15/08/2008
Le retour.

C’est confirmé : Joerg Haider a annoncé, lors d’une conférence de presse, qu’il dirigera la campagne du BZÖ (Mouvement pour l’Avenir de l’Autriche) lors des prochaines élections législatives. La presse germanophone a largement relayé l’information.
Voici la traduction que j’ai réalisée d’un article paru sur le site Internet du Spiegel, un des plus grands hebdomadaires d’Allemagne.
14.08.2008
Autriche
Haider veut revenir dans la politique fédérale.
Il y a huit ans, il avait proclamé son retour. Maintenant, le populiste de droite veut faire son retour au niveau fédéral. Lors des élections de fin septembre, il s’engage en tant que candidat de tête pour le BZÖ.
Vienne – Agé de 58 ans, il confirme lors d’une conférence de presse sa candidature en tant que candidat de tête du Bündnisses Zukunft Österreich (BZÖ) lors des élections du 28 septembre. Il voit sa candidature en tant qu’obligation patriotique précise Joerg Haider à propos de son nouvel engagement. Un mandat à l’assemblée nationale ne l’intéresse pas, il veut rester gouverneur du Land de Carinthie. En tant qu’objectif électoral pour son parti: devenir plus fort, mais il ne fixe pas de pourcentage, ni de limite vers le haut.

Dans les semaines à venir, Haider sera nommé au poste de nouveau président du BZÖ. L’élection doit avoir lieu lors d’un congrès spécial du parti à Graz.
Celui qui est, jusqu’à présent, président du BZÖ Peter Westenthaler avait renoncé à la candidature de tête, après qu’il ait été condamné à une peine de neuf mois de prison pour faux témoignage dans un procès à l’encontre d’un de ses gardes du corps.
Le BZÖ est une scission du Freiheitlichen Partei Österreichs (FPÖ), dont le chef était autrefois Haider. Le fait de savoir si le parti passerra la barre des 4 % pour pouvoir siéger au perlement fédéral n’est pas certain.
De par ses déclarations à l’encontre des étrangers, Haider est un des politiciens autrichiens les plus controversés. En l’an 2000, il avait fait ses adieux à la politique au niveau fédéral, tout en continuant à s’immiscer dans les débats. Au printemps prochain, il veut à l’issue des élections pour le parlement de Carinthie continuer à être gouverneur de Carinthie.
asc/AFP/AP
Joerg Haider se profile comme candidat du BZÖ au poste de chancelier, mais il prépare surtout les élections du printemps prochain en Carinthie, dont il est gouverneur.
16:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
13/08/2008
Interview de HC Strache, leader du FPÖ
Voici la traduction que j'ai réalisée d'un Interview de HC Strache, leader du FPÖ, parue dans Profil, un organe de presse autrichien.
Im aktuellen PROFIL profil 33/08
"Si Haider entre en campagne, je m’en réjouis"
- Le chef du FPÖ, Strache en conversation avec Profil.

Le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache à propos de ses vacances à l’étranger, la “maladie homosexuelle“, le footballer Ümit Korkmaz et son job de rêve en politique.
profil: vous êtes le seul candidat de tête qui part maintenant pour un long moment en vacances. Ne renoncez-vous pas maintenant?
Strache: je suis le seul honnête. Je m’amuse du fait que les autres politiciens ne vont jamais en voyage, et quand ils le font c’est seulement en Autriche. Je rencontre souvent dans l’avion des collaborateurs politiques. J’ai rencontré Peter Westenthaler dans un vol vers la Thailande. Il a raconté qu’il était pendant ce temps là en Autriche. Qui dit qu’il a beaucoup de travail et qu’il n’a pas besoin de vacances est un escroc. Je ne trompe pas les gens.
profil: le choix du lieu de vos vacances nous émerveille aussi. Vous êtes le représentant d’un parti autrichien et partez en voyage à l’étranger.
