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27/02/2013

Bersani défie Grillo : Bersani ouvre à Grillo, non au PdL.

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Les Unes : La plupart des titres ce matin se concentre sur un éventuel accord entre Bersani (PD) et Grillo (M5S) – « Bersani ouvre à Grillo, non au PdL » (Repubblica, Stampa), « Bersani défie Grillo » (Unità), « Bersani demande de l’aide à Grillo » (Messaggero), « Bersani se raccroche à Grillo » (Il fatto). Le Corriere se concentre sur « La Lombardie » qui « choisit Maroni » (Ligue) et le Sole sur « Le choc électoral » qui « fond sur bourse et spread ».

Élections 24/25 février : scénarios et analyses

- « Ouverture » de Bersani à Grillo : plusieurs quotidiens se montrent sceptiques à l’égard de l’approche présentée hier par P.-.L. Bersani, consistant à faire des propositions sur lesquelles les autres formations (dont le M5S) devront se prononcer. « C’est comme si Bersani s’était senti obligé de faire cette proposition, à la fois pour maintenir sa coalition secouée par le résultat surprise du centre-gauche, et pour mettre aux actes que c’est seulement après l’échec de cette proposition qu’il serait possible de passer à d’autres » (M. Sorgi dans la Stampa). La formule d’un soutien au cas par cas du M5S risque de « ne pas répondre aux exigences de stabilité de l’Europe et en outre le risque est de finir soumis à la pleine hégémonie « grilliste », un prix élevé pour tenir le PDL à distance » (S. Folli dans le Sole) ; M. Franco dans le Corriere s’inquiète des répercussions en Europe de l’ouverture tentée par P.-L. Bersani. C’est surtout la presse de droite qui s’élève contre cette hypothèse, continuant à pousser celle d’une grande coalition dans la ligne des propos de S. Berlusconi (« pas d’alternative à un accord PD-PDL » pour Libero, ironie du Giornale qui parle de « chasse au Grillo domestiqué »). A gauche, davantage d’ouverture : « ce ne sera pas facile mais (…) nous préférons regarder ce qu’il y a de bon dans cette initiative qui, il y a encore quelques jours, serait apparue comme de la pure politique-fiction » (A. Padellaro dans le Fatto quotidiano, gauche alternative) ; tonalité similaire au Manifesto (gauche de la gauche) qui alerte contre le risque de réédition de l’opération du gouvernement technique de novembre 2011 : « le jour d’après la révolution électorale, avec le M5S devenu premier parti, le président de la République vole voir la chancelière Merkel, pendant que l’orchestre européen joue déjà l’air du spread et que le président Monti bat le tambour au Palais Chigi en convoquant un cabinet de guerre (…) l’erreur est humaine, persévérer serait diabolique ».

- Grillo et le M5S : plusieurs dossiers notamment de la Stampa, du Corriere et du Sole : « le tour d’Italie du boom grilliste » (la Stampa) qui passe en revue les lieux conquis par le mouvement, M. Deaglio mettant à la base du succès de ce dernier « une lacération ample, profonde et sous-évaluée du tissu économico-social italien » ; carte de « l’Italie à 5 étoiles » également pour le Corriere qui dresse le portrait des nouveaux parlementaires grillistes, tandis que le Sole détaille longuement le programme du M5S.

- Visage du nouveau Parlement : plusieurs quotidiens se penchent sur la composition du nouveau Parlement, « rose et plus jeune » (Stampa), « rajeuni avec un parlementaire sur trois qui est une femme (Corriere), avec un fort renouvellement (60,7% de nouveaux parlementaires contre 37,1% en 2008), 30,8% de femmes (dix points au-dessus de la précédente législature) et un âge médian de 47,1 ans (contre 51,8 dans le précédent parlementa).

