait raconter la vraie nature des relations entre la Ligue et la Russie de Poutine : il s’appelle Marcello Foa. Il est président de la Rai depuis septembre 2018 et il avait été présenté comme candidat unique par Matteo Salvini qui, pour le faire nommer, avait même imposé de forcer les règles. Pour un leader politique comme Salvini, qui mise tout sur la force de la communication, le choix du bon président pour la Rai ne pouvait pas être impromptu. Contre Foa, il y avait la faiblesse du curriculum : sa carrière italienne s’était arrêtée au poste de directeur du service des affaires étrangères du quotidien ‘’ Il Giornale ‘’ et ensuite il était parti en Suisse, à la direction d’un groupe éditorial du Canton Tessin. Marcello Foa a toujours revendiqué son rôle de journaliste indépendant, mais cela ne l’a pas empêché de partager les canulars d’un antisémite catholique bien connu, Maurizio Blondet, à propos de présumés ‘’dîners satanique‘’ d’Hillary Clinton ni de participer à des rencontres publiques avec des membres du plus fervent souverainisme théoricien du complot. La nomination de Foa, avec des pouvoirs qui se sont avérés être beaucoup plus larges que par le passé, au détriment de l’AD Fabrizio Salini, peut être considérée comme la plus controversée, la plus pénible, mais aussi la plus importante, parmi celles faites par Salvini. Il y a un siècle, un mouvement social -communiste luttant au cri de ‘’ faire comme en Russie ‘’ se répandait dans le pays, deux ans plus tard le résultat avait été la Marche sur Rome de Mussolini. Maintenant, l’histoire semble se renverser. Des intellectuels et des hommes d’affaire intrigants du cercle restreint de Salvini sont aujourd’hui enivrés par la vision de ‘’ démocratie autoritaire ‘’ de Poutine et par la devise ‘’ faire comme en Russie ‘’. Parmi eux, il y a aussi celui qui devrait avoir la fonction de garant du pluralisme dans la télévision publique. Celui qui l’a nommé, aura fait ses calculs ».

Réunion informelle sur les migrants à Helsinki : ARTICLE Sole 24 Ore G. Pelosi « L’UE toujours divisée sur les migrants, l’Italie contre la France et l’Allemagne » : « Un ‘’non-accord’’ sur les migrants entre les ministres de l’Intérieur européens. C’était peut-être l’objectif non déclaré que le ministre italien Salvini avait poursuivi avec détermination pendant toute la durée du sommet. Il a répété comme un mantra ses priorités : plus d’expulsions et serrer la vis contre les ONG. Il était pratiquement naturel d’arriver à un dialogue entre sourds avec l’Italie d’un côté et la France et l’Allemagne de l’autre. Ce n’est qu’un avant-goût de ce qui pourrait se passer avec la nouvelle Commission dirigée par une présidente qui a fait explicitement référence à la solidarité, au sauvetage des vies en mer et à la réforme du règlement de Dublin. Des positions inconciliables, du moins pour le moment, comme l’a souligné le ministre français Castaner, qui a reconnu que ‘’l’accord n’est pas là’’. ‘’Salvini défend ses positions politiques, qui sont légitimes. Mais mes positions sont, elles-aussi légitimes et sont différentes. L’initiative franco-allemande est aussi une initiative de solidarité envers l’Italie et Malte’’. Ce ne sera pas facile de trouver un accord ».

Article Il Messaggero, C.Mangani « Migrants, stop à l’Italie. Mais situation délicate avec les ONG » : « L’Europe est de plus en plus divisée sur la question des migrants, mais surtout incapable de trouver une vraie solution aux milliers de personnes qui s’échappent des guerres et de la misère. En réalité, chacun suit son chemin. L’axe Paris-Berlin a tenté de mettre en place un document que le front italien et maltais n’a pas trop apprécié. Une proposition que Matteo Salvini a rejetée, en la qualifiant comme « inadmissible ».

ENTRETIEN de Mario Monti, ancien président du Conseil » : « ‘’ Politique étrangère déformée par le gouvernement. Ainsi l’Italie se fait mal ’’ » (La Repubblica) : « ‘ L’Italie est encore un pays crédible, avec ses entreprises et ses universités, mais politiquement elle se présente aujourd’hui en Europe et dans le monde désarmée, même pire, armée contre elle-même. Salvini a créé un grave problème de réputation pour l’Italie, non seulement maintenant, mais même avant, par ses déclarations où il affirmait qu’il se sentait beaucoup plus chez lui à Moscou que dans de nombreuses capitales européennes. Il s’agit des déclarations très graves contre l’Italie et l’UE, ainsi le pays risque de devenir le Cheval de Troie en Europe. Nous avons deux partis qui, d’après leurs déclarations, veulent changer l’Europe. On peut aimer l’Europe ou non, mais elle est un peu plus compliquée que ce que cette approche laisse comprendre. Il n’y a pas besoin de gifles ni de déclarations grandiloquentes, mais nous avons besoin plutôt d’un travail tenace et continu, avec des alliances, un travail qui ne donne pas une popularité immédiate, comme les annonces de gifles qui ne seront jamais données, mais qui donne des résultats pour le pays, si l’on obtient des politiques ou des modifications des règles utiles pour l’Italie‘’ ».

ARTICLE Il Fatto Quotidiano, C. Di Foggia «TAV, dernier jeu de Conte. Toninelli négociera avec Paris » : « Giuseppe Conte tente la dernière médiation avec la France afin de de résoudre la question Tav. Le destinataire est le ministre des Infrastructures Danilo Toninelli, auquel le Chef du gouvernement a demandé ces derniers jours de rencontrer son homologue française Elisabeth Borne pour examiner la disponibilité de Paris. La confrontation devrait se passer dans les prochains jours, mais cela pourrait se résoudre par entretien téléphonique. Le projet TAV évolue de manière très positive et ne rien faire revient à un feu vert. Toninelli-Borne est considéré par Conte la dernière tentative possible après l’échec avec Macron »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

18/07/2019

" Affaire russe, Conte défie Salvini."

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Italie. Revue de presse.

