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10/10/2024

"Meloni : nous n'augmenterons pas les impôts."

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Italie. Revue de presse.

En Unes ce matin :  La loi de finances sur l'augmentation des impôts, démentie par la présidente du Conseil « Maisons et impôts, la tension monte » (Corriere della Sera), « La bataille des impôts » (Repubblica), « Meloni : nous n'augmenterons pas les impôts » (Messaggero). Autres sujets : le Proche-Orient « Israël face à l'énigme du Hezbollah » (Domani), « Appel Netanyahou -Biden : le plan pour l'Iran » (Corriere), et l’Ukraine « Zelensky en Italie, la guerre peut se finir en 2025 » (Messaggero).

La presse italienne revient sur la Loi de finances, notamment sur les déclarations du ministre de l’Economie au sujet de la nécessité de revoir la valeur des habitations ayant bénéficié des primes sur l’efficacité énergétique : Messaggero : « G. Meloni assure que le gouvernement ne demandera pas d’autres sacrifices aux citoyens. Certains, dans la majorité, font la fine bouche mais sur le fond, à quelques nuances près, la ligne du ministre de l'Economie sur la façon dont il prépare la loi de finances est défendue. Toutefois, l'empressement à souligner les propos de Giorgetti montre bien que le sujet concernant les habitations est très sensible. L'opposition attaque et cible la présidente du Conseil. Corriere: « l’équilibre difficile de Meloni entre chercher des couvertures financières et l’axe avec Giorgetti » : La révision de la valeur des habitations ayant bénéficié du superbonus est une mise à jour nécessaire demandée par la Commission et qui figure parmi les conditions de validation du plan de redressement financier étalé sur 7 ans et pas sur 4. Du coup, les propos de Giorgetti sur les critiques lancées par son allié Tajani (qualifiées de ‘’déraillement populiste’’) représentent surtout un message adressé à Bruxelles [pour rassurer]. Le ministre n’a fait que rappeler une loi préexistante. ». Sole 24 Ore « Ce qui attend le gouvernement Meloni (et le suivant, étant donné que le Plan s'étend sur cinq ans) est un chemin pour le moins difficile, sur lequel veillera le nouveau commissaire à l'économie et à la productivité, V. Dombrovskis. Il s'agit d'un programme de réforme exigeant, qui va de la révision des dépenses à la fiscalité, de la justice civile et de la concurrence à  l'administration publique ». Corriere (M. Franco) « les alliés de la majorité sont en train d’offrir un spectacle confus car il y a l’impression qu’ils veulent défendre voire corriger leurs programmes électoraux. Cela représente une opération acrobatique. La Banque d’Italie a confirmé que la croissance sera faible, et donc il faudra adopter des mesures impopulaires. La tentative de le cacher est en train de créer un court-circuit dont l’exécutif est à la fois responsable et victime. »

Audition des Commissaires Il Foglio, « A Bruxelles, une bataille est en cours sur le calendrier des auditions des futurs commissaires et certains voudraient repousser celle du commissaire italien Fitto (Frères d’Italie) en dernier afin qu’il soit soumis aux rapports de force entre les différents groupes’’. ‘’Un délicat équilibre politique se cache derrière ce choix en apparence technique’’. ‘’La logique est simple, plus un candidat est auditionné tard, plus sa candidature est susceptible d’être rejetée’’. ’’Deux options circulent, soit les candidats à la vice-Présidence sont auditionnés en dernier (11 et 12 novembre) soit avant le reste des commissaires (les 4 et 5 novembre). La première option pourrait s’imposer, préférée par les libéraux, les socialités et les populaires’’. ‘’Si le PPE et ECR demande à ce que Fitto soit auditionné dès le 11, les socialistes et libéraux demandent à ce que les candidats de droite et de gauche s’alternent et que les groupes les plus représentés passent en premier, ce qui reléguerait Fitto en dernier.’’ Repubblica : ‘’Les Socialistes, les libéraux et les Verts menacent de rejeter la candidature de R. Fitto à la vice-présidence exécutive de l’UE’’. ‘’ Lundi, dans les bureaux du Parlement européen à Strasbourg, les chefs de groupe du S&D, de Renew et des Verts se sont donc réunis en secret pour convenir d'une ligne commune à mettre en œuvre lors des auditions de novembre’’. ‘’ Les députés français sont les plus décidés, particulièrement contrariés par la ‘supervision’ confiée à R. Fitto sur l'agriculture’’. ‘’Il est clair que la politique intérieure des différents pays joue un rôle particulier. Les Français, y compris les libéraux de Renew, ne supportent pas la sortie du ‘cordon sanitaire’ de la droite italienne qui encouragerait Marine Le Pen. Et la gestion des questions agricoles est très importante pour un pays qui a dû faire face aux manifestations des « gilets jaunes » et des « tracteurs ». Il en va de même pour les Allemands confrontés à la montée des néo-nazis de l'Afd’’. ‘’L'objectif des trois partis est notamment de pousser le PPE dans ses retranchements et voir s'ils ont le courage de se joindre aux votes des groupes de droite, de l'ECR mais aussi des Patriotes. La stratégie du PPE qui semble être de nouer des accords à gauche lorsque c'est nécessaire et à droite lorsque ça les arrange inquiète tout le monde au Parlement européen.’’

