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18/01/2019

"Feu vert au décret sur les retraites et le revenu de citoyenneté."

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Italie. Revue de presse.

Adoption par décret des réformes sur le revenu de citoyenneté et sur celle des retraites : Unes - « Les conditions pour les revenus et les retraites » (Corriere della Sera), « Coup d’envoi au revenu citoyen et aux retraites » - ‘’10 millions d’Italiens intéressé’’ (La Repubblica), « Feu vert au décret sur les retraites et le revenu de citoyenneté » - ‘’Mais sur le reste c’est le bras-de-fer’’ (La Stampa), « Revenu de citoyenneté et retraites, voici le décret » - ‘’Conte optimiste, pas de loi de finances rectificative’’ (Sole 24 Ore), « Revenu, les demandes à partir de mars, un million de retraités en plus » (Il Messaggero), « Revenu citoyen, les mesures contre les malins » (Il Mattino), « Revenu citoyen et retraites, la course d’obstacle a commencé » (Fatto Quotidiano).

COMMENTAIRE Corriere della Sera M. Franco « Un résultat calibré sur les échéances électorales » : « L’emphase était prévisible et pas uniquement parce que cet exécutif tend à se considérer comme l’origine d’un tournant de l’histoire de l’Italie. On a perçu le soulagement de celui qui croyait ne pas pouvoir y arriver : pouvoir offrir à son électorat deux des mesures-phares à quelques mois des élections européennes. L’image de Conte à côté des deux adjoints Di Maio et Salvini, hier soir, transmettait un signal clair : au Palais Chigi, la dyarchie et devenu un triumvirat. Conte n’étant plus l’exécutant mais le médiateur. La question maintenant est de comprendre comment ce budget expansif s’insèrera dans une phase de ralentissement économique européen général, y compris en l’Allemagne. Il y a le risque que la dépense soit plus haute que prévue. Si cela devait s’avérer, une loi de finances rectificative, exorcisée par le M5S et la Ligue, pousserait à faire d’autres coupes. Le risque n’étant pas de se faire taper les doigts par l’UE ni une offensive spéculative mais de voir une opinion publique déçue ».

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Salvini, Conte, Di Maio

COMMENTAIRE La Repubblica M. Giannini « Ne l’appelez pas un ‘’nouveau deal’’ » : « Dans la narration populiste et souverainiste, tout est historique, héroïque. Du ‘’jamais fait auparavant’’. Avec ce soi-disant ‘’gros décret’’, le duo Salvini-Di Maio surmonte l’obstacle le plus difficile, mais en arrière-plan il y a la récession et le jugement de l’Europe. Il y a aussi le couperet effrayant des clauses de sauvegarde à hauteur de 53 Mds pour les années 2020-2021. Pour nous, ce sont de gros pépins. Pour eux, des détails. Car pour les populistes, le climat est toujours propice. Ce qui compte, ce sont les prochaines étapes électorales : en Sardaigne, aux Abruzzes, puis en Europe ».

RETROSCENA (coulisses), Il Messaggero, A.Gentili « Pour Salvini, l’allocation sera reportée : le M5S destiné à s’écraser » : « Au sein de la Ligue, le climat n’est pas très amical envers les alliés 5 Étoiles, considérés des ‘’gâcheurs et des incompétents’’. Surtout, ils seraient les créateurs d’un revenu de citoyenneté compliqué et exposé à des millions d’escroqueries.  Le chef de la Ligue a dit aux siens : ‘’le revenu citoyen c’est leur affaire, ne présentez pas d’amendements. S’ils s’écrasent, comme c’est probable, cela voudra dire qu’ils l’ont fait seuls. Et puis, ils arriveront difficilement à le faire démarrer en avril’’, soit avant les élections européennes. C’est une bonne nouvelle pour la Ligue, vue la compétition électorale avec les 5 Étoiles. Salvini veut des retouches du revenu de citoyenneté pour aider les handicapés et les familles nombreuses. Et il l’a fait comprendre à Di Maio, hier en conférence de presse : ‘’il y a un Parlement qui aura le droit et le devoir d’intervenir pour apporter des améliorations en faveur des familles nombreuses. Bref, la bataille n’est pas finie, elle ne fait probablement que commencer ».

