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25/07/2022

"À droite, le ton monte."

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Italie. Revue de presse.

La campagne électorale qui s'ouvre en Italie suite à la dissolution du Parlement fait la Une des plus importants quotidiens italiens. Le Corriere della Sera titre: « Le défi des alliances », avec la rupture irréversible entre le PD et le M5S, annoncée par le leader du parti démocrate Enrico Letta. La Repubblica se concentre sur le débat au sein du centre-droit autour de l'attribution des circonscriptions électorales et du leadership« A droite, le ton monte » avec les déclarations de Ronzulli (FI) «  Meloni peut attendre pour aller au Palais Chigi » et Rampelli (FDI) « Le PPE est-il au courant que Tajani était monarchiste? », tandis que La Stampa se concentre sur les préoccupations internationales liées à une possible affirmation de l'extrême droite aux élections du 25 septembre : « Cette droite peut-elle gouverner? La presse étrangère: le risque d'un futur sombre  avec les néofascistes » et la leader Meloni qui accuse d'être victime d'une « campagne de délégitimation ». Domani se concentre sur la « Solitude de Mattarella contre les droites qui montent  », tandis que Il Fatto Quotidiano revient de façon polémique sur les choix d’Enrico Letta de fermer la porte aux M5S « Le camp crasseux avec les berlusconiens et les transformistes »Il Messaggero se concentre de son côté sur la crise économique et la proposition à l'étude au Mef pour «  Baisser la TVA sur les aliments », tandis que Il Sole 24 Ore titre sur l’impact de l’inflation sur le cout moyens des vacances, avec  « L' énergie, les voyages et les maisons qui rejoignent des coûts brulants ».

Les débarquements de migrants et « Les centres d'accueils pleins » sont aussi en première page dans la Repubblica.

Sur Twitter, l'hashtag #ElezioniPolitiche2022 domine suite à l'ouverture de la campagne électorale en Italie en vue des élections politiques annoncées le 25 septembre. 

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, A. Arachi, « Coalition et Présidence du Conseil ; les partis accélèrent (et se disputent) » : « Les élections se tiendront précisément dans deux mois. Tout va aller très vite et ce sera une campagne électorale très brève. Les partis accélèrent, mais les problèmes à résoudre demeurent. Le centre-gauche doit définir les frontières de sa coalition alors que le centre-droit doit élucider le débat autour du leadership. Les étincelles ne manquent pas. Giorgia Meloni répond à l’éditorial du New York Times qui prévoit pour l’Italie un ‘’futur désolant’’ si elle devait accéder au pouvoir. Enrico Letta se lance en plein dans la campagne annonçant à la télévision qu’en aout ‘’ils seront dans toutes les villes semi-désertes et les périphéries pour aller à la rencontre de ceux qui ne peuvent pas partir en vacances’’. Il évoque l’alliance qu’il tente de construire, ‘’Démocrates et Progressistes’’, tout en soulignant qu’avec Conte et les 5 Etoiles en revanche, la rupture est ‘’définitive et irréversible’’. Renato Brunetta cite Don Sturzo, grande figure catholique du Parti populaire italien, et reprend son ambition d’un ‘’grand rassemblement républicain qui trouve son ancrage dans l’agenda Draghi et réunisse toutes les âmes qui se reconnaissent dans le sentiment pro-européen et l’atlantisme. Son appel s’adresse notamment à ‘’Calenda, Renzi, Toti, +Europa d’Emma Bonino, Letta, Speranza, à toute la gauche y compris Di Maio, qui a été un excellent ministre des Affaires étrangères’’. Carlo Calenda d’Azione souligne quant à lui qu’il ne doit pas s’agir d’un ‘’rassemblement des forces du centre’’ mais d’une ‘’coalition à proprement parler entre partis ayant chacun sa propre identité’’. Il se dit prêt pour sa part à ‘’représenter les libéraux-démocrates et les populaires’’ s’il est rejoint par d’anciens membres de Forza Italia. Le centre-droit aussi est déjà en campagne. Giorgia Meloni dénonce un ‘’énorme problème de sécurité’’ en Italie. Salvini, après les arrivées de migrants ces derniers jours à Lampedusa repart à l’attaque sur l’immigration et le ‘’contrôle des frontières’’. Cette semaine sera cruciale pour les coalitions. Enrico Letta a convoqué la direction du PD pour demain alors que le centre-droit se réunira mercredi à Montecitorio, comme l’avait demandé Meloni. »

