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08/08/2010

Democracia National, le parti qui défend l’unité de l’Espagne.

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Parmi les différents mouvements politiques qui constituent la nébuleuse patriotique en Espagne figure une organisation toute particulièrement attachée à l’unité du pays: Democracia National.

 

Ce parti politique est fondé en 1996 par une douzaine de personnes issues de la mouvance nationaliste espagnole. Inspiré du Front National français, Democracia National se veut en rupture avec le passé. Lorsque Manuel Canduela Serrano accède, en  2004, à la présidence du parti, il lui donne un tournant plus nationaliste. Lors d'un meeting de Democracia National à Madrid, le 20 novembre 2009, le Président du BNP Nick Griffin (Royaume-Uni) et le Président de Forza Nuova (Italie) Roberto Fiore sont présents.

 

Disposant de sections dans l’ensemble de l’Espagne, le parti compte, au total, trois élus au niveau local : deux conseillers municipaux à Herradon de Pinares (Avila), qui participent à la gestion de la municipalité au sein d’une coalition englobant des forces politiques de gauche, et un conseiller municipal à Tardajos (Burgos), où le parti siège au sein de la majorité municipale avec le Parti Populaire (Parti conservateur).

 

Democracia National est favorable à l’unité de l’Espagne. Le parti reconnaît, néanmoins, l’autonomie culturelle pour les différentes régions qui constituent le pays mais rejette l’autonomie administrative de ces mêmes entités. Il a pour objectif de concentrer le pouvoir de décision politique au sein de la capitale. Les règles juridiques doivent être les mêmes pour l’ensemble du pays.

 

Le parti prône la préférence nationale, le contrôle strict des frontières, l’expulsion des étrangers en situation irrégulière et défend l’agriculture et la pêche espagnole face à l’Union Européenne. Democracia National veut réindustrialiser le pays et redévelopper l’agriculture. Les droits des victimes doivent être plus étendus que ceux des délinquants, des condamnations plus fortes doivent être appliquées aux terroristes et aux mineurs. Les personnes ayant commis les délits les plus graves doivent rester en prison à vie. Aides financières, maisons et emplois doivent aller en priorité aux familles espagnoles afin de lutter contre la dénatalité. Le parti s’oppose à l’avortement.

 

Democracia National veut que les jeunes gens soient aidés et que la formation professionnelle soit, à nouveau, mise en avant afin de mettre à la disposition des entreprises des travailleurs compétents. Le parti s’oppose, en matière d’enseignement, au système de Bologne.

 

Le point le plus important du programme est la politique de la préférence nationale ainsi que le rejet de l’immigration illégale et de l’immigration de masse. Il y a six millions d’immigrants en Espagne alors que cinq millions d’Espagnols n’ont pas d’emploi. Des étrangers reçoivent des contrats de travail afin de se rendre en Espagne alors que les Espagnols restent sans travail. La politique de la préférence nationale doit s’appliquer dans le domaine du travail mais également en matière de sécurité sociale, ainsi que dans l’achat de maisons sociales. Les immigrants qui viennent travailler en Espagne doivent retourner chez eux, une fois que le travail est terminé. Le parti défend les petites et moyennes entreprises car elles représentent 75% des emplois. Democracia National défend l’idée d’une union des nations d’Europe et s’oppose à l’Europe des multinationales et de la finance, ainsi qu’à l’euro.

 

Le parti ne se situe ni au centre, ni à droite, ni à gauche, mais développe des positions transversales. Il commercialise sur son site Internet des drapeaux, des tee-shirts, des livres.

 

Democracia National est lié à Forza Nuova (Italie) et au Jobbik (Hongrie) et désire entrer au sein de l’alliance regroupant le BNP (Royaume-Uni), le Jobbik (Hongrie), le FN (France),…Democracia National rejette cependant la présence du parti espagnol MSR au sein de ce groupe, car ils estiment que cette formation politique n’est pas convenable.

 

Democracia National n’est pas en dispute avec Plateforma catalunya, mais pense que Democracia National est la solution pour l’ensemble de l’Espagne alors que Plateforma catalunya ne travaille que pour une région, la Catalogne.

 

(Article réalisé grâce aux informations que m’a communiqué la délégation de Democracia National au festival Magyar Sziget en Hongrie).

05/08/2010

Reportage : Hongrie : les taxis nationalistes de Budapest.