Élections européennes/candidature de S. Berlusconi : Unes - « Le retour de Berlusconi » (La Repubblica, Corriere della Sera, Il Messaggero, Il Fatto Quotidiano).

ARTICLE, La Repubblica G. Vitale « Le retour de Berlusconi, course pour les élections européennes afin d’arrêter la Ligue » : « L’ancien président du Conseil met fin à l’attente poussé par les amis et monde de l’entreprise, malgré les réticences de sa famille et de son fidèle conseiller Gianni Letta. La décision n’était pas un fait acquis. Il est prêt à se candidater comme chef de liste dans tous les collèges. Pour revenir, voire gagner et, du moins, pour résister ».

ARTICLE, Corriere della Sera F. Fubini « La double stratégie des populistes : pas seulement le PPE mais aussi le plan de Paris » : « Il y a désormais une Europe divisée en trois : d’un côté les souverainistes guidés par Salvini, de l’autre les européens avec le leader français Macron et, au milieu (en tant qu’élément décisif pour faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre) le PPE dominé de plus en plus par Merkel et les Bavarois de la CSU. Ce schéma est bien clair pour Salvini comme pour Macron. Toutefois, le rapprochement des élections rend la réalité politique moins linéaire par rapport aux projets. Les leaders et les gouvernements ayant des visions et des valeurs opposés risquent d’avoir des intérêts en commun. Notamment après les données sur la production industrielle des principaux pays, où l’Italie est donnée en récession et la zone euro en perte de vitesse. Malgré les engagements pris après une négociation entre Paris et Berlin, Merkel a laissé ses alliés du Nord saboter les propositions de Macron pour réduire les déséquilibres dans la zone euro avec un budget commun de stabilisation. Il est clair que Macron proposera en Europe des politiques économiques budgétaires pouvant soutenir la demande et faire face à la « semi-stagnation ». À elles deux, la France et l’Italie ne peuvent pas former une alliance politique explicite (au vu du fossé des idées et des sensibilités qui divisent les leaders des deux pays). Toutefois, du côté français, on se rend compte qu’en 2019, certains intérêts convergeront objectivement avec l’Italie, surtout si d’autres pays devaient s’unir à la demande des politiques européennes plus conciliantes. Sur ces thématiques, des contacts entre Français et le gouvernement dirigé par le socialiste Pedro Sanchez ne manquent pas. Au contraire, les souverainistes européens en dehors de l’Italie ont tendance à soutenir une approche beaucoup plus rigide ».

ARTICLE, La Stampa, M. Bresolin « L’alliance Ligue-M5S et ce vote qui défend le groupe de Visegrád » : « Les pays qui ne respectent pas l'état de droit et ne s'opposent pas à la fraude ou à la corruption risquent de perdre des fonds européens. Le Parlement européen a décidé hier de voter pour un projet de loi reflétant une position déjà soutenue par la Commission. Celle-ci vise à garantir la légalité et le respect des principes fondamentaux de l'Union européenne, ainsi qu'une meilleure gestion des fonds pour éviter le gaspillage. Mais les partis italiens majoritaires semblent être en désaccord : la Ligue a voté contre et le M5S s'est abstenu. La mesure effraie certains gouvernements de l’Est pour une double raison : ils sont les principaux bénéficiaires des fonds structurels et d’autre part, ces pays sont désormais dans le viseur de Bruxelles à cause de certaines réformes qui affaiblissent l’état de droit. Depuis hier, cependant, ils ont trouvé au moins un nouvel allié dans cette bataille ».