La tension de plus en plus vive entre G. Conte et M. Salvini sur l’affaire des financements russes fait les gros titres des médias transalpins : « Salvini-Di Maio, défi total sur l’affaire russe » (Corriere della Sera), « La défense de Salvini : des fantaisies’’ » (La Repubblica), « Salvini : ‘’les 5 Etoiles sans dignité, ils vont se faire mal » (La Stampa), « Affaire russe, Conte défie Salvini » (Il Messaggero, Il Mattino).

LETTRE de Giuseppe Conte, Président du Conseil au directeur de La Repubblica : « ‘’ De possibles dommages à l’Italie après la trahison de la Ligue à l’UE ’’ » : « ‘‘ Cher directeur, ces jours-ci votre journal est en train de s’interroger sur les conditions de santé de la majorité de gouvernement et il est aussi en train d’avancer l’hypothèse d’un changement dans ma manière de jouer le rôle du président du Conseil. Je tiens à souligner les valeurs qui m’inspirent : le respect des institutions, qu’il faut toujours défendre, et la pleine transparence face aux citoyens ainsi que la loyauté absolue envers les intérêts nationaux. Mes initiatives sont toujours inspirées par ces finalités et c’est une erreur de croire qu’elles puissent être dictées par l’orgueil personnel ou par mon rôle, ou bien par ma volonté d’alimenter des polémiques et des conflits politiques. La perspective européenne montre que ce début de législature est plein de défis et d’opportunités que notre pays pourra saisir uniquement s’il est capable de comprendre « l’esprit du temps ». Les meilleurs amis de l’Europe sont les européens critiques et non ceux qui s’appuient sur des pétitions de principe. J’ai partagé la nomination d’Ursula Von der Leyen à la présidence de la Commission européenne, pour son histoire personnelle et politique et parce que cette solution permet à l’Italie d’avoir le poste de commissaire à la concurrence, que j’avais demandé. Dans les jours précédents, j’avais invité les parlementaires européens des forces politiques qui soutiennent la majorité gouvernementale à voter pour cette candidature, précisément en raison des équilibres préalables et des garanties. Comme vous le savez, les parlementaires européens de la Ligue, contrairement à ceux du M5S, ont voté contre. Je ne peux pas savoir si cette position de la Ligue aura des répercussions sur les négociations pour définir la composition de l’équipe des nouveaux Commissaires. Naturellement, il ne s’agit pas de revendiquer un siège à l’avantage d’une seule force politique mais plutôt de défendre les intérêts nationaux ainsi que de revendiquer pour l’Italie la place de prestige qu’elle mérite. Pour ce qui concerne l’affaire des financements russes à la Ligue, j’ai immédiatement déclaré que j’étais disposé à m’exprimer devant le Sénat et je peux garantir que je le ferai en toute transparence et que je signalerai toutes les circonstances et les informations à ma connaissance et à la connaissance de tous les membres de mon gouvernement. J’ai occupé un poste à haute responsabilité, sur la base d’une majorité spécifique et d’un projet de gouvernement bien défini. Si cette expérience au gouvernement devait s’arrêter prématurément, je ne me prêterai jamais à des opérations opaques et ambiguës ».

ENTRETIEN de Matteo Salvini, leader de la Ligue Corriere della Sera, « Que le M5S décide, s’ils disent encore trois ‘’non’’, tout change » : « Q. Conte sera auditionné au Sénat. Et vous ? Vous relevez le défi ? R. Je me demande ce qu’il peut bien dire, Conte, sur la Russie. D’ailleurs, il rappelle tous les jours qu’il est le Président du Conseil. Personne n’a remis cela en doute. Je ne me lève pas le matin en me disant ‘’Matteo, tu es ministre de l’Intérieur, que diable !’’. Ceci dit, j’irai au Parlement pour répéter ce que j’ai toujours dit. Q. Répondre à un ‘’question time’’ n’est pas la même chose qu’être auditionné devant les Chambres. R. Et alors, nous ferons une conférence internationale. S’il y a une enquête, ils peuvent chercher n’importe où, ils ne trouveront même pas un euro, un dollar, rien. Q. Même pas un rouble ? R. Ils trouveront sans doute la conviction que les relations avec la Russie sont fondamentales, que Poutine est un grand homme d’Etat et que les sanctions sont une grosse erreur. Q. Pensez-vous être assiégé car vous voulez révolutionner l’Europe ? R. Rien n’arrive par hasard Q. Vous soupçonner les services secrets ? R. Disons qu’il y a un système bien organisé. Moi j’ai mes idées mais je suis tranquille quant à la corruption et aux autres fantaisies de cette sorte. Savez-vous de quoi je suis coupable ? C’est d’avoir de bonnes relations avec la Russie. Q. Comment pensez-vous d’aller de l’avant ? R. Vous devriez poser la question à Conte et à Di Maio. Les attaques du PD sont bien là, mais tous les jours deux ou trois représentants des 5 Etoiles m’attaquent. Q. Pourquoi fuyez-vous le Parlement, si vous n’avez rien à craindre ? R. J’irai, ne me demandez pas quand, mais j’irai. Q. La première victime de l’affaire russe serait-ce le commissaire à la Concurrence ? R. Le Commissaire italien est à nous car la Ligue a pris le double des voix des autres. Mais si cela ne compte pas, nous le choisirons sur le plateau Rousseau. La crise ? La fenêtre des possibilités n’est pas si étroite que ça. Et puis, il y a l’autonomie régionale, la réforme de la justice et le budget. Avec ces trois pas, j’irai de l’avant. Si on rencontre des non, alors tout change. Les 5 Etoiles, avec leur vote avec Merkel et Macron ? J’espère que cela ne se traduira pas en un budget à la Monti. Je ne crois pas que von der Leyen soit là pour faire croitre l’économie italienne »

ENTRETIEN de Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 Etoiles Corriere della Sera « Que la Ligue soit responsable. Ils ont gagné les élections, qu’ils montrent quelque chose » : « Pour nous, le gouvernement va de l’avant s’il fait des choses pour les Italiens et s’il leur dit la vérité. Je ne vois pas de querelles mais des attaques contre le M5S : une fois sur le salaire minimum, un fois sur l’Europe, c’est sans cesse et je déplore cela. Si on fait les choses pour l’Italie, alors ce gouvernement durera 4 ans. Sur la nomination de Von der Leyen, vous devriez demander à la Ligue pourquoi elle a changé d’avis à la dernière minute. Pourquoi nous ont-ils attaqués, au lieu d’attaquer Orban, qui est leur allié, et qui a voté pour la candidate allemande. La nomination du Commissaire relève de la Ligue, nous l’avons toujours répété. S’ils sont en mesure d’en faire élire un, maintenant qu’ils sont isolés en Europe, ils sont les bienvenus. Sinon nous leur donnerons un coup de main. L’audition de Salvini devant le Parlement est une requête normale, cela aurait été valable pour n’importe quel représentant du M5S. Un gouvernement avec le PD ? Cela n’aura pas lieu car il n’y a pas de crise. C’est le seul gouvernement possible, je vous le répète. L’autonomie régionale ? Elle figure bien dans le contrat et il faut la faire de manière équilibrée’’ »