PREMIER PLAN, Corriere della Sera, F. Verderami, « ’’Rassemblement’’ ou les 4 piliers ; les calculs du Parti démocrate et de ses proches sur le nombre de sièges et les alliés » : « Le PD sait qu’il devra rassembler le plus de forces possibles au sein de son ‘’camp ouvert’’ afin de rester dans la course. Il faut faire des choix stratégiques sur le plan numérique, la moindre liste pourra jouer. Le parti d’Enrico Letta a donc imaginé un schéma qui s’appuie sur quatre piliers : Fratoianni de Sinistra italiana pour attirer toutes les formations de gauche, Tabacci du Centro Democratico pour attirer les naufragés du M5S et du centre-droit, les Socialistes pour une union avec les Verts ou Fratoianni. Le PD aura un rôle de chef d’orchestre afin de rassembler tout le monde sous l’étiquette ‘’Démocrates et progressistes’’ dont fera également parti LeU de Roberto Speranza. Cette stratégie permet notamment d’aller recueillir les signatures dans les régions, à travers le territoire, y compris auprès des Italiens en vacances. Ce schéma est très avantageux pour Letta. Les voix obtenues par les forces qui ne dépasseront pas le seuil des 3% reviendront aux partis plus importants, c’est-à-dire au PD qui garantira en échange des candidatures sûres à ces alliés. Mais il manque encore Calenda qui résiste aux avances de Letta. Or ‘’Calenda est ingérable mais ce serait un problème de ne pas l’avoir avec nous’’ souligne un dirigeant démocrate. D’après les sondages il pourrait bien dépasser le seuil des 5% lui permettant de se présenter seul et deviendrait alors un cauchemar pour le PD. Enrico Letta mise sur Emma Bonino de +Europa pour éviter cela et il semble que Calenda se soit récemment assoupli. Chaque allié potentiel fait ses calculs. Reste à voir comment se positionneront dans les prochains jours les anciens ministres de Foza Italia et l’ex-5 Etoiles Luigi Di Maio. »

PREMIER PLAN, La Repubblica, T. Ciriaco, « Speranza avec Letta ‘’oui à une liste unique’’ mais le problème des 5 Etoiles demeure » : « Enrico Letta et Roberto Speranza sont alliés, et Articolo Uno devrait également faire partie de la grande liste électorale que le PD a lancé ce dimanche. C’est un grand récipient ouvert qui porte le symbole du PD et qui entend rassembler ‘’Démocrates et progressistes’’. Speranza se dit ‘’très convaincu’’ par le projet unitaire. L’adversaire déclaré est la droite, souligne le ministre de la Santé, il s’agit de lui faire barrage, de même qu’au souverainisme. Il n’y a pas beaucoup de temps pour mettre sur pied la fameuse liste et tout s’est précipité à cause de Conte puis de Matteo Salvini et Silvio Berlusconi qui ont allègrement attiser la crise. Cela fait longtemps que Letta et Speranza se coordonnent, cette liste unique est donc un aboutissement naturel. ‘’Nous voulons recentrer l’attention sur les familles en difficulté, les salaires, la santé et l’école publique’’ déclare Speranza, qui veut placer les questions sociales au cœur de la bataille. Le Parti socialiste adhérera également au projet unitaire alors que Sinistra Italiana et Europa Verde présenteront une liste à part la semaine prochaine mais devraient toutefois s’allier aux ‘’Démocrates et progressistes’’ de Letta afin de mener une bataille commune dans les collèges électoraux. Fratoianni plaide toutefois pour qu’il y ait un rapprochement, plus tard, avec le Mouvement 5 Etoiles, estimant qu’il ne serait pas sage de rompre définitivement avec eux. Articolo Uno ne souhaite pas non plus de confrontation avec le M5S et pour Speranza ‘’ils ne peuvent pas devenir des ennemis’’. Peut-être qu’il serait possible de construire une alliance non pas politique mais technique, afin de se présenter ensemble seulement lors des collèges électoraux en soutenant des candidats indépendants et capables de rassembler les forces hostiles à la droite. Un accord purement tactique avec les 5 Etoiles voué à endiguer le souverainisme lors des scrutins au système uninominal. Cela semble toutefois compliqué, par manque de temps mais surtout parce que Letta semble peut disposer à se mettre d’accord avec ceux qui ont fait couler Draghi. »