Strache: c’est une absurdité que de vouloir lier le patriotisme au choix d’un lieu de vacances. Cela se mesure à bien d’autres choses.
profil: Vous ne serez pas, comme attendu, opposé au cours de la campagne à Peter Westenthaler, mais probablement à Jörg Haider. Comment est-ce lorsque l’on doit affronter le mentor et le grand exemple qu’est pour vous Joerg Haider.
Strache: Haider n’a jamais été mon mentor. Et je ne combats pas contre les petits mais contre les grands partis complètement encroûtés: SPÖ et ÖVP. Je me réjouirais si Haider s’engageait dans la campagne et s’il assumait enfin, une fois lui-même, la défaite. Mais j’ai peur qu’il soit trop lâche pour cela et qu’il utilise Westenthaler comme paravent.
profil: Votre ancien dauphin à la tête du parti Karlheinz Klement a été exclu du parti et se présente en Carinthie avec sa propre liste FPÖ. Comment est-ce que les électeurs peuvent s’y reconnaître ?
Strache: C’est un non-sens et ce n’est pas légitime. Les autorités de vote doivent aussi décider que ce n'est pas légitime. Il y a seulement un FPÖ. Tout autre est une tromperie à bon marché de l’électeur, comme nous en connaissons de la part du BZÖ.
profil: Pourquoi avez-vous exclu Klement du FPÖ. Vous était-il si extrême?
Strache: il n’avait pas d’esprit d’équipe, il ne nous renforçait pas. Qui veut un mandat chez nous doit être performant.
profil: Klement a entre autre désigné l’homosexualité comme « culture de la mort ». Approuvez-vous ces propos?
Strache: Je n’approuve pas cette représentation, ce ne sont pas mes mots. Mais nous écartons le mariage homosexuel. Nous n’avons pas besoin en Autriche de la promotion de relations basées seulement sur la sexualité. Je suis catholique et chrétien, aussi l’église parle-t-elle de la maladie homosexuelle. Je suis de l’avis du Saint-Père, que tous les politiciens catholiques partagent, de ne pas subventionner le couple homosexuel.
profil: Klement a aussi parlé de folie du genre.
Strache: Quand nous voyons que les femmes sont à peine représentées sur sa liste, ça doit être ses idées..La folie du genre se joue aujourd’hui. Lors des séparations, les femmes sont préférées.
profil: Financièrement, les hommes sont privilégiés lors des séparations.
Strache: C’est vrai, mais il y a de nombreux cas, où les hommes ne sont plus autorisés à voir leurs enfants. Là, les hommes sont lésés.
profil: Pourquoi le FPÖ est-il un parti dominé par les hommes?
Strache: Nous sommes un parti de la justice et de la liberté.
profil: Et ça ne correspond pas aux femmes?
Strache: Bien entendu que si. Nous augmentons aussi la participation des femmes, mais nous n’avons pas de pourcentages imposés. Les femmes ne sont peut-être pas si égoïstes que les hommes, qui sont plus orientés vers leurs carrières. La question, de savoir si quelqu’un représente la requête féminine, on ne peut pas le réduire au sexe. Moi, par exemple, en tant que politicien, je me sens également excellement représenté par une politicienne telle que Barbara Rosenkranz.
profil:... à propos de l’Islam.
Strache: Nous restons sur nos exigences. Dans notre pays européen chrétien l’Islam n’a pas de bien-fondé historique et culturel. Nous n’allons pas mener de combats anti-étrangers, mais nous voulons placer les intérêts des Autrichiens au centre. Les étrangers ne doivent pas recevoir de prestations sociales
profil: ce n’est pas praticable. Les immigrés payent aussi les cotisations sociales
Strache: c’est pourquoi il y a 22 organismes de sécurité sociale. Nous voulons les réduire à trois : un pour les Autrichiens, un pour les citoyens de l’Union européenne, un pour les autres.
profil: Différencier les citoyens européens des Autrichiens, c’est contraire aux principes fondamentaux de l’Union européenne
Strache: C’est ce que disent l’ÖVP et le SPÖ, mais ce n’est pas vrai.
profil: Ca se trouve dans tous les jugements de la Cour européenne.