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Salvini cherche l’issue pour sortir du siège » : « Des sources de la Ligue racontent que le ministre de l’Intérieur commence à considérer l’idée de chercher un contact avec le Chef de l’Etat pour un échange de vues, chose qui est habituelle dans des situations tendues ou celles qui précèdent les grandes décisions. Par ailleurs, hier nous avons assisté à une épreuve de force de G. Conte, décidé à aller parler au Parlement de l’affaire russe : c’est une façon de mettre en relief la fragilité du leader de la Ligue qui ne sait pas comment réagir face à une situation qui a renversé les rapports de forces. Du point de vue politique, l’expérience de gouvernement est à sa fin. Le calcul de Conte et des 5 Etoiles veut que Salvini ne soit plus en mesure de menacer la crise en raison de l’incertitude sur l’issue de l’enquête sur les financements russes présumés. Cela représente en même temps l’épicentre d’une crise qui est à ce stade virtuelle ».

ANALYSE Sole 24 Ore R. D’Alimonte « Crise, coûts et bénéfices pour les partis de majorité » : « Les crises de gouvernement sont un pari risqué : on sait comment elles commencent mais on ne sait jamais comment elles se terminent. Dans ce cas précis, il n’est pas dit que la chute du gouvernement Conte nous amène à des élections anticipées. Tout dépendra des décisions du Président de la République. A ce stade, le gouvernement Conte est encore le point d’équilibre pour les deux partis de majorité ».

EDITORIAL, P. Balduzzi, Messaggero, « La fuite des jeunes qui fait s’enfoncer le pays » : « Un autre drame que celui qui obsède nos politiciens (combien d’étrangers pourront entrer ou pas dans notre pays) se joue. Il est économique, il a trait à ces citoyens italiens qui quittent le pays. Parlant à la Luiss, G. Tria a quantifié à hauteur d’environ 14 milliards le coût annuel pour l’Italie à cause de la ‘’fuite des cerveaux’’, un chiffre très élevé, presqu’équivalent à 1% du PIB, et même si difficile à calculer, il est confirmé par des études de Confindustria. Dans le Rapport jeune 2016 (Università Cattolica), 90% des jeunes Italiens considèrent l’émigration comme une ‘’nécessité pour se réaliser pleinement’’, à divers des autres jeunes européens pour qui il s’agit d’une opportunité comme d’une autre. Au lieu de se fermer au monde, il faut que notre pays devienne plus attractif également pour les jeunes étrangers. ».

ARTICLE La Repubblica, R. Petrini « Fmi : Italie encore vulnérable. Crise et alarme Sud » : « Malgré Draghi et la BCE, les risques de chocs financiers restent élevés. Dans le Mezzogiorno, on risque la paralyse. Pour le FMI, le risque-pays n’est pas mis de côté. En effet, l’Italie reste exposée à la ‘’volatilité des marchés‘’ en dépit d’une politique monétaire soft de la BCE et qui n’a pas exclu la réouverture du quantitative easing. ‘’ Le Sud est une économie en recul sans aucune perspective de croissance‘’, a souligné le président de Confcommercio, Carlo Sangalli. Ainsi, le taux de chômage chez les jeunes atteint 51,9%, une personne sur deux donc ne trouve pas d’emploi. Sur le PIB : en 2018 le taux du PIB a augmenté de 0,4%, niveau correspondant à moins de la moitié de tout le Pays ».

COMMENTAIRE La Repubblica, T. Boeri « Si le Nord se sent trahi » : « Nous ne savons pas quelles sont les raisons de cette trahison des électeurs du Nord. Peut-être aussi que la Ligue a choisi de viser l’électorat du Sud car plus mobile que celui du Nord et donc capable de changer les majorités dans le Pays. L’agenda de gouvernement a complètement ignoré jusqu’à ce moment les demandes du bloc social du Nord. C’est un risque nouveau pour Salvini. »

(Traduction : ambassade de France)

17/07/2019

Une rue de La Haye portera le nom de Pim Fortuyn.

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Pays-Bas. La Haye (Den Haag). Une rue portera le nom de Pim Fortuyn. L’exécutif de la ville a pris la décision et répond ainsi à la demande du parti politique local Groep de Mos.

Brandebourg : l'AfD donnée à 21,3 %.

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Allemagne. Brandebourg. Un sondage Civey donne l'AfD à 21, 3 % en vue des élections du 1 septembre 2019 pour le Parlement de Brandebourg [contre 12,2 % en 2014].

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AfD : patriotes

SPD : sociaux-démocates

die Linke : post-communistes

CDU : démocrates-chrétiens

Grüne : écologistes

FDP : libéraux

Ligue : "Le Kremlin dément tout financement."

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Italie. Revue de presse.

L’affaire du financement russe de la Ligue fait toujours les gros titres des médias transalpins. La presse évoque notamment les tensions croissantes au sein de la majorité ainsi que les craintes du Président du Conseil sur la stabilité du gouvernement : « Le Palais Chigi craint de nouvelles révélations sur la Ligue et la Russie »  - ‘’Conte tenté de faire convoquer Salvini devant une commission’’ (Corriere della Sera), « ‘’Moscoupoli’’ enflamme le Parlement » - ‘’Le PD et le M5S invitent Salvini à s’expliquer’’ – ‘’Les démocrates occupent l’hémicycle’’ (La Repubblica), « Ligue-Russie, un troisième homme impliqué » - ‘’Vannucci impliqué, le Kremlin dément tout financement’’ (Il Messaggero).

