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14/04/2022

Matteo Salvini : "Je l’ai dit au Président du Conseil : il n’est pas vrai que nous voulions le faire tomber."

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Italie. Revue de presse. 

L’agression russe en Ukraine et la situation sur le terrain, ainsi que la possible adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan, au moment où l’armée russe tente de s’emparer de la ville de Marioupol, fait les gros titres des médias italiens. 

SONDAGE, La Repubblica, I. Diamanti : « Inquiets à cause de la guerre, les Italiens préfèrent la paix à leur climatiseur » : « Selon un sondage Démos, réalisé en avril 2022, pour La Repubblica, plus de 9 Italiens sur 10 se disent inquiets au sujet de la guerre en Ukraine. En avril 2022, 61 % se sont dits « très inquiets », 30% « assez inquiets », 5% « peu inquiets », 3% « pas du tout », 1% sans opinion contre, en mars 2022, respectivement, 66% « très inquiets », 27% « assez inquiets », 4% « peu inquiets », 3% « pas du tout ». 70% sont favorables aux sanctions économiques contre la Russie (25% contre et 5% sans opinion). 59% sont favorables à un renoncement total au gaz et aux ressources énergétiques en provenance de Russie (37% défavorables, 4% ne se prononcent pas). 57% sont favorables au boycott des produits russes (39% contre, 4% ne se prononcent pas). 51% sont favorables à l’envoi d’aides militaires en Ukraine, 47% contre, 2% sans opinion. 32% sont favorables à l’augmentation des dépenses militaires, 65% contre et 3% sans opinions. En avril 2022, 76% jugent l’invasion russe « grave et injustifiée » (77% en mars 22), 20% jugent que l’invasion est « grave, mais que la Russie avait des raisons pour le faire » (18% en mars 22), 3% jugent que la Russie a bien fait d’intervenir (2% en mars 22), 1% ne se prononcent pas (3% en mars 22). 67% des Italiens seraient prêts à renoncer à certaines consommations énergétiques pour rendre plus efficaces les sanctions contre la Russie et chercher à mettre plus rapidement fin à la guerre (80% des électeurs du PD, 72% des M5S, 63% de Forza Italia, 60% de la Ligue, 58% de FdI). 60% des Italiens jugent positivement le gouvernement Draghi (92% du PD, 64% de la Ligue, 60% Forza Italia, 55% du M5S, 43% de FdI). Si les élections parlementaires avaient lieu aujourd’hui, 21.2% des Italiens voteraient PD, 20.7% Fratelli d’Italia, 16.8% la Ligue, 14.2% le M5S, 8.2% Forza Italia. »

