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06/12/2011

Résultats des élections législatives 2011 en Slovénie : le SNS éliminé du Parlement.

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Slovénie. L’écrivain nationaliste croate Trpimir Gudar nous communique les résultats des élections législatives qui se sont déroulées ce 4 décembre 2011 en Slovénie.

 

Les citoyens slovènes ont élu 88 députés à l’Assemblée nationale (Državni zbor). Les minorités, italiennes et hongroises, ont élu leurs deux représentants.

 

Toutes les analyses pré-électorales donnaient le Parti démocratique slovène (Slovenska Demokratska Stranka - SDS) de Janez Janša, un parti anti-communiste de centre-droit, vainqueur du scrutin et indiquaient que Janez Janša serait le nouveau Premier ministre.

 

Pourtant, la formation Slovénie positive (Pozitivna Slovenija, PS), un parti populiste de centre-gauche du Maire de Ljubljana Zoran Janković, a gagné les élections avec 28 % des voix et obtient 28 députés. Les sociaux-démocrates de Borut Pahor obtiennent seulement 10,5 % des voix et 10 députés. Zoran Janković sera le nouveau Premier ministre de Slovénie avec probablement les sociaux-démocrates, DeSuS (Demokratična Stranka Upokojencev Slovenije - Parti démocratique des pensionneés de Slovénie) et la Liste civique Gregor Virant (Državljanska Lista Gregorja Viranta - LGV) en tant que partenaire de coalition.

 

Les grands perdants de ces élections sont les partis nationalistes slovènes. Le Parti national Slovène (SNS - Slovenska Nacionalna Stranka) de Zmago Jelinčić obtient seulement 1,8% des voix et ne passe pas la barre des 5 % nécessaires. Le parti qui siégeait au Parlement depuis 1992 n'a plus d'élu. Le Parti de la Nation slovène (Stranka Slovenskega Naroda - SSN) obtient 919 voix et 0,08 %. Le parti Faire suivre la Slovénie  (Naprej Slovenia, NS) obtient 1060 voix et 0,1 %.

 

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Résultats en nombre de députés du SNS au fil des années

La principale raison de la défaite des nationalistes réside probablement dans le fait que les partis du système ont intégré la rhétorique et les objectifs nationalistes dans leurs pratiques politiques. Le Parti démocratique slovène et les sociaux-démocrates se sont opposés à l’entrée de la Croatie au sein de l’Union européenne et pour la modification de la frontière maritime croato-slovène dans la baie de Piran.

 

Résultats officiels sur le site de la Commission électorale d’État :

http://volitve.gov.si/dz2011/en/rezultati/rezultati_slo.h...

Résultats des élections législatives 2011 en Croatie.

L’écrivain croate Trpimir Gudar nous envoie les résultats des élections législatives qui se sont déroulées ce dimanche 4 décembre 2011 en Croatie.

 

Après 8 ans de pouvoir, le HDZ (Hrvatska Demokratska Zajednic - Union démocratique croate) a été défait lors des élections législatives qui se sont tenues le 4 décembre 2011 en Croatie. Le nouveau gouvernement croate sera composé du SDP (Socijaldemokratska Partija - Parti social-démocrate), du HNS (Hrvatska Narodna Stranka - Parti populaire croate), du HSU (Hrvatska Stranka Umirovljenika - Parti croate des pensionnés) et de l’IDS (Istarski Demokratski Sabor - Assemblée démocratique d’Istrie). Ces partis, unis au sein de la coalition Cocorico, ont obtenu 47 % des voix et 80 députés, soit assez pour former un gouvernement.

 

De l’autre côté de l’échiquier politique, l’Union démocratique croate et ses partenaires de coalition ont obtenu 24 % des voix et 47 députés. Le Parti des paysans croates (Hrvatska Seljačka Stranka - HSS) a été défait aussi, obtenant un député (contre 6 en 2007). Le Parti social-libéral croate (Hrvatska Socijalno-Liberalna Stranka - HSLS) n’est pas arrivé à entrer au Parlement.

 

La grande surprise de ces élections est que la formation Travaillistes croates - Parti travailliste (Hrvatski Laburisti – Stranka Rada), un nouveau parti de gauche, obtient 6 députés et 6 % des voix, alors qu’il ne disposait que d’un seul siège au Parlement avant les élections, celui de son Président Dragutin Lesar qui était auparavant député du HNS et a fait sécession.

 

La liste électorale indépendante d’Ivan Grubišić a gagné 2 sièges au sein de l’assemblée croate. Ivan Grubišić est un ancien prêtre catholique et sociologue de Split, qui est de gauche et est opposé au statut privilégié de l’Église catholique en Croatie (il est favorable à une révision de l’accord existant entre la Croatie et le Vatican). 