La nomination d’U. Von der Leyen à la tête de la Commission européenne est aussi largement reprise avec une large couverture photographique en Une. Les observateurs soulignent les votes divergents du M5S et de la Ligue qui mettent à mal l’unité du gouvernement (le M5S ayant voté pour elle alors que son allié au sein du gouvernement, la Ligue, a voté contre). La quasi-totalité des commentateurs s’interrogent sur les conséquences de ce vote : « Ursula, reine d’Europe pour une poignée de voix » (La Repubblica), « Colère de Conte : ‘’trahis par la Ligue’’ » - ‘’Le Président du Conseil déplore un vote ‘’contre les intérêts nationaux’’ de l’allié’’ (La Stampa), « Von der Leyen élue, les voix du M5S déterminantes » (Sole 24 Ore), « Von der Leyen présidente, la Ligue hors de l’Europe » (Il Giornale).

COMMENTAIRE Sole 24 Ore, L. Palmerini « Trop de déchirures et de marches-arrière, cela accélère l’option des élections anticipées » : « Visiblement, la cohabitation entre Di Maio et Salvini est en train de provoquer des déchirures et des marches-arrière de plus en plus fréquentes. Salvini se sent désormais la cible de ses alliés. Cette escalade des 5 Etoiles contre lui, outre l’attaque dure du Président du Conseil, commence à le faire réfléchir sur l’opportunité d’élections d’ici le prochain printemps. Hier, la rupture a eu lieu également en Europe, provoquant une faille profonde au sein de la majorité. Jusque-là, les deux partis semblaient faire cause commune contre Bruxelles. Maintenant, Conte et le M5S ont provoqué un écart important sur lequel Salvini ne pourra pas faire semblant de rien. Même pour le M5S, il est de plus en plus difficile d’aller de l’avant et de ne pas se tenir prêt à des élections anticipées. Bref, après un an de gouvernement, les médiations sont en train de devenir plus coûteuses pour les deux partis. La course vers les élections anticipées s’accélère ».

RETROSCENA (Coulisses), La Stampa, F. Schianchi, U. Magri : « Matteo : ‘’ Je n’exclus pas les élections ‘’. Mais la Ligue craint l’axe PD-M5S » : « Lors de la rencontre, à Gênes, avec le maire de la ville, le président de la Région Ligurie et d’autres autorités locales, le ministre de l’Intérieur Salvini a affirmé qu’il voudrait continuer son travail mais que maintenant il n’exclut plus rien. Il a fait comprendre que sa patience est à bout et que les élections anticipées représentent une possibilité concrète. Les deux dates utiles pour le vote pourraient être en début 2020, en regroupant, éventuellement, en un seul ‘’jour d’élection ‘’, aussi la date limite des élections régionales de l’Emilie-Romagne, prévue le 26 janvier, ou bien en juin 2020, quand aussi les autres grandes régions vont retourner au vote ».

ARTICLE Sole 24 Ore, M. Perrone « Russie et UE, colère de Salvini pour la convergence M5S-PD » : « Le chaos est tellement embrouillé que pour la première fois, avec les siens, le leader de la Ligue ouvre l’hypothèse d’élections : ‘’si ce n’est pas pour aujourd’hui, ce sera sans doute au printemps prochain’’. C’est une alerte qui a été explicitée aux micros de Radio24 par le vice-ministre de l’Economie M. Garavaglia ‘’si cette situation de tension ne cesse pas, il sera difficile d’aller de l’avant’’. Les fissures au sein du pacte Ligue-M5S se multiplient, entre marches-arrière, divergences et démentis ».

RETROSCENA La Repubblica, C. Bonini « L’autre mensonge de Salvini qui fait semblant de ne pas connaitre l’association du redresseur » : « Prisonnier du mensonge originel (« Savoini qui ? »), M. Salvini en a commis un second : « quelle association Lombardie Russie ?). Il a effet soutenu que, malgré le fait qu’ils partagent le même immeuble à Milan, la Ligue et l’Association Lombardie-Russie, dont Gianluca Savoini est président et le Conseiller au Palais Chigi, Claudio D’Amico, cadre dirigeant - n’ont aucun rapport l’un avec l’autre. Malheureusement, les faits montrent le contraire. En effet, pendant les années 2014-2016, Salvini voyage à Moscou cinq fois. Et, en novembre 2016, dans les Républiques du Donbass (Donetsk et Louhansk), débarque pour la première fois une délégation d’entrepreneurs originaires d’un pays étranger pour signer des accords commerciaux avec le vice-ministre de l’Economie de la République de Donetsk et le Président de la République de Louhansk. Ce pays est l’Italie. Les entrepreneurs sont des membres de la Ligue du Nord. Et ils sont là-bas pour mettre à disposition le savoir-faire italien pour aider à éviter des sanctions en échange de retours économiques hors-taxes ».

RETROSCENA Corriere della Sera, F. Sarzanini : « La Ligue a pris le contrôle du Forum italo-russe. Après Todini l’indication de Ferlenghi » : « Le nouveau président du Forum Italo-russe, Ernesto Ferlenghi, président de Confindustria Russia, a pris la place de Luisa Todini, en poste depuis 15 ans. Il est désormais évident que ce poste a été considéré comme stratégique par la Ligue. Ferlenghi était notamment lié au conseiller de Matteo Salvini, Claudio D’Amico, qui a par le passé organisé une rencontre entre Matteo Salvini et des personnalités politiques russes, dont Vladimir Poutine. De nombreuses personnes ont exprimé des perplexités quant au fait que Ferlenghi vivait à Moscou et disposait d’un passeport russe. Suite aux publications de BuzzFeed, qui dévoilent des présumés accords de financements russes vers la Ligue, les magistrats milanais doivent maintenant vérifier si la réunion du 18 octobre dans l’hôtel de Moscou a effectivement servi au parti pour obtenir 65 millions d’euros. Salvini se défend : « Je n’ai jamais pris un rouble, un euro, un dollar, ou un litre de vodka de financement de Russie ».

Lettre de L. Di Maio, leader du Mouvement 5 Etoiles, au directeur du Sole 24 Ore « La baisse du coin fiscal est prioritaire » : « Cher Directeur, pour mettre en place la phase 2 du gouvernement, le temps est venu de baisser les impôts. Certes, cela pourrait ressembler à un slogan, car je sais bien que nous ne disposons pas de ressources illimitées. Pour cela, il est fondamental de nous concentrer sur la classe moyenne, qui a payé le prix fort de la dernière crise. J’ai des réserves sur le fait qu’il soit possible de trouver les 30 milliards par an pour réaliser la flat tax, comme l’estime la Ligue. J’espère que les faits me démentiront. Entretemps, dans le périmètre des ressources disponibles, je crois que nos finances permettront une réaliser une intervention significative de réduction du coin fiscal. Pour cela, j’ai proposé au Président du Conseil un workshop au Palais Chigi sur le budget, avec les partenaires sociaux ».