Strache: Qui dit que quelque chose n’est pas possible ne veut simplement pas. Nous voulons l’équité des prestations: les citoyens peuvent prétendre à toutes les prestations sociales particulières. Les immigrés, par contre, ne doivent pas dés le premier jour recevoir des allocations familiales et une habitation sociale. Ils doivent cotiser dix ans avant de recevoir cela.
profil: Il y a aussi des Autrichiens, qui sont bénéficiaires net de l’Etat social.
Strache: Mais dans ce cas, les générations précédentes ont payé, le père, le grand-père. Et on doit faire une différence entre les citoyens et les non citoyens.…
profil: C’est aussi valable chez certains Autrichiens.
Strache: Chez les Autrichiens, je ne peux pas me représenter, si c’est courrant ou pas. Chez les étrangers, c’est courrant.
...
profil: L’action du bus de Joerg Haider vous plait-elle? Non, je n’attends rien du fait d’envoyer un demandeur d’asile d’un Land vers un autre.: Si c’est un criminel , il doit être expulsé du pays.
profil: Le footballer Ümit Korkmaz a demandé dans une interview: Que fait Strache, quand le stade crie « Ü-Ü » ? Que faites-vous ?
Strache: Que dois-je faire? Quand quelqu’un joue bien au football, alors je m’en réjouis Et je me réjouis quand il est bien intégré. Il y a assez de gens qui viennent d’Europe de l’Est, comme des Serbes, qui sont excellemment intégrés. Mais les gens qui viennent des pays musulmans ne montrent pas souvent de volonté d’intégration.
profil: Vous appréciez les Serbes. Vous êtes allés souvent à Belgrade. Lors de l’arrestation de Radovan Karadzic, vous vous êtes visiblement tu. Pourquoi?
Strache: Je peux seulement condamner fermement cette arrestation. Visiblement, jusque là, Monsieur Karadzic pouvait se mouvoir librement et maintenant la Serbie a décidé de plier le genoux devant l’Union européenne et de le livrer …
profil: Karadzic est rendu responsable de massacres et génocides. Doutez-vous de cela ?
Strache: Ie n’ai pas à pré-condamner quelqu’un. Il y a la présomption d’innocence.
profil: Sans quoi vous accordez moins de valeur à la présomption d’innocence.
Strache: Je n’ai pas examiné les reproches que l’on fait à Monsieur Karadzic. Mais je condamne tous les crimes contre l’humanité. Aussi longtemps qu’il n’y a pas de jugements, on doit attendre pour savoir qui est responsable pour les crimes.
profil: Que pensez –vous du Tribunal Pénal international?
Strache: Cela a un sens de juger les crimes contre l’humanité, de manière internationale. C.a me consterne seulement que les Américains n’aient pas reconnu le TPI C’est un des plus grands crimes de l’administration Bush. Une super-puissance autoproclamée ne se trouve pas sous juridiction internationale. Il serait sage que l’Europe ne soit pas seulement orientée vers les USA et l’Otan, mais un peu plus vers la Russie. L’union européenne doit accroître chaque contact.
profil: Votre ligne par rapport à l’Union européenne ne nous est pas claire. Si vous pouviez aujourd’hui décider, quitteriez vous l’Union européenne?
Strache: La question ne se pose pas.
profil: Nous vous la posons.
Strache: Nous avons d’autres problèmes: l’Union européenne n’est pas sociale et est loin du citoyen. Je veux changer l’Europe et ne pas devenir une province de Bruxelles. La majorité du peuple serait pour une Europe sociale.
profil: Qu’est ce que c’est pour vous que la justice sociale?