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ARTICLE/RENCONTRE avec Marine Le Pen, Corriere della Sera, S. Montefiori : « ‘‘ Inutile de sortir de l’euro. Je ferai des meetings avec Salvini, nous transformerons l’UE de l’intérieur ’’ » : « ‘’ Dans le siège du Front, devenu « Rassemblement National », Marine Le Pen adresse ses vœux pour la nouvelle année aux journalistes et souligne que les choses ont changé en France. À ceux qui croyaient que le parti allait disparaître, elle confirme qu’elle est là et qu’elle est encore plus forte, parce que la révolte des gilets jaunes, des électeurs du parti, comme elle les définit, et surtout le gouvernement Ligue-M5S, en Italie, lui ont donné une force et un souffle qui semblaient perdus, et qu’elle n’a jamais eu au niveau européen. La grande affiche au mur montre Salvini et Le Pen, l’un à côté de l’autre, souriant, avec le slogan : « Partout en Europe nos idées arrivent au pouvoir ». Elle affirme qu’après les élections présidentielles les citoyens étaient fatigués de la politique, qu’il y a eu une phase d’éloignement général et que ce n’était pas le parti à être plus faible. Marine Le Pen annonce donc un grand meeting souverainiste en Italie, en février, avec Matteo Salvini et un autre meeting pour mettre fin à la campagne électorale, toujours avec son allié, qui est arrivé au pouvoir avant elle. Pour Le Pen, Salvini est la preuve que les forces anti- système peuvent gagner même dans un pays fondateur. Salvini crie contre Macron à propos des migrants et de la politique industrielle, surtout pour l’affaire Fincantieri-Stx, accord auquel Marine Le Pen n’est pas du tout favorable, parce qu’elle souhaite que STX reste français. Mais les discussions sur les intérêts nationaux sont une autre question, qu’il faudra affronter, quand l’Europe « des peuples », où chaque Etat récupérera sa souveraineté et le contrôle du territoire, se réalisera. Jusqu’à ce moment-là et sur la façon pour atteindre cet objectif, l’entente avec Salvini est totale ’’ ».

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Ligne Lyon-Turin (TAV). RETROSCENA (coulisses), Il Messaggero, A.Gentili « Salvini et le duel avec Di Maio sur la TAV » : « Le chef de la Ligue, comme à son habitude, est allé droit au but : pour eux, la ligne à grande vitesse Turin-Lyon doit se faire. Il peut être redimensionné, il peut devenir "à faible coût" avec certaines réductions du projet initial, telles que l'annulation du tunnel sous la colline de Morenica, près de Turin. « Mais il faut absolument le faire, sinon nous allons à un référendum, ne serez-vous pas opposés à entendre les citoyens ? », a-t-il demandé à Di Maio, non sans ironie. Et parce que Di Maio, qui pourrait au fond ouvrir la voie à une médiation sur le projet, a les mains liées par le mur levé par Bepe Grillo, Roberto Fico et le retour d'Alessandro Di Battista ».

Déplacement du Président Sergio Mattarella à Berlin. ARTICLE, Corriere della Sera, M. Breda : « Mattarella à Berlin » : « Le Président de la République, Sergio Mattarella, s’est rendu hier soir à Berlin pour une mission qui atteindra son point culminant aujourd’hui, avec la rencontre avec les trois personnalités politiques les plus importantes de la République Fédérale : son homologue Frank-Walter Steinmeier, la Chancelière Angela Merkel et Wolfgang Schauble. Les thèmes de ces rencontres seront centrés sur l’analyse de la crise du Brexit, sur le commerce international, sur la question des migrants ainsi que sur l’attribution d’un siège au Conseil de Sécurité de l’ONU. Sur ce point, l’Elysée a promis son soutien. La position de l’Italie est différente : Rome préfère que le siège aille à l’Union Européenne pour renforcer la politique étrangère et de défense de l’Union. La mission de Mattarella vise à confirmer les relations étroites entre l’Italie et l’Allemagne, surtout en vue de l’ouverture de la campagne électorale pour les prochaines élections européennes ».

Brexit. ARTICLE, La Stampa, A. Barbera « La France et l’Allemagne se préparent à l’urgence, l’Italie n’a pas de plan » : « Les sénateurs du M5S de la Commission des affaires étrangères ont compris la gravité de la situation mais ont identifié la mauvaise solution. Ils ont diffusé une note pour rappeler que « dans le cas d’un Brexit sans accord, le gouvernement de Londres demandera aux citoyens de certifier leur résidence en Grande-Bretagne ». Pour cela, ils ont invité les plus de sept-cent-mille Italiens vivant outre-Manche à rejoindre l’Aire, le registre des Italiens résidant à l’étranger. Il est dommage que Downing Street indique depuis plusieurs mois qu’un certain nombre de documents sont nécessaires pour qu’ils puissent confirmer leur résidence. Et parmi ceux-ci, il n’y a pas l’inscription à l’Aire ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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