05/12/2011
Le 11 novembre, les Polonais de Lituanie fêtent le Jour de l’indépendance.
Lituanie. Le 11 novembre 2011, les Polonais de Lituanie ont fêté à Wilno / Vilnius le Jour de l’indépendance (de la Pologne). Il peut paraître curieux que les Polonais de Lituanie utilisent le drapeau lituanien, mais ils respectent l’identité lituanienne... en tant qu’identité régionale (au même titre que les Polonais de Mazovie, de Silésie ou de Poméranie considèrent qu’ils sont Polonais de Mazovie, Silésie ou de Poméranie).
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Même si elle élève la voix, la Ligue n’est plus un parti de lutte.


« Même si elle élève la voix, la Ligue n’est plus un parti de lutte » (Ilvo Diamanti, La Repubblica) : « Le soi-disant ‘parlement de Padanie’, réuni depuis hier à Vicence, n’a rien dit de neuf. Bossi a rappelé les fondamentaux léghistes : A/ sécession, à la façon tchéco-slovaque (séparation négociée) ; B/ lutte contre toute réforme des retraites, et annonce d’une initiative référendaire ; C/ à l’arrière-plan, polémique contre l’Europe de l’euro – et donc contre la nature de cet exécutif, non pas élu par le peuple, mais voulu par les banques et les banquiers. Des thèmes qui ont toujours marqué le rôle d’opposition de la Ligue, même au gouvernement (depuis 10 ans). Première nouveauté : aujourd’hui, elle est vraiment dans l’opposition, seul parti représenté au Parlement à être ouvertement contre l’exécutif Monti. Ce qui lui permet de remédier, en partie au moins, aux ambiguïtés des dernières années, où elle associait discours de lutte et place (centrale) au gouvernement. Mais même dans l’opposition, elle ne peut plus jouer le ‘parti de lutte’. 1/ Les années 90 sont finies, où le mot d’ordre était l’indépendance d’une Padanie plus apte à entrer dans l’Europe qu’une Italie très endettée ; aujourd’hui, nous sommes dans l’UE, dont le ‘directoire’ presse l’Italie, Padanie incluse, d’assainir ses finances. 2/ Au plan électoral, la Ligue a obtenu ses principaux succès à partir de 2008, quand revenue au gouvernement elle s’est comportée en ‘syndicat du Nord’. Sa base parmi les PME du Nord n’a nulle envie d’antagonisme envers l’Europe. La Ligue se rappelle son effondrement sous les 4% en 1999, aux européennes, après la marche sécessionniste de 1996. 3/ La ‘Ligue de lutte’ n’existe plus. Elle dirige 2 régions, 16 provinces, environ 400 communes et ses hommes sont à tous les échelons du pouvoir. 4/ La Ligue d’opposition, aujourd’hui, n’est plus la Ligue de lutte. Elle espère revenir au gouvernement. De l’Italie, pas de la Padanie. D’où des idées moins radicales que naguère – telle l’indépendance négociée, sans révolution ni référendum (qui pourrait trahir l’aspect marginal du sentiment sécessionniste). L’opposition léghiste est, à bien des égards, en retrait par rapport à celle de la CGIL [syndicat]. Lutter, soit, mais au Parlement, dit Bossi, qui en charge Maroni. L’opposition à ce stade arrange la Ligue : pour apaiser ses divisions et retrouver de l’élan, mais sans retour à une Ligue antagoniste. Elle se purifie en prenant ses distances d’avec Berlusconi, mais prépare les prochaines élections. Le plus tôt possible. Et avec le PdL. En politique, parfois, la solitude paye ; à la longue, elle nuit. »
(Traduction : ambassade de France à Rome)
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Flandre : sondage IPSOS/RTL/Le Soir.

Belgique. Flandre. Un sondage IPSOS/RTL/Le Soir, réalisé après les accords gouvernementaux belges, paru ce 5 décembre 2011 donne la N-VA à 35,1 % (-0,9 % par rapport à septembre 2011). Le Vlaams Belang est donné à 11,1% (+0,2 % par rapport à septembre 2011).
Les nationalistes flamands (N-VA + Vlaams Belang + Liste Dedecker) sont donnés dans les sondages à 48 % des voix ou plus. Lors des élections municipales et provinciales d’octobre 2012, les partis nationalistes flamands, s’ils confirment les scores des sondages, devraient placer massivement des élus au sein des communes et provinces et prendre la place de nombreux élus locaux des partis du système (Parti socialiste, Parti social-chrétien, Parti libéral). La perte massive d’élus locaux devrait être une catastrophe pour les formations politiques du système. Éliminés des conseils municipaux er provinciaux, les élus locaux des partis du système ne seront plus amenés à travailler le terrain. Les élus nationalistes qui prendront leur place disposeront d’une tribune et d’un relais au sein des assemblées locales.
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Russie : les quatre partis représentés au Parlement sont nationalistes.
Russie. Lors des élections législatives de ce dimanche 4 décembre 2011, quatre partis ont obtenu des sièges au Parlement. Ces quatre formations politiques sont nationalistes.
Russie Unie de Vladimir Poutine, le LDPR de Vladimir Jirinovski, Russie Juste (issue de la fusion de Rodina avec des petits partis) sont des formations politiques qui appellent à la primauté du peuple russe sur les étrangers, en particulier les migrants, et au redressement de la puissance étatique. Le nationalisme est une des matrices idéologiques de ces formations politiques.
Guennadi Ziouganov, qui dirige le Parti communiste de la Fédération de Russie, est proche des idéologues nationalistes du camp extra-parlementaire.
Rodina, qui a été à la base en 2006 de la création de Russie Juste, intégrait des personnalités nationalistes et patriotiques.
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Russie Unie, en fort recul, reste majoritaire.

Russie. Le parti Russie Unie de Vladimir Poutine reste premier et garde sa majorité absolue. Il obtient 49,5 % des voix (contre 64 %, en 2007). Russie Unie obtient 238 des 450 sièges du Parlement (contre 315 sièges en 2007). Le parti perd sa majorité des 2/3 nécessaires aux réformes constitutionnelles.
Le parti ultranationaliste LDPR, dont Vladimir Jirinovski est la figure de proue, décroche 11,7% des voix et 56 sièges.
Le parti nationaliste de centre-gauche Russie Juste obtient 13,2% et 64 sièges.
Le Parti communiste, aux tendances nationalistes, décroche 19,1 % et 92 sièges.
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