‘’L’affaire Orban’’ Repubblica : ‘’une blessure pour l’Europe’’, ‘’Le bras de fer qui s'est joué hier au Parlement européen a été d'une dureté de ton sans précédent. Même Berlusconi, critiqué par les députés européens il y a 20 ans, ne les avait pas traités de ‘touristes de la démocratie’. Le problème est que V. Orbán a eu accès à la tribune du Parlement européen du fait de la présidence hongroise de l'UE. Ce n'est guère plus qu'un rôle formel, mais il engage le gouvernement investi de cette responsabilité à soutenir et à défendre les orientations politiques décidées à Bruxelles par le Parlement, le Conseil et la Commission européenne. Au lieu de cela, le dirigeant hongrois s'est exprimé non pas en tant qu'homme d'État, mais en tant que chef d'un parti européen d'extrême droite contre lequel l'Europe a érigé un solide cordon sanitaire.’

La visite à Rome du président ukrainien V. Zelensky , Corriere: ‘’Pour la deuxième fois en un mois, Zelensky se rend en Italie et rencontrera Giorgia Meloni’’. ‘’Il a accepté l’invitation de Rome’’. ‘’La rencontre au format restreint (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne) est annulée mais le président ukrainien se rendra dans les principales capitales : à Paris aujourd’hui, à Rome demain y compris au Vatican, puis à Berlin, sans oublier Londres’’. ‘Zelensky souhaiterait d'autre part être rassuré par Rome, Paris et Berlin sur une entrée rapide dans l'Union européenne, qui donnerait à l'Ukraine un horizon de croissance’’. ‘’ Ce ne sera pas facile, Vladimir Poutine ne se contentera pas des territoires qu'il a déjà arrachés au prix du sang d'un million de personnes et n'a aucune raison de s'asseoir à la table de la paix’’. La Repubblica : ‘’Des sources proches de l’OTAN évoquent un changement d’approche du leader ukrainien qui serait plus flexible concernant une éventuelle trêve’’. ‘’Lors de son entretien avec G. Meloni, étonnement exclue du sommet initialement prévu à Ramstein, il tentera de retarder les négociations sur l’OTAN’’. ‘’Bien qu'officiellement démenti, le ‘’modèle Allemagne de l’Est’’ pour un cessez-le-feu, c'est-à-dire la possibilité pour l'Ukraine d’intégrer immédiatement l’OTAN, mais avec un maintien de facto du contrôle par la Russie des régions occupées, a été envisagée par de la diplomatie occidentale’’. ‘’Le leader ukrainien n’est toutefois pas pleinement convaincu’’. Il Messaggero : ‘’Le Plan de paix de Zelensky pourrait être suspendu à un fil et il obtenir le plus possible des Européens avant les élections aux Etats-Unis’’. ‘’Outre son plan de paix, le président ukrainien se présente également avec une ‘liste de courses’, de demandes que Rome (et les autres capitales aussi), indépendamment de son ferme soutien qui sera réaffirmé, tolère de moins en moins. Le spectre d’un élargissement du conflit au Moyen-Orient ne permet en effet pas de laisser trop vide les réserves d’armements des armées respectives’’. ‘’Il est peu probable que l'Italie se montre plus ouverte sur la possibilité d'utiliser des armes occidentales (les quelques Storm Shadow/Scalp fournis à ce jour) pour attaquer les cibles sensibles sur le territoire russe.’’

Messaggero, Giovanbattista Fazzolari, secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil, « Je n’ai jamais dit que j’étais contre l’usage de nos armes en Russie, ces informations sont secrètes. Sur l’élection des membres de la Cour Constitutionnelle, l’opposition n’a pas été correcte vis-à-vis de la Présidence de la République, il est grave de ne pas élire un juge de la Cour Constitutionnelle par calcul politique mais il y aura d’autres scrutins’’. ‘’L'opinion publique occidentale est particulièrement détachée de ce qui se passe en Ukraine, elle considère que c'est quelque chose de très éloigné de nous, cela vaut pour les Italiens mais pas seulement’’. ’’Concernant le soutien des Etats-Unis, même actuellement, avec l'administration Biden, les États-Unis ont décidé de ne pas apporter tout le soutien qu'ils auraient pu apporter. Je ne pense pas qu’avec Trump le soutien des Etats-Unis à Kiev serait remis en cause’’. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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