ARTICLE, Sole 24 Ore G. Trovati « Tria : impôts, différentes hypothèses sont à l’étude » : « Auditionné à la commission budget du Sénat, le ministre de l’Economie G. Tria s’est prononcé sur la réforme fiscale ‘’des alternatives à la flat tax sont à l’étude’’. Cela fait un an que le ministère y travaille et la décision sera prise fin septembre, avec les chiffres à jour sur la finance publique ».

ARTICLE, Il Mattino « Lezzi : telle qu’elle est, l’autonomie n’est pas réalisable » : « A moins de trois jours de la réunion sur les autonomies régionales convoquée par le Président du Conseil Conte, la tension entre la Ligue et le M5S monte. Encore une fois, c’est la ministre pour le Sud, Barbara Lezzi, qui lance une pique contre le ‘’décret divise-Italie’’. Elle l’a dit hier à Naples ‘’les propositions d’autonomie des régions Lombardie et Vénétie sont impraticables’’. C’est une prise de position qui ne laisse pas d’espace à de possibles médiations d’ici la prochaine réunion. Un autre coup vient du Président de la Chambre R. Fico, qui précise que sur la thématique ‘’seul le Parlement peut se prononcer’’ ».

COMMENTAIRE La Repubblica, A .Bonanni « L’imbroglio de Strasbourg » : « Pour son élection, les suffrages des conservateurs polonais, des souverains d’Orbàn et du Mouvement 5 étoiles (appelés à compenser les nombreuses défections du champ socialiste et aussi quelques franc-tireur de camp libéral) ont été essentiels. Mais dans son discours de présentation, et aussi dans celui de son investiture, la chrétienne-démocrate allemande a dit clairement avoir comme référence politique la majorité européenne du Parlement, composée par les populaires, les socialistes et les libéraux. L’élection d’hier confirme aussi la fracture du front souverain : le groupe de Visegrad a voté majoritairement pour la candidate européenne, comme aussi a fait le Mouvement 5 étoiles, alors que les membres de la Ligue du Nord restent dans l’opposition du nouvel gouvernement européen avec toute l’extrême droite. La majorité jaune-verte en sort divisée, mais cela n’est pas une nouveauté ».

EDITORIAL, Il Messaggero M. Ajello, « La fragilité de l’Europe et celle de l’Italie » : « Avec la nomination à la tête de l’UE d’Ursula Von der Leyen, on entrevoit le début d’une nouvelle saison qui marque la division politico-culturelle entre deux Europes. Ce rideau de fer ne promet rien de bon et ne paraît pas adapté aux temps difficiles que nous traversons, où il faudrait un continent plus fort. La formule de la nouvelle présidente est celle d’une ouverture à gauche, aussi bien socialiste que verte, et que néo-libérale à la Macron. Dans la division des deux Europe, l’Italie est reléguée, bien au-delà de ses erreurs, dans la partie souverainiste et non-humanitaire – les passages du discours de VDL sur l’immigration ressemblent à ceux des ONG et son rejet de ‘’régimes autoritaires comme celui de Poutine’’ s’adresse aussi aux Italiens. Une marginalité dont les prémices étaient certains et dont la ratification officielle est désormais arrivée. Mais en fait, trois Italies se profilent : une Italie anti-VDL de Meloni et Salvini, la deuxième de Forza Italia, et la troisième, celle d’une drôle d’alliance (préfigure-t-elle des scénarii internes ?) où le PD se sent investi du nouvel ordre européen, tandis que le M5S a sauté sur le char gagnant, fort de son extrême faiblesse et d’un opportunisme maladroit. Cette fragmentation pèsera lourd dans la nouvelle saison européenne et notre pays pourrait finir par n’être qu’un spectateur. »

RETROSCENA (Coulisses), La Stampa, A. La Mattina : « Conte attaque Salvini : le choix de la Ligue contre les intérêts italiens » : « Le voix des Cinq Etoiles, déterminant pour l’élection de Von der Leyen, a provoqué une tempête au sein du gouvernement et de la majorité. Les conséquences ne sont pas calculables pour le moment et la tension est à la limite de la rupture, qui pourra seulement être reportée à l’année prochaine. On s’interroge sur la difficulté, pour cette alliance, d’affronter une discussion sur la prochaine loi de finances de 50 milliards d’euros. Conte, irrité, a commencé à parler ‘’d’impolitesse institutionnelle’’, suite à la convocation des syndicats au Viminal et, ensuite, il a souligné que le comportement de la Ligue « n’allait pas dans le sens de l’intérêt italien ».  Salvini est furieux, il n’a jamais accepté la logique expliquée par Conte, dans un entretien à La Stampa, qui invitait les deux partis de son gouvernement à soutenir les nominations décidées lors du dernier sommet européen. Salvini a souligné que le vote européen de Von der Leyen est très grave, parce qu’elle a gagné grâce à l’axe Merkel, Macron, Renzi, Cinq Etoiles, la Ligue a été cohérente avec ses positions et ce vote aurait pu être un tournant historique. Il est clair que Salvini se réfère à Conte et à Di Maio, même s’il ne les nomme pas. Conte, de son côté, est satisfait de cette nomination qui représente un début encourageant et qui est un succès aussi pour lui, qui a convaincu le M5S à voter pour l’ancienne ministre allemande, dans l’intérêt italien. Salvini n’a pas fait de même et il devra assumer ses responsabilités. Est-ce que l’Italie ne peut plus prétendre à un poste de commissaire dans le domaine économique, qu’elle réclame depuis plusieurs semaines et qui lui revient ? La Ligue confirmera quand même le nom de Giancarlo Giorgetti et, pour le nom d’une femme, celui de Giulia Bongiorno ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

16/07/2019

Munich : nouvelle persécution judiciaire contre le journaliste anti-islamisation Michael Stürzenberger.