- Victoire de R. Maroni en Lombardie : « fiasco parfait pour Ambrosoli et mission accomplie pour la Ligue » (Stampa), « la gauche et l’art de perdre au Nord » (Repubblica) « le miracle de l’alchimiste Maroni » pour le Corriere  qui relève que Maroni est maintenant à l’épreuve du gouvernement et notamment de la mise en pratique de ses promesses sur les impôts (p.m. maintien de 75% des impôts collectés à la région). Plusieurs quotidiens relèvent le « paradoxe d’une Ligue qui, plus faible que jamais, est à la tête du Nord » (I. Diamanti dans la Repubblica qui relève la forte percée grilliste au Nord, comme le Sole qui parle de « l’eurorégion léghiste qui se réveille à 5 étoiles »). La presse de droite exulte : « Maroni Ier roi de Lombardie et du Nord » (Libero). La victoire de Zingaretti (PD) dans le Latium, attendue, est moins commentée dans les quotidiens. Le Messagero souligne que les « votes anti-Fiorito (p.m. figure de proue PDL des scandales de la région Latium de l’automne dernier) seront un défi pour le nouvel exécutif régional », le M5S ayant récupéré beaucoup du vote de protestation.

- Analyses du vote : elles commencent à se multiplier : R. Mannheimer dans le Corriere souligne que « 16 millions d’électeurs ont changé de vote » par rapport à 2008, le PD perdant un tiers des votes réunis en 2008, le PDL la moitié ; ligne similaire de R. d’Alimonte dans le Sole qui souligne que « Grillo prend des votes à tous les partis ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

Article dans Minute sur la visite de Geert Wilders à Bonn.

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L'hebdomadaire Minute publie le reportage que j'ai réalisé à Bonn (Allemagne) lors de la visite de Geert Wilders, qui y a reçu un prix pour la liberté.

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HC Strache félicite les Freiheitlichen et Roberto Maroni.

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Autriche et Italie. Le président du FPÖ Heinz-Christian Strache (Autriche) félicite les Freiheitlichen ainsi que le dirigeant de la Ligue de Nord Roberto Maroni (élu à la tête de la Lombardie) pour les résultats obtenus lors des élections du 24 et 25 mars 2013.

Tyrol du Sud / Haut-Adige : les Freiheitlichen obtiennent 15,9 %.

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Italie. Elections législatives du 24 et 25 février 2013. Les Freiheitlichen ont obtenu 15,9 % des voix lors de l'élection pour la Chambre italienne des représentants au sein de  la circonscription du Tyrol du Sud / Haut-Adige. La coalition de Silvio Berlusconi y récolte 8,1% (dont 6,7 % pour le PdL, 0,9 % pour la Ligue du Nord, 0,4 % pour La Destra). Casapound décroche 0,5 %.

Au sein de certaines parties du Tyrol du Sud / Haut-Adige, les Freiheitlichen obtiennent plus de 30 %.

Révélation du quotidien Le Matin sur l’état de santé d’Yvan Perrin.

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Suisse. Canton de Neuchâtel. Le quotidien Le Matin publie des informations sur le problème de santé qu’Yvan Perrin, le candidat UDC au Conseil d'Etat [exécutif du canton], a connu durant le mois de décembre 2012 :

http://www.lematin.ch/suisse/qu-yvan-perrin-dit/story/117...

Roberto Maroni élu à la tête de la Lombardie.

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Italie. Ces 24 et 25 février 2013, le dirigeant de la Ligue du Nord Roberto Maroni a été élu président de Lombardie. Le mode de scrutin utilisé est basé sur un double vote. Disposant de deux voix, les électeurs choisissent directement le président de la région et élisent des députés régionaux sur base de circonscriptions provinciales. Un bonus est octroyé à la coalition de la personne élue présidente : 55% des sièges au parlement régional si le candidat à la présidence a obtenu moins de 40% des voix et au moins 60% des sièges si le candidat à la présidence a obtenu plus de 40% des voix.. Les sièges restant sont attribués au système proportionnel (méthode d’Hondt). Pour pouvoir siéger au Parlement de Lombardie, un parti doit obtenir au moins 3 % des voix, sauf si son candidat à la présidence de la région récolte au moins 15 %.

Roberto Maroni obtient 42 % des voix et est élu président de Lombardie.

Au sein du Parlement de Lombardie, les partis qui soutiennent Roberto Maroni décrochent 48 sièges (19 pour le PdL, 15 pour la Ligue du Nord, 11 pour la liste Maroni Presidente, 2 pour Fratelli d’Italia et 1 pour le Parti des pensionnés).

Voir les résultats complets :

http://www.repubblica.it/static/speciale/2013/elezioni/re... 