Parmi les différentes entreprises de taxis de Budapest, la capitale de la Hongrie, figure une compagnie nationaliste. 45 voitures portant le symbole de la « Grande Hongrie » sillonnent la ville.

La société de taxis s’appelle Jobbtaxi. Le parti politique nationaliste hongrois s’intitule Jobbik. Il est le troisième parti au sein du Parlement de Hongrie.

(Voici le lien vers le site internet de la compagnie nationaliste de taxis :
http://jobbtaxi.hu/)

La personne qui a fondé cette entreprise travaillait au sein d’une compagnie de taxis. Elle a placé le drapeau hongrois dans son véhicule de travail. La direction de la société l’a obligée à l’enlever. Le chauffeur a eu ensuite d’autres problèmes car il écoutait, en véhiculant ses clients, de la musique nationaliste et un client a appelé la direction pour se pleindre. Le chauffeur a donc décidé de fonder sa propre compagnie de taxis.

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Un des 45 taxis de la compagnie Jobbtaxi.

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La carte de la "Grande Hongrie" sur la portière du taxi. (Photos : Lionel Baland)

03/08/2010

Reportage : Hongrie : Magyar Sziget 2010.

Le Magyar Sziget (http://magyarsziget.hu/english), un grand rassemblement nationaliste, a débuté ce lundi en Hongrie. L’événement a lieu cette année du 2 au 9 août près de Verőce, une ville située à 30 km de Budapest, la capitale du pays. L’endroit est accessible en train. Les personnes doivent ensuite marcher vers le lieu de rassemblement situé dans une vallée entourée d’une forêt. De nombreux hongrois viennent en voiture.

 

Le mouvement qui organise le festival est le HVIM (http://hvim.hu), une organisation proche du Jobbik, le parti nationaliste hongrois.

 

Différents types de personnes fréquentent l’événement. De nombreuses familles sont présentes. Les personnes logent sous tente, dans des caravanes, dans des chalets en bois.

 

De nombreuses activités ont lieu : depuis des démonstrations relatives au folklore hongrois jusqu’au conférences portant sur différents sujets, en passant par de nombreux concerts de musique patriotique hongroise.

 

Ayant été invité au festival, voici des photos que j’ai réalisées : 

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L'entrée du site.

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La caisse.

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La tente de radio Szentkoronaradio (www.szentkoronaradio.com)
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Informations pour les visiteurs.
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Les châlets où logent les visiteurs.
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Boire un verre à l'ombre.
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Les commerces.
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Patriote dés le plus jeune âge.
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Folklore.
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Deux chapiteaux accueillent les différentes manifestations.

FPÖ, FPK et BZÖ unis dans la défense de Joerg Haider.

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Autriche et Liechtenstein. Le procureur du Liechtenstein a démenti l’information disant qu’un dossier contenant des informations sur une fortune appartenant à Jörg Haider et déposée au Liechtenstein avait été découvert.

 

Le chef du FPK, Uwe Scheuch, a déclaré qu’il s’agit d’une campagne visant à salir Jörng Haider et que les reproches mis en avant à l’encontre de celui-ci apparaîtront faux.

 

Pour Stefan Petzner, qui dirige le BZÖ de Carinthie, il s’agit d’une action commando des rouges et noirs (sociaux-démocrates et conservateurs).

 

Peter Westenthaler du BZÖ a réclamé au minimum des excuses pour la famille Haider.

 

Gerald Grosz du BZÖ a dénoncé le plus grand scandale médiatique de la Seconde République.

 

Le Vice-président du FPÖ Norbert Hofer a déclaré que la situation était proche du scandale judiciaire et a exigé de la ministre de la justice qu’elle produise les résultats de l’enquête afin de mettre fin aux spéculations.

BNP : campagne en vue de l’élection du président du parti.

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Quatre candidats au poste de président du British National Party (BNP) se sont déclarés. Il s’agit de Nick Griffin, actuel président du BNP et député européen, Derek Adams, Richard Barnbrook et Eddy Butler.

Le programme électoral de chaque candidat est placé sur le site internet du BNP : http://www.bnp.org.uk/leadership

D’autres candidats peuvent encore se déclarer d’ici le 10 août 2010, date de clôture des inscriptions.

Pays-Bas : vers un gouvernement minoritaire de droite soutenu de l’extérieur par le PVV de Geert Wilders?