PREMIER PLAN, La Stampa, M.Marzano, «  Les différences entre Le Pen et Meloni et les valeurs d'une 'société décente’ »  : « La stratégie consistant à opposer l'élite européenne au peuple ou à trouver un bouc émissaire est une stratégie gagnante dans un pays qui souffre. L'erreur du président Macron a été de ne pas prendre au sérieux les problèmes réelles de la population, comme les bas salaires et le chômage croissant chez les jeunes, la perte de sens et les fractures identitaires. Quelques mois plus tard, l'Italie doit également faire face à une situation délicate et à la possibilité, beaucoup plus concrète qu'en France, d'un triomphe électoral de Meloni et Salvini. L'idée d'un centre-droit modéré ayant disparu, beaucoup semblent être attirés par leurs slogans. «  Les oubliés de la République » , qui demandent à être vus, entendus, reconnus. Et qui ne se sentent plus représentés par la gauche. Lorsque Meloni en Andalousie dit «  nous disons oui ou nous disons non » , elle a clairement en tête les paroles de l'Évangile de Matthieu. Derrière le «  oui » , elle place la famille naturelle, des frontières sûres, la souveraineté du peuple et notre civilisation, tandis que le «  non »  va aux LGBT, à l'immigration, à la grande finance et aux bureaucrates. Les dirigeants de la Lega et de Fratelli d'Italia invoquent l'universalité des valeurs chrétiennes mais les dénaturent. »

PREMIER PLAN, Il Sole 24 Ore, A. Gagliardi, «  La course aux urnes est lancée : moins de députés, l’ancienne loi électorale »  : « Entre la Chambre et le Sénat, le Parlement se composera de 600 membres et les élections seront basées sur une combinaison de circonscriptions uninominales et proportionnelles. En effet, le vote du 25 septembre sera à sa manière un vote historique car il conduira à l'installation en octobre de deux Chambres en format «  réduit » , allégées de plus de 30% des députés. La réforme constitutionnelle n° 1 du 19 octobre 2020 a réduit le nombre de députés de 630 à 400 et le nombre de sénateurs élus de 315 à 200 : 600 députés en tout, donc, auxquels s'ajouteront les sénateurs à vie. La réduction du nombre de sièges au Parlement aura pour première conséquence l'exclusion d'une grande partie des députés et sénateurs actuels, qui ne reviendront pas à la Chambre après le prochain tour électoral.  Selon les sondages, qui donne le parti en forte hausse, seul Fratelli d'Italia augmenterait sa représentation actuelle au Parlement (actuellement 21 sénateurs et 37 députés). Les circonscriptions en lesquelles l'Italie est divisée et qui façonneront le nouveau Parlement ont été redéfinies par un décret en 2020. Selon la nouvelle loi, il y a 221 circonscriptions uninominales (147 à la Chambre des députés et 74 au Sénat) et un total de 367 circonscriptions plurinominales (245 à la Chambre des députés et 122 au Sénat).  Le système électoral actuel, appelé Rosatellum, est en fait un système mixte, dans lequel les sièges sont attribués en partie dans des circonscriptions uninominales majoritaires et en partie à la proportionnelle dans des circonscriptions plurinominales. Si le vote avait eu lieu en 2023, à la fin naturelle de la législature, le décret aurait dû être modifié sur la base du dernier recensement Istat de 2021, ce qui aurait entraîné des modifications mineures dans les circonscriptions pour les mettre à jour sur la base du nouvel recensement démographique. »

ARTICLE, Corriere della Sera, P. Di Caro, « Les comptes à régler du centre-droit ; une réunion se tiendra à la Chambre afin de trouver une médiation » : « Enrico Letta a ouvert la bataille, maintenant c’est au centre-droit de répondre. Sauf en cas d’incroyable coup de théâtre, les trois partis se présenteront unis et se lanceraient dans la course électorale en favoris. Mais il y a encore quelques problèmes à résoudre et pour cela une réunion a été fixée ce mercredi à la Chambre des députés, une main tendue à Giorgia Meloni qui avait dit préférer les ‘’institutions’’ aux Villas de Berlusoni. Les principaux points à discuter sont le leadership - et donc l’accès à la Présidence du Conseil - ainsi que la distribution des collèges en vue des scrutins avec le système uninominal. Il faudra en tous cas se montrer souder et éviter les polémiques lors de la campagne. Cela s’annonce compliqué car les positions restent divergentes : Berlusconi est contre le principe du leadership confié à celui qui remportera ne serait-ce qu’une voix de plus que les autres, devenant ainsi le candidat à la Présidence du Conseil. C’est pourtant ce que demande Meloni qui estime injuste que ‘’les règles changent maintenant que c’est elle la favorite’’ alors que ça a toujours été la règle. Matteo Salvini appuie ce système, du moins par son discours, tout en comptant sur une remontée de la Ligue d’ici deux mois. Berlusconi craint notamment que la figure de Meloni ait un effet ‘’épouvantail’’ sur les plus modérés mais aussi sur la scène internationale. La solution la plus probable et de n’indiquer aucun candidat pour remplacer Draghi pour le moment, et le choix sera renvoyé à après les élections. D’où l’importance de bien choisir la répartition des collèges électoraux car si Meloni obtient une large majorité de parlementaires, il sera bien difficile de l’arrêter. C’est donc l’autre point décisif sur lequel s’accorder. Fratelli d’Italia veut suivre les proportions indiquées par les sondages alors que la Ligue et Forza Italia veulent tenir compte des résultats historiques. En attendant, on parle beaucoup de l’aspiration de Berlusconi à devenir président du Sénat alors que pour certains le Cavalier veut seulement entrer dans l’histoire en étant celui qui ramènerait la droite à la victoire. »