Allemagne. Bavière. Munich. Le journaliste anti-islamisation Michael Stürzenberger a été condamné à 8 mois de prison, ce 16 août 2019 lors d’une séance qui a duré de 9h à 14h30, avec sursis pour quatre raisons :

- pour représentation de violence, par le fait d’avoir diffusé un lien vers la vidéo de la décapitation de deux scandinaves au Maroc en décembre 2018

-  pour avoir publié sur le site patriotique d’information PI-News la photo d’une femme pasteur anti-PEGIDA devant son église

- deux phrases isolées de l’ensemble d’un discours, un tenu en 2015 et l’autre en 2016 lors de manifestations, et considérées comme relevant de l’incitation à la haine raciale.

[La justice munichoise, autrefois tristement célèbre pour avoir condamné des patriotes de la Rose blanche opposants au national-socialisme (une idéologie pro-islam), est connue de nos jours pour ses procès complètement inéquitables à l’encontre de patriotes qui dénoncent l’islamisation du pays. Ici, en 2017 : https://www.bvoltaire.fr/journaliste-anti-islamisation-co...]

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Michael Stürzenberger

L'entrée du siège du Vlaams Belang a été attaquée à la peinture.

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Belgique. L'entrée du siège du Vlaams Belang, place Madou à Bruxelles, a été attaquée à la peinture.

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Russiagate : Savoini refuse de répondre aux questions des juges et Salvini ne se rend pas au Parlement.

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Italie. Revue de presse.

Les tensions croissantes au sein du gouvernement font les gros titres des médias transalpins. La presse fait part de « l’affrontement » entre le président du Conseil G. Conte et M. Salvini sur l’affaire des financements russes et sur la convocation des syndicats, hier, au ministère de l’Intérieur. Les médias italiens relèvent que M. Savoini a refusé de répondre aux questions des juges qui l‘interrogeaient sur ses discussions avec des émissaires russes à l’hôtel Metropol et que M. Salvini ne s’est pas rendu à l’Assemblée : « Conte, double défi à Salvini » - ‘’Le Président du Conseil attaque sur le Budget et l’affaire russe’’ (Corriere della Sera), « Sauve qui peut de l’affaire russe » - Savoini ne répond pas aux juges, Salvini évite l’audition au Parlement’’ (La Repubblica), « Budget et financements russes, Salvini ignore Conte » - ‘’Salvini convoque les syndicats et ne se présente pas au Parlement’’ (La Stampa), « Budget, Conte et Salvini aux couteaux tirés » (Sole 24 Ore), « Budget : duel Conte-Salvini » - ‘’Irritation du Président du Conseil : ‘’impolitesse institutionnelle’’ (Il Messaggero), « Conte : c’est moi qui dicte l’agenda » - ‘’Dur affrontement entre Le Palais Chigi et l’Intérieur’’ (Il Mattino), « A un pas de la crise » - ‘’Salvini irrite Conte et cherche la bagarre sur le budget’’ (Il Giornale).

COMMENTAIRE La Repubblica, S. Folli « Impolitesses et usure » : « Si le Président du Conseil, qui est un homme prudent et attentif aux rapports de force, n’hésite pas à parler d’‘’impolitesse institutionnelle’’ en se référant à M. Salvini et à ses initiatives, cela veut dire que l’homme de la Ligue est aujourd’hui presque dans les cordes. C’est un boxeur qui se défend avec des coups maladroits et prévisibles. Certes, dans n’importe quel pays cela aurait provoqué une crise de gouvernement. Pas en Italie. Du moins, pas encore. Entre l’affaire Strache et Salvini, il y a une grande différence : pour le premier il y a la preuve vidéo. Pour le second, il n’y a pas de preuve écrasante. Ce qui lui permet de se défendre et d’éviter (mais pendant encore combien de temps ?) d’être auditionné par le Parlement. Contrairement à l’Autriche, nous n’avons pas la carte des élections anticipées à jouer. Car l’idée d’un gouvernement technique pouvant impliquer l’assemblage parlementaire de tous les autres, à commencer par le PD et le M5S, c’est un pari risqué ».

COMMENTAIRE Sole 24 Ore L. Palmerini « Le Président du Conseil et la pique empoisonnée sur le ‘’Russiagate’’ » : « Les financements russes présumés sont le nerf à vif du ministre de l’Intérieur et semble devenir un élément crucial pour renverser, à nouveau, les rapports de force au sein du gouvernement. L’opération commencée entre le Palais Chigi et les 5 Etoiles, veut mettre le ‘’Russiagate’’ sur la table afin de bloquer l’ascension politique et de pouvoir de Salvini. Sur l’histoire de la rencontre des syndicats au Ministère de l’Intérieur, l’affrontement d’hier ne portait pas sur la méthode mais sur le fond : sur qui décide quoi. Le ‘’Russiagate’’ est le compte à rebours qui nous rapproche de la dernière date pour déclencher les élections anticipées sont en train de modifier les équilibres internes ».

COMMENTAIRE, Corriere della Sera, M. Franco : « Populistes et souverainistes : ce sillon qui s’étend » : « Deux sensations apparaissent après l’énième affrontement entre M5S et Ligue. La première impression est que le gouvernement de Giuseppe Conte continuera quand même, mais sans vision ni perspectives crédibles. La deuxième est que le conflit entre les deux vice-présidents du Conseil, Di Maio et Salvini, s’intensifiera. L’affrontement sur les liens entre la Ligue et les trois hommes d’affaires russes est une partie de ce règlement de compte entre populistes et souverainistes : pas l’unique, ni la dernière. La nouveauté est que maintenant plus que jamais Salvini apparaît nerveux et désorienté. Il montre qu’il n’a qu’un seul instrument, l’attaque. C’est pour cette raison qu’il ne veut pas s’expliquer devant le Parlement, pour répondre de celles qu’il définit des ‘’fantasmes ‘’ sur le lobbyiste de la Ligue en Russie, Gianluca Savoini, qui a refusé, hier, de répondre aux questions des juges. Et la présence dans la délégation de la Ligue de l’ancien vice-ministre Armando Siri, sous enquête et contraint de démissionner, à la rencontre d’hier au Viminale avec les 43 partenaires sociaux confirme le défi au M5S et la certitude de pouvoir compter sur ‘’ son ‘’ opinion publique. Salvini semble ne pas s’inquiéter des aspects non rituels d’une rencontre économique convoquée au Viminale. Il s’agit d’un défi dangereux : l’insistance de Salvini sur son rôle de président du Conseil ‘’ fictif ‘’ a fortement irrité Di Maio, sortant d’une mauvaise défaite électorale, et qui est en train de travailler sur des dossiers très délicats (Alitalia et ancien Ilva de Tarente). Et la fermeté avec laquelle Conte met en garde que ce sera lui de dicter l’agenda de la prochaine loi de finances est un présage de frustrations pour le leader de la Ligue, auquel il ne suffit pas de dire qu’il fait confiance au président du Conseil et qu’il ne veut « voler le travail de personne ». En outre, l’isolement au niveau européen auquel Salvini est en train de se condamner est devenu considérable, l’Italie devra bientôt proposer son candidat pour la Commission UE et cette question russe exercera une pression négative. Salvini se sentira, peut-être, protégé en Italie, mais il ne sera pas du tout protégé des tensions qui promettent de s’étendre aux relations avec son propre parti ».