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Des négociations sont en cours aux Pays-Bas, depuis cinq jours, afin de tenter de former un gouvernement minoritaire incluant le CDA (Parti chrétien-démocrate) et le VVD (Parti libéral de droite), soutenu de l’extérieur par le PVV de Geert Wilders.

Ces trois partis ont des opinions divergentes sur le caractère de l’islam. Les trois formations politiques acceptent cependant leurs différences d'idées sur la question.

Le PVV désire des discussions avec ses, peut-être, futurs partenaires sur les questions de l’immigration, de la sécurité, de l’intégration, de l’asile et de la prise en charge des personnes âgées.

Si un tel gouvernement voyait le jour, il serait constitué sur le même modèle que celui en vigueur au Danemark, où la droite conservatrice et la droite libérale gouvernent le pays avec le soutient externe du Parti du Peuple danois.

02/08/2010

Berlusconi - Fini : divorce à l'Italienne après 16 ans d'alliance.

 

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« L’heure de la Liberté » (Ezio Mauro, La Repubblica) :
« L’irruption de la légalité a fait sauter le PdL, le plus grand parti italien. La légalité a eu l’effet d’une bombe dans le monde fermé du Cavaliere. En transformant la légalité en politique, Fini a trouvé la meilleure façon de diminuer le pouvoir du président du Conseil. Il peut maintenant donner naissance à une culture de ‘droite-centre’ qui pour la première fois, pourra parler d’ordre, de règles, de moralité et de Constitution. Et ceci face à un populisme basé sur un leadership issu du consensus populaire et donc suprême, hors de tout équilibre et séparation des pouvoirs. Berlusconi est maintenant seul aux commandes, entouré par les Verdini, Dell’Utri et Brancher, qui lui doivent tout, à l’ombre du château fort où est enfermé son gouvernement sans politique. Maintenant, le fédéralisme fiscal est la seule raison qui peut le maintenir au pouvoir, une idéologie qui n’est pas la sienne, mais qu’il accepte pour faire plaisir à Bossi. Nous en sommes au compte à rebours pour le peuple berlusconien, et l’heure de la liberté est arrivée. »

 

« Une victoire à la Pyrrhus pour le président du Conseil » (Stefano Folli, Il Sole 24 ore) :
« La logique suggérait un accord, ou au moins un pacte, de cohabitation qui établisse des règles pour que Berlusconi et Fini parviennent à se supporter. A l’opposé, il y avait l’hypothèse d’une scission immédiate, et concordée entre les deux parties, FI et AN, dont était né le PdL. Les dirigeants du parti berlusconien ont choisi une troisième voie, non sans ambiguïtés, qui comporte de nombreux risques. Pas d’expulsion, mais un défi frontal pour le délégitimer totalement le président de la Chambre, coupable d’avoir créé un ‘parti dans le parti’ et qui aurait cessé de représenter un point d’équilibre institutionnel. Il se peut que le choix berlusconien soit efficace pour régler des comptes avec un adversaire interne, mais ça il l’est beaucoup moins pour garantir à l’exécutif et à la législature un parcours serein. Fini est vaincu, pourrait-on dire, mais la victoire de Berlusconi ressemble à celle de Pyrrhus. Une réconciliation à ce stade paraît irréalisable. Le point crucial est désormais de savoir combien de parlementaires rejoindront le groupe autonome de Fini. S’ils n’étaient que 15 environ, ce ne serait qu’une épine au pied de la coalition Berlusconi-Bossi, mais s’ils étaient 30-35, alors l’optimisme du président du Conseil devrait se calmer : 30 et plus dissidents sont en mesure de soustraire au gouvernement la majorité à la Chambre. D’abord, le groupe finien restera dans la majorité (formellement, il ne sera même pas hors du PdL) ce qui signifie que Berlusconi devra sans cesse négocier leur appui. Le fédéralisme, la justice et autres mesures auront besoin de chiffres sûrs. Une situation dont Casini tire avantage, mais le président du Conseil devra de toute manière traiter avec Fini, surtout s’il reste à son poste. Quoiqu’il en soit, au final, cette rupture affaiblit le gouvernement. Son sens ? Redonner à Berlusconi le contrôle total de son parti, s’il souhaite des élections anticipées, mais Bossi n’en veut pas, il veut le fédéralisme. A partir d’aujourd’hui, une nouvelle partie commence et il n’est pas dit que Berlusconi ait joué ses meilleures cartes. »

 

(Traduction : ambassade de France à Rome)