PREMIER PLAN, Il Corriere della Sera, C. Bozza, Entretien de Matteo Renzi, leader de Italia Viva : «  Deux mois de campagne, c'est peu, mais cela peut suffire pour un retournement dans les sondages ou un match nul qui permettrait à Draghi de revenir ».  Letta est le secrétaire du Parti démocrate, c’est à lui de décider. Si j'étais à sa place, je choisirais quelqu'un qui a su gagner des élections qui semblaient déjà perdues : Stefano Bonaccini. Bonaccini a fait moins campagne que Letta mais a gagné plus de voix.  Je travaille à ce que la droite ne soit pas majoritaire, tous mes choix futurs seront orientés par un seul objectif : un nouveau gouvernement Draghi,  pas un gouvernement Meloni ou Salvini. Si l'intelligence politique l'emporte et qu'une véritable coalition est construite, nous serons de la partie. Mais si on cherche de nous piéger avec deux sièges ou nous écarter avec un veto, non.  Avec Calenda, sur les contenus nous ne sommes pas loin, cela dépendra de lui.  Di Maio a eu tort de faire la scission trop tôt, en plus alors que Draghi était à Kiev . Conte a eu tort de renvoyer le plus crédible de tous pour se garantir un siège. C’est un caméléon sans dignité qui change d'idée en fonction des sondages. Mélenchon est un homme que je n'aime pas, mais il est cohérent avec sa vision d'extrême gauche. Conte, en revanche, été à la botte de Salvini et de l'extrême droite pendant un an et se recycle maintenant de l'autre côté de l'hémicycle. La faute politique revient au PD qui en a fait un héros de gauche. Un éventuel gouvernement Meloni sera un problème pour les Italiens, pas pour les Américains. »   

ENTRETIEN, La Stampa, de Carlo Calenda, leader d’Azione [libéraux], C. Bertini « “Une alliance avec le Partito Democratico est possible. Draghi Président du Conseil, si nous l’emportons” » : « A partir d’une base commune de valeurs et de programmes qui se recoupent dans « l’agenda Draghi », il est possible de construire une alliance avec le PD, au sein d’un front électoral étendu, afin de battre les droites. Il faut respecter réciproquement nos différences. Il faudrait que l’alliance consiste en un pôle européiste et démocratique composé d’une aire libérale et d’une aire sociale-démocrate. Letta doit demander à ses compagnons de route s’ils sont d’accord avec l’agenda Draghi. Si l’un dit non à l’envoi d’armes en Ukraine et l’autre au regazéificateur, quelle sera notre offre politique ? [Au sujet de la proposition de R. Brunetta de constituer une grande liste républicaine qui rassemblerait ceux qui ont voté la confiance à Draghi]. Le projet serait acceptable mais cela ne doit pas être une grande liste commune : chaque force politique doit garder son programme et ses listes. J’espère que Carfagna et Gelmini se tiendront aux côtés d’Azione. Je n’ai pas parlé à Brunetta. Nous sommes inclusifs sur la base d’un contenu commun. Aucun véto sur Renzi au sein d’un large front où chacun maintiendrait sa spécificité. »

