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03/06/2012

Josef Bucher exige un arrêt immédiat des versements et le départ de la Grèce de l’euro.

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Autriche. Depuis le printemps 2012, les pays membres de l’euro, les banques et le Fonds monétaire international (FMI) ont conclu deux paquets d’aide à la Grèce. Le dirigeant du BZÖ Josef Bucher exige un arrêt immédiat des versements, le départ de la Grèce de l’euro et la réintroduction de la monnaie grecque. 

Selon le Bild (quotidien allemand), le premier paquet a consisté en 6 versements se montant au total à 73 milliards d’euros. 55 milliards ont servi à payer des dettes de l’État grec arrivant à échéance auprès de la Banque centrale européenne (BCE), de banques privées et d’assurances. 

Environ 18 milliards sont allés vers le budget de l’Etat, entre autre pour payer des salaires. En Grèce, ¼ des travailleurs est employé par l’Etat. Ou pour des pensions, parmi lesquelles des pensions de luxe comme par exemple aux filles non-mariées de militaires de hauts rangs. 

Le paquet numéro 2 (à partir de 2012) : 74,7 milliards d’euros ont été jusqu’à présent payés. 30 milliards vont à des banques et créanciers privés. 5 milliards pour les intérêts. 18 milliards servent à soutenir les banques grecques.  7 milliards doivent suivre prochainement. 14 milliards sont consacrés à payer des actions déposées auprès de la BCE. 

De plus, les créanciers privés vont renoncer au cours des prochaines années à environ 100 milliards d’euros. Depuis son entrée en 1981, la Grèce a reçu des fonds européens (construction, agriculture, etc…) 100 milliards d’euros. La Grèce n’a cependant pas utilisé cet argent de manière durable. Selon l’ancien Ministre de l’économie Michalis Chrysochoidis, presque tout cet argent est allé vers la consommation. Selon le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso,  380 milliards d’euros d’aide sont attribués à la Grèce, soit 33.600 euros par personne.

Le dirigeant du BZÖ Josef Bucher estime que, si en plus de cela, les Eurobonds sont acceptés, le destin financier de l’Autriche sera scellé définitivement. Le signal d’alarme doit être tiré.

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