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18/06/2022

"Dans ce gouvernement, les électeurs du M5S souffrent."

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Italie. Revue de presse.

La presse italienne titre largement sur la visite d’Emmanuel Macron, Mario Draghi et Olaf Scholz à Kiev et le message d’«ouverture » de l’Union Européenne apporté à l’Ukraine, notamment sur le statut de candidat de celle-ci, mais aussi l’image d’unité des pays européens, à l’occasion d’une visite qualifiée d’ « historique » : « Draghi accélère : Kiev sera dans l’UE » (Corriere della Sera), « L’Europe arrive à Kiev – En Ukraine, Draghi, Macron et Scholz se déclarent ouverts à l’adhésion du pays à l’UE» (Repubblica), « L’Ukraine dans l’Europe – Draghi : ‘’Pour le blé, il faut une résolution de l’ONU, car nous risquons la catastrophe humanitaire’’ » (Stampa), « Un plan pour la nouvelle UE – Draghi, Macron et Scholz redessinent une Europe sans vétos et se disent ouverts à l’entrée de l’Ukraine dans l’Union » (Messaggero). « Les Rois Mages chez Zelensky, les entreprises italiennes chez Poutine – Guerre et affaires : à Kiev, Scholz, Macron et Draghi n’apportent que du vent » (Fatto Quotidiano).

ARTICLE, Il Corriere della Sera : « La réforme du CSM est gravée dans une loi. Pour la ministre de la Justice, Cartabia, c’est une « étape historique » : « La réforme du pouvoir judiciaire et du CSM fait désormais l’objet d’une loi. La chambre du Sénat a définitivement approuvé hier, avec 173 voix pour et 37 contre, le "troisième grand pilier des réformes visant à renforcer la confiance des citoyens dans la justice", comme l'a appelé la ministre de la Justice Marta Cartabia, qui l'a signé. Le "oui" (à l'exception de Roberto Calderoli, Simone Pillon et cinq autres) a également été soutenu par la Ligue, qui hier encore, avec Giulia Bongiorno, n'a pas ménagé ses critiques à l'égard du texte : "On aurait pu faire une réforme constitutionnelle au lieu de simples retouches". Matteo Renzi s'est abstenu contre "une réforme inutile (et non nuisible)". En laissant Matteo Salvini dire aux journalistes : "Je vous laisse le soin d'évaluer qui, sur une réforme importante, a voté avec le gouvernement et qui ne l'a pas fait. Nous sommes loyaux.” Le vice-président du CSM, David Ermini, apprécie : "Ce n'est certainement pas une réforme historique mais le texte est un bon compromis". »

 

COMMENTAIRE, Il Corriere della Sera, M. Magatti, « Les démocraties occidentales cherchent un remède au chaos » : « Les signaux provenant des élections législatives en France et du vote aux municipales en Italie (dans leur diversité et leur spécificité) confirment certaines tendances qui étaient déjà évidentes l'année dernière avec les élections allemandes : la forte volatilité de l'électorat et la distance inquiétante à l’égard du système politique institutionnel. Tout en confirmant la résilience d'un dispositif institutionnel - le dispositif démocratique - qui, par nature, vit en permanence "au bord de la crise de nerfs" : la cohésion des démocraties avancées est une tâche extrêmement difficile. Déjà dans la décennie qui vient de s'écouler - à la suite de la crise financière - l'avènement des partis populistes avait rendu évidente la montée du désamour à l'égard du modèle économique dominant, qui peine de plus en plus à distribuer les dividendes de la croissance. Dans cette situation, le Covid et la guerre ont eu un double effet : ils ont circonscrit l'expansion des mouvances de droite - le repli souverainiste autour de petits pays apparaissant de plus en plus inadapté dans le monde houleux dans lequel nous vivons - ; ils ont redonné du souffle au poumon de gauche, Mélenchon en France rappelant les réalisations de Sanders aux États-Unis. La différence réside dans la base sociale : au lieu de travailleurs indépendants et de petits entrepreneurs de province, pour la plupart âgés et souvent croyants (en Italie), le nouveau leader des Nupes est soutenu principalement par des jeunes des zones urbaines avec un niveau d’éducation et professionnel moyens, intéressés par un changement de modèle de développement. Au centre des systèmes démocratiques, on peut clairement voir un bloc social qui tourne autour de valeurs progressistes (le parti de Macron, le Pd de Letta...) et qui tente de gérer la situation de manière "responsable" : l'ambition est de rendre les instances de changement (économique, technologique...) compatibles avec la justice sociale et la durabilité. Une opération très complexe - surtout avec le Covid et la guerre - aussi parce que la base sociale sur laquelle repose ce bloc continue de se réduire : l'érosion progressive de la classe moyenne est un fait de plus en plus évident. Le cas français le montre plastiquement : Macron obtient à peine plus d'une voix sur quatre parmi les 50% d'électeurs qui ont effectivement voté. C'est plus ou moins 15% des Français ! Ce bloc socio-institutionnel - qui, ces dernières années, a résisté aux chocs - reconnaît la nécessité d'innover mais peine à esquisser une proposition novatrice en termes de vision, de personnes et de langue. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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