COMMENTAIRE, Il Foglio, C. Cerasa : « Le scandale est Salvini, non Savoini » : « L’Italie qui s’éloigne des démocraties libérales est plus fragile et moins sûre. Et au cœur de chaque acte d’extrémisme politique, économique et diplomatique du gouvernement, il y a toujours un homme de la Ligue. Le grave discrédit national, que Salvini doit aujourd’hui affronter, ne concerne pas seulement ses relations avec l’homme qui a demandé 65 millions d’euros aux émissaires russes pour financer la campagne anti-européenne de la Ligue, mais il concerne quelque chose de plus important et de plus profond, c’est-à-dire le grave discrédit qui porte sur tout le pays. C’est la ligne politique de Salvini, et non pas de Savoini, qui a remis en cause tout le système des alliances internationales de la septième puissance industrielle de la planète. Il s’agit de la proximité explicite, évidente, du leader du parti le plus important de l’Italie à une série d’extrémismes dont le ministre de l’Intérieur a du mal à se libérer. Le grave discrédit de l’Italie n’est donc pas lié uniquement à une simple nouvelle d’affaire judiciaire mais plutôt à la capacité de l’Italie de continuer d’être considérée un partenaire crédible par les marchés financiers ainsi que par ses alliés traditionnels. En un an, l’Italie est devenue un pays dirigé par deux partis qui ont nommé à la présidence de deux commissions importantes, de la Chambre et du Sénat, deux membre du parti « non-euro », qui ont conduit l’Italie plus près du triangle Russie-Chine-Iran et plus loin du Pacte atlantique sur les crises internationales (comme celle du Venezuela), qui ont causé la rupture de l’unité de l’Europe dans les relations avec la Chine, en conduisant l’Italie à devenir le seul pays du G7 à avoir signé un mémorandum avec la Chine et qui ont choisi de voter systématiquement « non » à toutes les motions qui demandaient davantage d’attention aux autorités européennes compétentes dans le domaine du recyclage de milliards d’euros à travers l’Union européenne   des sociétés et des individus russes. Et donc, ce n’est pas par hasard que, au cœur de chaque acte d’extrémisme politique, économique et diplomatique du gouvernement, il y a toujours un homme de la Ligue qui conduit le convoi du changement. La Ligue, avec le M5S, a voté « non » à une motion de l’UE  pour intensifier la coopération réciproque avec les services de renseignement et de sécurité : une majorité qui choisit de se marginaliser et de ressembler plus à la Russie qu’à l’Europe est une majorité qui fait davantage qu’embêter les ‘’ bureaucrates de Bruxelles‘’. C’est une majorité qui rend son propre pays moins crédible, moins sûr et qui peut être davantage endommagé. Le scandale n’est pas Savoini mais plutôt Salvini. Peut-être le moment d’en parler est-il arrivé».

EDITORIAL La Repubblica, E. Mauro « La peur d’un leader traqué » : «Matteo Salvini s’échappe. C’est un spectacle auquel on n’avait pas encore participé, une représentation inédite du pouvoir qui renverse tout d’un coup le culte politique du Capitaine, construit autour de l’homme fort et décisionnel, qui chevauche intrépide l’esprit des temps. Il s’échappe. Il se voit isolé par son même gouvernement, dont il était jusqu’à hier le patron, et qui aujourd’hui se retourne contre lui, face à sa faiblesse et à son évidente ambiguïté. Le Président du Conseil Conte qui prend les distances et le vice-président du Conseil Di Maio qui encaisse incrédule les premiers dividendes politiques de l’essoufflement de la Ligue. Bien entendu, la gêne de Salvini n’est que de sa faute».

 EDITORIAL Il Messaggero A. Campi « Le danger d’affaiblir le rôle de l’Italie » : « N’arrivant pas à collaborer de manière loyale et efficace, les deux alliés de majorité tentent de s’affaiblir réciproquement, en exploitant toute occasion. Celle du ‘’Russiagate’’ est objectivement une occasion alléchante pour le M5S qui est en perte de consensus depuis des mois. De cette affaire, le risque le plus grave est que l’Italie en sort affaiblie, en un moment par ailleurs très délicat sur le futur gouvernement européen. Cela risque de devenir une tempête diplomatique parfaite : se brûler devant les yeux de la Russie comme interlocuteur sur la question d’intérêt réciproque des sanctions et être vu avec suspicion par nos partenaires européens ».

ARTICLE La Stampa A. La Mattina « Le Capitaine ignore le Président du Conseil ‘’De toute manière le consensus de la Ligue augmente’’ » : « Garder le sang-froid, parler de choses qui intéressent les citoyens, dont la réduction des impôts prévue dans la ‘’flat tax’’ que la Ligue veut présenter déjà confectionnée sur la table du gouvernement. Voici la stratégie de Salvini. Ce dernier fait savoir à Conte et à Di Maio qu’il n’a aucune intention d’aller devant le Parlement sur des ‘’inventions et fantaisies’’ de l’histoire de l’argent russe pour la Ligue. Et il y a un autre message adressé cette fois-ci aux 5 Etoiles ‘’la Ligue monte dans les sondages, même cette semaine où on a parlé d’espions russes’’. En effet, les sondages donnent la Ligue à 37,7% des intentions de vote. Une nouvelle qui, selon plusieurs hommes de la Ligue, devrait pousser Salvini à provoquer la crise et des élections anticipées pour gouverner sans le M5S. Or, Salvini dit aux siens ‘’on va de l’avant, mais la Flat tax c’est nous qui la décidons’’ ».