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L’Assemblée démocratique croate de Slavonie et Baranja (Hrvatski Demokratski Sabor Slavonije i Baranje - HDSSB) obtient 21 % et 12 % des voix, respectivement, au sein de deux circonscriptions de l’Est de la Croatie. Le HDSSB emporte 6 sièges de député. Le HDSSB est un parti nationaliste populiste et régionaliste, actif en Slavonie, Baranja et Syrmie. Le dirigeant du parti, le Général Branimir Glavaš, qui est en prison en Bosnie-Herzégovine pour de supposés crimes de guerre à Osijek en 1991, a félicité la direction du HDSSB. 

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Cette élection semble être très importante pour les nationalistes croates parce que le principal parti nationaliste en Croatie, le Parti croate du droit (Hrvatska Stranka Prava, HSP) n’a pas obtenu de député. Par contre, la coalition du Parti du droit dr Ante Starčević (HSP dr Ante Starčević) et du Parti pur croate du droit (Hrvatska Čista Stranka Prava, HČSP) a décroché un siège de député. Le Président du HSP dr Ante Starčević Ruža Tomašić occupera le siège, qui a été emporté au sein de la circonscription située le plus au Sud du pays. Frano Čirko, président des Jeunesses du HČSP, a déclaré après les élections que le HČSP deviendra la principale organisation de jeunesse en Croatie et que le HČSP financera les meetings et la propagande nationaliste avec l’argent obtenu au Parlement croate.

Les résultants des élections n’ont pas été une grande surprise, excepté en ce qui concerne les Travaillistes croates - Parti travailliste et le Parti croate du droit. La coalition Cocorico va avoir des difficultés à gérer le pays à cause d’une dette publique importante et de la corruption qui existe à tous les niveaux de l’État et de l’administration. Certains analystes pensent que le gouvernement qui va naître de ces élections tombera en 2013, soit deux ans avant la fin de la législature prévue en 2015.

 

Site officiel de la Commission électorale d'Etat :

http://www.izbori.hr/2011Sabor/rezultati/rezultati.html

Seule la Ligue parie sur l’écroulement de l’euro.

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« Des partis résignés au ‘oui’ ; seule la Ligue parie sur l’écroulement de l’euro » (Massimo Franco, Corriere della Sera) : « Ni enthousiasme, ni soutien convaincu – sauf de l’UdC peut-être. Les partis sont résignés : l’alternative étant le précipice, nul ne veut être taxé de mener l’Italie à l’abîme, sauf la Ligue, qui joue la politique du pire et souhaiterait pour un peu le désastre de l’euro : quand Bossi parle de Monti comme du ‘héros d’une guerre déjà perdue’, il positionne la Ligue dans l’opposition non seulement à l’exécutif, comme jusqu’ici, mais aussi à l’euro et à l’UE. Berlusconi, Bersani et Casini sont résolus à dire ‘oui’ à un plan de rigueur aussi impopulaire qu’obligé. PdL et PD demandent des inflexions pour calmer leur électorat respectif au sujet de l’imposition de l’immobilier et des retraites. Ils réalisent que les contrecoups provoqueront des tensions sociales croissantes : la grève, rapidement décidée par les syndicats, était attendue ; l’IdV, tentée par la ligne ‘léghiste’, menace de voter contre si rien ne change. La majorité transversale soutenant l’exécutif suggère, et même juge acquis, que Monti engagera la confiance – ‘sans ça je ne crois pas qu’il soit possible de faire passer le plan de rigueur’, prévient Berlusconi, suivi par Casini et de fait par le PD. Ces réactions prudentes aident autant Monti (en lui permettant de revendiquer un rôle inédit du fait d’une situation exceptionnelle) que ses alliés au Parlement (qui se démarquent ainsi de mesures dont ils peuvent renier la paternité, fût-ce en les soutenant). Insistant sur l’absence d’alternative, Monti présente décret ‘sauve-Italie’ comme un texte ‘sauve-Europe’. Dramatisation propre à justifier des mesures sur lesquelles subsiste une certaine perplexité : taxation de la résidence principale (11 Md€), retraites, coupes limitées dans le train de vie de l’Etat et la lutte contre la fraude fiscale. Monti défend l’idée d’une Italie de l’avenir ‘sérieuse, européenne, ancrée dans les valeurs du travail et de l’épargne’ et, à ce stade, les marchés le récompensent (le spread est redescendu à 375 points). Mais le thème de la crédibilité ‘vite’ reconquise en Europe irrite le PdL. Monti a eu plus du succès quand il a dit ‘l’Italie ne fera pas faillite’ et invité à ‘acheter italien’ à Noël. Des rappels visant à réveiller la fierté nationale – mais qui confirment aussi que la crise est destinée à faire longtemps sentir sa morsure sur notre économie. »

 

(Traduction : ambassade de France à Rome)