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06/02/2009

Fin de grève dans la raffinerie Total de Lindsey, au Royaume-Uni.

Reuters

voici une dépêche de Reuters du 5 février 2009 :

Ils protestaient contre le recours à de la main d'oeuvre portugaise et italienne sur le site.

Les salariés britanniques ont accepté de reprendre le travail après la conclusion d'un accord soutenu par leurs syndicats qui prévoit d'offrir une centaine d'emplois à des nationaux qualifiés.

"Nous avons accepté de reprendre le travail lundi parce que notre objectif est atteint", a déclaré Tony Ryan représentant local du syndicat Unite.

Les travailleurs étrangers étaient employés par le groupe italien Irem, sous-traitant du groupe américain Jacobs qui avait lui-même obtenu un contrat de Total pour les travaux à la raffinerie de Lindsey.

Total a assuré que les étrangers avaient été embauchés conformément au droit du travail européen et britannique.

Des dirigeants syndicaux et des hommes politiques italiens ont accusé les Britanniques de protectionnisme. Les Britanniques travaillant dans d'autres pays de l'UE étaient près de 50.000 en 2006, selon des chiffres gouvernementaux.

Jeudi, Guglielmo Epifani, dirigeant de la Confédération générale des travailleurs italiens (CGIL), principale organisation syndicale italienne, avait dit craindre ce genre de mouvement qui pourrait déboucher sur du racisme.

"Je comprends cette grève, mais je pense qu'il faut être prudent, car si la crainte du chômage est utilisée contre les travailleurs étrangers, qu'ils soient Italiens ou non, cette question peut devenir très délicate", a-t-il dit à Reuters.

"Cela signifierait que les Italiens risquent de devoir travailler uniquement en Italie, les Britanniques en Grande-Bretagne et les Français en France."

Le gouvernement britannique risque d'être soumis à des pressions en faveur d'un remaniement du droit du travail qui autorise actuellement les sous-traitants étrangers à opérer en Grande-Bretagne au salaire minimum britannique au détriment des ouvriers qualifiés britanniques qui gagnent habituellement davantage.

Peu après son arrivée au pouvoir, en 2007, Gordon Brown avait promis "des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques", un slogan inventé par la formation d'extrême droite British National Party, mais il peine aujourd'hui à concilier cette promesse avec ses appels à éviter le protectionnisme en pleine période de crise économique.

Luke Baker, version française Nicolas Delame

Suisse : chacun pourra vider son sac dans le groupe UDC

voici un article de La Liberté :
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Les divergences d'opinion et les heurts sont devenus courants au sein de l'UDC depuis l'éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral. Histoire que chacun puisse vider son sac, le groupe parlementaire a agendé une discussion franche entre ses membres.

Les députés UDC se rencontreront les 20 et 21 février pour préparer la session de printemps qui débute le 2 mars. Lors du premier après-midi, chacun pourra mettre sur la table ce qu'il a sur le coeur, a expliqué la secrétaire générale par interim Silvia Bär, confirmant une information de la "Berner Zeitung".

Les frictions au sein du parti, jusqu'ici réputé pour être très uni, se sont multipliées depuis que Christoph Blocher ne siège plus au gouvernement. Le dernier incident date de samedi, lorsque que le Zurichois a traité l'UDC thurgovienne de "ver dans la pomme" durant l'assemblée des délégués de cette section. En cause: le "oui" prôné par les Thurgoviens pour la votation sur la libre circulation.

A cela s'ajoute le contexte tendu entre l'ex-conseiller fédéral et le conseiller national Peter Spuhler, grand défenseur des accords bilatéraux avec l'Union européenne. Les différends entre les deux hommes ne se comptent plus. M. Spuhler est notamment celui qui a osé conseiller à Christoph Blocher de ne pas rater le bon moment pour se retirer de la politique.

Au cours de la discussion du 20 février, certains UDC pourraient aussi remettre en cause la clause d'exclusion adoptée après l'élection d'Eveline Widmer-Schlumpf. Cette nouvelle disposition prévoit qu'un membre du parti qui accepte son élection au Conseil fédéral sans être un candidat officiel serait automatiquement exclu de l'UDC.

Source : www.sda-ats.ch - 05.02.2009 16:03