ARTICLE, La Repubblica, A. Ziniti, «  Le bateau avec les enfants et les deux mille migrants secourus en 48 heures » : « Des dizaines de débarquements ce week-end, le centre d’accueil de Lampedusa est à nouveau à bout de souffle. Cinq hommes sont morts de chaleur et de soif sur un bateau de pêche contenant 674 personnes. A bord se trouvaient quasiment tous des hommes, Syriens et Egyptiens pour la plupart, partis probablement de la côte entre la Libye et l'Egypte. Cela fait des mois que l'on n'en avait pas vu des départs aussi importants, signe que les trafiquants d'êtres humains entendent profiter de ces semaines de calme plat en mer pour faire traverser la Méditerranée à un maximum de personnes. Plus de deux mille personnes ont été secourues en 48 heures et pas seulement par les ONG. Les garde-côtes, les navires de la Guardia di Finanza et de la Marine et les navires marchands transitant par la zone italienne de Sar ont contribué à mettre en sécurité plus d'un millier de personnes en provenance de Libye et de Tunisie, arrivées à quelques dizaines de milles seulement de nos côtes, de la Sicile à la Calabre.  36 000 personnes ont été secourues depuis le début de l'année, ce ne sont pas les chiffres d’une urgence pour l'Italie, qui a un système d'accueil éprouvé et a géré jusqu'à 180 000 arrivées en un an. Mais ce qui inquiète le Ministère de l’Intérieur - et fournit évidemment une aide redoutable à Matteo Salvini qui s'exprime déjà en tant que futur Ministre de l'Intérieur annonçant de nouveaux décrets sécuritaires pour sécuriser les frontières - c'est la tendance qui est en constante augmentation : +40 % d'avril à aujourd'hui.

ARTICLE, Il Messaggero, G. Rosana « Gaz. Pas de réduction à hauteur de 15%. Plan de l’Italie et de l’Espagne : des économies sur mesure » : « La réduction de la consommation de gaz à hauteur de 15% pour tous les Etats membres est considérée trop ambitieuse par de nombreux pays et, dans de nombreux cas, elle ne tient pas compte des efforts déjà réalisés en termes de transition écologique. Pour l’Italie, il s’agirait de se passer de 8.3 milliards de mètres cubes de gaz entre août 2022 et mars 2023 : une réduction sur la base du volontariat qui pourrait, cependant, devenir obligatoire si l’état d’alerte venait à être déclaré dans l’Union. L’opposition grandit parmi les gouvernements : ils voudraient ôter à la Commission la possibilité de déclarer l’alerte et faire passer de trois à cinq le nombre d’Etats nécessaires pour rendre obligatoire le rationnement. Pour l’instant, huit Etats membres seraient contraires à la proposition : l’axe des pays méditerranéens – l’Espagne, le Portugal, la Grèce et l’Italie – ainsi que trois pays du Groupe de Visegrad – la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie. C’est moins de la moitié des Etats membres mais, ensemble, ils remplissent le « critère de la population » et empêchent d’atteindre le quorum, fixé à 65% de la population de l’Union, nécessaire pour adopter la mesure.  Cette opposition toucherait avant tout l’Allemagne, considérée par de nombreuses chancelleries comme la première bénéficiaire du plan de la Commission. » 

ARTICLE, La Stampa, A. Zafesova « Moscou reconnaît les raids sur Odessa :  “Mais l’accord sur le blé tient”. »

ARTICLE, Il Corriere della Sera, M. Imarisio « Accusations contre l’Occident, promesses et alliances : Lavrov lance la “campagne d’Afrique” » : « Les pays africains, auxquels Poutine fait sans cesse référence dans ses discours qui esquissent un nouvel ordre mondial, détaché de l’Occident, sont les plus touchés par la guerre en Ukraine. A cause du manque de denrées alimentaires d’abord et, ensuite, à cause du fait qu’une grande partie des ressources européennes destinées à l’aide des pays pauvres sont désormais consacrées à l’accueil des réfugiés ukrainiens. “L’Ukraine déminera les ports et laissera les navires prendre la mer tandis que la Russie, la Turquie et un pays tiers (qui reste à déterminer) escorteront les navires”, a expliqué hier Lavrov à la Ligue arabe, en affirmant que le mémorandum Russie-Onu, signé au même moment que les accords d’Istanbul, “oblige le Secrétaire général de l’ONU à enclencher le processus en persuadant les pays occidentaux de révoquer toutes les restrictions” qui pèsent sur l’exportation de blé russe. Dans un article publié sur les principaux quotidiens africains, Lavrov écrit que son pays soutient l’Afrique “dans sa lutte pour se soustraire à l’éternel joug colonial” et repousse l’accusation d’“exporter la famine”, attribuant cette affirmation à la propagande occidentale. Il est toutefois contraint d’ajouter que les sanctions occidentales ont exaspéré “les tendances et les dynamiques négatives” du marché international des biens de première nécessité. Les prochaines étapes de son voyage se feront en Ethiopie, en Ouganda et au Congo. Tous des alliés, tous exsangues et rendus perplexes par la stratégie russe. “Nous respecterons nos obligations envers vous” a promis Lavrov. Cela suffira-t-il ? Attention à l’Afrique. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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