RETROSCENA Il Messaggero A. Gentili « Conte hausse les tons mais ne cherche pas la crise » : « Celle de Conte est une colère impuissante. A l’instar de Di Maio, il n’a aucune intention de provoquer une crise de gouvernement. Ils savent que sur les points de la réforme de l’autonomie régionale et de la flat tax, Salvini peut décider de faire sauter la table. Bref, on assiste au Vietnam quotidien Ligue-M5S ».

RETROSCENA (Coulisses), Corriere della Sera, F. Verderami : « Les craintes de la Ligue pour la gestion de l’affaire et la base demande de voter immédiatement » : « Pour comprendre l’impact de « l’affaire Metropol » sur la Ligue, il faut suivre les actions de Berlusconi. Depuis le début de l’affaire, le leader de Forza Italia a imposé le silence à son parti, « en attendant de comprendre le reste ». Les problèmes sont l’improvisation ainsi que la naïveté avec lesquelles certaines relations, qui peuvent devenir dangereuses, ont été traitées. C’est une analyse qui correspond à celle faite par Palais Chigi et qui fait comprendre les raisons pour lesquelles Conte a pris ses distances du leader de la Ligue. Salvini ne peut pas jouer le rôle de la victime « d’un complot judiciaire », étant donné que les juges sont des acteurs non-protagonistes dans cette affaire, et il ne peut pas non plus s’exposer devant les Chambres, sans prendre le risque d’aggraver la situation. C’est une barrière fragile, pas défendue par le Président du Conseil, ni par le M5S, et qui évoque une analogie avec le célèbre « complot international » dont Berlusconi avait prétendu avoir été victime lors de sa présidence du Conseil. La tension au sein de la Ligue est très élevée et une correction de route serait en cours. Et Salvini en a été témoin, à deux reprises, lors des fêtes de rue de son parti, quand la base lui a demandé d’abandonner le gouvernement et d’aller voter immédiatement. Le ministre de l’Intérieur a des difficultés à éteindre le feu, que le PD est prêt, aujourd’hui, à alimenter  par la menace d’arrêter les travaux parlementaires jusqu’à ce que Salvini réfère aux Chambres ».

ARTICLE La Stampa A. Barbera « La vraie flat tax qui arrive sur la table coûte 70 Mlds » : « La réforme a été expliquée hier aux syndicats, au Ministère de l’Intérieur, par A. Siri. L’ancien sous-secrétaire (démissionnaire, pour corruption et dont la présence a été vue comme une provocation pour les 5 Etoiles) propose un système fiscal avec un taux unique à hauteur de 15% pour tous les revenus ne dépassant pas les 55 000€ annuels. Les questions qu’on se pose sont différentes : pourquoi personne n’y avait pensé avant ? Comment fait un pays contraint par la Commission Européenne à faire une loi de finances rectificative de 8 milliards, peut-il financer une réforme fiscale qui en coûterait 70 ? […] ».

ARTICLE La Stampa AM. Peggio « Croix gammées, fusils et un missile : l’arsenal des néofascistes retrouvé dans un garage » : « Coup de filet de la brigade antiterrorisme en Lombardie. Trois personnes arrêtées qui voulaient vendre des armes aux combattants du Donbass. L’opération a été coordonnée par le Parquet de Turin. Par le biais d’écoutes téléphoniques, le groupe d’extrême droite voulait vendre un missile en prenant contact avec des militants du Donbass et avec un fonctionnaire africain. C’est une opération qui a peu de précédents en Italie ».

ARTICLE Il Messaggero C. Man. « Migrants, l’UE se divise face à la proposition italo-maltaise » : « Face à la nécessité de trouver une réponse organique à la redistribution des migrants secourus en mer, tous sont plus ou moins d’accord sur le renforcement de la coopération entre Etats membres. Un peu moins sur la création de ‘’ports francs’’ d’où faire partir la redistribution. Si la proposition italo-maltaise voit le soutien de l’Allemagne, force est de constater les voix contraires du ministre autrichien et du ministre hongrois. La discussion passe désormais par les ministres de l’Intérieur qui se rencontreront à Helsinki ».

ARTICLE La Repubblica, T.Ciriaco «La Ligue : Avec Von der Leyen uniquement si nous sommes décisifs. Nous voulons la Concurrence » : « Les contacts souterrains entre les émissaires de la candidate et ceux de la Ligue, en réalité, ont continué. Et les eurodéputés de la Ligue vont décider en fonction de la convenance politique : s’ils sont décisifs, ils pourraient appuyer la nouvelle présidente, autrement ils s’opposeront. L’Italie demanderait la Concurrence, mais la ministre de la Défense allemande candidate à succéder à Juncker a déjà répondu : ‘’on en discutera après la confiance‘’. Les seuls qui soutiendront le successeur de Juncker sont alors les parlementaires de Forza Italia. Dommage que le butin de voix de Berlusconi auprès du Parlement européen soit désormais réduit ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

15/07/2019

Malgré les attaques, la Ligue se maintient.

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Italie. Un sondage SWG donne la Ligue à 37,7 % et Frères d’Italie à 6,4 %. Ces deux partis patriotiques sont donc donnés ensemble à 44,1 %.

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Ligue : patriotes

Pardi Démocrate : centre-gauche

M5S : anti-système

Forza Italia : conservateurs de Silvio Berlusconi

Frères d'Italie : patriotes

Frères d'Italie organise la Fête des patriotes.

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Italie. Le jeudi 18 juillet 2019 à partir de 18h, Frères d'Italie organise à Rome la Fête des patriotes en présence de la dirigeante du parti Giorgia Meloni.

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"Interventions de différents élus. Politique, musique, spectacle, animation, gastronomie."

HC Strache fait de la publicité électorale sur les réseaux sociaux pour sa femme Philippa.

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Autriche. L’ancien vice-Premier ministre FPÖ Heinz-Christian Strache fait de la publicité sur les réseaux sociaux pour sa femme Philippa, en vue des prochaines élections législatives. Philippa Strache désire s’occuper, au sein de la Chambre des députés, de la question de la protection des animaux.