Strache: Le grand problème, c’est l’augmentation des prix et l’inflation. L’Etat doit intervenir pour réguler les prix dans le domaine de l’énergie, des aliments de base et des médicaments. En outre, la TVA doit être divisée en deux. Et à moyen terme, nous devons renforcer les classes moyennes. Abaissement de tous les impôts. Les impôts les plus hauts doivent être limités à 45% et pas à 50%.
profil: De nos jours, il se trouvent réellement à 43%, si on inclut dans le calcul les 13 et 14ème mois.
Strache:je parle des douze mois. Noël et primes de vacances, je ne les inclus pas ici.
profil: la réduction de moitié de la TVA coûterait deux milliards d’Euros. Votre paquet global coûterait des milliards. Comment voulez-vous financer cela?
Strache: Le ministère des finances a augmenter les impôts de huit milliards depuis l’an 2000, une réforme de l’administration peut rapporter 5 milliards et moins de bureaucratie peut raporter un milliard. Il y a des sommes énormes si l’on est un peut innovant et a un peu de courage. Mais le ministre des finances est l’inverse de cela. Il est exsangue. Notre concept coûte 6 milliards d’euros. Il y a également les allocations familiales qui doivent être versée jusque l’âge de six ans.
profil: Ce n’est pas possible
Strache: Combien d’enfants naissent par an?
profil: environs 80.000.
Strache Cela coûtera plus, mais seuls les Autrichiens doivent recevoir cela et pas les étrangers.
…
profil: Afin d’appliquer tout cela, vous devez gouverner. En février, vous avez dit que le SPÖ vous était sympathique. Est-ce encore valable.
Strache: Les différences de personnes n’interfèrent pas avec les qualités politiques. Depuis deux ans nous voyons que le ÖVP et SPÖ n’ont pas la volonté et la capacité de travailler ensemble. Maintenant, ils provoquent des élections qui coûtent des millions d’euros et malgré cela ne réfléchissent pas
...
profil: Voulez-vous gouverner en coalition, ou non?
Strache: Je veux faire chuter les rouges et les noirs et réaliser une coalition avec les Autrichiens.
profil: Les coalitions, on les fait avec les partis, pas avec le peuple.
Strache: Si. Je voudrais, ensemble avec les Autrichiens, briser la majorité des 2/3 du SPÖ et de l’ÖVP. ... Nous devons devenir si fort et les autres partis si faibles que cela provoque un changement de mentalité au sein des partis.
profil: Á quel pourcentage pensez-vous ?
Strache: nous démarrons à 11%. Peut-être y aura-t-il un miracle bleu et nous atteindrons 20%.
profil: Vous nous avez plusieurs fois communiqué vos plans Vous voulez devenir chancelier et maire de Vienne Quel job préférez-vous?
Strache: On fait son travail, là où on est en fonction.
profil: Vous êtes le chef, vous pouvez vous même décider où vous serez engagé.
Strache: Pour le moment, il y a des élections fédérales et nous nous concentrons là dessus. S’il y avait en ce moment une élection à Vienne, nous devrions réfléchir à la manière d’expulser le SPÖ du fauteuil de maire.
…
Interview: Eva Linsinger, Rosemarie Schwaiger
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12/08/2008
Autriche: vers une coalition socialiste-nationale-nationale?
Un article paru sur le site Internet du journal Le Monde, nous dit que le nouveau leader social-démocrate est eurosceptique.
Les sociaux-démocrates autrichiens se sont dotés d'un nouveau leader pour affronter les élections, mais celui-ci marche dans les pas de son prédécesseur et maintient sa position eurosceptique. Il réclame, lui aussi, un référendum pour chaque nouveau traité européen. Position rejetée par les conservateurs de l'ÖVP.
Verrons-nous les sociaux-démocrates autrichiens s'allier avec les deux partis nationalistes FPÖ et BZÖ? Ce n'est nullement impossible. Joerg Haider a gouverné deux fois la Carinthie avec l'appui des sociaux-démocrates.
Les sociaux-démocrates nous disent qu'ils n'accepteront jamais une telle alliance au niveau national. Mais, au lendemain des élections, tout sera possible.
