18/07/2008
Précisions, suite à l’article que j’ai publié dans la revue Synthèse nationale : « En Italie, l’union des droites est possible ».
Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini appartiennent au parti le Peuple de la Liberté.
Le 8 février 2008, Gianfranco Fini déclarait :
« Je partage la proposition de Berlusconi de donner au peuple du 2 décembre, au Peuple de la liberté, une voix unique au Parlement. C'est une page d'histoire de la politique italienne : le 13 avril naîtra un nouveau grand sujet politique, inspiré par les valeurs du Parti populaire européen et donc une alternative aux gauches. J'espère que nos amis de l'UDC veuille écrire cette page importante avec nous » (8 février 2008)
Ce parti réunis les anciens partis : (sources : Wikipedia)
ainsi que d'autre petits groupes :
la Démocratie chrétienne pour les autonomies
ce qui reste du Nouveau Parti socialiste italien (la majorité ayant rejoint le Parti socialiste constitué en 2008)
la Démocratie chrétienne (1997)
les Populaires libéraux, les Libéraux-démocrates
l'Action sociale d'Alessandra Mussolini
le Parti républicain italien
Forza Paris en font également partie.
Ce parti réuni donc différents courant de droite.
La Ligue du Nord et l’UDC n’en font pas partie.
La Ligue du Nord a dit, dés avant les élections, qu’elle s’associerait au parti Peuple de la Liberté pour gouverner l’Italie au lendemain du scrutin.
Silvio Berlusconi est né en 1936, il y a 72 ans. Gianfranco Fini, en 1952, il y a 56 ans. Les chances de Gianfranco Fini de succéder à Silvio Berlusconi au poste de Président du conseil sont importantes.
Les résultats obtenus en Italie par la droite, sont dus à cette stratégie sans complexes qui veut que toutes les droites s’allient pour battre les gauches. Cette union de toutes les droites a porté ses fruits.
Les droites d’autres pays feraient bien de s’en inspirer. Pour arriver à cela, les partis de centre-droit doivent réunir deux conditions. Ne pas subir en leur sein la dictature de groupements souterrains (loges maçonniques) et ne pas subir les diktats de la gauche.
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Euroscepticisme en Autriche
Maurin Picard, Vienne
Vendredi 18 juillet 2008
L'Autriche a mis fin le 9 juillet à sa coalition de gouvernement «noire-rouge», après dix-huit mois d'une pénible et stérile cohabitation entre ministres de gauche et de droite. La petite république alpine s'achemine vers des élections législatives anticipées le 28 septembre prochain, sur lesquelles planent le spectre du retour de l'extrême droite et d'une profonde vague d'euroscepticisme.
L'échec est cuisant pour le social-démocrate Alfred Gusenbauer (SPÖ), qui «rêvait de devenir chancelier» et n'a pu, une fois arrivé au sommet du pouvoir, faire la synthèse entre son programme de campagne et celui des démocrates-chrétiens (ÖVP) du vice-chancelier et ministre des Finances, Wilhelm Molterer.
Mais la faute en incombe également à Alfred Gusenbauer lui-même, qui a commis une grave erreur politique, en publiant le 26 juin dans le quotidien populiste Kronen Zeitung un article qui a scandalisé ses pairs et indigné l'ÖVP. Constatant l'échec du référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne, Gusenbauer exigeait qu'à l'avenir, les traités européens en Autriche soient systématiquement soumis à ratification par la voie référendaire, et non plus parlementaire. Outré, Wilhelm Molterer a annoncé la fin de la coalition. Si Molterer peut se féliciter d'avoir fait chuter son concurrent de gauche, désavoué par le SPÖ et remplacé par le ministre des Transports Werner Faymann, il pourrait retrouver un redoutable adversaire sur son chemin, avant de pouvoir rêver de constituer son propre cabinet.
L'ÖVP, en effet, atteint 33% des intentions de vote, contre 26% au SPÖ, mais cela ne sera pas suffisant, et de loin, pour espérer dégager une nette majorité parlementaire. Or, le FPÖ, ce mouvement d'extrême droite emmené par le hargneux Heinz-Christian Strache voit les sondages en sa faveur culminer à 22%, alors qu'il atteignait péniblement les 11% lors des dernières élections du 1er octobre 2006.
SPÖ comme ÖVP clament haut et fort qu'ils ne s'allieront «jamais» au FPÖ pour gouverner, mais l'échec spectaculaire de leur alliance, si elle sonne le glas des grandes coalitions d'après-guerre, pourrait aussi rappeler l'extrême droite autrichienne au pouvoir, huit ans après le succès inattendu du parti de Jörg Haider. L'Union européenne avait alors imposé des sanctions collectives à l'encontre de Vienne, avant que la crise ne se résolve au bout de six mois.
28% de pro-Européens
En position d'arbitre, bien campé dans son rôle d'opposant dénonçant l'incurie des gouvernants, Heinz-Christian Strache savoure pour le moment sa revanche sur les partis traditionnels et se contente de répéter ses discours habituels contre l'immigration clandestine et l'Europe, jugée coupable de tous les maux. Du petit-lait pour les électeurs, dont 28% seulement conservent une opinion favorable de Bruxelles, tout en se déclarant globalement «très heureux» à 82%. Mais l'Europe, jure-t-on en Autriche, n'a absolument rien à voir avec ce bonheur-là.
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