Voir le site de la liste Maroni Presidente : http://www.lombardiaintesta.com/

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Roberto Maroni

Gianfranco Fini : "Grillo ? qui est-ce ?"

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« Les petits rires superficiels de la droite et de la gauche » (Gian Antonio Stella, Corriere della Sera) : « ‘Si Grillo veut faire de la politique, qu’il crée son parti et voyons combien de voix il obtient’. ‘Grillo, c’est un vantard, il n’est personne’ : les analyses perspicaces de Piero Fassino (PD) et de Maurizio Gasparri (PDL) jugeant il y a quelques années celui qui s’avère aujourd’hui être le vrai vainqueur, resteront dans l’histoire. Ils n’étaient pas les seuls à se tromper. Le refus de comprendre la colère populaire contre certaines maladies du pouvoir a concerné pas mal de personnes. Colère qui est à la base de la vague du ‘grillisme’ qui risque d’inonder tout et tous. Il suffit de voir l’accueil réservé à Grillo au Parlement quand il a porté trois propositions de loi signées par 350 000 citoyens, soit sept fois le seuil prévu dans la Constitution pour les lois d’initiatives populaires (p.m. contre le mode de scrutin, contre la possibilité de faire plus de deux mandats, non aux députés et sénateurs nommés par les chefs de parti sur les listes avec le Porcellum) : ces textes ne furent même pas examinés. Il suffit aussi de voir les résultats dans le Latium : à partir de 2007, après les dénonciations du Vaffanculo-Day, alors que le PIB baissait de -6,8% et la vente des automobiles plongeait à des niveaux de 1979, les coûts du Conseil Régional (d’abord avec la gauche, ensuite avec la droite) ont augmenté de + 43,1% et ceux des consultations techniques et des meetings de + 493%. Malgré cela, encore des petits rires, des haussements d’épaule. Roberto Maroni (Ligue du Nord) lance ‘Que Grillo garde ses boys scouts incompétents, nous nous avons nos maires-guerriers’, Gianfranco Fini (FLi) ‘Grillo ? qui est-ce ?’ et Massimo D’Alema (PD) ‘J’ai écouté sur Internet les meetings de Beppe Grillo : à mi-chemin entre Bossi première manière et le Gabibbo (marionnette télé)’. Pour sa part, Silvio Berlusconi (PdL) explique ‘Grillo, c’est un phénomène de foire, qui toutefois pioche des voix auprès des modérés aidant ainsi la gauche’. Même Giorgio Napolitano, apprécié à l’unanimité pour sa prudence, s’était exprimé avec une boutade, qui lui sera ensuite reprochée ‘Boom de Grillo ? Je ne connais de boom que celui des années 60, je n’en vois pas d’autres’. Il y a quelques mois, nombreux étaient ceux qui s’étaient sentis soulagés à droite comme à gauche par les sondages qui minimisaient l’alerte tsunami de Grillo, avant l’irruption d’un groupe (nombreux) de trouble-fête du M5S à l’assemblée régionale sicilienne. Hier, dans les studios télévisés, alors que les premiers exit-polls ne laissaient pas envisager le triomphe de Grillo, les commentaires de la première heure resteront mémorables. Puis, les projections ont donné des chiffres de plus en plus importants, du jamais vu : un ‘parti non-parti’ fait maison malgré des erreurs (expulsions des dissidents et chasse aux journalistes italiens) qui menaçait non seulement la victoire du parti favori (le PD) mais aussi de doubler le PdL fort d’une couverture médiatique et d’une fortune exorbitantes. Pour sauver le parlement, il aurait fallu commencer à tailler, tailler, tailler dans les privilèges politiques, sans attendre la rébellion de millions d’Italiens exaspérés qui ont fait appel à Beppe Grillo et à sa ‘bande de scouts’ ».

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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Beppe Grillo

Fermeture d'une caserne : Hadersleben ou Sonderburg?

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Danemark. Le Parti du Peuple danois dément l’information disant qu’il se prononce, comme lieu de fermeture d'une caserne de l'armée, plutôt pour  Hadersleben que Sonderburg. Le président du parti Kristian Thulesen-Dahl se rend à Sonderburg avec le porte-parole du parti pour les questions de défense, Madame Marie Krarup, afin de s’informer sur place.