Si tel était le cas, la coalition SPÖ-FPÖ-BZÖ serait-elle dirigée par un chancelier social-démocrate ou nationaliste? Et si ce chancelier est nationaliste, qui de Joerg Haider ou HC Strache obtiendra le poste?
Lionel Baland
Voici l'article du journal Le Monde:
Les sociaux-démocrates autrichiens
misent sur un nouveau leader affable
VIENNE CORRESPONDANCE
A un mois et demi des élections législatives autrichiennes, le Parti social-démocrate (SPÖ), sorti K.-O. de l'épreuve de grande coalition avec les conservateurs, intronise son nouveau chef et présente son programme de campagne.
L'élection de Werner Faymann par 98,36 % des voix, vendredi 8 août, lors du 40e congrès du SPÖ, n'est que la régularisation statutaire du coup de force opéré le 16 juin. Ce jour-là, le chancelier Alfred Gusenbauer, accusé d'être le principal responsable de la crise traversée par le SPÖ, avait remis ses fonctions de chef de parti à son ministre des transports.
"Assez de querelles". Ce surprenant slogan, leitmotiv de la campagne, semble aller comme un gant au nouveau leader social-démocrate. Figure lisse et toujours souriante, Werner Faymann, âgé de 48 ans, est issu du sérail viennois dominé par le puissant maire Michael Häupl. Son principal trait de caractère est d'avoir peu d'ennemis. A l'inverse de son prédécesseur, Alfred Gusenbauer, porté en 2000 à la tête du parti et en 2006 à la chancellerie, qui était parvenu à s'aliéner la plupart des courants et des cadres du SPÖ. Pour beaucoup, il était devenu "celui qui capitule" devant le partenaire conservateur. Une image qui avait fini par déteindre sur le parti : le SPÖ est passé pour la première fois de son histoire sous la barre des 30 % dans les sondages.
Le Parti social-démocrate mise désormais sur un homme neuf pour sortir de la crise. Werner Faymann suscite la sympathie auprès de l'électorat (44 % des sondés), mais il n'est pas encore jugé crédible (30 %). Homme de réseaux, l'ancien ministre des transports, qui dispose aussi de nombreuses accointances dans la presse populaire, a su se réconcilier avec les syndicats et s'assurer leur appui dans la campagne. Pour rallier les jeunes sociaux-démocrates, il a placé leur représentante en quatrième position de la liste électorale.
VIRAGE EUROSCEPTIQUE
Son programme de campagne, placé sous le signe de la lutte contre la vie chère, promet une réforme fiscale en faveur des classes moyennes, un contrôle des prix de l'énergie et l'abolition des frais universitaires. Il reprend les grandes lignes du programme de 2006. A une variante près : le nouveau chef du parti social-démocrate confirme son virage eurosceptique. Il a affirmé que toute nouvelle modification du traité de Lisbonne serait soumise à un référendum.
Ce revirement avait déclenché l'ire de nombreux cadres. Prise sans consultation, la décision avait été annoncée sous forme de lettre ouverte à la Kronen Zeitung, quotidien populaire à grand tirage, réputé pour ses campagnes antieuropéennes. Sur le plan tactique, le calcul est rationnel. D'après les sondages, le SPÖ, tombé dans les suffrages entre 24 % et 27 %, aurait perdu un quart à un tiers de ses électeurs séduits par le parti d'extrême droite FPÖ. Celui-ci obtiendrait entre 16 % et 19 % des suffrages, tandis que le second parti d'extrême droite (BZÖ de Jörg Haider) récolterait encore 5 % des voix.
Le Parti conservateur, pour sa part, atteindrait 26 à 30 % des suffrages ; les Verts entre 14 % et 15 %. Aucun des deux grands partis ne pourrait donc former une coalition avec ces derniers.
A ce stade, sociaux-démocrates et conservateurs récusent vigoureusement une alliance avec le FPÖ. Cependant, ni la population ni les acteurs politiques n'ont plus le goût d'une nouvelle expérience de grande coalition paritaire.
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