ENTRETIEN, Il Corriere della Sera, de Matteo Salvini, leader de la Ligue : « Je l’ai dit au Président du Conseil : il n’est pas vrai que nous voulions le faire tomber » : « Je ne veux pas faire tomber le gouvernement, même si sur certains sujets il se montre décevant – je fais référence aux débarquements de migrants. Et dire que j’ai passé des journées entières au tribunal pour en avoir empêché une centaine d’entrer… La nouveauté [après la réunion avec Draghi et Tajani au sujet de la loi de délégation fiscale, ndlr], c’est que le gouvernement est disposé à modifier le texte. Nous travaillerons à Pâques, mais nous comptons amener le gouvernement à adopter des positions partagées. Il avait le risque qu’avec le « système dual » les taxes sur les locations ou sur les titres d’Etats puissent augmenter. Nous pensons que la pression fiscale ne doit pas augmenter. Au sujet du cadastre, nous sommes tous d’accord sur la nécessité de faire émerger la partie invisible du marché immobilier. Mais c’est une chose de la rendre visible, une autre d’appliquer les valeurs du marché, qui feraient bondir les taxes. J’ai signalé un thème qui me tient particulièrement à cœur : l’annulation des dettes d’impôts fonciers. Si c’était moi le responsable des Finances, je me réjouirais de pouvoir compter sur le beau magot provenant de la paix fiscale. Je pense qu’aux élections administratives de juin, le centre-droit sera uni : c’est notre travail de faire en sorte qu’il le soit. Evidemment, Fratelli d’Italia doit être de la partie. Nous voyons tous les jours que les pays regardent leur intérêt particulier : les Allemands viennent de nous dire qu’ils ne peuvent pas renoncer au gaz russe. Nous, nous avons fait le choix clair d’être avec l’Occident, avec l’OTAN et en faveur de la coexistence pacifique des peuples. J’ai trouvé surréaliste la polémique contre le Pape, coupable d’avoir invité sous la même croix une femme ukrainienne et une femme russe. Je suis exaspéré [qu’on me reproche d’être ambigu envers la Russie] : tout le monde a eu des rapports de travail, et peut-être d’amitié, avec une large gamme de leaders et de pays pas toujours démocratiques. Moi, je soutiens qu’il faut faire le maximum pour arrêter la guerre. L’Ukraine a été agressée, ça ne fait aucun doute et c’est un fait d’une gravité absolue mais cela ne signifie pas qu’il faille déclarer la guerre au peuple russe. Bientôt, nous demanderons de faire voter notre motion sur le retour au nucléaire. Nous verrons ce qu’en disent ceux qui ne veulent plus du gaz russe. Le thème de la vie nous sépare d’avec la gauche : louer les utérus est une pratique barbare et au goût tout à fait nazi. Il est indécent que le corps d’une femme devienne une urne pour produire un enfant à acheter pour quelques milliers d’euros. »

SONDAGES, La Repubblica « La Ligue et le M5S paient cher leur soutien au gouvernement Draghi » : « Dans un contexte national et international très difficile, la confiance des citoyens envers Mario Draghi demeure élevée (+60%). Les rapports des partis avec le gouvernement, en revanche, ont altéré leur électorat potentiel. Le gouvernement Draghi obtient plus de consensus auprès des électeurs du PD (92%) et du centre gauche en général, formé surtout par des retraités et les électeurs plus âgés. Le soutien au gouvernement Draghi a cependant provoqué des difficultés au M5S et à la Ligue, soit les partis qui s’étaient affirmés comme interprètes des critiques des citoyens à l’égard de l’establishment et de la classe politique en général. Le M5S est passé de 32,7% de 2018 à 14,2%, divisant par deux ses voix. La Ligue aussi a vu un phénomène semblable par rapport aux élections européennes de 2019, passant de 34,3% à 16,8% d’aujourd’hui. La Ligue maintient sa popularité auprès des ouvriers et des professions libérales. En revanche, Fratelli d’Italia a élargi considérablement sa base électorale en se présentant comme principal parti d’opposition, passant de 4,4% des élections de 2018 à 20,7%. »

ARTICLE, La Repubblica « Réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature, la majorité est divisée » : « Après des heures de pourparlers difficiles, alors que la majorité se fissure, la réforme du CSM va vers le scrutin final en Commission Justice. Or, la grève de la magistrature a déjà été décidée. C’est le président de l’Association Nationale des Magistrats (ANM) Santalucia qui la qualifie d’‘’inévitable’’, car il s’agit ‘’d’une protestation contre une réforme qui ne tient pas compte de nos critiques’’. L’appel à la responsabilité du chef 5 Etoiles G. Conte semble tomber dans l’eau. Le dirigeant d’Italia Viva, M. Renzi, a déjà déclaré vouloir s’abstenir. On se dispute sur chaque aspect de la réforme, y compris sur le volet ‘’évaluation du magistrat’’, proposé par Azione de C. Calenda. La Ligue finit par voter l’amendement de Fratelli d’Italia – pourtant rejeté par Forza Italia – avec l’alibi de ‘’cohérence avec les référendums proposés’’, quitte pourtant à voter pour la proposition du gouvernement permettant un seul passage dans une carrière entre la fonction de magistrat et d’avocat. »

(Traduction : ambassade de France à Rome)

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